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Conférence de presseLCP (sur YouTube)· 1 octobre 2026 59 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleSécurité

Primaire à gauche : qui peut gagner ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:38OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qui se joue ce soir à 8 jours du premier tour de la primaire de la gauche ?

  • 7:29OuverteRéponse directe

    Le débat de ce soir portera sur l'immigration, l'écologie, la santé, le pouvoir d'achat. Sans doute, est-ce qu'on commencera avec la mobilisation lycéenne ? Vous en attendez quoi ?

  • 8:40RelanceRéponse directe

    La primaire, c'est un aveu d'échec ?

  • 9:15RelanceRéponse directe

    La primaire est-elle le signe de la faiblesse des partis politiques ?

  • 10:34OuverteRéponse directe

    Est-ce que les militants dans les partis sont contents de participer à ce genre d'élection ?

  • 11:45RelanceRéponse directe

    Les sondages sur les primaires sont-ils fiables pour analyser le favori ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 34:12Stéphanie DespierreChiffre
    « 43 milliards d'euros, c'est le montant des nouvelles économies prévues dans le budget 2027. »
  • 34:56Stéphanie DespierreFait
    « Gel partiel ou total pour les pensions supérieures à 1260 €, baisse du plafond de l'abattement fiscal. »
  • 39:54Estelle MercierFait
    « Quand on gèle des APL, quand on gèle des allocations, quand on décide de désindexer des retraites à 1260 €, vous savez ce que c'est quand même une pension de retraite à 1260 €. »
  • 51:54Chiffre
    « 1027 établissements perturbés, près de 2000 interpellations »
  • 54:01Chiffre
    « 400 établissements seront fermés demain, les cours à distance se feront »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[musique] [musique]

0:24
Locuteur

Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque bois compte sur LCP. Je suis ravie de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée nationale avec à mes côtés ce soir Elsa Mondingava. Bonsoir Elsa. Bonsoir Adeline et Nicolas Doménag. Bonsoir Nicolas. C'est [musique] parti pour le sommaire avec à la une, le 2e débat de la primaire de la gauche qui se tient ce soir sur France 2 et France interre à moins de 10 jours du scrutin. Question [musique] ce soir euh justement sur un vote qui n'a plus fabriqué de vainqueurs depuis maintenant 14 ans.

On en parle à l'occasion du documentaire primaire La machine à perdre point d'interrogation qui est diffusé sur LCP lundi prochain et qui est notamment écrit par Michel Cota qui est avec nous ce soir. Quoi de neuf [musique] ce soir Nicolas Doménac et la grande déprime à bouche fermée hein des dirigeants du l'ex bloc central parce que ça marche pas terrible pour eux. Dans la deuxième partie de chaque voix compte place à la question qui fâche le budget 2027. [musique] Ça y est le gouvernement a rendu sa copie ce matin en conseil des ministres. Le débat dans l'hémicycle ne commencera que le 13 octobre mais il s'annonce déjà comme un chemin [musique] de croix pour Sébastien Lecornu.

On en débattra trois députés. On parlera aussi de l'actualité qui a éclipsé ce budget aujourd'hui. La mobilisation lycéenne qui dégénère ce soir dans de nombreuses villes. Matignon parle [musique] même d'une bascule dans les violences urbaines. Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous [musique] confortablement. Chaque voix compte. C'est parti.

1:53
Non speech

[musique]

1:54
Locuteur

Les cinq candidats à la primaire de la gauche sociale-démocrate se retrouvent donc ce soir pour un nouveau débat télévisé alors que le premier tour a lieu vendredi et samedi prochain. Entre-temps, je conseillerai aux candidats mais aussi aux électeurs de regarder LCP lundi soir. Primaire, une machine à perdre. C'est un film qui raconte comment les primaires ont bouleversé la vie politique française mais aussi propulser des candidats ou dynamiter des partis au choix. Thboc,

2:22
Non speech

[musique]

2:26
Locuteur

voici l'exception qui confirme la règle. Le 6 mai 2012, 7 mois après sa victoire au primaire, François Hollande est élu président de la République. [musique] Car depuis, les comptes sont formels en sepèir recensées, de droite comme de gauche, ouvertes ou fermées. À part François Land, jamais un vainqueur de la primaire n'a remporté [musique] l'élection présidentielle. Un bilan qui questionne pour un exercice qui fait en France ses 20 bougies. 2006, la première primaire est déjà socialiste. Cette soirée est une première, un exercice de renouveau démocratique. Ce que je souhaite, c'est incarner un désir d'avenir mais aussi dès l'origine un spectacle médiatique.

La primaire marque un changement absolu de culture. Vainqueur surprise, Segolen Royal découvre aussi le premier récueil du processus. Il n'assure en rien le soutien des perdants et du parti. Segolen royal échouent avec seulement 47 % des suffrages. [musique] Ces concurrents de la primaire ne l'ont pas franchement soutenu. Et puis il y a comme en 2012 les petites phrases quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup qui vous suivent. Les divisions qui laissent des traces. Vous le traînez pas simplement pendant la campagne, vous le traînez même une fois que vous avez été élu. Pourtant quand aucun chef ne s'impose, la primaire apparaît comme une nécessité. En 2016, même la droite s'y met.

Vous connaissez les règles ? Un échec encore, même si François Fillon a surtout perdu à cause des affaires. Et puis il y a les descentes aux enfers. 2022 primaire chez les Verts et chez les Républicains. Escore équivalent à la présidentielle pour leurs vainqueurs. Yannique Jado 4,6, Valérie PCè 4,6 également un cataclysme. Dernier épisode en date. En août dernier, François Hollande s'oppose à la primaire socialiste. Stratégie du moment où le son tiré du passé. Les risques, c'est du rassemblement quelquefois de nous diviser. La primaire version 2026 du PS et de ses alliés. Vous n'aurez pas en fait de sang sur les murs.

Qui doit départager cinq candidats permettra-t-elle d'inverser la dynamique à gauche où Jean-Luc Mélenchon domine dans les sondages ? Où se soldera-t-elle par une nouvelle désillusion ? Et j'accueille sur le plateau de chaque voix compte Michel Cot. Bonsoir et merci d'être avec nous ce soir. Vous avez donc coécrit avec Patrice Duamel ce documentaire sur les les primaires qui sera diffusé sur LCP lundi. Jonathan Boucher Pettersen, bonsoir. Éditorialiste à Libération, merci d'être là également. Et bonsoir Frédéric Michot. Bonsoir. Directeur général adjoint de l'Institut de sondage Opinion Way. Merci également de votre présence Michel Cota.

Il y a donc 20 ans avait lieu sur LCP d'ailleurs le premier débat d'une primaire socialiste. Et 20 ans plus tard, il y a donc ce débat ce soir entre les cinq candidats de cette primaire de la gauche sociale et démocrate. Qu'est-ce qui se joue ce soir à 8 jours du premier tour ? Un peu la suite de ce qui s'est déjà joué au premier, c'est-à-dire le débat. On voyait très bien un débat où finalement pendant toutes les deux premières heures, on s'est dit après tout qu'est-ce qu' qu'est-ce qui les sépare vraiment ? Est-ce que avec un petit coup de un petit coup de bon sens, un petit coup d'enthousiasme, ils auraient pas pu se déterminer eux-mêmes après tout ?

Et puis la question finale a fait effectivement a révélé le cœur du débat, c'est-à-dire qu'est-ce qui est prêt à s'allier avec Jean-Luc Mélenchon et qu'est-ce qu'il refuse ? Absolument la ligne de fraction. problème puisque on avait discuté déjà depuis la dernière l'avant-dernière primaire socialiste autour de Manuel Vals de deux gauches irréconciliabl. Est-ce que oui ou non les deux gauches sont si irréconciliables que ça ? Est-ce qu'elles peuvent continuer à se réconcilier quand ça les arrange pour les législatives et à se séparer quand ça les arrange pas pour les Européens pour les présidentielles ? C'est c'est le problème. Mais là au moins les cartes sont sur la table.

Et qui selon vous avait le plus marqué de points sur le premier débat télévisé sur les cinq. Je sais pas, je suis bien incapable de le dire. Je l'avantage avec ces primaires, c'est que d'abord, je sais pas si tout le monde est d'accord, mais je pense que il y a des discussions qu'on a jamais qui ne se passent jamais au fond. Ce qui fait l'aventure des primaires, c'est la télévision. C'est pas les hommes, c'est pas c'est la télévision. Donc il y a des débats qu'on a jamais. C'est ce que ce que disait Sandrine Rousseau. En revanche, il y a des gens aussi qu'on qu'on connaît moins et qui apparaissent d'un coup à l'écran. Ça avait été le cas pour Manuel Vals à un moment.

