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Podcast / conversationUnion Populaire Républicaine· 25 juillet 2018 60 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Entretien d'actualité n°66 - 24/07/2018

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Quelle analyse faites-vous de l'affaire Benalla ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les dernières évolutions sur le Brexit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45François AsselineauFait
    « il avait été auprès du délégué interministériel de l'outre-mer pendant quatre mois où semble-t-il, il n'a rien fait »
  • 1:30François AsselineauFait
    « il avait un coupe-file pour entrer dans les assemblées, à l'Assemblée Nationale et au Sénat »
  • 2:15François AsselineauFait
    « il avait donné quelques coups de casque, ou des coups de poing sur des manifestants »
  • 4:30François AsselineauFait
    « il y a des soupçons qui sont formulés par Anticor quant à l'origine de ces fonds qui pourraient peut-être être du blanchiment d'argent »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour à tous et bienvenue pour ce 66e Entretien d'Actualité, nous sommes le 24 juillet 2018. Bonjour François Asselineau, quelle analyse faites-vous de l'affaire Benalla ? Bonjour à toutes et à tous, alors l'affaire Benalla il n'est plus question que de ça.

Désormais il semble que ça va être le roman feuilleton de l'été, un roman feuilleton dans lequel est en train de sombrer ce que l'on appelle la macronie qui montre ses limites, enfin on a l'impression d'un Etat complètement déliquescent. Alors il ya quand même pas mal de choses à dire sur cette affaire, d'abord l'affaire, elle est scandaleuse, ça c'est incontestable. Voilà un monsieur sorti d'un chapeau, pas tout à fait d'un chapeau d'ailleurs, puisqu'on a appris qu'il avait été auprès du délégué interministériel de l'outre-mer pendant quatre mois où semble-t-il, il n'a rien fait.

Après ça il a été dans l'équipe de campagne de monsieur Macron, pendant la présidentielle, après ça, enfin avant ça, il avait été je crois chauffeur de l'inénarrable Arnaud Montebourg, le ministre chargé du Redressement Industriel, et il avait fait un accident, et puis le ministre avait vu avec effarement son chauffeur prendre la poudre d'escampette avec la voiture, donc il avait dit que c'était un délit de fuite donc Montebourg l'avait viré, alors c'est sur ce fait d'armes probablement qu'il avait été donc promu à la protection de monsieur Macron dans l'équipe de campagne, et puis après ça on apprend qu'il est à l'Élysée, rien de moins, adjoint au chef de cabinet de l'Élysée. D'ailleurs on n'a jamais vu passer son nom au Journal Officiel, donc en fait c'est un poste fantôme. Normalement, vous ne le savez pas forcément, mais normalement tous les postes de responsabilité doivent paraître au Journal Officiel, surtout dans les cabinets ministériels ou le Président, donc c'est un poste fantôme, mais un fantôme qui, quand même qui prenait ses aises, le fantôme, puisqu'on apprend, alors c'est une avalanche de révélations, qui, j'allais dire tous les jours, mais ce n'est même pas tous les jours, c'est presque toutes les heures, c'est un petit peu comme une espèce de furoncle, on appuie dessus et puis il y a du pus qui sort, donc toutes les deux heures on apprend un truc nouveau.

Alors paraît-il que ce monsieur, dont on ignore d'ailleurs quels sont les diplômes exactement, on ignore exactement quelle est sa véritable identité, hé bien ce monsieur donc gagnait plus de 10 000 euros par mois, donc c'est-à-dire plus qu'un inspecteur général des Finances en exercice, ce que je ne suis pas, donc c'est un salaire supérieur à ce qu'il y a, pratiquement dans les plus hauts salaires de la haute fonction publique. On apprend qu'il avait un coupe-file pour entrer dans les assemblées, à l'Assemblée Nationale et au Sénat. Il pouvait y entrer comme dans un moulin, sans être parlementaire, sans être non plus un attaché parlementaire, ni un fonctionnaire de l'Assemblée Nationale et du Sénat.

On apprend également donc qu'il a été habilité secret défense, ce qui est quand même beaucoup, ça veut dire qu'il avait accès potentiellement à tous les télégrammes diplomatiques secret défense qui circulent, notamment entre les ambassades de France, le département du Quai d'Orsay, le ministère de la Défense, etc. On apprend également qu'il avait une voiture de fonction; on apprend qu'il était logé au quai Branly dans une dépendance de l'Elysée, enfin des locaux appartenant à l'Etat, là même où François Mitterrand avait logé le fruit de ses amours coupables, Mazarine Pingeot. On apprend que ce monsieur Benalla a demandé de faire réunir deux appartements pour avoir un 200 m² quai Branly, qui est quand même un des quartiers les plus chics de Paris, pour ceux qui ne connaîtraient pas Paris, avec un coût de réfection de 180 000 euros, et puis bien sûr on apprend, on avait appris, ça c'était le fait générateur de toute cette opération, de toute cette affaire, que ce monsieur à ses heures perdues, hé bien, interprétait à sa façon le slogan, vous vous rappellez, de Macron pendant l'élection présidentielle, « Pensez printemps les amis », hé bien lui c'était : « Pensez tabassage les amis ! », et voilà, pour se faire la main, sortant de l'Elysée, il avait donné quelques coups de casque, ou des coups de poing sur des manifestants, voilà.

Alors évidemment l'affaire est scandaleuse. D'ailleurs nous avons publié rapidement un communiqué à l'UPR, en demandant la révocation immédiate de ce monsieur, ce qui a d'ailleurs été fait, il ne faut pas que ça s'arrête là, il faut également que maintenant Macron, parce que c'est de monsieur Macron qu'il s'agit, ce n'est pas le ministre de l'Intérieur, voilà. Monsieur Collomb, qui a fait la preuve de son incompétence folle devant l'Assemblée Nationale, ça n'est pas non plus, on a vu le préfet de Police, on a vu les fonctionnaires, tout le monde se repasse le mistigri, pourquoi tout le monde se repasse le mistigri ?

C'est parce qu'en fait tout le monde sait bien que les ordres venaient de Macron. Voilà le problème. Alors, qu'est-ce qu'on peut tirer de tout ça?

D'abord moi je trouve qu'il y a quelque chose d'un peu étrange. C'est que ce sont les médias qui avaient le plus soutenu Macron qui sonnent l'hallali dans cette affaire : toute la presse appartenant à Patrick Drahi, BFM en rajoute, Le Monde, le Huffington Post : enfin tous ceux qui, l'année dernière, pendant 2 ans avant l'élection présidentielle de l'an dernier avaient présenté Macron en disant que c'était une espèce de parangon de vertu, Macron c'était le Nouveau Monde —vous vous rappelez— qui arrivait, c'était le chevalier blanc et on allait voir ce qu'on allait voir. En effet, on voit.

Mais ce qui est bizarre c'est comment se fait-il que il y a beaucoup de choses qui sont sorties sur Macron —je vais y revenir dans un instant— qui n'ont jamais débouché. Et que là, d'un seul coup, les grandes orgues se mettent en œuvre pour en fait démolir Macron avec les très grands médias du pays. Ça c'est un point qui est intéressant, sur lequel je reviendrai tout à l'heure.

On peut retenir quoi pour l'instant? D'abord la première chose que l'on voit c'est quand même le caractère profondément malhonnête et même mafieux de Macron et d'une partie de son entourage. Tout ce que je viens de répéter sur les agissements de Benalla, pas seulement de Benalla : parce qu'il y a également des comparses qui ont été entendus, mis en examen.

