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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 13 mai 2013 67 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

La construction européenne est-elle encore démocratique ? - audio - 1⧸4

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 26 %Attaque 62 %Défensif 11 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:56Invité politiquePromesse
    « Nous devons tout faire pour sortir de l'Union européenne qui est en train de devenir la prison des peuples de notre époque. »
  • 7:04Invité politiquePromesse
    « Nous ce que nous voulons depuis le 25 mars 2007, c'est faire sortir la France de l'Union européenne, de l'euro, retrouver le franc et également de l'OTAN. »
  • 10:28Invité politiqueFait
    « Il y a eu un premier traité le 25 mars 1957 qui a été le traité de Rome créant la Commission la la communauté économique européenne, la CE. »
  • 12:32Invité politiqueChiffre
    « Les Français ont voté non à 55 % le 29 mai 2005 suivi des Néerlandais qui ont voté non à 62 % le 1er juin. »
  • 16:40Invité politiqueFait
    « Quand on a un seul état indépendant, sa politique est tout le temps cohérente. Elle est soit de droite soit de gauche. »
  • 45:33Invité politiqueChiffre
    « La probabilité de changer d'Europe est très très très inférieure à la probabilité de gagner le gros lot à l'Eur Million. »
  • 1:01:07Invité politiqueChiffre
    « Ce qui fait que en réalité les Français qui ont voté oui à l'élargissement au Royaume-Uni, c'était en gros 35 % des électeurs inscrits, ce qui était minoritaire par rapport aux électeurs inscrits. »
  • 1:01:48Invité politiqueChiffre
    « Les Français ont voté oui à 51 % sur le fil du rasoir. 49 % de non. J'ajoute qu'il y avait à peu près 38 % d'abstention. »
  • 1:03:11Invité politiqueFait
    « Les gens qui ont voté oui à l'époque l'ont fait sur la foi de promesse comme quoi l'euro ce serait le paradis terrestre. L'euro c'est plus de croissance, c'est plus d'emploi. »

Temps de parole

  • François Asselineau100 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:08
François Asselineau

Merci d'être venu écouter cette conférence euh sur la construction européenne avec comme thématique la construction européenne est-elle encore démocratique ? Je voudrais remercier en tout premier lieu Olivier Sankara qui a été qui est étudiant à l'U à l'ULB et qui a eu l'initiative de nous proposer de venir faire cette conférence. Voilà, je le remercie. Je vous remercie aussi d'être venu, d'avoir pris sur votre temps libre pour assister à une conférence de nature assez émin politique et qui contrevient à un certain nombre de grandes idées de notre temps. Je ne suis pas sûr d'ailleurs qu'une telle conférence c'est soit déjà tenue à l'intérieur des locaux de de l'ULB notamment.

Il y a un certain nombre de choses que je dirais qui sont sans doute assez peu fréquentes dans ces locaux. Je note d'ailleurs qu'il y a une conférence qui s'est tenue il y a quelques jours dont je parlerai brièvement qui justement parlait de des problèmes de l'Union européenne qui sont flagrants sur une thématique que je connais bien qui est celle du populisme. Donc ce que je souhaite en tout cas faire, c'est ce que je fais depuis maintenant plusieurs années, c'est faire de l'antipopulisme, c'est-à-dire de présenter des analyses qui sont, si possible irréfutables, c'estàdire fondé sur des éléments d'information que tout un chacun peut aller vérifier.

Donc pour ce qui me concerne, le populisme c'est le contraire même du raisonnement. Et moi, les conférences que je tiens sont des conférences qui sont fondées sur la raison, la raison et l'intelligence des de mes auditoires de telle sorte qu'ils puissent raisonner par eux-mêmes et se faire leur propre opinion. Voilà, pour ceux qui ne le sauraient pas, ça s'inscrit dans le cadre d'un mouvement politique qui s'appelle l'Union populaire républicaine que j'ai créé le 25 mars 2007, c'est-à-dire le jour même du 50e anniversaire du traité de Rome du 25 mars 1957.

Donc c'est une c'est une décision que j'ai prise à l'issue de tout un parcours professionnel euh que même mes euh adversaires les plus acharnés ne peuvent contredire puisque c'est un fait. Ça veut donc dire, ça fait un peu plus de 6 ans que j'ai créé un mouvement dans l'objectif de rassembler tous les Français qu'ils soi de droite, du centre ou de gauche ou d'extrême droite ou d'extrême gauche en leur disant "Mettez de côté pour l'instant tout ce qui vous sépare et réunissons-nous sur le plus grand dénominateur commun des Français, c'est-à-dire la souveraineté et l'indépendance nationale.

Nous devons tout faire pour sortir de l'Union européenne qui est en train de devenir la prison des peuples de notre époque. Vous avez ce qu'on appelait la prison des peuples. C'était notamment on parlait de l'Empire ottoman comme étant la prison des peuples au 19e siècle. Alors ce mouvement s'est fondé donc sur l'idée selon laquelle la construction européenne était de plus en plus une dictature. D'ailleurs, le slogan de notre mouvement, c'est l'union du peuple pour rétablir la démocratie.

Il y a un peu plus de 6 ans, donc le 25 mars 2007, lorsque j'ai fait le congrès fondateur, il y avait d'ailleurs moins de personnes dans la salle que ce soir à Paris et c'était un message qui ne passait pas du tout. J'avais quelques amis qui étaient venus parce qu'ils étaient mes amis mais qui eux-mêmes étaient très dubitatifs, considéraient que j'exagérais. D'ailleurs, à l'époque, rappelons-nous, il y a 6 ans, la situation économique n'était pas glorieuse mais elle n'était pas devenue catastrophique au point où elle est devenue depuis. Et donc c'était un message qui passait finalement assez mal et la plupart des gens disaient "Oui, il exagère beaucoup.

De toute façon, on ne peut pas revenir en arrière. De toute façon, c'est vrai que l'Europe ne marche pas mais ça a toujours été comme ça. Il faut une autre Europe. Il faut améliorer l'Europe. Et puis et puis le temps les temps changent. Il y a 3 jours, le 13 mai, deux ministres du gouvernement britannique actuel, monsieur Philippe Hamand qui est secrétaire d'État à la défense et monsieur Marikelkov qui est le ministre de l'éducation ont appelé à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Auparavant, monsieur Nigel Lawunch, ancien chancelier de l'échiquier britannique du temps de madame Satcher, grand européiste devant l'Éternel, a lui-même appelé à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. Quelques jours auparavant encore le 30 avril dernier, c'était monsieur Oscar Lafontaine, ancien président du SPD allemand et qui a été lui-même ministre allemand des finances avant d'être actuellement il est dans le mouvement de gauche D Link et qui a appelé non pas à sortir de l'Union européenne mais à dissoudre l'euro au plus vite.

Voici donc des personnalités de droite ou de gauche en Angleterre ou en Allemagne qui appelle à des solutions qui pouvaient être estimé en il y a encore quelques mois comme radical ou excessive.

les les temps changent très très vite et du coup et bien le mouvement politique que j'ai créé qui était dans une situation effectivement qui était un un groupuscule, il faut reconnaître pendant les premières années euh puisque au bout de 2 3 ans, il y avait que quelques allez disons euh 300 personnes qui étaient là qui étaient à ce mouvement politique en 2000 en 2000 fin 2010 et bien nous sommes passés à 700 70 adhérents fin 2011 depuis 2158 adhérants, fin 2012 et ce soir même, on est quasiment à 2900 adhérents avec une progression donc de nature exponentielle. Si j'ai un instant tout à l'heure, je vous montrerai la la coule.

Ce sont des vrais chiffres, je ne m'amuse pas à faire comme la plupart des responsables politiques français. Je sais pas ce qu'il en est en Belgique mais en tout cas en France souvent on multiplie par 2 3 5 10 parfois peut-être même davantage le nombre des adhérents de son parti politique. Nous on en est pas là. J'ai pris le parti de jouer la vérité. Voilà. Alors, merci d'être d'être venu. Je un dernier mot pour dire que le le logo que nous avons pris pour ce mouvement, c'est le la branche d'Olivier qui vous peut-être qui dit peut-être un petit peu moins de souvenir à des jeunes notamment qui ne sont pas français qu'à des Français plus âgés.

