17 octobre : Sébastien Lecornu et Laurent Nuñez face aux questions de l'Assemblée nationale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 9:06OuverteRéponse directe
Êtes-vous en capacité de maintenir l'autorité légale de l'État et d'empêcher un effondrement généralisé ?
- 11:10OuverteRéponse directe
Quels manquements avez-vous identifiés dans l'anticipation des violences ?
- 13:18FerméeRéponse directe
Toulon était épargnée, pourquoi les violences y ont-elles éclaté ?
- 14:20RelanceRéponse partielle
La question de la démission de Laurent Nuñez se pose-t-elle ?
- 16:25OuverteRéponse directe
Faut-il objectiver la doctrine du maintien de l'ordre ?
- 17:51OuverteRéponse directe
Quelles mesures pour sécuriser les cortèges et répondre aux lycéens ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:39Fait
« Notre enseignement a vu beaucoup de choses mais pas tout. »
- 6:23Chiffre
« 200 enquêteurs qui sont mobilisés uniquement pour se faire. »
- 7:08Promesse
« Le dispositif de samedi prochain sera massif, monsieur le ministre. »
- 9:45Fait
« Des milliers d'entreprises et des commerces pris pour cibles, des dizaines de commerçants et des salariés malmenés. »
- 10:21Fait
« Nous payons aujourd'hui des décennies de renoncement culturel, de mensonge d'État, de laxisme judiciaire et d'immigration anarchique perfusée à l'argent public. »
- 11:51Fait
« Des centaines de commerces ont été pillés, vandalisés, que des bâtiments publics ont été ciblés. »
- 18:35Chiffre
« On a plus de 100000 contributions sur cette plateforme. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Premier ministre depuis très très longtemps de manière structurelle qu'il n'y a pas eu autant de rassemblement non déclarés non signalé et vous le savez vous avez été ministre de l'agriculture en plus dans l'organisation de l'expression de la liberté syndicale. On en parlera demain. Il y a la nécessité pour sécuriser celles et ceux qui veulent manifester y compris parce qu'ils ne sont pas d'accord avec la politique du gouvernement des systèmes de déclaration qui doivent être respectés. Il y aura une commission d'enquête parlementaire. Je vois le président de la commission des lois.
C'est la première des choses sur lequelle il faudra revenir sans compter les difficultés liées à la cission des cortèges. La deuxième des choses, monsieur le ministre, c'est et les services de renseignement, ils reviendront devant vous, j'imagine, pendant cette commission. C'est un mode opératoire inédit dans la manière dont un certain nombre d'attaquants et de personnes violentes s'y sont pris samedi dernier. D'habitude, pour être un peu schématique et direct, vous m'en excuserez, les violents s'insèrent dans les cortèges et créent la pagaille et le chaos. Les gouvernements précédents ici en savent quelque chose en fin de cortège et en fin de manifestation.
Pour la première fois, on a un mode opératoire, on l'a vu dès le début du départ du cortège d'ailleurs de la CGT à Paris. On l'a vu à Marseille dès le matin où un certain nombre d'individus violents de l'extrême gauche radicale et de l'ultra gauche ont décidé de fonctionner en essin et de semer la violence avec méthode et avec une organisation numérique. Quand on parle de celles et ceux qui ont cassé mesdames et messieurs les députés de la France insoumise, vous avez quand même une difficulté à l'entendre et à l'assumer. On y reviendra. La réalité c'est que ce mode au territoire évidemment il a créé une confusion dans la manière de gérer l'ordre public tout au long de la journée.
