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Conférence de presse24 heures Pujadas - LCI· 2 juillet 2026 22 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesRetraitesEurope & international

Wauquiez lâche Retailleau : le coup de tonnerre de la droite | 24h Pujadas

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:31OuverteRéponse directe

    Quelle est cette annonce et quelles en sont les conséquences ?

  • 1:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi Laurent Voquier demande-t-il à Bruno Retaillot de se retirer ?

  • 1:58OuverteRéponse partielle

    Est-ce que ce soutien va faire basculer la campagne ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Est-ce une vengeance ou un changement d'avis classique en politique ?

  • 3:55OuverteRéponse partielle

    Ce soutien va-t-il réconcilier les électeurs avec la politique ?

  • 4:34OuverteRéponse directe

    Pourquoi Édouard Philippe est-il considéré comme ancré à droite ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:31Fait
    « Laurent Voquier a choisi les colonnes du Figaro pour s'exprimer aujourd'hui et c'est au 4e paragraphe de l'article qu'il lâche la bombe par son histoire, par les responsabilités qui ont été les siennes. »
  • 1:15Fait
    « Si tout le monde maintient sa candidature, notre seule contribution aura été d'éliminer un candidat de droite et d'avoir permis la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour, il faut savoir se retirer si c'est nécessaire. »
  • 1:58Fait
    « Laurent Voquier qui visait un poste clé avait été doublé au tout dernier moment par son rival qui avait été choisi par Michel Barnier pour devenir ministre de l'intérieur jusqu'au point de non retour il y a un an lorsque Laurent Voquetier subit une sévère défaite toujours face à Bruno Rota cette fois-ci pour la présidence des Républicains. »
  • 2:43Chiffre
    « Édouard Philippe est le premier ministre qui a abouti au déficit le plus élevé de la France de toute la zone eure. »
  • 2:43Fait
    « Édouard Philippe a appelé à voter pour le parti communiste aux élections législatives. »
  • 8:46Édouard PhilippeFait
    « Non, bien sûr, je suis soucieux des déficits, mais je ne suis pas celui qui gagnera en promettant du sang et des larmes. »
  • 8:46Édouard PhilippeFait
    « En France, dès qu'on explique qu'on va faire un effort, les gens vous disent "Mais vous promettez des larmes et du sang." »
  • 9:24Édouard PhilippeFait
    « C'est pas forcément en augmentant les impôts qu'on augmente le produit des impôts. C'est même parfois en baissant les impôts qu'on augmente le produit des impôts. »
  • 10:53Édouard PhilippeFait
    « C'est pas forcément en promettant des plans à la hache qu'on réduit le nombre des fonctionnaires, mais en réformant l'État. Donc il fait allusion à l'impôt à la source réforme qui a été initiée lorsqu'il était à Matignon. »
  • 10:53Édouard PhilippeChiffre
    « En 2017 avec Gérald Armanin, il était ministre du budget à l'époque, on a fait et on a mis en œuvre une réforme compliquée qui avait d'ailleurs été décidée avant nous, le prélèvement à la source. Qu'est-ce qui s'est passé une fois qu'on a fait ça ? avant une fois qu'on a fait ça, on a supprimé 30000 emplois à la DG FIP. »
  • 12:19Édouard PhilippeFait
    « Il faudra faire des économies parce que les Français sont ceux qui partent le plus tôt à la retraite non pas l'âge légal mais l'âge réel. »
  • 15:03PascalChiffre
    « La moyenne européenne de départ en retraite, c'est euh dans les pays de l'OCDE, c'est 64 ans et 7 mois. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Mais juste avant parce que c'est l'actualité politique, c'est la configuration de la présidentielle qui commence à prendre forme sous nos yeux, le crocheppied de Laurent Voquier. Le croche-pied de Laurent Vaquier à Bruno Retaillot, c'est pourtant ils sont membres du même parti mais il dit "Je ne soutiens plus Bruno Retaillot, je l'appelle à se retirer. Je soutiendrai Édouard Philippe. Voici les indispensables avec Quentin Berichel.

