86 sénateurs dénoncent la recrudescence des actes anti-chrétiens
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Questions et réponses
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- 0:48OuverteRéponse directe
Quelle a été la goutte d'eau qui vous a fait écrire cette tribune ?
- 1:18RelanceRéponse directe
Vous pensez à quoi quand vous dites ça ? Vous pensez à quels exemples ?
- 2:16OuverteRéponse directe
Et comment vous l'expliquez, le fait qu'il n'y ait pas la même indignation ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Le ministère de l'Intérieur l'affirme, les actes antichrétiens ont augmenté de 13%. Comment vous expliquez cette augmentation ?
- 3:14RelanceRéponse directe
C'est selon vous parce qu'il serait dans une forme d'indifférence générale qu'une augmentation est possible ?
- 5:13OuverteRéponse directe
Dans laquelle vous demandez explicitement la création d'un dispositif national de signalement et d'accompagnement des victimes. Aujourd'hui, ça n'existe pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:52Invité politiqueChiffre
« Il y a 27 églises qui ont été profanées ces dernières semaines dans les Landes. »
- 7:58Invité politiqueChiffre
« Notre pays a 45 000 églises sur son territoire. »
- 10:14PrésentateurFait
« Le Conseil National des Évangéliques de France parle d'un reportage stigmatisant, envisage même un signalement à l'ARCOM. »
- 14:44PrésentateurFait
« Il y avait notamment ce meurtre présumé d'Achour Sarnaïa qui a eu lieu à Lyon. Un Irakien chrétien qui vivait en France depuis plusieurs années. »
- 16:30PrésentateurFait
« La loi sur la fin de vie devait arriver au Sénat, vote solennel, le 7 octobre. »
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Ce programme est disponible grâce aux dons de nos auditeurs. Pour diffuser un message d'espérance, rendez-vous sur rcf.fr. Place à l'invité de la matinale. Les actes antichrétiens sont en hausse en France. 322 recensés entre janvier et mai 2025, contre 284 sur la même période. En 2024, c'est une hausse de 13%. Profanation, vol d'objets liturgiques, incendie de lieux de culte de Nice à Angers, de Lyon jusqu'au Lande. Les exemples sont nombreux. Face à cette recrudescence, 86 sénateurs ont interpellé le gouvernement dans une tribune publiée par le site Boulevard Voltaire.
Une tribune à l'initiative de la sénatrice Les Républicains de Haute-Savoie, Sylviane Noël, que vous recevez ce matin, Pierre Hugues. Bonjour, Sylviane Noël. Merci d'avoir accepté notre invitation. Quelle a été la goutte d'eau qui vous a fait écrire cette tribune ?
La goutte d'eau, ça a été ce traitement à géométrie variable que je constate dans les médias nationaux, notamment, sur les actes antichrétiens qui ne bénéficient pas d'une visibilité au même titre que les actes antimusulmans.
Vous pensez à quoi quand vous dites ça ? Vous pensez à quels exemples ?
Bien, par exemple, on a l'exemple très parlant dans l'actualité récente, lorsque les têtes de cochons ont été déposées devant plusieurs mosquées de Paris. De façon concomitante, il y a eu un fait très grave qui s'est produit à un guingamp, c'est l'incendie de la Vierge Noire en pleine messe de la nativité. Donc, il y avait des fidèles dans l'église et cette Vierge a été incendiée. Donc, il y a eu un début d'incendie dans l'édifice.
Et si vous reprenez la presse de ce jour-là et des jours qui ont suivi, eh bien, vous verrez qu'il y a eu un traitement médiatique extrêmement fort autour des têtes de cochons, des réactions politiques innombrables, alors que l'incendie de la Vierge Noire n'a suscité ni la même indignation, ni la même mobilisation.
Et comment vous l'expliquez, le fait qu'il n'y ait pas la même indignation ? Qu'est-ce qui, selon vous, justifie cela ?
J'ai du mal à l'expliquer, justement, parce que les racines chrétiennes de notre pays ne font pas de doute. Depuis quinze siècles, la religion catholique est la première religion de la France. Et justement, j'ai du mal à l'expliquer. Et je trouve qu'il y a peut-être une volonté d'invisibiliser ces faits, de les minimiser peut-être, ou en tout cas de les rendre peut-être moins graves que ceux qui touchent d'autres religions.
Alors que le ministère de l'Intérieur l'affirme, les actes antichrétiens ont augmenté de 13% entre le premier semestre 2024 et le premier semestre 2025. Donc, dans le même temps, il y a cette invisibilisation dont vous parlez. Il y a aussi une augmentation. Comment vous expliquez cette augmentation des actes antichrétiens ? C'est selon vous parce qu'il serait dans une forme d'indifférence générale qu'une augmentation est possible ?
