Discours de Jean-Philippe Tanguy (14/10/2026)
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« Ce budget, monsieur le ministre, en 2027 reflète tous les mensonges de 2017. »
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« Vous nous annoncez encore cette année 5 % de déficit. Je rappelle que votre propre loi des finances publiques, la loi votée par votre majorité Macronis, promettez 2,7 %. »
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« Le déficit conjoncturel pèse seulement pour 0,4 points de PIB, 4 diè de points sur 50. Plus de 90 % de ce déficit est donc structurel, autrement dit macroniste. »
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« La dette, c'est le bilan, atteindra 121,7 % du PIB, 3817 3810 pardon milliards d'euros. un niveau inédit depuis la Seconde Guerre mondiale quand Emmanuel Macron est entré à l'Élysée. »
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« 73 milliards d'euros en 2017, près de 10 milliards de plus en seulement 1 an. 10 milliards d'euros, c'est le budget entier du ministère de la justice. »
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« Vous auriez dû choisir un déficit de 16,4 %. Vous auriez vous auriez encore plus baissé le déficit. »
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« Vous créez encore 8000 postes de fonctionnaires, des postes de fonctionnaires que vous n'avez pas les moyens de rémunérer dignement. »
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« Vous reportez d'ailleurs des crédits au-delà de ce que la loi vous autorise à faire sur 12 programmes. »
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« L'OAT à 10 ans a frôé les 5 % du jamais vu depuis 2002 et du jamais vu depuis la crise financière. »
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« Nous avons 70 % de la tête de la France qui est qui est détenu par des intérêts étrangers. »
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« La contribution à l'Union européenne évidemment augmente encore de près de 3 milliards d'euros. »
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« Mais presque 700 millions d'euros de plus pour subventionner les éoliennes. »
Temps de parole
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Ce budget est enfin le dernier d'un règne qui n'a que trop duré. Le dernier budget d'Emmanuel Macron et il lui ressemble en tout point des mensonges et l'arrogance sur la forme, la GABJ et l'incompétence sur le fond. La facture toujours pour les Français. Depuis 2017, vous promettez chaque automne le redressement des comptes. Chaque automne, vous nous expliquez que c'est la bonne. Et chaque printemps, la cour des comptes, l'INC, le Haut Conseil des finances publiques, toutes les institutions de la Commission européenne elles-même jusqu'au FMI viennent constater que vous avez encore raté la cible et que vous avez encore échoué.
Ce budget, monsieur le ministre, en 2027 reflète tous les mensonges de 2017. C'est exactement le même Emmanuel Macron qui a mis en faillite notre pays. Mais finalement, ce n'est pas le pays la France qui est en faillite, c'est le macronisme qui est en échec. Et avec vous, toutes les politiques que vous avez prétendu défendre, toute la corte d'économistes, d'experts à laois qui de plateau en plateau, de salaire en salaire rémunéré par les banques ou l'argent public fait la leçon au rassemblement national. 10 ans après, Marine Le Pen avait raison en débat face à Emmanuel Macron et elle aura encore plus raison en 2027. [applaudissements] Vous nous annoncez encore cette année 5 % de déficit.
Je rappelle que votre propre loi des finances publiques, la loi votée par votre majorité Macronis, promettez 2,7 %. Vous êtes donc tout simplement au double de l'erreur de votre propre engagement. Et si l'écart entre la prévision et la réalité était le même qu'en 2026, le déficit réel sera finalement de 5,7 %. Vous allez nous parler, évidemment, vous l'avez fait d'ailleurs, monsieur le ministre, de la crise en Ukraine au Moyen-Orient, de la crise du D3 d'ormous, du prix du baril, mais vos propres documents le disent, car ceuxl vous ne pouvez pas encore les truquer. Le déficit conjoncturel pèse seulement pour 0,4 points de PIB, 4 diè de points sur 50.
Plus de 90 % de ce déficit est donc structurel, autrement dit macroniste. Il n'est pas tombé du ciel. Il est lié à vos décision année année après année après année depuis 2017. Il est l'accumulation de vos errances et de vos erreurs. La dette, c'est le bilan, atteindra 121,7 % du PIB, 3817 3810 pardon milliards d'euros. un niveau inédit depuis la Seconde Guerre mondiale quand Emmanuel Macron est entré à l'Élysée. La dette était inférieure à 1580 milliards de dettes. Vous avez donc créé à vous seul que tous les présidents de la République réunis du général de Gaulle à Jacques Chirac, y compris, il faut le dire, François Mitteran, belle performance.