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Bonsoir Quentin, bonsoir David, bonsoir à tous. Et quelle est cette annonce ? Et bien c'est Laurent Voquier a choisi les colonnes du Figaro pour s'exprimer aujourd'hui et c'est au 4e paragraphe de l'article qu'il lâche la bombe par son histoire, par les responsabilités qui ont été les siennes. Je crois qu'Edouard Philippe peut incarner l'ordre et le sérieux permettant de redresser la France. Coup de tonner au sein des Républicains. Laurent Voquier choisit donc de soutenir Édouard Philippe, candidat horizon plutôt que Bruno Rotaillot, le chef de son parti des républicains, déclaré candidat à l'élection présidentielle. Et il ne s'arrête pas là puisqu'il va même jusqu'à demander à ce dernier de se retirer au profit de l'ancien premier

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ministre. Le candidat LR est en dessous de 10 %. Si tout le monde maintient sa candidature, notre seule contribution aura été d'éliminer un candidat de droite et d'avoir permis la qualification de Jean-Luc Mélenchon au second tour, il faut savoir se retirer si c'est nécessaire. Laurent Voquier acte donc la rupture avec Bruno Rotaillot qu'on voyait poindre depuis des mois dès 2024. Au lendemain de la dissolution, Laurent Voquier qui visait un poste clé avait été doublé au tout dernier moment par son rival qui avait été choisi par Michel Barnier pour devenir ministre de l'intérieur jusqu'au point de non retour il y a un an lorsque Laurent Voquetier subit une sévère

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défaite toujours face à Bruno Rota cette fois-ci pour la présidence des Républicains. Il n'avait recueilli que 25 % des suffrages des sympathisants contre 75 % pour Bruno Rota. Malgré les sourires de façade ce soir-là, Laurent Voquier avait marqué le coup, même s'il se disait toujours fidèle depuis. Écoutez-le d'ailleurs à propos de Bruno Rota il y a quelques semaines. Le principe c'est tendre la main vers l'autre et c'est ce que je fais et je dis à Bruno Rotaillot, construisons ensemble ce rassemblement de la droite. Au passage et c'est presque l'ironie de l'histoire David écoutez ce que disait Laurent Voquier d'Edouard Philippe il y a un an. Qu'est-ce que vous voulez combattre exactement ? Le duo avec avec Édouard Philippe qui

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est juste une catastrophe. Édouard Philippe est le premier ministre qui a abouti au déficit le plus élevé de la France de toute la zone eure. Édouard Philippe a appelé à voter pour le parti communiste aux élections législatives. Édouard Philippe a lui-même verbalisé son projet politique. Quel est-il ? Il veut faire une alliance qui aille de Hann d'Alg jusqu'à la droite. Je ne m'engagerai jamais dans la compromission avec ça. Pas parce que je n'aime pas Édouard Philippe, mais parce que je pense que c'est ce qui a mis notre pays dans le mur. Peut toujours avoir un peu de mémoire. On vous retrouve dans un instant pour le vrai faux. Quentin route. C'est ça la politique ? Alors c'est la vengeance, c'est les querelles, c'est ça le choix de le revoquer. Euh alors, je vais laisser Pascal

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répondre parce que j'ai j'ai mon mon mon portable fonctionne. Non mais excusez-moi pardon pardon. C'est c'est un grand classique. Vous vous souvenez au moment de l'élection d'Emmanuel Macron, on voyait tous ces ministres qui avaient été choisis par Emmanuel Macron. On repassait à l'époque, ça me fait penser cette séquence, les tous les Bruno Lemè, les Édouard Philippe qui critiquaient Emmanuel Macron et qui finalement se retrouvaient à ses côtés. C'est classique mais je dois dire quand même que chez Laurent Voquier c'est pas une constance mais enfin c'est quand même quelqu'un qui a souvent changé d'avis, changé de braquet et fait des coups bas hein. C'est quand même sa marque de fabrique. Je trouve qu'il y a quand même peut-être dans l'atmosphère là médiatique politico-médiatique que prend

