Vincent Jeanbrun : "Il faut mettre hors d'état de nuire ces casseurs-délinquants"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Comment pouvez-vous caractériser ce qui s'est passé ce weekend ?
- 0:43OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on a perdu notre autorité ce weekend ?
- 4:54OuverteRéponse directe
Le fait qu'il ne condamne pas ce terme-là, ça vous choque ?
- 7:32OuverteRéponse directe
Ça veut dire des sanctions. Ça veut dire qu' contre les députés de la France insoumise ?
- 12:25OuverteRéponse directe
Est-ce que vous imaginez un couvre-feu dans les jours à venir ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:53Vincent JeanbrunFait
« Il y a une petite partie de nos quartiers populaires qui abritent ces formes de délinquence notamment nourries par les narcotrafiquants. »
- 3:32Vincent JeanbrunFait
« Nos quartiers populaires abritent 6 millions de personnes qui aspirent à vivre honnêtement et une petite fraction qui leur pourrit la vie matin, midi et soir. »
- 6:19Vincent JeanbrunFait
« Il y a même pas de double jeu. Moi, j'entends la violence est légitime du maire de Saint-Denis. »
- 8:08Vincent JeanbrunPromesse
« Il faut qu'on mette notre droit en application y compris pour faire en sorte que la France insoumise soit responsable de ses comportements. »
- 17:04Vincent JeanbrunFait
« Vous avez des gamins qui sont pas issus de l'immigration, qui grandissent dans des quartiers populaires ou pas d'ailleurs et qui aujourd'hui se sentent plus proche d'une communauté. »
Temps de parole
- ?100 %
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Invité politique [musique] Jacques Tardose, notre premier invité politique de la matinée, Vincent Jean-Brin, ministre de la ville et du logement, vous êtes donc en charge des banlieux. Bonjour Vincent Jambrin. Bonjour. Comment pouvez-vous caractériser ce qui s'est passé ce weekend ? De forme d'insurrection. En parallèle de manifestations légitimes et globalement très pacifiques, on a eu un phénomène insurrectionnel qui a d'ailleurs été une forme de de conjugaison nouvelle de violence d'ultragauche inspirée de la bonne vieille commune et de ceux qui ont pensé qu'on pouvait aller faire son shopping gratuit que c'était le Black Friday. c'est-à-dire des criminels et des délinquants qui sont euh qui ont rejoint une forme de lutte pour agresser
euh les forces de l'ordre et piller, sacager et détruire les symboles de la République. Et d'ailleurs, on voit que ce phénomène qui s'est allié, qui a fusionné euh a a essayé de déborder partout où c'était possible les forces de l'ordre qui ont été extrêmement courageuses et qui euh il faudrait quand même le rappeler ce matin à votre micro euh ont permis, malgré la vague de haine, de violence qu'ils ont affronté, de protéger nos concitoyens parce que globalement euh on s on s'en tire en terme de de dégâts sur les personnes de façon extraordinaire et on le doit au courage de nos policiers qui n'ont pas été mobilisé que le pendant les cortèges mais dès le matin très tôt par ces criminels qui sont venus défier la République. Vincent Jean-Brin, est-ce qu'on a perdu notre autorité ce weekend ?
