Jordan Bardella sur LCI : « La France est en danger, il faut sauver notre pays ! »
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- 5:34Jordan BardellaChiffre
« L'économie est par terre, on a 3500 milliards d'euros de dette. »
- 7:40Jordan BardellaPromesse
« notre premier engagement et notre première mesure, si je suis chef du gouvernement, sera de nettoyer les finances publiques avec un plan d'économie de 125 milliards d'euros dans la mauvaise dépense publique. »
- 8:19Jordan BardellaFait
« nous allons donc faire en sorte que chaque euro qui est prélevé sur la France du travail puisse retrouver son sens. »
- 12:26Jordan BardellaFait
« il y a deux leviers pour affronter le mur de la dette. d'abord, c'est de baisser les dépenses de l'État dans un pays qui vit a-dessus de ses moyens depuis depuis plus de 50 ans. »
- 14:18Jordan BardellaChiffre
« la France a enregistré ce dernier trimestre un nombre record de faillite d'entreprises près de 70000 »
- 22:30Jordan BardellaPromesse
« il y aura des contrôles aux frontières au point de passage de l'immigration clandestine. »
- 40:20Jordan BardellaPromesse
« les frères musulmans seront considérés comme une organisation terroriste. »
Temps de parole
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Bonsoir Jordan Bardélin. Bonsoir. Je suis ravie de vous accueillir ici. Nous sommes à Birmingham pour le congrès du parti anti-immigration Reform UK dont le leader est Nigel Farage. Vous allez faire un discours ici. Alors, on le voit derrière nous. drapeau britannique, drapeau français, pas de drapeau européen. Donc euh les Britannique ont fait un choix euh il y a quelques années de de sortir de de l'Union européenne. Euh il faut respecter cette décision euh même si euh nous avons nous choisi une autre manière de rendre la liberté et l'indépendance à notre pays. Mais je ne conçois que la souveraineté de mon pays au travers de notre drapeau. Et la France et la Grande-Bretagne sont
deux deux grandes nations qui malgré les vicissitudes de l'histoire sont des nations amies qui ont encore une grande partie de la civilisation européenne et de son histoire à écrire dans les dans les prochaines années. Tout d'abord, Jordan Bernardra, j'aimerais parler notamment du 7 juillet euh date à laquelle Marine Le Pen a été condamnée en cours d'appel. mais avec une peine beaucoup moins importante puisqu'elle est éligible à l'élection présidentielle. Où est-ce que vous vous situez euh politiquement à l'heure actuelle ? Où est-ce que je me situe politiquement ? à ses côtés. On est à quelques mois d'une échéance qui est très importante pour le pays et qui est très importante pour les Français parce qu'ils ont entre leurs mains la capacité de changer leur
quotidien et au fond moi je ne me pose deux questions. Que vont devenir les Français à l'issue de cette élection présidentielle et des choix politiques qui vont engager leur avenir et que deviendra notre pays ? La France est dans une situation très très difficile. [grognement] Marine Le Pen a décidé d'être d'être candidate et il a toujours été convenu pour pour vous répondre que si tel était le cas, je serais pas encore posé la question à ses côtés mais je commence à bien connaître l'exercice médiatique que je serai évidemment à à ses côtés et donc je vais engager toute mon toute ma force et toute mon énergie dans cette campagne parce que Marine Le Pen doit gagner cette élection présidentielle. euh elle a entre ses mains le destin de la France et et je veux dire aux Français que euh
cette occasion de changer leur quotidien euh n'arrivera pas de fois et donc il faut se mobiliser cette année et moi je serai euh à mon poste et puis euh je je me prépare à devenir chef du gouvernement. Donc ce sera ce poste-là, vous le [grognement] confirmez. Oui, c'est la répartition qui a été, vous le savez, décidée avec Marine et et nous proposons aux Français un un ticket avec Marine Le Pen qui se prépare à être et devenir, si les Français décident, président de la République et et moi-même comme premier ministre en charge de conduire la politique du gouvernement. Et c'est aussi pour cela que j'ai décidé en cette rentrée de consolider nos alliances européennes parce que nous aurons besoin
aussi de de partenaires. Nous aurons besoin de redonner une voie, une force à la France sur la scène internationale. Et vous savez que depuis maintenant près de 10 ans, il y a une crise migratoire très importante dans la Manche entre la France et et la Grande-Bretagne. Et donc, je suis venu ici rencontrer le président d'un parti qui est aujourd'hui donné en tête, Nigel Farage. J'espère être le prochain premier ministre français. Il espère être le prochain premier ministre britannique et et nous aurons sur la table évidemment cette question majeure de l'immigration qui qui bouleverse les grands équilibres des sociétés européennes. On reviendra sur ce grand thème dans un instant. Mais tout va bien, je vous rassure. Je suis à mon poste et et je je
ferai évidemment campagne campagne donc comme chef de gouvernement, un ticket un ticket un petit peu à l'américaine. Vous avez un peu disparu cet été Jordan Bardella. Alors, je sais que vous écrivez un livre. Un livre qui va commencer par quoi ? Ce que pardon j'ai disparu cet été. D'abord comme vous savez que [grognement] le la vie politique se calme toujours au mois au mois d'août et c'est pas parce qu'on fait pas d'émission de télévision qu'on ne qu'on ne travaille pas. J'ai beaucoup travaillé cet été. Nous avons beaucoup travaillé avec Marine pour préparer d'abord le projet que nous allons présenter aux Français avec des mesures ambitieuses pour relancer l'économie française, pour soutenir le travail, le pouvoir d'achat pour établir l'ordre et la sécurité dans le pays qui
sont je crois les les les grandes attentes aujourd'hui des Français dans le cadre de cette élection. Et j'ai beaucoup travaillé, c'est vrai, sur un livre qui sortira au mois de de novembre dans lequel j'ai voulu partager aux Français euh ce que nous avons vécu ces derniers mois, la façon dont nous préparons à cette élection présidentielle et surtout ce que nous ferons si nous gagnons cette élection. Parce que je crois que maintenant les Français attent de savoir euh quels seront nos nos 100 jours, ce que nous ferons au cours du du quinquena et et en toute transparence, j'ai voulu associer les Français à cette réflexion et et leur expliquer concrètement ce que nous ferons si ils nous accordent leur confiance dans quelques mois. Donc le titre ce serait quoi ?