Tout ceci témoigne de comportements mafieux, qui d'ailleurs ne sont pas sans liens avec ce que l'on a vu. Certains députés de En Marche, il y a quelques mois : il y en avait un qui avait, je crois, quasiment fait une fracture du crâne à un député socialiste. Il y en a une autre — c'était une femme — qui avait mordu au sang, quasiment je crois, un chauffeur de taxi.

Donc on a quand même affaire à des gens un peu bizarres. Mais il y a un problème sur ce petit microcosme. Les Français le sentent bien.

En fait les Français ont bien compris que monsieur Benalla, avec son comportement, n'a pas sa place dans un palais de la République, a fortiori auprès du chef de l'État. La deuxième chose c'est qu'il y a des liens bizarres entre toutes ces personnes. D'abord entre Benalla et puis un garde du corps.

C'est lui qui aurait présenté un garde du corps d'origine — je crois — congolaise qui s'appelait Makao, lequel Makao, très proche du président de la République, mesurant paraît-il deux mètres treize et pesant quelque chose comme cent-quarante kilos, enfin, une force de la nature. L'avant veille ou le surlendemain du jour où il était reçu à l'Élysée, on sait, on a des vidéos où il joue, il discute avec Jawad c'est-à-dire celui qu'on a appelé le "logeur de Daesh", c'est-à-dire quelqu'un qui a hébergé les terroristes lors de la fameuse terrible journée du 13 novembre à Paris. C'est peut-être une coïncidence mais enfin c'est quand même curieux.

C'est quand même incroyable comme coïncidence de voir ce genre de choses. Il y a un problème, fondamentalement sur les liens qui existent entre tout ce petit monde et monsieur Macron, et en particulier entre M. Benalla et le président de la République.

Alors, les rumeurs vont bon train sur toute la sphère internet et sur tous les réseaux sociaux, et tout simplement l'homme de la rue, qui se pose des questions. D'ailleurs, ce n'est pas seulement l'homme de la rue : Il y a eu aujourd'hui même —hier soir plus exactement— les auditions devant l'Assemblée nationale du vieillard de la place Beauvau : de M. Collomb, qui a fait rire tout le monde tellement son audition était ridicule.

Il y en a eu une autre audition qui a fait quand même beaucoup d'effet. C'était celle du préfet de police de Paris, Michel Delpuech, un grand préfet qui est en fin de carrière, et parce qu'il est en fin de carrière et qu'il va probablement prendre sa retraite dans les semaines qui viennent, a dit ce qu'il pensait d'une façon que je crois l'on n'a jamais vue dans l'histoire de la république, puisqu'il a parlé, s'agissant de cette affaire Benalla, de copinage malsain. Qu'est ce que ça veut dire « copinage malsain » de Alexandre Benalla avec le chef de l'État?

Alors, il y a une atmosphère crépusculaire qui s'est répandue dans les allées du pouvoir, et qui vient en fait au surplus de beaucoup d'autres affaires. On pourrait dire d'une certaine façon que c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, le vase de nuit, le pot de chambre quasiment. Parce qu'il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup d'affaires sordides maintenant qui remontent à l'élection présidentielle de Macron, dont je rappelle que c'était à peine il y a plus d'un an.

Je vais rappeler ici rapidement, mais l'affaire Kohler, K - O - H - L - E - R, c'est pas quelqu'un qui est en colère. C'est un monsieur qui s'appelle M. Kohler, qui est inconnu du grand public, qui a été directeur adjoint du cabinet de Macron lorsqu'il était ministre des Finances et qui est l'actuel secrétaire général de la présidence de la République.

C'est-à-dire un poste tout à fait éminent. C'est celui qui annonce la composition du gouvernement sur le perron de l'Élysée lorsqu'il y a un changement de gouvernement. Ben ce M.

Kohler est sous le coup d'une, alors je sais pas si c'est mis en examen ou pas mis en examen. On finit par s'y perdre. Mais enfin, de soupçons de conflit d'intérêts parce qu'il a une partie de sa famille qui est liée avec des armateurs.

Là, il avait été mêlé à des contrats avec des armateurs. Avec STX, avec je ne sais plus quoi en France et donc il y a un soupçon de conflit d'intérêts pour pas dire d'enrichissement familial sur des sujets qu'il a eus à traiter en tant que haut fonctionnaire. Il y a eu l'affaire des comptes de la campagne, la campagne présidentielle.

Je rappelle que, actuellement, il y a quand même des sommes inexpliquées dans les comptes de la campagne présidentielle de M. Macron. Je souligne d'ailleurs au passage, parce qu'on n'en a pas suffisamment parlé, qu'il y a un organisme en France qui s'appelle Anticor, qui essaie de lutter contre la corruption et qui a demandé la mise en examen pour, justement, élucidation de l'origine de certains financements des comptes de campagne de plusieurs des grands candidats de l'élection présidentielle et notamment de M.

Macron, de M. Mélenchon, de Mme Le Pen. Et qui, justement, semble-t-il, l'origine de certains comptes est mal tracée.

Ca veut dire : en fait, il y a des soupçons qui sont formulés par Anticor quant à l'origine de ces fonds qui pourraient peut-être être du blanchiment d'argent. Je rappelle alors parmi toutes ces affaires qu'on a eues la privatisation de la gestion de l'aéroport de Toulouse qui avait été décidée par M.Macron lorsqu'il était encore ministre des Finances.

Ça a été fait auprès d'un Chinois, d'un consortium piloté par des Chinois qui se sont vaporisés dans l'atmosphère et qui, en fait, on a découvert ensuite, étaient recherchés en Chine pour corruption. Je rappelle que M. Macron a passé un accord secret mais qui a été éventé par la presse avec des sociétés d'autoroutes pour que celles-ci augmentent les péages.

C'est-à-dire de façon subreptice, dans l'opacité la plus totale. Je rappelle, au moment de l'élection présidentielle, qu'il fallait, quand on était candidat, expliquer quel était son patrimoine. Moi je l'avais fait benoîtement.

J'ai dit que jamais un appartement parisien que j'avais acheté avec ma femme avec un emprunt sur dix sept ans et puis j'ai une maison de campagne et puis j'avais également deux studios que j'avais achetés avec les – comment dirais-je – les incitations fiscales outremer. Je me suis retrouvé quasiment le plus riche des candidats derrière M. Dupont-Aignan.

Alors que je n'ai jamais gagné qu'un salaire confortable, un salaire de haut fonctionnaire. Alors que M. Macron était allé chez Rothschild, où il avait dit qu'il avait gagné des millions d'euros par an et il avait fait une déclaration absolument microscopique.

Il n'avait quasiment plus que comme patrimoine immobilier, je crois, un deux-pièces cuisine à Paris, à Barbès ou à peu près. Tout le monde rigole dans les salles de rédaction. Je rappelle que M.

Macron, également en matière internationale, s'est ridiculisé. Et même plus que ridiculisé. Il a décidé, c'était au mois d'avril dernier, de lancer des frappes illégales sur la Syrie, en violation du droit international, en violation de la constitution française.

Je rappelle que M. Macron a essayé de faire une réforme constitutionnelle. On va y revenir puisqu'elle est interrompue pour l'instant du fait de cette affaire Benalla, justement.