Ce rameau d'olivier en fait, vous l'avez vu peut-être préalablement, c'était celui qui était gravé sur face pile, enfin le côté pile, ce qu'on appelle l'AV de la pièce de 1 franc qui avait été gravée par Oscar Rotti en 1898. Donc depuis que nous avons depuis que j'ai créé ce mouvement politique, nous sommes extrêmement clairs. Nous ce que nous voulons depuis le 25 mars 2007, c'est faire sortir la France de l'Union européenne, de l'euro, retrouver le franc et également de l'OTAN. J'insiste sur le fait que ce n'est pas la première fois que le franc a disparu dans notre histoire nationale.

Il est apparu en 1360 puis il a disparu, puis réapparu avec le fran geral, puis il a redisparu, puis il est réapparu, puis il est redisparu. Demain soir à Lille, pour ceux d'entre vous qui seraient intéressés, je fais une conférence qui s'appelle la tragédie de l'euro où pendant toute une première partie, je fais une conférence un un rappel historique de toutes les monnaies plurinationales de l'histoire en remontant au premier livre des Macabés de la Bible. Donc pendant toute une première partie, je montre que toutes les monnaies plurinationales de l'histoire ont toujours explosé.

C'est une on est j'essaierai de vous expliquer pourquoi et notamment pourquoi l'euro explosera fatalement en 2uxè partie de cette conférence demain soir à Lille. Donc en attendant, nous n'avons aucune ambiguité dans notre mouvement.

nous souhaitons rétablir le franc et il s'agit d'un notre objectif encore une fois n'est pas un objectif j'en parlerai longuement tout à l'heure ni de nostalgie ni de refermement sur soi-même ni de xénophobie c'est tout le contraire c'est tout le contraire c'est simplement que la France retrouve bah ce que ce qui ce qui est le lieu l'au commun de toutes les nations du monde puisqueun peuple c'est une nation c'est une monnaie par ailleurs cette ce rameau d'olivier qui a été choisi aussi parce que c'est un symbole propitiatoire que l'on trouve dans la religion juive puisque c'est le ramou d'olivier que porte la colombe après le déluge hein parce qu'il marque la fin du déluge.

Donc ça être un symbole qui plaît aux juifs. C'est également un symbole qui parle aux chrétiens puisque c'est dans le jardin de Getsémanie que le Christ passe la dernière nuit au Mont des oliviers avant d'être traduit devant le Sandrin.

également un un symbole propice ou qui parle en tout cas aux musulmans puisque il y a donc une sourate qui parle de l'olivier comme d'un arbre sacré et puis c'est un symbole qui parle également aux athés puisque c'était le la colombe portant la le ramou d'olivier c'était le symbole un dessin de Picasso qui avait servi au mouvement de la paix lancé par le parti les partis communistes occidentaux sous une influence du mouvement de la paix émanant de Moscou après la seconde guerre mondiale. Voilà. Et puis ça plaît aussi et bien toujours tout simplement aux gens qui aiment la vie, aux écologistes.

C'est un symbole solaire, c'est un symbole de vacances, c'est un symbole de bonheur, c'est un symbole d'éternité puisque c'est également l'olivier qui est l'arbre qui vit le plus longtemps au monde. Alors notre conférence de ce soin, c'est une conférence qui ça dont le titre est la construction européenne est-elle encore démocratique ? Certains pourraient d'ailleurs se demander est-ce que le mot encore est justifié ? a-t-elle jamais été démocratique ? On essaiera d'en parler tout à l'heure. Afficher de grands et nobles principes, c'est assez facile. Je voudrais attirer votre attention sur l'actuel traité. Nous sommes actuellement sous l'empire de deux traités européens.

Le traité sur l'Union européenne d'un côté, le TUE, le tue, ça mente pas. et puis le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, le TFU qui émane l'un et l'autre du traité de l'ISB au cas où vous ne le sauriez pas mais tout est possible même à Bruxelles. Euh beaucoup de gens, en tout cas en France les gens 98 % de mes concitoyens sont très ignorants des institutions européennes. Il y a eu un premier traité le 25 mars 1957 qui a été le traité de Rome créant la Commission la la communauté économique européenne, la CE. Et puis ensuite, il y a eu un traité qui a été comme une poupée gigogne. C'est une succession de poupée gigogne ou poupée russe he les traités européens.

Ensuite, il y a eu le traité de Maastricht de 2000 qui a créé qui a transformé la CEE en Union européenne et qui a créé notamment la monnaie commune européenne qui devait s'appeler l'écu et qui dont le nom a ensuite été changé en euros. Donc ça c'est en 2000. On a repris le traité de Rome, on a changé les numérotations des articles pour que personne n'y comprenne rien et on en a injecté de plein d'autres nouveaux et on a redécoupé le traité. Et puis après ça, il y a eu le traité d'Amsterdam de 1997 où on a refait le même chose la même chose.

On repris les trait les articles en les remodifiant encore les numéros et puis en injectant de nouvelles des nouveaux transferts de souveraineté, c'està-dire en fait des prises de pouvoir dans les pays qui l'ont ratifié notamment en matière d'immigration par exemple. Donc ça c'est le traité d'Amsterdam de 1997 et puis après ça ça a été le traité de Nice de 2000. Toujours la même le même système qui reprend les traités antérieur en remodifiant encore une fois comme une tambouille. On remodifie les traités avec les articles et on a injecté on a notamment changé les le nombre de députés au Parlement européen. On a fait procéder à une rupture qui avait pourtant existé depuis le début.

C'était notamment la parité exacte entre la France et l'Allemagne. À partir de 2000, la France a accepté d'avoir moins de députés au Parlement européen que l'Allemagne. Et puis après ça, en 2005, il est arrivé la Constitution européenne qui avait été préparée par Giscar et la convention sur l'avenir de l'Europe avec un présidium, ça ne s'invente pas, présidium qui de présidé par Giska et qui a donc débouché sur cette Constitution européenne qui était un traité. C'était le traité de de Nice qui était donc la reprise de Rome puis Maastrich puis Amsterdam puis Nice.

Donc on a repris ça dans la Constitution européenne là encore en ajoutant de nouvelles choses et en remodifiant les les numérotations et puis les Français ont voté non à 55 % le 29 mai 2005 suivi des Néerlandais qui ont voté non à 62 % le 1er juin. Donc le traité la Constitution européenne a été abandonnée. D'ailleurs, au passage, les Français ne comprenaient pas dire "Mais c'est pas une constitution, c'est un truc illible." Oui, parce que c'était pas en fait une constitution, c'était un traité un traité international. Simplement les français aimant la grandeoquence, Giscar ayant voulu faire acte historique avait appelé ça une constitution européenne. Et puis donc les Français ont voté non.

Sarkozy a ensuite le président Sarkozy a fait en sorte de faire reratifier la constitution européenne, rebaptisé traité de Lisbone où l'on a scindé les textes en deux. Donc désormais pour la première fois en espèce de sissiparité des traités. Il y a deux traités, le TUE et le TFUE. le TUE est censé être donner les grandes lignes euh de de ce qu'est la construction européenne. Le TFUE, lui entre dans les détails. En réalité, c'est le TFE qui est le plus important puisque comme disent les Allemands, de toi fictime détail, c'est-à-dire le diable réside dans les détails. Le TFUE fixe toute une série de contraintes de nature notamment économique et sociale.

Alors dans le TUE, l'article 1 c'est tout ce qui est tout au début, il y a marqué l'Union est fondée, l'Union européenne est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d'égalité de l'état de droit ainsi que de respect des droits de l'homme. Donc à la limite si on si on lit ça, ben la conférence est terminée. Oui, la construction était démocratique puisque c'est écrit dessus comme le port salut hein, c'est marqué voilà c'est fondé sur la démocratie. Simplement afficher ces grands et ces nobles principes. L'histoire montre qu'il faut s'en méfier.

Vous savez qu'en Union soviétique, il y avait eu la constitution staline de 1936 et 60 ans après la révolution d'octobre, Brejnief, Léon Brejniev avait voulu se faire un petit plaisir en faisant ratifier, enfin faisant adopter par le Soviè suprême de l'URSS une nouvelle constitution qui toilait la constitution staline. Cette constitution de l'Union soviétique a été adoptée le 7 octobre 1977. Or, quand on lisait cette constitution, et bien on s'apercevait que la l'Union soviétique était un modèle de démocratie. Exactement. C'est exactement dans le préambule, exactement comme la construction européenne en particulier.