Troisème des choses et nous en produirons les preuves, monsieur le ministre, c'est évidemment la planification en certains endroits d'un schéma insurrectionnel mené par des groupuscules d'extrême gauche et de l'ultra gauche. Là, ce qui s'est passé sur la mairie de Limoge en est un exemple. Vous avez une première interpellation qui a été faite ce matin, le garde des sauces s exprimé, je n'y reviens pas. Cet individu interpellé et malheureusement connu déjà des services et particulièrement puisqu'il était fichier S. Donc, on aura du mal à être dans une naïveté béante ou dans un une forme de négation de la réalité, de la participation de ces gropuscules violents dans cette affaire.
pareil sur l'ensemble des mouvements qui se sont organisés et qui souhaitaient notamment marcher sur l'Élysée. Et je crois que lorsqu'on est républicain ou démocrate, quel que soit son sentiment sur la personne du président de la République, dans notre démocratie, on ne tolère pas que des gruscules facux puissent marcher sur l'Élysée, sur Matignon, parce que c'est aussi le cas évidemment de l'Assemblée nationale ou le Sénat et l'ensemble de la démocratie représentative doit aussi défendre cette réalité, y compris celles et ceux qui sont députés.
Enfin, phénomène sur lequel nous aurons l'occasion de revenir, c'est le dernier mouvement dans la journée de samedi que l'on retrouve le soir du dimanche. C'est évidemment une rejointe par une délinquence plus générale, jeune majeur ou mineur déjà confirmé, on va dire ça comme ça, avec le coup beaucoup d'interpellations, j'y reviendrai dans un instant, mais dont le seul objectif n'avait rien de politique. Évidemment, c'était un objectif de pillage avec comme point commun une coordination par les réseaux sociaux. Alors, ce qui n'a pas fonctionner, plusieurs évidences. La première, la capacité de notre enseignement à tout voir. Je dis bien tout voir.
Notre enseignement a vu beaucoup de choses mais pas tout. Ce qui vient encore créer une eupre et une nouvelle infamie par les députés de la France insoumise en laissant à penser que la police de la République se livre a du renseignement politique. C'est faux. C'est faux depuis les années 90 et vous le savez très bien. Donc il n'est pas besoin là aussi de mentir et de faire circuler de fausses information et comme le ministre de l'intérieur l'a dit, il est impensable qu'un gouvernement puisse donner de pareilles instructions. Deuxième des choses, le dispositif mise en place, monsieur le ministre Marc Fenot, était un dispositif au fond trop statique et pas assez mobile.
Et pour dire les choses aussi précisément, vous y reviendrez j'imagine dans le cadre de cette commission d'enquête. Le ministre de l'intérieur a déjà pris la parole sur le sujet. On voit bien qu'à Paris, c'est la brave M qui a fait preuve de beaucoup d'efficacité parce que précisément face aux essins de délinquant de pilleur ou de casseur, c'est l'utilisation plus mobile des forces qui a été efficace et donc de cela, nous en tirons évidemment un certain nombre de conclusions assez rapides.
Troisème chose, le ministre de l'intérieur, le ministère de l'intérieur a fait un choix et moi je le respecte pour aussi d'ailleurs avoir porté l'uniforme, c'est le fait de ne pas avoir annulé les congés longue durée pour les policiers et les gendarmes qui avaient été largement sollicités en hexagone en Outreem. Et je le rappelle, s'il n'y a pas de bavure ou de nombreuses bavures or celles que l'gypen est en train de regarder au cas par cas et qui ne sont pas la majorité du genre, contrairement à ce que certains veulent bien raconter, c'est aussi parce que le repos physiologique du fonctionnaire de police, du militaire de la gendarmerie fait aussi partie des décisions de commandement.
De cela, je voulais aussi vous en rendre compte. Alors, l'objectif est assez simple, c'est le retour à l'ordre immédiat. Vous l'avez dit vous-même. La première des choses, ce sont ces couvre-feux et ces couvre-feux localisés sont efficaces. En tout cas, cette nuit, ça a permis de ramener le calme dans le cadre d'un dialogue entre les maires et les préfets et cela évidemment euh nous y reviendrons aussi dans les jours qui viendront. Ensuite, la judiciarisation, deux types de judiciarisation. le garde aussi a pris de nombreuses fois la parole et je le remercie depuis maintenant plusieurs jours.