Mais vous le serez d'abord. Je je ne vous le dirai pas ce que je ferai. Je ne vous le dirai pas. C'est l'esprit du livre. Ça ne sera pas le titre mais en tout cas ce que nous ferons sera l'esprit euh du livre. Je je je l'annoncerai très prochainement euh au aux Français et j'irai ensuite à leur rencontre comme je le fais chaque année euh parce que nous allons faire cette campagne au cœur au cœur du pays, au milieu des Français, à leur côté et nous [grognement] portons un espoir avec Mariné. Donc nous avons conscience aussi que d'abord notre unité est extrêmement importante et que la dynamique que nous allons créer et pas seulement littéraire aussi dynamique électoral est évidemment capitale pour l'avenir de de la patrie. Vous savez qu'il y a des électeurs qui
sont déçus que ce ne soit pas vous euh comme candidat à la présidentielle. Certains on appelé ça la baré la mania. Euh pour vous leur répondez quoi ? Mais je je serai là je ne vais pas je ne vais pas disparaître. Je serai là et je serai évidemment au premier plan de de cette campagne. Euh bon, c'est vous savez avoir la confiance de de millions de Français n'est pas une chance, c'est une charge. Et c'est un privilège que avec Marine tous deux nous mesurons. Nous savons ce que nous avons sur nos épaules et nous savons surtout l'étendue du travail qu'il y aura à accomplir si les Français nous accordent leur confiance. L'économie est par terre, on a 3500 milliards d'euros de dette. Euh l'immigration est hors de contrôle, l'école est par terre, la santé est par terre. Euh euh les Français sont
extrêmement inquiets pour euh pour leurs enfants, pour leurs petits-enfants euh pour euh euh ce ce défi que représente aujourd'hui l'hystérie fiscale et l'hystérie normative qui s'applique sur les entreprises, sur les commerçants, sur les artisans. Et donc nous avons conscience qu'il nous faudra remettre le pays sur le chemin de de la prospérité. Et donc euh moi je je serais je serais engagé je serai engagé dans cette campagne. Vous savez euh euh le sentiment qui me domine, c'est que la France est en danger et qu'il faut sauver notre pays. Et donc c'est comme ça qu'on qualifiez la situation économique, c'est-à-dire danger, catastrophe pour vous. Manuel Macron qui était présenté comme un Mozart de la finance et le Mozart de la faillite 3500 milliards d'euros de
dette, je l'ai dit, une situation de de d'asphyxie fiscale et normative qui s'applique sur les entreprises qui est évidemment insupportable et insoutenable. Et donc, on a besoin d'un choc massif de compétitivité pour relancer la croissance, pour relancer la production. Et vous savez que je me suis beaucoup afféré ces derniers mois à renforcer les liens, à consolider les liens que nous avons avec les milieux économiques parce que nous aurons besoin d'eux pour relancer la croissance. À la fois les TPE PME, à la fois les artisans, les commerçants, les entreprises de taille intermédiaire, mais aussi évidemment nos grands groupes qui portent le savoir-faire français en Europe et et dans le monde. Et puis évidemment pour soutenir le le pouvoir d'achat, on a besoin d'une société qui
rémunère plus justement le travail. Or aujourd'hui, les Français sont accablés de charges et et de prélèvement obligatoire. Et je l'ai dit, notre premier engagement et notre première mesure, si je suis chef du gouvernement, sera de nettoyer les finances publiques avec un plan d'économie de 125 milliards d'euros dans la mauvaise dépense publique. Nous allons faire des économies dans l'immigration, dans euh la fraude, dans les subventions aux énergies intermittentes coûteuses et inutiles, dans le fonctionnement de l'État, dans la multiplication des agences, des opérateurs publics dont beaucoup de Français ignorent totalement le nom dans les abus du modèle social français. Et nous allons donc faire en sorte que chaque euro qui est prélevé sur la France du travail puisse
retrouver son sens. Et j'ai aussi indiqué que parmi les premières mesures que je prendrai si je suis chef du gouvernement sera de supprimer 128 axes et impôts à rendement très faible mais qui n'ont en fait aucune utilité dans l'efficacité de l'action publique pour aussi permettre aux Français de respirer. Jordan Bardella, il y a tout de même une hypothèse qui a été mise sur la table par Jean-Luc Mélenchon, c'est de brûler la dette. Vous en pensez quoi ? Bah, c'est cohérent avec la vision du pays qui le qui le défend. Un Mélenchon, c'est euh le Venezuela sans le pétrole et Cuba sans sans le soleil. Donc l'extrême gauche fantasme, une société qui n'existe pas. Vous aviez parlé de négociation avec la BCE. Oui, mais
d'abord non, d'abord la négociation avec la Banque centrale européenne, la discussion qu'il peut y avoir avec la Banque centrale européenne et c'est un peu ce que j'avais mentionné en répondant à vos confrères de Z économist. Reprenez le quantitative easing et les opérations de rachat dettes qui avaient été effectuées par la Banque centrale européenne mais qui ne peuvent s'effectuer parenthèse que sur la totalité des économies de la de la zone eure. Mais en revanche, c'est pas ça ce que propose Jean-Luc Mélenchon. Jean-Luc Mélenchon propose purement et simplement d'annuler une dette. On n'annule pas une dette. on n'annule pas euh euh une dette parce que d'abord on perd la confiance de gens qui prêtent à la France et dans un contexte économique où vous avez euh un des taux d'intérêt
euh pour la France qui sont euh euh je veux dire absolument invraisemblables, on empreinte plus cher aujourd'hui que l'Italie, on empreinte plus cher que la Grèce, on emprinte plus cher que l'Espagne et ça ça a des conséquences évidemment très concrètes sur la gestion des finances publiques parce qu'à l'horizon 2029, la totalité de l'impôt sur le revenu qui est payé par la France du travail ira aux intérêts de la tête. Donc, il y a une urgence absolue, non pas à annuler la dette, ça n'existe pas, mais à rationaliser la mauvaise dépense publique, à remettre la France sur le chemin de de l'ordre et de la raison budgétaire. Et c'est la raison pour laquelle euh nous proposons euh une règle d'or euh qui je crois est cher à Thierry Breton qui intervient régulièrement sur vos antennes mais qui
est surtout une mesure de bon sens pour graver dans le marbre de la Constitution française, graver dans le marbre des textes l'effort et la trajectoire budgétaire de redressement des finances publiques sur laquelle s'engage la France. Il n'est pas normal que la France puisse présenter chaque année sous l'irresponsabilité de ses dirigeants politiques des budgets qui soient en déséquilibre. Je veux dire ça c'est de l'impôt différé sur les prochaines générations. Donc la dette me préoccupe au plus au point. La dette va être un sujet majeur de l'élection présidentielle et tous ceux qui par démagogie euh ou par irresponsabilité proposeront de ne pas rembourser la dette, de ne pas tenir compte de la tête ou d'aggraver la situation des finances publiques porteront une lourde