Mais dans cette réforme constitutionnelle, il y a la volonté de supprimer les départements. Il y a surtout la volonté de démanteler l'unité nationale en permettant à des provinces françaises, à des régions françaises, de faire leurs propres lois. Non pas à titre d'expérimentation provisoire, mais à titre définitif.

C'est-à-dire que M. Macron veut revenir à la France d'avant 1790. Il est entrain de démantibuler la République.

Je rappelle, tout ça pêle-mêle, je rappelle que M. Macron est le champion des dépenses somptuaires et scandaleuses. J'ai quand même pas rêvé.

Au moment même où il reproche à des gens, à des pauvres gens – on l'avait vu pendant la campagne présidentielle n'est-ce pas – qu'il fallait travailler pour se payer un costard, etc. Où il a des propos extrêmement méprisants vis-à-vis de gens qui ont du mal à joindre les deux bouts. On apprend que M.

Macron a décidé de se faire offrir à l'Élysée un service de vaisselle nouveau pour, je crois, 500 000 €. Moi, je suis tout à fait favorable à ce que le chef de l'État puisse recevoir de façon somptueuse et digne de la France les hôtes étrangers. Et à fortiori avec de la vaisselle faite notamment chez nos champions de la vaisselle en France, c'est-à-dire à Limoges, la porcelaine de Limoges qui est parmi les meilleurs fabricants de porcelaine.

Je suis d'accord. Mais je ne suis pas d'accord pour que ce soit le fait du prince. Moi, il se trouve que j'ai déjeuné, dîné quand j'étais dans les cabinets ministériels, dans des dîners d'État à l'Élysée.

Il y avait un service de vaisselle extraordinaire. Et je suppose que même si certains couples présidentiels, sous Chirac ou après se sont envoyé quelques assiettes à la tête, c'est possible, je suppose quand même qu'on devait les remplacer. Donc d'un seul coup c'est simplement que Mme Brigitte Trogneux, eh bien, à défaut de faire tapisserie, elle recherche de la vaisselle.

Donc elle a dû se dire : « Tiens ! je voudrais un nouveau service. » 500 000 € au moment même où l'on est en train de serrer la vis partout et de s'attaquer aux pensions de réversion, aux veuves qui ont trois francs six sous.

Je pense notamment aux zones rurales ou dans les milieux populaires. C'est une honte. Ça fait penser à l'inconscience de Marie-Antoinette, n'est ce pas ?

À l'inconscience de la fin de l'Ancien Régime où on avait une cour, la cour de Versailles, je crois. Son train de vie représentait quelque chose comme 23 ou 25 % du budget du royaume. C'était délirant.

Je rappelle que monsieur et madame Macron n'ont rien trouvé de mieux non plus que de décider qu'ils allaient se faire construire une piscine à débordement au fort de Brégançon comme si c'était la dépense la plus utile qu'il y avait. Au moment même où, vous le savez, M. Macron avait coupé dans les dépenses du ministère de la Défense et avait d'ailleurs chassé comme un chien le général de Villiers qui était le chef d'État-Major des armées qui, lui, n'a pas eu la clémence dont bénéficie une petite frappe comme M.

Benalla. Tout ceci donne une impression de fin de règne. Ca fait un an que Macron a été élu.

Nous sommes dans une fin de règne. Macron est considéré, d'ailleurs, maintenant un peu unanimement dans le monde entier comme un zigoto, un zouave. Il y a une photo que je voudrais montrer parce qu'elle est quand même extraordinaire.

Deux photos ! Je reviens sur la dernière Coupe du monde, là, le match final à Moscou. Où dans les tribunes on a vu Macron qui était hystérique.

On l'avait déjà vu, d'ailleurs, hystérique pendant la campagne. C'est à se demander si c'est pas des rails de coke. Je ne sais pas.

On l'avait vu hystérique mais là il était hystérique devant Vladimir Poutine. Et regardez cette photo. Elle est dingue, puisqu'on voit Macron qui est, comme ça, hystérique et puis on voit Poutine qui le regarde comme ça un peu éberlué.

On voit dans le regard de Poutine un mépris infini. On voit bien que Vladimir Poutine se dit : « Mais qu'est-ce que les Français ont élu comme président de la République ? » C'est quoi ?

C'est ce petit marquis. C'est ce muscadin. C'est exactement ça.

Et c'est comme ça que, lorsque – rappelez-vous, j'en ai suffisamment parlé – le président américain Donald Trump l'avait épousseté, lui avait enlevé les pellicules. D'ailleurs, à Moscou, on a vu que c'était la présidente de la Croatie qui faisait pareil, qui a fait comme Trump. Elle a tiré.

Regardez cette photo ! Elle a tiré Macron comme un petit caniche. Voilà.

La présidente de la Croatie ! Bientôt on va avoir – je sais pas moi – le viguier d'Andorre ou le président de la République de Saint-Marin qui vont parler de haut à Macron en lui disant : « Excusez-nous ! Vous êtes, vous êtes un peu taché.

Allez changer de chemise, quoi ! » On se demande jusqu'où la France va descendre. Alors ce qui était intéressant aussi dans tout cet épisode tragique, c'est que ça révèle non seulement le fait que Macron, en fait, est indigne de la fonction qu'il a.

Mais ça révèle également la fragilité de son pouvoir. Parce que si cette opération a pris feu, si d'un seul coup, l'ensemble des médias et de l'administration, en fait, a pris feu. Il suffit de voir les déclarations officielles du préfet de police de Paris dont je parlais tout à l'heure qui sont tout sauf tendres, qui incriminent directement le cabinet de l'Élysée.

Mais on sent bien que c'est en fait une partie de l'administration, une partie de l'appareil d'État qui, plus ou moins ouvertement, s'est élevée contre Macron. Ça fait penser – alors je veux pas donner dans le conspirationnisme, dans le complotisme, on va me dire encore – mais il y a eu quand même des rumeurs qui ont circulé au moment du 14 juillet, du défilé du 14 juillet qui a été quand même émaillé de deux incidents sans précédent, je crois. Le premier, ce sont deux motocyclettes qui se sont rentrées dedans devant la tribune où était Macron Ça ne se fait pas.

Des gens qui sont normalement triés sur le volet pour savoir faire des exercices, même pas de la virtuosité mais, qui se rentrent dedans, devant Macron. Franchement, quel symbole de dérèglement de l'État, d'abandon. Mais il y avait encore plus extraordinaire c'était la, comment dirais-je, la patrouille de France qui traditionnellement depuis des années, depuis des décennies survole les Champs-Élysées en émettant des fumées bleu – blanc – rouge mais, là, un des avions qui devaient émettre de la fumée bleue a émis une fumée rouge.

Alors là aussi, l'armée de l'air a dit : « non non, c'est pas volontaire, c'est une erreur; etc. » C'est Incroyable. Je veux dire, dans la plupart des pays du monde quelque chose comme ça est inconcevable.

D'ailleurs c'était inconcevable sous de Gaulle, sous Pompidou, sous Giscard, sous Mitterrand : jamais il n'y a eu je crois le moindre couac de cette nature survenu dans le défilé. Alors, il y a certains qui ont dit en fait : « c'est peut-être des messages que certains militaires envoient. » Sur le fait : un bras d'honneur à M Macron.

