Macron, un tyran ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:31RelanceRéponse partielle
Après avoir vu cette vidéo, est-ce que vous vous êtes senti responsable de ce genre de scène ?
- 3:56OuverteÉludée
Est-ce que c'est des propos que, en tant que personne politique, vous avez validés ?
- 5:17OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez qu'on vit en dictature en France aujourd'hui ?
- 6:10RelanceRéponse directe
Sur quoi vous basez pour dire ça ?
- 9:18OuverteRéponse directe
Vous estimez que vous êtes soutenu par beaucoup de Français ?
- 11:42OuverteRéponse directe
Comment vous expliquez que vous n'aviez eu qu'un seul parrainage pour l'élection présidentielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:09InvitéChiffre
« On sait que les Français avaient dit non à 80% dans les sondages. »
- 4:49InvitéFait
« Et on voit qu'effectivement, il y a des effets secondaires beaucoup plus importants que ce qu'on avait dit. »
- 5:21InvitéFait
« Moi, je dis plutôt tyrannie. »
- 5:31InvitéFait
« la France n'est absolument plus une démocratie. »
- 6:34InvitéFait
« la France est depuis deux ans classée par The Economist comme démocratie défaillante »
- 7:12InvitéFait
« vous devez signer une auto-attestation vous-même pour avoir le droit de sortir de chez vous »
- 7:26InvitéFait
« Il y a la police qui peut passer et vous contrôler, vous mettre une amende et mettre en garde à vue le restaurateur. »
- 9:36InvitéChiffre
« on arrive à quasiment à 40 000 adhérents un jour »
- 10:04InvitéChiffre
« aux dernières élections régionales, je me suis présenté, j'ai fait 7% »
- 10:41InvitéChiffre
« on est monté, je ne sais pas, à 80 000, 100 000 personnes »
- 16:58InvitéFait
« il a tenté et raté plutôt un coup d'État »
- 19:15InvitéFait
« Macron l'avait dit à la BBC en 2018, l'interview est toujours en ligne, il avait dit, vous savez, nous, on ferait le même référendum que vous, Britannique, on aurait le même résultat. »
Temps de parole
- Invité76 %
- Présentateur19 %
≈ 4,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
En tout cas ici, totale liberté d'expression, vous pouvez vous exprimer comme vous voulez.
Oui mais vous n'êtes pas sur Youtube ensuite, comme moi. Donc non, pas totale liberté d'expression. Bah oui mais ça, je m'adapterai. Je ne vais pas vous mettre en danger sur votre chaîne, mais moi-même sur ma chaîne, je ne dis pas totalement tout ce que je pense parce qu'il n'y a pas une totale liberté d'expression. Qu'est-ce qu'on ne peut pas dire alors ?
Si je le dis, je fais sauter votre chaîne, donc je ne vais pas le dire. Créionniste, bonjour. Dans l'épisode d'Ouipourou d'aujourd'hui, je reçois Florian Philippot, président et fondateur du parti Les Patriotes. Avec lui, on est revenu sur la crise du Covid et de certaines idées que certains qualifieraient de complotistes. J'ai aussi posé la question de la responsabilité en tant que personne publique et politique. Quel impact on a lorsqu'on représente une idée vis-à-vis de la population ? Florian Philippot est aussi un ardent défenseur du Frexit. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles il a quitté le Front National en 2017.
Il est persuadé qu'une majorité de Français seraient pour la sortie de l'Union Européenne. Et vous ? Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez. Est-ce que vous êtes pour ou contre le Frexit ? J'espère que cette vidéo vous plaira. Si c'est le cas, n'hésitez pas à laisser un j'aime, à mettre un commentaire, c'est important pour le référencement, à vous abonner et à activer la petite cloche pour être notifié lorsqu'une prochaine vidéo sortira. Bonne vidéo.
Je crèverais avec une queue dans la bouche. Il faut lui mettre dans la bouche, c'est... La nourriture et pas sa bite, en fait. Marine Le Pen est une démagogue.
Si c'était pour le Frexit, pourquoi ils ne vous ont pas élu en 2017 ?
Si nous sommes à l'image de la société, dans la société, il y a forcément du racisme. Les médias ont changé.
Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire qu'il faut aller chez Cyril Hanouna sur TPMP pour débattre ? Florent Philippot, bonjour. Bonjour. C'est un vrai plaisir de vous avoir ici sur la chaîne du Crayon dans cet épisode d'Oeil pour Oeil. Merci. Alors on va commencer cet entretien avec, comme je le fais désormais à chaque fois, en vous montrant un extrait vidéo. Puis l'interview découlera de cet extrait.
Pourquoi vous êtes là aujourd'hui ? Bonjour. Je viens manifester. Alors moi ce que je vois, c'est qu'il y a un amendement qui soit posé. J'aimerais bien dire que ma voix soit entendue. C'est des cons là, c'est des cons là. Répondez pas à des gens comme ça.