responsabilité sur le poids qui va peser sur les prochaines générations. Donc nous portons l'ambition de remettre de l'ord dans les connaissez bien en Italie et le mouvement 5 étoiles s'était associé en 2018 pour annuler la dette. Donc vous pensez que c'est une idée folle. Est-ce que ça s'est fait ? Ça ne s'est pas fait mais il y a eu cette proposition. Vous ne pouvez pas me reprocher d'être raisonnable et d'essayer en tout cas de répondre au aux problématiques des Français. Non mais cette cette solution n'a pas de sens. Mais c'est pas la première fois que Jean-Luc Mélenchon propose quelque chose qui n'a pas de sens et qui est en tout cas dangereux pour les Français et pour le pays. Euh à gauche, on entend que la société s'est construite sur le droit à la paresse,
que il faudrait au-dessus de 4000 € par mois capter de revenus capter l'intégralité de ce que vous gagnez, qu'il faudrait remettre en cause le droit à la propriété. Donc on voit bien que le projet que porte Jean-Luc Mélenchon est un projet qui est extrêmement dangereux et j'appelle les Français à être extrêmement prudents sur des personnalités de premier plan qui porteraient un discours de division et parfois de guerre civile. Alors, il y a pas euh 10 scénarios possibles pour faire face à cette dette. Euh tout d'abord, vous pouvez miser sur la croissance, vous pouvez euh miser sur euh la réduction euh des recettes. Euh vous pouvez également euh faire en sorte qu'il y ait euh une réduction des dépenses. Euh alors, on a bien compris euh sur les recettes, c'est votre ligne
rouge pour euh le budget, le budget qui vient. Oui. Naturellement, d'abord, je vais vous répondre sur la la réduction de la dette. En réalité, il y a deux leviers pour affronter le mur de la dette. d'abord, c'est de baisser les dépenses de l'État dans un pays qui vit a-dessus de ses moyens depuis depuis plus de 50 ans. Nous avons 57 % de dépenses publiques. Donc, on voit bien que cette fuite en avant à la fois sur le fonctionnement de l'État, mais aussi sur la dépense sociale n'est pas tenable à terme. Donc, il y a un effort de rationalisation, de remise en ordre des comptes de l'État qui est nécessaire et nous nettoyerons les finances publiques dès notre arrivée au pouvoir en baissant les mauvaises dépenses, en luttant contre les gaspillages. Enfin, vous
m'avez parlé tout à l'heure du drapeau européen. Est-ce que euh les Français qui nous regardent ont conscience que depuis 10 ans, la contribution de la France au budget de l'Union européenne a explosé de 50 %. 50 % en plus depuis 10 ans. Nous proposons de la diminuer comme ont su le faire par exemple nos voisins allemands euh ou le gouvernement des Pays-Bas il y a quelques il y a quelques années. On doit si vous voulez dans une période où on demande aux Français de se serrer la ceinture, faire en sorte que toutes les administrations publiques puissent aussi réduire la voilure et réduire leurs dépenses de fonctionnement. il n per la de la France au sein de l'Europête
les générations futures pour ces dépenses de fonctionnement. Mais il y a un rendement tout même la PAC par exemple ça nous sert d'abord. Il y a un rendement quand vous vous endettz sur des dépenses d'investissement et vous voyez bien que les États-Unis avec 120 % de dette tout est plus soutenable quand vous avez de la croissance quand vous attirez les investisseurs. Mais on voit bien que là non seulement la France n'attire plus les investisseurs, la France non seulement n'a plus de croissance. La France a enregistré ce dernier trimestre un nombre record de faillite d'entreprises près de 70000 que des entreprises de taille intermédiaire ou que nos industries sont contraints de délocaliser parce que l'énergie est trop chère parce que l'impôt qui pèse sur la production est un boulet pour le
développement de l'économie française. Et quand on apprend dans le même temps que l'Union européenne prévoit une augmentation de 60 % de son budget, de 40 % de ses dépenses de fonctionnement et de 50 % des budget de jet privé des commissaires européens, vous pensez pas que les Français qui nous regardent et à qui on demande toujours de faire des efforts et de serrer la ceinture se disent que d'abord les dirigeants de politique et que les administrations publiques et qu'en tout cas que la bureaucratie d'État, y compris quand elle est européenne pourrait faire des efforts. Et vous dites non au frexit, ça vous l'excluez totalement désormais. Oui, parce que nous sommes en train de gagner la partie au niveau européen. Euh on on voit que sur tout le continent, la
dynamique électorale euh pousse des partis politiques qui sont des partis euh euh souverainistes, des partis patriotes et qui partagent avec nous la volonté de changer le fonctionnement de l'Union européenne sans détruire l'Union européenne. Et euh d'ailleurs au moment où je vous parle euh ce weekend, le gouvernement de Georgia Méloni en Italie [grognement] est le gouvernement le plus stable de toute l'histoire de la vie politique italienne. Donc on voit bien que les caricatures qui sont dressées contre un certain nombre de mouvements politiques que nous portons et que nous représentons en France et en Europe sont des caricatures qui sont infondées et dans l'histoire de notre pays, le déclin est souvent venu d'en haut et le sursaut est souvent venu d'en bas. Donc je dis
aux français essayez-nous, faites-nous confiance et ensuite vous jugerez sur pièce. Alors vous savez vous avez cité en exemple Georgia Mélonie, vous avez bien vu que son discours a changé. On a une Georgia Miloni il y a quelques années qui est eurosceptique, qui veut sortir de la zone euro et puis en 2022 qui essaie de rassurer les marchés. On pensait en France que c'était donc votre ligne, c'est-à-dire de rencontrer les patrons, de rassurer le MEDF. Est-ce que ça allait toujours, donc vous me confirmez que ça allait toujours. François Durv qui était à vos côtés financier a été écarté. C'est quoi des actes de déloyauté comme le disent les proches de Marine Le Pen ou est-ce que c'est quelque chose de personnel pour vous ? Non non mais c'est une décision c'est
une décision personnelle et je l'ai dit ça fait partie des alléas d'une campagne électorale. Vous avez des gens qui vous rejoignent, vous avez des gens qui partent mais ça n'a pas beaucoup beaucoup d'importance. Ce qui compte, c'est que nous réussissions à présenter aux milieux économiques à la fois aux dirigeants, dirigeants d'entreprise, au représentant du monde des affaires et et aussi un certain nombre de gens, le programme politique du Rassemblement national tel qu'il est, loin des caricatur vous rassuriez plus que Marine Le Pen. Oui, mais bon, c une période un peu particulière, c'est-à-dire lorsque je pouvais être candidat, on expliquait que j'avais tous les défauts du monde et que Marine Le Pen rassurait par son expérience. Aujourd'hui, le jeu médiatique consiste