Alors il y a ça. Il y a peut-être aussi le contexte international qui accentue toutes ces formes de conflits. Je pense qu'il y a effectivement, en tout cas, cette banalisation participe à ne pas lutter contre ces faits qui deviennent effectivement de plus en plus récurrents dans notre pays. Vous avez rappelé les chiffres. Il y a 27 églises qui ont été profanées ces dernières semaines dans les Landes. Hier soir encore, dans l'Indre, une statue a été incendiée dans une église. Et ça, c'est pareil. À part dans la presse quotidienne régionale, les médias nationaux n'en font pas du tout l'écho.
Mais peut-être que la singularité, c'est qu'il s'agit là non pas d'attaque aux personnes, non pas d'atteinte aux personnes, mais d'atteinte aux biens, aux édifices.
Alors les atteintes aux personnes ont également fortement augmenté. En l'espace d'un an, elles ont pratiquement doublé. Il y a eu une augmentation de plus de 90%. Donc les faits commencent à devenir très graves. Et comme vous le rappeliez à juste titre, c'est effectivement beaucoup de profanations d'églises, des incendies, du vol d'objets liturgiques, d'objets sacrés. On pense notamment à des ciboires qui ont été volées, à des hosties. Alors voilà, la plupart peut-être diront que ce sont des dégradations, ce sont des infractions. Non, on est là dans du sacré. C'est extrêmement grave. Et je trouve qu'on ne mesure pas, ou en tout cas, on sous-estime la portée de ces actes dans notre pays.
Donc avec plusieurs autres sénateurs, 86 sénateurs en tout signent cette tribune, dans laquelle vous demandez explicitement la création d'un dispositif national de signalement et d'accompagnement des victimes. Aujourd'hui, ça n'existe pas ? Aujourd'hui, on ne peut même pas remonter de façon centralisée l'ensemble de ces dégradations ?
Non, ça n'existe pas. Ces dispositifs ont été mis en place récemment par le gouvernement pour la dénonciation des actes anti-musulmans et anti-sémites. Mais pour les actes anti-chrétiens, ce même dispositif n'existe pas.
Qu'est-ce qui existe pour le judaïsme et l'islam ?
Alors, c'est des plateformes, des numéros d'appels. Je crois que pour les actes anti-musulmans, cette plateforme s'appelle Adam. Donc, elle a été dédiée, elle a été créée justement pour le signalement rapide, le traitement rapide des actes anti-musulmans. Et c'est très bien, vraiment, je ne suis pas là à contester. Mais ce que je souhaite, c'est qu'une telle plateforme soit également mise en place pour les actes anti-chrétiens qui sont aujourd'hui une réalité dans notre pays.
Une plateforme dédiée, un service de police spécialisée aussi, de quelle forme ça pourrait prendre ?
Alors, sans que ça relève forcément d'une police spécialisée, je pense que nos forces de l'ordre font largement bien le travail. Mais qu'au moins, on puisse avoir une connaissance beaucoup plus fine de tous ces actes qui, à mon avis, vous avez rappelé ces chiffres tout à l'heure, je pense qu'il y en a bien plus qui ne sont peut-être pas assez bien recensés aujourd'hui, qui nous échappent. Et puis, peut-être un peu mieux connaître le profil des auteurs. Parce qu'aujourd'hui, on doute un petit peu sur le profil de ceux qui commettent ces infractions. Et je pense qu'on aurait... Voilà, ce serait une information intéressante à connaître.
Que répondez-vous à ceux qui disent que la laïcité, aujourd'hui, protège déjà toutes les religions et qu'on n'a pas besoin de créer un dispositif spécifique pour les chrétiens en particulier ?
Alors, la laïcité, ce n'est pas ça. La laïcité, elle est là, justement, pour permettre à chacun d'exprimer sa foi en liberté, quelle que soit sa religion, en toute sécurité et dans la dignité. C'est ça, la laïcité. Ce n'est pas le fait de prévoir un dispositif de sécurité pour les uns ou pour les autres. Moi, ce que je souhaite, c'est que les chrétiens puissent bénéficier, que la République offre la même protection aux chrétiens qu'elle l'offre aux musulmans et aux juifs.
Certains disent, on parlait de l'atteinte au bien, certains disent aussi que c'est lié au fait que les églises sont insuffisamment sécurisées, peut-être trop ouvertes. Est-ce que vous êtes d'accord avec cela ?
Probablement. Notre pays a 45 000 églises sur son territoire. Ce sont des lieux de culte, mais ce sont aussi des joyaux de notre culture qui sont effectivement ouverts aux nombreux visiteurs de notre pays. Peut-être, oui, compte tenu de la multiplication de ces actes, il faudrait peut-être songer à les rendre moins accessibles. Je trouverais ça particulièrement dommage, mais on va probablement devoir en arriver là pour essayer de freiner ce phénomène très inquiétant.