Ils méritent pas que... Tous mes voeux monsieur. Bonjour, Paul Larouti-Rouel, c'est ici. On a l'eau de merde. Putain. Vous comprenez ça ? Pourquoi on est des journalistes de merde d'après vous ? Des journalistes de merde parce que vous véhiculez la bien-pensance. Il y en a marre de la doxa. Vous comprenez ça ? Qu'est-ce que d'après vous en véhicule ? Parce que pour le moment, on est calme. Mais bientôt, on va pas le rester calme. On va parler tranquillement. Vos directions auront des cons d'arône. Vous allez boirez. Pourquoi vous m'insulter ? Est-ce qu'on peut parler tranquillement ? Est-ce qu'on peut parler tout tranquillement ? On va rester.
Ma question, elle est assez simple. Après avoir vu cette vidéo, est-ce que vous vous êtes senti responsable de ce genre de scène ?
Moi, ce qui me choque, je vais lui dire le plus, c'est le bandeau qui est à l'écran. Vous avez lu le bandeau ? Le bandeau qui dit... Faut-il soigner les non-vaccinés ? Oui. C'est extrêmement choquant. Qu'on ait osé faire des débats, si vous voulez. On a même appris depuis que le gouvernement... Ça, c'était en décembre dernier, je me souviens très bien, puisque la presse avait sauté sur ces trois secondes pour essayer de discréditer tout un mouvement. On a appris depuis qu'au même moment, en décembre 2021, le gouvernement commandait un sondage en disant est-ce qu'il faut refuser la réanimation aux personnes non-vaccinées ? Est-ce qu'il faut rendre leurs soins payants ?
D'ailleurs, on sait que les Français avaient dit non à 80% dans les sondages. Donc, il reste encore un peu d'humanité en France. C'est ça qui me choquait le plus. Bien sûr, ce n'est pas bien de parler comme ça aux journalistes. Ce n'est pas bien. Je l'ai dit à l'époque. Mais en 18 mois de manifestations hebdomadaires, c'est-à-dire, je ne sais pas, il faut faire le compte, mais 75 manifestations, il n'y a jamais eu un problème. Donc, si vous voulez, essayez de faire passer les manifestations pour des manifestations violentes ou je ne sais quoi. On a même eu un ministre de l'Intérieur qui a fait un arrêt sur image pour faire croire qu'un tapping, c'était un salut nazi.
On en est arrivé là, si vous voulez. C'est quand même se foutre du monde. Ce sont des manifestations qui sont extrêmement bien passées. Et c'est vrai que les gens sont restés très dignes et très calmes, malgré les agressions du gouvernement et des agressions de la part des médias, monumentales, inédites, incroyables, scandaleuses.
Mais au-delà de la prise à partie du journaliste, ce qui est dit, par exemple, par une femme qui dit que c'est dangereux, le vaccin est peut-être dangereux, etc. Est-ce que c'est des propos que, en tant que personne politique, vous avez validés, vous dites « elle a totalement raison » ou… D'abord, les gens disent ce qu'ils veulent.
Attendez, c'est des manifs de rue.
Mais est-ce qu'on n'a pas une responsabilité, justement, en tant que…
Ah non, les gens, c'est des manifs de rue, les gens viennent, ils passent. Ce ne sont pas des meetings dans des salles privées, c'est des manifs de rue. Donc les gens, ils passent, ils disent ce qu'ils veulent. Moi, je suis responsable de ce qui est dit à la tribune et à qui je donne la parole et ce que les gens disent. Et ça, vous savez, j'ai toujours bien contrôlé les choses. Après, que les gens aient des questions, des questionnements, qu'ils aient le sentiment qu'on ne leur a pas dit toute la vérité, c'est plutôt sain, parce que c'est vrai. On ne leur a pas dit toute la vérité, puisqu'il y a des documents qui sortent en permanence.
Récemment, les documents de Pfizer, à la demande de la justice américaine, puisque l'AFDI ne voulait pas que ce soit publié avant 75 ans. Finalement, c'est publié en ce moment. Et on voit qu'effectivement, il y a des effets secondaires beaucoup plus importants que ce qu'on avait dit. Ça, c'est un fait. C'est un fait. Et la balance bénéfice-risque, elle n'est pas bonne pour certains à qui on a forcé l'injection malgré tout.
Soit parce qu'il y a une loi qui leur a demandé de se faire injecter du fait de leur métier, soit par le pass sanitaire, puis le pass vaccinal, où c'est une telle contrainte que beaucoup se sont sentis obligés de le faire, juste pour continuer à aller au restaurant, ou prendre un train, ou pouvoir aller au cinéma.
Est-ce que vous pensez qu'on vit en dictature en France aujourd'hui ?
Moi, je dis plutôt tyrannie. Une tyrannie, la France ? Tyrannie, c'est un terme très précis qui a le sens de règne de l'arbitraire. Oui, je pense qu'aujourd'hui, la France n'est absolument plus une démocratie. Ça fait bien longtemps, mais là, il y a eu un coup d'accélérateur, un coup de booster gigantesque avec l'histoire du Covid. À tous les points de vue, c'est-à-dire qu'il y a une très mauvaise séparation des pouvoirs en France. Enfin, ça, ce n'est pas tout à fait nouveau, vous me direz, mais ça s'est aggravé.
