Michel Barnier - L'interview politique du 07/10/26
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:10OuverteRéponse directe
Vous êtes évidemment ancien Premier ministre, aujourd'hui député LR de Paris.
- 0:13OuverteRéponse directe
Vous avez été ministre à de maintes reprises, commissaire européen, vice-président de la commission négociateur du Brexit pour l'UE.
- 0:20OuverteRéponse directe
Alors on va bien sûr parler de politique française, mais d'abord pour commencer un mot sur le 7 octobre.
- 0:33OuverteRéponse directe
Trois ans après, comment ce massacre a-t-il marqué non seulement Israël, mais aussi le monde ?
- 1:56RelanceRéponse directe
Et justement, cet événement aurait dû, aurait pu susciter un élan de solidarité.
- 2:52RelanceRéponse directe
Un mot sur les révélations de Mediapart, sur les propos de Jordan Bardella précisément, qui rappelaient des propos très antisémites tenus en 2013.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueChiffre
« tuant 1200 personnes, dont 51 Français, et traumatisant durablement le peuple d'Israël. »
- 1:30Invité politiqueFait
« la sécurité d'Israël n'est pas négociable. »
- 2:10Invité politiqueFait
« l'antisémitisme est un délit et la loi doit passer. »
- 2:20Invité politiqueFait
« Les Rima Hassam d'un côté et de l'autre côté à l'extrême droite, on sait bien. »
- 3:27Invité politiqueFait
« Il faut absolument qu'on évite à ce pays d'être prisonnier de ce duel incroyable entre l'extrême droite et l'extrême gauche. »
- 4:00Invité politiqueFait
« Et c'est l'idée de ces deux états, même si c'est de plus en plus difficile. »
- 4:30PrésentateurChiffre
« Entre 266 000 et 450 000 manifestants hier dans les rues de notre pays, 488 interpellations. »
- 5:09Invité politiqueFait
« Parcoursup pose des problèmes »
- 6:08Invité politiqueFait
« j'ai entendu le ministre de l'Éducation nationale hier, qui est un homme de bonne volonté, à l'Assemblée nationale, dire les efforts qui sont faits et les cas qui vont être traités rapidement, notamment tous les professeurs qui manquent. »
- 6:40Invité politiqueFait
« Notre pays est complexe. Il est encore très centralisé, trop centralisé. »
- 10:31Invité politiqueChiffre
« Le prix de la dette, le prix qu'on paye au titre des intérêts d'emprunt, les intérêts de l'emprunt coûtent 10 milliards de plus. Chaque année, nous en sommes à 70 milliards. »
- 11:05Invité politiqueChiffre
« On a un déficit qui approche 6,2,6,3 et on doit réduire à 5. »
- 12:07Invité politiqueFait
« Nous sommes en pré-crise financière. »
- 12:30Invité politiqueChiffre
« on va payer pour les intérêts de l'emprunt à ceux qui nous prêtent de l'argent, tant que nous en avons, qui nous prêtent de l'argent, 70 milliards d'euros. »
- 12:45Invité politiqueFait
« Oui, nous perdons la confiance des marchés. »
Temps de parole
- Michel Barnier72 %
- Présentateur26 %
- ?2 %
≈ 10,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour
Michel Barnier. Bonjour et bonjour aux auditeurs de Radio-G.
Vous êtes évidemment ancien Premier ministre, aujourd'hui député LR de Paris. Vous avez été ministre à de maintes reprises, commissaire européen, vice-président de la commission négociateur du Brexit pour l'UE. Alors on va bien sûr parler de politique française, mais d'abord pour commencer un mot sur le 7 octobre. Aujourd'hui, 7 octobre 2026, Israël commémore la plus sanglante attaque terroriste, le plus grand traumatisme de son histoire, ce massacre du 7 octobre 2023. Trois ans après, comment ce massacre a-t-il marqué non seulement Israël, mais aussi le monde
? Cela
vient d'être dit, nous sommes dans une journée de deuil.
Et
précisément à l'heure où nous sommes, vers 6h-6h30 du matin, cette attaque terroriste incroyable s'est déroulée, tuant 1200 personnes, dont 51 Français, et traumatisant durablement le peuple d'Israël. J'ai pu le voir, puisque je suis allé à l'invitation du CRIF, dans l'un des kiboutts martyrs à Béhéry. Je suis allé dans la ville d'Ophakim aussi. Ce que j'ai entendu, ce que j'ai vu, définitivement marque le cœur, les esprits, l'âme, et nous conduit à dire ce que j'ai toujours dit comme Premier ministre
le
jour anniversaire de cette tragédie et de cet attentat terroriste du Hamas, mais aussi lorsque j'étais Premier ministre et ministre des Affaires étrangères bien avant, la sécurité d'Israël n'est pas négociable. Ça, c'est ma position, c'est la position du gouvernement français depuis longtemps. Il faut être solidaire, nous sommes solidaires.