Et là par exemple, oui, j'ai trouvé que Morel Oui, il y a eu vraiment quelqu'un qui s'est détaché et qui n'était pas le favori. Alors, de là, les deux favoris restent bien en effet euh en effet l'un côté d'un côté le secrétaire général du premier secrétaire du Parti socialiste qui est bien le moins et de l'autre Raphaël Guxman. Mais je je dois dire que je n'ai enfin personnellement ça n'engage que moi mais je n'ai pas trouvé Raphaël Gluxman qui s'imposant voilà et il a été il a des bons comme les autres mais il ne s'est pas imposé et il n'a pas imposé sa figure comme une figure par lequelle le parti socialiste devrait passer.

Jonathan Boucher Péteren, le débat de ce soir, il va porter sur l'immigration, l'écologie, la santé, le pouvoir d'achat. Sans doute, est-ce qu'on commencera avec la mobilisation lycéenne quand même ? Vous en attendez quoi de ce débat ? Moi, j'ai trouvé qu'en tout cas bah je trouve que le débat était de qualité en tout cas sur le en tout cas sur les deux heures auxquelles on a assisté. Après, ça reste un débat de gens qui ont globalement un socle commun sur beaucoup de sujets. C'est c'est assez légitime. On a quand même senti des nuances.

Ça a évidemment dérapé sur les 20 dernières minutes et c'est ce qu'on commande depuis depuis parce que c'est probablement ce qui ce qui intéresse le plus mais je suis pas sûr que ce soit forcément le plus structurant. Je voulais juste rappeler que c'est une primaire, vous disiez qui a été le meilleur. Il y en a un qui la voulait pas cette primaire quand même. C'est Raphaël Gluxman. Elle elle lui a été imposée. Donc ça c'est et je pense que ça dit beaucoup de ce qu'on va dérouler dans cette dans cet échange là, c'est que la primaire personne la souhaite en soi. Dans tous les cas où on en a pas besoin, on s'en passe assez allègrement.

La primaire, elle est rarement Vous faites partie de ceux qui pensent que la primaire c'est un aveu d'échec ? Ah ben je sais pas si c'est un aveu d'échec parce que mais en tout cas je pense que c'est euh un accélérateur quand la victoire est possible. C'est un objet très compliqué quand tout le monde a à peu près acté qu'on avait pas assisté à un débat qui estù se situait le prochain président ou la prochaine présidente de la de la République. Et je mais je pense que c'est un symptôme beaucoup plus qu'une cause. C'est a les gens qui disent il a perdu parce qu'il y a eu une primaire. Non moi je vois je jamais c'est cette explication là.

Je pense pas que Valérie PC qu' un autre candidat que Valérie PCRES aurait fait un meilleur score de à quelques variables près dans le dans lors de la dernière présidentielle. Je pense pas que euh voilà et que François Fillon, ça a été dit dans le sujet, n'a pas perdu parce qu'il avait remporté la primaire. Après, quand des partis sont minoritaires et pèsent 5 6 7 8 % dans l'opinion, c'est pas parce qu'il y a une primaire ou pas de primaire que leur candidat va faire 10 ou 15. Je vous voyais bondir Frédéric Michou. Non non, je j'étais parfaitement d'accord [rires] sur le terme de symptôme. C'est très juste la primaire. C'est le signe de la faiblesse des partis politiques.

La fonction d'un parti politique, c'est de dégager un leader. Ils ne parviennent plus à le faire. Donc, ils sont obligés de mettre en place des procédures de de en dehors de leur propre structure pour désigner, faire trancher par un corps électoral qui dépasse les simples adhérents. Euh, on en parlera tout à l'heure du électoral. C'est aussi la grande inconnue du moment quand même. Mais sur à la fois le débat de de ce soir, mais aussi sur ce que ce qui va se jouer dans dans cette primaire, est-ce que l'enjeu finalement c'est pas de choisir [grognement] entre cinq candidats, c'est de choisir entre deux stratégies et je reviens à la France insiste dont parlait Michel Cotard.

La stratégie en plus. Ouais, mais les stratégies d'alliance, c'est un congrès du PS. C'est ça qui a fait bondir c'est Genan Royal quand Raphaël Gluxman qui fait pas partie du PS rentre dans dans ce débat là. Je pense qu'il y a un décalage de toute façon entre ce que disent les responsables des différents partis et les candidats et la réalité des électeurs. C'est oui, c'est très compliqué les relations entre le PS et LFI en fonction des circonstances.

Il n'empêche que toutes les études d'opinion depuis maintenant très longtemps euh montrent que l'aspiration unitaire parce que les électeurs, ils sont pas bêtes, ils savent très bien que si chacun est de son côté, le le rôle de la gauche dans la décennie qui vient, c'est de continuer à être spectatrice d'un spectacle qui la désole. Donc je pense qu'il y a beaucoup plus de choses qui unissent en commun les électeurs et ça se voit même à l'Assemblée nationale avec les députés. Ça a été rappelé par Olivier Fort 80 % des textes sont votés en commun par les députés LFI, écolo, communistes, socialistes. Après voilà, c'est sûrement utile pour Jérôme Gedge de cliver comme ça.

C'est à peu près sa seule singularité dans le débat. Mais justement Frédéric Michot, vous disiez que c'est c'est un signe d'affaiblissement des partis, mais est-ce que les militants dans les partis eux alors que voilà, on voit que les partis bougent, évoluent, qu'on est plus sur des partis classiques, ils sont contents de participer à ce genre d'élection ? Il y a un regain de participation. Ça les fait plaisir de choisir leur candidat. Ça leur fait plaisir. Ça fait plaisir même d'une manière générale aux Français. Les Français adorent les primaires. Quand on les interroge sur la primaire de la droite, vous avez une majorité de Français, pas uniquement des sympathisants de droite.

61 % des Français qui sont favorables à la primaire. Alors à droite, c'est évidemment beaucoup plus. que c'est la même chose pour euh la primaire de la gauche. En fait, dès que vous redonnez la parole euh aux électeurs, aux militants, aux adhérents, et bien évidemment, ils sont prêts à à s'en saisir. Et et al c'est marrant parce que vous faites vous faites des sondages sur est-ce que vous aimez euh l'idée d'une primaire, mais les primaires ne sont pas sondés. Non, absolument pas parce que le corps électoral est très est trop limité. On est entre 50 et 100000 peut-être électeurs au maximum.

Est-ce que les sondages, on se fit du coup au sondage de premier tour, est-ce que c'est fiable pour analyser le favori d'une primaire ? Non, puisque nous n'interrogeons pas le corps électoral, donc il peut y avoir des surprises, mais les sondages qui sont publiés, qui désignent très clairement un vainqueur, Raphaël Gluxman peuvent peser dans le choix des électeurs et se dire le but d'une primaire, c'est tout de même créer un effet propulsif, de dégager un leader et puis de lui donner de de l'élan. C'était ce que euh ce qui est arrivé à à François Hollande à François Fillon aussi à droite très nettement.

Euh Benoît Amont aussi he on oublie tout le temps que Benoît Amon quand il sort de la primaire, il a 14 % à égalité avec Jean-Luc Mélag également 18 %. Donc après c'est les circonstances de la campagne juste sur le corps électoral. Michel Cotard. Non, je je voulais sur le débat qu'on a hein, c'est est-ce que euh les primaires ont euh affaibli les partis ou ce que c'est parce que les partis sont affaiblis qu'ils ont besoin de primaire ? Ça franchement je suis incapable de répondre à la question. Je pense que il y a eu un effet un effet de de bascule entre l'un et l'autre.

Si les partis quand les partis politiques sont forts, ce qui a été le cas avec Mitteran, Chirak, même le premier euh Sarkozi, euh il y a pas de problème, il s'impose. Donc d'une certaine façon, c'est parce que les partis sont plus faibles qui n'ont pas su dégager de leaders euh que finalement les élections je ne sais pas si c'est les primaires qui ont fait exploser les partis ou les partis qui ont inventé les prim. Les seuls qui peuvent s'en passer, c'est Jean-Luc Mélenchon qui a créé son propre parti. C'est Édouard Philippe qui a créé son propre parti ou Marine Le Pen qui a hérité familialement. Est-ce qu'elle va pouvoir s'en passer longtemps ?