C'est-à-dire qu'il n'y a pas de contrôle du Parlement sur l'exécutif, et la justice, vous regardez le Conseil d'État ou le Conseil constitutionnel, a été extraordinairement silencieuse, défaillante, complice dans la crise Covid. Or, quand il n'y a pas de séparation des pouvoirs, c'est la définition de la tyrannie. Deuxièmement, il n'y a pas de contre-pouvoir non plus médiatique. La plupart, 99% des grands médias en France, sont simplement des courroies de transmission de la parole gouvernementale, rien d'autre. Troisièmement...
Sur quoi vous basez pour dire ça ? J'ai des yeux. Sur ce que disent les médias ?
Je regarde et je vois d'ailleurs les baromètres de confiance dans les médias qui s'effondrent en France. Les gens ne sont pas idiots, ils voient bien. Il suffit que vous allumez n'importe quelle émission à n'importe quel moment, sauf quelques rares exceptions, attention. Vous tombez simplement sur la parole gouvernementale qui est mise en scène. On va avoir deux, trois opposants, etc. Enfin, on va vite vous rappeler à l'ordre et vous dire qu'il faut quand même penser ça. Et puis, vous savez que la France est depuis deux ans classée par The Economist comme démocratie défaillante, ce qui n'était jamais arrivé pour la France. C'est un classement officiel.
The Economist, c'est un classement réputé depuis des dizaines d'années. Avant, la France était considérée comme une démocratie pleine et entière. Maintenant, nous sommes considérés...
C'est les Britanniques qui décident si on a une démocratie... Malheureusement, oui.
Si on avait un bon classement français, je le prendrais, on n'en a pas. Et puis, s'il se trouve que là, le fait qu'on ait mis en place des mesures telles que vous devez signer une auto-attestation vous-même pour avoir le droit de sortir de chez vous, vous êtes confiné au bon vouloir du gouvernement selon des critères pseudo-scientifiques, parce que vous m'expliquez qu'il y a de la science là-dedans, c'est juste risible, surtout avec le recul. Et puis, ensuite, nous dire qu'il faut un pass pour aller deux, trois doses, pour aller au restaurant, dans un café, prendre un café en terrasse.
Il y a la police qui peut passer et vous contrôler, vous mettre une amende et mettre en garde à vue le restaurateur. C'est une drôle de démocratie, ça, quand même, si vous voulez. Donc, alors, on me dira... Parce que ça a été appliqué. Vous avez vu, regardez, il y a la Corée du Nord, il y a eu les années 30 en Europe. Je suis d'accord. Simplement, vous savez, ce n'est pas parce qu'il y a toujours pire ailleurs que c'est bon chez vous. De la même manière, ce serait de dire, un pauvre en France n'est pas pauvre parce qu'il y en a qui vivent avec 50 dollars par mois en Afrique, au Mozambique ou au Bangladesh. C'est vrai. Mais n'empêche que le pauvre en France, il est quand même pauvre.
Donc, les critères, si vous voulez, tout relativiser, ça n'a pas de sens. Ce qu'il faut regarder, c'est l'évolution chez vous. Et l'évolution en France, c'est qu'on est en dégradation de l'état de droit, de la démocratie, de la liberté et de la liberté d'expression. C'est le dernier point que j'aurais dû aborder. La liberté d'expression est quand même en effondrement à tel point que quand Elon Musk annonce qu'il va racheter Twitter et remettre un petit peu de liberté dans le respect des lois, mais un peu de liberté sur le réseau, c'est l'affolement général du côté de l'Union Européenne, du côté de Macron, du côté du gouvernement et du côté même des grandes marques commerciales.
En tout cas, ici, totale liberté d'expression, vous pouvez vous exprimer comme vous voulez.
Oui, sur YouTube ensuite, comme moi. Donc non, pas totale liberté d'expression. Oui, mais ça, je m'adapterai. Je ne vais pas vous mettre en danger sur votre chaîne, mais moi-même sur ma chaîne, je ne dis pas totalement tout ce que je pense parce qu'il n'y a pas une totale liberté d'expression.
Qu'est-ce qu'on ne peut pas dire alors ?
Si je vous dis, je fais sauter votre chaîne, donc je ne vais pas le dire. Donc vous nous direz en off ce qu'on ne peut pas dire ? Non, mais par exemple, si on parlait plus en détail des effets secondaires, on ne pourrait pas, et vous le savez. Ou si on voulait parler sérieusement des traitements, on ne pourrait pas. Parce qu'il y a une charte YouTube sur... Il faut se conformer à ce que dit l'OMS, etc. Le problème, c'est ce que dit l'OMS n'est pas parole d'évangile, premièrement, et contesté par beaucoup de médecins. Et deuxièmement, varie quand même en fonction du temps. Dieu merci, ceci dit.
Est-ce que vous êtes soutenu par beaucoup... Vous estimez que vous êtes soutenu par beaucoup de Français ? Une proportion, je ne sais pas, un pourcentage de Français qui soutient vos idées, qui est derrière vous ? Sur ce sujet Covid, vous voulez dire ? Sur le sujet Covid, ou même en général, votre parti, les Patriotes, est-ce que...