Et
en même temps, chez nous, on voit tous les jours l'antisémitisme au quotidien s'amplifier. Il faut être impitoyable et absolument intransigeant.
Et justement, cet événement aurait dû, aurait pu susciter un élan de solidarité. On a assisté au phénomène inverse avec l'explosion de l'antisémitisme dans le monde et en particulier dans notre pays et notamment sous l'effet de certaines forces politiques.
De toute façon, l'antisémitisme est un délit et la loi doit passer. Quels que soient les individus, les forces politiques, c'est inacceptable. Les Rima Hassam d'un côté et de l'autre côté à l'extrême droite, on sait bien. Les relents et les positions de ces partis politiques, on les voit. On doit être intransigeant. Il faut la combattre par la loi, l'antisémitisme. Il faut le combattre aussi par la démocratie, par l'explication. Vous parliez de moments de solidarité.
Il
y a eu dans notre pays, partout, un élan de solidarité à l'égard des Israéliens qui ont été massacrés. Je n'oublie d'ailleurs pas ceux qui sont revenus et qui sont durablement traumatisés.
Les otages.
Les otages.
Un mot sur les révélations de Mediapart, sur les propos de Jordan Bardella précisément, qui rappelaient des propos très antisémites tenus en 2013. Est-ce qu'on n'est pas coincé aujourd'hui entre un RN qui n'a pas oublié son ADN antisémite des origines et une France insoumise qui joue aussi avec ce ressort-là pour des raisons électorales ?
Oui, mais ça c'est le débat, malheureusement, où nous sommes
et
dont il faut sortir à l'occasion de l'élection présidentielle. C'est le combat que je mène avec ma famille politique et Bruno Rotaillot. Il faut absolument qu'on évite à ce pays d'être prisonnier de ce duel incroyable entre l'extrême droite et l'extrême gauche. Il y a une issue, il y
a
un chemin. Je ne
vais
pas être fataliste. On n
'a
pas le droit d'être fataliste quand on est engagé en politique. Vous me permettrez d'ailleurs de revenir un instant sur la situation au Proche-Orient qui est grave parce qu'il y a Israël et j'ai dit ce que je pense depuis longtemps, la sécurité d'Israël n'est pas négociable. Il y a aussi tous les pays autour et il y a aussi le sort des Palestiniens. Donc je continue à dire que pour la sécurité d'Israël, dans le moyen, le long terme, il faut
trouver
une perspective,
une
issue pour le peuple palestinien. Et c'est l'idée de ces deux états, même si c'est de plus en plus difficile. Il y
a
aussi le peuple libanais et puis tous les pays de cette région où la France, d'autres pays, le Royaume-Uni, qui a une histoire comme nous, parfois d'ailleurs tragique et opposée dans cette région,
l
'Union Européenne doit jouer leur rôle.
Alors évidemment, des élections décisives dans trois semaines en Israël qu'on suivra de près sur Radio-J. Un mot sur le mouvement des lycéens en France. Entre 266 000 et 450 000 manifestants hier dans les rues de notre pays, 488 interpellations. et une annonce du Premier ministre Sébastien Lecornu de suspension des cours dans les lycées sur une demi-journée pour un temps de démocratie interne.
Est
-ce que le gouvernement s'y prend bien avec ce mouvement
? Il
n
'a
pas été anticipé.
Il
y
a
une réponse qui est apportée. D'abord, pour exprimer ces revendications, certaines doivent être entendues.
Elles sont légitimes
? Elles
sont entendues, elles doivent être entendues. Le fait qu'il n'y
ait
pas de professeurs dans certains lycées ou pas de remplaçants, le fait qu
'il
y
ait
des conditions de travail qui ne sont pas bonnes, le fait que Parcoursup pose des problèmes, tout ça doit être entendu. Est-ce qu'il y
a
besoin d'aller attaquer des proviseurs ou des enseignants, de menacer ou de caillasser les policiers, les sapeurs-pompiers ? Non, ça n'est pas acceptable. Et donc de ce côté-là, ceux qui cassent doivent payer. S
'ils
ne peuvent pas payer, ce sont leurs parents qui doivent payer. Et ceux qui commettent des infractions ou des délits doivent être condamnés et doivent être condamnés rapidement. Après, il y a le débat démocratique et le fait que ces revendications, comme on l'a vu hier, d'ailleurs, ça s'est plutôt bien passé. Ça me permet d'ailleurs de dire une chose que je crois depuis longtemps, c'est que dans ce pays, on doit faire attention à ce qu'on appelle les corps intermédiaires. Les syndicats, les églises, le Parlement, les élus locaux, on ne peut pas gérer ce pays tout seul d'en haut sans travailler collectivement.