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cette déclaration beaucoup de de mousse. J'allais dire ça prend une importance importante. Je suis pas sûr que le les Français les électeurs regardent ça de très très près. Je ne sais pas si le soutien ou non de Laurent Vier à Édouard Philippe va faire basculer la campagne. Je je je ne pense pas basculer la campagne. Non, mais est-ce que ça va les réconcilier avec la politique ? Non, c'est c'est sûr que c'est quand même c'est quand même une surprise déjà parce que c'est tôt dans la campagne parce que c'était pas du tout prévu que ce soit lui qui serait. On a entendu Quentin montrer à quel point il y a eu des échanges de noms d'oiseaux, y compris de la part d'Édouard Philippe à certains moments, hein. Euh donc malgré tout, ça ça c'est c'est quand même un des coups

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une des grosses surprises de cette bah de ce début de campagne en fait. Elle a commencé quoi et plus tôt que prévu malgré tout hein. Donc et à cette heure-ci, on comprend bien que de la part de Laurent Voquier, c'est une offensive antirotaillo, mais de la part chez Édouard Philippe, ce soir, ils disent en fait c'est quand même la preuve que Édouard Philippe est bien ancré à droite et il veut rassembler à droite et le centre que en fait Laurent Vqu se projette dans l'aprèsmacronisme, il le traite plus de macroniste. Et donc en fait, il nous euh enfin comment dire il il il se projette dans un avenir, il se regarde pas le passé. Euh enfin et c'est donc ça fait bouger des lignes quand même. Après ça fait de l'amertume dans tous les sens hein mais ça fait bouger des lignes.

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Il faut rappeler que Édouard Philippe a reçu aussi cette semaine le soutien de Maon. Donc là c'est l'aile gauche puisqu'elle fait partie elle du parti Renaissance et Mathieu Leatal Renaissance. Alors Egg Vert lui il est plus marqué à droite. Mathieu Lefèvre aussi je crois qu'il est au parti Renaissance. Donc bonne opération pour Édouard Philippe. Mais c'est vrai que la politique on a l'impression que ça reste une affaire là de de de Kouba. Pascal alors non pas nécessairement de cou enfin je sais pas comment vous le prenez vous moi je dis qu'on a le droit de changer d'avis changer d'alliance après tout dans la vie politique française c'est quand même assez constant des gens qui ont changé d'orientation l'objectif c'est quand même de gagner avec quelques

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éléments de départ qui sont connus à 70 % la France est à droite. La gauche ensemble gauche radicale gauche socialdémocrate ça fait 30 %. Donc là, on a une candidature post-macroniste parce que c'est ça quand même la candidature de d'Édouard Philippe à qui il manque effectivement euh une ouverture sur le sur la droite sur sur la gauche aussi. Donc on voit qu'il est en train de faire un travail un peu comme d'autres l'ont déjà fait. Est-ce que vous auriez dit ça de François Hollande ? François Hollande, il a agrégé des gens qui pensaient des choses totalement différentes pour devenir candidat. Et je la dernière réflexion que je me suis faite en voyant cette situation, c'est de me dire voilà une bonne nouvelle pour le Rassemblement national parce que au fond l'électorat

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de de Bruno Rotaillot, il avait déjà fait la jonction avec l'électorat du Rassemblement national. C'estàd que c'est c'est un ensemble qui est homogène. Non mais on va pas se cacher les choses. Il y a porosité il y a quand même il est quand même créé de 8 ou 9 % dans les sondages. Bien mais il est Valérie PCR avait fait moins de 5 %. Certes, pour mais on est quand même très loin, on est on est juste au début du mois de juillet là. Donc moi je pense que au moins là les choses sont extrêmement claires. On sait qui est qui. Rafic, est-ce que vous avez un regard là-dessus ? On vous a invité surtout pour commenter ce qu'on devine, ce qui commence à être exposé du regard de de d'Édouard Philippe et qu'on va expertiser d'une certaine manière. Mais est-ce que vous avez un avis là-dessus ?

