Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 1 juillet 2025 25 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesRetraitesInstitutions & élections

GABRIEL ATTAL SUR FRANCE INFO | PROPOSITIONS SUR L'ÉCONOMIE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que la classe politique attend ? Qu'est-ce que vous attendez pour vous réveiller sur les reculs écologiques ?

  • 1:00RelanceRéponse partielle

    Est-ce qu'il y a une forme de frilosité croissante liée à une sorte de trumpisation de l'écologie en France ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué les énergies renouvelables. Les LR votent avec le RN pour les supprimer. Pourquoi ?

  • 5:20OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen a réclamé un grand plan pour la climatisation. Est-ce que vous êtes pour, vous êtes contre ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    François Bairou affronte sa 8e motion de censure. Vous dites qu'il est protégé par le RN. Qu'en pensez-vous ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos propositions sur les retraites pour un nouveau système ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Gabriel AttalFait
    « On a le réchauffement climatique et des phénomènes climatiques qui s'accélèrent et qui s'accentuent. On parle en ce moment de la canicule et on voit effectivement que ces 20 dernières années, il y a eu globalement deux fois plus de pic de chaleur extrême que les 50 années précédentes. »
  • 3:30Gabriel AttalFait
    « On a cité tout à l'heure, vous avez cité un certain nombre de mesures, je voudrais en rajouter une très grave qui a été voté il y a une dizaine de jours maintenant dans l'hémicycle. un amendement des républicains qui propose de supprimer les énergies renouvelables. »
  • 6:00Gabriel AttalFait
    « On a besoin évidemment d'une énergie décarboné, c'est-à-dire qui ne pollue pas. On l'a avec le nucléaire. On en a aussi besoin avec le renouvelable. Nous, on dit qu'il faut les deux. »
  • 8:30Gabriel AttalFait
    « Ce qu'il faut viser, c'est des bâtiments et notamment des bâtiments publics, écoles, hôpitaux qui sont mieux isolés, donc dans lesquels on ressent moins la chaleur ou le froid l'hiver pour éviter les fermetures. »
  • 13:00Gabriel AttalFait
    « Je vois que ces 30 dernières années, on a eu cinq réformes qui ont reculé pour un certain nombre d'entre elles l'âge légal qu'elles se sont quasiment toujours faites dans la douleur et avec des effets parce qu'on a un système qui est devenu tellement complexe avec des régimes spéciaux avec des exceptions. »
  • 14:00Gabriel AttalChiffre
    « Décaler l'âge légal de départ de 2 ans fait que l'âge de départ moyen des Français augmente de 6 mois seulement parce que c'est un gruillère ce système. »
  • 16:00Gabriel AttalChiffre
    « Il y a le fait de réduire certaines cotisations salariales, notamment ce qu'on appelle la cotisation vieillesse. Ça fait l'équivalent d'un 13e mois pour les Français qui travaillent. C'est effectivement autour de 40 milliards d'euros. »
  • 17:00Gabriel AttalChiffre
    « Réforme de l'assurance chômage, elle est prête tout simplement pour rapprocher la France, mettre la France à peu près au niveau des autres pays européens en matière d'indemnisation chômage qui me semble juste, qui me semble incitatif aussi au travail. Ça rapporte entre 5 7 milliards d'euros d'économie. »
  • 19:00Gabriel AttalFait
    « On est proeuropéen. On considère que dans le contexte actuel avec la guerre commerciale, avec les bouleversements, la guerre en Ukraine, c'est pas vrai de dire qu'on s'en sortira mieux en étant tout seul. On croit à l'Europe. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Bonjour Gabriel Atal. Bonjour Agombron Gappui. La France suffoque 16 départements sont en vigilance rouge aujourd'hui du jamais vu en terme d'étendu et dans le même temps, les reculs sur l'écologie se multiplient.

Zone à faible émission supprimée. L'objectif zéro artificialisation nette qui recule. Qu'est-ce que la classe politique attend ?

Qu'est-ce que vous attendez pour vous réveiller ? D'abord sur les reculs que vous avez euh évoqués euh avec les députés de mon groupe euh Renaissance, on a voté contre ces reculs. On est d'ailleurs le seul groupe qui soutient le gouvernement à avoir voté contre ces reculs qui sont négatifs pour euh le climat et pour la planète.

Pourquoi ? Parce qu'on voit qu'on a le réchauffement climatique et des phénomènes climatiques qui s'accélèrent et qui s'accentuent. On parle en ce moment de la canicule et on voit effectivement que ces 20 dernières années, il y a eu globalement deux fois plus de pic de chaleur extrême que les 50 années précédentes.