Et donc, quand les corps intermédiaires interviennent, le pays a plus de chances d'avoir ce débat démocratique. Il faut écouter ces jeunes, il faut leur répondre. J'ai entendu le ministre de l'Éducation nationale hier, qui est un homme de bonne volonté, à l'Assemblée nationale, dire les efforts qui sont faits et les cas qui vont être traités rapidement, notamment tous les professeurs qui manquent.
Quand vous dites ne pas oublier les corps intermédiaires, vous visez évidemment directement le président de la République, qui a été, pendant ces deux mandats, critiqué pour justement le fait d'avoir outrepassé ces corps.
Je ne vise pas forcément le président de
la
République. Je considère que depuis une dizaine d'années, et peut-être un peu avant, on a une manière très solitaire de gérer ce pays. Or, notre pays est complexe. Il est encore très centralisé, trop centralisé. On n'a pas l'habitude de faire confiance aux collectivités locales, ni aux syndicats. Et on ne peut pas gérer la complexité de ce pays et la gravité de la situation actuellement. Tout seul,
il
faut être ensemble.
Vous évoquiez les attaques, les violences. C'est vrai qu'il y
a
eu des dizaines de millions d'euros de dégâts. Le gouvernement pointe LFI, qui l'accuse de souffler sur les braises. Vous êtes d'accord, les braises de la contestation ?
Bien sûr, je suis d'accord. Ça se voit. On voit des élus locaux, des députés, de
se
compétenir de manière inadmissible. Il faudra qu'ils répondent de leurs actes. Ce n'est pas la première fois. Je suis revenu à l'Assemblée nationale grâce aux Parisiens du 6e, du 7e et du 5e
arrondissement. Vous êtes le seul
député à l'ère de Paris, je crois.
Oui,
et j'aimerais qu'on soit plus nombreux. Mais en tout cas, je porte ces couleurs dignement et avec fierté. Je suis revenu à cette Assemblée que je connais puisque j'avais été élu longtemps avant député de la Savoie. Et j'y trouve une ambiance, et à certains moments, une atmosphère pré-insurrectionnelle. À cause
de
LFI ? Notamment à raison du comportement de haine, d'intolérance,
de
violence verbale des députés LFI. Et ce qu'on voit quelquefois dans la rue est la suite malheureusement logique de ce comportement. Il faudra combattre ces idées, ces comportements dans les urnes. Et c'est l'objet des mois qui viennent qui sont très graves dans une situation où la France ne va pas bien.
Alors,
on va en parler, mais un mot sur votre candidat,
vous
l'évoquiez, Bruno Retailleau, président de LR, candidat
présidentiel, qui est en Israël
d'ailleurs.
Qui est en Israël aujourd'hui. Dans les sondages, il reste un peu scotché autour des 10% grosso modo d'intention de vote. Pas vraiment dynamique. Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi
? Vous n'avez jamais
vu les sondages de septembre ou d'octobre être ceux de janvier ou de février ?
Une
exception, c'est Nicolas Sarkozy.
Oui, très bien. C
'est
une bonne exception. Donc, je vous recommande de garder votre calme et de voir comment les choses se passent. Bruno Retailleau mène une campagne extrêmement digne, calme, claire, sincère. Il est sincère. Il dit ce qu'il pense. Il m'arrive d'ailleurs de ne pas être toujours d'accord avec lui ou de lui dire qu'il faut parler de l'Europe, il faut parler d'une écologie humaniste et concrète. Il y
a
des choses auxquelles je tiens, il le sait, mais il mène une bonne campagne. Je pense qu'il va remonter, il va monter.
Le problème, c'est que dans cet espace politique, celui du bloc central, celui qui caractérisait votre mandature à la tête du gouvernement, il y a trois candidats, Bruno Retailleau donc, Gabriel Nathal, Édouard Philippe, et que, évidemment, si les trois se maintiennent, c'est l'assurance d'un deuxième tour, Mélenchon, Le Pen, la peste et le choléra, comme le disait Kevin.
Il
y
a
trois candidats, vous pourriez même dire quatre, avec David Lissner, ça fait trois de trop. Il en faudra un seul le moment venu. Mais ce moment n'est pas venu. On n
'a
pas réussi à être dans une procédure de choix préalable avec un seul candidat, je le regrette, on en a plusieurs,
ils
sont tous chefs de parti ou à peu près. Laissons le débat se dérouler, j'espère qu'il doit être respectueux, il faut qu
'il
soit respectueux, et tous ces gens-là devront travailler ensemble après. Comme ils ont travaillé ensemble quand j'étais Premier ministre, il n
'y a
pas d'issue autrement. Donc le moment venu, peut-être par une primaire, ce serait le plus simple, mais ça serait difficile à organiser. Peut-être avec d'autres moyens, la lucidité reviendra.
Il
faudra, moi je compte sur leurs responsabilités, il en faudra.
