Le Face à face de la matinale de CNEWS : Alexandre Avril - Éric Decouty (06/11/2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
On vous a connu parce que vous aviez fait une vidéo pour défendre les petits commerçants sur les réseaux sociaux, adressée au président de la République. Qu'en est-il aujourd'hui ?
- 1:50OuverteRéponse directe
Est-ce que vous ressentez une défiance vis-à-vis du processus démocratique en France ?
- 3:08OuverteRéponse directe
Comment se concrétise cette fracture territoriale et sociale que vous évoquez ?
- 3:46OuverteRéponse directe
Le premier ministre vous a appelé après votre vidéo. Qu'avez-vous dit ?
- 4:58OuverteRéponse directe
Quelles sont les vraies causes de la situation actuelle selon vous ?
- 6:11OuverteRéponse directe
Comment les maires gèrent-ils concrètement les protocoles sanitaires dans les écoles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:21Alexandre AvrilFait
« on va tous se réfugier chez amazon et ça c'est la mort à coup sûr de nos petits commerçants »
- 5:37Alexandre AvrilFait
« le confinement a été bien géré je pense par les maires nous avions anticipé très concrètement »
- 6:11Alexandre AvrilFait
« nous sommes aussi responsables de l'application du protocole dans nos écoles que nous devons nettoyer désinfecter chaque jour »
- 6:49Alexandre AvrilFait
« nous avons jusqu'en même sentiment d'être d'être gouverné à vue et que les mesures qui sont prises au jour le jour visent souvent à corriger les conséquences des mesures de la veille »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
on est avec alexandre avril bonjour le maire de salbris dans le loir et cher vous êtes on vous a connu parce que vous aviez fait une petite vidéo pour défendre les petits commerçants une petite vidéo une vidéo pour défendre les petits commerçants sur les réseaux sociaux et vous adressiez au président de la république on va en parler avec eric decouty bourgeois eric bonjour à éditorialistes j'avais déjà qu'on parle d'aidé des états unis tiens on voterait pour qui à salbris retrait pour ben haida nous pour trump alors forte heureusement pour nous nous sommes pas américain oui est ce que je trouve fou quand même c'est toute cette incertitude dans la première démocratie du monde alors là c'est le feuilleton américain qui nous tient tous en haleine mais sur
le fond c'est quand même très inquiétant j'observe néanmoins qu' on nous promettait une immense vague démocrate qui n'est pas tout à fait au rendez vous même si joe biden va vraisemblablement être élu président des états unis d'amérique il y a une résistance comme le disait anne-elisabeth moutet dans l'amérique intérieure sur les questions sociales avec des gens qui se sentent en colère qui se sentent abandonnés et qui se réfugient dans un vote trump et moi je voudrais signaler simplement que comme dans toute l'histoire du monde il faut toujours être attentif à ce qui se passe aux états unis et ça envoie un message politique est intéressant pour nous aussi en france et comme l'écrit eric decouty dans son dernier livre je crois que c'est aussi du fait d'un pouvoir
ultra centralisateur et un peu méprisant qui se passe des corps intermédiaires que les gens se tournent vers ces solutions dites populiste et ça c'est un message à prendre en compte c'est ce qui va nous arriver donc en france dans quelques-uns dans quelques années je trouve que ce qui se passe c'est assez illustrant de ski et le populisme c'est à dire que c'est une capacité vous l'avez dit une capacité à capter ce que les représentants de la démocratie libérale classique sont pas en situation de faire de capter une un électorat populaire en tous les cas en difficulté en crise sociale abandonné en fait par les partis classiques mais une fois qu'on a dit ça c'est la traduction ensuite que c'est populiste fond et on voit bien qu'au fond au bout du compte
il ya un rejet du processus démocratique et ses envois ça à peu près partout qu'elle et les grandes figures populiste au pouvoir que ce soit trump aujourd'hui que ce soit hors ban en hongrie au bol sonar ou au brésil c'est que au four bout du compte il ya un rejet de ce qu'est la démocratie au sens de hareng qui était une confrontation pacifique en vue de l'exercice du pouvoir et avec la perspective d'un compromis et là on voit bien qu'elles refusent un compromis et leur rejet en quelque sorte de ce qu est le fondement de la démocratie pour ce qui est de la france ccc paris à l'échelle de la france c'est paris contre le reste du pays c'est ce que vous ressentez vous avec son avril pourquoi pas il ya une forme quand même de défiance comme vous le dites