Parce qu'on a bien vu avec Jordan Bardella que peut-être les les militants auraient voulu une primaire. Non, c'est tout tout à fait inenvisageable. Je crois que ça existe pas comme comme perspective. Il y a une culture du chef qui est celle qui était celle à droite à l'époque. Non, c'est le bloc central qui est en demande de primaire parce que c'est très sympa quand il y a de dire que la primaire est un problème. J'ai j'ai quand même le sentiment que quand il y a pas de primaire, c'est pas tellement plus clair. Alors justement, j'allais vous poser cette question puisque Gabriel Atal et Édouard Philippe, ils font le même constat.

À la fin, il en faudra qu'un sur la ligne de départ mais sur la méthode, ils sont pas tout à fait d'accord. Écoutez-les et ensuite vous réagissez. Si nous sommes trop nombreux dans un espace politique qui est relativement proche, alors la dispersion nous condamnera à avoir un deuxième tour entre madame Le Penal et donc la nécessité d'avoir une responsabilité le moment venu pour éviter que ça ne survienne. Moi j'étais très clair depuis le début autour de ça. J'ai dit que j'étais je n'excluais aucune proposition qui sont faites y compris celle d'une primaire. Vous en parliez Jonathan Boucher Betterson. Comment ça se finit alors entre ces deuxl ? Bah ça se finit pour l'instant.

Edard Philippe a pas suffisamment fait le trou et on sait Gabriel Atel a pas donné de rendez-vous pour qu'on fasse les comptes en disant qui est le mieux placé. Je rappelle qu'il y a Bruno Retaillot qui est le 3e soi-disant dans cet attelage de ce qu'on a appelé j'ai jamais cru le socle commun en tout cas peut-être David Lissenard aussi. Alors là, dans ces cas-là, je pense qu'on a un problème de valeur sur beaucoup de sujets. Moi, je vois plus David Lissard comme une potentielle non avec Marine Le Pen à terme et avec reconquête sur le fond he pour sur beaucoup de sujets.

Et en revanche, ce qui est intéressant, c'est que on a beaucoup glosé ou en tout cas voulu faire le parallèle avec le match Baladur Chirac. À l'époque, je revoyais des archives du premier tour, baladure plus Chirac, ça pèse jusqu'à 44 % sur un premier tour. Donc c'est évidemment, c'est facile quand on a chacun une grosse masse à se partager. Là, on parle de quelqu'un qui est à 15 16 et l'autre qui est à 10 12. Justement, à ce propos de Frédéric Dab qui est euh votre confrère cher ami, qui est dans le film qui est dans votre film Michel. En 2012, l'addition des voix Sarco Hollande, ça fait 55 % et en 2017 à mon Fillon, ça fait 26 % et enfin Hidalgo PC ça fait autour de 10 %.

Ouais, ça signifie bien que c'est pas un problème de nombre de candidats, c'est un problème de force des candidats. Alors, évidemment le la dispersion électorale, on sait que c'est un facteur d'échec et ça peut annuler la qualification au premier tour, mais quand il y a des candidats forts, [grognement] ils arrivent à se à se qualifier quelle que soit la concurrence. Enfin, sous la 5e République, les élections présidentielles, il y a souvent eu un candidat du centre et un candidat de la droite et l'un des deux a été qualifié. Je voudrais revenir à mon corps électoral. de la primaire de la gauche. Pardonnez-moi, mais on n' pas éclairci ce Qui va voter ? Qui qui va voter ?

Est-ce qu'on a une idée ? Bah les adhérents du Parti socialiste, ça on peut on peut bah eux ils sont ils sont votant de droit puisqu'ils sont adhérents. La question c'est qui va voter en plus des adhérents des deux formations politiques ? On a entendu place publique se réjouir de voir le nombre d'adhérents doubler. Je vous cache pas que ça fait pas une marée humaine, même quand serait double he le nombre d'adhérents de de place publique.

La question c'est est-ce que à quel point ça intéresse au-delà une partie des électeurs qui sont pas adhérent parce que les gens ont perdu l'habitude d'être adhérent dans une force quand elle est pas en dynamique et que la perspective de conquête du pouvoir n'est pas évidente. Donc la question c'est effectivement et c'est comme ça que ça a été posé au départ, c'est est-ce que les socialistes sont prêts comme aux européennes à confier leur destin à quelqu'un qui fait pas partie de la famille Raphaël Guxman voir qui a du mal à voir concevoir l'idée que l'Union de la gauche c'est ça n'appartient pas forcément au passé.

C'est une des questions d'ailleurs qui veut parce que il y a eu les les anroches de la fois précédente mais je pense qu'il va falloir pousser cette questionlà au fur et à mesure des trois débats pour bien comprendre quelles sont les perspectives d'alliance des uns et des autres. Je suis pas sûr que ça enthousiasme un électeur socialiste de savoir qu'un Raphaël Gluxman a une œillère sur l'œil gauche et en revanche s'imagine travailler avec Gabriel Atal.

Je fais pas de procès d'intention mais faudra clarifier ça au fond et c'est ce qu'on comprend dans votre film Michel Cot elle oblige à se radicaliser pour séduire son camp alors qu'une présidentielle bah elle exige d'aller chercher au-delà de son camp. Oui, bien sûr. Surtout quand elle est fermée parce qu'il y a des primaères ouvertes, on a connu des primaires ouvertes avec 5 millions de téléspectateurs. Donc déjà c'était une foule qu'on pouvait peut-être sonder en tout cas qui était sondable mais là il y a 700000 téléspectateurs sur le débat télévisé du premier tour de 700 autant que sur le premier socialiste entre Dominique Stroscan, c'est Golen Royal et Fabius.

En fait, c'est la télévision qui fait les prim qui fait la primaire et l'intérêt de la primaire. Et quand elle est ouverte, c'est sûr qu'on n pas tendance à rechercher uniquement le radicalisme. Mais quand elle est fermée, malheureusement euh les euh les votants et les partisans vous entraînent à ça. C'est le danger des primaires fermées. Et là, on a choisi une primaire fermée. Ils ont 130000 électeurs pour la victoire de Solen Royal en 2006 à la primaire qualifié pour le second tour. Donc je pense qu'encore une fois, il y a des rapports de force qui existent très au-delà des circonstances de désignation. On sera dans un autre étiage si on en croit.

Patrick, le président de la commission de d'organisation de la primaire de la gauche, il tablait lundi sur 90000 votants en ligne. Alors, j'ai vu qu'il y avait aussi des isoloirs avec des tablettes pour aller voter par endroit. 90000. Je rappelle qu'il y a eu un débat, enfin en tout cas, il y a eu des des des avis très divergents entre la direction du PS incarné par Olivier Fort et soutenu en l'occurrence paran Royal qui voulait une participation entre 2 et 4 €. Il y avait des des nuances. et le Cluxman. La principale euh principal cliqué qu'ils ont mis pour accepter de participer à cette primaire, c'est justement de mettre 15 €.

15 € aujourd'hui, ça représente quand même un obstacle à la participation qui est assez important. Ils ont tendance à dire, il faut le rappeler quand même pour avoir un tout petit peu d'honnêteté sur cette questionlà, c'est que c'était 20 € à l'époque he ce qu'avait imposé le PS justement pour verrouiller Stroscan Fabius et éviter que le Royal fasse venir trop d'adhérents. C'était 20 €. et 20 € à l'époque, est-ce que c'était pas plus assumable pour un électorat socialiste bon teint que 15 € aujourd'hui pour le peuple de gauche ?

Surtout à partir du moment où les autres propose moins euh c'estàd je ne suis pas sûr que ça ne soit pas reproché, que ça ne finisse pas par être reproché à certaines à pas par à Gluxman par certaines personnes qui disent bah si on vient trois ou quatre voter c'est beaucoup d'argent. D'ailleurs, c'est 15 € pour les deux tours ou il faut payer à chaque tour ? Ah non non oui 15 € pour Non quand même faut pas exagérer quand même. Et il y avait, souvenez-vous à Adeline, cette inquiétude de dire si on met 2 € 3 € peut-être que certains vont s'infiltrer aussi dans la primaire.

Ça c'est un ça peut arriver Frédéric Michot dans une primaire, on est des gens qui s'inscrivent pas pour voter vraiment pour dire ce qu'ils pensent mais juste voilà pour placer le moins bon des candidats pour essayer de trouver son camp du fantasme. C'est surtout le cas dans les dans les primaires ouvertes. Mais c'est pas de nature à transformer la la physionomie d'un scrutin parce que c'est un comportement qui si il existe reste vraiment extrêmement minoritaire. Sauf que rappelez-vous pour Fillon, pour François Fillon donc qui était à 9 % au début, le le ralliment de ce qu'on appelait sens commun qui était un mouvement catholique de droite a beaucoup joué.