à expliquer l'inverse. Donc alors moi je vous parle pas médiatique Jordan Bern, il y a des membres du MS qui ont dit très clairement pour Jordan Bernarda face à Jean-Luc Mélenchon, on met le bulletin Jordan Barnella, Marine Le Pen, on hésite. Oui, mais euh et ben nous allons les rassurer et euh je je je prends l'engagement que euh les liens que nous avons tissé avec euh les milieux économiques euh seront des liens qui vont continuer euh à euh s'approfondir parce que nous avons besoin euh de connaître au plus près du terrain quelle est la réalité de du monde économique. Vous savez, moi je j'ai toujours l'humilité de dire à un chef d'entreprise, je ne sais pas mieux que vous comment fonctionne votre filière, votre entreprise. En tout cas, j'ai l'intuition que pour le
redressement de notre pays, nous avons besoin d'entreprise robustes. Nous avons besoin d'entreprise libérées des contraintes fiscales et normative. Nous avons besoin de faire du patriotisme économique. Par exemple, une mesure que mettra en œuvre notre gouvernement. Euh vous produisez en France, vous produisez avec de l'emploi français, vous aurez la priorité dans les marchés publics. Est-il normal madame que dans la restauration collective, par exemple, dans les cantines des écoles, des collèges ou des lycées, euh euh 1/3 ou 40 % du bœuf qui est consommé est d'origine importée alors que vous avez des milliers d'agriculteurs qui n'arrivent plus à vivre de leur travail et qui sont étouffés par la concurrence desloyales. Si vous produisez en France, si vous investissez en France, si vous
travaillez en France avec de l'emploi français, vous serez prioritaire dans les marchés public et dans la commande publique. C'est un plan de relance qui ne coûte pas grand-chose mais qui permet à l'État de donner l'impulsion, d'être au côté du monde économique, de soutenir ces entreprises et donc nécessairement les relations que nous avons construit avec le monde de l'entreprise. Je vous rappelle que dans les derniers sondages, Marine Le Pen est donné en tête des intentions de vote chez les dirigeants d'entreprise parce que eux-mêmes ont bien compris que le projet que nous portons répond à leurs attentes. Nous simplifions, nous redonnons de la marge, nous redonnons de l'oxygène, nous faisons du patriotisme économique et nous faisons aussi en sorte que les
jeunes puissent rentrer plus tôt sur le marché du travail en renforçant l'apprentissage, la formation professionnelle et en mettant en place le collège modulaire. Jordan Bardella, j'aimerais qu'on revienne sur ce budget de Sébastien Lecornu. J'aimerais savoir tout d'abord si euh vous allez vous diriger vers la censure ou non. Est-ce que vous pouvez nous apporter une réponse claire à l'heure actuelle ? Vous avez vu les contours de ce budget ? Euh vers quoi vous allez concrètement en politique ? On nexclut jamais rien par principe. Nous allons défendre dans le casre de ce budget. D'abord on va présenter le savez mais pourquoi ? parce que vous êtes pas d'accord avec notamment peut-être alors pour l'instant la cornueu dit pas de hausse d'impôts très clairement.
Oui. Bah c'est il dit ça tous les ans et tous les ans ils augmentent les impôts. Je vous rappelle que les impôts qui étaient censés être provisoires et que la surtaxe d'impôts sur les sociétés qui devaient être provisoires est en fait provisoire chaque année. Donc moi j'attends de voir sur pièce et nous jugerons le budget sur pièce. Ce qui est certain que nous n'accepterons pas et je le dis clairement au premier ministre nous n'accepterons pas des augmentations d'impôts sur la France du travail. Si le gouvernement consent à à augmenter les impôts sur la France du travail, là je le dis très clairement, ça va pas le faire. Donc nous n'exclons rien par principe, mais ça c'est censure. Nous n'excluons rien par principe. Donc il s'attard là, vous éviter la question
de manière très habile mais au deux il y a deux choix possibles dans votre question. Donc il peut y avoir, il peut ne pas y avoir censur, on va juger sur pièce et en fonction de la copie qui sera présentée par le gouvernement et bien d'abord nous allons faire connaître nos lignes rouges et nous allons surtout présenter, vous le savez, dans quelques jours à l'Assemblée nationale, très certainement au mois d'octobre, un autre projet de redressement des finances publiques avec la liste des économies à faire dans la mauvaise dépense publique de l'État, je l'ai dit, l'immigration, la fraude, la baisse du train de vie d'état, la baisse de la contribution de la France au budget européen par exemple qui nous semble nécessaire de mettre en œuvre pour redonner donner de l'oxygène
et pour répercuter ces cette lutte contre les gaspillages sur des baisses d'impôts pour les Français qui travaillent et pour les retraite. Est-ce que pour vous ça c'est une ligne rouge par exemple ? Bah si vous voulez ce qui me dérange, j'ai moi j'ai une position de principe, c'est que demander des efforts à la France qui travaille ou à la France qui a travaillé avant même que l'État a réduit son train de vie, ça me pose un problème moral. Vous voyez, ça me pose un problème de conscience. Ça me problème, ça me pose un problème de conscience euh euh morale. Donc que dans les prochaines années euh nous rediscutions de la façon dont on indexe les retraites ou les prestations sociales sur l'inflation. Euh c'est un débat qui peut avoir lieu dans le cadre de la campagne présentielle, mais je dis
juste, on va venir si vous le voulez bien sûr, l'âge de départ, la retraite. Mais ce qui me gêne profondément, c'est de demander des efforts à des gens qui ont contribué toute leur vie. On parle des euh des retraites des des hautes retraites, mais ce qui me pose un problème moral, c'est d'aller demander des efforts aux gens qui travaillent, aux gens qui ont travailler alors qu'il y a beaucoup de gens qui ne travaillent pas dans notre pays et qu' y a pas assez de gens qui en quantité travaillent. Je pense que c'est le le vrai grand problème d'ailleurs de notre système de retraite, c'est qu'il y a pas assez de gens qui en quantité travaillent. Quand de l'autre côté, on ne fait pas les efforts nécessaires sur la réduction du modèle social pour la générosité à