Écoutez, quels sont les baromètres pour le savoir ? Vous avez combien d'adhérents aujourd'hui ? Alors, bon, les adhérents, on arrive à quasiment à 40 000 adhérents un jour, ce qui est beaucoup pour un mouvement politique qui a 4 ans d'existence. Je pense qu'on a plus d'adhérents que le RN, qui est surmédiatisé et qui a 50 ans d'existence.
Vous pensez ou vous avez les chus ?
Je suis à peu près sûr, en fait. Parce que je connais de leurs statistiques dans certains... Je n'ai pas leurs statistiques nationales, mais les journalistes disent 25 000. Mais je connais dans certains des départements précisément combien ils ont d'adhérents, parce qu'il se trouve qu'on connaît leurs responsables départementales. Et moi, je sais mon nombre d'adhérents et je peux comparer. Et dans tous les départements, à chaque fois, on est au-dessus. Donc je pense qu'on est plus. Voilà, bon, enfin bon. Après, aux dernières élections régionales, je me suis présenté, j'ai fait 7%. On dirait, c'est pareil gigantesque. Oui, c'est vrai. Mais ça n'est pas rien non plus.
Au même moment, deux ans avant, je faisais 0,9. Donc il y a eu une progression. Et puis, aux législatives, on aura, sous nos couleurs, 250 candidats environ, dans 250 circonscriptions. Et en alliance, 500 candidats avec Debout la France et Génération Frexit dans le cadre de l'Union pour la France. Et moi-même, je serai candidat en Moselle, dans la 6e circonscription, celle de Fort-Bal. Donc on verra bien. Après, si vous voulez, est-ce qu'on fait... Après, les manifs, parfois, on était au début quelques centaines. Parfois, les très grosses manifs de l'été ou de janvier dernier, passe sanitaire, passe vaccinale, on est monté, je ne sais pas, à 80 000, 100 000 personnes. Ça varie aussi.
Après, le critère, c'est... Moi, je crois, le premier critère, ce n'est même pas de savoir... Moi, j'ai fait pendant un an des manifs, on était 300. Mais je l'ai fait quand même chaque année, chaque semaine. Puis un jour, on s'est retrouvé 100 000. Le critère, c'est d'abord dire ce qu'on pense. Avoir des convictions, les exprimer et dire ce qu'on pense être la vérité. Vous n'êtes pas opportuniste. Non, je ne suis pas opportuniste. C'est d'abord, si je l'étais, je serais encore au ARN, premièrement. Parce que moi, j'ai quitté le FN à l'époque, en septembre 2017, parce qu'il abandonnait son programme sur le Frexit. Vous savez, la sortie de l'Union européenne, de l'euro.
Depuis, d'ailleurs, il a ajouté la sortie de l'abandon sur Schengen, la CEDH, l'OTAN, etc. Et d'autres points. Donc, je serais resté là-bas. Je serais encore probablement député européen, ou vice-président de ce parti, etc. Avec les avantages qui vont avec. Mais ce n'est pas le choix que j'ai fait. J'ai fait un choix plus compliqué, c'est évident. Créer un nouveau mouvement politique en France, c'est extrêmement compliqué.
Comment vous expliquez que vous n'aviez eu qu'un seul parrainage pour l'élection présidentielle ?
Alors, ça, j'ai déjà expliqué. Il y a un seul parrainage qui arrive au Conseil constitutionnel. C'est un peu une erreur de notre part. Il aurait mieux fallu qu'il y en ait zéro. Parce que, je suis désolé pour la maire concernée. Il se trouve que c'est une maire. Parce qu'en fait, on en avait quoi ? 150 concrets, réels. On a appelé les maires bien avant en disant, n'envoyez pas, ça ne sert à rien. Parce que de toute façon, on n'aura pas les 500. On est trop loin. Et remettez votre signature dans le circuit et allez vers un candidat qui est près des 500. Voilà. Et on a loupé manifestement une signature. Et donc, on s'est retrouvé avec ce chiffre un peu ridicule.
Mais qui ne correspondait pas à la réalité. Moi, j'ai fait le choix de dire assez tôt, en février, plusieurs semaines avant le dépôt officiel des signatures, que je n'y allais finalement pas parce que je n'aurais pas les signatures. J'ai fait ce choix-là pour pouvoir être audible. D'abord, pour remettre les signatures en liberté. Parce que d'autres en avaient besoin. Et pour pouvoir être audible et pouvoir dénoncer ce système qui est aujourd'hui fourvoyé. Aujourd'hui, c'est un système qui donne le pouvoir à quelques-uns. Regardez, à la fin, ça s'est fini avec Bayrou, allié de Macron, qui a choisi qu'il pourrait être candidat. Ce qui est quand même fou.
Ce qui est quand même un dévoiement total du système. Parce qu'on a supprimé l'anonymat des signatures. Parce qu'on est passé à 500. Bon, ça, je vais me dire, c'est plus ancien. Parce qu'au début, c'était 100. Mais surtout, la suppression de l'anonymat. Et parce que maintenant, les communes sont dans des intercommunalités, dépendent de barons régionaux, départementaux, intercommunaux, qui font pression sur elles. Et ça n'est plus le système de départ. Au départ, c'était simplement un filtre. Ce qui était bien, il faut probablement un filtre. Mais il faut qu'il soit raisonnable, le filtre. Il ne faut pas qu'il soit dans la main des grands états-majors parisiens.