Oui, mais c'était un visage découvert pour le coup. On savaitouit visage découvert d'ailleurs ça a beaucoup joué. C'était les derniers qui étaient là au exement. Je voudrais qu'on parle de l'après. Euh dans votre film Michel Cota, on va dire qu'il y a le moment à mon Benoît Amon, le frondeur remporte la primaire socialiste de 2017 au second tour face à Manuel Vals. Il raconte les 15 jours qui suivent sa victoire à la primaire où il doit aller mendier, ce sont ces mots, il doit aller mendier des soutiens. Oui. Euh ça veut dire effectivement que parce que parce que Manuel Vals, il fait quoi ?

Bah, il va il va avec que le favori était manifestement Manuel Vals mais qui François Hollande n'était pas là a été interrogé sur le bilan de quinquena Hollande alors que évidemment alors il a essayé de s'en détacher en disant mais je ferai plus jamais le 493 mais il n'est pas il n'est pas parvenu mais Amont était pas quand même celui qu'on imaginait là pour le coup il a surgi dans la dans la primaire il était pas celui qu'on qu'on attendait ça été la révélation du débat pas enfin révélation il dit lui-même et dans dans le film, il dit lui-même c'est pas à cause de mon a c'est vraiment pas à cause de mon a pas à cause de mon charisme que j'ai gagné que j'ai gagné c'est à cause effectivement de son sa proposition de revenu de revenu universel mais euh bon c'est c'est la règle du jeu la proposition qui est la proposition de de était tout à fait valable mais Alain Jupet le dit aussi Alain Jupé le dit aussi pour expliquer il il d'ailleurs il a beaucoup de recul sur sa défaite à la primaire face à Frillon.

Je trouve que c'est très intéressant avec Patriceabelle, c'est ce qu'on s'est le plus frappé, c'est le recul, l'espèce de quand Copé moi j'ai été j'ai eu 0,3 % j'ai été le type le plus battu qui a jamais existé. Bon, ils ont un vrai recul, c'est pas mal. Et Alain Jupé dit reconnaît d'une certaine façon qu'il a fait une campagne de second tour avant le premier tour, qu'il a été trop modéré. Je vous vois ticker. Non mais ça dit bien ça dit bien que la télévision est centrale dans la dans la campagne présidentielle et à force dans les primaires. Ce qui a fait le succès de François Fillon, c'est sa puniacité dans les dans les débats.

Il s'est révélé dans les débats et et c'est bien ce que l'exercice des primaires, c'est attirer la lumière médiatique sur quelque chose qui habituellement reste plutôt feutré et et derrière les portesclauses des partis politiques. mettre en lumière tout ça pour essayer de de d'impulser une dynamique électorale. Oui quand même. Non mais là on parle on a vu je parle vraiment d'une d'une révélation d'une personne qui véritablement pour l'instant c'était un bon débat franchement c'était intéressant comme débat. Les 2 heures sont ça fait ça paraît long mais moi j'ai trouvé que ça passait vite. Je sais pas si vous êtes d'accord.

Il y avait des nuances entre eux en tout cas intéressantes et ça c'est vrai que ces conversations et c'est on ne les a jamais on ne les a quelque chose d'ass pour un journaliste d'un dans un canard de gauche c'est qu'il y avait que des gens de gauche interrogés par que des gens de gauche et je vous cache pas que dans [rires] un entre par rapport à ce qu'on voit habituellement c'était assez singul à votre avis un candidat de gauche Benoît Mont une candidate de droite Valérie PCR ont fait du trampoline avec les primaires et se sont écrabouillés ensuite parallèlement l'un et l'autre période le La la principale faiblesse de Benoît Amont, c'est que Jean-Luc Mélenchon était plus fort et qu'il y a eu vraiment un système de vase communiquant dans un une dynamique de vote utile en disant comment on fait pour peser dans une présidentielle qui était déjà très droitisée.

Je rappelle que le ce qui était avant le le jaillissement d'Emmanuel Macron, ce qui était quand même vendu comme final prévu, c'était François Fillon qui était quand même plutôt la droite de son parti politique, en tout cas sur les questions identitaires et libérales, quelqu'un d'assez affirmé face au candidat du Rassemblement national. Donc il y a eu une logique de de vote utile en faveur de Mélenchon à gauche et on a vu une bascule qui a été complètement massive et surtout je pense que ce qui est ce que ce qu'on ce qui est très difficile à comparer parce que une primaire elle est d'autant plus enthousiasmante et projetante. Je le disais au début que la victoire semble possible.

Évidemment que là il y a pas beaucoup d'électeurs qui y participent. C'est pour ça que je dis que ça ressemble un peu plus à un congrès médiatisé qu'à une vraie primaire présidentielle. dans ce caslà difficulté tient aussi que les différents protagonistes qui perdent ne jouent pas le jeu de se raller au vainqueur et de le soutenir. Je pense que les vainqueurs devraient pas s'en préoccuper. La faute et Benoî Amon, j'en ai parlé plusieurs fois avec lui. a passé un temps infini à essayer de raller des gens qui pensaient que Manu plutôt que de s'adresser au français d'avancer sur cette dynamique là.

C'est Royal, c'est la leçon peut-être de 2006, c'est de pas, il faut pas se préoccuper, il faut pas penser que des gens qui ont été battus deviennent des atouts. Et dans l'histoire, Benoît Amon aujourd'hui, on lui reconnaît un diagnostic qui était assez pertinent en tout cas pour des gens de gauche et il bénéficie d'une aura qui est assez intacte en fait, même s'il est retiré de la vie politique, je suis pas sûr que Manuel Vals, soit-disant le favori de l'époque et est vécu comme un espèce de traître pour la pardon, il y a un éléphant du PS dans la pièce, c'est François Hollande.

Pardonnez-moi, aucun des candidats à la primaire de l'époque n'est resté au Parti socialiste après cette primaire. C'est ce que dit François Hollande dans votre film. Et il dit "Ça n'a donc aucun sens. Est-ce que on n' pas dans votre film l'explication à la position de François Hollande aujourd'hui ?" Ah ben tout à fait. D'ailleurs, il il ne s'en cache pas. Je sais pas je sais pas par quel trou de souris il peut revenir. Ça je ça ça m on est quand même tous un peu étonnés. on se dit mais alors vraiment euh s'il y a un vainqueur à la primaire socialiste, ça va être très difficile euh de de de trouver le le trou de souris.

Mais euh bien sûr euh il a trouvé que pour lui euh il a d'abord il a gagné cette primaire. Euh très bien, mais qu'est-ce qu'il l'a porté cette primaire ? Il a porté 5 ans. 5 ans et il y avait la gauche molle et il raconte mais surtout 5 ans de frondeur parce que les frondeurs sont nés de là. Il manque encore un tout petit peu de lucidité François Hollande quand même parce que c'est il a beaucoup de qualité mais ce qu'il a porté c'est pas la primaire, c'est le décalage entre ses proclamations de campagne une fois qu'il était désigné et l'exercice du pouvoir.

Je finis juste deuxième chose euh ce que François Hollande s refuse cette primaire cette fois-ci c'est qu'il se souvient que Nicolas Sarkozi quand il a tenté un retour en passant par la caisse primaire a perdu de façon assez significative et je pense qu'au moins il a un éclair de lucidité c'est que François Hollande dans le corps électoral qui est mobilisé pour cette primaire perd la primaire tout simplement. On entendait Olivier Fort dans le sujet tout à l'heure dire il y aura pas de sang sur les murs. Le vainqueur d'une primaire, est-ce que c'est toujours, comme on dit celui qui a le mieux réussi à assassiner ses frères politiques sans que le sâche son costume ?

Est-ce que on peut garantir qu'après le 10 octobre, le club des cinq là qui débat ce soir, il restera soudé. En réalité, comme les options politiques sont très sont très proches les unes des autres, que les candidats sont fongibles, c'est-à-dire avec une grande capacité d'interchangabilité entre eux. euh et plutôt des nuances que des oppositions fortes. Et bien les les différences pour pour émerger, il faut qu'elle se fassent sur des aspects qui sont des aspects de caractère, sur des aspects de d'éloquence et ça ça pousse à avoir des phrases fortes et ça peut laisser des traces, ça peut créer des divisions profondes qui sont nuisibles par la suite.

