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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 18 octobre 2026 12 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleÉconomie & entreprises

"Le ministre de l'Intérieur porte une responsabilité majeure" (David Belliard)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'il en ressort de la réunion avec Emmanuel Grégoire ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos craintes pour le 5 novembre et que demandez-vous au gouvernement ?

  • 5:35RelanceRéponse directe

    Vous réagissez à ce que dit David Belliard sur le comportement des policiers ?

  • 10:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez demander des millions au gouvernement pour les réparations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:32David BelliardFait
    « C'est pas la première fois qu'en France nous avons des centaines de milliers de personnes qui descendent dans la rue pour revendiquer. »
  • 4:54David BelliardFait
    « Il n'a pas été à la hauteur, il n'a pas rempli sa mission. »
  • 6:48Benjamin CambouivessFait
    « La police n'est jamais dure avec des manifestants pacifiques. »
  • 10:03David BelliardFait
    « On leur répond par le mépris et par le silence. Or aujourd'hui, il faut répondre par des actes et des solutions. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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On est avec David Béliard, le maire du 11e arrondissement de Paris. Bonjour, merci d'être avec nous. Vous venez de sortir de la réunion avec Emmanuel Grégoire. Qu'est-ce qu'il en ressort ? Euh ben d'abord, on est comme tous les élus locaux et tous les maires de France qui ont subi des des violences atérées, en colère. Euh moi, j'étais je suis encore d'ailleurs sur le terrain là je vous parle, je suis en plein cœur du 11e arrondissement à Aubercamp. Derrière moi et bien nous avons des commerces qui se sont fait vandaliser. Nous avons des des détritus qui ont brûlé avec des vélo, des carcasses de vélo et ça dans une grande partie de l'arrondissement mais plus largement on le sait he le 10e le Pariscentre le 8e arrondissement ont été

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très fortement impactés par ces violences. Alors que dans le même temps, nous avons eu et bien des manifestants, des dizaines et dizaines de maliers de manifestants qui ont pu manifester dans le calme. Mais on voit bien que tout ça a été pourri par des casseurs d'une part qui étaient extrêmement bien organisés. Et puis de l'autre côté euh et une interrogation très forte hein que j'ai et que nous avons sur la stratégie et la doctrine de maintien de l'ordre ou plutôt de non maintien de l'ordre qui a été donné par le ministère de l'intérieur. Donc toutes ces questions maintenant sont sur la table. Moi, je suis en colère en tant que élu, en tant que maire d'arrondissement de voir à quel point et bien on a ces dégradations dans sur le territoire avec nos

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commerçants, nos agents qui sont à pied d'œuvre et d'ailleurs je voudrais le le leur en remercier et qui effacent aujourd'hui et bien les revendications légitimes de dizaines et de dizaines de milliers de manifestants et de manifestantes. Tout à l'heure, on était en ligne avec le le maire de Limoge. On a aussi entendu le maire de Lyon, Grégory Douset, le maire de Marseille Benoî Paillan. Tous demandent des comptes au gouvernement. Vous aussi, vous attendez des justifications et beaucoup d'aide. Vous savez, le ministre de l'intérieur aujourd'hui porte une responsabilité majeure. Sa responsabilité, c'est de permettre que dans un grand pays comme la France et bien nous puissions manifester de manière sécurisée. Et c'est ça en fait son sa mission aujourd'hui. Très clairement aujourd'hui

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là ce matin, à l'heure où je vous parle, bien cette mission n'a pas été euh n'a pas été remplie. Nous avons des dégâts considérables mais considérables avec des scènes qui sont des scènes littéralement de guerre, il faut le il faut le dire et j'ai vraiment une pensée d'ailleurs pour les les camarades de Limoge qui ont vu leur leur leur mairie détruite parce que c'est un symbole de la République qui a été atteint. Nous avons eu la mairie du 10e qui a été euh elle aussi euh euh prise à partie dans pendant la nuit en tout en fin de d'après-midi et pendant pendant cette nuit. Bref, vous voyez bien que aujourd'hui tout cela, évidemment c'est la faute des casseurs, évidemment je condamne toutes ces violences, mais nous avons un sujet et

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nous avons un problème avec le ministre de l'intérieur. Il n'a pas été à la hauteur, il n'a pas rempli sa mission. Nous savons gérer normalement ce type de de manifestation. C'est pas la première fois qu'en France nous avons des centaines de milliers de personnes qui descendent dans la rue pour revendiquer. Ça doit faire partie de notre savoir-faire, de notre capacité à faire vivre notre démocratie. C'est le le ministre de l'intérieur, le gouvernement n'a pas été au rendez-vous. Pardon David Bom de rendez-vous, vous vous dites qu'on a l'habitude de ça mais je le rappelais tout à l'heure, pardon mais dès qu'il y a une manifestation que ce soit une manifestation pour revendiquer des droits ou alors une manifestation sportive comme il y a quelques mois la