Ou du pouvoir. Il y a quand même une grande diversité dans les choix des futurs potentiels présidents.
Oui, mais par exemple, cette fois-ci, il n'y avait pas de candidat qui défendait le Frexit. Parce que François Asselineau non plus n'a pas pu avoir ses signatures. Ce qui est anormal. Moi non plus. On était les deux seuls à défendre clairement le Frexit.
Peut-être que c'est parce que c'est une idée qui n'est pas populaire chez les grands électeurs.
Mais ça, je m'en fiche. Chez les Français, les Français doivent avoir le choix. Si ça ne plaît pas aux maires, je ne sais pas d'abord. Je suis sûr qu'il y a plein de maires qui adhèrent, notamment dans la ruralité. Mais si ça bloque parce que les états-majors parisiens ou le pouvoir bloquent, c'est extrêmement gênant. Pourquoi les états-majors parisiens ? Parce que vous avez Madame Pécresse qui avait dans sa main 5000 signatures. Elle en a posé 2500. Mais ces parties-là en ont 5000. Pareil pour le PS. qui a fini d'ailleurs à 1,75% finalement, vous voyez, à Nidalgo. Et puis le pouvoir qui en a dans sa main aussi 5000. Donc c'est complètement dévoyé.
Mais si on raisonne en fonction d'idées comme ça, peut-être aussi on pourrait dire qu'il n'y avait pas de représentant. Par exemple, moi j'étais très en avant dans le combat anti-covidiste, anti-pass pour la liberté, etc. Et d'ailleurs, j'ai soutenu Nicolas Dupont-Aignan parce que c'est le plus proche de ce combat-là. Mais moi-même, qui ai fait 18 mois de manifestation, je n'ai pas pu être candidat. Et certains l'ont regretté. Vous voyez ? Donc il y a une espèce de frustration. Alors moi, tant mieux pour les 12 candidats qui étaient candidats. Je ne souhaite en enlever aucun. Tant mieux pour eux. Mais je pense qu'il vaut mieux qu'il y ait plus de diversité.
Parce que vous savez, quand les gens ont le sentiment qu'on leur voit une élection qu'ils ne peuvent pas tout à fait voter pour leur conviction, ça crée tellement de frustration que soit ça éloigne des urnes, soit ça crée de l'abstention, soit ça crée de la colère. Et il vaut mieux quand même gérer les choses dans un cadre démocratique que gérer les choses avec de la colère.
Vous rêvez président ?
Non, je ne m'en rêve pas président. D'abord, je suis président. Je suis président des patriotes.
Président de la République française.
Ah oui, président de la République française. Écoutez, je suis très réaliste. Ce ne sera pas demain. Si je devais l'être, j'en serais très heureux, mais pour faire quelque chose. Ce n'est pas pour rien que je voulais être candidat. C'était pour l'être, mais pour faire quelque chose. Si c'est pour l'être, pour l'être, ça ne sert strictement à rien. Si c'est pour l'être, pour trahir son pays, c'est encore pire. Malheureusement, ça en est servi. Si c'est pour l'être, pour essayer de remettre de l'espoir dans le pays, redresser, lui donner un cap et lui donner un avenir, je serais le plus heureux des hommes parce que j'aurais eu le sentiment de servir mon peuple et mon pays.
Je ne suis là que pour ça.
Vous estimez, j'ai pas mal regardé vos vidéos sur YouTube et vous estimez notamment qu'on vit dans un... Il y en a beaucoup. Oui, il y en a beaucoup et c'est très intéressant. Et vous estimez que le covidisme, le mondialisme, l'européisme sont toujours là. Sur votre chaîne, vous parlez justement du mondialisme, d'européisme, surtout récemment avec... Là, on tourne cette vidéo, c'est au lendemain du 9 mai, la fête de l'Europe. Sur votre chaîne, vous voyez aussi beaucoup sur les peurs. Vous jouez sur les mots qui sont employés, notamment sur les miniatures. C'est pour faire cliquer aussi, vous êtes un peu YouTuber avec vos centaines de milliers d'abonnés.
Mais pourquoi vous jouez sur les peurs et pourquoi aussi cette obsession sur le mondialisme et l'européisme ?
Alors, honnêtement, dire que moi, je joue sur les peurs alors qu'on a un gouvernement qui, depuis deux ans et demi, nous dit qu'on va tous mourir d'un virus, qu'on doit tous avoir peur de l'autre, qu'on doit le dénoncer et qu'on doit tous mettre trois masques et quatre injections dans le bras pour pouvoir ne pas avoir peur, éventuellement. C'est un peu fort de café. Moi, je ne joue pas sur les peurs, au contraire. J'ai toujours dit, et je l'ai dit régulièrement, j'ai cité Jean-Paul II même dans mes meetings ou dans mes manifs, en disant « n'ayez pas peur ».
Dans ma dernière vidéo, vous dites que Macron a fait un coup d'État, par exemple.