l'égard de l'immigration. 20 milliards d'euros chaque année qui euh sont donnés dans des prestations sociales non contributives aux étrangers. Avec nous, c'est terminé. Avec nous, pour bénéficier des allocation familiales par exemple ou pour bénéficier des prestations sociales plus largement, il faudrait être de nationalité française. C'est du bon sens et ça fera gagner euh 20 milliards d'euros euh à l'État euh dès la la l'année où cette mesure sera sera mise en place. Donc, vous voyez, il y a d'économies à faire avant d'aller demander un effort à ceux qui travaillent ou à ceux qui ont travaillé. J'aimerais qu'on aille sur le thème de l'immigration. qui a explosé cet été puisque l'Europe a été à la croisée des chemins. Ça va être un enjeu crucial. On a vu c'estouta. Euh la France
compte-elle sous Marine Le Pen et Jordan Bernela rétablir un contrôle aux frontières ? Oui, il y aura des contrôles aux frontières au point de passage de l'immigration clandestine. J'ai défendu pendant les élections européennes de 2024 le principe de la double frontière. La double frontière, ça veut dire d'abord la possibilité de rétablir des contrôles au point de passage de l'immigration clandestine, ce qui est permis par le coach Schengen. Et c'est une frontière européenne. Nous avons besoin au point de passage de l'immigration clandestine partout en Europe de faire de frontières de Frontex pardon l'agence de garde frontière européenne non pas une hautesse d'accueil pour les migrants mais une véritable police de garde frontière européenne qui est en charge de faire du
du pushback. Moi, il y a quelques fait l'Italie avec l'Espagne et la souvenir avec je me suis rendu il y a quelques semaines, vous le savez, en Pologne pour rencontrer le président polonais et et nous sommes allés à l'occasion de ce déplacement à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne. Et on voit la façon dont beaucoup d'États étrangers hostiles à l'Europe et aux nations européennes utilisent l'immigration comme une arme diplomatique pour faire pression sur les capitales européennes. Donc l'immigration est un phénomène majeur. Ce serait quel pays pour pour la France qui bouleverse profondé ? Bah ça serait l'Algérie par exemple. On a pas de frontière commune avec. On a une frontière juridique qui n'existe plus. Et donc avec nous les
facilités offertes par l'accord de 68 qui facilit l'installation de ressortissants algérien en France sera supprimé. Nous devons nous devons reprendre le contrôle de la politique d'immigration. Et si demain nous gagnons les élections, notre gouvernement permettra à la France de devenir l'un des pays d'Europe le moins attractif et le moins généreux pour l'immigration de guichet social. France pour bénéficier de prestation sociale ? Il y aura un calendrier. D'abord, la première étape sera de déclencher et d'organiser un référendum sur l'immigration qui aura une dimension constitutionnelle et qui permettra de réaffirmer la primauté du droit français sur les jurisprudences européennes ou internationales qui empêchent la France d'être souveraine dans sa maîtrise de
l'immigration. Avec Emmanuel Macron, nous avons accueilli 500000 personnes chaque année dans notre pays au BAM dont seulement 10 % ont un contrat de travail. Donc il faut dans la constitution française mettre en place tout le bouclier juridique et politique pour nous protéger de flux migratoires qui je le dit n'en sont qu'au début du commencement. Nous inscrirons dans ce référendum qui sera soumis à l'approbation des Français la suppression du droit du sol, l'expulsion des étrangers condamnés, la priorité nationale dans les aides sociales pour les familles françaises par rapport à des ressortissants étrangers. Nous organisons le traitement de l'asile dans les ambassades et consulats des pays de départ. Il ne sera plus possible de venir en France et de demander l'asile sur le territoire
français. Les demandes d'asile devont être déposées dans les ambassades et consul dans un même référendum projet de loi qui a été rédigé, qui a été travaillé avec des constitutionnalistes, qui est disponible sur le site du rassemblement national et qui sera soumis à l'approbation des Français par référendum, je le souhaite dès les premiers mois et je l'espère dès les premières semaines euh de notre élection avec l'ambition, je l'ai dit, d'organiser ce référendum euh en même temps que les élections législatives qui auront lieu. à l'été si nous remportons l'élection l'élection présidentielle. Donc je pense on va pas rentrer dans les querelles constitutionnelles Jordan Mardela mais vous savez très bien que l'article 11 l'immigration ne fait pas partie des thèmes.
L'article 11 prévoit la possibilité l'article 11 de la Constitution naturellement prévoit la possibilité pour le président de la République d'organiser un référendum, une consultation sur les sujets qui sont liés à l'organisation économique, sociale et environnementale de la nation. L'immigration est évidemment est éminemment un sujet qui a rapport avec l'organisation économique et l'organisation sociale du pays. Et mais il y a possibilité que le Conseil constitutionnel retoque cela. Euh je ne crois pas que le Conseil constitutionnel euh sur un sujet qui fédère autant de Français dans les études d'opinion décidera de s'opposer à la volonté du peuple français. Je me permets de vous
rappeler que lorsque le général de Gaul lorsque le général de Gaulle a fait adopter par référendum l'élection du président de la République au suffrage universel direct, le général de Gaulle est passé précisément par l'article 11 considérant que la Cour suprême dans notre démocratie, ce ne sont pas les quelques personnes du Conseil constitutionnel, mais c'est bien le peuple français. Euh le décret de convocation n'a pas été censuré par le Conseil constituel parce que le Conseil constituel de l'époque considérait précisément que euh le peuple français était le souverain absolu dans notre démocratie. Donc euh je ne crois pas que euh les juges du Conseil constitutionnel, les sages du Conseil constitutionnel envisageront d'empêcher
euh la présidente de la République élue et son gouvernement de consulter les Français et de faire adopter par référendum des mesures qui sont très largement publicitées par les Français ou alors ce serait un coup de force extrêmement grave. Et si tel était le cas, et bien nous trouverons un autre moyen et vous savez qu'il existe d'autres moyens juridiques. Le plan B. Le plan B c'est quoi ? parce que on se doute bien que le Rassemblement national va pas mettre ça entre les mains des sages du Conseil constitutionnel seulement auprès de neuf personnes. Vous avez bien un plan B au rempl. Mais vous croyez qu'ils vont euh vous croyez que le Conseil constitutionnel empêchera parce que le Conseil constitutionnel, soyons très clair, moi je crois rien, je vois juste la