[applaudissements]
Et cette charge, la dette a une charge et cette charge est comme un nœud coulant autour du coup de notre peuple. 73 milliards d'euros en 2017, près de 10 milliards de plus en seulement 1 an. 10 milliards d'euros, c'est le budget entier du ministère de la justice. C'est plus que l'effort de la défense et de l'effort pour l'éducation réuni. Chaque année, les intérêts de la dette mangent, dévorent tout ce que vous prétendez investir dans l'avenir. Alors, monsieur le ministre, vous nous parlez d'efforts, ce ne sont que des sacrifices. Vous nous parlez de redressement, de responsabilité comme d'habitude, mais vos économies ne sont qu'un maquillage, un mensonge comptable.
Vous avez choisi souverainement, autoritairement, arbitrairement un déficit tendantiel de 6,4 %. Un déficit complètement bidon qui vous permet d'imaginer des économies qui n'existent pas. Vous auriez dû choisir un déficit de 16,4 %. Vous auriez vous auriez encore plus baissé le déficit. On peut prévoir des déficits imaginaires qui existent. Inventer des économies imaginaires. À la fin, le déficit lui n'est pas imaginaire et surtout les impôts, le raquette fiscale que vous augmentez pour payer votre facture eux est totalement réel. Vous mentez les franp c'est finalement le seul bilan du macronisme. Une année de plus. une année de plus et vous n'aurez réalisé aucune réforme de structure.
Aucune réforme de structure en 10 ans. Toutes vos économies ne sont que des coups de rabot. Vous faites les fonds de tiroir et surtout les fonds de poche des familles et des entrepreneurs.
[applaudissements]
Ayant échoué sur le chômage comme sur l'ensemble de votre politique économique, vous créez encore 8000 postes de fonctionnaires, des postes de fonctionnaires que vous n'avez pas les moyens de rémunérer dignement. Vous créez 8000 postes de fonctionnaires, vous gelez le point d'indice. Enfin, tout le monde ne gèle pas le point d'indice puisqu'on en parlera tout à l'heure. Pour les fonctionnaires européens, eux, ils sont indexés sur l'inflation. Une augmentation de 33 % des salaires des fonctionnaires européens depuis 2021. Les fonctionnaires français qui ont vu leur pouvoir d'achat eux baisser de presque d'autant apprécieront vos choix politiques.
Toujours plus de fonctionnaires, toujours moins payés. C'est aussi ça, le Macronis. Vous reportez d'ailleurs des crédits au-delà de ce que la loi vous autorise à faire sur 12 programmes. Vous changez systématiquement de base comptable pour qu'on ne puisse plus jamais comparer vos engagements et vos résultats. Vous échez dans la réalité, vous truquez les comptes. C'est ça le Macronisme. L'exposé général de votre budget d'ailleurs n'est plus un document financier. Je plains les fonctionnaires de Bercy qui ont dû rédiger un tract de campagne pour vos différents candidats à la présidentielle. Alors, votre budget est-il un tract pour Édouard Philippe ?
Un tract pour Gabriel Atal, un tract pour Bruno Rotaillot ou désormais un tract pour Raphaël Glan, on ne sait plus très bien. En tout cas à la fin, c'est encore les Français qui pé mais si vous avez à voir là-dedans, mes pauvres collègues, mais il est encore temps de changer de groupe politique. Il est encore temps de renter politique. Il vous reste quelques mois pour ne pas avoir aux législatives le bilan du macronisme parce que quand même ça fait 10 ans que vous êtes là et vous avez bien soutenu Emmanuel Macron. Chers collègues républicains, j'ai du mal à le comprendre. [applaudissements] J'ai du mal à le comprendre. J'ai du mal à le comprendre quand je vous connais personnellement.
Car chers collègues républicains, pour certains, plus on se connaît, plus on s'apprécie. Mais moi, je comprends pourquoi vous avez soutenu Emmanuel Macron. Quant aux collègues de gauche, vous avez voté une fois, deux fois pour Emmanuel Macron, une fois, deux fois, trois fois pour les députés macronistes. Épargnez-vous vos propos de comptoir. Allez rendre des comptes à vos électeurs. Je suis pas sûr qu'ils vous soutiennent encore très longtemps.