On voit bien que la propriété sociale des moyens de production et une démocratie authentique pour les masses laborieuses se sont affirmé. C'est une société de démocratie authentique que l'URSS. Ça veut donc dire qu'afficher de grands et nobles principes, n'est-ce pas, ça c'est assez facile. L'expérience historique montre que il faut s'en méfier. Alors cette pour examiner si la construction européenne est une démocratie, je vous propose un cheminement au cours de cette conférence. J'aurais pu dire bien d'autres choses. J'ai la le défaut d'être un petit peu bavard. J'ai essayé de synthétiser mais c'est encore bien long.

En tout cas de vous donner beaucoup d'informations pour vous faire réfléchir peut-être des informations que vous n'aviez pas. La première chose que je voudrais sur quoi je voudrais attirer votre attention, c'est un raisonnement que j'ai développé voici environ un mois devant l'école polytechnique en France à Massi Palaiso devant des élèves polytechniciens qui sont censés être parmi les meilleurs mathématiciens de leur génération et qui ont reconnu que le raisonnement que je tenais tenait la route. C'est un problème mathématique. Quand on a un seul état indépendant, sa politique est tout le temps cohérente. Elle est soit de droite soit de gauche.

Il suffit de voter en France pour l'UMP pour avoir une politique de droite ou pour le Parti socialiste pour avoir une politique de gauche. Je simplifie, je ne tiens pas compte dans ce raisonnement des autres partis politiques de l'extrême droite, de l'extrême gauche, du centre des écologistes. Je simplifie. Je parle pas également non plus des périodes dites de cohabitation. Ça dépend des régimes institutionnels selon les pays. Mais enfin, on peut dire globalement que dans un état indépendant et bien la probabilité d'avoir une politique cohérente soit de droite soit de gauche est de 100 %.

Ou si on peut, si on vous le préférez autrement, la probabilité d'une politique cohérente de droite est de 50 %. Je table là-dessus. Peut-être que certains diraient "Oui, il y a des des pays où la gauche arrive moins souvent au pouvoir que la droite." Mais encore une fois, je simplifie. On peut dire qu'il y a une fois sur deux la droite, une fois sur deux la gauche. Donc la probabilité d'avoir une politique de droite dans un pays indépendant, c'est de 50 %. Puis la probabilité d'avoir une politique de gauche, c'est également de 50 %, c'est-à-dire 0,5 à la puissance 1. Et la politique, la probabilité d'avoir une politique cohérente tout court, c'est 0,5 à la puissance 0, c'est-à-dire 1 100 %.

Maintenant, on postule qu'il y a deux États que l'on force à adopter une politique commune tout en ayant chacun leur peuple différents qui dont on maintient les élections. Je prends un exemple de la France et de l'Allemagne. On va avoir la première configuration des possibles toujours en simplifiant à l'extrême en considérant qu'il y a que la droite et la gauche. Et bien en France, on peut avoir une configuration avec le Parti socialiste à gauche, la CDU allemande à droite. C'est d'ailleurs la configuration actuelle. Monsieur Hollande est de gauche entre guillemets et madame Merkel est de droite entre guillemets. Dans ce cas-là, on a une incohérence gauche-droite.

La deuxième possibilité, on a le Parti socialiste en France et puis on a le SPD en Allemagne. Dans ces conditions, on a une cohérence de gauche. La troisième possibilité, c'est qu'on a l'UMP en France et le SPD au pouvoir à Berlin. C'était le cas, par exemple avec Shirak quand Shirak était président de la République et Gerard Schreuder qui était chancelier d'Allemagne.

à ce moment-là, on a une incohérence droite gauche et puis enfin, on peut avoir l'UMP à Paris, la CDU à Berlin, c'était le cas Sarkozi, Merkel et là, on aura une cohérence de droite dans un atelage de deux états que l'on force à adopter une politique commune, la probabilité d'avoir cette fois-ci une politique cohérente, une politique commune cohérente n'est plus comme tout à l'heure de 100 %, elle n'est plus que de 50 %. Il y a que deux cas sur qu et la la probabilité d'avoir une politique cohérente de droite tombe à 25 % de la même façon que la probabilité d'avoir une politique cohérente de gauche tombe également à 25 %. Bien entendu, tout ceci est très simplifié.

Je postule en particulier que la droite allemande et la droite française disent et pensent la même chose. Ce qui est faux, que la gauche française et la gauche allemande seraient d'accord parce que je fais abstraction pour l'instant des intérêts nationaux divergents. Donc vous voyez que cette fois-ci la polite la probabilité d'avoir une politique cohérente de gauche dans un état indépendant si on vote à gauche 50 % du temps, elle est de 50 % des cas. Si on force deux états à avoir une politique commune, elle tombe à 25 % 0,5 au carré. Maintenant, je prends le cas de trois états que l'on a force à adopter une politique commune. C'est la France, l'Allemagne et l'Espagne.

C'est la même chose que ce que je viens de vous dire. Je vais aller un petit peu plus vite. On peut avoir première configuration le Parti socialiste à Paris, c'est le cas actuellement, la CDU à Berlin, c'est le cas actuellement. et puis le parti populaire espagnol, c'est le cas actuellement avec monsieur Roy. Donc on a gauche, droite droite. Incohérence gauche, droite, droite. On peut avoir le PS, la CDU et le PSOE à Madrid, Parti socialiste à Madrid, ce qui était le cas lorsque monsieur Zapatero était à Madrid. À ce moment-là, on a une incohérence gauche, droite, gauche et puis on peut avoir le PS, le SPD, le Parti populaire.

En ce moment-là, on aura une incohérence gauche, gauche, droite et puis on peut avoir le Parti socialiste, le SPD, le PSOE. Cette fois-ci, on aura cohérence gauche, gauche, gauche. Et puis on peut avoir l'UMP à Paris, la CDU et la Parti populaire. En Espagne, on aura une cohérence droite, droite, droite. On peut avoir l'UMP à Paris, la CDU à Berlin, le PSOE à Madrid, ça sera une incohérence droite, droite, gauche. On peut avoir l'UMP à Paris, le SPD à Berlin, le Parti populaire à Madrid. On aura une incohérence droite, gauche, droite et puis on peut avoir l'UMP, le SPD, le PSOE. On aura une incohérence, on aura une incohérence euh ça va un tout petit peu vite.

On aura une incohérence droite gauche, gauche. Cela signifie quoi ? Ça veut dire que dans un atelage de trois états que l'on force à adopter une politique commune, la probabilité d'avoir une politique cohérente, cette fois-ci, ça n'est plus que dans deux cas sur H. Soit droite droite droite soit gauche gauche gauche. C'est-à-dire 0,5 c'est excusez-moi, c'est c'est dans un dans de cas sur 8, c'estàd un cas sur 4, c'est-à-dire 25 % 0,5 au carré. La probabilité d'avoir une politique cohérente de droite, ça sera un cas/ 8, c'est 12,5 % 0,5 au C. La probabilité d'avoir une politique cohérente de gauche, c'est pareil, 0,5 au cube. Et toutes les autres cas, ce sont des cas de cohabitation.

Je ne vais pas vous faire les 27 états parce que sinon ça durerait très très longtemps. C'est comme l'affaire du Brahan Sissa avec les chiquès. Donc la règle mathématique que l'on peut tirer de cette affaire, c'est la suivante. Si on la raisonne en terme mathématique. Si N est supérieur ou égal à un état, à un instant donné, il y a deux puissances n possibilité pour que les N UPL de gouvernement en supposant qu'il n'y en a que deux par pour les excuse-moi, il y a deux puissances N possibilités pour les NUPL de gouvernement en supposant qu'il n'y a que deux par état deux UPL par état, la gauche et la droite. J'ai déjà dit que c'était une simplification.