Mais on pourrait parler aussi de ce qu'on a vécu il y a un an. J'étais premier ministre à l'époque, j'ai passé beaucoup de temps dans le Pas de Calais notamment avec les inondations. On pourrait parler des phénomènes de feu de forêt, on pourrait parler de la sécheresse qui touche aussi nos agriculturs.

Reculer Gabriel Atal par exemple euh le dispositif M prime rénove qui est raboté. vous soutenez, même si c'est pas forcément lié, mais une loi du plomb qui réintroduit un pesticide. Donc le gouvernement aussi a sa part de responsabilité.

Est-ce qu'il y a une forme de frilosité croissante liée à une sorte de trumpisation de l'écologie en France ? Je crois qu'il y a différents sujets là-dedans et sur ma prime rénov avec mon groupe, je ne suis pas le gouvernement comme vous le savez, on est intervenu pour dire qu'on pouvait pas supprimer un dispositif comme ça en cours d'année, qu'on repense un dispositif sur le long terme, un dispositif qui a été mis en place au moment du plan de relance pour qu'il coûte moins cher, on y est favorable mais en cours d'année, alors que vous avez des gens qui ont rempli des dossiers pour rénover l'isolation de leur logement, dire tout d'un coup on arrête et et on arrête de verser les aides, ça c'est pas possible. Voilà.

Ensuite, sur l'axe que vous évoquez, ce qu'on voit c'est qu'il y a des formations politiques qui aujourd'hui clairement font le choix de s'engager contre la transition écologique, le rassemblement notamment des républicains, le rassemblement national et on a vu effectivement les républicains qui ont désormais une ligne qui va contre toutes les mesures qui sont prises en faveur de la planète. On a cité tout à l'heure, vous avez cité un certain nombre de mesures, je voudrais en rajouter une très grave qui a été voté il y a une dizaine de jours maintenant dans l'hémicycle. un amendement des républicains qui propose de supprimer les énergies renouvelables.

Ils sont climati sceptiques les républicains. Gabriel Atel, je moi je regarde les votes, je regarde les prises de position. Ce que je constate c'est que toutes les mesures qu'on cite depuis le début de cette interview qui sont en faveur de la transition écologique et du climat, les LR ont voté avec le Rassemblement national pour les supprimer. sur les énergies renouvelables.

J'insiste juste sur ce point. On parle de l'éolien, on parle aussi du solaire, du photovoltaïque. Euh, on a besoin évidemment d'une énergie décarboné, c'est-à-dire qui ne pollue pas.

On l'a avec le nucléaire. On en a aussi besoin avec le renouvelable. Nous, on dit qu'il faut les deux.

Là, vous avez une gauche qui dit il faut arrêter le nucléaire et une droite, une extrême droite qui dit il faut arrêter les énergies renouvelables. On a besoin des deux. Et ça serait aussi néfaste de les arrêter pour beaucoup de Français, beaucoup d'entreprises.

Vous avez des agriculteurs, vous avez des Français qui décident d'installer un panneau photovoltaïque avec cet amendement qui avait été voté. Heureusement, on a réussi à revenir dessus. On aurait dit à tous ces Français, à ces entreprises, ces agriculteurs, bah en fait, vous arrêtez, vous avez plus le droit.

Et donc c'est aussi parfois d'ailleurs un sujet de pouvoir d'achat pour eux. Et hier, Marine Le Pen a réclamé un grand plan pour la climatisation. Est-ce que vous êtes pour, vous êtes contre ce type de mesure ?

J'ai toujours été clair sur ce sujet-là. Ce qu'il faut viser, c'est des bâtiments et notamment des bâtiments publics, écoles, hôpitaux qui sont mieux isolés, donc dans lesquels on ressent moins la chaleur ou le froid l'hiver pour éviter les fermetures. Voilà.

Et dans l'intervalle évidemment, il faut à chaque fois bâtiment par bâtiment regarder ce qui est vivable et ce qui est pas vivable et prendre toutes les mesures qui permettent d'adapter les choses en attendant. C'est quand même ça l'objectif. Mais est-ce qu'il faut développer la climatisation pour la mettre au niveau de l'Europe du Sud par exemple ?