[applaudissements]
Les Français décideront. Les Français décideront. Mais les marchés financiers ont déjà rendu leur verdict. Monsieur le ministre, le jour de la présentation de ce budget en conseil des ministres, vous deviez rassurer les marchés. C'est raté. L'OAT à 10 ans a frôé les 5 % du jamais vu depuis 2002 et du jamais vu depuis la crise financière. Nous ne sommes pas en crise financière mais vous êtes en crise de confiance. L'écart avec l'Allemagne abondit à 158 points de base, son plus haut niveau depuis la crise de la zone euro. Pendant 10 ans, on a expliqué aux Français qu'il fallait voter contre le Rassemblement national pour rassurer les marchés.
En réalité, pour rassurer les créditeurs, il faut évidemment voter pour Marine Le Pen car,
[applaudissements]
monsieur le ministre, votre verbe est débiteur quand la parole de Marine Le Pen est rassurante et inspire la confiance au marché. Or, ce n'est pas pour faire plaisir au marché, c'est que plus les marchés sont en défiance de la France, plus ce sont les Français et les entreprises qui devront payer des charges des intérêts les plus importantes. Donc, chers collègues de gauche, personne ne veut faire plaisir au marché financier. Pour faire plaisir au marché financier, c'est quand nous avons 70 % de la dette de l'État en dehors des 500 milliards de masses monétaires que monsieur Mélenchon veut tantôt geler, tantôt incendier, on ne sait plus très bien.
Et bien nous avons 70 % de la tête de la France qui est qui est détenu par des intérêts étrangers. Mais on sait que certains par ici aiment le parti de l'étranger et pas pour mentir aux élections vraiment puisqu'il leur confie l'avenir de la France. Le Haut Conseil des finances publiques, monsieur le ministre, a parlé sur 28 milliards d'efforts bidons, 17 milliards viennent en fait de vraies recettes, de vraies augmentation d'impôts. Vous augmentez les dépenses réelles de la France mais vous augmentez surtout les impôts réels des Français. C'est une honte.
Vous vous attaquez aux malades, vous vous attaquez au retraités, vous attaquez au retraités modestes, vous allez taper sur les allocations familiales mais vous prétendez soutenir le travail. Les travailleurs apprécieront. Vous tapez les automobilistes, vous tapez les familles, vous tapez les petits bailleurs et pendant que vous raquétez les Français, vos tabous restent toujours autant intouchables. Heureusement qu'à la gauche, pour vous soutenir, monsieur le ministre, c'est pas les députés macronises qui se précipitent. La contribution la contribution à l'Union européenne évidemment augmente encore de près de 3 milliards d'euros. L'aide médicale d'État, pas un mot.
Le coût de l'immigration, pas un mot. La fraude sociale, pas un mot. La fraude fiscale, pas un mot. Mais presque 700 millions d'euros de plus pour subventionner les éoliennes. Il n'y a plus que vous et les éoliennes qui croient au moulin vant que vous a raconté aux Français. Félicitations une fois de plus. C'est les Français qui payent. Cette fin de règne est donc la plus coûteuse, monsieur le ministre. la plus coûteuse et vous gouvernez d'ailleurs sans majorité, sans députés qui croi même à votre propre projet de budget puisque nous avons écouté nos collègues Macronistes précipités à cette tribune pour expliquer que le qu'ils étaient en désaccord avec leur propre gouvernement.
Les Français comprend comprend bien bon qu'ils sont en fait en campagne électorale qu'ont notre propre majorité traître et lâche jusqu'au bout. Ça aussi c'est les macronistes.
[applaudissements]
Alors monsieur le ministre, j'aimerais pouvoir dire à cette tribune les bons conseils que nous vous prodiguons depuis des années, mais je n'aime pas perdre mon temps. Tout ce qu'on peut dire ne vous intéresse pas. Tout ce qu'on peut vous conseiller ne vous intéresse pas. Et pour cause, vous avez échoué surtout là où nous espérons réussir. Car nous nous fondons en raison, nous fondons en réalité. Nous n'avons pas de clientèle. Voilà, nous n'avons pas été élus par les puissances de l'argent. Nous n'avons pas été élus par quelques multinationales qui retournent leur vest. Nous n'avons pas été élus par l'extrême gauche qui elle aussi retourne leur vest à peine les élections terminées.
Nous sommes des modestes députés, élus par les contribuables, élus par les Françaises et les Français. C'est à eux que nous devons des comptes et c'est à eux que nous demandons de leur faire confiance et tout simplement [applaudissements] Et tout simplement ce n'est pas ici que le budget sera jugé, c'est aux élections présidentielles et j'espère que vous serez jugé durement. Bravo ! Merci monsieur le député.
Jean-Philippe Tanguy