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Oui, le premier avis que je je suis tenté d'avoir en tant que citoyen, c'est un avis un peu désabusé qui consiste à dire que l'opportunisme est maître et que euh on peut changer rapidement d'avis, mais ensuite euh je relativise ma propre pensée quand je regarde l'état des lieux de l'échiquier politique et je me dis que euh on a la possibilité d'un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et le candidat du Rassemblement national et je comprends que cette donneel là qui apparaît dans certains sondages puisse contribuer à faire bouger certaines lignes dans ce qu'on appelle communément le grand bloc central. Donc spontanément, je ça m'agace parce que je je je crois en la vertu de la des conviction qui durent, mais en même temps, au regard de ce qui se passe dans les chiquers politiques, je je peux

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comprendre que il y ait un certain nombre de mouvements. Bon, on va démêler le vrai du faux sur les trois grandes affirmations, trois grands arguments évoqués par Édouard Philippe à l'appui de la vision qu'il a exposé ce matin, c'était chez nos confrères d'TL. Mais écoutons-le d'abord parce que s'il est venu donner cette interview, c'était pour affirmer ce message-là. Non, bien sûr, je suis soucieux des déficits, mais je ne suis pas celui qui gagnera en promettant du sang et des larmes. Allusion à la fameuse formule de Churchill. Écoutons-le. En France, dès qu'on explique qu'on va faire un effort, les gens vous disent "Mais vous promettez des larmes et du sang." Mais enfin, on du sang et des larmes là pour reprendre Churchill. Moi, je promets pas du sang et des larmes. Promets

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peut-être un petit peu de suur. C'estàd que je pense queon va s'en sortir si globalement on fait des efforts, des efforts justes, des efforts partagés, des efforts dont on pourra partager ensuite le produit. Mais il va falloir que face à une situation qu'on connue tous les autres pays européens et auquel ils ont tous répondu de la même façon, c'est-à-dire en effet avec un petit peu plus de travail et ben on règle le problème. Voilà. Et il cite trois arguments. Alors, on vous retrouve Quentin, vous nous dites ce qui est vrai et ce qui est faux. Premier argument, c'est pas forcément en augmentant les impôts qu'on augmente le produit des impôts. C'est même parfois en baissant les impôts qu'on augmente le produit des impôts. Il cite l'exemple de l'impôt sur les

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sociétés, c'est-à-dire sur les bénéfices des entreprises. Écoutons, en 2017, on a baissé les impôts sur les sociétés. Le taux de l'impôt sur les sociétés 2017, 2018, 2019, il a baissé. Vous savez ce qui s'est passé ? Il s'est passé que le produit de l'impôt sur les sociétés, il a augmenté. C'est vrai ou c'est faux ? Et bien David, c'est vrai. Alors, il ne s'agit pas là de dire que cette théorie s'applique à tous les types d'impôts, mais en ce qui concerne celui sur les sociétés, les chiffres sont clairs. Dès 2017, Édouard Philippe et Emmanuel Macron ont amorcé la baisse progressive du taux d'impôt des sociétés de 33 %. Il est descendu progressivement à 25 % en 2022. Et quand on regarde la courbe sur cette même période, les recettes

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fiscales de cet impôt sur les sociétés n'ont cessé d'augmenter de 52 milliards d'euros d'impôts en 2016. Elles ont atteint 54 milliards d'euros en 2017, 55 milliards en 2018, 64 milliards d'euros en 2019 pour atteindre 71 milliards d'euros en 2021 un an après le départ d'Edouard Philippe de Matignon. 2e argument, c'est pas forcément en promettant des plans à la hache qu'on réduit le nombre des fonctionnaires, mais en réformant l'État. Donc il fait allusion à l'impôt à la source réforme qui a été initiée lorsqu'il était à Matignon. Écoutons en 2017 avec Gérald Armanin, il était ministre du budget à l'époque, on a fait et on a mis en œuvre une réforme

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compliquée qui avait d'ailleurs été décidée avant nous, le prélèvement à la source. Qu'est-ce qui s'est passé une fois qu'on a fait ça ? avant une fois qu'on a fait ça, on a supprimé 30000 emplois à la DG FIP. C'est vrai ou c'est faux 30000 emplois économisés entre guillemets avec cette réforme ? Quentin ? Et bien sur ce point David, c'est faux. Au moins sur le volume. Rappelons que le prélèvement à la source avait été voté lors du quinquena de François Hollande mais il a été mis en place en 2019 lorsqu'Eldouard Philippe était à Matignon. L'idée l'idée était de faciliter la levée de l'impôt sur le revenu qui se faisait avant une fois par an pour automatiser les prélèvement chaque mois directement sur les fiches de paix des contribuables. Plus de papier, tout passe par les ordinateurs