Vous avez beaucoup de de collectivités locales, vous avez beaucoup d'établissements publics qui se sont équipés et qui continuent à le faire. Mais je pense que l'objectif, ça doit rester d'avoir des bâtiments mieux isolés parce qu'à la fin, quand on voit le le l'accélération du réchauffement, ces pics de chaleur extrême, ils vont se multiplier, ils peuvent encore s'intensifier et s'amplifier à l'avenir. Et donc l'objectif qu'on doit viser et en disant ça, je suis parfaitement lucide sur le fait que ça se fait pas d'un coup de baguette magique, c'est évidemment l'isolation.

Donc quand j'étais ministre de l'éducation nationale, on avait lancé un plan pour revoir l'isolation thermique de 40000. Je parlais de la climatisation parce que vous voyez bien qu'il y a il y a une tension entre d'un côté les enjeux sanitaires, faire en sorte que les français aient moins chauds et puis de l'autre des enjeux écologiques parce que ça consomme et ça rejette des des gaz à effet de serre. Oui.

Alors enfin d'abord ça consomme en France on a une énergie décarbonée. Je le disais il y a un instant parce qu'on a le nucléaire et parce qu'on a les énergies renouvelables et j'espère qu'on les gardera. Encore une fois avec Renaissance, on est les seuls à défendre les deux.

Ce qui fait que quand vous consommez de l'énergie, vous consommez pas de l'énergie qui a été produite en émettant des émissions de CO2. En tout cas peu, beaucoup moins que dans certains pays où effectivement vous avez des climes, une électricité qui tourne à partir d'une énergie qui est produite par exemple par le charbon ou par le fiel. C'est pas le cas en France.

Donc on peut pas prendre ces données là et considérer que c'est le cas que c'est le cas en France. Ensuite, on a des climatiseurs, la technologie progresse évidemment et innovation aussi qui sont beaucoup moins émetteurs notamment de chaleur qu'auparavant. Et donc moi, je fais aussi confiance à cette innovation là.

Gabriel Atal François Bairou affronte aujourd'hui sa 8e motion de censure déposée par les socialistes. Euh vous dites rien à craindre parce que le RN le protège. Merci Marine Le Pen.

Moi ce que je dis d'abord c'est que c'est la confirmation euh qu'en choisissant de reconduire Olivier Fort à la tête du Parti socialiste, finalement les socialistes ont fait le choix d'une ligne qui maintient le PS sous emprise de la France insoumise. Alors ils sont soumis à la France insoumise. Pardon mais la première décision qu'ils prennent après leur congrès, c'est déposer une motion de censure, voter avec la France insoumise contre le gouvernement.

Et donc ça veut dire qu'ils assument la France insoumise avec ses outrances, mais aussi avec son irresponsabilité. Parce que ça veut dire quoi faire tomber le gouvernement aujourd'hui ? Quel gouvernement à la place ?

L'été dernier, il disait "On veut gouverner tous ensemble avec les insoumis derrière madame Casta." Euh est-ce qu'il continue à dire ça aujourd'hui ? Sinon, c'est quoi l'alternative ?

Voilà, moi je le dis, on peut reprocher des choses au gouvernement, il y a des choses qui qui vont pas bien, mais préférer une situation dans laquelle on n pas de gouvernement à un moment où les défis ont jamais été aussi importants à l'international. On a une menace de guerre commerciale avec euh les États-Unis, on a la guerre au cœur de l'Europe avec l'Ukraine, on a des défis majeurs pour le pays. Je considère que ça n'est pas responsable, mais c'est la c'est la confirmation finalement de cette ligne du Parti socialiste soumis à la France insoumise.

Je pense qu'elle fait beaucoup d'orphelins et moi je m'adresse à eux beaucoup de Français qui se retrouvent pas dans la gauche insoumise qui sont Olivier Fort dit pas d'accord avec la France insoumise sauf menace d'un rassemblement national aux portes du pouvoir sauf exception ça ressemble un peu à ce que vous aviez fait aux dernières législatives vous aviez appelé à voter NFP voir LFI nous fait le même coup au moment des européennes il y a un an ils ont passé toutes les européennes à dire c'est fini il y aura plus d'alliance avec les insoumis on les a tous entendu le Wis est fort, Raphaël Gluxman, François Hollande et cetera. Qu'est-ce qui s'est passé 2 jours après 2 jours après les élections européennes alors qu'ils avaient répété ça pendant des mois ? Bah, ils ont recréé une alliance qui s'appelle le NFP avec eux.

Et donc finalement, ils nous refont exactement le même coup. Mais de la même manière que il y a un instant, je le disais, vous avez des LR qui désormais s'alignent sur des sujets absolument essentiels avec le Rassemblement national. On parlait à l'instant du climat, vous avez un parti socialiste qui s'aligne sur la France insoumise et entre les deux, il y a beaucoup de Français qui se sentent orphelin.