Sylviane Noël, y a-t-il une tièdeur des responsables politiques ?
Une tièdeur ? Oui, oui, oui, je pense. Je pense, en tout cas, on sous-estime et on méconnaît ce phénomène. Et donc, je crois qu'il est temps qu'on en prenne conscience et puis qu'on œuvre pour tenter de le combattre.
Pour autant, il y a quelque chose qui m'a étonné. Cette tribune, elle a été signée par 86 sénateurs. On peut dire à la fois tièdeur des responsables politiques et pour autant, beaucoup d'entre eux, en tout cas au Sénat, sont concernés par ce sujet. Pourquoi ?
Vous savez, le Sénat, c'est la Chambre des Territoires. C'est une chambre qui est attachée à ses racines, à son histoire. Et je crois que ce sujet, effectivement, a beaucoup touché. Bon nombre de mes collègues qui m'ont relayé leur total soutien. Certains même se sont manifestés un petit peu en retard de n'avoir pas...
Comment ça se dit ? Il y a des gens qui ne s'étaient pas manifestés parmi ces 86 sénateurs ?
Oui, oui. Ils n'ont pas vu le message que je leur avais envoyé pour co-signer la tribune. Et voilà, ils ne m'ont pas répondu dans les temps. Et malheureusement, je n'ai pas pu enregistrer leur signature. Il y en a une vingtaine dans ce cas-là. Donc, on aurait pu même être une centaine à co-signer cette signature. Donc, vous voyez que le sujet est très largement porté et soutenu par mes collègues.
Ça, c'est pour le volet politique parlant du volet médiatique. On a commencé à l'aborder au tout début de cette interview, Sylviane Noël. Mais je voulais vous parler de ce documentaire d'Envoyé Spécial. Jeudi dernier, reportage sur les évangéliques sous un angle très critique, assez caricatural. Le Conseil National des Évangéliques de France parle d'un reportage stigmatisant, envisage même un signalement à l'ARCOM. Y a-t-il un problème aujourd'hui, Sylviane Noël, dans le traitement médiatique des sujets religieux et des sujets peut-être chrétiens en particulier ?
Oui, clairement, il y a une forme, comment dire, une espèce de caricature, je trouve, qui est faite autour de la religion chrétienne, une forme de stigmatisation.
Quelle caricature ?
Sur le fait que ce serait une religion très conservatrice, très arriérée, qui ne serait pas forcément en phase avec cette idée du progressisme. Et donc qu'il faut combattre, qu'il faut combattre. Et je remarque effectivement que, notamment dans le service public, les sujets liés à la religion catholique sont très souvent présentés sous un angle absolument scandaleux.
Est-ce que c'est un manque de formation de la part de certains journalistes ? Est-ce que c'est un parti pris idéologique ? Comment on peut l'expliquer ?
Oui, je pense qu'il y a aussi, il y a beaucoup d'idéologie. Je pense que, oui, l'idéologie est probablement plus importante que le manque de formation.
Et d'ailleurs, votre tribune, c'est intéressant. Est-ce qu'elle a un écho particulier au-delà des médias chrétiens ? On s'en fait l'écho sur RCF et Radio Notre-Dame, c'est bien naturel. Quel écho en voyez-vous dans les autres médias ?
Écoutez, je remarque que ma tribune a largement été relayée par la presse qu'on peut qualifier de droite. En revanche, la presse de gauche ne s'en fait pas l'écho. Donc, c'est des choses qui m'interpellent. Alors, je ne voudrais pas en tirer des conclusions intimes. Mais c'est un signe intéressant. Je n'ai pas eu le temps de vérifier ce matin si c'était encore le cas. En tout cas, hier soir, la presse de gauche ne l'avait pas repris.
Certains observateurs craignent d'ailleurs que ce sujet ne soit instrumentalisé poétiquement, notamment par l'extrême droite ou la droite, que certains parlent d'ultra-droite, à voir ce que c'est. En tant que vous, vous êtes sénatrice des Républicains. Comment éviter que cette cause, qui apparaît légitime, puisqu'on voit beaucoup d'actes antichrétiens, ne soit détournée à des fins un peu partisanes ?
Écoutez, moi, je ne m'intéresse pas à ce genre de critiques.
Mais vous les voyez tout de même.
Bien sûr. Mais de toute façon, lorsque vous défendez les racines chrétiennes de la France, lorsque vous défendez ces valeurs, lorsque vous êtes un peu trop patriote, vous êtes d'extrême droite. Donc, si vous savez le nombre de fois qu'on a pu me qualifier de la sorte, je ne réagis même plus.