Je ne sais pas ce que ça vaut mais, quand je vois le débordement de révélations maintenant qui vient, à l'évidence, notamment du ministère de l'Intérieur sur l'affaire Benalla. Ça veut dire qu'il ya des policiers qui passent à table, des commissaires de police, des policiers, peut-être des gendarmes. Ça veut dire que, dans les services, par exemple, qui gèrent le patrimoine immobilier de l'Élysée à Bercy Les gens commencent à parler Et ça c'est mauvais.

C'est mauvais parce que ça veut dire que l'appareil d'État est en train de s'élever contre Macron, qui est considéré non seulement comme un enfant gâté, mais quelqu'un dont les dérèglements personnels vont jusqu'à vouloir prendre des décisions. C'est un peu Ubu, Ubu roi. Il paraît – on ne sait plus ce qui est vrai ou faux, ou pas vrai – mais il paraît que parmi les informations qui circulent, il aurait voulu que M Benalla, déjà nanti de plus de dix-mille euros par mois, d'un port d'armes, de secret Défense, d'un appartement de 200 m², etc.

Il aurait voulu que, par ailleurs, il devint sous préfet. Et pourquoi pas Miss Monde aussi ? Enfin c'est incroyable.

Ça fait penser en fait au Bas-Empire romain, où c'était Caligula, je crois, qui avait voulu que son cheval devienne consul – vous vous rappelez ? – Hé bien c'est un peu ça, quoi. C'est pas tout.

Ce que l'on constate aussi c'est que Macron est seul, en fait. Il se retrouve seul en première ligne. M Édouard Philippe, qui a le charisme d'un bulot, a disparu de la circulation – enfin il n'était jamais vraiment apparu.

Mais le parti de Macron, « En marche »... ils sont où, les « En marche » ?

Ils sont où ? Où sont les personnalités fortes de ce mouvement qui sauraient trouver les mots justes pour défendre le président de la République ? On ne sait pas, ça n'est certainement pas l'ancien questeur, Thierry Solère – vous savez, celui qui était aux « Républicains » et qui était passé à « En marche » – qui pourra venir à l'aide puisqu'il est maintenant sous le coup de mise en examen pour détournement de fonds publics, etc.

Ce Thierry Solère, vous le savez, qui avait créé « Les Constructifs ». Il avait quitté « Les Républicains », « Les Constructifs » : en fait il était là pour s'en mettre plein les poches, voilà. C'est une atmosphère sordide.

On a vu donc là une espèce de pataquès depuis plusieurs jours. On a rarement vu ça, je pense. Les déclarations contradictoires entre le porte-parole de l'Élysée, l'ancien journaliste de Challenge Bruno Roger-Petit, celui même qui avait trouvé que Macron était le génie du millénaire pendant la campagne présidentielle, qui dit des choses différentes du ministre de la Justice.

On a vu que le ministre de l'Intérieur dit qu'il ne connaissait pas du tout Alexandre Benalla. (Enfin, il a l'air de ne pas connaître grand chose d'ailleurs, le pauvre Collomb.) Mais en revanche, le préfet de police dit au contraire qu'il connaissait très bien Benalla.

Donc le préfet de police de Paris connaît très bien quelqu'un de l'entourage du président de la République que ne connaît pas le ministre de l'Intérieur. Que-ce que c'est que ces histoires ? On voit que les députés « En marche » ne savent plus quoi faire On voit que, bon, enfin tout ça c'est en gros que notre ministre de l'Intérieur ne connaît rien sur rien, et donc, en fait, tout le monde est en train de se défausser.

Voilà l'affaire. Alors on va conclure, parce qu'il ne faut pas, d'abord on ne sait pas où on va. M.

Macron qui se prenait pour Jupiter...

Bon. On n'en est plus là. On n'en est plus là.

Moi je trouve que là-dedans il y a presque une atmosphère d'assassinat politique contre Macron, et qui ne vient pas de moi, de l'UPR. Qui ne vient pas non plus d'ailleurs spécialement de partis d'opposition même si France insoumise et M. Mélenchon en ont profité, ont beaucoup axé.

Encore une fois, j'insiste sur le fait que les grands médias du pays qui avaient beaucoup soutenu Macron semblent avoir été les premiers à mettre le pouce vers le bas, vous savez, comme sous l'Empire romain. Lorsqu'un empereur mettait le pouce vers le bas c'était pour indiquer qu'il fallait donc tuer le gladiateur qui avait été battu. Et donc il donnait sa tête à celui qui l'avait vaincu.

Il y a sans doute des réseaux divers et variés qui se sont manifestés en la matière. En particulier, on ne peut pas ne pas faire le rapprochement entre cette affaire et le projet de réforme constitutionnelle. Puisque ce projet de réforme constitutionnelle – on l'a appris hier – est reporté sine die, c'est-à-dire qu'au plus tôt, ce sera en septembre-octobre, et on ne sait même pas.

Et ça, ça me fait penser que Macron avait voulu diminuer le nombre de députés. Donc il s'était mis à dos déjà un certain nombre de députés et de sénateurs. Il avait voulu également s'attaquer au Conseil économique et social et environnemental qui est, tout le monde le sait, un peu une série de prébendes, de sinécures qui sont données en général à des amis du pouvoir.

Il est donc possible que M. Macron ait fini par se faire détester par un peu tout le monde. Dans mon dernier entretien d'actualité, dans l'entretien d'actualité précédent, il y a quinze jours, j'avais dit que M.

Macron, de façon puérile – en fait – et ultra narcissique, passait son temps à se mettre en avant, et donc qu'il était en train de se transformer en paratonnerre. Hé bien voilà : il y est. Ma prédiction d'il y a quinze jours, elle est réalisée.

C'est-à-dire qu'à force de se considérer comme une espèce de mélange de je ne sais pas quoi : de Jésus-Christ, de Louis XIV, de Napoléon et de Jupiter, il a réussi à susciter sur lui, quand même une vague extrêmement forte de mécontentement. Alors, je ne sais pas ce qu'il va en être de ses prochains sondages. Déjà il avait atteint quasiment le degré d'impopularité de François Hollande au bout d'un an.

Il espérait probablement se refaire avec la victoire de la France lors de la coupe du monde de football. Hé bien caramba ! c'est raté.

Il est assez probable que les prochains sondages vont montrer un décrochage. Il va peut-être réussir, tenez vous bien : il va peut-être réussir à être plus impopulaire que François Hollande au bout d'un an. Chapeau l'artiste !

Alors justement, que penser du report de la réforme constitutionnelle ? Moi, je m'en réjouis. Parce que cette réforme constitutionnelle est très dangereuse.

Elle est très dangereuse parce qu'elle vise de plus en plus à restreindre les libertés publiques. J'ai oublié d'ailleurs tout à l'heure dans le long – comment dirais-je – panégyrique d'horreurs que nous a infligé Macron depuis un an, j'ai oublié de parler des attaques incessantes contre la liberté de pensée, contre la liberté d'expression en France, et en particulier contre ce projet de loi sur les « fake news », les « infox » comme on dit paraît-il en français, ce qui est totalement liberticide. On n'a jamais vu un truc pareil.

J'ai même vu d'ailleurs que Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe s'était permis de faire part de son inquiétude quant à l'évolution de la liberté d'expression en France. Et d'ailleurs que ceux qui ricanent parce qu'il s'agit de la Russie feraient bien d'y réfléchir à deux fois puisque on a appris ces jours-ci que Frédéric Taddeï, le journaliste qui avait été notamment sur France 3, puis sur Europe 1 et sur france 2, hé bien en fait sur Europe 1 a perdu presque toute l'émission qu'il faisait – relégué le weekend – et sur France 2 l'émission qu'il avait « D'art d'art » sur l'art a été supprimée. Hé bien Frédéric Taddéï est allé, a accepté d'être embauché sur RT – sur Russia Today – la télévision russe, qui lui a donné carte blanche pour faire des débats.