Il y a des Français de droite qui se disent "Bah moi, je suis pas pour des mesures qui vont contre l'écologie. Je suis pas pour qu'on sorte progressivement de l'Union européenne. Je suis pas pour qu'on recule sur un certain nombre de droits sociétaux essentiels pour l'égalité entre les femmes et les hommes, pour les droits LGBT." Et ben moi, c'est à ces français d'une droite républicaine sincère que je veux m'adresser.

Et de la même manière à gauche, vous avez des français de gauche qui se disent "Bah moi la France insoumise c'est pas du tout mon truc. Je me reconnais pas dans ces outrances et dans cette irresponsabilité. Aussi à eu que je veux m'adresser." Par il faut qu'on parle de vos propositions, Gabriel Atal parce que on va parler du budget dans quelques instants dans cette période d'instabilité politique.

Euh et à l'heure où le conclave sur les retraites semble aller dans le mur, vous faites-vous des propositions notamment sur les retraites pour un nouveau système de retraite ? Euh c'était dans les échos hier matin. Euh système fondé sur la durée de cotisation et alors sans âge sans âge de départ.

Expliquez-nous. Je suis pragmatique. Je vois que ces 30 dernières années, on a eu cinq réformes qui ont reculé pour un certain nombre d'entre elles l'âge légal qu'elles se sont quasiment toujours faites dans la douleur et avec des effets parce qu'on a un système qui est devenu tellement complexe avec des régimes spéciaux avec des exceptions avec la prise en compte de c de ça qu'en réalité ça ne parvient même pas à combler le déficit du système de retraite.

Je vous donne un exemple aujourd'hui. Décaler l'âge légal de départ de 2 ans fait que l'âge de départ moyen des Français augmente de 6 mois seulement parce que c'est un gruillère ce système. Aujourd'hui, vous avez tellement d'exceptions de régimes spéciaux que vous avez beau dire l'âge légal il augmente de 2 ans, en moyenne les Français vont partir.

Vous êtes vous avez été premier ministre d'un gouvernement, vous appartenez à une majorité qui a fait voter par 493. J'étais pas premier ministre à l'époque. J'éta membre du gouvernement et j'ai défendu la réforme. réforme qui décalait l'âge de départ à 64 ans dans la douleur avec la crise politique sociale que l'on a connu à l'époque et aujourd'hui vous nous dites en fait ça n'avait aucun sens c'était pas essentiel finalement on peut se passer de non c'est pas ce que je dis c'est que j'ai l'expérience notamment de cette réforme et il y a tellement d'exceptions qui ont été mises qu'à la fin vous décalez l'âge légal de 2 ans effectivement c'est passé de 62 à 64 mais le départ moyen des français va augmenter de 6 mois donc beaucoup de douleur beaucoup de dégâts politiqu beaucoup d'inqui études et d'angoisse chez les Français pour des effets qui sont en réalité.

Donc c'était une erreur Gabriel parce que je dis encore une fois, moi j'essaie de regarder devant et ce que je dis aujourd'hui c'est que moi je veux proposer aux français un nouveau système de retraite pour ma génération, celle des moins de 45 ans parce qu'il faut évidemment se donner le temps de le mettre en place. En tout cas, il faut que les les règles qui changent s'appliquent avec suffisamment de délais pour que ça ne pénalise pas ceux qui sont proches de la retraite. Donc, un nouveau système de retraite pour ma génération, les moins de 45 ans, qui aurait trois spécificités, d'abord universelles, les mêmes règles pour tout le monde parce que là aussi les régimes spéciaux, la différence publique, privée et cetera, par beaucoup de français exactement qui se rapprochent du système par point qui avait été proposé il y a il y a un moment de libre.

Effectivement, on se fonde sur la durée de cotisation. Vous avez une durée de cotisation, vous partez, vous choisissez quand vous partez, mais par contre si vous partez avant que vous ayez votre durée de cotisation, vous partez avec une décote. Une décod qui sera très importante si vous partez très très tôt.

Mais c'est évident parce que il faut que vous puissiez évidemment, il faut que vous ayez ce à quoi vous avez droit après votre cotisation. Il y aura un HPVO ou pas ? Comment est-ce qu'il y aura un HP ?

Tout ça sera discuté au moment où la réforme sera présentée. J'espère que ça sera bien en tout cas. Mon objectif c'est pas de remettre un âge.