question. Je je c'est je vais essayer d'apporter un la réponse que je crois être la plus la plus raisonnable. Le conseil constituel ne peut pas se prononcer sur le fond d'un référendum sur la base de l'article 11. Il peut en revanche euh émettre un avis sur le décret de convocation. Pensez-vous vraiment que le Conseil constitutionnel alors qu'un une élection au nouvelle présidente de la République et le choix d'un gouvernement désigné viendrait d'avoir euh aurait eu lieu quelques jours plus tôt censurer un décret de convocation empêchant empêchant la présidente de la République de consulter les Français par alors ce serait extrêmement grave. Alors ce serait extrêmement grave et donc vous feriez quoi ? Et bien euh nous utiliserons la solution qui a été proposée euh par le parti les
Républicains euh il me semble lorsque Écoti en était le président et qui consiste euh à passer par l'article 89 à proposer au Congrès d'élargir euh le le champ de réviser la Constitution en proposant un pardon, c'est très technique mais un élargissement de l'article 11 pour ensuite passer par l'article 11 de la Constitution. Pardon. Si euh des sages les sages du Conseil constitutionnel décidaient envers et contre tout d'empêcher le président de la République de consulter les Français par référendum, alors on basculerait dans un autre régime. Neige Farage qui est votre hôte ici à Birmingham parle de zéro immigration
nette. Est-ce que vous êtes sur la même ligne ou est-ce que vous ouvrez la porte à une immigration de travail ? Parce que lui, c'est très spécifique. Il dit "Seulement les plus talentueux auront le droit de venir sur le sol du Royaume-Uni." Vous, vous êtes sur qui ? Oui, mais je pense qu'il a raison. Et vous savez, la Suisse pendant très longtemps a privilégié et privilégier encore l'immigration de croissance. Nous, l'immigration que nous avons privilégé, je suis une immigration de violence qui a créé beaucoup de désordres dans notre société. Donc la France sera toujours ouverte. Certaines industri ont besoin d'une travail. La France sera toujours On va rentrer. Oui, mais je l'ai rappelé tout à l'heure sur les 500000 titres de séjours légaux qui sont accordés par
l'État chaque année et par la France du président Macron, vous en avez que 10 % qui ont un visa de travail. Donc en réalité l'immigration pas très clair sur ces chiffres. Les chiffres disent qui sont donnés d'ailleurs par le ministère de l'intérieur lui-même indique que seulement 10 % des 500000 personnes qui rentrent chaque année de manière légale sur le sol français ont un visa de travail. Donc titre de ces gens pas forcément la date d'arrivé ou d'accord mais voyez bien d'accord mais voyez bien que le gros de l'immigration dans notre pays c'est le regroupement familial dont je rappelle qu'eddouard Philippe en 2018 dans la loi asile et immigration a élargi la possibilité de faire du regroupement familial pour les frères et les sœurs des migrants qui arrivent en
France. Euh ce sont euh les étudiants, ce sont les demandeurs d'asile qui ne sont pas expulsés, ce sont les mineurs euh étrangers qui se font passer pour des mineurs et qui sont autant mineurs que moi je suis archevêque et qui ne sont jamais reconduits dans leur pays d'origine. Donc il y a de l'ordre à remettre dans la politique d'immigration euh et nous avons proposé lors des dernières élections présidentielles, nous sommes en train de préparer le chiffrage du prochain projet, un solde 10000 entrées. entré avec un de 10000 entrées par an. Oui, c'est pour les métiers en tension euh ça peut être compliqué. Vous le savez certains certains secteurs notamment l'hôtellerie, la restauration ont besoin d'une immigration de travail. Vous répondez quoi ? D'abord, je leur réponds
de manière très pragmatique que mon travail demain si je suis chef du gouvernement euh consistera à recréer les conditions de l'attractivité de ces métiers pour les jeunes les jeunes français. Et entre nous dans quelques années, je pense par exemple au secteur de l'agriculture dont on on on qu'on utilise toujours pour comme exemple pour filières qui auraient des besoins de de main d'œuvre et qui ne trouveraient pas de main d'œuvre en France pour répondre aux besoins avec le développement de la robotisation et de l'intelligence artificielle. Je pense que le progrès technologique va aussi permettre par la modernisation de l'agriculture d'aborter des réponses que nous n'avons pas aujourd'hui dans l'immédiat. Et l'enjeu c'est de recréer les conditions de l'attractivité des
salaires. Quand vous êtes par exemple un jeune français et que vous allez travailler dans l'hôtellerie ou la restauration sur la côte Atlantique ou sur la côte d'Azur l'été, il faut pouvoir se loger et donc il faut réfléchir à des solutions pour mettre à disposition des logements pour les travailleurs saisonniers. Aujourd'hui, quand vous êtes un chef d'entreprise et que vous avez un restaurant dans le sud de la France ou dans l'ouest de la France, l'été, si vous n'avez pas de quoi loger la personne qui va servir dans votre établissement, vous ne trouvez pas de de la main. Donc il y a des propositions extrêmement concrètes que nous allons porter et il faut répondre à cela plutôt que de considérer à Vitam et Eternam que il faut aller chercher de la main d'œuvre à l'étranger
parce qu'on narrive pas en France à créer les conditions de l'attractivité de de ces métiers. Les salaires sont aussi trop faibles parce que les charges sont trop importantes. Et nous allons proposer aussi une mesure qui permettra au chefs d'entreprise qui le souhaitent dans l'immédiat d'augmenter de 10 % les salaires de leur salariés avec la contrepartie que ces 10 % soient exonérés de cotisation patronale. Nigel Farage se distance des plus radicaux comme Tommy Robinson qui avait organisé cette fameuse grande manifestation antiimmigration à laquelle Éric Zemour avait participé. Est-ce que Jordan Bardella reconquête permet de normaliser le RN ? Je me suis jamais véritablement poser la question mais ce qui est certain que ce qu'on fait reconquête lors des dernières
élections présidentielles, Éric Zemour et et Sarah Knafo ressemble à ce que faisait le Front National il y a 20 ou 20 ou 30 ans. C'est-à-dire considérer qu'il faut utiliser la provocation. Sarah Knafo qui a dito pas euh pour faire partie d'un gouvernement avec vous hier sur Oui. Mais alors Sarah Knafoait il y a il y a quelques mois une primaire avec Édouard Philippe. Donc si elle souhaite maintenant euh être ministre de Marine Le Pen, je dirais qu'on progresse. Euh c'est très sympa pour Éric Zemour d'ailleurs parce que ça ça tend à considérer que Eric Zemour ne gagnera pas cette élection présidentielle alors qu'il est son candidat. Mais avant pardon avant d'être ministre et de vouloir demander un poste de ministre, il faut d'abord faire campagne et faire