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et donc moins par les petites mains de Bercy. Et il est vrai de dire que des coupes dans les effectifs de la direction générale des finances publiques ont été réalisées depuis, mais pas dans les proportions évoqué par Édouard Philippe qui parle de 30000 agents en moins. Selon les rapports d'activité de la DGFIP, elle est passée d'un peu plus de 100000 agents en 2019, la date du début du prélèvement obligatoire à 2000 à 94000 agents en 2025, soit 6000 agents de moins. Le chiffre d'Édouard Philippe est donc un petit peu exagéré. Oui, il est même assez largement exagéré. Toujours bien de fixer les choses. Trème et dernière affirmation d'Édouard Philippe. Et là, c'est sur les retraites. Et là, il dit là il faudra

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faire des économies parce que les Français sont ceux qui partent le plus tôt à la retraite non pas l'âge légal mais l'âge réel. Écoutons oublier en ce moment l'âge légal de départ à la retraite. L'âge effectif, l'âge réel auquel les Français accède à la retraite, c'est l'âge l'âge effectif, hein, je parle même pas de d'obligation, c'est le plus bas de tous les pays de l'Union européenne. C'est vrai ou c'est faux, Quentin ? Alors, dans l'esprit d'Edouard Philippe, c'est plutôt vrai. Quand on regarde le classement de l'âge de départ effectif à la retraite, c'est-à-dire l'âge auquel on part vraiment à la retraite, les Français, regardez, sont tout en bas du tableau européen à 62,15 ans en moyenne

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à la retraite. plutôt que les Espagnols qui partent à 62,7 ans, plutôt que les Grecs, les Italiens qui partent au-dessus de 63 ans, que les Allemands qui partent à 64 ans, que les Danois ou même les Portugais qui partent au-delà de 65 ans. En revanche, nous ne sommes pas les tout derniers de la liste en Europe puisque les Belges, les Slovaques et même les luxembourgeois qui partent à 62,2 ans à la retraite sont en dessus de nous. Merci Quentin. Voilà, on essaiera de faire ça tout au long de la campagne, de bien fixer les choses, déclarer, entendre des déclarations, c'est bien. Être sûr que c'est la vérité, c'est mieux. Pascal, est-ce qu'on peut réduire les déficits comme le veut Édouard

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Philippe sans accepter du sang et des larmes ? Alors, ce sera pas nécessairement du sang et des larmes, mais ce sera des économies budgétaires et des impôts. Je sais pas comment vous appelez ça. Euh je pense que c'est encore supportable, c'est que c'est encore acceptable. En tout cas, c'est plus acceptable qu'un traitement qui viendrait de l'extérieur. Donc, on a tout intérêt à le mettre en œuvre progressivement. Vous les dites, c'est ça l'alternative. Si on ne le fait pas nous-même, on nous l'imposera. Je pense qu'on nous l'imposera. Je je reprends les les trois éléments d'Édouard Philippe. Il je pense qu'il a raison sur à peu près tout. Euh, on sait par exemple dans le domaine de la fiscalité que le taux a un effet sur l'assiette taxable et donc sur le

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rendement. C'est c'est mécanique. C'est ce qu'on apprend à l'École nationale des des impôts comme dans tous les cours de sciences politiques. Vous baissez le taux, vous élargissez l'assiette, vous augmentez les revenus. C'est clair hein. C'est pas valable seulement pour l'impôt sur les sociétés. Vous dites ça peut même être généralisé. Oui. Euh regardez, le prélèvement forfaitaire unique, ça a été exactement la même chose. C'est l'impôt sur les dividendes. C'est ça. Alors, c'est l'impôt, c'est la c'est la contribution des personnes physiques. Là, c'est pas des entreprises sur les dividendes. Et en effet, comme on a réduit, on est passé d'un impôt progressif à un impôt proportionnel forfaitaire, si vous voulez, ça a augmenté la la recette fiscale sur le

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sur la retraite. Il a il a raison aussi. La moyenne européenne de départ en retraite, c'est euh dans les pays de l'OCDE, c'est 64 ans et 7 mois. à à peu de choses près. Et comme on est confronté à une problématique démographique, c'est-à-dire que le nombre de gens en âge de travailler qui financent un système de solidarité intergénération se réduit, bah il y a il y a il y a pas 50 solutions. Et je pense que celle qu'il propose est la bonne. Soit on baisse les pensions mais ça les Français n'en veulent pas, soit on augmente les cotisations, les salariés, les employeurs n'en veulent pas. Donc qu'est-ce qu'on fait ? Bah, on travaille un peu plus longtemps. Il dit c'est pas du sang et des larmes, c'est un peu de sueur. Moi, je trouve que la formule résume assez bien ce que nous pouvons