Une une judiciarisation à chaud, nombreuses interpellations, nombreuses garde à vue évidemment samedi et dimanche dernier, mais aussi une judiciarisation à froid notamment sur les pillages. Nous avons enclenché des moyens judiciaires et d'enquête notamment du côté du ministère de l'intérieur inédit parce que nous disposons d'énormément de pièces à conviction, d'images, de vidéos qui vont nous permettre de multiplier dans les jours qui viennent beaucoup d'interpellations notamment sur l'ensemble de celles et ceux qui ont volé pour la plaque parisienne. Pour vous donner un chiffre, c'est 200 enquêteurs qui sont mobilisés uniquement pour se faire.
Ensuite, il faudra avancer sur la réparation civile. Bien nous a pris de présenter en conseil des ministres le projet de loi casseur payeur. On ne peut pas au moment où nous avons autant de difficultés d'argent public à chaque fois faire appel au contribuable et à la solidarité nationale pour réparer ce que les casseurs ont cassé. Et donc cette responsabilité civile, la capacité à aller chercher sur les comptes bancaires de celles et ceux qui ont cassé, y compris sur les allocations sociales, en tout cas certaines d'entre elles, est absolument indispensable et je veux que ce texte aille jusqu'à son terme. Beaucoup se payent de mots dans la campagne présidentielle.
Il y a l'occasion de faire œuvre utile avant justement cette élection présidentielle. Ensuite, il y a les manifestations à venir. Le ministre de l'intérieur a déjà donné des instructions euh aux préfectures. Le dispositif de samedi prochain sera massif, monsieur le ministre. On y reviendra. il sera présenté au ministre de l'intérieur. J'aurai l'occasion moi-même de me le faire présenter jeudi prochain. On y reviendra avec évidemment les formations politiques que je réunirai jeudi à Matignon parce que un certain nombre d'entre elles m'ont saisi de la sécurité de la campagne présidentielle. Beaucoup de candidats se sont rapprochés de moi pour le dire.
Ça pose la question de la sécurisation d'un exercice démocratique absolument majeur. Demain, avec les organisations syndicales, on reviendra sur la sécurisation aussi de la liberté d'expression des syndicats. Il y aura pas que cette ce thème là à l'ordre du jour, mais j'y reviendrai dans les questions gouvernement qui viendront avec un agenda de fond. Évidemment, je reviendrai tout à l'heure dans d'autres questions sur aussi la question des lycéens et sur les réponses que le gouvernement entend apporter. Enfin, vous l'avez dit vous-même, le retour à l'ordre est le préalable de tout.
Et lorsqueau côté des forces de l'ordre dans la nuit de samedi au dimanche policier et gendarme je me suis rendu, j'ai effectivement 17 phrases par laquelle vous avez commencé et j'y crois beaucoup parce que on peut toujours compter le nombre d'escadrons de gendarme mobile. On peut toujours déposer tous les amendements, toutes les propositions de loin de la terre. J'ai le sentiment qu' dans le moment dans lequel nous nous trouvons, il y a un combat politique et culturel à mener contre la violence. Et donc oui, je le redis monsieur le ministre, il faut une bonne fois pour toute choisir son camp entre la violence et la République. Merci beaucoup monsieur le premier ministre.
[applaudissements] La parole est à présent madame Lord la Ballette pour le Rassemblement national.
[applaudissements]
Merci. Merci madame la présidente.
[applaudissements]
Merci madame la présidente. Monsieur le premier ministre, il y a 4 mois, je vous interrogé sur le chaos qui embrasait 71 villes à la suite de la finale de la Ligue des Champions. Je vous alertais sur les conséquences de la lâcheté pénale, de l'accoutumance à la violence et de la désintégration de l'autorité. Je vous demandais pourquoi messieurs Nunz et Darmanin étaient encore là tant ils incarnent la faillite de l'État depuis 10 ans. Comme vos prédécesseurs après le Stade de France, comme après les émeutes de juillet 2023, comme à chaque fois vous n'avez pas répondu. Samedi 17 octobre, le monde entier a découvert effaré une France emploie au sacage, au pillage et à une rage incendiaire.