Donc seul deux NUPL permettent d'avoir une politique cohérente. Le NUPL GG GGGG tout gauche et le NUPL DDD tout droit. Puisque les les éventualités de politiques cohérentes et de politiques incohérentes ne se recoupent pas. La politique est incohérente pour les deux puissances n - 2n pl restant. La probabilité d'avoir une politique cohérente est donc de 2/ 2^ n. c'est 1/ 2^ n - 1. C'est-à-dire dans le cas de figure de 0,5 0,5 à laissance n - 1. N- n étant le nombre d'état pour une politique cohérente et pour une politique cohérente de droite ou de gauche et bien ça sera 0,5 à la puissance n.

Donc c'est en première approximation dans un attelage de haat que l'on force à adopter une politique commune, la pol la probabilité d'avoir une politique cohérente soit de droite soit de gauche est de 0,5 à la puissance n-1 en supposant que chaque que la droite et la gauche sont dans chacun des 27 états 0,5 probabilité sur 1 c'est un 50 % de chance d'être élu la probabilité d'avoir une politique cohérente de droite sera de 0,5 à la puissance n étant le nombre d'état, la probabilité d'avoir une politique cohérente de gauche est de 0,5 à la puissance n également. Quand je dis politique cohérente, j'insiste sur un élément très important, c'est que pour modifier les traités, il faut l'unanimité.

Pour modifier les traités, par exemple, l'article 63 qui interdit toute comment dirais-je toute restriction aux échanges de mouvement de capitaux. C'est là de là que date la destruction de l'industrie européenne, en tout cas en France, en Italie, en Belgique et cetera. Il n'y a plus de protection. On peut délocaliser à tout va. Il n'y a plus de possibilité de s'y opposer. Cet article 63 ne pourra être aboli dans les traités que s'il y a l'unanimité et une unanimité de gauche et même de très à gauche. A priori la droite libérale est favorable à cet article. Pour modifier l'article 42 du TUE. qui porte décidément bien son nom, le tu.

L'article 42 place la défense de l'Union européenne sous la sous la tutelle de l'OTAN. Il faudrait donc avoir là aussi les 27 États qui soient d'accord pour modifier ce point. On sait déjà que ça ne sera jamais le cas. Il a plusieurs États qui refuseront en toute hypothèse de supprimer cette affaire. Alors tout ceci mon je j'insiste encore une fois sur le fait que c'est un calcul exagérément favorable parce que je postule implicitement dans ce raisonnement que les choix sont binaires droite gauche dans chaque pays. En pratique c'est beaucoup plus compliqué. Il y a les écologistes l'extrême droite extrême gauche, le centre. Je vous en ai déjà touché un mot.

Deuxièmement, je postule implicitement que la gauche et la droite ont les mêmes programmes compatibles entre les États. Ce qui est faux. Et troisièmement, je postule qu'il n'y a pas d'opposition supplémentaire entre les intérêts nationaux, ce qui est archifaux. La gauche chipriote italienne ou grecque n'a pas un programme commun avec le labor britannique ou avec la gauche finlandaise ou danoise. Donc vous voyez à quel point mon raisonnement est un raisonnement finalement très favorable à l'Europe qui minimise considérablement les autres impossibilités et les autres blocages. Néanmoins, Néanmoins, en gardant à l'esprit ceci, il faut maintenant voir ce que ça donne.

Pour six états du temps de l'Europe des 6, de 1957 à 1972, la probabilité d'avoir une politique cohérente qu'elle fut de droite ou de gauche était donc de 0,5 à laiss n-1, donc 0,5 à laiss 5, c'est-à-dire de 0,031 de 3,1 %. Ça veut donc dire pendant 3 années sur un siècle du temps de l'Europe des 6. La probabilité que les six états de l'Europe des 6 politique de gauche, c'était 0,5 à la puissance 6 0,5^iss N, c'est-à-dire 1,5 %, c'est-à-dire 18 mois sur un siècle du temps de l'Europe des 6. Maintenant, pour que les 27 états, vous savez que nous sommes 27, à partir du 1er juillet prochain, nous serons 28 avec l'entrée de la Croatie, mais pour l'instant, nous sommes 27.

Avec 27 états, la probabilité d'avoir une politique cohérente soit de droite soit de gauche est actuellement de 0,5 à la puissance n-1. Donc 0,5 à la puissance 26, ça fait 1,49 10^ - 8, c'est-à-dire 0,0014 900. une chance sur 100, c'est-à-dire une demi-journée tous les 100000 ans et en particulier la probabilité d'avoir une politique unanimement de gauche de gauche social-démocrate he je parle pas de je parle pas de la gauche version PTB ou version Front de gauche en France je parle de la probabilité d'avoir une gauche sociale-démocrate version comment dirais-je Zapatero en Espagne Hollande en France c'est pas très méchant.

La probabilité que les 27 États de l'Union européenne et en même temps 27 gouvernements version Hollande, c'est de 0,75 à la puissance 10 - 8. Ça fait 6h tous les 100000 ans. Je rappelle que c'est indispensable pour modifier les traités. Je sais que certains me disent "Oui, mais il y a des votes à la majorité." Oui, bien sûr, il y a des sujets où il y a des votes à la majorité, mais les votes à la majorité se font dans le cadre des traités existants. On ne modifie pas, on ne peut pas modifier l'article 63 dont je parlais tout à l'heure, l'article 121 qui fixe les grandes orientations de politique économique et notamment qui postule la privatisation des services publics.

On peut pas modifier l'article 125 ou 124 et ce qui peut compris-je qui concerne l'interdiction fait à la banque centrale européenne de monétiser la dette publique, les déficit publics et cetera et cetera. et cetera. Alors, les conséquences de ce que je viens de vous montrer, c'est qu'il est matquement impossible d'avoir une politique cohérente au sein de l'Union européenne. La probabilité est infinitésima. La deuxième conséquence, c'est que les institutions européennes sont en situation de cohabitation droite gauche, d'ailleurs droite gauche, centre et cetera permanente. C'est d'ailleurs le cas.

Voici les 27 États, l'exemple actuel du Conseil européen avec les 27 chefs d'État et de gouvernement. Vous avez 13 États dont le chef de gouvernement vient d'un parti qui appartient au niveau européen à ce qu'on appelle le PPE, le Parti populaire européen. C'est l'Allemagne avec madame Merkel, c'est la l'Espagne avec monsieur Raroy, c'est le Portugal, c'est l'Irlande, c'est la Suède, la Finlande, la Pologne, la Hongrie, la Roumanie, la Grèce, Chypre, euh la la Let La Letonie. Je sais pas, j'en ai peut-être oublié un au passage. Vous en avez six du Parti socialiste européen du PSE avec la France, la Belgique, l'Autriche, la Slovaquie, le Danemarque.

Vous en avez euh trois deux du parti qui appartient qui dans les qui sont dirigés par des responsables émanants des partis libéraux-démocrates et réformateurs. Un peu les centristes, ce sont les Pays-Bas et l'Estonie. Il y en a deux qui sont qui émentent de partis conservateurs et réformiste européen, on pourrait dire eurocritique, c'est euh la le Royaume-Uni et la République tchèque. C'est d'ailleurs plus vrai de la République tchèque puisque c'était ce j'ai fait ce graphique lorsque c'était encore monsieur Vaslav Klaos qui était le président tchèque et c'est tout le temps comme ça.

Il y a encore par exemple 1 an, un peu plus, il y a un an et demi, la France était bleue mais l'Espagne était rouge. L'Espagne est passé de Zapatero à Rachoy et quelques mois après la France est passée de SarkoZi à Hollande, hein. Donc vous voyez que c'est un une espèce de Rubic Cube qui bouge constamment avec 27 états. pour qu'on ait d'un seul coup les 27 qui est soit tout rouge soit tout bleu. Et bien je vous l'ai montré, la probabilité est de 6h tous les 100000 ans. Encore ne s'agit-il, je vous l'ai dit, que de probabilité pour des partis conservateurs libéraux d'un côté ou socio-démocrat de l'autre.

Je ne parle même pas de partie d'extrême gauche ou de gauche comment dirais-je interventionniste un petit peu le front de gauche en France, j'en parlais tout à l'heure ou bien d'écologiste ou bien d'extrême droite version Front National en France par exemple qui veulent eux hausser une Europe à leur sauce. J'ai oublié qu'il y avait quatre indépendants, pardon.