Et je signale d'ailleurs – il s'est très bien défendu, Frédéric Taddeï – qu'il avait, lorsqu'il était à la télévision française, il avait organisé des débats. Il faut d'ailleurs reconnaître que c'est le premier journaliste d'un grand média du pays qui a eu le courage de m'inviter. Ça n'a pas été un courage exceptionnel, puisque j'ai parlé pendant environ un quart d'heure ou vingt minutes et puis après ils m'avaient exfiltré jugeant que c'était...

Mais enfin c'était quand même un courage qui mérite d'être salué puisque c'était la toute première fois qu'il m'invitait. Eh bien Frédéric Taddeï donc fera la même chose sur Russia Today, et il a signalé – et il a raison de dire – que Russia Today a créé un comité d'éthique avec des responsables, des gens, des journalistes, des responsables de l'audiovisuel, présents ou à la retraite, qui sont dans cet organisme d'éthique et qui considèrent qu'il n'y a pas de problème de démocratie sur Russia Today. Mais en revanche en France, eh bien il y a une volonté venue de l'Élysée qui consiste de façon permanente à réduire la liberté d'expression, à réduire le pouvoir des députés.

Donc c'est ça qu'il y avait dans cette réforme constitutionnelle. Et puis dans cette réforme constitutionnelle – je l'ai dit tout à l'heure – il y avait des choses extrêmement dangereuses, notamment quant à la liberté de... quant à l'unité nationale — excusez-moi —, avec cette promotion constante des régions allant de pair avec la suppression des départements.

Alors...

Hasard ou calcul délibéré, il se trouve qu'il y a eu une telle bronca dans les assemblées sur cette affaire Benalla, avec je crois qu'on a atteint quelque chose comme 147, ou 142, ou 152 rappels au règlement, qui permettent d'interrompre un débat. Donc en fait on assistait à une situation de blocage. Les députés de En Marche sont certes majoritaires, mais quand ils revont dans leur circonscription, ils reçoivent probablement des tomates de la part de leurs administrés tellement la France profonde est choquée de cette atmosphère digne de – je sais pas moi – de Héliogabale – c'est vraiment la fin de l'empire romain – qui règne à l'Élysée.

Donc les gens sont absolument outrés. Et donc même les députés En Marche ils commencent à raser les murs. Voilà.

Résultat : il y a eu un tel blocage que donc la réforme est reportée, comme je l'ai dit tout à l'heure, sine die. C'est-à-dire que peut-être même elle va passer à la trappe. En attendant, elle est reportée, il faut s'en réjouir. [Quelles sont les dernières évolutions sur le Brexit ?] Alors là on sort de la scène politique française, on retourne chez nos amis d'outre-Manche.

Il s'est passé quelque chose de très important ce week-end dernier. Il y a eu le ministre du Brexit...

Dont j'avais expliqué dans mon entretien antérieur qu'il y avait donc eu les deux ministres du Brexit les plus en avant, qui étaient Boris Johnson – le ministre des Affaires étrangères – et David Davis – qui était le ministre du Brexit –, qui étaient des figures historiques des pro-Brexit, qui avaient quitté le gouvernement de Mme May. Elle a nommé à leur place d'autres personnalités, et notamment comme ministre du Brexit un jeune ministre, qui s'appelle Dominic Raab, qui était lui-même partisan du Brexit. Parce que j'ai bien souligné, je l'ai écrit d'ailleurs dans des analyses que j'ai publiées sur le site, j'ai bien souligné qu'il y avait dans le gouvernement de madame May des choux et des carottes.

C'est-à-dire qu'il y a des partisans du Brexit et d'autres qui ne le sont pas. Et c'est ce qui fait la fragilité intrinsèque du gouvernement de madame May. Et ce qui vient de se passer, c'est que le nouveau ministre du Brexit a fait une interview, a donné un entretien au Daily Telegraph – enfin au Sunday Telegraph, ou la version du week-end du Telegraph—, donc ce très grand journal britannique, conservateur, plutôt anti-européen qui avait appelé à voter pour le Brexit.

Et dans ce journal, eh bien le ministre du Brexit a indiqué que si la Commission européenne – avec le commissaire français Michel Barnier qui est en charge justement des négociations sur le Brexit – que si la Commission européenne fait preuve d'inflexibilité, notamment sur les négociations qui ont lieu sous l'empire de l'article 50 du traité de l'Union européenne pour aboutir à un accord de sortie, et tout spécialement l'accord commercial, eh bien que si la Commission européenne ne bougeait pas d'un poil, à ce moment-là les Britanniques refuseraient de verser à l'Union européenne les quelques 39 milliards de livres sterling, c'est-à-dire à peu près 43,7 milliards d'euros, que le Royaume-Uni doit donner à l'Union européenne. Alors, je renvoie les personnes intéressées par les détails au dossier que j'ai mis en ligne il y a 48 heures sur notre site, où ils trouveront tous les détails. Je rappelle quand même au passage que cette somme que le Royaume-Uni doit donner n'est pas due au Brexit, mais est due au fait que le Royaume-Uni appartenait à l'Union européenne.

Il s'agissait en fait d'engagements pluriannuels qui avaient été pris par le gouvernement de David Cameron sur la période de sept ans allant de 2014 à 2020. Et donc, les Britanniques sortant plus tôt, la Commission européenne a dit « attendez, vous nous aviez promis de l'argent tous les ans pendant sept ans. Vous sortez plus tôt, donc au moment où vous sortez, vous allez nous donner l'argent que vous auriez dû nous donner les deux dernières années. » C'est ça la prétendue « facture très salée du Brexit » dont parlait M.

Junker. Alors, je rappelle qu'un certain nombre de grands médias en France ont fait croire aux Français que le fait de sortir de l'Union européenne valait des amendes considérables, alors que si on y restait on échappait à ces amendes. Pas du tout.

Si le Royaume-Uni était resté dans l'Union européenne, il aurait payé la même somme sauf qu'il l'aurait échelonnée sur les deux dernières années. Donc c'est ça que ça veut dire. Et au passage d'ailleurs, les européistes n'expliquent jamais ce qui se passerait si c'était un pays non pas contributeur net comme la Grande-Bretagne ou la France, ou l'Allemagne qui s'en allait, mais si c'était un pays bénéficiaire net, comme par exemple la Pologne, qui reçoit presque huit milliards d'euros nets venant de Bruxelles : si la Pologne demain décidait de sortir de l'Union européenne, si on applique la même jurisprudence que celle qui est appliquée aux britanniques, à ce moment là, ça n'est pas de l'argent que doit donner la Pologne en avance, c'est de l'argent qu'elle doit recevoir en avance.

C'est-à-dire qu'il faudrait que l'Union européenne donne 25 ou 30 milliards d'euros à la Pologne pour solde de tout compte. En attendant donc, les britanniques sont entrés dans une partie de bras de fer en disant donc à la commission européenne : « hé bien voilà, on ne vous donnera pas un fifrelin si vous faites la mauvaise tête ». Alors moi je me félicite de ça parce que, je suis désolé de me citer, mais c'est quand même ce que j'ai dit depuis des années : reprenez sur le site internet une conférence que j'ai faite qui s'appelle « Le Jour d'après » qui est enregistrée.