Des milliers d'entreprises et des commerces pris pour cibles, des dizaines de commerçants et des salariés malmenés, des bâtiments publics, des maérises et des commissariats attaqués. Cette haine n'est pas seulement physique, elle est politique. Elle ne se remplement au mur, mais bien à ce que nous sommes. Quand une Mariane est brisée à Marseille, monsieur le premier ministre, ce sont les Français qui sont humiliés. Quand une mairie est brûlée, c'est la République qui part en fumée. Au nom de Marine Le Pen et du RN, j'adresse aux forces de sécurité intérieure un hommage appuyé et notre soutien le plus vif. [applaudissements]
[applaudissements]
L'histoire ne retiendra rien de la décennie qui s'achève, sinon la lentagonie d'une nation livrée à la sauvagerie. Rien de ce président aux incantations insupportables et qui reste sour aux appels de son propre peuple. Nous payons aujourd'hui des décennies de renoncement culturel, de mensonge d'État, de laxisme judiciaire et d'immigration anarchique perfusée à l'argent public. Alors, en attendant la fin de ce mandat interminable, mon interrogation est simple et je la pose à l'homme. Êtes-vous en capacité de maintenir l'autorité légale de l'État et d'empêcher un effondrement généralisé en attendant qu'une nouvelle présidente remette la France en ordre ?
[applaudissements]
Merci madame la députée. La parole est à monsieur Laurent Nunes, ministre de l'intérieur. Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, madame la députée Lor La Valallette, vous avez entendu le premier ministre qui a décrit la situation que nous avons vécu le nous avons vécu le 17 octobre. Je vous je l'ai dit, je le redis, le premier ministre l'a dit.
Il y a eu évidemment dans le travail de renseignement que nous avons effectué de prévision d'anticipation, il y a eu un certain nombre de manque d'anticipation sur deux choses principalement le volume de manifestants d'une part, d'autre part la présence quasi systématique partout dans toutes les villes de casseurs et de pilleurs qui sont venus se greffer à ces cortèges, à ces mouvements pour piller cassés et ils l'ont fait comme l'a dit monsieur le premier ministre de manière extrêmement éclatée pour disperser les forces pour éclater le dispositif policier et faire en sorte qu'il soit plus difficile à appréhender.
Alors, je veux saluer à mon tour évidemment le travail des forces de sécurité intérieure qui ont fait un travail remarquable, qui ont évité de nombreuses exactions. Il n'en demeure pas moins et vous l'avez dit que des centaines de commerces ont été pillés, vandalisés, que des bâtiments publics ont été ciblés, des commissariats, les forces de sécurité intérieure des mairies, ce qui est généralement la signature de l'ultra gauche et de l'extrême gauche radical.
Nous allons évidemment monter en gamme dans le dispositif pour le 17 octobre où la doctrine, comme l'a dit le Premier ministre, sera revu en terme de moyens en volume bien sûr, en terme de force engagée et en terme de réactivité, de mobilité pour aller percuter, impacter ces groupes qui disent les forces de l'ordre de manière comme l'a dit le premier ministre extrêmement planifiée, extrêmement stratégique et nous allons poursuivre ce combat. Évidemment, je regrette profondément ce qui s'est passé. J'assume ma part de responsabilité, madame la députée.
Je l'ai dit évidemment, mais je ne voudrais pas que l'on oublie qu'il y a une responsabilité forte d'un certain camp qui n'hésite pas, et je l'ai dit tout à l'heure, à jeter de l'huile sur le feu, ni la responsabilité des casseurs. Merci beaucoup, monsieur le ministre. Madame la ballette, s'il vous plaît. Monsieur le ministre, jusqu'al Toulon était exempté de ces menaces urbaines, de ces de ce qu'on a vécu samedi où la haute ville où Mayol a été saccagé, où des commerçants ont été attaqués. Tout ça pour 20 petites interpellations, 20 monsieur le ministre. Alors, je vais vous dire, il y a plus une France qui va bien. Il n'y a plus qu'une France qui attend que votre mandat c'est courte.
député, [applaudissements] monsieur le ministre, madame la députée, samedi prochain et dans les jours qui viennent, c'est moi qui serai au commande de compter sur ma fermeté. Je n'ai plus en faire la démonstration. Comptez sur moi pour être extrêmement ferme et nous serons au rendez-vous. Merci beaucoup, monsieur le ministre. Allez, un peu de silence s'il vous plaît. Je donne la parole à monsieur Boris Ballot, président du groupe social. Vient d'écouter donc la question de la députée Renè Lore la Valallette et la réponse du ministre de l'intérieur Laurent Nunz.