Alors, les conséquences également de tout ce système, c'est que puisqu'il y a une cohabitation droite, gauche, centre permanente au sein de l'institution qui décide des orientations de la construction européenne, cette cohabitation où il y a des appings de en permanence, mais en permanence, c'est toujours impossible à avoir les mêmes orientations, et bien ça devient une structure totalement indifférente aux élections nationales. Il n'y a pas de politique du tout.

Il faut bien que le représentant de la France de monsieur Hollande s'entende avec le représentant de l'Espagne de monsieur Raroy, de l'Allemagne, de monsieur de madame Merkel ou de des Pays-Bas d'un premier ministre qui est centriste. Il y a pas de politique du tout. Ça va donc être le règne des lobby qui vont influer pour faire bouger la politique dans un sens ou dans un autre. Autre conséquence, les élections nationales dans un état en particulier ne peuvent plus rien changer. Les Français sont en train de le constater avec amertume.

Pourtant, c'était pas faute que j'ai personnellement et le mouvement politique que j'anime que nous ayons tout fait pour prévenir les Français de ce qui les attendait. C'est d'ailleurs pas seulement vrai en France, c'est le vrai partout. Les élections de nationales n'ont plus aucun effet puisqu'il s'agit simplement de changer un représentant sur 27 dans un collège qui lui-même est en situation de cohabitation permanente.

Donc la 5è conséquence, c'est que les électeurs réalisent progressivement élection après élection, qu'il ne sert plus à rien de voter à droite ou de voter à gauche, car cela ne change rien à la politique subie qu'une politique est justement imposée par les institutions européennes. Du coup, l'abstention ne fait que grimper élection après élection et le malaise démocratique ne fait que s'installer sur le continent. Voici par exemple l'évolution des élections européennes en France depuis la première élection de 1979. Comme vous le voyez, il y avait 42,5 % d'abstention en 1979, ce qui était énorme. À l'époque, il y avait en gros 25 % des Français qui s'abstenaient aux grandes élections.

Çaavait donc déjà témoigné à l'époque, en 1979, d'un profond désintérêt. Je me rappelle très bien, les médias avaient dit "Oh là là, 42 % et demi, c'est c'est très grave. Il faut absolument que les Français se ressaisissent, qu'ils s'emparent du sujet européen. C'est eux donc c'est deux qu'il s'agit. Il faut que l'Europe soit plus prêche du peuple français. Il faut absolument que ça diminue aux prochaines élections. En fait de diminution, voilà quelle été la courbe suivie par les abstentions votes blancs et nuls à chacune des élections. On est passé à 45 % d'abstention en 84, 52 % en 89.

On est légèrement redescendu à 50,1 % en 1994 pour rebondir à 55,8 % en 99, 58,6 % en 2004, 61,1 % d'abstention votre blanul aux dernières élections en date de 2009. Si vous avez ici vous avez ici la courbe la droite de régression linéaire et qui vous montre que en gros il y a tous les 5 ans environ 4 à 5 % de Français de plus qui ne vont plus voter à ces élections. D'ailleurs avec un taux d'abstention et de blanc et nul aux élections européennes de 2009 de 61 % la France était relativement un bon élève. Il y a des pays au sein de l'Union européenne où le taux d'abstention a dépassé les 80 % à ces élection.

L'évolution en en remiroir du nombre de députés français parmi les députés européens me paraît intéressant à présenter sur le même graphique. En 1979, il y avait près de 20 % de députés français au Parlement européen et puis au gré des élargissements, au gré des modifications de traité, je parlais tout à l'heure du traité de de Nice qui avait justement modifié ce système. Le pourcentage de députés français au Parlement européen est passé de 20 % à 15 %, légèrement remonté en 94 à 16,8 puis est tombé à 15,3 12,5 et est inférieur à 10 %. Ce sont les élargissements à l'est.

Il a fallu, comme on allait pas avoir des parlements avec 5000 députés, il a fallu et bien enlever des enfin augmenter légèrement le nombre de députés, diminuer le nombre de députés des pays présents et en particulier créer quand même d'autres postes de députés. Donc une dilusion. Ce qui est intéressant, c'est de voir que les deux courbes sont quasiment en miroir, hein. Plus le temps passe, plus l'Europe s'élargi, plus les Français s'en désintéressent. Ils n'y comprennent plus rien. Et à ce rythme, l'abstention devrait mathématiquement atteindre 100 % dans 63 ans. Dans 61 dans 61 ans, j'ai fait ce graphique il y a déjà 2 ans.

C'estàd qu'en 2074, il n'y aurait plus personne qui irait voter aux élections européennes. Évidemment, comme disent les banquiers ou les boursiers, les arbres ne montent pas jusqu'au ciel. Ça veut donc dire que d'ici là, il y aura des choses qui vont se passer. Alors, vous allez me dire ce sont les élections européennes, c'est un cas particulier, les Français ne s'intéressent pas. C'est pas très bon comme argument pour des gens qui disent que l'Europe est une construction démocratique. Mais ce qui est plus grave, c'est que ce phénomène, ce syndrome concerne également les autres élections.

Puisque comme je vous le disais préalablement, le fait de voter à droite ou à gauche pour des élections qui ne sont pas des élections européennes mais par exemple l'élection présidentielle en France, les Français constate que ça ne change rien, sauf sur des points d'état et des sujets que l'on fait mousser artificiellement pour semer la zizanie, le mariage pour tous par exemple ou bien je ne sais pas, on va trouver un des des sujets qui vont être là pour là en ce moment c'est la loi Fiorazo en France sur l'enseignement tout en anglais dans les établissements d'enseignement supérieur mais ce sont des sujets qui sont parfois très très importants.

Mais les grands sujets fondamentaux, l'économie, le social, la diplomatie, les interventions militaires et cetera échappe complètement au votes des Français. Résultat des courses et bien l'abstention monte dans tous les dans toutes les élections et en particulier, je voulais vous montrer ça, c'est un seuil d'alerte extraordinaire, ce sont les élections cantonales en France pour voter pour son conseiller général. C'est une action de proximité. C'est une action vraiment qui concerne les campagnes. Et bien traditionnellement, on avait un taux d'abstention qui était aux alentours de 30 à 35 % depuis, vous voyez, 1976. C'était un taux qui bougeait très peu.

Il y avait une seule exception, c'était en 1988 où brutalement le taux d'abstention avait bondi à 50 %. Les les élections cantonales, j'ai oublié de le préciser pour ceux qui ne le savent pas. Les élections cantonales en France se déroulent tous les 3 ans par moitié. Il y a la moitié du pays qui vote. En fait, les conseils généraux sont élus pour 6 ans, mais tous les 3 ans, il y a une moitié de la France qui vote, ça dépend des départements et puis 3 ans après, c'est l'autre moitié. Donc, on avait eu un cas exceptionnel en 1988 avec plus de 50 % des lecteurs qui ne vont pas voter. Ça c'est un seuil d'alerte maximum.

C'était dû à une conjoncture parce qu'en 1988, il y avait eu le premier tour d'élection présidentielle où Mitteran s'était représenté. Il y avait le deuxème tour de l'élection présidentielle où Mitteran avait été réélu contre Chirac. Puis il y avait eu le premier tour de l'élection législative qui avait suivi. Puis il y avait eu le deuxème tour de l'élection législative et puis il avait eu le référendum sur la Nouvelle-Calédonie. Nous av cinq consultations nationales et donc à l'automne ben les Français avaient boycotté un petit peu les urnes.

D'ailleurs, depuis lors on évite ce genre de de comment dirais-je de convergence de date et si nécessaire on reporte d'un an élections pour éviter qu'il y ait toutes des élections nationales qui tombent à plusieurs élections nationales qui tombent la même année. Donc vous voyez en revanche ce qui s'est passé. C'est-à-dire que si l'on excepte cette si l'on excepte cette pointe de 1988, on a quelque chose d'extrêmement stable, sauf en les dernières en date en 2011 où on abondit un taux jamais vu qui a fait ce éberluer les politologues français à 56 % d'abstention aux dernières élections cantonales.