Je me rappelle que je l'avais présentée au Puy-en-Velay, chez les altiligériens – les habitants de la Haute-Loire. C'est une très jolie ville le Puy-en-Velay. – Hé bien, j'avais présenté une conférence qui s'appelait « Le Jour d'après » et j'expliquais dans cette conférence en 2014, il y a quatre ans, que la France, lorsqu'elle sortira de l'Union européenne, elle sera en position de force parce qu'elle est comme le Royaume-Uni, en position de force, puisqu'elle devra de l'argent à l'Union européenne Nous sommes des contributeurs nets.

Donc quand vous êtes un contributeur net, quand vous donnez plus d'argent que vous n'en recevez, hé bien, c'est vous qui avez le pouvoir. « Qui paye, commande » comme on dit en Français. En Anglais, il y a une jolie expression qui est : « celui qui paye le joueur de cornemuse est celui qui fixe la chanson. » Ce que j'indiquais il y a quatre ans, le gouvernement britannique vient de le mettre en œuvre, c'est à dire qu'il vient de dire, il a fait passer le message à Michel Barnier et à, comment dirais-je, à l'éthylique de service, à « M.

Drinker ». Maintenant, dans le monde entier, on appelle le président de la Commission européenne Jean-Claude « Drinker » mais non plus Jean-Claude Junker. Et puis alors, ça fait vraiment très chic.

Le monde entier ricane de Jean-Claude « Drinker » et puis de M. Macron, avec l'affaire Benalla et ses crises d'hystérie, et ses pellicules sur la veste. Il faut aller regarder la presse mondiale.

On est vraiment dans une situation où on est quand même assez mal mal partis. Moi ce que je vois, c'est que ces informations ont maintenant soixante-douze heures et c'est le silence radio à Bruxelles. Parce qu'à Bruxelles, si jamais le Royaume-Uni met sa menace à exécution, c'est-à-dire, si jamais Londres dit : « terminé.

Puisque vous ne voulez pas négocier avec nous, vous n'aurez pas notre argent. » Ça veut dire que la Commission européenne va quand même se retrouver avec quarante-quatre milliards d'euros de manque à gagner, et chaque année, à peu près, au minimum dix à onze milliards d'euros. Alors, c'est très simple : la Commission européenne sera en faillite.

Il va falloir qu'ils s'appliquent à eux-mêmes ces viatiques et ces potions amères qu'ils recommandent constamment aux administrations des pays des États membres de l'Union européenne, c'est-à-dire qu'il faudrait qu'ils suppriment des postes de fonctionnaires, qu'ils augmentent la durée de cotisation des retraites, qu'ils augmentent la durée de départ à la retraite, qu'ils diminuent les frais de fonctionnement de la Commission européenne, etc. On va rigoler. Alors les autres actualités, continuellement, il y en a évidemment plein d'actualités, il faut toujours faire un petit choix, moi je dirais quand même, en matière sociale parce qu'on ne parle pas suffisamment des questions sociales.

Il ya eu un conflit social qui est actuellement en cours, qui est dans le nord de la France, avec une société qui s'appelle Happychic, qui est en fait une espèce de holding, qui a des marques ou des magasins sous licence, notamment pour du prêt-à-porter masculin, bon. Eh bien on a appris que cette société allait licencier 466 personnes parce que ils font des restructurations, parce que le processus de décision d'achat, maintenant de plus en plus de gens achètent par internet, parce que, voilà donc il ya des magasins sous franchise, ça bat un petit peu de l'aile, etc, etc...

On peut pas s'opposer nécessairement à tout licenciement, c'est la vie des entreprises c'est normal. Sauf que ! Sauf que en l'espèce c'est un cas, si j'en parle c'est que c'est un cas malheureusement presque classique, sauf que cette entreprise avait bénéficié de ce fameux Crédit d'Impôt Compétitivité Emploi, le CICE, inventé par cet Everest de la pensée économique qui était François Hollande, flanqué de Emmanuel Macron en 2013, c'est-à-dire ce dispositif que Macron a d'ailleurs critiqué lui même pendant la campagne électorale présidentielle et qu'il a je crois plus ou moins enterré, mais ce dispositif qui était censé créer de l'emploi, sauver des emplois, faire de la compétitivité pour les entreprises, a coûté à l'État quelque chose comme 20 milliards d'euros par an !

Pendant 2014, 2015, 2016, 2017, etc, etc...

Et en fait, eh bien toutes les études ont montré qu'en fait, ça n'a servi à rien, ou pas exactement à rien parce que l'argent, il est bien allé dans les poches de quelqu'un, et c'est essentiellement dans les poches des actionnaires. Donc le nombre de création d'emplois a été quasiment nul. Hé bien, on a exactement le cas : puisque dans cette société « Happychic », elle s'est ramassé 5 millions d'euros.

Cinq millions d'euros de Crédit Impôt – le CICE, donc payés par vous et moi – et en revanche, la même entreprise a servi dans son dernier exercice 40 millions d'euros à ses actionnaires. Alors, la CGT, le Parti communiste, la CFDT, les syndicats – et je les approuve – ont beau jeu de dire que c'est absolument scandaleux. Parce que les deniers publics, inventés par, encore une fois, ces banquiers d'affaires prestigieux comme Macron, ça sert en fait à donner plus d'argent à ceux qui ont déjà beaucoup.

Ce truc est une honte. Il devrait y avoir – et d'ailleurs, puisqu'on parlait tout à l'heure de l'affaire Benalla j'y reviens : je suis gêné par cette affaire Benalla parce que, en fait, c'est quand même une affaire, aussi scandaleuse soit-elle, qui est de moindre importance que toutes les énormités que j'ai dites, depuis la loi sur les « fake news » jusqu'au bombardement illégal de la Syrie, en passant par la réforme constitutionnelle, les milliards d'euros dilapidés dans le CICE, etc. Donc, en fait, ça fait belle lurette que les Français auraient dû se mobiliser, que l'ensemble des médias aurait dû se mobiliser pour demander la démission de M.

Macron que nous, on a d'ailleurs déjà demandé, notamment au moment de l'affaire syrienne. Et donc, M. Macron me fait penser en fait à Al Capone.

Vous savez, cette espèce de gangster des années 1920-1930, c'était au moment de la prohibition : il avait mis en coupe réglée la guerre des gangs à Chicago. Il avait à son actif, si on peut dire, des dizaines, même des centaines de morts. Enfin, c'était vraiment la pègre totale : le trafic d'alcool, les assassinats, la prostitution, etc.

Et Al Capone a chuté sur une affaire de fraude fiscale. Là où il a été coincé, pas par Eliot Ness et les Incorruptibles, mais ça a été par un spécialiste de fiscalité qui a récolé, comme ça, un certain nombre de déclarations de salariés et qui a montré que Al Capone n'avait pas payé ses impôts. C'est comme ça qu'il a écopé, je crois, de dix-sept années de prison et que ça a été la fin d'Al Capone.

C'est un petit peu la même chose – si je peux me permettre de faire cette comparaison – parce qu'en fait il y aurait mille choses à reprocher à M. Macron, mais finalement...

Parce que là on est face à un tournant de son quinquennat. Tout le monde l'a bien compris. Probablement, il va rester à l'Élysée.