Elle a été mise en défaut à certains endroits. Elle a été très clairement ciblée. Je crois que déjà c'est le premier constat. Et d'ailleurs dans son allocution, le président de la République disait "On a essayé de s'attaquer à la République, de déstabiliser la République. C'est évidemment un souvenir douloureux des émeutes de 2023 où déjà à l'époque, j'étais encore maire, on expliquait que c'est bien les bâtiments pavoisés des drapeaux tricolores qui étaient d'abord pris pour cible, d'abord et avant tout. Et donc on voit bien qu'il y a ce cette volonté de s'attaquer à nos institutions. Maintenant euh nos policiers, nos pompiers, nos gendarmes, les forces de l'ordre et de sécurité ont tenu bon dans des conditions qui étaient extrêmement difficiles et je crois que
justement ils ont montré que la République était là. Maintenant euh on a été blessé hier. On a été blessé collectivement. Notre pays, notre société, notre République a été blessée. Il s'agit d'en tirer toutes les conséquences. Mais je veux aussi dire à votre antenne, blessé mais pas mort. Notre pays tient debout. Il y a des millions de Français qui se réveillent ce dimanche ce ce lundi matin se disant tout ça n'est pas possible mais il faut qu'on y mette un terme. C'est la volonté du gouvernement, c'est la volonté de tous celles et ceux qui sont responsables de la tranquillité publique dans notre pays. Je vous dire et c'est la bonne nouvelle, c'est la volonté de millions de Français qui considèrent que ces casseurs, ces voyou, ces délinquants sont une petite minorité dont il faut
une bonne fois pour tout se prémunir. Est-ce que c'est une fraction délinquante de la banlieue vous qui êtes un observateur ? forcément puisque vous êtes ministre de la ville et du logement, est-ce que c'est une fraction délinquante de la banlieu qui a mis à sac une partie de la France ? Il y a des enquêtes qui euh permettront de déterminer d'où viennent ces individus, mais là aussi, je je prends appui sur la mémoire qu'on a des émeutes de 2023. Il y a une petite partie de nos quartiers populaires qui abritent ces formes de délinquence notamment nourries par les narcotrafiquants. J'allais m certains le disent justement que il y avait un certain nombre de narcotrafiquants. Je le dis depuis les émeutes de 2023 à savoir que vous avez des jeunes et moins jeunes qui sont parfaitement
formés à cette espèce de violence à cette espèce de guerri urbaine et ça s'apprend pas à l'école. Donc ça s'apprend où ? dans les rues de certains quartiers avec des forces, j'allais dire obscures, des narcotraafiquants qui apprennent à notre jeunesse très tôt à attaquer la police et à la détester. Je veux dire deux choses à votre micro. D'abord, c'est une minorité. Nos quartiers populaires abritent 6 millions de personnes qui aspirent à vivre honnêtement et une petite fraction qui leur pourrit la vie matin, midi et soir et qui les met en danger. Il faut pas confondre les deux d'une part. Et deuxièmement, ces gens doivent être mis hors d'état de nuire. tous les jours dans les quartiers et à Forceurie quand il y a des éruptions comme ce qu'on a vu samedi et hier encore avec les pillages
et ça passe par de la fermeté euh par nos policiers qui sont encore une fois très courageux d'aller se battre tous les jours dans ces quartiers mais aussi par une justice qui doit être implacable et faire preuve d'une tolérance [raclement de gorge] zéro et par nom de le dire par des responsables publics qui arrêtent de jeter de l'huile sur le feu. Quand monsieur Mélenchon hier dit à l'antenne d'une de vos consœurs oui, je reprends un peu à mon compte, ça dépend des heures et des jours, l'expression "Tous les policiers sont des bâtards, pardon, je cite, mais ça me scandalise parce que c'est humili personnes qui ont choisi de mettre leur vie en péril pour protéger les citoyens français, c'est absolument inadmissible et et ça mériterait objectivement que tout le monde unanimement condamne ces