La durée idéale de cotisation c'est quoi ? 40, 45 ans, 50 ans. Aujourd'hui, elle est de 43 ans après les dernières réformes.

Et donc, il y aura des débats sur est-ce que cette durée doit augmenter ou pas. Si l'espérance de vie continue à augmenter, bah évidemment que la durée devra continuer à augmenter mais à la fin, les Français il choisiront. Et donc le troisème point, je disais, ça serait un système universel, les mêmes règles pour tous, libre.

Vous choisissez quand vous partez. Et le troisème point, c'est qui investit dans notre économie avec de la capitalisation. Alors ça c'est très à la mode cette idée.

Édouard Philippe, Bruno Retaillot, tout le monde est pour la capitalisation. Ouais enfin on propose pas tous la même chose. Alors qu'est-ce que vous proposez justement parce Philippe propose un seuil un taux de 15 % vous savez que pour les les les petits salaires, ça va être difficile de de mettre de côté quel taux surtout en fait moi quand on dit on propose un seuil 15 % 20 % 30 % donc on remplace une partie du système actuel par un autre.

Euh il y a un sujet, c'est comment on paye. Soit on augmente les cotisations des salariés, c'est veut dire que les Français qui nous écoutent, ils gagneront moins. Euh soit on augmente les cotisations des entreprises, ça veut dire que les employeurs, les patrons de PME qui nous écoutent, ça leur coûtera plus cher le coût du travail.

Soit on augmente les déficits, mais on peut pas dire on bascule 15 % du système comme ça parce qu'il y a un moment, il faut continuer à payer les pensions de ceux qui sont déjà à la retraite, mais vous avez des cotisations en moins puisque vous avez une partie des Français qui auraient de la capitalisation, qui payerait plus pour le système par répartition mais pour leur cotisation. Donc moi, je fais très attention à ça et à ce type de proposition. Mais qu'est-ce que vous proposez ?

Moi ce que je propose, c'est non pas un objectif de de part de notre système qui basculerait en capitalisation, c'est d'augmenter la part des Français qui ont accès à la capitalisation en plus du système actuel avec un certain nombre de mesures incitatives notamment fiscales pour inciter à la à la capitalisation parce que c'est un complément de retraite parce que ça permet d'avoir de meilleures retraites et il faut bien se rendre compte que dans le système actuel aujourd'hui pour les Français de ma génération ceux qui nous écoutent probablement qui vont au travail et ben en fait on approche on a un taux de rendement qui approche de zéro c'était 2,5 pour la génération de nos grands-parents. Donc ça fait un complément de retraite et par ailleurs ça permet d'investir dans dans notre économie. Pourquoi est-ce qu'aux États-Unis ils ont des start-ups qui deviennent des géants du numérique ?

Parce qu'ils ont des fonds de pension. Pourquoi ils ont des fonds de pension ? Parce qu'ils ont de la capitalisation.

Parce que ça permet d'avoir des fonds disponibles sur une longue durée pour investir dans l'innovation, investir dans nos entreprises. Parce quand la bourse se prend le bouillon, les les les l'épargne des Américains elle aussi baissent. Ouais.

Mais alors vous regardez sur les 20 30 dernières années, même quand vous avez eu des crises financières, je peux vous dire que leur taux de rendement évidemment il est toujours resté très très positif et très favorable. Donc on a beaucoup travaillé ce système avec notamment Stéphanie Rist Paul Midi qui sont deux députés. L'une spécialiste de la protection sociale, l'autre du financement de notre économie et de l'innovation.

Et moi, c'est ça que j'ai envie de proposer aux Français, pas encore des ajustements dire on va passer de 65 à 67 alors qu'on sait à la fin que les effets seront très minime et qu'on aura encore créé beaucoup de d'angoisse. On a encore beaucoup de questions à vous poser Gabriel Atal, ce sera après le fil puisqu'il est déjà 8h47 Maurine Signard Jérôme Chapu et toujours avec Gabriel Atal dans votre interview aux échos un point a retenu notre attention Gabriel Atal vous dites qu'il faut un choc de 40 milliards d'euros de hausse de salaire dans les conditions actuelles. Comment faites-vous d'abord ?

Pourquoi est-ce que je fais cette proposition ? Parce que pour reprendre toutes les déclarations que j'ai eu dans mes différentes fonctions gouvernementales, je considère que la priorité aujourd'hui c'est la classe moyenne qui travaille et qui a le sentiment qu'on lui demande toujours plus d'effort pour financer un système qui permet à certains de ne pas travailler et qui finance par ailleurs des services publics dont la qualité se dégrade. Et il faut prendre des mesures pour rapprocher le net du brut pour que cette classe moyenne qui travaille elle puisse avoir plus de son travail et que trava les conditions budgétaires actuelles. comment faites-vous ?

