Pourquoi Bruno Retailleau a-t-il voté contre les lois du RN ? - Edwige Diaz (CNEWS)
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:03OuverteRéponse directe
Bonjour madame la députée RN de Gironde.
- 0:07OuverteRéponse directe
Fini Anne Hidalgo à Paris, elle ne se représentera pas pour un troisième mandat ?
- 0:26OuverteRéponse directe
Le Rassemblement National pourrait censurer le gouvernement.
- 0:45RelanceRéponse directe
Ceux justement que vous défendez, Edwige Diaz, qu'est-ce que vous lui dites ?
- 0:55RelanceRéponse directe
Lui il dit vous voulez défendre les plus faibles, ne censurez pas.
- 1:05RelanceRéponse directe
Vous pensez que c'est tout ce qui le motive, l'intérêt du pays ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« C'est une bonne nouvelle. »
- 0:14Invité politiqueFait
« notamment les automobilistes parisiens pour qui elle était devenue un véritable cauchemar. »
- 0:38PrésentateurFait
« Il a dit la censure précipiterait la France dans le gouffre et notamment les plus faibles, les plus fragiles. »
- 0:55Invité politiqueFait
« Oui, monsieur Retailleau essaye de sauver sa place au gouvernement. »
- 1:19Invité politiqueFait
« Nous avions proposé deux textes qui auraient pu être soutenus par monsieur Retailleau. »
- 1:23Invité politiqueFait
« Le premier, c'était la facilitation de l'expulsion des délinquants étrangers. »
- 1:27Invité politiqueFait
« Et le deuxième texte, c'était le rétablissement des peines planchers. »
- 1:30Invité politiqueFait
« Hélas, monsieur Retailleau n'a pas donné pour consigne à son collègue ministre d'Aragon de voter en faveur de nos textes. »
- 2:02Invité politiqueFait
« Oui, c'est très important. »
- 2:08Invité politiqueFait
« Si on censure le gouvernement, c'est pour éviter un budget 2025 qui serait pire que le budget 2024. »
- 2:14Invité politiqueFait
« Et en l'état actuel des choses, le budget 2025 comporte beaucoup trop d'augmentation d'impôts sans pour autant réduire le déficit. »
- 2:36Invité politiqueFait
« Elle lui a dit « pas d'augmentation des taxes sur l'électricité, on ne dérembourse pas les médicaments, on abandonne la désindexation des pensions de retraite sur l'inflation et on persiste dans l'allègement des charges en faveur des TPE, PME et notamment en faveur des agriculteurs ». »
- 3:15Invité politiqueFait
« Je vous donne un exemple sur la CVAE, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, la suppression de la CVAE était une promesse d'Emmanuel Macron, une promesse qu'il avait formulée il y a quelques années. »
- 3:25Invité politiqueFait
« Finalement, il a menti aux entrepreneurs puisqu'il a procédé à cette suppression de taxes qu'à 50% »
- 3:37Invité politiqueFait
« Est-ce que les tribunaux de commerce seraient à ce point engorgés ? »
Temps de parole
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Edwige Diaz avec nous. Bonjour madame la députée RN de Gironde. Merci beaucoup d'être avec nous. Tiens, un commentaire sur l'annonce politique de la matinée. Fini Anne Hidalgo à Paris, elle ne se représentera pas pour un troisième mandat ?
C'est une bonne nouvelle. Je pense que c'est une nouvelle qui réjouira beaucoup de Parisiens et notamment les automobilistes parisiens pour qui elle était devenue un véritable cauchemar.
Ça c'est votre réaction, la réaction de la députée de Gironde et la réaction à chaud. Le Rassemblement National pourrait censurer le gouvernement. Vous avez entendu ce qu'a dit Bruno Retailleau hier soir face à des militants républicains à la fédération LR de Paris. Il a dit la censure précipiterait la France dans le gouffre et notamment les plus faibles, les plus fragiles. Ceux justement que vous défendez, Edwige Diaz, qu'est-ce que vous lui dites ? Lui il dit vous voulez défendre les plus faibles, ne censurez pas. Le message est adressé au RN.
Oui, monsieur Retailleau essaye de sauver sa place au gouvernement. Il sait qu'une censure engendrerait probablement son départ du gouvernement. Donc il essaye d'agiter les peurs.
Vous pensez que c'est tout ce qui le motive, l'intérêt du pays ?
En tout cas, je l'entends, monsieur Retailleau, mais je ne le vois pas beaucoup agir. Vous voyez, je vais vous donner un exemple. Le 31 octobre dernier, c'était le jour de la niche parlementaire du Rassemblement National. Nous avions proposé deux textes qui auraient pu être soutenus par monsieur Retailleau. Le premier, c'était la facilitation de l'expulsion des délinquants étrangers. Et le deuxième texte, c'était le rétablissement des peines planchers. Hélas, monsieur Retailleau n'a pas donné pour consigne à son collègue ministre d'Aragon de voter en faveur de nos textes.
Donc c'est vrai que si monsieur Retailleau est à ce point attaché à la défense des plus faibles, des plus fragiles, s'il commence par rétablir la sécurité dans ce pays, on peut dire que les Français commencent par s'impatienter.
Qu'est-ce que vous réclamez pour ne pas censurer ? Vous réclamez l'annulation de la hausse des taxes sur l'électricité ? Oui. Ça, c'est la ligne que vous soutenez ?
Oui, c'est très important.