propos qui sont dangereux parce qu'en fait, on monte la jeunesse contre ceux qui sont censés protéger les citoyens. C'est inadmissible. Ces propos de Jean-Luc Mélenchon qui fait référence au terme et à l'acronyme ACAB. Oui. Qui précise enfin qui qui dit que les policiers seraient et je mets ça évidemment entre parenthèses et et avec du du conditionnel et surtout avec des guillemets seraient des bâtards. Le fait qu'il ne condamne pas ce terme-là, ça vous choque ? Pardon, c'est pire que ne pas le condamner. Il le reprend à son compte hier dans l'émission. Quand quand justement votre concert journaliste dit "Est-ce que vous reprenez ce terme à votre compte ?" Ça dépend des demandam, ça dépend des heures et des jours. C'est scandaleux, c'est honteux. Bien sûr que
je condamne ces propos et de manière générale, ça fait des semaines qu'on voit cette mouvance politique, la France insoumise, qui met de l'huile sur le feu, qui incite, qui légitime la violence, qui aiguillonne les uns et les autres et en même temps, est-ce qu'on doit être surpris quand on connaît la situation de monsieur Raphaël Arnaud et de ses assistants parlementaires, un député France insoumise multirécidiviste en matière de violence ? Quand on sait qu'à Marseille, monsieur De Logu a été condamné, il a frappé à coup de pied des représentants de l'éducation nationale. Effectivement, on devrait pas être surpris, mais ça mérite une condamnation totale et absolue. Dire, eux vont vous dire qu'ils ont dans les derniers jours appelé au calme le Premier ministre a une autre lecture
des événements puisqu'il a dit ce weekend, on ne peut pas le lundi tenir des propos qui incitent à la violence, le mercredi s'en prendre aux forces de l'ordre et le vendredi appeler au calme. ce double jeu de la France insoumise que vous dénoncez. Mais bien sûr, mais il y a même pas c'est une hypocrisie absolue, il y a même pas de double jeu. Moi, j'entends la violence est légitime du maire de Saint-Denis. J'entends le fait que c'est pas devant dans les quartiers qu'il faut manifester mais bien à l'Élysée. C'est un appel à aller attaquer les symboles de la République. Vous avez quasiment autant de citations qu'il y a de parlementaires et les filles qui d'une façon ou d'une autre plus ou moins déguisé appellent à cette insurrection et à cette violence. C'est quoi la
finalité [raclement de gorge] de ce que vous dites aujourd'hui ? Il faut les interdire. Mais le sujet c'est qu'il faut d'abord les combattre, les condamner. On doit porter plainte systématiquement. C'est ce qu'a commencé à faire le ministre de l'intérieur à chaque fois qu'il y a une incitation à la violence ou à la haine. Et de manière générale, moi ce que surtout j'espère, c'est que nos concitoyens ouvrent les yeux sur ce qu'est la réalité de ce mouvement et surtout ouvrent les yeux sur ce qu'ils sont en train d'essayer de faire parce que cette ce chaos qu'ils essayent de semer dans le pays, il n'a qu'un but, c'est leur permettre d'accéder au pouvoir de façon légale ou non. C'est ça qu'on est en train de ressentir dans ce pays. Il y a une volonté insurrectionnelle de prendre le le
contrôle du pays. Quand vous entendez hier les slogans c'est la Bastille, c'est la Bastille, c'est la Bastille, on voit bien cet esprit révolutionnaire qui est en train de souffler dans le pays. Et qui fait ça toute la journée, qui inonde les réseaux sociaux de ce genre de principe, qui à leurs universités d'été, la France insoumise a avec ce magnifique spectacle de drone mis le portrait de Robespierre en lumière dans la nuit, a été acclamé comme si c'était un héros national. Robespierre qui a fait tant de mal. Mais enfin c'est s'il faut qu'on se réveille tous ensemble. Mais mais Vincent Brunin, la la suite de ce que vous dites, ça veut dire quoi ? Ça veut dire des sanctions. Ça veut dire qu' contre les les députés de la France assoumise mais contre toute personne dans notre
pays qui inciterait à la haine. Et c'est vrai quand on a des propos antisémites, c'est vrai quand on appelle à la violence, c'est vrai quand on va défier les policiers sur des barricades. C'est vrai quand on assiste sans réaction à des à des mises à feu de lycée comme on a pu voir. Enfin, je vous rappelle que quand on est lu de la République en France, il y a un truc qui s'appelle l'article 40. C'est un article de loi qui dit que non seulement vous pouvez pas rester sans rien faire quand vous voyez un crime ou un délit, mais mieux il faut absolument le dénoncer au procureur de la République. Et si vous ne respectez pas cet article 40, vous êtes vous pouvez avoir des poursuites. Bien, je suis désolé, il faut qu'on mette notre droit en application y compris pour faire en sorte que la