vis-à-vis du processus démocratique mais aussi vis-à-vis des élites et à la campagne en province dans la france dit périphériques on se sent quand même abandonné depuis très longtemps et c'est un des motifs qui je crois nourrit un vote sanction vis-à-vis du pouvoir majoritaire de ce qu'on appelle le bloc élitaire qui propose des solutions qui aujourd'hui ne correspondent plus aux attendant de vos électeurs contre vos administrés vont vous voir et vous dise quoi pour illustrer caisse comment ça se concrétise que vous nous dites ya beaucoup d'incertitudes le sentiment d'être d'être abandonnés que les décisions viennent toujours d'en haut qu'on ne prend pas assez en compte l'avis des acteurs locaux qu'on ne prend pas assez en compte la réalité du quotidien et que c'est toujours de loin
de paris que l'on gouverne france et ça c'est le centralisme jacobin qui n'est pas d'hier et qui je crois a abouti à une vraie fracture territoriale mais qui aussi une fracture sociale et une fracture morale oui c'est vrai et là le vrai risque c'est qu'on voit des on voit bien aux états unis mais on est en france ce sont deux conflits de confrontation il ya quelque chose qui n'est plus on n'est plus dans une logique de confrontation pacifique de débat pacifique on est dans une logique de confrontation violente on l'a vu à travers les gilet jaune on le voit aux états unis parce qu'on ne sait pas où la crise jusqu où la crise va aller et on est à la veille de cette situation en france est aujourd'hui c'est les solutions qui sont en cause et il appartient aujourd'hui à ceux qui
sont les représentants d'une démocratie plus apaisée de reprendre en main en quelque sorte de reprendre le contact la relation avec ces populations qui sont effectivement abandonné ce qui se passait avec les petits commerçants ça illustre ça c'est à dire qu'il ya la décision de matignon qui est absolument pas compris sur le sur le terrain c'est pour ça que vous avez fait la vidéo d'ailleurs le premier ministre vous a appelé un oui absolument parce que nous avons constaté nous à salbris avec nos commerçants un deux poids deux mesures qui étaient incompréhensibles vis-à-vis de la grande distribution et surtout du e-commerce puisqu'on fermer les petits commerces dans lesquels toutes les règles d'hygiène et de sécurité peuvent être respectés et qui sont sur le plan
sanitaire je crois les meilleurs garants de notre sécurité collective et qui d'autre part sont les acteurs de la vie locale sont des acteurs de proximité et moi je crains vraiment monde de la préco vide où on aura sacrifié tous les petits alors je comprends que la santé sous jean castex au téléphone c'est le premier ministre qu'est ce qui vous dit et qu'est ce que vous lui dites y comprenez ça ils devaient le comprend lui aussi dit là il était mais oui il entend bien il a été maire d'une ville qui comparable à la mienne donc il sait bien ce que c'est que les petits commerçants après il fallait qu'ils fassent un effort de pédagogie et d'explication je pense alors aujourd'hui ils ont rétabli une certaine forme d'équité mais je crois qu'il est insuffisante qui est
incomplète puisque on va tous se réfugier chez amazon et ça c'est la mort à coup sûr de nos petits commerçants qui sont sacrifiés mais aussi la mort de nos centres-villes la mort de nos petites villes que l'on essaie de défendre depuis si longtemps et qu'il a sont sacrifiés en sept mois je comprends très bien ça et je connais aussi bien le monde rural et je pense que vous avez parfaitement raison les vrais les les vraies causes de cette situation c'est pas les décisions qui sont prises immédiatement c'est l'impréparation c'est le sait le déconfiture c'est le déconfinement raté qui arrive à cette situation c'est parce qu'on n'a pas préparé on n'a pas préparé l'hôpital à une deuxième vague on s'est pas préparé à cette situation là qu'on arrivait finalement dans une situation on est
acculé milan dans un corner obligé à prendre des décisions radicales qui de toute façon sont dans tous les cas de mauvaises solutions mauvaises solutions pour les zones rurales pour les commerces mots des solutions pour la santé les vraies causes elles sont à remonter un peu plus loin c'est parce qu'on a de mon point de vue raté le déconfinement et qu'on a insuffisamment pourront pas dire pas du tout préparé la situation dans laquelle on pouvait prévoir et d'institutions à laquelle on est aujourd'hui après les chiffres que vous rappeliez tout à l'heure sont extrêmement préoccupants néanmoins ma j'ai le sentiment comme beaucoup d'élus locaux que le confinement et gérer à court terme et que les décisions qui sont prises au jour le jour vise à réagir aux chiffres qui sont annoncés
alors qu'au niveau local nous étions davantage préparé le confinement a été bien géré je pense par les maires nous avions anticipé très concrètement un certain nombre de mesures moi je permets d'en parler parce que je suis président de renaissance locale ça fait des semaines que nous prenons des mesures visant à protéger nos anciens manière en matière de restrictions notamment des des visites et d'application du protocole sanitaire nous sommes aussi responsables de l'application du protocole dans nos écoles que nous devons nettoyer désinfecter chaque jour évitez le brassage des élèves donc il nous faut par exemple conserver les classes dans la cantine et dans la récréation ce qui nécessite une mobilisation humaine énorme et ce qui n'est pas sans causer beaucoup de soucis