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faire sans pour autant avoir la contrainte qui vient de l'extérieur. Astrid de Villen, est-ce qu'il a raison de récuser ce procès en sang et en larme entre guillemets ? De toute façon, c'est difficile de faire un procès ou de dire que son programme est bon dans la mesure où on n' pas vraiment le programme et c'est un problème pour lui d'un point de vue politique à mon avis. Et d'ailleurs, on nous dit que le meeting de dimanche ne sera pas forcément non plus l'endroit où on va dévoiler le programme. À un moment, il va falloir qu'il y aille parce que là ce qu'on retient seulement, c'est la retraite. Il dit c'est la mère de toutes les batailles et pourquoi pas. Mais vous vous souvenez des oppositions ? 80 % du pays contre la dernière réforme de retraite. Donc moi, je crois

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que on ne gagne pas une présidentielle en parlant simplement de pointes de déficit en moins. C'est vrai que et c'est très ambitieux ce qu'il propose he du PIB avant la fin enfin à la fin de son quinquena et la réforme d'atta alors qu'on est à 5 % aujourd'hui de déficit. ça ne va pas suffire. En revanche, là je suis d'accord avec vous et l'éclairage de Quentin le montrait, c'est très intéressant la nouvelle façon de regarder la réforme de l'État, la façon de faire des des économies et de montrer qu'en fait un état, je pense que tous les Français veulent un état plus puissant, plus efficace mais moins coûteux. Ça c'est on le sait qu'il y a trop de strates, on le sait qu'on a empilé des tonnes de choses et ça je trouve que c'est une nouvelle façon de voir les choses en faisant une réforme

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moderne comme l'impôt à la source. On on on il y a des emplois qui disparaissent. et donc les finances publiques qui se qui se portent mieux. Ça je pense ça va dans le bon sens. Et d'ailleurs à Ber, on réfléchit en ce moment à une mesure dans les couloirs de euh vous saz il y a beaucoup d'aide aux entreprises hein chiffré par le Sénat 200 milliards d'euros. Et c'est un peu un truc qui pourrait peut-être être récurrent dans cette campagne, c'est-à-dire de se dire en fait l'État prend d'un côté ce qu'il donne de l'autre. On donne des aux entreprises et en même temps on les taxe. Et l'une des très proches d'Edouard Philippe, vous savez Christelle Moranet de la région des pays de la Loire, elle elle a fait des coupes drastiques dans sa région et elle est tout à fait favorable par exemple à ce

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que on supprime les ades aux entreprises. Bon pas toutes évidemment, il y en a qui en ont besoin et notamment celles qui vont dans le bon sens pour l'état et cetera, la transformation écologique bien sûr et cetera. Mais dans le même sens, vous dans le même temps, vous supprimez ces impôts de production et en fait l'État peut gagner de l'argent. Oui. Donc il faut aussi que les entreprises se débrouillent entre guillemets par elles-mêmes qui le peuvent notamment les plus grosses. Donc s'il arrive, c'est très difficile mais s'il arrive dans cette campagne à être cet homme-là et à l'expliquer au français parce que c'est difficile pourquoi pas mais il faudra quand même un récit. Il faudra d'autres choses. Il va falloir à un moment il peut pas surfer entre guillemets sur je

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suis le candidat du camp. Justement il dit non il dit non. Un peu de sueur mais beaucoup de partag parce que beaucoup de bénéfices à la fin raff. Est-ce que le chef d'entreprise libéral que vous êtes est convaincu par cet exercice d'équilibrisme d'Edouard Philippe ? Alors, je comprends qu'il est dans une séquence politique où il a peut-être pas envie de tout mettre sur la table et qu'il a pas envie de de d'abattre toutes ses cartes. J'adhère à tout ce que dit Edard Philippe, tout et notamment le côté ce qu'il a démontré au début sur le fait que pour schématiser trop d'impôts, tu l'impôts. C'estd que vous diminuez l'impôt sur le taux d'impôt sur les sociétés, bah ça ramène plus dans les caisses de l'État. C'est contreintuitif, hein. C'est vrai que euh beaucoup l'ont