Marie Malouwin on entend Laur la Valallette qui dit en attendant l'arrivée de la nouvelle présidente à l'Élysée, on sous-entendu Marine Le Pen, êtes-vous en capacité de maintenir l'ordre ? la question qui se pose et que évidemment le RN veut mettre en avant là pour les les jours qui viennent voir les semaines qui viennent. Oui, on a deux stratégies différentes, on le voit bien entre Laur la Valette qui finalement est interrogative, pas trop agressive, elle dit les choses, on avait raison, on vous l'a dit depuis le début, vous êtes incompétent, on a déjà demandé votre démission mais qui n'est pas qui n'arrangue pas.
En revanche, Manuel Bompard a tapé tout de suite sur Laurent Nunz alors qu'il aurait pu faire monter Mathilde, le groupe aurait pu faire monter Mathilde de Pano tout de suite. Donc le rang Nunise apparaît clairement comme le maillon faible qui est envoyé au front, y compris par Sébastien Lupcorn qui aurait pu répondre à la première question lui-même. Et on voit bien que Laurent Lunez est quand même touché personnellement parce qu'il le prend personnellement les attaques de Manuel Bpart avec toujours de la part du premier ministre cette idée que c'est la faute de LFI de vouloir rester dans ce côté il faut changer de camp.
On ne voit pas très bien en dehors d'une obsession euh qui plus personnelle que politique qu'est-ce que ça lui rapporte. Parce que faire monter le LFI en lui donnant autant d'importance, en voyant sa main partout dans ce qui se passe, c'est le faire monter et aller vers un deuxième tour RNLI. Je vois pas politiquement que ça lui ce que ça lui rapporte. et on sent finalement un pouvoir qui bon qui annonce qu'il va être ferme, qui gère les choses mais qui même qui apparaît quand même un petit peu déboussolé ou démuni.
Arian dit, la question se pose aussi de la légitimité maintenant effectivement de Laurent Nugèz qui a posé sa démission là ce weekend, le premier président de la République l'a refusé. Ça pose quand même cette question là. Oui, bien sûr. Après euh là, il y a il y a un petit petite chose qui se passe, c'est est-ce que assumer ça veut dire être un peu excusé ? parce que c'est un peu aussi la stratégie, c'est-à-dire que en disant j'assume, c'est une façon aussi pour moi d'écarter les critiques.
Mais ce que je voulais dire quand même sur ce que vous disiez sur la question de l'intérêt de faire monter en fait le match AR m'a dit je suis obligé de vous interrompre parce qu'on écoute Sébastien Lecorn qui répond au député socialiste Boris Val en étant évidemment un peu plus court. Il y a un un point sur lequel je vous rejoins et je vais en dire un mot dans un instant, c'est la nécessité d'une réponse politique. Il y a un point sur lequel je vous suis moins avec respect. Vous avez été membre du corps préfectoral, modestement, j'ai porté l'uniforme. On peut pas passer successivement de 3 semaines dans lequel on dit que la police blesse à depuis 48 heures. Mais que fait la police ?
Je pense que il faut qu'à un moment donné on soit au clair et je le dis avec respect, on peut pas d'un côté dire il faut interdire un certain nombre d'armements intermédiaires qui par définition sont en dessous de l'armement létal. Et quand on découvre qu'on a un niveau de violence absolument inoui, découvrir qu'on a exposé les policiers et les gendarmes à une violence certaine. Et comme j'entends parce que nous nous respectons ne pas traiter sujet sur le terrain polémique, je pense qu'il faut qu'on le traite sur le fond. Et je crois qu'un certain nombre de représentants de votre famille politique l'ont demandé dans les médias.