Et que travailler soit toujours plus favorable que ne pas travailler. C'est ça l'objectif. Et donc effectivement dans les pistes que j'avance qu'on a travaillé avec mon parti Renaissance, il y a le fait de réduire certaines cotisations salariales, notamment ce qu'on appelle la cotisation vieillesse.

Ça fait l'équivalent d'un 13e mois pour les Français qui travaillent. C'est effectivement autour de 40 milliards d'euros. Comment vous le financez ?

Un par des économies. Il se trouve que j'ai fait un certain nombre de propositions. J'avais même préparé des réformes quand j'étais premier ministre avec mon gouvernement, notamment madame Vrin.

Hélas, la dissolution est passé par là. J'ai pas pu mettre en œuvre ces réformes. Et je vous donne quelques exemples.

Réforme de l'assurance chômage, elle est prête tout simplement pour rapprocher la France, mettre la France à peu près au niveau des autres pays européens en matière d'indemnisation chômage qui me semble juste, qui me semble incitatif aussi au travail. Ça rapporte entre 5 7 milliards d'euros d'économie. Je continue sur la sphère sociale, sur les transports sanitaires.

Je considère qu'on peut aller plus loin, peut-être même beaucoup plus loin. Rapporter 2 3 milliards d'euros. Ça c'est Je viens de vous donner un exemple d'une réforme qui rapporte entre 5 7 milliards d'euros.

Sur les transports sanitaires, on peut faire davantage sur les indemnités journalières, les arrêts maladies qui explosent en France, bah je pense qu'on peut aussi prendre des mesures d'économie. On a fait des propositions euh en ce sens. Mais ça c'est déjà prévu pour faire des économies pour le budget 202.

Non non, il y a beaucoup dans ce que je viens de vous dire, l'assurance chômage, la réforme, elle est prête. Je l'avais préparé comme premier ministre, elle devait entrer en vigueur le 1er juillet de l'année dernière. Dis solution entre-temps, elle rentre pas en vigueur.

Depuis, elle est prête. Michel Barnier n'a pas souhaité la reprendre quand il était premier ministre. François Baou à ce stade ne l'a pas reprise.

Elle est prête, elle permet de faire des économies sur les transports sanitaires. Encore un doute, on attend de voir ce qui va être décidé. En tout cas, en terme de volume d'économie, on peut faire plus.

Moi, je peux vous dire avec mon groupe Renaissance, on a plein d'idées sur le sujet. Donc on va continuer à en faire. Maintenant, on est dans une période de préparation du budget.

Le gouvernement va manifestement nous présenter des choses et nous donner des informations sur Il faut poser la question parce que 40 milliards, c'est précisément le montant que le gouvernement cherche pour limiter le creusement de la dette. Et vous, vous nous dites, vous commencez par creuser encore de 40. C'est pour ça Jérôme Chapou que j'ai assumé de dire dans les échos que cette mesure, elle ne pourrait se mettre en œuvre et elle ne pourrait avoir des modalités qu'une fois qu'on saura ce que le gouvernement a prévu dans son budget.

Euh les journalistes m'interrogaient d'ailleurs en me disant "Mais alors très concrètement, comment ça va se passer ?" Je leur ai dit "C'est notre objectif, d'ici là, il faut d'abord voir ce que le gouvernement prévoit pour son budget parce que il y a peut-être des mesures et je le souhaite qui vont reprendre dans les propositions qu'on fait pour réduire le déficit." C'est un proet en 2027, Gabriel Atal, comment c'est un projet que vous porterez en 2027 ?

Moi, j'ai j'ai toujours dit que je fais pas partie de ceux qui disent il faut lever le crayon d'ici à 2027, il y a une élection présidentielle, on a des bonnes idées mais on va attendre que l'élection présidentielle arrive pour les présenter au français. Édouard Philippe. Donc bah moi je considère que ne rien faire et acter le fait qu'on pourrait rien faire en France pendant 2 ans alors que ça bouge partout autour de nous, que tous les pays autour de nous font des réformes, c'est pas rendre service aux français.