Comme si les Français ne voulaient plus aller voter, sont dégoûtés par toute la politique, quelle qu'il soit. Alors, la conséquence également de des calculs que je vous ai montré, c'est que toute possibilité de bâtir une autre Europe est vrai à l'échec puisqu'il faudrait l'unanimité des 27 gouvernements pour y parvenir. Je l'ai déjà dit plusieurs fois, on le mesure très concrètement. Ça c'est l'affiche du Parti socialiste français pour les élections européennes de 1979, les premières. Le Parti socialiste avait pris comme slogan changer l'Europe, vivre au pays. Campagne du Parti socialiste pour les élections européennes de 79.

30 ans après, en 2009, le Parti socialiste avait comme slang changé l'Europe. Exactement le même slogan à 30 ans d'intervalle. La seule différence était le pointfr parce qu'entre temps est arrivé. On se moque de vous, de nous. On ne peut rien changer. Et on ne peut rien changer parce que justement c'est cette fatalité statistique dont je parlais tout à l'heure puisqu'il faudrait avoir 27 états qui soient d'accord pour qu'il faut l'unanimité pour changer. Alors je voudrais maintenant évoquer le cas dont je parlais tout à l'heure et qui est le cas des partis plus petits.

les écologistes, le front de gauche, c'estàdire la gauche, la vraie gauche certains pourraient dire, la gauche communiste ou paracommuniste ou la gauche du type parti socialiste français de du congrès des Pinetis avec un train de nationalisation, avec des propos assez véhéments contre le capitalisme par exemple. Je ne parle pas de l'extrême extrême gauche comme en France le NPA ouvrière. Je parle de en France le front de gauche. Je parle également de la droite dure nationaliste, le Front National en France par exemple. Je postule que dans chacun des 27 états, ces parti ont 15 % de probabilité d'arriver au pouvoir en tête, pas dans une coalition, mais d'être au sommet du pouvoir.

Vous voyez que c'est un calcul qui est exagérément favorable. Il y a jamais eu en en Europe un parti du type Front national ou du type front de gauche ou du du type écologiste qui soit arrivé au pouvoir numéro 1 qui soit le chef de la coalition gouvernementale au cours des depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Donc quand je dis 15 % c'est un taux exagérément favorable. Le Parti communiste français a été créé enfin la la SFIO s'est scindée en deux en congrès de tour de 1920. Parti communiste français a pris c'est s'est créé progressivement a pris son nom définitif en Parti communiste français en 1943. Mais enfin on peut dire que depuis 1920 il y a un parti communiste français.

On va fêter le 100e anniversaire de cette création du moins de cette sission dans quelques années au cours du siècle qui s'est écoulé. Jamais le parti communiste français n'est arrivé en tête d'une coalition. hein. Donc quand je prends un exemple de 15 %, j'exagère, je suis je fais un calcul très favorable. Mais pour 27 États, la probabilité que l'Europe adopte une la politique proposée soit par ELV, c'estàdire que d'avoir une Europe écologique, ça veut dire réformer tous les traités dans le sens écologique ou bien la probabilité que l'Europe devienne une Europe de gauche, une Europe des travailleurs.

C'està-dire, faudrait modifier les traités dans le sens souhaité par exemple par le front de gauche en France ou bien que l'Europe devienne une Europe blanche chrétienne antiimmigré et cetera selon le sens voulu par le Front National ou le Flamm ou ce genre de de mouvement. C'est dans tous les cas de figure encore une fois avec ces calculs très schématiques et d'ailleurs très favorable 0,15 à laiss 27 + 0,50 mais 0,15 à laiss qui fait exactement 5,685 à laiss 10 10^ - 23 ça fait 0,005 1685 chances sur 100 ou si vous le préférez 1,8 secondes tous les 10 trillions d'années, c'est-à-dire tous les 10 milliards de milliards d'années. Faites les calculs probabilistes.

Qu'est-ce que vous dites de ça, monsieur Mélenchon, qui comme vous le savez est à la tête du front de gauche en France qui dit que sortir de l'Union européenne ce serait être péténiste. Sortir de l'euro, ça serait être maréchaliste. sortir de l'Union européenne ce serait être nationaliste xénophobe et donc il faut rester Canara non reste pour changer l'Europe. La le concept d'autres Europe c'est très important hein. C'est le truc le plus vicieux qui a été fait pour s'assurer l'apathie et la passivité d'une de salariés et d'ouvriers dans le monde occidental pour accepter justement l'Europe telle qu'elle est.

C'est d'ailleurs ce que viennent de comprendre enfin ce qu' ont compris depuis quelques années. Un syndicat comme le syndicat RMT, le syndicat de principal syndicat britannique des transports qui a prédécé il y a quelques jours, le 13 mai, qu'il fallait pas laisser le débat de la sortie de l'Union européenne aux simples forces de droite ou d'extrême droite. J'auraiis d'ailleurs l'occasion d'y revenir parce que c'est aussi l'une des particularités de notre mouvement, c'est d'analyser que ça n'est pas pour rien que ces mouvements d'extrême droite sont médiatisé, sont plus exactement médiabolisé, à la fois médiatisé et diabolisé en même temps. C'est pour faire croire aux français ou grec.

Au grec, vous avez vu que compte tenu de la situation catastrophique en Grèce, les médias ont propulsé sur le devant de la scène un truc tout à fait nouveau doré un mouvement néonazie d'ailleurs dont les rumeurs disent qu'il est composé à plus de 50 % de policiers. Parce que on médiatise des mouvements d'extrême droite en disant si vous voulez sortir de l'euro, si vous voulez messieurs les Grecs, vous voulez pas vendre tout votre patrimoine public pour sauver les banques, alors c'est que vous pensez comme Haoré. Doré est un parti néonazie. Donc ça veut dire qu'en fait vous êtes favorable aux chambres à gaz. C'est comme ça que ça marche.

C'est exactement ce qui s'est passé avec la médiabolisation du Front National depuis 1983 et vous avez à gauche des gens qui entretiennent l'illusion qu'on va raser gratis demain alors que la probabilité de changer d'Europe est très très très inférieure à la probabilité de gagner le gros lot à l'eur million. Si vous y croyez, je vous invite à à jouer alors à tous les coups à l'Eur Million parce que vous aurez beaucoup beaucoup plus de chance de gagner le gros lot.

La conséquence ultime de tout ce que je viens de vous dire, c'est que construire l'Europe implique pour les dirigeants européistes de prendre l'habitude de ne plus tenir aucun compte de la volonté réelle des peuples puisque ça ne sert à rien puisque lorsque les Français vont voter à gauche, les Espagnols à droite. Les dirigeants européistes peuvent se frotter les mains. Ça ne sert à rien. Et de toute façon, il y a des traités qui ont été gravés dans le marbre et dont la modification substantielle ne peut plus intervenir. C'est d'ailleurs en gros ce qu'ils disent les européistes, faut les écouter. Thomas Kyopa, pai à son âme.

Il est mort il y a quelques années, il y a je crois c'était en 2011. Pado Thomaso Paduskiopa était le président, c'est un italien président de Think Tank Notre Europe. Think Tank Notre Europe qui avait été créé par Jacques Deor, président fondateur et Pascal Lami, président d'honneur actuellement à la tête de l'Organisation mondiale du commerce. Padomaso Padovaskopa était comme la plupart des élites européistes passées par le moule américain. Il était diplômé du MIT Massachusetts Institute of Technology de Harvard. Il était l'ancien président du comité directeur du fond monétaire international. Il a été ministre de l'économie et des finances italien de 2006 à 2008. De 2006 à 2008.

Je parle pas de l'homme de Cromagnon, je vous parle de quelqu'un qui était au responsabilité il y a encore quelques semestres, il est mort en 2011. Et bien Thomas Opadois Skyopa, qui a été membre du directoire de la Banque centrale européenne, il avait publié un article dans une revue française de qualité qui est la revue commentaire dans le numéro 87 de l'automne 1999. Son article s'appelait les enseignements de l'aventure européenne. Et que disait monsieur Padoas Kyopa ? Il l'a écrit, il l'a pas dit, il l'a écrit.

Ah oui, j'ai pour particularité, pour ceux qui ne le sauraient pas, de tout ce que je dis, vousz sourcer, vous pouvez ensuite aller vérifier si ce que je vous raconte ce sont des balivernes ou bien si c'est la réalité. Il écrit dans cet article de la revue commentaire numéro 87, encore une tableoïde hein, c'est vraiment quelque chose de sérieux. La construction européenne est une révolution. Même si les révolutionnaires ne sont pas des conspirateurs bles et maigres, mais des employés, des fonctionnaires, des banquiers et des professeurs. Une révolution de banquiers. On en a déjà connu d'ailleurs en France.