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finale de la Ligue des Champions, on les voit ces casseurs dans Paris tous à cagés. Donc finalement ça c'est quelque chose qui se répète. D'abord d'abord mais très bien merci de le souligner. Franchement, il pourrait y avoir quand même un effet d'apprentissage quand même puisque ça puisqu'on voit très bien qu'il y a une il y a une transformation de la manière de faire notamment avec les réseaux sociaux de ces casseurs qui sont encore une fois extrêmement organisés, on l'a vu hier, mais jamais dans cette ampleur madame, jamais nous n'avons vu en tout cas à Paris là ces dernières années, moi ça fait 12 ans que je suis élu, je n'ai jamais vu ça euh dans cette ampleur là et avec ce niveau de dégradation et d'ailleurs ce n'est pas pour rien que le maire de Lyon le maire de Marseille et

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les maires de grande ville aujourd'hui demandent des comptes au ministre de l'intérieur. On voit bien qu'en fait là très clairement nous sommes nous n'avons pas été plutôt ce gouvernement n'a pas été à la hauteur. Il est pas moi je trouve qu'il est normal dans une démocratie que nous ayons un certain nombre de transparences. C'est à eux de rendre des comptes aussi sur ce qu'ils ont fait et surtout ce qu'ils n'ont pas fait. Il y a une seconde acte qui arrive le le le 5 novembre. Quelles sont quelle est votre position ? Quelles sont vos craintes surtout ? Qu'est-ce que vous allez demander au gouvernement, au ministres de l'intérieur pour éviter que ce deuxième acte ne se transforme en émeut et en pillage comme le premier ? Qu'est-ce que vous vous feriez de

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différent ? Plus de moyens de force de l'ordre, c'est uniquement ça la solution. D'abord, d'abord je vais être très humble avec tout ça. Moi, je ne suis pas je ne suis pas un un technicien ni un spécialiste des questions de maintien de l'ordre. Par contre, ce que je peux vous dire en tant qu'observateur et en tant que maire d'arrondissement et ce que j'ai vu, c'est que très clairement c'était sous on était en sous-effectif. Les forces de l'ordre ont été très dures, d'ailleurs été manifestant au départ euh euh puis ensuite et bien ont littéralement disparu euh notamment sur certaines zones où il y avait des des pillages où on a attendu des dizaines de minutes les forces de l'ordre pour qu'elles arrivent alors que nous avions fait remoter l'information. Donc il y a

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eu très clairement un problème à la fois d'effectif et un problème aussi d'ordre qui ont été donnés justement. Et donc il faut que pour que la manifestation l'acte 2 de novembre puisse se faire dans bonnes conditions et bien qu'il y ait d'abord plus de coordination avec les élus locaux et avec les responsables locaux et que nous y mettions des moyens supplémentaires pour que encore une fois on puisse manifester et manifester sereinement dans ce pays. David Bellard, on est avec un représentant des forces de l'ordre Benjamin Cambouivess porte-parole du syndicat alternatif. Vous avez une question ? Non, c'est pas une question. réagir plutôt à ce que dit David Bard sur le fait que il dit que les policiers ont d'abord été extrêmement dur avec les manifestants hier, comprendre les

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manifestant qui venaient pour porter des revendications et qu'ensuite les forces de l'ordre ont disparu au moment où les pieurs ont commencé à à passer à l'action. C'est ça. La première chose à dire, c'est que la police n'est jamais dure avec des manifestants pacifiques. Ça n'existe pas, hein. Ça c'est ce qu'il faut quand même rappeler. Ensuite, ce qu'il faut rappeler, c'est les policiers manifestai eux-mêmes il y a pas bien longtemps. Ce qu'il faut rappeler, c'est que les policiers sont eux-mêmes en train de souffrir de la vie chère, que les policiers sont payés aux lance-pierre et que les revendications, elles sont respectées. Si vous avez pas de problème avec la police, la police n'a pas de problème avec vous. Ensuite, ce que j'aimerais rappeler, c'est que ce

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monsieur nous explique que la police d'abord au départ une petite inversion des valeurs, c'est elle, semble-t-il, qui crée les violences, mais derrière on ne demande plus de police. Donc bon, c'est c'est un peu paradoxal. Je je pense qu'on faut quand même le le souligner. Maintenant, ce qu'il faut bien comprendre également, c'est que c'est pas tellement plus d'effectifs qu'il faut, c'est que ces effectifs servent à quelque chose. Si quand ils interpelle, il ne se passe rien, ça sert à rien d'avoir plus de police parce qu'ils viennent au contact parce qu'ils savent qu'il ne risquent rien. Donc, il nous faut plus de capacité d'action sur le terrain. Il faut une justice qui punisse vraiment. Sinon, ça recommencera et vous pouvez mettre deux fois plus de flics, ils viendront quand même au