par contre au niveau local la seule chose à laquelle nous n'étions pas préparés que nous n'avions pas anticipé suffisamment c'est la confusion du gouvernement nos mémoires comme je parlais de 2m prêt c'est-à-dire la confusion vous savez pas où est ce que vous on se perd dans les consignes écoutez nous avons jusqu'en même sentiment d'être d'être gouverné à vue et que les mesures qui sont prises au jour le jour visent souvent à corriger les conséquences des mesures de la veille voyez sur l'application des protocoles sanitaires par exemple qui change tous les deux jours c'est de la godille un coup à droite un coup à gauche eric oui moi je oui moi je pense que moi je le connais pas mais aux deux outils prêts sur le terrain vous devez mesure est évidemment donc quand je
parlais mois de déconfinement raté je pensais d'abord à l'hôpital parce que la situation sur laquelle on est aujourd'hui c'est parce que nos services de santé et c'est pas propre à la france n'en sont pas en situation d'absorber la prolifération des cas de coville et c'est parce que l'hôpital n'est pas suffisamment n'a pas été suffisamment préparée et on entendu les soignants pendant depuis le mois d'août 1 on les entend en disant attention on n'est pas prêt on n'est pas prêt on ap le testing a été ratée et l'hôpital il est à peu près dans la même situation un peu mieux peut-être mais qu'il était au mois de mars et c'est parce que l'hôpital aujourd'hui on n'a pas tiré les leçons suffisamment et qu'on n'a pas été en situation de le faire de l'adapter peut-être que le temps était trop court
je n'en sais rien mais en tous les cas c'est parce que l'hôpital il est à peu près dans la même situation qu il était en mars qu'on ait aujourd'hui évidemment dans cette si dans cette impasse c'est pas le problème des mères et de la gestion vous pouvez faire j'en sais rien mais je veux bien vous croire sur parole et je pense que c'est parce que l'hôpital aujourd'hui notre système sanitaire n'est pas en situation d'absorber encore une fois la vague qui déferle sur nous et on ne retrouve dans une situation à peu près comparable à celle du mois de mars sur mais si l'adage est vrai que gouverner c'est prévoir alors on n'est pas gouvernée de ce point de vue allez j'aimerais qu'on se dise un mot de notre sondage exclusif ifop pour l'ifop pour senio ifop fiducial pour ses news et sud
radio 96 % des français estiment que la menace terroriste est élevée bon c'est quelque chose qui t'a qui vous remonte en tant que maire à salbris dans le loir et cher oui bien sûr je pense qu'on n'a pas pris assez la mesure qu'aujourd'hui envier sous le coup d'une double menace celle du co vide et celle du terrorisme peu de gens on noter quand même que le premier ministre a monté à son seuil maximal le plan d'une hyper at on est en urgence attentats on parle évidemment beaucoup des mesures que nous devons prendre nous les élus locaux on le vit plus que dans les grandes villes non on vit aussi à la bien sûr en province on parle beaucoup des mesures aux relations sur et j'entendais dans l'est dans les petites villes de dix mille habitants c'est bien sûr parce
qu'on doit aussi prendre beaucoup de mesures en matière de sécurité physique et qui peuvent être contradictoires parfois oui j'étais hier dans une école on doit ouvrir les portes et les fenêtres ça c'est le protocole qu'ovide pour l'aération et d'un autre côté protocole vigipirate il faut absolument qu on verrouille nos écoles et la voilà le préfet des boyer vous monsieur le maire qu'est ce qu'on fait on ouvre on ferme voilà après on essaie de trouver les solutions les plus adaptées mais c'est quand même une un enjeu qui est très prégnant je pense que le gouvernement a bien pris la mesure de la menace terroriste mais moi je vous confirme sur le terrain qui est une inquiétude immense sur ces sujets là sur ces deux menaces qui arrivent en même temps qu'ils sont en
plus de menace invisible donc très difficile à anticiper eric 89% des français veulent l'expulsion des étrangers fichier s vivant en france 89% cc massif droite comme gauche on l'a vu avec gérard leclerc tout à l'heure qui décryptait ce ce sondage oui on va bien qu'il ya une prise de conscience et une sorte d'unanimité de la population devant cette menace là après la réalité c'est que les fichiers est aujourd'hui c'est très compliqué et que l'expulsion des fiches s on sait très bien que pour multiples raisons mais en tous les cas c'est impossible voire même ça n'a pas de sens moi ce que je trouve que ce que ça dit c'est que il ya une prise de conscience et il ya assez rare quand même de voir une unanimité quasi de la société française devant cette réalité là c'est tout frais initiaux elle
merci à tous les deux c'est là
Alexandre Avril