Conférence de presse conjointe avec le Président de la région du Kurdistan d’Irak Nechirvan Barzani
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- 0:15Nechirvan BarzaniFait
« Nous avons insisté sur l'amélioration de nos relations et l'élargissement de notre coopération et la continuité du soutien de la France pour l'Irak et pour la région du Kurdistan dans la lutte contre le terrorisme. »
- 0:45Nechirvan BarzaniFait
« Nous avons besoin de votre soutien pour lutter contre Daesh qui représente encore aujourd'hui un danger en Irak, dans la région et sur la planète. »
- 1:45Emmanuel MacronPromesse
« La France continuera de se tenir à vos côtés dans ces efforts. »
- 3:45Emmanuel MacronFait
« Nous sommes mobilisés pour la stabilité régionale, pour un Irak souverain, puissance de dialogue et d'équilibre dans une région où les parties prenantes se remettent à discuter. »
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Bonsoir. Je suis très honoré, nous sommes très honorés à Erbil d'accueillir le président Emmanuel Macron. Au nom du peuple du Kurdistan, nous vous souhaitons la bienvenue chaleureusement en Irak et au Kurdistan.
Monsieur le président, vous êtes le bienvenu. Lors de la réunion d'aujourd'hui, nous avons discuté des relations bilatérales entre les deux parties : la situation politique sécuritaire en Irak et au Kurdistan, les prochaines échéances électorales en Irak ainsi que les dernières évolutions politiques dans la région et les perspectives de l'avenir. Nous avons échangé sur ces sujets.
Nous avons insisté sur l'amélioration de nos relations et l'élargissement de notre coopération et la continuité du soutien de la France pour l'Irak et pour la région du Kurdistan dans la lutte contre le terrorisme. Dans cette situation sensible, au moment où l'Irak se dirige vers la cinquième échéance électorale législative, la visite du président Emmanuel Macron à Bagdad et à Erbil est un message, un message clair et optimiste pour l'Irak, pour le processus de la démocratie en Irak et au Kurdistan. Nous apprécions et nous regardons avec beaucoup d'intérêt cette visite du président de la République.
Monsieur le président, vous avez joué un rôle déterminant et tranchant en rassemblant les leaders et aussi l'organisation de cette conférence à Bagdad. Merci beaucoup pour cette initiative importante et pour votre soutien à l'Irak. Nous espérons que les résultats de cette conférence deviendront un résultat pour la stabilité de l'Irak et de la région d'une manière générale.
En permanence, avec votre soutien, nous allons apaiser les tensions dans la région. Juste pour rappeler, nous vous remercions beaucoup pour le rôle du président Emmanuel Macron dans l'apaisement et l'atténuation des conflits de l'automne 2017 et la réouverture des discussions politiques et diplomatiques envers la région du Kurdistan. Avec votre initiative, Monsieur le président, Erbil et Bagdad ont repris les discussions, il y a eu une entente en Irak.
Nous avons besoin de votre soutien pour lutter contre Daesh qui représente encore aujourd'hui un danger en Irak, dans la région et sur la planète. Nous avons besoin de votre soutien également pour la stabilité, pour stabiliser la démocratie, pour les réformes, pour le développement et également pour la cohabitation de toutes les composantes de la société dans le pays. Afin de mettre l'accent et d'accorder beaucoup d'importance à cette cohabitation, à toutes les composantes de la société, que ce soit la communauté yézidie ou chrétienne, c'est la raison pour laquelle nous regardons avec beaucoup d'intérêt la poursuite du soutien français comme un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations-Unies et également comme une puissance mondiale qui a son rôle dans la lutte contre le terrorisme et dans le changement climatique.
Dans les domaines culturels, académiques, scientifiques et de l'énergie et d'autres besoins du pays, l'Irak et la région du Kurdistan peuvent devenir de bons partenaires pour la France. Les entreprises françaises peuvent participer à ce développement et au développement du pays, que ce soit dans la région du Kurdistan ou en Irak. Les entreprises peuvent investir dans cette perspective.
Les entreprises sont assurées de bénéficier de tout le soutien du gouvernement de la région du Kurdistan. Encore une fois, Monsieur le président, vous êtes le bienvenu en Irak et dans la région du Kurdistan. Merci beaucoup.
Merci, Monsieur le président pour vos mots et votre accueil et merci pour l'échange que nous venons d'avoir avec vous, avec Madame la présidente du Parlement, Monsieur le Premier ministre, les vice-présidents, vice-premiers ministres et ministres présents, que je remercie à nouveau pour l'échange et la nature des sujets que nous avons pu évoquer ensemble. C'est pour moi vraiment une grande joie d'être à vos côtés et parmi vous à Erbil aujourd'hui et depuis hier soir parce que c'est une belle manière de conclure cette visite en Irak. Et, comme je m'y étais engagé, je ne la conçevais pas sans cette étape au Kurdistan.