C'est la mesure que vous soutenez ?
Oui, en fait, nous, on ne censurera pas le gouvernement pour se faire plaisir. Si on censure le gouvernement, c'est pour éviter un budget 2025 qui serait pire que le budget 2024. Et en l'état actuel des choses, le budget 2025 comporte beaucoup trop d'augmentation d'impôts sans pour autant réduire le déficit. Donc si on censure, c'est pour protéger les Français. Maintenant, ce que Marine Le Pen a dit hier à monsieur Barnier, en fait, elle lui a répété ce qu'elle avait déjà dit le 1er octobre dans l'hémicycle, au moment du discours de politique générale de monsieur Barnier.
Elle lui a dit « pas d'augmentation des taxes sur l'électricité, on ne dérembourse pas les médicaments, on abandonne la désindexation des pensions de retraite sur l'inflation et on persiste dans l'allègement des charges en faveur des TPE, PME et notamment en faveur des agriculteurs ». Si monsieur Barnier n'entend pas nos propositions, qui ne sont que le fruit des attentes des Français, eh bien, il s'expose en effet à une censure.
Des mesures ont été prises, enfin en tout cas ont été inscrites dans le projet de budget, notamment pour les retraités, les allègements de charges également, pour des entreprises. Il y a quelques parts en avant qui ont été prévu.
Je vous donne un exemple sur la CVAE, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, la suppression de la CVAE était une promesse d'Emmanuel Macron, une promesse qu'il avait formulée il y a quelques années. Finalement, il a menti aux entrepreneurs puisqu'il a procédé à cette suppression de taxes qu'à 50% et puis là, ils sont en train de vouloir repousser la deuxième partie de l'allègement des charges. Et très sincèrement, si les entreprises avaient été à ce point aidées, est-ce qu'on assisterait à autant de faillites d'entreprises ? Est-ce que les tribunaux de commerce seraient à ce point engorgés ?
Moi, je pense que la politique économique de monsieur Macron et de ses amis est désastreuse pour notre pays et pour les commerçants.
Si vous censurez, vous censurez avec la France insoumise ? Vous votez avec la France insoumise ?
De toute façon...
Avec ceux qui disent que la police tue, avec ceux qui se rapprochent des islamistes ?
Je veux rétablir quelque chose, et c'est prévu par la Constitution. Ce n'est pas parce que vous votez une motion de censure avec quelqu'un que vous partagez le projet politique de ce groupe politique. Là, en fait, ce n'est pas compliqué. L'Assemblée nationale est divisée en trois blocs. Si on veut que le gouvernement tombe, il faut forcément que deux blocs mêlent leur voie. Ça ne veut pas dire qu'ils partagent un projet commun pour l'avenir. Et il est évident que le Rassemblement national rejette tout ce que représente la France insoumise, notamment quand on observe que la France insoumise a déposé une loi visant à abroger le délit d'apologie du terrorisme.
Quand on sait que la France insoumise veut la régularisation des clandestins, et quand on sait qu'elle dit « la police se tue », donc il n'y a pas du tout de projet commun de ce point de vue-là entre la France insoumise et le Rassemblement national.
Hier, lors de la rencontre entre Marine Le Pen et le Premier ministre, il a également été question de la loi immigration et de la proportionnelle. Marine Le Neven en a parlé avec le Premier ministre.
Oui, le problème, c'est qu'il n'a pas donné de calendrier. Hélas, le 1er octobre, Marine avait indiqué qu'il nous faut de la proportionnelle aux élections législatives avec une prime majoritaire précisément pour éviter ce blocage. Et il faut aussi rapidement une nouvelle loi immigration, parce que la loi qui a été votée l'année dernière est largement insuffisante et que les Français attendent une restriction de l'immigration, moins de financements notamment pour les associations immigrationnistes, et une refonte, une suppression de l'aide médicale d'État à la faveur d'une transformation en aide médicale d'urgence. Le problème, c'est que M.
Barnier ne s'est pas engagé sur un calendrier, donc nous, on ne va pas se payer de mots, parce qu'on a compris, on a déjà subi avec le précédent gouvernement, regardez, il y a un an pile, Mme Borne nous annonçait un débat sur l'aide médicale d'État. On l'attend toujours.
Si Michel Barnier vous dit « si je suis censuré, je pars »,
ça c'est son problème, et puis c'est le problème d'Emmanuel Macron. Mais en tout cas, moi, je ne veux pas que nos opposants politiques nous fassent porter le chapeau d'un chaos institutionnel, alors que le bourbier politique dans lequel nous nous trouvons actuellement, il est le résultat d'une seule chose, c'est le barrage anti-républicain, qui a été mis en œuvre au lendemain de la dissolution de l'Assemblée nationale, où nous avons assisté à des scènes lunaires, où les militants de la France insoumise ont été appelés à voter en faveur de Mme Borne, c'est-à-dire quand même Mme 49-3, Mme Réforme des Retraites, et que M.
Attal a lui-même appelé à voter pour des candidats de la France insoumise pour faire barrage au Rassemblement national. Donc que ces gens assument leurs actes, qu'ils en assument les conséquences, moi je dis aux Français, nous saisirons toutes les opportunités pour améliorer leur quotidien.
Merci beaucoup Edouard Gilles d'être venu ce matin sur le plateau de la matinale de CNews, député RN de Gironde. Merci à vous, bonne journée, à bientôt.
Edwige Diaz