France insoumise soit responsable de ses comportements. Jean-Luc Mélenchon dit que c'est le premier ministre qui joue le pourrissement. Ça fait des mois que monsieur Mélenchon joue la tension et lui-même le pourrissement de la situation. En fait, il joue le chaos. On a aujourd'hui un monsieur Mélenchon qui joue de toutes ses forces le chaos. Et ce qui est terrible là-dedans, c'est que avec beaucoup de mépris, l'instrumentalisme des revendications légitimes. Parce que moi, je ne confonds pas celles et ceux qui vont manifester pacifiquement parce que euh il y a un enjeu de pouvoir d'achat, parce qu'il y a un enjeu de confiance dans l'avenir pour nos lycéens, parce que nos agriculteurs se demandent comment ils vont finir les fins de mois. Tout ça, ce sont des
expressions légitimes. Moi, je suis heureux et fier de vivre dans un pays démocratique où chacun peut s'exprimer librement dès l'instant. Il respecte les règles de droit et donc l'ordre public et on a besoin une bonne fois pour toutes d'expliquer que monsieur Mélenchon joue contre l'ordre public et au fond contre la République. J'entendais des commerçants dire que certains d'entre eux avaient des barres de fer ce weekend à la main et que ce serait peut-être la prochaine étape. Est-ce que vous redoutez un affrontement ? Mais bien sûr que je le redoute. Je enfin vous savez entre guillemets d'où je parle. J'ai j'ai vécu en tant que maire les émeutes de 2023 comme et on rappelle que vous avez été attaqué vous-même dans votre domicile par une voiture bélier en 2023. On
on sait jusqu'où cette sauvagerie peut aller et et c'est là où effectivement moi je me souviens déjà que en 2023 il y avait des barres de fer, il y avait des haches, il y avait des piolets, il y avait des des disqueuses professionnelles thermiques pour aller siller tout et n'importe quoi. Les gens qui vous écoutent, Vincent Jean-Brin, vous disent "Mais c'est très bien de caractériser tout ça, mais qu'est-ce que vous faites ? Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui deux choses. D'abord, il faut sincèrement que chacun se dise comment on fait changer les règles du jeu. Pour ça, dans un pays démocratique, il faut des lois. Et comme il faut des lois, il faut que au Parlement ça vote. Et comment se fait-il que on notre arsenal n'est pas plus puissant aujourd'hui ? C'est parce que
vous avez des forces à l'Assemblée nationale notamment et notamment la LFI qui ont empêché énormément de choses de se faire. Pour autant, on a quand même eu des avancées. Je pense notamment à la loi repost qui a été portée par le ministre de l'intérieur qui a permis de de de booster notre arsenal contre les rodéo, contre les tirs de mortier, euh contre un certain nombre de de choses, y compris le squat pour ce qui me concerne en matière de logement. On a la loi Cassor Payer qui a poursuit son chemin et qui va être une avancée significative notamment pour des violences urbaines comme celle qu'on a rencontré aujourd'hui. Mais bien sûr qu'il faut aller beaucoup plus loin et faire en sorte que les condamnations soient exemplaires. Et d'ailleurs et là tout de
suite qu'est-ce qu'il faut faire là ? Gérald Armanin a réagi dès ce dimanche en en demandant à l'ensemble des procureurs de la République d'avoir une une vision extrêmement ferme de la situation. Moi je je vous dire là je parle à mon en mon nom personnel, il faut une tolérance zéro. Tolérance zéro et absolue. Vous savez moi je crois à la certitude de la peine et à son immédiaté. Vous savez bien que ça ne sera pas le cas. Vous savez bien qu'il y a déjà, je crois qu'il y a déjà ce weekend eu une comparition immédiate avec quelqu'un qui a été relâché immédiatement. La politique la vraie avec un grand paix, c'est rendre possible ce qui est nécessaire. Et aujourd'hui, tous les Français ont bien compris qu'il était nécessaire de mettre hors d'état de nuire ces casseurs délinquents. C'est ça