Je rappelle qu'en 1830 lorsque Charles a demandé au prince de Polnaac d'envoyer tirer sur la foule parisienne suite à la prise de vous savez qu'il avait décidé de prendre les fameuses ordonnances qui remettaient en cause la liberté de la presse qui avait été octroyée par son frère Louis XV à la Restauration. Ça a mis le feu aux poudre. Les Français parisiens sont descendus dans la rue. Il y a eu quand même eu 3000 morts. Charles D a fini par s'enfuir. Euh il a fui à la à la malmaison. Puis après il a il a fui en Angleterre. Ça a été la chute du régime de Charles les Parisiens réclamaient une République et puis il y avait des banquiers.

Le banquier la fite avec la faillette qui s'est faux filant. Non non non. Ce que veulent les Parisiens c'est en fait il y a un type formidable c'est lui c'est Louis Philippe le duc d'Orléan. Regardez comme il est bien. Hop et on a eu une révolution un petit peu comme la révolution des œillets, n'est-ce pas récemment ou les révolutions du printemps arabe. C'est-à-dire que la révolution voulue par les Parisiens a été complètement déviée de son objet. a dit oui ce que vous voulez c'est ça. C'est d'ailleurs ce qu'a fait monsieur Sarkozi.

55 % des Français ont voté non à la Constitution européenne parce qu'ils ne voulaient pas toute une série de de sujets qui d'ailleurs remontaient au traité de Rome. Et Sarkozy a dit "Oui, oui, on sait très bien ce que vous voulez hein. On veut simplement que vous changiez de on va changer deux trois points virgule et on va vous le remettre tel que vous le souhaitiez." Donc ça, ce sont des procédés d'escroquerie politique. C'était ce qui s'était passé en 1830 et les Français donc se sont ramassé, si vous me le permettez, une nouvelle dynastie des Orléans. Louis- Philippe I qui d'ailleurs a accepté d'être roi des Français, non pas roi de France.

Enfin, ça s'est très mal terminé puisque 18 ans après, comme vous le savez, il a été chassé par les Français. il est parti déguisé en vieille dame. C'était pas très glorieux d'être un travesti comme pour la fin de la monarchie française. En attendant, En attendant, nous avons donc une révolution faite par des banquiers, nous dit monsieur Padoasopa, enfin pas monsieur puisqu'il est mort, Thomaso Padoasopa. Et il continue en disant "L'Europe ne procède pas d'un mouvement démocratique. Elle s'est faite en suivant une méthode que l'on pourrait définir du terme de despotisme éclairé. C'est en parfaite cohérence avec la fatalité statistique que je viens de vous montrer.

Puisqu'il faut construire l'Europe et bien il est indispensable. Ça ne peut pas marcher si on tient compte de la vie des peuples. Puisque d'ailleurs les peuples sont toujours différents. Le despotisme éclairé. Je sais pas si j'ai besoin de vous éclairer sur ce qui est le despotisme éclairé.

Despotisme éclairé fait par référence à une période de notre histoire d'histoire de de l'Europe qui était le 18e siècle et on a appelé des spots éclairés principalement Frédéric II le roi de Prus des Solernes et puis la grande Catherine de Russie donc vous savez que c'était une était origin d'origine allemande et elle avait les dents qui rayaient le parquet à Saint-Pétersbourg puisque elle avait donc fait en gros elle avait assisté sans trop de malheur sans trop de drame au décès de son beau beau père lezar et qu'ensuite elle avait plutôt poussé dans la tombe son mari pour devenir à la place.

Donc, il s'agissait dans un cas comme dans l'autre Frédéric II de de Prusse, la grande Catherine de Russie d'autocrate des spots qui tenait d'une main de fer leur pays respectif mais qui se donnait un genre en écrivant ou en recevant, en conversant avec Didoro avec Voltaire hein qui venait éventuellement les voir à Sans souci, au château de Sans souci à Berlin et cetera et on disait oui d'accord, ce sont des autocrates mais ce sont des despots éclairés, c'estàd qu'il cherchent le bien de leur peuple. Au passage, d'ailleurs, je signale au risque de vous ôter bien des illusions, c'est que je ne connais pas moi de tyran qui ne se soit qui se soit dit je suis un tyran.

Tous les tyrans, tous lespotes de toute l'histoire sont toujours dit qu'ils faisaient le bien de leur peuple. Hitler, Napoléon, Staline, Paul Pot. Il dit admin Dada, on a tous les les grands tyrans de notre de notre 20e siècle ou des siècles précédents ont toujours dit qu'il voulaient faire le bien de leur peuple. En attendant, nous avons ce que les Américains appelleraient un insiders, c'est-à-dire quelqu'un qui connaît le inside, inside view, l'intérieur. Vous avez vu le pédigré que je viens de vous citer ? Il en connaît quand même plus que vous et que moi sur les arcanes du pouvoir européen. Mais il est le premier à le dire hein.

En fait, l'Europe ne possède pas d'un mouvement démocratique. Alors du coup, rappelez-vous ce que je vous montrais en préambule, l'article 1 bision est fondée sur les valeurs de démocratie. Ben non, il faut relire cet article de la même façon qu'on relisait en Occident la Constitution Brejnie quand elle disait que c'était une démocratie authentique. En fait, bah tous les profs de droit constitutionnel dans le monde entier savaient que c'était des mots qui étaient à double entente, des mots qu'il fallait réinterpréter dans leur contexte idéologique. Non, en réalité l'Europe c'est le despotisme éclairé. On l'a une confirmation très récemment. Vous avez ici une photographie de Helmut Cole.

Helmut Cole qui a fêté récemment ses 80 ans, l'ancien chancelier d'Allemagne qui a été à la tête de l'Allemagne à peu près au moment de Milteran et en particulier c'est lui et qui a été le chancelier au moment de l'arrêt unification allemande. Il assiste ici à un timbre que l'on lui a dédié en 2012 avec marqué Helmood Cole, councel de Reinhe, chancelier de l'unitéburgeras, citoyen d'honneur de l'Europe.

Et bien ce monsieur que l'on a célébré en grande pompe en Allemagne dont il est de bon de dire oui c'est un type formidable, il a été le chancelier qui a fait l'euron et bien il avait donné une interview vo une dizaine d'années qui était restée confidentielle parce qu'on avait estimé que ça pouvait faire scandale et qui a été diffusé il y a quelques jours uniquement. Voilà ce qu'il a dit très exactement.

C'était une interview qui a été réalisée par le journal, excusez-moi que je vous relise exactement qui c'est, par le journaliste Peter Paul en 2002 qui a été rendu publique le 9 mars 2013 par le journaliste par le journal britannique Daily Mail qui a été reprise dans toute la presse internationale que d'ailleurs Elmou Col n'a pas démenti. Je savais que nous aurions perdu un référendum sur l'introduction de l'euro. C'est tout à fait clair. J'aurais perdu avec 70 % de non contre 30 % de oui. J'ai agi comme un dictateur. Après, on s'étonne qu'il y ait actuellement 80 % des Allemands qui veulent sortir de l'euro. Mais parce que l'histoire se venge toujours.

Les 70 % de nom en 2002 sont 75 à 80 % en 2013. Pas en 2002, excuse-moi, c'était en 1999. Ils ont légèrement augmenté. Les grandes masses ne changent pas en politique. En France, l'évolution de l'opposition des Français à la construction européenne peut être reprise sur ce graphique qu'il faut prendre avec prudence. Parce que je rappelle ce que souvent on oublie de dire, c'est que en France, c'est d'ailleurs vrai, la plupart des pays d'Europe, on a jamais au grand jamais demandé aux Français s'ils étaient d'accord. pour supprimer leur pays, pour faire en sorte que la France disparaisse dans un état continent. On ne leur a jamais demandé.