Mais ce n'est pas jouer sur les peurs, ça. Non, je l'ai dit, il a tenté et raté plutôt un coup d'État, c'est-à-dire, quand vous annoncez, puisque je vous fais référence à ma toute dernière vidéo, donc le 9 mai, jour de l'Europe, il était à Strasbourg au Parlement européen, il a dit « je souhaite que dans un certain nombre de domaines où il y a encore l'unanimité, nous passions à la majorité qualifiée ». Ça signifie, concrètement, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que sur des sujets aussi importants que la fiscalité, l'adhésion de nouveaux pays à l'Union européenne, la révision des traités, la politique sociale ou la politique étrangère et de sécurité commune, ça n'est pas rien, la défense, etc. Aujourd'hui, il faut que tous les États soient d'accord. Demain, il faudrait qu'il y ait une majorité qualifiée. 65% des États représentant 65% de la population européenne. Ça veut dire que vous perdez votre droit de veto. Ça veut dire qu'un pays peut être embarqué dans une politique de sécurité, de défense, ou une politique fiscale ou autre, sans être d'accord. Ça s'appelle ça un coup d'État.
C'est pas jouer sur les peurs, c'est prévenir les gens.
Est-ce que justement, le fait que les Français aient élu, Emmanuel Macron, qui a été élu, est-ce que son projet européen, il est clair, il a toujours assumé, le fait qu'il est élu, ça va dans ce sens-là. C'est pas une tentative de coup d'État, parce que c'est dans son projet européen, en tant que président élu par le peuple français.
D'abord, il n'a pas dit dans son programme qu'il renoncerait à l'unanimité pour remplacer par la majorité qualifiée, ça, il l'a dit le 9 mai, donc après l'élection, premièrement. Deuxièmement, attention, une élection présidentielle, c'est pas une somme de référendum. Sinon, c'est un peu facile. Ah non, bien sûr que non.
C'est l'élection présidentielle où on vote, soit pour quelqu'un, soit contre quelqu'un, au second tour, à la fois un projet qu'on a connu un peu vaguement, et honnêtement, là, je pense que les gens étaient vaguement au courant, parce qu'il y a eu si peu de campagne, si tardivement, Macron lui-même est arrivé en campagne, est entré en campagne extrêmement tardivement, et en plus, en même temps, on vote peut-être pour un homme aussi, enfin, tout ça est mélangé. Donc, s'il veut clairement, parce que je sais que c'est ce qu'il a dit, il a dit, j'ai été réélu, donc on a fait un référendum sur l'Europe. Non, non, non, non, non, non. S'il veut faire un référendum sur l'Europe, qu'il le fasse.
Ah, qu'il le fasse. Moi, je suis le premier demandeur. Parce qu'aujourd'hui, les Français... J'ai proposé une alternative, j'ai même lancé sur le site des Patriotes une pétition en ce sens. Soit le projet Macron, le sceau fédéral, parce que c'est un sceau fédéral, on remplace l'unanimité par la majorité qualifiée, et puis on crée l'Europe de la santé et l'Europe de la défense, clairement. C'est ce qu'il a annoncé aussi. Soit la deuxième branche, on sort de l'Union européenne. Et vous pensez que les Français voteraient pour sortir de l'Union européenne ?
Moi, je pense que Macron, Macron l'avait dit à la BBC en 2018, l'interview est toujours en ligne, il avait dit, vous savez, nous, on ferait le même référendum que vous, Britannique, on aurait le même résultat. Vous retrouverez la vidéo. Et c'est pour ça qu'on ne le fait pas, d'ailleurs. Ça, il ne l'a pas dit, mais je traduis.
Oui, vous la retrouverez. Et donc,
chiche, faisons ce référendum. Vous savez, en 2005, trois mois avant, le oui devait gagner à 66%. C'est tous les sondages. Puis finalement, c'est le non qui a gagné à 55%. Bon, ils l'ont trahi trois ans plus tard par le Parlement, mais je pense que cette trahison ne pourrait plus avoir lieu, pour le coup. Parce qu'une fois que vous l'avez fait, vous ne pouvez plus le faire une deuxième fois. Donc, c'est pour ça que ce référendum serait particulièrement intéressant et utile.
Et alors, pourquoi Macron s'obstine à... À ne pas faire de référendum ? Non, à ne pas faire de référendum et à aller dans le projet, à continuer dans le projet européen ?
Parce que Macron, d'abord, c'est son logiciel. Macron, c'est un type très ringard. Enfin, je veux dire, son logiciel... C'est ringard d'être européiste ? Moi, je trouve que c'est devenu très ringard, oui. Son logiciel, c'est le logiciel Sciences Po, années 80, PowerPoint, McKinsey, quoi, si vous voulez. Sa politique économique, c'est celle qu'on apprenait à Sciences Po, dans les années 80-90, c'est-à-dire les réformes structurelles, le marché du travail, les réformes du marché du travail, tout ça, bon, tout ça, c'est... N'importe quel étudiant, en première année d'écho à Sciences Po, dans les années 90, apprenait ça. Donc, lui, il est resté là-dessus, c'est ce qu'il a appris.
C'est l'heure du contrôle surprise, donc c'est la question d'une personne qu'on a reçue.
Bonjour, M. Philippot. En 2017, vous avez relayé un faux SMS à des fins politiques et vous avez déclaré quand ça a été découvert « Je me suis fait avoir, je ne le referai plus ».