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contact. David Belliard, comment vous réagissez ? D'abord, d'abord je je moi j'ai pas de problème avec la police. Au contraire, j'ai beaucoup de respect pour le travail que les policiers font tous les jours. Et je partage d'abord une partie de ce qui vient d'être dit, notamment sur la question que ce sont ces agents aussi qui souffrent de la vie chère et qui souffrent de mauvaises conditions de travail et et quand je dis que ils ont disparus, ils n'ont pas disparu au sens ils se sont pas évaporés, c'est qu'ils ont reçu des ordres pour aller sur d'autres endroits et notamment pour protéger un des zones qui étaient des zones euh euh officielles d'une certaine manière, naissant parce que il y avait un problème d'effectif délissant là où il se passait un certain nombre de

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pillages et un certain nombre de tension extrêmement importante. Donc ce que je remets en question aujourd'hui, je pense que c'est à peu près l'état d'esprit d'ailleurs des élus locaux qui se sont exprimés en ce sens. C'est pas le travail des policiers, c'est pas les agents qui sont sur le terrain et qui je le sais font un travail extrêmement difficile. C'est par contre les ordres qui leur sont donnés. Moi ce qui m'intéresse et moi ce qui m'importe c'est que puisse discuter avec celles et ceux qui décident. Euh ce qu'on remarque aujourd'hui, c'est qu'il y a clairement les institutions qui ont été visées avec, vous l'avez rappelé, l'incendie de la mairie de Limoge. On a vu des images de l'envahissement de la mairie de Marseille à Lille également. Est-ce

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qu'il y a un problème aujourd'hui avec les institutions ? Ça représente quelque chose qu'on veut faire tomber ? Bah très clairement, en tout cas, il y a une énorme malaise dans ce pays euh et euh le rapport que une partie de cette population une partie de la population a les institutions n'est plus un rapport de défiance, mais un un rapport de confrontation lorsque la mairie de Limoge brûle, lorsque la mairie du 10e est obligé de se barricader ou lorsque l'Élysée est ciblé, bien oui, on a un sujet manifestement avec les institutions. Je le regrette, je le condamne parce que je pense que la République a encore beaucoup de choses à dire et que c'est parce que nous sommes forts sur nos institutions que nous pourrons assurer à

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la fois l'égalité mais aussi la sécurité de chacun et chacune d'entre nous. Mais il faut aussi entendre ces revendications et je parle pas des casseurs, je parle des revendications des centaines de milliers de personnes qui ont été euh dans la rue qui justement, comme le disait monsieur la syndicaliste euh euh policier et bien souffre de la vie chère notamment, souffre euh de l'absence de répartition ou de redistribution des richesses, souffre aussi et bien de du démitement des services publics. La police nationale d'ailleurs en fait partie. Et bien ça aussi ça doit être entendu par ce gouvernement et plus qu'entendu, il faut des réponses parce que c'est comme ça aussi qu'on recrée la confiance. Mais c'est lorsque on dit des choses, lorsqu'un certain nombre de nos

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concitoyens et concitoyennes expriment des craintes, des peurs, des revendications, et bien il faut qu'elles soient à la fois entendue et que des réponses soient apportées. C'est ce qui manque sans doute he depuis la mobilisation des jeunes, c'est qu'en fait on leur répond par le mépris et par le silence. Or aujourd'hui, il faut répondre par des actes et des solutions. Dernière question, David Béliard. Tout à l'heure, Guillaume Garin, le maire de Limoge, demandait des millions au gouvernement pour pouvoir reconstruire, restaurer [raclement de gorge] sa mairie historique. Je ne sais pas à combien s'évaluent les dégâts à Paris aujourd'hui. Est-ce que vous allez demander aussi des millions au gouvernement ? Emmanuel Grégoire a demandé à à rencontrer le premier ministre

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d'ailleurs avec d'autres d'autres maire de Lyon et le maire de Marseille. Dans les discussions qu'il devraient qu'ils devront avoir se pose effectivement la question de l'argent tout simplement. C'est qui paye pour les réparations, qui paye aussi pour tous ces commerçants qui se retrouvent aujourd'hui sans euh sans sans commerce pour le coup et qui ont vu leur outil de travail. détruit et donc tout ça en fait et qui paye aussi pour reconstruire notamment pour la mairie de Limoche mais pour tous les bâtiments publics qui sont parfois de la responsabilité d'ailleurs des collectivités. Donc tout ça aussi doit être euh sur la table dans les éléments de responsabilité et notamment de responsabilité de ceux qui décident. Et

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bien, il y a aussi maintenant le fait de payer et de réparer.