Mais encore une fois, c'est pas je pense qu'il faut vraiment tirer une leçon. L'enjeu pour celui qui est désigné quelle que soit la primaire, c'est pas de rabibocher avec ceux qui l'a affronté. C'est pas vrai. C'est de parler au français. Très difficile, on est d'accord. Mais justement, c'est tout le problème de la présidentielle. S'il arrive pas, s'il arrive à se rabibocher, alors pourquoi s'être battu ? Mais s'il arrive pas à se rabibocher franchement. Après, après, c'est à chacun en responsabilité. On a entendu les uns et les autres dire évidemment qu'on soutiendra celui qui est désigné.

S'ils ne le font pas, c'est pas à celui qui est désigné de perdre du temps à essayer de comprendre dans la psychologie comment essayer de soigner un tel ou un tel qui a eu son ego blessé. Bon voilà, je pense que vraiment Oui, mais les électeurs sont suivent pas forcément ce que disent les gens. C'est-à-dire Manuel Vals qui a trahi n'a jama et bien on verra si tout ça se vérifie 10 octobre dans le film. Oui, mais il a perdu tout prédit dans l'opinion. Quand merci infiniment à tous les trois d'être venus en tout cas ce soir sur le plateau de chaque voix compte primaire. La machine à perdre, c'est donc avoir lundi soir sur LCP à 20h40 dans Debadoc avec Ali Badou.

Dans un instant, la question qui fâche. On va parler budget 2027 et mobilisation lycéenne avec nos trois prochains invités, trois députés mais d'abord Nicolas Doménac. Bonne neuf. Mais on reste dans cette campagne présidentielle avec vous Nicolas parce que les candidats mais les électeurs aussi du bloc central ont un peu le moral dans les chaussettes. Les sondages sont pas bons. Mais c'est la déprime qui gagne hein parce que il reste scotché hein. Alors même Édouard Philippe Édouard Philippe a de l'avance mais et bien ils ont des fourchettes sondagères dans planté dans le dos. Édouard Philippe autour de 15 %, Gabriel Atal et Bruno Retaillot autour de 7 8 %.

Bon et chacun de prétendre cependant qu'il aura jusqu'au bout ce qui ne contribue pas à une dynamique forte. Et donc il stagnent. Pourtant, il mène des campagnes très différentes. Euh oui, chacun son rythme, hein. Édouard Philippe se veut tranquillou euh mais il n'imprime pas pourtant hein. Par exemple, quand il sort son euh grand projet et bien de la réforme de la sécurité sociale et ben boum voilà que Bardella fait à son corps défendant l'actualité hein. On bien et puis que ensuite bien Gabriel Atal explique que le plan de Édouard Philippe c'est un plan pour les pades. Bon voilà, c'est charmant mais en tout cas ils font circuler d'ailleurs les proches de Gabriel Atal ce sont ce ce montage.

Vous avez peut-être vu ça Édouard le Flemar dire parce qu'il avait dit qu'il voulait faudrait songer à se reposer après avoir fait une campagne électorale. Mais bon Gabriel Atal lui-même qui mène une campagne à la trompette et ben il reste scotché à 8 % des voies. Donc il y a ça progresse pas davantage hein. Pourtant il ne mégote pas les initiatives. Al il y en a une par exemple qui a donné lieu des commentaires ironiques hein. Vous savez la campagne pour les 1000 1000 bistro. Alors c'est devenu les 100 les 100 salles de shoot hein. Voilà. Bon, c'est ce qui passe dans les réseaux mais enfin tout ça fait une un climat assez tendu. Alors, il y a Bruno Rotaillot qui lui aussi une campagne.

Alors, lui c'est c'est c'est au clairon, hein, mais sur les questions sécuritaires, ben voilà. Sauf que là, il y a Marine Le Pen qui qui l'empêche de progresser et puis alors il donne une explication qui elle mérite d'être écoutée. Tendez bien l'oreille parce que je pense qu'il touche quelque chose de très juste. Le peuple français ne veut pas d'une saison 3 du macronisme. Le bilan désastreux, on vient d'en parler d'Emmanuel Macron, absolument désastreux. L'appauvrissement des Français, le déclassement d'un grand pays, d'une grande nation comme la France, c'est lui. Et bien ce bilan là, ils y ont pris part. Ils y ont pris part.

Bah oui, parce que personne n'oublie qu'ils ont été tous les deux premier ministres. Mais oui, ils ont été premier ministres. Bon, Édouard Philippe 3 ans, Gabriel Atal 7 mois et 27 jours. He bon il dit 8 mois mais enfin on le chicaillera pas là-dessus. Mais c'est vrai que c'est si vous voulez c'est leur problème central, c'est que les enfants du macronisme peuvent pas échapper au bilan du macronisme. Ça paraît très difficile mais est-ce que Rotaillot peut échapper ? Alors c'est pas un enfant mais il a quand même fait partie. é ministre de l'intérieur. La façon qu'il a eu de quitter le gouvernement a pas été une rupture très très très nette et très claire.

Ce qui fait que effectivement euh ils ont peut-être une une idée à trouver du côté de Nicolas Sarkozy qui lui avait trouvé l'idée pour se détacher du père de famille hein dire il avait montré que c'était possible ça avait pris son temps hein du tout c'est difficile de lui demander en même temps parce que il a plutôt selon certaines sources il a plutôt choisi Bardella enfin c'était avant c'était avant tout ça en tout cas Bardella puisqu'on parle de des des du coup vous avez ben des prétendants qui s'activent aussi ce qui affaiblisse encore plus les trois candidats. Est-ce que ça veut dire qu'ils vont devoir renoncer à un moment les uns les autres ? Peut-être bien. Du coup cela pousse à ça.

Vous avez Xavier Bertrand, Michel Barnier, Thierry Breton, François Barouin. Bah voilà, on les appellera le plan B et ça aide pas au plan A. Oui. Parier breton que des B. Merci Nicolas. On passe à la question qui fâche. Je pense qu'ils ne vont pas me dire le contraire. Ce fut une drôle de journée pour les députés et pour le gouvernement. D'un côté, il y avait la présentation très attendue du budget 2027. De l'autre, ces manifestations lycéennes qui dégénèrent et qui éclips le projet de loi de finance. On va parler des deux donc ce soir avec vous François Jolivet. Bonsoir. Bonsoir madame. Député Horizon de l'Inde et membre de la commission des finances tout comme Estelle Mercier. Bonsoir.

Bonsoir. Député socialiste de Meosel. Merci d'être là. Et bonsoir Philippe Ballard. Bonsoir. Député national de Loise, d'abord le budget si vous voulez bien qui a donc été présenté ce matin en conseil des ministres avec l'objectif de ramener le déficit à 5 % du PIB en 2027. Regardez, c'est Stéphanie Despierre qui vous pose la question qui fâche. La question qui fâche ce soir tourne autour d'un chiffre qui fâche, 43 milliards d'euros, c'est le montant des nouvelles économies prévues dans le budget 2027. Ces dépenses-là sont des acquis pour demain. Nous ne sommes pas voués à des décisions brutales. Nous avons encore le choix.

En agissant dès aujourd'hui, nous écartons la perspective de hausse d'impôts généralisé, de coup de rabot fâcheux. Nous renforçons la confiance dans le redressement durable de nos comptes en préservant notre modèle social. C'était annoncé. Les efforts pèsent sur les retraités. Gel partiel ou total pour les pensions supérieures à 1260 €. baisse du plafond de l'abattement fiscal. Le gouvernement n'entre pas dans le détail, il laisse la main aux parlementaires mais il veut économiser plus de 5 milliards d'euros sur les pensions. Des efforts aussi pour les familles. Gel des allocations familiales, gel des APL et baisse pour les étudiants aisés. L'imitation des arrêts maladies.

En revanche, le RSA, l'allocation adulte handicapé, le minimum vieillesse sont épargné par le rabot. Pour la gauche, [musique] la potion reste amè. Le PS dénonce une provocation et elle fie un budget inadmissible. C'est un budget d'une case sociale absolument inouie. C'est sans doute l'un des budgets les plus violents présentés sous la 5e République, plus encore que le budget pour lequel François Bairou avait été renversé. C'est donc absolument insupportable. Et ce budget, s'il tente de passer en force et bien se soldera par la chute du gouvernement. Face à l'envolée de la dette, le rapporteur du budget à l'Assemblée nationale appelle la droite et la gauche à être raisonnable.