le vrai sujet pour nous. Il faut rétablir l'ordre. Moi, je m'y emploai et dans les fonctions qui sont les miennes, je m'emploierai aussi une fois que l'ordre est rétabli à rétablir l'espoir. Parce que la vérité, c'est que dans ce pays euh on est en train de les uns les autres, chacun dans nos domaines, dans nos univers de baisser les bras alors que ce pays reste merveilleux. Et et je pense que dans ce contexte extrêmement difficile, il est bon aussi de se rappeler que on est à la tête d'un grand pays. On est on est euh on a des richesse extraordinaire à condition de le vouloir. Mais pour ça, il faut aussi de la fermeté. Vincent Jambrin, ministre de la ville et du logement est notre invité ce matin. Une question par rapport à aux annonces de ce weekend. Beaucoup considèrent que
le président de la République aurait pu être plus ferme et annoncer des mesures plus spectaculaires. Est-ce que vous imaginez un couvre-feu dans les jours à venir ? Est-ce que c'est à exclure ? ou bien est-ce que vous y pensez au sein du gouvernement un couvre-feu des interdictions de manifestation de à à essayer de de passer un cap au-delà de ce qui a déjà été fait. Écoutez, le droit français en cela est assez bien fait et ça permet d'ors et déjà, sans avoir besoin de faire des annonces grandiloquantes pour pour rien, de permettre à chaque mère qui le souhaite de demander un couvre-feu. C'est le cas par exemple dans un enre maire, euh de permettre au préfet et le président de la République l'a dit de d'interdire des des manifestations, des rassemblements euh
si on se sent pas en capacité de de maintenir l'ordre public. Euh tout ça est possible déjà dans notre droit. Euh et ce que je veux dire c'est que là la détermination elle est partout. Le ministre de l'intérieur le rappel encore ce matin sur une autre antenne en disant que on ferait tout ce qui est nécessaire pour que l'ordre soit maintenu dans ce pays. Vous savez il faut avoir l'humilité de reconnaître que ce qui s'est passé samedi est nouveau. On connaissait les manifestations qui pouvaient en fin de cortège dégénérer. On connaissait les pillages et on connaissait les violences urbaines type guerriia. Là, ce qui est nouveau, c'est la conjonction des trois. C'est le fait que tout ça est venu se mêler, j'allais dire se soutenir. Les manifestants n'ont pas voulu soutenir
positivement les ni les casseurs ni les pilleurs. Mais ce que je veux dire, c'est que la masse gigantesque de ces rassemblements vient créer effectivement des des complexités pour nos forces de l'ordre. C'est ça qui est nouveau et il faut qu'on en tienne compte et qu'on ait une nouvelle doctrine pour pouvoir faire en sorte que l'ordre soit respecté, même dans ces conditions. Une nouvelle doctrine, dites-vous, euh avec euh des récits qui sont effroyables. Le maire de Limoe qui nous dit qu'à 15h 15h30, les policiers n'avaient plus de munition. On en est là aujourd'hui en France lorsque je lui ai demandé tout à l'heure ce qu'il restait comme munition. il me dit des balles réelles. Voilà à 15h30 et c'était avant la prise de la mairie. Je je veux redire tout mon soutien au
maire de Limoge et plus largement à tous les élus locaux. Moi je je vous dis j'étais maire en 2023. Je me souviens malheureusement de tout ce que ça enfin vous savez pour être honnête moi ça fait 2 jours que je dors pas très bien voir que je dors pas parce que tout ça ravive des souvenirs qui sont extrêmement douloureux et j'ai souvent dit aux différents micros après que les flammes s'étaient éteintes mais que les braises étaient toujours là. Ce qu'on a vu samedi, c'est que il a suffi quelques insouffles sur ses bresses pour qu'elle se rallume. Euh nos policiers ont été extrêmement courageux dans des conditions y compris matériel difficile. Ils ont tenu bon partout c'était possible mais ça n'a pas empêché des choses effroyables. La mairie de Limoge en flamme maintenant je crois est gravée
dans nos mémoires collectives et ça doit être l'alerte qui nous pousse tous collectivement au sursaut. C'est inacceptable de poursuivre. C'est aussi pour ça qu'il faut que le ministre de l'intérieur qui s'y emploie dès aujourd'hui euh puisse trouver les outils pour queon ait la bonne doctrine, les bonnes méthodologies pour faire en sorte que ça les Français se demandent pourquoi les millions de la politique de la ville n'ont pas servi euh à répondre aux besoins de ceux qui viennent des banlieux et pourquoi ceux qui viennent des banlieux sont venus détruire les centre-ville. C'est aussi ce récit là ce weekend. [grognement] Attention à ne pas tout confondre. On a dans nos banlieux comme on dit là dans ces quartiers populaires nos infirmières, nos caissières, nos chauffeurs de bus,