C'est qui ? Alors, c'est Yann Toucourt qui est un professeur d'histoire qui est sur les réseaux sociaux et qui aide pas mal de gens justement à débunker des fausses informations. Ah, d'accord, ok. Voilà. Donc, il tenait à vous poser cette question.
Oui, c'était sur un... Je me souviens très bien de cette histoire. C'était sur... C'était suite à une visite apocalyptique qu'on avait faite avec Marine Le Pen à la cathédrale de Reims. Il y avait 300 antifas, c'était pour en temps. Enfin, très agressif. Et ensuite, oui, dans l'excitation, j'avais relayé un texto. Effectivement, je m'étais fait avoir... J'avais cru que c'était un vrai. Je l'avais relayé. Ça pouvait être vrai, honnêtement, parce que c'était un truc très agressif. On sortait d'une séquence très agressive.
Je ne sais plus exactement, mais c'était une espèce de menace dans le texto et on retrouvait contre Marine Le Pen et on sortait d'une séquence qui était filmée d'ailleurs, qui était vraiment agressive. Oui, c'est vrai. Il faut éviter, effectivement, la mesure du possible. On n'est pas infaillible, mais il faut essayer d'éviter de relayer ça. Malgré tout...
Mais ce n'était pas intentionnel.
Non, ce n'était pas intentionnel, mais le plus grand, à mon avis, producteur de fake news ces dernières années, c'est le gouvernement. Je suis fasciné. Reprenez toutes les versions de Véran, Macron, Castex, etc., sur le Covid, par exemple. Reprenez tout ce qu'ils ont dit. Le vaccin empêche de tomber malade. Ça, c'était Castex au 20h de France 2, je crois, ou TF1 en juillet 2021. Ensuite, c'était... Il n'y aura pas de passe sanitaire étendue au restaurant. Il n'y aura jamais de vaccination obligatoire en France, etc., etc. Ça ne m'arrête pas.
Le dernier qui a fait une énorme fake news, qui n'a pas été, lui, décrypté par les fact-checkers, c'est Bill Gates, au 20h de France 2, qui a déclaré, aujourd'hui, ce sont les non-vaccinés qui meurent. Ce n'est pas vrai. C'est les vaccinés qui meurent ? Non, mais l'inverse de ce ne sont pas les non-vaccinés qui meurent, ce n'est pas que les non-vaccinés. Oui. Il y a des vaccinés et des non-vaccinés qui meurent. Mais dire, c'est les non-vaccinés qui meurent, ça veut dire qu'il n'y a que les non-vaccinés qui meurent. Donc, c'est une fake news. Moi, je dis, il y a des vaccinés et des non-vaccinés qui meurent. Mais il n'y a pas que les non-vaccinés.
Et il n'a pas été démenti, ni en direct, ni ensuite, je n'ai vu aucun, à moins que ça m'ait échappé, aucun article de fact-checking pour contredire cet énorme mensonge en direct. C'est gênant, parce que c'était au 20h de France 2, pas sur un compte Twitter. C'était devant 5 ou 6 millions de personnes en direct.
Est-ce que vous êtes plus attaché à l'idée « Votre parti s'appelle les patriotes ? » Est-ce que vous êtes plus attaché à la nation française, à votre patriotisme, ou justement à cette idée de liberté ? Ça va ensemble ?
Les deux ? Non, mais ça va. Je n'oppose absolument pas... Parce que si on va jusqu'au bout
de la liberté, la liberté, ça peut être aussi de... Enfin, la liberté peut aller jusqu'au bout de... En fait, l'État, elle n'existe plus et tout le monde est libre de faire ce qu'il veut. Non, c'est pas... Jusqu'à aller jusqu'à la liberté. J'ai pas dit l'anarchie,
j'ai dit la liberté. Je ne confonds pas l'anarchie et la liberté. Ce sont des notions différentes. Nous avons besoin d'un cadre d'organisation, d'un contrat social. C'est le contrat social. C'est-à-dire que l'État est là pour vous protéger et pour vous assurer une forme de prospérité et d'organisation de la société. Voilà. Mais ça ne veut pas dire que vous devenez
le cerf de l'État. Si l'État est là pour nous protéger, si l'État nous dit pour vous protéger, vous devez vous vacciner.
Non, mais on a accepté de donner certaines libertés, justement, et c'est donc plus l'anarchie, parce qu'en contrepartie, on avait une protection et on avait un respect par un cadre juridique d'État de droit. Mais à partir du moment où tout ça est rompu, qu'il n'y a plus l'État de droit, qu'il n'y a plus cette protection uniforme des gens, mais qu'on fait des différences entre les non-vaccinés, les vaccinés, etc., alors vous imaginez bien que les gens vont vouloir reprendre leur liberté et on rentrera peut-être en anarchie. Donc ça, c'est très mauvais comme pente. Il faut revenir à un vrai contrat social. Un vrai contrat social, c'est un État bienveillant.