Le moment venu, c'est quand ?
Pour moi, c'est
entre le mois de novembre et le mois de janvier.
D'accord. Un mot sur le budget qu'a présenté le gouvernement la semaine dernière en Conseil des ministres, débattu la semaine prochaine à l'Assemblée. Vu le contexte, déficit qui risque de dépasser l'objectif de 5% du PIB, tout le monde va être mis à contribution, visiblement salariés, retraités, entreprises. Est-ce que pour l'instant, les pistes du gouvernement vous semblent bonnes
? La
situation est extrêmement grave. Nous parlions des jeunes Français tout à l'heure. Est-ce que je peux dire une conviction que j
'ai,
que j'ai exprimé quand j'étais Premier ministre ? La première politique qu'il faut mener pour les jeunes Français,
c
'est de ne pas augmenter nos dettes.
Ça,
c'est la première politique qui leur rendra service. Parce qu'actuellement, le poids de cette dette, il augmente de 10 milliards. Le prix de la dette, le prix qu'on paye au titre des intérêts d'emprunt, les intérêts de l'emprunt coûtent 10 milliards de plus. Chaque année,
nous
en sommes à 70 milliards. C'est insensé, c'est irresponsable à
l
'égard des jeunes Français qui s'expriment actuellement. Donc, premier point. Deuxièmement, il faudra faire des efforts. Je regrette de constater que, deux ans après, c'est comme si rien ne s'était passé, malgré ce que j'ai pu dire comme Premier ministre, malgré ce qu'a dit d'ailleurs François Bayreau, avec beaucoup de véhémence aussi à son tour, nous sommes exactement à les mêmes proportions, les mêmes paramètres. On a un déficit qui approche 6,2,6,3 et on doit réduire à 5. Et c'est exactement ce que
je disais. Ça semble
mission impossible aujourd'hui de réduire à 5.
En tout cas, moi, je n'y suis pas parvenu en raison de l'irresponsabilité de l'extrême gauche, de l'extrême droite et même du Parti Socialiste qui n'a pas voulu.
Et
les mêmes causes produisant les mêmes effets. À six mois de la présidentielle, on voit mal comment ça pourrait se passer
différemment. Il faut faire
attention aux citoyens, aux Français, aux gens qui travaillent, qui en ont assez de voir ces violences et qui en ont assez aussi de voir qu'on n'arrive pas à se mettre d'accord. Vous savez, quand il y
a
eu des élections municipales il y
a
quelques semaines, les gens nous ont dit dans les communes, la quasi-totalité des communes de France,
«
Entendez-vous là-haut, comme nous nous entendons, nous sur le terrain, et réglez nos problèmes. » C'est ça dont il est question pour les Français.
Alors, vous évoquiez la dette. Jeudi dernier, les taux d'intérêt ont frôlé 5% au plus haut depuis 2022 et surtout,
c
'est un bond de plus d'un point sur deux mois. C'est quand même... On est au bord du précipice, non ?
Nous
sommes en pré-crise financière. J'ai écrit une lettre au Premier ministre, je lui ai remis hier, pour lui dire mon avertissement. En même temps, nous ne devons pas jouer la politique du pire. Il faut un budget à la France. Mais je lui ai montré dans cette lettre le schéma de ce qu'on appelle les spreads, c'est-à
-dire
du taux d'intérêt comparé entre l'Allemagne et la France. Ils étaient à peu près stables jusqu'en septembre.
Et
d
'un
seul coup,
ils
se sont envolés. Et ça devient insupportable, au point, je leur ai dit, qu'on va payer pour les intérêts de l'emprunt à ceux qui nous prêtent de l'argent, tant que nous en avons,
qui
nous prêtent de l'argent, 70 milliards d'euros.
Justement, en quelques mots, pour terminer, ça veut dire que les marchés n'ont plus confiance dans la France à cause de son instabilité politique ?
Oui, nous perdons la confiance des marchés. C'est le plus grave et le plus urgent. Il peut y avoir une sorte d'étranglement progressif par les taux. Il y
aurait
peut-être une tempête financière qui exigera à ce moment-là beaucoup de courage et beaucoup de mesures difficiles. Et puis il
y a
aussi le fait que nous ne sachions pas mettre de l'ordre chez nous, ni dans la rue quelquefois, ni aux frontières, ni dans les comptes, fait que nous perdons de l'influence. Et nous avons besoin d'influence dans l'Europe. Aujourd'hui, vous savez, je suis patriote et européen. Nous perdons de l'influence et nous avons besoin d'être capables d'influer.
Merci, M. le Premier ministre. Michel Barnet. A très bientôt sur Radio G. Merci beaucoup, David. Demain, votre invitée sera Maya Daboulos, PDG d'Avas Paris, ex-directrice de la communication de Jean Castex à Matignon.
Michel Barnier