Je crois pas qu'on ait demandé aux Belges non plus d'ailleurs. Pas plus aux Espagnols, pas plus aux Italiens. En France, on a demandé qui s'est passé, il s'est passé qu'en 1957, il y avait des députés. D'abord un jour ils ont appris en prenant leur petit-déjeuner en 1957, on est sous la 4e République sous premier ministre président du conseil pardon qui s'appelle Félix Ga qui a un traité qui a été signé à Rome. Très bien, on en parlera tout à l'heure. Ce traité de Rome. Bon, ce traité, il a été signé par des plin potentiels. Les Français, ils avaient jamais il a pas donné le moindre accord à ça.

Ensuite, ce traité, vous savez qu'un traité, une fois qu'il est signé, il faut qu'il soit ratifié. Il a été ratifié par la représentation nationale, mais il a été ratifié par des députés qui n'avaient pas été élus pour ça, par les Français. Donc les Français se sont retrouvés embarqués dans la construction européenne sans queon ne leur ait demandé est-ce que vous êtes d'accord ? L'objectif c'est quand même au bout du compte que la France existe plus. On aurait peut-être pu quand même leur demander leur avis. C'est quand même assez grandiose comme sujet. D'ailleurs, c'est un question faudrait leur demander régulièrement et pas seulement aux français.

parce que c'est un plébiscite quotidien qu'on demande au peuple. En fait, on a demandé au français à trois reprises leur avis. Trois reprises par trois référendums. Le premier, ça a été en 1972, c'estàd 15 ans après 1957. C'était sous George Pompidou et George Pompidou a fait un référendum en demandant au français est-ce que vous êtes d'accord pour l'entrée du Royaume-Uni Danemark, de l'Irlande et de la Norvège dans la CE puisqu'il y avait eu un traité d'élargissement. Ensuite, la Norvège a dit non et resté à l'écart mais le Danemark, le Royaume-Uni et l'Irlande sont entrés. Donc, on avait demandé aux Français, c'était le 27 avril 1972. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?

S'ils avaient répondu oui, on faisait entrer le Royaume-Uni. S'il répondait non, on restait dans la situation actuelle. On leur a pas dit "Est-ce que vous êtes d'accord avec le principe d'abandonner la France ?" On l'aura jamais posé cette question. À l'époque, le Parti socialiste français avait appelé à l'abstention. À l'époque, il y a eu 31,7 % de non, donc 62 68 % de oui, mais avec une très forte abstention anormale pour l'époque de 35 %. Ce qui fait que en réalité les Français qui ont voté oui à l'élargissement au Royaume-Uni, c'était en gros 35 % des électeurs inscrits, ce qui était minoritaire par rapport aux électeurs inscrits.

Et puis après, on a plus jamais demandé la parole pendant 20 ans. Puis 20 ans après, ça a été le référendum sur le traité de Maastrich créant l'Union européenne. comme je vous le disais tout à l'heure, transformant la CE en Union européenne et créant la monnaie européenne. Créant la CE. En 1992, les Français ont voté oui à 51 % sur le fil du rasoir. 49 % de non. J'ajoute qu'il y avait à peu près 38 % d'abstention. Ce qui veut dire que le nombre d'électeurs inscrits qui ont voté oui au traité de Macht était passé de 34 % 72 pour l'élargissement au Royaume-Uni était tombé à 31 %.

Comme l'a dit le pape du monétarisme américain Milton Freedman, je trouve démentiel un régime qui permett à 30 une minorité d'électeurs, 38 pour 34 32 % des lecteurs inscrits, de décider pour les autres d'un changement aussi fondamental que finalement la disparition de leur propre pays. AL je ne sais pas quelles sont les statistiques en en en Belgique ni quel a été le processus de ratification mais ce que je sais c'est qu'en France ce dont je vous parle c'était en 92 il y a donc 21 ans que depuis 21 ans, ben il y a la courbe des âges et l'évolution du temps qui joue. Il y a eu en gros 21 tranches d'âge qui sont décédés et 21 tranches d'âge nouvel qui sont arrivés parmi les électeurs.

Et donc ça veut dire que actuellement quand vous allez en France, on peut estimer qu'il y a en gros pas plus d'un français en âge de voter sur 6 qui a voté oui à à l'euro. Qui a positivement voté oui à l'euro. Il y a cinq français sur 6 qui soit ne vivaient pas à l'époque ou n'était pas encore électorisé trop petit, soit avait voté non, soit n'était pas allé voter parce que ça ne les concernait pas, il ne se le sentait pas. Donc vous voyez qu'en terme d'analyse sociologique, ce sur quoi repose la monnaie européenne en France est quand même très faible.

D'autant plus faible que d'ailleurs les gens qui ont voté oui à l'époque l'ont fait sur la foi de promesse comme quoi l'euro ce serait le paradis terrestre. L'euro c'est plus de croissance, c'est plus d'emploi. C'est ce qu'on disait au français en fait. C'est plus de croissance du tout et plus d'emploi du tout. C'est ça qu'on disait au français. Donc les Français qui ont voté oui l'ont fait puis on leur a dit si jamais vous votez non c'est l'apocalypse, c'est Verdin, c'est la guerre. Alors les français on peut pas mais donc les Français qui ont voté oui on leur a escroqué leur leur consentement comme d'ailleurs la plupart des portes.

Ça veut donc dire que actuellement contrairement je lis des des des sondages qui disent oui les Français sont soutiennent le comment dirais-je le soutien à l'Union européenne s'est effondré en France mais quand même l'euro et cetera n'en croyait rien. N'en croyez rien. Et puis la troisième fois, on a demandé le radio français, c'est au référendum sur la Constitution européenne dont je parlais tout à l'heure en 2005 où cette fois-ci, ils ont voté non à 54 %,7. Dans en 92, si les Français avaient voté non, on restait dans la CEE, on ne sortait pas. Et en 2005, vous voyez d'ailleurs le pas le graphique est assez mal fichu parce qu'ici il y a 20 ans alors que entre 92 et 2005 il y a que 13 ans.

Donc en fait la courbe augmente plus vite si on avait la même échelle de temps. En 2005 lorsque les Français ont voté non. Si nous étions dans un pays démocratique, dans un pays dirigé par des gens intellectuellement honnête, recherchant honnêtement le bien de la population et recherchant honnêtement à comprendre ce que veut le peuple français, parle des français, ça peut être appliqué à tous les autres peuples d'Europe, et bien normalement des dirigeants scrupuleux auraient dû dire "Bon, attendez, là, il y a un problème. Il y a 55 % de nos concitoyens qui ont dit non, donc il faut remettre sur la table. Il faut quand même voir qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce de quoi ils ne veulent pas.

Mais pas du tout. On a dit les Français ont voté en fait ils aimaient pas Shira, ils se sont pas intéressés au truc, ce qui n'est pas vrai du tout. Pour jamais on avait vu autant de Français s'intéresser à un à un tel débat. Et puis on a on a dit "Allez, on en parle plus." Après ça, Sarkozi a été élu et on a eu comme je le disais tout à l'heure le tour de pass du traité de Lisbonne. On a dit oui, on a compris ce que vous vouliez. Fallait, il y avait un une virgule dans un article qui vous baisait pas et puis là l'hymne national, on va pas le et puis on leur a fourgué ce qu'ils avaient refusé par une autre procédure. C'est une malheureusement c'est constitutionnel en France.

Ce n'est pas interdit par la Constitution, mais c'est tout même une forfaiture éthique et politique d'avoir forcé les Français à adopter en 2008 de leur avoir d'avoir ratifié dans le dos des Français en 2008 ce qu'ils avaient rejeté à 55 % par référendum en 2005. Et puis alors le sondage que alors vous voyez tout ça n'est pas homogène mais c'est quand même pour vous donner une tendance. Le sondage ifobe de fin 2012 montrait que 64 % des Français voteraient non à traité de Maastrich. Si d'aventure il était de nouveau proposé.

Donc tout ceci pour montrer que l'évolution de l'opposition des Français à la construction européenne au cours des années des 40 années 1972 2012 bah en gros se passe de commentaires. En gros nos dirigeants et c'est pas seulement vrai en France, c'est vrai en Belgique, en Italie, en Allemagne, on l'a vu à l'instant même avec la déclaration d'Elmou Cole. En gros, nos dirigeants savent pertinemment que la politique conduite n'est pas soutenue par la population et l' de moins en moins.

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