Nous sommes sur un bateau, il y a un iceberg, on est en train d'aller vert et on peut encore l'éviter. C'est ça que je vous dire, on n'est pas la Grèce. La France n'est pas la Grèce. On peut éviter l'iceberg, mais il faut prendre des mesures et des mesures qui sont pas toutes sympas. Je suis d'accord avec vous. Les ministres martellent que ce budget pourra être facilement défit après la présidentielle. Cela suffira-t-il à convaincre les oppositions ? La question qui fâche ce soir, la voici. Ce budget est-il invotable ? Alors François Jolivier, je me tourne d'abord vers vous parce que d'abord on a senti un peu de flottement sur les chiffres.

Il était question de 54 milliards d'économie dans ce budget. Finalement ce matin, c'était 43 pour 2027 parce que 54, c'est si on ajoute les mesures de redressement déjà prises en 2026. Du coup 43 milliards, c'est parce que ça fait un peu moins austère que 54. Écoutez, moi je je le gouvernement a la maîtrise de sa communication et je n'ai pas commenté cela. Il n'a pas associé que je sache les les députés en tout cas horizon de la commission des finances sur ce sujet. C'est un reproche que vous lui faites ? Non, c'est sur son plan de communication. Après, on entre dans un long périple. Les questions qui fâchent, on vient juste de découvrir la loi de finance.

Donc ce que ce qu'on peut retenir, on peut retenir tout de même que on a toujours un objectif de 5 % de déficit structurel. D'ailleurs, on devrait s'interroger tous les députés, quel que soit leur banc, quand on parle de structurel, euh on a une progression et le haut conseil de stabilité précédé par Améline Monchalin de 1 % de croissance et il semblerait que ce soit une vision un peu optimiste. On sait depuis aujourd'hui que la France emprunte à 493, que sans doute des réformes structurelles n'ont pas été menées.

Et pour répondre un peu à au propos tenu sur les candidats tout à l'heure qui avaiit servi le président de la République, bah il y en a qui ont eu gilets jaunes Covid, Ukraine, Iran et en fait on a habitué les Français à faire de l'État français la sureur tourisque de toutes les turpitudes des Français, des institutions, des entreprises. Et donc quoi ? Bah il est c'est quoi ? Maintenant, c'est de la facture. Et en fait, il faut arriver à retrouver un équilibre. Nous, on est très intéressé par un article dont personne ne parlera, c'est les 50 milliards qui sont versés du budget général vers celui de la sécurité sociale. Parce qu'on parle du PLF, mais on voit pas. Oui. Pas du PLFS.

Et oui, mais on y contribue. On a pris décision par le passé qui ont encore accentué ces choses-là, mais après chacun saura le dire le moment venu. Aujourd'hui, c'est essayer de retrouver un peu d'énergie collectivement, je le dis à mes collègues euh qui ne manqueront pas de dire que tout est mal et c'est normal, ils seront dans leur rôle. Est merci tout mal pour faire en sorte que la France est tout de même un budget. Tout est mal. Tout est mal. Et là où je je vais je vais rebondir sur ce que vient de dire mon collègue François Jolivet, c'est que effectivement le aujourd'hui il y a un problème structurel. Euh ça a été dit, ça a été évoqué.

C'est pas du tout conjoncturel, c'est pas que la crise, c'est pas les crises que tu évoques qui auraient amené un moment ou un autre. Tout ça, on sait que c'est résorbé. Par contre, structurellement, aujourd'hui, on a vidé depuis 10 ans de l'État. on on manque de recettes et on a des dépenses qui ont continué à évoluer très peu d'ailleurs depuis 2017 puisqu'elles sont quasiment à l'identique.

Mais par contre aujourd'hui, on a une dette qui finance essentiellement du déficit et une différence entre les dépenses et les Mais donc quand vous observez le budget qui a donc été présenté ce matin, est-ce qu'il y a vraiment des mesures on a coutume de parler, je parle sous le contrôle d'Els Mondingava d'irritants. Il y a des irritants là que vous avez découvert ce matin ? Il n'y a que des irritants. Il n'y a que des irritants parce que une fois encore, on fait 43 milliards d'économie sur le dos des Français dont quasiment la moitié, c'est sur les ménages et quasiment encore un/art, c'est sur les ménages modestes.

Quand on gèle des APL, quand on gèle des allocations, quand on décide de désindexer des retraites à 1260 € vous savez ce que c'est quand même une pension de retraite à 1260. et il contend toute leur vie à avoir une pension de retraite et on oublie l'éléphant dans la pièce qui est finalement les plus riches, les plus fortinés qui eux finalement contribuent moins à la solidarité nationale que les autres et ceuxl ils ne sont pas dans le budget, il n'y a rien là-dessus. François Jolivé, c'est un budget qui oublie de d'aller chercher l'argent dans la poche des plus. Excuse-moi, j'ai pas vu tous les articles. Donc en revanche, puisque on va déposer des amendements 17h dimanche.

H d'ailleurs le diable parfois est dans les détails donc il faut bien regarder. Moi j'ai regardé ce que je connais le mieux, c'est le secteur du logement. Donc il y a beaucoup de mesures et des mesures parfois très positives qu'on avait par ailleurs défendu tous ensemble et presque tous les groupes. Euh quand on me dit la PL, on va saquer la PL. Non, enfin ça peut pas saquer la PL, c'est moins 100 milliards sur 16 milliards. C'est moins 100 millions sur 16 milliards de C'est un gel. C'est quand même un gel. Et et de toute façon les gens, c'est un droit qui est ouvert. Donc c'est des budgets qui se réadaptent tous les trimestres en plus pour tout le monde. Donc en fait ça c'est un faux débat.

Euh moi je m'intéresse sur la comment accompagner par exemple le premier sujet de préoccupation des Français qui est de construire des logements parce qu'aujourd'hui on a 3 millions de demandeurs [grognement] et ça traverse tout des familles. Personne ne fera l'économie d'un compromis dans les semaines à venir a dit ce matin la porte-parole du gouvernement. Suivez mon regard. À quel compromis êtes-vous prêt ? Bon là c'est la copie de départ.

On va commencer le débat, on va déposer des amendements et il est bon de rappeler qu'effectivement ça tombe le jour où on empreinte quasiment à quasiment 5 % c'est-à-dire pour fixer un peu les esprits parce que je pense que les gens ont peut-être du mal à comprendre ce que ça ce que ça veut dire dans 1 an a priori l'impôt sur le revenu qu'un foyer fiscal sur de payera juste de rembourser la charge de la dette. On en est les intérêts. Oui, c'est ce qu'on appelle la charge de la dette dans le dans le budget. C'est le bilan de 10 ans de macronisme quand même he faut voilà, on arrive à la présidentielle, faut quand même rappeler des évidences. Donc c'est la copie de départ.

Moi, comme tous les parlementaires, on a reçu fin août une lettre signée de Sébastien Lecornu nous disant "Faites-moi des propositions et puis voilà, on verra." Alors là euh on remarque quand même mais ce sont des victoires un peu idéologiques pour nous parle sur les énergies intermittentes et je renvoie même au à l'interview que monsieur le Cornu avait le premier ministre avait donné au Figaro il y a une quinzaine de jours dans lequel il s'interroge sur le niveau de subvention des énergies intermittentes. Ça fait des années qu'on le dit euh que non, ça va pas. Sur l'immigration aussi, sur l'immigration.

Quand là il commence à nous dire sur les euh sur tout ce qui est non contributif, on va peut-être aligner le droit des étrangers qui arrivent sur les Français qui ont été expatriés. Voilà. Puis on a d'autres idées sur notre Vous y avez mis vous y avez vu une main tendue h à son courrier ? Oui mais enfin non mais même dans dans les mesures que vous lissez que vous avez repéré dans la dans le PLF si vous voulez qu'on c'est face à l'évidence oui on effectivement on est un petit peu [raclement de gorge] obligé de de réaliser que la vérité quand même est toujours bonne à dire. La grande main tendue, c'est qu'il y a un mot qui a été prononcé plein de fois à Ber, c'est tout ça, c'est réversible.

Il y a plein de choses qui vont être déterminées par décret. Comme ça, le prochain président de la République ou la prochaine présidente de la République, hop, dès le lendemain, elle peut tout changer comme sur les retraite notamment pour vous Philippe Ballard, c'est pour vous convaincre de finalement pas censurer ce budget là. Bah, on verra s'il arrive à nous convaincre. Effectivement, je renvoie la phrase de Marine Le Pen il y a quelquesunes quinzaine de jours au Touquet. mieux vaut un mauvais budget que les lois spéciales. Lois spéciales. [grognement] Voilà, ce serait reversible. C'est toujours les cas aujourd'hui si on reste cette dinguerie quand même.