Vous savez, il y a une amitié un peu particulière entre la France et le Kurdistan. Le peuple kurde et le peuple français ont ce lien particulier qui a commencé avec les résolutions des Nations unies, en particulier la résolution 688 du Conseil de sécurité qui a jeté les bases d'une autonomie kurde en Irak, la mobilisation de nos médecins, de nos intellectuels, de nos travailleurs humanitaires et je n'oublie pas ici le rôle de Danielle Mitterrand et de sa fondation qui ont défendu votre cause. Et donc, il y a une histoire intime qui se poursuit d'ailleurs et qui est encore très vivante chez les intellectuels français et françaises.
Cette histoire particulière, je dirais, est rendue encore plus forte par le fait que nos soldats sont venus combattre aux côtés des vôtres et que nos soldats ont mené et continuent de mener aux côtés des peshmergas, des forces de sécurité irakiennes et des forces démocratiques syriennes, un combat contre le terrorisme que j'ai évoqué à plusieurs reprises lors de ce voyage, essentiel. Et je dois dire que ce combat à vos côtés a accru cette amitié. Et je crois que la France, je peux vous le dire, a beaucoup de respect et d'amitié pour les peshmergas et pour l'engagement qui a été le vôtre dans la lutte contre Daesh.
Aujourd'hui à nouveau, j'ai assuré le président Barzani et les autorités régionales dans leur pluralité de la solidarité de la France. D'abord, une solidarité pour continuer à lutter contre Daesh, notre ennemi commun, qui montre des signes inquiétants de résurgence en Irak comme en Syrie. Et ce qui se joue dans ce combat, c'est l'avenir de l'Irak, du Kurdistan en son sein, de la sécurité de toute la région mais également de la sécurité des Européens et donc des Français, solidarité également face aux conséquences des conflits qui ont secoué l'Irak et le Moyen-Orient et au-delà.
Le Kurdistan a fait preuve d'une générosité exceptionnelle envers les Irakiens et les Syriens qui ont trouvé refuge sur son sol, parmi lesquels de nombreux chrétiens et yézidis persécutés par Daesh. Et la France continuera de se tenir à vos côtés dans ces efforts. Solidarité enfin face aux blessures de l'histoire et c'est pourquoi, dans les prochaines semaines, la France engagera une coopération avec l'hôpital de Halabja qui soigne les victimes de l'attaque chimique.
Et nous allons multiplier ainsi les projets très concrets de coopération en la matière, Président, parce que ce que nous souhaitons faire ensemble, et je le disais hier au président et au premier ministre irakien, c'est d'abord renforcer dans tous les domaines notre coopération en faveur du développement de cette région au service de la population et en l'espèce de la population kurde. C'est ensuite vous aider à assurer les conditions de la stabilité, en particulier la question des déplacés. En l'espèce, nous avons eu une discussion pour le Sinjar, où le gouvernement régional du Kurdistan a la responsabilité de créer, avec l'État fédéral et avec notre soutien, les conditions du retour des déplacés.
Et je sais ici l'attente, la souffrance des Yézidis, c'est aussi celle des communautés chrétiennes qui attendent le retour sur leur sol. Et je crois que ce qui est extrêmement important dans cette période, c'est que le gouvernement fédéral, que vous-même et le gouvernement régional puissiez continuer à être pleinement mobilisés et nous ferons tout ce qui est en notre capacité pour vous aider dans ce cheminement. Pour le Nord-Est syrien aussi nous restons mobilisés car il n'y aura pas de stabilité et pas de répit pour les populations civiles sans réconciliation entre factions kurdes, syriennes et sans inclusion de la composante arabe et sans capacité à bâtir les conditions d'une paix soutenable dans toute la région.
Et puis, plus largement, vous avez fait référence à cela, nous sommes mobilisés pour la stabilité régionale, pour un Irak souverain, puissance de dialogue et d'équilibre dans une région où les parties prenantes se remettent à discuter. C'était tout l'objet de la conférence pour la coopération et le partenariat que nous avons coprésidée avec le premier ministre irakien hier, qui a permis une avancée considérable avec des conclusions claires en matière de lutte contre le terrorisme et d'engagement de tous dans la lutte contre tous les terrorismes et en matière aussi d'engagement à stopper les intrusions qui sont multiples sur votre sol. Et je crois qu'en l'espèce cette conférence est aussi une avancée pour l'ensemble des Kurdes et a marqué une mobilisation très forte.
Voilà. Je suis venu m'entretenir en confiance avec les autorités régionales, au premier chef le président Barzani, le Premier ministre Massoud Barzani, et j'aurai l'occasion de voir dans quelques instants aussi des combattants. Je veux ici vous redire très clairement l'engagement de la France sur tous les sujets que je viens d'évoquer et la fidélité de la France à son histoire et à ses amis et donc aux Kurdes.
Merci Président. Merci beaucoup. Merci beaucoup.