Moi, vous connaissez mes convictions d'homme de droite sur ce sujet, mais je pense qu'il est temps d'objectiver ce qu'est vraiment la doctrine du maintien de l'ordre en France aujourd'hui parce qu'on lui fait dire parfois des choses fausses et en même temps, ni le ministre de l'intérieur ni votre serviteur n'estime qu'il faut rester immobile dès lors que la menace bouge. Chemin, enfin, ceci étant dit et chemin faisant, ça nous amène au cœur quand même de votre question qui, me semble-t-il, la réponse politique. Demain, nous réunirons avec un certain nombre de ministres les organisations syndicales.
Je le disais, je suis préoccupé par la liberté de de manifester auquel je suis viscéralement attaché, démocrate et que aujourd'hui elle est précisément mise en danger par des membres de l'ultra gauche et de l'extrême gauche. Et donc de cela évidemment la capacité à sécuriser les cortèges, on le voit bien, il y a un retour d'expérience important à faire sur ce qui s'est passé samedi. Mais puisque nous allons voir les organisations syndicales, on va pas leur parler que de ça. Évidemment, je vais faire un point très précis avec elle sur les questions budgétaires dont vous êtes emparé évidemment ici dans l'hémicycle.
La question du pouvoir d'achat notamment aussi avec tout ce qui peut se passer en terme de scénario sur le carburant. Je pense que les gens concitoyens des landes comme dans l'heure vous en parlent suffisamment euh chaque weekend et également donner un mandat précis notamment au ministre du travail et solidarité pour ouvrir un certain nombre de réflexions que nous pourrions reprendre en fin de discussion budgétaire au mois de décembre lors de la seconde lecture. En tout cas, demain, je ne fais pas d'annonces avant de les avoir vu, sans quoi je ne respecterai pas la démocratie sociale. En revanche, sur le mouvement lycéen, vous le savez, on a plus de 100000 contributions sur cette plateforme.
J'invite à ce qu'elle ne soit pas méprisée. Elle a été accueillie parfois avec un peu de dédain par un certain nombre de représentants de la classe politique. On le voit bien aujourd'hui, c'est une matière qui est précieuse, qui est foisonnante, qui nous apprend des choses très directes, y compris des choses qui peuvent être en contradiction avec les 10 ans de mandat du président de la République. Mais j'assume tout.
Cette plateforme, il va falloir qu'on la regarde avec beaucoup de transparence et donc en début de semaine prochaine l'ensemble de la communauté éducative, donc étudiantes et lycéennes, les lycéens eux-mêmes, les parents, les organisations syndicales, les ministres ont commencé à à y travailler l'enseignement supérieur et l'éducation nationale. On va organiser non seulement une restitution cette plateforme, mais aussi des premières annonces que nous allons mettre sur la table et dont le parlement va pouvoir s'emparer.
Nous allons donc pouvoir en débattre puisque cette crise tombe au moment où nous avons un enjeu budgétaire et une discussion budgétaire et cela évidemment va nous permettre de prendre date et d'enrichir potentiellement le PLF ou le PLFS pour l'année prochaine. Mais je le dis quand même monsieur le président Valallot, s'il faut une réponse politique, elle passera aussi par une vision pour cette génération. Et cette vision pour cette génération, personne ne croirait un seul instant que le gouvernement par quelques amendements peut la défendre d'un coup de baguette magique. Et donc c'est aussi la question du débat présidentiel. Et demain, je ferai cette proposition aux organisations syndicales.
Il faut que toute cette matière, toutes ces contributions qui sont en train de de remonter, sur lequel on travaille depuis une dizaine de jours, il faut impérativement que les candidats à la présidentielle s'en emparent pour une réponse en deux temps court et moyen terme avec au fond des mesures d'urgence pour les lycéens et les étudiants et des mesures de moyen et long terme. Et ça pour ça évidemment c'est à la campagne présidentielle aussi de le trancher.