Donc moi, les propositions que je fais, elles sont disponibles pour tout de suite. Si le gouvernement souhaite s'en saisir, il peut s'en saisir. Maintenant, ce qui est sûr, c'est que si le gouvernement ne s'en saisit pas, si ces réformes n'aboutissent pas à court terme, évidemment, c'est des réformes que je présenterai en 2027.

Gabriel Atal, autre réforme. La loi sur l'audiovisuel public qui était portée par Rachid Adati a été rejetée hier. Elle va aller directement au Sénat.

Surprise, c'est notamment lié au défaut d'un certain nombre de voix LR mais aussi renaissance. Les députés de votre parti n'étaient que 23 à être présent, 23/ 93. Est-ce que le bloc central a fait défaut à sa propre ministre de la culture ?

D'abord, on avait des députés qui étaient là, j'y étais moi-même euh personnellement évidemment. Ensuite, il y a juste une réalité maintenant à l'Assemblée nationale depuis la dissolution et depuis l'été dernier, c'est que quand le RN et la gauche votent la même chose, on a beau être à 100 % de présence, de toute façon, ils ont la majorité. Mais vous n'étiez pas à 100 %, vous n'étiez même pas à 100%.

Mais oui, mais de toute façon Agath Lambret le RN et la gauche votaient ensemble pour la motion de rejet sur la réforme. Donc de toute façon, vous pouvez être on aurait été à 100 % de notre présence de toute façon de la même manière la réforme était rejetée à l'assemblée puisque c'est la nouvelle donne après la dissolution. Vous savez que c'est pas le sujet Gabriel, on vous interroge parce que c'était une réforme structurelle fondamentale pour le ministre du gouvernement que vous soutenez et vous n'êtes même pas là dans l'hémicycy.

J'étais dans la Oui, vous vous étiez là mais votre groupe n'était pas là. Ils étaient pas tous là. Quand vous regardez les groupes qui ne sont pas du RN ou de la gauche, je pense qu'on était en proportion probablement le groupe plus.

Notre question, c'est est-ce que c'est lié au comportement, aux méthodes de Rachid Adati qui s'en est pris notamment récemment à des figures du service public qui a menacé le journaliste Patrick Cohen de poursuite, de déclencher une affaire contre lui, une enquête contre lui parce qu'elle n'aimait pas ses questions. Est-ce que cela vous a surpris ? Cela vous a choqué et c'est peut-être une des conséquences.

Encore une fois, c'est lié à une chose Agath Lambress, c'est que quand vous avez une majorité de blocage dans l'hémicycle comme c'est le cas aujourd'hui en fait bah vous pouvez être tous là de toute façon Eren la gauche ça fait une majorité. La première question que vous m'avez posé, vous disiez est-ce que c'est lié à la réforme et cetera. Et ensuite sur la réforme, moi je veux le dire, je soutiens euh cette réforme qui vise tout simplement à faire mieux travailler ensemble les sociétés de l'audiovisuel public.

Je soutiens l'audiovisuel public. On vous parle de Rachid Gabriel, attendez, c'est peut-être important pour ceux qui nous écoutent de savoir de quoi on parle en terme de réform sur Rach. Vous voulez pas que je parle de la réforme visiblement, je sais pas si vous êtes pour, contre et cetera, mais je pense c'est important que je puisse dire quand même aux Français qui nous écoutent, moi je suis attaché à l'audiovisuel public.

On a la chance en France d'avoir un audiovisuel public puissant et c'est très important à l'heure des réseaux sociaux où toutes les informations se valent où il y a de l'ingérence, des fake news, c'est très important qu'on garde un audiovisuel public puissant. Est-ce que on peut le rendre plus puissant encore ? comme dans certains pays, notamment au Royaume-Uni, vous avez une BBC qui chapote des médias, télé, radio et cetera.

Bah en fait, je pense que oui. Et donc c'est ça l'objectif de cette réforme, c'est d'avoir finalement un pilotage collectif des sociétés de l'audiovis public. Et donc elle vous fait peur Gabriel ?

Moi j'ai peur de personne. Agath Lambret, je vous rassure et et moi je suis pas là pour décerner des brevets et juger le comportement des uns et des autres. Et vous la soutiendrez pour Paris. euh au municipal de l'an prochain contre Emmanuel Grégoire qui a été désigné hier soir par le Parti socialiste.

Chaque chose en son temps. On a désigné le numéro 2 du parti Renaissance, Franck Rester. Je lui ai chargé d'une mission pour rencontrer les différentes forces politiques et me faire une proposition d'ici la fin de l'été sur les municipales à Paris.