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sans doute découvert ce soir. Oui, c'est vrai. Il a rapporté plus cet impôt quand il a baissé. Ce qui est ce qui est amusant, c'est que la réciproque est vrai. C'est-à-dire que vous augmentez certains impôts, vous vous mettez en place par exemple une taxe sur les yachtes. Euh au bout de quelques années, bah vous avez que plus que cinq yautes qui sont sous pavillon français. Donc c'est valable dans les deux sens. Donc moi, je crois aux vertus de la pédagogie et je et j'adhère à tout ce que dit Eddor Philippe. En revanche, je suis frustré parce qu'il ne dit pas et parce qu'il ne met pas sur la table. Parce que la question c'est pas de savoir qu'est-ce qu'on va faire. La première question vous vous avezqué pardon madame la question du récit c'est essentiel où on va pourquoi

19:21

on fait tout ça ? Je crois que si nous n'avons pas de récit, si nous n'avons pas de vision, si on ne sait pas quelle est la vision de la France dans à 20 ans à 50 ans, comment va faire de la France un un acteur majeur de la révolution technologique et en cours parce que il faut partir d'un but vous pouvez pas tout dire en quelques minutes d'interview mais évidemment il y a suffisamment de prises de positions qui vont être faites ces prochaines semaines pour que j'espère qu'on puisse y voir évidemment plus clair. Et ensuite la réforme de l'État, c'est évidemment que j'approuve mais ensuite comment ? Il y a mis une façon de réformer l'État et mais ce qui est intéressant c'est qu'on voit que cette réforme qui a été souvent évoquée, qui a été souvent qui est assez

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consensuelle finalement 6000 emplois. Alors peut-être le calcul doit être fait plus finement que ça. Je suis pas certain parce qu'on aurait créé des emplois additionnels. Donc en tous les cas le passe le prélèvement à la source c'était pas fait pour ça. C'était pas fait pour faire des c'était fait pour rendre l'impôt contemporain du revenu. C'estàd éviter la bombe à retardement de l'année suivante. Vous avez une très bonne année. L'année suivante boum vous avez 3/3 qui vous tombent dessus qui vous assomm. Là au moins, ça ça rendait l'impôt sur le revenu plus acceptable. C'était ça l'idée. Alors moi je crois que en fait Édouard Philippe est en train de réfléchir à son récit que il il a compris qu'il pouvait pas être Churchill. D'ailleurs, il le dit assez

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drôlement ce matin en disant "Mais vous souvenez Churchill c'était la guerre, c'était enfin c'est ça suffit, il faut pas utiliser n'importe quelle formule." Ils étaient bombardés, ils étaient bombardés. Donc en fait, on n'est pas c'est pas ça quoi. Donc revenons quand même aux choses à la réalité et c'est relativement courageux aujourd'hui avec ces vagues populistes et démagogiques qu'on a et ces parties démagogiques que démagogue que on puisse dire quand même il faudra faire des efforts, il faudra travailler plus et être relativement clair. Mais oui, il ne donnera pas sa ré par exemple sur la forme de retraite, il ne donne toujours pas l'âge. Il parle pas de l'âge pivot alors que il l'avait toujours fait. Il est l'homme des 67 ans. Là, il est en train d'essayer de déconstruire les 67 ans,

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essayer de de le laisser et comme le dit Astrid tout à fait, il ne donnera pas sa réforme dimanche, il la donnera à la rentrée tranquillement, à froid. C'est c'est son plan. Donc en fait, il est en train d'évoluer pour essayer de mieux sentir l'opinion et de pas être trop en décalage pour pas être ni trop dur mais quand même assez sérieux pour être crédible vis-à-vis des décideurs et vis-à-vis bah euh des agences de nos créanciers et cetera parce qu'il y a un enjeu qui est fondamental là-dessus. Je finis là-dessus. Apparemment, il y aurait eu une forme de message de la part des agences à tous les candidats potentiels, les agences de notation. sur la réforme des retraites.