On ne sait pas d'ailleurs. On va peut-être encore apprendre des choses, comme ça sort tous les jours dans une espèce de Vésuve, ou d'Etna, ou de Stromboli qui crachent tous les jours comme ça des miasmes méphitiques. À priori, il va quand même plutôt rester à l'Élysée, mais à l'évidence, c'est quand même un sacré tournant qu'il vient de se prendre, et je pense qu'il va rabaisser de trois ou quatre octaves, n'est ce pas, ses criailleries, notamment dans les stades de foot.

Voilà. Donc, voilà ce qui se passe. Actuellement, c'était cette affaire de CICE qui montre encore une fois que il ne faut jamais vous laisser impressionner par les prétendus experts.

Moi je les connais les experts. Moi je suis inspecteur général des finances. Je suis du même corps, si j'ose dire, que M.

Macron. Même corps administratif, sauf que lui est inspecteur des finances et moi inspecteur général. Hé bien moi je peux vous dire qu'il en est des inspecteurs généraux des finances comme des trésoriers payeurs généraux, comme des administrateurs civils, comme des diplomates, comme des préfets, des ambassadeurs, comme des militaires, comme des chefs d'entreprise, comme des pianistes, comme des chauffeurs routiers, comme des instituteurs, comme des agriculteurs...

Hé bien il y a la courbe de Gauss, comme on dit. C'est-à-dire qu'il y en a qui sont très très bien, il y en a qui sont moyens et puis il y en a qui sont des brêles, voilà. Le problème, c'est que Macron appartient à la dernière catégorie. – Et donc parmi les sujets internationaux, M. le président...? – Parmi les sujets internationaux, j'en relèverais...

On pourrait parler de ce qui se passe au Nicaragua, de ce qui se passe en Amérique du Sud, de ce qui se passe à Cuba, où un projet de réforme de la constitution est en train de mettre un petit peu terme à la société communiste cubaine. Donc c'est quand même des évolutions tout à fait importantes qu'il faut suivre de près, puisque l'épopée castriste est en train de s'achever, probablement. Même si les autorités de Cuba restent quand même vigilantes quant à leur indépendance nationale.

Il y a quand même des évolutions très sensibles. Je voudrais peut-être insister davantage sur les « tweets », les messages Twitter que Donald Trump a expédiés hier sur l'Iran. Des messages tout en majuscules, en disant à l'Iran : « ne menacez plus jamais les États-Unis, sinon vous serez frappés de [...] » – je sais pas quoi – Enfin, c'était presque sous-entendu : « sinon, on vous envoie une bombe nucléaire sur le museau ».

Donc les gens ont été quand même un petit peu tétanisés par cette nouvelle sortie de Donald Trump Il n'y a qu'un seul pays au monde qui a applaudi : c'est Israël et Benjamin Netanyahu lequel d'ailleurs, je crois, a des problèmes, justement aussi, de corruption sur le dos. Mais espérons que ces exagérations font partie de la rhétorique « trumpienne ». Peut-être qu'il va finir par s'embrasser sur la bouche, si j'ose dire, avec le président Rohani – le président iranien – dans huit mois, un petit peu comme il l'a fait avec Kim Jong-un.

Rappelez-vous que, à la fin 2017, l'atmosphère entre les États-unis d'Amérique et la Corée du Nord était au bord de la catastrophe nucléaire, et puis qu'après ils se sont vus. Et d'ailleurs, M. Trump a envoyé un message Twitter hier pour dire que finalement « les négociations avec la Corée du Nord se passaient très bien, qu'il en était très satisfait », pour ainsi tordre le cou à je ne sais quelle chaîne de télévision qui le suspectait d'être furieux, en privé, de ses évolutions avec Pyongyang.

Alors, peut-être que ces cris vis-à-vis de l'Iran vont connaître le même sort. Il faudrait l'espérer, parce qu'il y a quand même des inquiétudes à avoir dans cette poudrière éternelle qui est le Moyen-Orient. De ce que je crois savoir et comprendre, en réalité, ce qui est en train de se passer, c'est quoi ?

C'est que les États-Unis d'Amérique sont en train, enfin... le monde est en train de constater la fin de la guerre en Syrie.

Les États-Unis d'Amérique ont perdu la guerre. Voilà. Celui qui a gagné la guerre, ceux qui ont gagné la guerre, c'est Bachar el-Assad soutenu par la Russie et par l'Iran, voilà la vérité.

Alors évidemment, c'est une vérité qui est un peu difficile à avaler, en particulier par ce génie de la pensée diplomatique planétaire qu'était François Hollande, qui a entraîné la France dans une voie désastreuse, puisqu'on a perdu toute notre influence – ou à peu près ou peu s'en faut – au Moyen-Orient, avec la gestion calamiteuse de cette affaire par François Hollande. Macron, qui est taraudé par derrière par des entreprises françaises qui lui disent : « la guerre va se terminer, il va y avoir des milliards de dollars de reconstruction », et Bachar el-Assad a déjà fait savoir que ce sera pour la Russie, pour des entreprises russes, chinoises, un petit peu italiennes et allemandes, mais qu'il n'y aura pas une seule entreprise française qui en bénéficiera. Donc les entreprises françaises sont là sans doute en train de dire à Macron « il faudrait peut-être faire un petit peu bouger les choses », et donc il a nommé un représentant personnel auprès de Bachar el-Assad.

Je pense que Bachar el-Assad doit avoir quand même, un peu, un sourire narquois aux lèvres quand il pense à ce qu'il s'est passé depuis 2011. Alors là je fais un peu de politique fiction, mais je pense que à peu près, probablement septembre-octobre, la guerre sera terminée en Syrie. On voit que les dernières poches de rébellion sont en train d'être évacuées, de se terminer, et on voit en particulier que Israël a évacué 422 – c'était hier – « casques blancs » qui étaient dans un réduit du côté de la frontière avec la Jordanie en Syrie, les a exfiltrés pour les faire passer en Jordanie, et ensuite, d'ailleurs, vont être récupérés par les États-Unis, l'Allemagne, le Canada et la France.

Ce qu'il faut savoir, c'est que ces casques blancs sont quand même... le moins que l'on puisse dire c'est que leur action ait fait l'objet de commentaires divers et variés : ces casques blancs étaient présentés dans la presse occidentale comme des espèces de défenseurs de la démocratie, de rempart contre la barbarie du régime de Bachar el-Assad.

Mais les informations qui ont été trouvées par un certain nombre d'autres journalistes vont beaucoup plus dans le sens de ce que disent les autorités syriennes ou bien les Russes, c'est-à-dire qu'en fait, un certain nombre de ces casques blancs ont partie liée ou avaient partie liée avec des mouvements djihadistes. En attendant, la France, on a l'impression qu'elle est là pour réparer les pots cassés par les autres et que nous n'avons aucune politique indépendante sur la question. C'est triste.

C'est triste, tout ce que moi j'ai dit depuis des années sur cette affaire se révèle exact. Jamais la France n'aurait dû s'aligner sur les États-Unis. La France aurait dû conserver son ambassade à Damas.

La France devrait la rouvrir au plus vite. La France aurait dû se garder derrière, et en ce moment elle aurait un jeu formidable à jouer. Justement parce qu'elle serait restée neutre, elle pourrait revenir sur la scène en ayant de bonnes relations avec la Russie pour essayer de remettre sur pied un Moyen-Orient moderne, un Moyen-Orient notamment avec des partis fondés sur la laïcité comme était, qu'on le veuille ou non, le parti Baas en Irak et en Syrie.