campagne pour Marine Le Pen. Mais il y a quelques mois, je note que Sarah Knafo proposait une primaire avec les macronistes et avec Édouard Philippe et qu'elle s'est retirée aux élections municipales à Paris pour soutenir une ministre d'Emmanuel Macron au second des élections municipales. Bah nous cherchons des gens des patriotes sincères. Je n'ai aucun doute sur le fait qu'elle soit une patriote, mais quand on veut faire une primaire et une alliance avec Édouard Philippe, ça pose quand même question. Vous la metteriez où ? Quel portefeuille par exemple ? C'est pas prévu pour l'instant et cit pas c'était pas envisagé. Et et et d'abord avant de se répartir les postes, il faut faire campagne, il faut gagner l'élection présidentielle et et et et je je crois que le Rassemblement national,
Marine Le Pen, eroti, l'alliance que nous formons ensemble avec l'UDR est aujourd'hui le le parti politique, la coalition la plus à même de l'emporter lors de cette élection présidentielle. Donc la question c'est est-ce que comme en 2022 reconquête Eric Zemour et Sarah Knafo vont tout faire pour empêcher le rassemblement national de réaliser le plus gros score possible parce qu'au fond c'était ça c'était ça l'intention et faire le jeu de de nos de nos adversaires. Mais vous savez ça fait partie des vicissitudes de la de la vie de la vie politique. Il faut pas avoir peur de l'opposition et de la contestation comme prenons un sujet qui peut-être vous rassemble celui du voile. Sébastien Chenu a dit être pour l'interdiction du voile dans l'espace public. Est-ce que
vous êtes sur la même ligne ? D'abord, le voile est devenu dans beaucoup de sociétés européennes l'instrument et l'un des nombreux instruments des fondamentalistes islamistes pour remettre en cause l'égalité homme-femme et pour tenter d'imposer à l'ensemble de la société française les propres interdits de cette idéologie. Attendez, toute personne qui porte le voix prid. En revanche, que je vous dis c'est que partout les ises sont arrivés au pouvoir, ils ont utilisé le voile des femmes pour étendre l'emprise de leur idéologie sur la société en question. Ça a été le cas en Turquie. Parfois c'est un chuel. Vous avez raison et je me permets de d'attirer votre
attention et je vais ensuite répondre à votre question sur le voile que nous sommes ici dans un pays le Royaume-Uni Émir arabes unis, le gouvernement des Émirats arabes unis a demandé à ses propres ressortissants et à ses propres étudiants de ne plus se rendre au Royaume-Uni parce que le discours des islamistes et le discours des fondamentalistes islamistes y a pignon sur eux et fait craindre un risque d'emprise pour les étudiants qui se rendraient au Royaume-Uni. Donc vous voyez bien que la progression spectaculaire de l'islamisme dans nos sociétés européennes remet en cause tous les fondements de la laïcité et de l'égalité homme-femme et y compris de nos valeurs. Donc est-ce que vous rejoignez donc Éric Zemour sur ce sujet d'effacement civilisationnel ? Est-ce que vous êtes
sur cette même ligne ? Je pense que beaucoup de et je vais vous répondre sur le voie, je ne suis pas la question mais je pense que beaucoup de Français ont le sentiment de devenir des étrangers dans leur propre pays, ne reconnaissent plus la France dans laquelle ils ont grandi et considère que l'immigration est peut-être le plus grand défi qui se pose à la société française. Je veux que la France reste la France et je ne veux pas compr je pense que le voile n'est pas souhaitable dans la société française. Et si demain je suis chef du gouvernement, je l'ai dit, nous souhaitons étendre l'interdiction qui existe aujourd'hui par exemple à l'école. Le voile est interdit avec d'autres signes religieux dit ostentatoires. Ce sont les textes de l'école, faire en sorte que cette
interdiction puisse aussi s'appliquer dans un premier temps au mineurs et qu'elle puisse s'appliquer à l'ensemble des bâtiments qui ont une mission de service public. Je pense par exemple ou par exemple que il serait déjà bien d'appliquer la loi, c'est-à-dire sortie d'école et cetera. Euh oui, c'est tout ce qu'il a à dire sur le sujet. Et vous, vous considérez que c'est quoi le voile ? Je bah je pense que c'est un outil de régression de l'égalité homme-femme et que la femme française est libre et indépendante et que dans beaucoup de quartier vous avez raison de le rappeler et et je je ne porte pas de juge moral là-dessus mais beaucoup de femmes décident par conviction de le porter mais vous avez aussi beaucoup de quartiers où il ne fait pas bon d'être une femme et où le fait de porter un
voile permet à certaines de pouvoir sortir dans l'espace public sans être inquiété par les grands frères et Encore une fois, cette idéologie, elle est celle des salafistes. C'est une idéologie importée qui est promue dans le monde entier par les frères musulmans. Et si demain je suis chef du gouvernement, les frères musulmans seront considérés comme une organisation terroriste. Alors le voile, il y a plusieurs manières de le porter. Même au Royaume-Uni, Naigel Farage fait la différence. Pour vous, c'est quoi le voile ? Qu'est-ce que vous considérez le voile dans l'espace public ? Est-ce que c'est celui où on voit le visage, celui où on cache la bouche, le nez ? À partir de quel moment vous considérez que c'est le voile ? C'est le fichu de grand-mère ? C'est quoi ? Mais le voile est
considéré dans une enceinte de la République non des moindres qui est l'école française laïque comme un signe religieux ostentatoire. Donc nous souhaitons que cette loi qui s'applique aujourd'hui à l'école puisse aussi s'appliquer à tous les bâtiments qui ont une mission de service public. Et ensuite il y aura au cours il y aura signe religieux ostentatoire. Je on n'ira pas plus loin que ce qui est euh défini, prévu, considéré, écrit par les textes qui est en vigueur depuis 2004 et qui s'applique honnêtement plutôt bien malgré les difficultés dans un certain nombre de quartiers, mais qui est globalement respecté. Bon, nous organiserons ensuite au cours du quinquena plusieurs référendums et nous souhaitons qu'il y ait au cours de ces
référendums un débat de société sur la place de l'islamisme dont doivent se saisir l'ensemble des Français. Il faut un véritable débat de société sur cette idéologie qui est en train de se renciner et de s'installer dans le pays. Et si les Français le décident par référendum, seulement s'il le décident par référendum, et bien cette interdiction pourra s'appliquer dans toute la sphère publique. Mais ça arrivera dans un second temps et je ne veux pas si vous dit que ça s'oppose à la laïcité et donc que ce sera pas constitutionnel. Non, mais je ne veux pas que ce débat très important sur l'islamisme se focalise uniquement sur cette question de l'interdiction du voile dans la rue. Parce que il faut fermer les mosquées radicales. C'est c'est vos députés qui mettent ça sur dans le débat.