Et je vais vous dire pour les Parisiens qui nous écoutent, le plus important c'est aussi d'abord le fond. On a travaillé, c'est Sylvain Mayard, député de Paris, qui a piloté ce travail avec les équipes de Renaissance à Paris sur un projet. Hier soir, ils ont présenté d'ailleurs le dernier volet sur la question de l'urbanisme.

Euh avant tout, le sujet c'est le fond et ce qu'on veut proposer aux Parisiens. Et sur la base de ça, on regardera si c'est une personne issue de Renaissance qui est candidate ou si on soutient une personne issue d'un autre parti politique. Certains dans votre propre parti estiment que Rachid Adati ne peut pas incarner Renaissance.

C'est le cas par exemple Daniè Busin, l'ancienne ministre. Mais vous pour l'instant, vous ne mettez pas de véto si l'on comprend bien. Gabriel, bah moi je peux pas vous dire d'un côté, je confie au numéro 2 de mon parti Francest Esther une mission pour me proposer un chemin et une stratégie pour Paris et et vous dire ce matin, je vais exclure telle ou telle personne, j'attends qu'il me fasse les propositions.

En parlant du du socle commun, vous avez multiplié les déclarations au vitriol à l'égard de la droite ces derniers jours. Tout à l'heure aussi, assimilant la droite au Rassemblement national sur l'écologie. Vous ciblez particulièrement Bruno Rotaillot.

Bruno Rotaillot pour vous il est il est comme le RN idéologiquement mais vous savez il y a un nouveau chef parti LRo Rotaillot a été élu je l'ai même félicité pour son élection de manière républicaine. Moi encore une fois c'est moins les personnes que les prises de position politiques et les votes qui m'importent. Donc effectivement c'est un fait vous le constatez vous-même comme journaliste.

Désormais sur les questions environnementales les LR votent systématiquement avec le RN pour détricoter et supprimer des mesures favorables à l'environnement. les énergies renouvelables, les mesures favorables à la qualité de l'air euh en ville, à l'artificialisation des mais Bruno Retaillot, vous en prenez aussi à ces positions que vous jugez euh conservatrice. Ben j'assume honnêtement et je pense qu'il assume la même chose de son côté et c'est ça en démocratie sur un certain nombre de sujets de pas avoir la même vision que lui.

J'étais favorable au mariage pour tous, à la PMA pour les couples de femmes, ce qui n'a pas été son cas et opposé. Je suis favorable aujourd'hui à la réforme sur la fin de vie parce que je trouve ça insupportable que dans des situations sans issues où des gens ne peuvent pas être guéris et où ils souffrent, je trouve ça insupportable qu'on puisse pas leur proposer aujourd'hui une aide à mourir. Même gouvernement Gabriel Atal, vous savez le point commun euh des forces politiques qui composent soutiennent ce gouvernement pour moi il y en a un principal c'est de vouloir qu'il y a un gouvernement en France.

Voilà, on en est là depuis la dissolution. On est dans une situation où on en est à devoir se réjouir de pouvoir avoir un gouvernement stable en France. C'est ça le point commun entre ces forces politiques.

Ensuite, vous avez des différences majeures et moi je suis moins là pour parler des autres que pour parler de moi, de mon parti Renaissance et de notre ligne, on est proeuropéen. On considère que dans le contexte actuel avec la guerre commerciale, avec les bouleversements, la guerre en Ukraine, c'est pas vrai de dire qu'on s'en sortira mieux en étant tout seul. On croit à l'Europe.

C'est notre cas. C'est pas le cas des autres. Voilà.

De beaucoup d'autres. On est favorable, on est favorable à notre économie et on veut pas augmenter les impôts. On veut augmenter la richesse qui est créée.

Elle est notamment créée par les entreprises. On va pas leur mettre des boulet au pied en augmentant leurs impôts. On est favorable à l'environnement et donc on défend des mesures.

Vous avez vu que les autres ne défendent pas et on est favorable à la progress à la progression au progrès des droits pour les Français et les Françaises notamment. Et enfin très ferme sur les questions de sécurité, d'immigration et de justice. J'ai présenté 82 mesures pour la sécurité, la justice, l'immigration.

Elles sont disponibles sur notre site notre site internet parti-renaissance.fr. Voilà, c'est ça notre identité.

Non mais pourquoi je vous liste ça ? Parce que c'est moins les autres qui m'importe que ce que nous on propose pour On vous a entendu. Merci beaucoup Gabriel Atal, ancien premier ministre, président du parti Renaissance.

Euh vous étiez un invité de France info ce matin.