Il y en a un, si ce que je dis se révèle – ça va être à peu près le cas je pense –, il y en a un quand même qui pourra regarder tout ça avec philosophie. Une philosophie de l'histoire sur laquelle je vous invite à méditer : c'est Bachar el-Assad lui-même. Parce que, rappelez-vous en 2011, 2012, 2013, tous ceux qui avaient prédit sa chute, qui avait dit qu'il allait chuter, ils sont où ?

David Cameron ? Il est passé à la trappe. Barack Obama ?

Il est passé à la trappe. François Hollande ? Il est passé à la trappe.

En réalité, Bachar el-Assad, il est toujours là. C'est comme le canard dans La Soupe au canard de Robert Lamoureux, un vieux sketch des années 60 : le canard était toujours vivant. Hé bien, Bachar el-Assad est toujours là, et bien là, et il est soutenu d'ailleurs par la Russie et par l'Iran.

Toute cette affaire est extrêmement triste. D'abord parce qu'il y a eu trois-cent-cinquante-mille morts en Syrie. Et je ne parle pas des victimes collatérales également dans les autres pays.

Mais toute cette affaire est très particulièrement triste pour la France parce qu'elle montre, elle prouve, que nous sommes dirigés, non seulement par des escrocs aux comportements mafieux comme on le voit à l'Élysée ces jours-ci, mais par des gens profondément nocifs et incompétents. — Avez-vous un mot pour conclure cet entretien ? — Un mot pour conclure.

Il fait très chaud à Paris. C'est la raison pour laquelle je me suis permis de ne pas mettre de cravate parce que nous n'avons pas l'air conditionné dans les locaux où je suis actuellement en cours d'enregistrement. Et je sais, il fait quand même chaud sur toute la France, donc c'est un peu la canicule.

Pour tout le monde, c'est le moment des vacances. Donc je vous souhaite – moi je vais prendre quelques congés – Je vais quand même essayer de revenir à Paris suffisamment pour faire ces entretiens d'actualité au moins tous les quinze jours. Je vous remercie de m'avoir écouté.

Je vous souhaite à toutes et à tous de bonnes vacances. Je voudrais quand même insister sur deux choses : notre siège national qui est situé : 26, 28 rue Basfroi, Paris XIe sera ouvert donc tout l'été – enfin il l'a déjà été – mais il sera ouvert tout le mois d'août. Nous aurons donc une permanence qui sera de 9h30 jusqu'à 18h tous les jours ouvrables, du lundi au vendredi, sauf le lundi 13 et le mardi 14 août parce que là il y aura le pont du 15 août.

Donc je le dis parce que au mois d'août il y a quand même beaucoup de gens qui circulent en France, beaucoup de provinciaux qui passent à Paris et puis des gens sont un petit peu un peu là, l'esprit aux vacances justement, ils ont du temps libre. S'ils le veulent, ils peuvent venir au siège, ils seront reçus. S'il fait chaud on leur donnera même à boire et puis ils pourront discuter, ils pourront prendre du matériel militant et puis pourront adhérer à notre mouvement, faire des dons à notre mouvement et acheter à la boutique.

Et là, j'insiste là dessus parce que depuis quelques temps le nombre d'adhésions à l'UPR, de nouvelles adhésions, a beaucoup ralenti. On est maintenant au rythme d'à peu près trois, quatre par jour. C'est pas nul, mais c'est vrai que ça s'est beaucoup ralenti, c'est assez normal, parce que les gens n'ont pas l'esprit forcément à la politique.

C'est dommage parce que ça n'est pas parce que c'est l'été et qu'il fait chaud que la politique s'est mise en vacances. Regardez ce qui se passe en ce moment, pendant tout cet entretien qui a beaucoup tourné autour de cette triste affaire Benalla, il y a une hypothèse que je n'ai pas évoquée mais qui est également dans la tête d'un certain nombre de personnes, c'est que cette affaire servirait un petit peu de leurre et que pendant qu'on focalise l'esprit de l'opinion là dessus, il y a toute une série de choses que l'on ne voit pas. Mais cette hypothèse en fait a du plomb dans l'aile puisque moi je la trouvais assez séduisante dans la mesure où il y avait le vote de la réforme de la constitution qui était à l’œuvre derrière.

Mais cette réforme est reportée sans date fixée, mais à l'automne, cette explication tombe. Et j'en profite d'ailleurs au passage pour dire un point, j'ai vu une vidéo que je crois qu'on va mettre ici en fin, qui est assez hallucinante. C'est de madame Nicole Belloubet, Ministre de la justice qui au parlement a expliqué qu'il fallait pas donner trop souvent la parole au peuple, parce qu'il y avait des députés qui avaient dit ­« Mais cette réforme constitutionnelle il faudrait la soumettre au référendum des Français » Puisque ça touche à des sujets absolument fondamentaux comme par exemple le nombre de départements, des lois différentes selon les régions etc. et Mme Belloubet qui obéissant à Macron, peut-être par l'intermédiaire de Benalla qui lui a peut-être dit ­« Si tu dis pas ça je te fous une beigne. » Donc Mme Belloubet a expliqué devant la représentation nationale que le peuple c'était pas bien quoi, il ne fallait pas lui donner la parole.

Nous sommes également fidèles non seulement à l'esprit mais à la lettre exigée par les institutions. Et la lettre exigée par notre constitution c'est celle de l'article 89, il n'y a pas d'autre lecture possible. Et l'article 89, l'un d'entre vous l'a souligné tout à l'heure, fait de vous le pouvoir constituant dérivé.

Autrement dit vous avez tout à fait la légitimité pour agir en tant que pouvoir constituant. Il n'est pas toujours nécessaire de faire appel au peuple. Bien sûr le peuple s'est exprimé à plusieurs reprises lorsqu'il s'est agi d'instituer une république.

Et là c'était bien légitime et les circonstances de l'après guerre, Monsieur le président Mélenchon l'a souligné lui-même. Les circonstances dans d'autres moments où nous avons institué des républiques étaient des circonstances singulières qui exigeaient me semble-t-il l'approbation du peuple. Dans le pouvoir dérivé que vous exercez, le pouvoir constituant dérivé, le peuple n'a pas toujours la nécessité de s'exprimer directement.

Vous êtes parfaitement légitimes en tant que représentant du peuple à vous exprimer dans ce cadre là. C'est un véritable scandale ! Je rappelle que nous lorsqu'on sera revenue au pouvoir, d'abord on défera tout ce que Macron a fait.

C'est à dire plus exactement on reconstruira ce qui l'a détruit. Et puis nous nous redonnerons le maximum la parole au peuple français, voilà. Songez à l'UPR, parlez-en autour de vous, collez des affiches, des autocollants.

Moi je vais participer pendant l'été à une ou deux opérations de collage personnelles. Je vais aller sur le terrain avec des colleurs d'affiches parce que je vais payer de ma personne. Alors si je le fais tout le monde peut le faire quand même.

Il faut y aller, il faut aller coller des affiches, mettre des petits autocollants. C'est très important parce que à la rentrée ça va revenir très vite. Ça va être la préparation des élections européennes.

Adhérez donc et faites adhérer à l'UPR ! Sur ce, bonne vacances et puis vive la République et vive la France ! Retrouvez nos analyses, nos propositions.

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