Ce n'est pas un État aujourd'hui malveillant ou un État qui donne le sentiment de bosser pour simplement une partie de la population contre une autre. Ça, ça me paraît absolument terrifiant. Donc le patriotisme et la liberté, je n'oppose pas les choses, bien au contraire. Et d'ailleurs, je me bats pour la souveraineté de mon pays et la liberté des gens. Et pour moi, ça va ensemble. La souveraineté de la France, ça n'est rien d'autre que l'autre nom de la liberté de la France. Donc c'est tout à fait cohérent. Il y a un continuum dans tous ces combats-là. D'ailleurs, on voit que ceux qui attaquent la liberté attaquent très souvent la souveraineté en même temps. Ça va souvent ensemble.
Ursula von der Leyen est déchaînée contre la souveraineté des États et en même temps, elle était ultra-covidiste. Macron, pareil. C'est un mode de pensée et c'est une idéologie qui est très cohérente en face. Nous, on doit aussi être très cohérent.
Qu'est-ce que vous regardez comme médias, Flanfilippo ? Ou qu'est-ce que vous lisez comme médias ?
Alors, la télé, jamais. D'ailleurs, je crois que ma box télé, internet, elle fonctionne, mais version télé, je ne marche plus très longtemps. Je n'ai jamais fait très pareil. Ça ne m'intéresse pas. Donc vraiment, jamais. Par contre, il peut m'arriver de voir des extraits de télé parce qu'ils circulent sur les réseaux sociaux. Il y a une bonne séquence à voir où vraiment, si, par exemple, le débat d'entre-deux tours de la présidentielle, je vais regarder ou des grands débats ou une allocution de Macron, je vais quand même être obligé de la regarder ne serait-ce que pour savoir ce qu'il a dit et réagir. Mais sinon, vraiment, le reste, ça ne m'intéresse absolument pas.
Sinon, je suis très réseau-sociaux, extrêmement réseau-sociaux et puis, si, je vais sur les applications du Monde, du Parisien, du Figaro, je regarde un petit peu tout ça. La presse aussi étrangère, parce qu'on y apprend beaucoup de choses que parfois, on ne voit pas ou très peu ou bien plus tard dans la presse française et puis, les réseaux sociaux. Il y a des médias qui vous avez confiance aujourd'hui ? Je garde un oeil critique surtout. Je n'ai pas un principe de défiance par principe. Je n'ai pas par principe l'idée qu'on ment, pas du tout. Donc, je regarde, j'essaie de croiser. Je vous dis, je peux lire Le Monde, tout ça sans problème et trouver qu'il y a même des articles intéressants.
C'est vraiment, assez régulièrement même. Voilà. Mais je ne me limite pas à ça. J'aime bien regarder un petit peu ailleurs aussi. Donc, j'ai un oeil critique, quoi qu'il arrive, toujours.
J'ai désormais vous posé les deux dernières questions que je me pose à tous nos invités. Est-ce qu'il y a une personne que vous souhaiteriez voir dans ce format d'interview à votre place, une personne que vous aimez, une personne que vous n'aimez pas forcément, que vous avez envie de voir en interview ?
Oh, plein. Mais c'est pour vous surtout que ce serait bien. Je ne sais pas, une professeure Raoult serait intéressante. parce que c'est le sujet, vous avez l'air de le connaître et il vous intéresse. À mon avis, ce serait une bonne idée.
On le reçoit avec plaisir. En tout cas, je ne suis pas la première personne à nous le conseiller. Oui.
Je pense que ce serait intéressant.
Et dernière question, est-ce que vous avez une citation qui vous accompagne, que vous souhaiteriez partager à ceux qui nous regardent ? Une phrase ?
Si vous voulez, j'en ai plusieurs, mais on peut citer la bohétie, la servitude volontaire. Nous n'avons que de tyrans, les peuples n'ont de tyrans que parce qu'ils acceptent d'être à genoux. Nos tyrans sont nos maîtres et sont grands, ils sont debout que parce que nous sommes à genoux. Et ça, il faut toujours l'avoir. Ce n'est pas tout à fait ça, la citation, mais l'idée, c'est tout à fait ça. Et je pense qu'il faut toujours avoir cette citation, enfin cette idée en tête parce qu'il n'y a pas de fatalité. C'est à partir du moment où on prend conscience, on a le déclic, qu'on doit se remettre debout et ne pas rester à genoux, que nos maîtres ne sont plus nos maîtres.
Et en d'autres termes, ça dépend de nous. Ça ne dépend pas d'eux, ça dépend de nous collectivement. Et ça, c'est extrêmement important de se le redire. À un moment, on essaie de vous écraser, que vous perdiez confiance en vous, etc. Non, il faut avoir confiance en soi et il faut être capable de se dire, on n'est pas un peuple enfant, on est un peuple de citoyens adultes, libres, et on doit se remettre debout. Et à ce moment-là, nos tyrans ne seront plus nos tyrans.
Merci Florent Fébaud.
Merci à vous.
Cet épisode de Pourœil est terminé, j'espère qu'il vous a plu. Si c'est le cas, n'hésitez pas à vous abonner, à activer la petite cloche pour être notifié lorsqu'une prochaine vidéo sortira, à mettre un j'aime et à nous laisser votre avis en commentaire, ça nous intéresse. C'était Antonin pour Le Crayon. Salut !
Florian Philippot