toutes celles et ceux qui sont en première ligne et qui étaient les essentiels au moment du Covid. On peut le dire autrement Vincent Brin. Une minorité est en train de gâcher tout le reste et il y a et il y a par contre des minorités criminelles qui ont prospéré et on en a bien sûr qui pourrissent la vie de tous les honnêtes gens qui vivent dans les quartiers qui sont là. Maintenant, en tant que ministre chargé de la politique de la ville, depuis euh quelques mois maintenant, je passe une consigne systématiquement au préfet en charge de ces questions et euh je le dis à toutes les associations qui sont en partenariat avec l'État, euh il faut qu'on remette la méritocratie au cœur de nos politiques publiques et l'amour de la République. Moi, j'ai j'ai souvent eu
cette expression qui m'est parfois reproché, mais il faut qu'on assume de refaire du prosélitme républicain, c'est-à-dire aller planter des drapeaux tricolores dans le cœur et dans l'esprit de notre jeunesse. parce que vous avez une jeunesse qui grandit dans ces quartiers et ailleurs objectivement, nourrie, bibronné par des réseaux sociaux qui leur apprennent tout un tas de choses mais certainement pas à faire partie de la grande communauté nationale. Et si on veut faire nation, il va falloir aussi leur redonner le goût de la nation. Justement, sans le dire, vous nous dites que c'est aussi des enfants de l'immigration qui n'ont pas été intégrés. Alors, c'est aussi beaucoup ce qu'on a observé dans les images ce weekend. Vous avez des gamins qui sont pas issus de
l'immigration, qui grandissent dans des quartiers populaires ou pas d'ailleurs et qui aujourd'hui se sentent plus proche d'une communauté, qu'elle soit une communauté d'origine ou tout simplement choisie, j'en sais rien moi, euh sur euh une communauté de de personnes qui aiment telle ou telle chose ou une communauté autour de l'environnement par exemple et qui en font un ne fait pas de lien entre l'immigration et les événements de ce weekend. Mais vous savez combien de policiers sont issus de l'immigration ? Combien de policiers qui ont été victimes des violences ce weekend là de tentatives d'assassinat sont issu de l'immigration ? Combien de nos infirmières sont issues de l'immigration ? Le sujet, il est pas là. Le sujet, c'est comment on donne l'amour de la France qu'on soit fils
d'immigré ou qu'on soit enfant de France depuis quatre générations. Quand le ministre de l'intérieur dit qu'on a une perte de contrôle, elle est d à qui cette perte de contrôle ce weekend ? Aujourd'hui, vous avez des des des personnes qui habitent sur notre territoire national qui ne se reconnaissent pas dans notre nation et c'est un drame. Et oui, dans ce point de vue-là, il y a un problème d'assimilation puisque euh vous avez des des enfants de la République qui vont à l'école de la République mais qui ne se reconnaissent pas dans la République, qui ne se reconnaissent pas dans la nation française et c'est un problème, vous avez raison de le dire. Pour autant, je je considère que d'où qu'on vienne cette question se pose et d'ailleurs, quel que soit son âge, parce
que vous avez aussi des adultes qui ont tenu des propos scandaleux. Vous avez des parents qui ont laissé leurs enfants à piller et on a même vu des images, vous aviez les parents qui pillaient avec leurs enfants. Donc ce combat là, il est gigantesque, il est devant nous. Mais à titre personnel, ma détermination sera totale. Si j'ai continué la politique après l'attaque de mon domicile, après les émeutes, c'est justement parce que je refuse qu'on baisse les bras et je me dis que ce pays a les fondamentaux pour pouvoir s'en sortir. Vincent Jeanbrin [raclement de gorge] était euh notre premier invité ce matin dans le grand matin de Sud Radio. Vous avez parlé de phénomène insurrectionnel à notre micro ce matin. Merci Vincent Jean-Brin. Bon courage. Vous êtes
ministre de la ville et du logement et donc on l'a bien compris en charge de fête des banlieux. dans un instant Nicolas Mayer Rossignol, il est l'un de ses maires maire de Rouan qui lui aussi a dû subir les violences. On a beaucoup parlé de celle de Paris, de Lyon, Marseille. Il y a tout un tas d'autres villes qui ont dû subir ces sacages. On se retrouve dans quelques secondes. Merci. Yeah.
Vincent Jeanbrun