Il faut dissoudre, je vous réponds, il faut dissoudre toutes les organisations politico-religieuses qui font l'apologie du salafisme ou de l'idéologie islamiste ou encore qui refusent de signer la charte de la laïcité qui a été mise en place par le gouvernement. Il faut expulser les prêcheurs de haine. Il faut expulser les étrangers radicalisés. 50 % madame des fichers des gens qui sont suivis pour atteintte à la sûreté de l'État et qui ont un lien avec le fondamentalisme islamiste sont des ressortissants étrangers. Donc ils doivent être expulsés. Et je ne comprendrai jamais que la France qui un grand pays, qu'une grande démocratie éprise de de de liberté attaché à l'égalité homme-femme, à ses valeurs, à sa à ses traditions soit beaucoup plus faible avec l'idéologie islamiste que ne
le sont certains pays musulmans eux-mêmes. Je vous rassure parce que on a beaucoup de contact avec le monde musulman et quand vous discutez avec des dirigeants politiques qui sont en exercice dans des pays musulmans mais ils hallucinent en voyant la faiblesse de l'État français depuis des années à l'égard d'une idéologie que eux-mêmes dans beaucoup de pays combattent et rejettent. J'aimerais qu'on parle également de cette fameuse union des droites. Vous êtes plutôt pour. C'est pas le cas forcément de de Marine Le Pen. Pourquoi cette divergence ? Non mais c'est pas une question d'être pour ou contre. Moi je considère qu'il y a beaucoup d'orphelins à droite. Marine Le Pen dit qu'elle n'y croit pas. Je crois qu'il y a beaucoup d'orphelin à droite qui pendant très longtemps ont pu
voter pour pour le président Sarkozi, pour François Fillon qui ont voté qui ont pu participer à la primaire de LR il y a 5 ans, qui ne se reconnaissent plus. C'est ce que j'appelle le peuple de droite qui ne se reconnaissent plus dans le macronisme. Or, il y a beaucoup de dirigeants des LR qui ont fait le choix de travailler avec Emmanuel Macron et puis il y en a d'autres plus courageux comme Éric Sioti qui ont fait le choix du courage, le choix du patriotisme, le choix de venir travailler à nos côtés. Considérant que ce ce cordon sanitaire qui avait été conçu par les socialistes il y a plusieurs années de cela n'avait n'avait pas lieu d'être. Et donc moi, je souhaite tendre la main aussi à ces Français avec qui nous partageons l'essentiel. Je veux dire sur la
sécurité, on pense pareil. Sur l'école, on pense pareil. Sur l'hystérie fiscale qui règne aujourd'hui dans le pays, on pense pareil. Mais je dire, c'est même pas a quelqu'un de l'UDI ou du modèle montrer que et bien la droite n'est plus la droite et qu'il faudrait changer comme le dit Marine Le Pen, elle se situe au-dessus de la droite et de la gauche. Est-ce que ces personnes-là vous les acceptez dans votre Non, mais madame, c'est pas une question de du DI ou de modem. Moi, je parle aux Français plutôt que parler aux appareils politiques et je vous dis qu'il y a beaucoup de Français qui euh pendant très longtemps ont eu le cœur à droite et qui aujourd'hui ne se reconnaissent plus dans une incarnation. Et donc je moi je les appelle à travailler à nos côtés. Dites aussi que la France au
centre Jordan Bella. Bon, c'est un peu plus compliqué que cela, mais je je dis que le second tour d'une élection présidentielle est une élection de rassemblement et donc moi je me prépare à devenir chef du gouvernement. Euh j'aurai peut-être vocation demain à composer une majorité à l'Assemblée nationale avec des gens qui ne pensent pas sur l'intégralité des sujets la même chose que moi. Marine Le Pen se prépare à être présidente de la République et donc elle est dans cette logique purement golienne du dépassement et et du rassemblement. Donc on a vous savez dans dans dans beaucoup de territoires et notamment dans le nord de la France, des gens qui votent aujourd'hui Rassemblement national, qui votent patriotes et qui ont pu voter pour le Parti socialiste ou le Parti communiste
pendant longtemps. Vous avez des Français qui nous ont rejoint comme Eric Sioti qui ont été les fers de lance du parti les Républicains pendant très longtemps. Donc moi, mon enjeu c'est le rassemblement, c'est le dépassement et c'est de tendre la main à tous les patriotes, à tous les Français qui ont le cœur qui saigne aujourd'hui en regardant l'État de la France. Et à tout cela, je veux leur dire, travaillons ensemble au-delà de nos sensibilités. Mais c'est aussi une manière d'élargir votre électorat. Euh si demain euh vous êtes au pouvoir euh est-ce que Marine Le Pen demande immédiatement une dissolution par exemple ? Bah naturellement euh le mandat qui s'est entamé en 2024 en raison de la dissolution court pendant une durée de 5 ans. Donc nécessairement, il faudra
dissou de l'Assemblée nationale et l'idée c'est qu'il puisse y avoir des législatives à l'issue de la présidentielle. Et je va même vous dire une chose. Je vais vous dire une chose mais pour l'instant je vous êtes loin d'une majorité c'estàd vous avez les pour l'instant c'estàd à l'heure actuelle à l'Assemblée nationale vous êtes entre virons 140 députés mais pardon pardon la dissolution a eu lieu dans des conséquences dans des dans des dans circonstances particulières vous me le concéderez les législatives qui auront lieu au lendemain de l'élection présidentielle auront vocation à confirmer la dynamique de la présidentielle et je vais même vous dire je pense que nous sommes la seule coalition et la seule le seul mouvement politique est en capacité d'avoir une majorité à
l'Assemblée nationale et les Français qui vont voter doivent avoir conscience doivent avoir conscience je ne sais pas mais doivent avoir conscience précisément je n'ai pas le chiffre je ne sais pas mais doivent avoir conscience que ce qui se joue dans cette élection présidentielle c'est à la fois la stabilité du pays et c'est à la fois le changement dans les politiques qui sont conduites et je veux dire ce message au français le véritable danger dans cette élection présidentielle ce n'est pas le changement c'est de continuer comme avant c'est de continuer avec les mêmes personnes. c'est de continuer avec le même système et c'est de continuer avec les personnes qui ont mis notre pays au bord de l'abîme dans une situation de faillite financière et qui mettent notre
pays dans une situation de de détresse existentielle. Donc il faut sauver notre pays. C'est la seule chose qui me préoccupe. Et donc je veux tendre la main à tous les Français qui veulent que notre pays reste une grande puissance, un grand pays libre, indépendant, fier de son identité, de ses traditions, de ses racines et de sa de ses coutumes. Donc un candidat par exemple LR au hasard qui décide de vous rejoindre, est-ce que vous leur promettez de ne pas mettre de candidats face à eux ? Mais je suis prêt à toutes les discussions si tentez que le ralliment soit sincère, si tentez que euh la personnalité qui nous rejoint s'engage au-delà de ses sensibilité et je veux dire au-delà même de les sensibilités personnelles qui ne sont pas un sujet dans une dans dans un
défi comme celui qui nous attend accepte de mettre de côté les petits particularismes pour travailler ensemble à la renaissance de la patrie et au redressement de de notre pays. Donc ils ont just pour rejoindre parce que un rassemblement sincère c'est quoi ? Mais on verra après l'élection. Je verra la présidentielle après premier tour, c'est trop tard. Chaque chose en son temps. Madame, l'élection présidentielle est une élection. Les élections législatives en sont une autre et au lendemain de l'élection présidentielle euh ce sera un autre jour. Il faut pas brûler les étapes dans la vie. Merci Jordan Bal d'avoir été notre invité sur LCI. M.
Jordan Bardella