Sylviane Noël, vous faites de la politique depuis quelques années. Déjà, est-ce que vous voyez une aggravation sur ce terrain-là ou pas ? Est-ce que plus ça va, plus lorsqu'on parle des actes antichrétiens, par exemple, on est qualifié tout de suite politiquement étiqueté ?
Alors, moi, j'ai eu beaucoup de retours extrêmement positifs et chaleureux de ma tribune, y compris de gens qui sont plutôt à gauche de l'échiquier. Donc, il ne faut pas faire une généralisation. Mais il faut quand même reconnaître que dans notre pays, il y a une forme de terrorisme intellectuel qui vise un petit peu à essayer d'étouffer tous ces sujets liés à nos racines, à nos valeurs. Alors, voilà, je trouve que ça rejoint un peu cette, comment dire, cette forme de glissade ces dernières années qu'on constate. Regardez la dénomination qu'on donne maintenant aux vacances scolaires. C'est très révélateur. Avant, on parlait des vacances de Pâques, des vacances de Noël.
Eh bien, maintenant, c'est des vacances d'hiver, des vacances de printemps.
C'est une laïcité mal comprise ?
C'est une laïcité à outrance qui fait du mal, qui fait du mal à nos racines chrétiennes, qu'on veut essayer d'étouffer, qu'on veut essayer de nier. Donc, je crois que personne n'en sortira gagnant.
Environ 500 personnes se sont réunies dimanche après-midi à Paris, justement, pour dénoncer la christianophobie visant les chrétiens dans le monde et déplorer une forme d'indifférence en France sur le sujet. Il y avait notamment ce meurtre présumé d'Achour Sarnaïa qui a eu lieu à Lyon. Un Irakien chrétien qui vivait en France depuis plusieurs années. Il faisait des vidéos, justement, pour témoigner de sa foi chrétienne. 500 personnes, c'est un petit rassemblement. Est-ce que vous pensez que des rassemblements, tout de même comme ça, sont de nature à faire prendre conscience à l'opinion publique de ce point sur la christianophobie qu'on pourrait vivre dans ce pays ?
Oui, probablement. Effectivement, l'exemple de cet Irakien est très frappant. C'est une personne qui est venue se réfugier dans notre pays pour y exercer librement sa foi. Et si l'enquête devait effectivement révéler qu'il a été assassiné en raison de sa foi, eh bien, ce serait presque une honte pour notre pays. Je trouve qu'on ne peut pas, en France, vivre sous la crainte d'exprimer sa foi. Ce n'est pas possible. Quelle que soit la confession qui nous anime, ce n'est pas possible.
Sylviane Noël, est-ce que vous attendez quelque chose de particulier, des autorités ecclésiastiques, en particulier de l'Église catholique ?
À quel niveau ?
À vous de me le dire.
Écoutez, je pense qu'ils le font déjà, qu'ils relaient également notre souhait de voir les chrétiens dotés des mêmes moyens pour se défendre contre ces actes, qu'ils soient derrière nous. Mais je pense qu'ils le sont. Non, je n'attends rien de particulier d'eux. Je pense qu'aujourd'hui, c'est aux politiques de reprendre la main sur ces sujets et puis de faire en sorte que chaque croyant dans notre pays puisse exercer sa foi dans les meilleures conditions.
Sylviane Noël, dernière question sur un autre sujet. Vous siégez donc au Sénat. La loi sur la fin de vie devait arriver au Sénat, vote solennel, le 7 octobre. On dit qu'avec le gouvernement, cette loi pour le calendrier législatif devrait être chamboulée. Dans votre conviction, selon votre analyse, est-ce que le 7 octobre, la loi fin de vie arrivera au Sénat ?
Non, je peux me tromper, mais compte tenu des événements, on nous annonce un gouvernement seulement ce week-end. Il y aura ensuite une petite période de mise en place, la déclaration de politique générale. Et puis, derrière le budget et l'absolue priorité, on a déjà perdu quasiment trois semaines dans le calendrier parlementaire. Je ne vois pas comment un texte aussi massif que celui sur la fin de vie qui va nécessiter plusieurs jours d'examen pourrait venir dans ce calendrier déjà très bousculé. Donc non, je ne crois pas du tout en l'examen de ce texte avant la fin de cette année. C'est une évidence.
Merci beaucoup, en tout cas, ce matin, d'être venu nous expliciter cette tribune. Donc, vous co-signez avec 85 autres sénateurs, tribunes sur les actes antichrétiens publiés chez notre confrère, le site Boulevard Voltaire. Je rappelle que vous êtes sénatrice Les Républicains de Haute-Savoie. Merci beaucoup, Sylviane Noël, d'être venue sur notre antenne ce matin. Dans trois minutes, le journal de Radio Vatican présenté par Alexandra Sirgan avec à la une ce matin l'intervention de Mgr Gallagher à la tribune des Nations Unies.
Sylviane Noel