Enfin 1260 € toute retraite confondu hein. C'est pas que celle du régime général toute mais on est enfin 126. J'en parlais avec un économiste qui me disait j'ai cru qu'il y avait une erreur et que c'était 2260. Il y a pas d'erreur, c'est bien 1260. Non h parle que du régime général. Non non non, c'est les deux confondus. Ah les deux confondus. Intéressant parce que vous parlez de main tendue effectivement le budget aujourd'hui c'est une main tendue au compromis avec le rassemblement national. Absolument pas avec le parti socialiste. C'est pour ça que nous nous sommes très en colère parce que nos propositions nous les avons faites il y a 15 jours. Elles sont sur le bureau des ministres.

On les a encore vu hier soir, on a discuté avec eux de nos propositions. Elles sont connues et il n'y a rien dans ce budget qui reprend nos propositions. Visiblement la stratégie. Est-ce que le groupe socialiste censurera [raclement de gorge] ? Alors, c'est un outil constitutionnel qui a notre disposition comme un autre, mais on espère que le gouvernement va se ressaisir et pouvoir modifier sa copie initiale. Elsa, justement le l'enjeu, c'est quand même le vote de ce budget. Bah, tout à fait Adeline, je vous poserai la question mais vous le savez comme il y a pas 36000 façons de faire voter un budget. J'ai envie de dire, il a pas 54 milliards à Neline, il y en a trois en fait de ces façons.

Et vous allez voir toutes les trois, ça va être assez compliqué. Il y a par le vote évidemment, mais mission impossible de trouver une majorité dans cette assemblée pour valider ce budget. Sinon, il y a le 493. Mais si on compte bien entre le budget de la SQ, budget de l'État, les différentes lectures, il en faut 10. Sinon, les ordonnances ce seraient inédit sous la 5e République. François Jolivet, comment il s'en sort ? Racontez-nous la fin de l'histoire de sujet. [raclement de gorge] Comment il est adopté ? Je suis pas un devin, je je suis un fran un français de base, si je dire même si je suis parlementaire, si la députés commencent à parier sur les ordonnances.

Moi je je vous pariez sur le jeu politique dans c dans le contexte international qui est le nôtre c'est criminel parce qu'on renonce à protéger les français. Ce qui est sûr, c'est que si on n' pas de budget, parce que c'est d'abord l'hypothèse avant de dire j'ai j'ai même les ordonnances qui n'ont jamais été utilisé dont personne ne connaît la manière véritablement de faire. Peut-être même qu'elle pourrait être déférée aussi au conseil constitutionnel. annoncé par il y a des bar les juristes. En tout cas, ce qui est sûr c'est que si la la France n'a pas de budget et qu'on est en loi spéciale, on en connaît les mots.

Président de la République est élu en mai, des députés en juin, sachant qu'en juin la loi de finance 2028, elle est prête et on et la 2027 ne serait pas faite. Si on veut emmener, comme le dit très bien notre rapporteur général du budget, la France dans l'iceberg, et bien faisons ça. Ça me paraît euh pas convenable pour les Français, ça ne me paraît pas convenable même pour tous les partis politiques parce que un jour les responsabilités se trouveront et et et que les mains soient tendues aux uns aux autres, le travail commence. Moi je suis toujours optimiste. On avait dit que c'est quoi vous redites nous proposons vous débattez, vous votez.

parce que c'était c'était les propos de notre ministre mais du budget mais finalement ça pas été si mal que ça. Donc ce qu'il nous faut c'est un budget et rassurer les marchés. Rassurer les marchés. Mon voisin qui est à ma gauche là a quand même dit une chose très juste. Vous soyez à la gauche. C'est vrai que c'est rare. [rires] Je je ce que je veux dire c'est que [grognement] c'est l'ensemble des impôts sur le revenu pour payer les intérêts de la dette.

Ça devrait c'est votre bilan un bilan c'est un bilan qui c'est vrai que vous n'avez jamais été au gouvernement donc mais mais oui ça peut arriver pas encore et et mais voilà je veux dire juste une question sous Michel Barnier premier ministre vous aviez discuté vous aviez avancé jours pas réussi on avait cru que vous alliez topper qu'est-ce qui a changé aujourd'hui est-ce que l'État va être aussi incertain l'état d'esprit votre état d'esprit calendrier ou bien est-ce que on est à 7 mois d'une échéance importante euh voilà, on s'apprête peut-être he les électeurs nous en offrent l'opportunité de diriger euh le pays.

Je voudrais juste préciser pour pour finir ma réponse mais très rapidement que la semaine prochaine mardi Marine Le Pen Jordan Bardella et Jean-Philippe Tangui présent notre contrebudget et la trajectoire d'économie de 125 milliards d'euros sur 5 ans. Alors, on verra si ce contrebudget alors on va pas rêver sera pas repris intégralement mais si les éléments seront repris. Je disait et en même temps parce que le risque c'est de faire tomber le premier ministre ou qu'on ait pas de budget et de créer d'ajouter de l'instabilité à l'instabilité. Donc le risque c'est aussi de prendre le risque d'hériter d'une situation encore plus difficile en mai 2027 sans budget. Bah on en a conscience.

Oui, c'est bien pour ça que je vous fais toutes ces réponses. C'est quand même étonnant que vous posiez la question qu'au Rassemblement national he mais je vais vous la poser mais c'est parce que précisément national qui peut gagner les élections présidentielz vous allez comprendre les élections présid parce que dans même temps, il y a aussi le risque et c'est pour ça notamment je pense que les écologistes ont annoncé cet après-midi qu'ils allaient censurer de de donner l'image de coopérer avec un système que vous accusez régulièrement de vouloir vous empêcher d'accéder au pouvoir. Mais on s'interdit rien. Enfin je encore une fois aujourd'hui on a la la première mouture en quelque sorte.

On va voir comment se déroule ce budget. Est-ce qu'il va comporter des dingueries, des fameuses lignes rouges comme l'on dit euh qui pourrai effectivement nous emmener la censure ? Rien n'est exclu. Euh mais on va travailler, on va déposer les armements et débattre. Est-ce Mercier ? Vous vous encourez les mêmes risques d'être accusé de d'ajouter de l'instabilité à l'instabilité en acceptant pas les compromis. Nous les leçons de responsabilité, nous les avons nous n'avons besoin de personne pour nous les faire. Nous avons l'année dernière pris nos responsabilités dans un contexte qui était assez différent d'ailleurs.

Donc on on peut pas dire queon ne soit pas responsable et qu'on ne soit pas une gauche une gauche responsable. La différence aujourd'hui, c'est que on a effectivement fait des propositions qui sont sur la table depuis 15 jours et on a une proposition initiale de budget qui est pas du tout qui est très en en écart par rapport à ce que nous on propose et la philosophie de de ce que l'on propose où on demande nous un rétablissement des recettes pour pouvoir terminer ce enfin en tout cas compléter ce déficit. H mais la question aujourd'hui elle est plutôt de qu'est-ce que le gouvernement aujourd'hui est prêt à faire pour éventuellement faire un compromis avec nous ?

quelles sont leur sur quoi ils seraient prêts à renoncer et surtout la responsabilité et la leur. Les 10 ans de macronisme nous amènent aujourd'hui à cette situation budgétaire qui est quand même catastrophique, il faut le dire. Et donc c'est pas à nous dans l'opposition qu'on va nous porter la responsabilité de la situation. Et en même temps le le gouvernement, la majorité ont montré l'année dernière qu'ils étaient capable aussi de faire des compromis en allant vers vous. Donc ouvert. Le débat aura lieu le 13 octobre dans l'hémicycle et on aura 1000 fois l'occasion évidemment d'en reparler dans chaque voix compte. vous vous en doutez et sur LCP le travail parlementaire commence.

Merci à à tous les trois. Tout cela nous amène à à au sujet qui a quand même un peu éclipsé he faut le reconnaître le budget aujourd'hui c'est la mobilisation lycéenne et c'est tout de suite dans Bourbon Express avec Marco Pomier. Non non non vous ne partez pas Philippe Bard.

remercié si vous voulez mais je vous remercie d'avoir débattu gentiment avec nous cordialement vais-je dire du budgetant il faut qu'on parle des lycéens avec Marc des lycéens dont la mobilisation est en train de dégénérer une journée qui a commencé par ces images à Nant d'abord une partie du lycée Nelson Mandela ravagé par un incendie volontaire ce matin à Marseille ensuite les restes d'un camion de pompiers brûlé devant le lycée Saintexupéri Au fil de la journée, les incidents se sont multipliés partout en France. Dégradation, mortiers d'artifice, transport en commun interrompu dans certaines villes. Affrontement avec les forces de l'ordre.

Selon plusieurs rectorats, des proviseurs ont aussi été molestés ou agressés. Au total, 1027 établissements perturbés, près de 2000 interpellations. Une situation grave. À la mi-journée, Sébastien Lecornu a convoqué une cellule interministérielle de crise. Et à l'issue de cette réunion, Matinon a estimé que le mouvement avait basculer vers des violences urbaines. Et ce n'est pas le seul constat, hein, des services du premier ministre Matignon accusent la France insoumise d'être à l'origine du mouvement. Il existe un constat partagé par les services de renseignement sur l'origine du mouvement. Ce serait une manœuvre organisée par LFI et ses proxy de l'ultra gauche.

LFI accusé d'instrumentaliser le mouvement des lycéens ce matin encore. Mathilde Panot était à Vitrie sur scène regardé en train de de chanter la Marseillaise avec des jeunes. On a vu aussi le député Emeric Caron à Paris mégaphone à la main devant une barricade des postures qui font bondir leurs opposants. Pense aujourd'hui qu'il y a une question qui se pose, c'est la question de l'interdiction de LFI. Je sais que c'est très difficile en droit mais je la pose, je la lance dans le débat public.

Il faut maintenant siffler la fin de la récréation et je demande à Jean-Luc Mélenchon et au députés de la France insoumise d'arrêter d'utiliser les jeunes comme de la chair à canon politique pour les envoyer se mettre en danger eux-mêmes et mettre en danger d'autres personnes, des forces de l'ordre des personnels de l'éducation nationale. Marine Le Pen, elle aussi s'en prend à Jean-Luc Mélenchon. Elle estime sur X qu'il porte une lourde responsabilité dans la situation que connaît aujourd'hui notre pays. Le leader des insoumis justement leur a répondu cet après-midi. Il n'y a ni un tracte, ni un discours, ni un appel où que ce soit du moindre insoumis à se mettre en mouvement dans un lycée.

Donc comme il nous en accuse tous, on se dit ça a dû se passer par télépathie. Non, je pense que c'est une manière pour eux de pas traiter le problème. Le problème ce serait Mélenchon et LFI. Mais ça ça marche pas. Ça colle pas à la réalité de ce que vivent les jeunes gens. Jean-Luc Mélenchon qui répondait à nos confrères de public Sénat. Le ministre de l'éducation nationale ce soir vient d'annoncer que 400 établissements seront fermés demain. Les cours à distance se feront. Du coup, faute de pouvoir assurer la sécurité des élèves et des professeurs dans les établissements. Édouard Gefrey qui doit rencontrer demain les syndicat de lycéen et les associations de parents d'élèves.

Je voudrais avoir votre sentiment à tous les trois ce soir sur cette mobilisation lycéenne, sur les les incidents qu'on a vu aujourd'hui, des heures, des violences parfois très graves. Est-ce Mercier ? Ben moi, je suis très très inquiète. Je vous avoue que quand les lycéens commencent à sortir, c'est très difficile de les faire rentrer dans les lycées et que je crois qu'il faut surtout pas opposer de la violence à leur revendication. Il faut au contraire envisager un un dialogue avec eux et bien traiter notre jeunesse.

Je crois que les donc le fait qu' reçoiv demain les la répression n'est pas une solution et en même temps c'est je n'instrumentalise pas non plus ce mouvement à défunts politiques mais je crois que la situation est suffisamment sérieuse. Leurs demandes sont légitimes hein quand vous les écoutez. C'est des fois de la place dans les salles de cours, c'est des chaises, c'est des toilettes dignes, c'est des profs. Vous vous rendez compte qu'on a des lycéens qui demande avoir des enseignants dans leur cours. Donc ça montre la dégradation du service public de l'éducation, ça montre ça. Et et ce qu'ils expriment sont sont des expressions très légitimes.

Je pense qu'il faut les écouter et les prendre au sérieux et ne pas répondre par de la répression. François Jolivet, écoutez, quand on voit des images pareiles, c'est effrayant. Moi quand j'étais lycéen, j'étais au lycée. Euh vous avez jamais manifesté Non, pas ma connaissance. Et un enfant sage français. Et j'étais un enfant sage. Alors peut-être que les régions géraient mieux les lycées puisque là quand on parle des chaises et des plafonds qui s'effondrent, c'est pas une compétence de l'État, c'est une compétence des régions. Ensuite ensuite, ça veut pas dire pour autant qu'il faut pas entendre. Mais moi, je serais assez curieux de connaître.

Je voudrais savoir si les 4000 interpellés étaient bien des lycéens. Oui, parce que j'ai cru comprendre que ça venait un peu de partout et voilà. Donc j'attends les enquêtes et ça nous permettra d'avoir un un sentiment. Philippe Ballard. Oui. Non mais qu'il y ait des revendications qu'on peut entendre effectivement des profs euh non remplacés ou des salles de classe. J'aiécouté un un lycéen qui avait l'air de bonne foi en disant nous pendant la canicule il faisaiit 35°gr dans la classe. Donc c'est pour ça qu'on a un plan clim à présenter. Tout ça ça peut s'entendre. Après est-ce que ça nécessite de brûler des camions de pompiers, d'attaquer les policiers ?

Cette image d'une policière coursée dans les rues de Paris qui a failli se faire lycher, on l'a tous en tête. Donc après voit parfois aussi des interventions policières très musclées. Oui, mais la police comme les gendarmes, ils sont contrôlés, ils sont extrêmement contrôlés. Donc s'il y en a qui ont pas employer les bonnes méthodes, mais employer le terme de répression policière, quand on voit un lycée comme à Nant qui a 10 ans d'âge incendié, qu'est-ce qu'on fait ? On leur amène des fleurs et des croissants. Non. Bah oui, la police, elle est là pour rétablir l'ordre tout simplement et dans des conditions qui sont extrêmement difficiles.

Sans parler des proviseurs, des professeurs qui sont attaqués. Il y en a un, je crois, à Marseille qui s'est pris de l'essence. Enfin, stop quoi. Et pardon mais LFI sont derrière. Enfin le nombre, vous les avez montrés, le nombre de députés LFI qui vient souffler sur les braises avec l'aide alors de la jeune garde, du NPA, enfin tous les partis d'extrême gauche, ce sont ces gens-là. On est dans des émeutes urbaines, on n plus dans des revendications de lycéen. Il y a eu alors combien sont-ils dans les rues ? Quelques milliers. Il y a 2300000 lycéens en France. He juste faut faire aussi peut-être le rapport. Estel Mercier, on parlait de la France insoumise.

Vous comprenez qu'il y a des députés qui aillent sur les manifes devant les blocages de lycée avec leur écharpe des députés les députés qui peuvent aller essayer d'aller discuter avec les les lycéens. C'est notre rôle en tant que représentant de la nation d'aller discuter, d'aller écouter ce qu'ils ont à dire, hein. Et donc apaiser. Moi, je je pense qu'il faut apaiser la situation et qu'il faut pas effectivement mettre de l'huile sur le feu. Mais nous sommes des interlocuteurs. Il y a beaucoup de députés qui ont été reçus avec les maires enfin qui ont reçu avec les maires de leur commune euh les jeunes lycéens avec pour les écouter, pour échanger avec eux, pour dialoguer.

Moi, j'insiste, je pense qu'on la jeunesse, c'est l'avenir de notre pays. On a tous connu jeunes des manifestations et autres. On exprime. Il y a des expressions qui sont très légitimes. Maintenant, il faut répondre par le dialogue et pas par la violence. Mais est-ce qu'on dialogue avec des gens qui sont cagoulés qui balancent des cocktails moloto ? Compliqué sans doute pas les enfançam. On a besoin de travailler sur les organes de concertation parce que les gens de plus en plus jeunes se disent avoir une grande maturité peuvent pourquoi pas des choses à explorer à tous les trois. en cagoule, c'est pas un lycé he d'être venu ce soir sur le plateau de de chaque voix compte.

[musique] Merci à vous de nous avoir suivi. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Je vous souhaite une excellente soirée sur la 8. Dans un instant, un nouveau rendez-vous sur LCP, ça s'appelle Conversation française, un candidat, [musique] un écrivain et un acabana. Bonne soirée, à demain 19h30.

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