Zemmour débauche... Hollande revient - Reportage 24.01.2022
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Dans une campagne électorale, il y a l'image, premier bain de foule, samedi à Cannes pour Éric Zemmour, et les grandes manœuvres. A ses côtés, deux anciens du Rassemblement National et des Républicains trinquent à l'union des droites, que le candidat d'extrême droite voudrait bien incarner.
C'est un symbole politique parce que vous voyez bien que tous ces gens viennent de familles politiques différentes, mais qu'en vérité, elles aspirent depuis 10 ans, depuis 20 ans, depuis 30 ans à se rassembler.
Jour après jour, le camp Zemmour affiche ses nouvelles recrues venues de la droite souverainiste, identitaire ou du Rassemblement National. Gilbert Collard, dernière prise de guerre, symbolique. Merci d'accueillir l'avocat.
Je n'ai pas, contrairement à ce que disent mes anciens amis du Rassemblement National, de l'aigreur. J'ai l'estomac politique qui fonctionne bien. Éric est porteur du courage, c'est-à-dire de la capacité à scier la langue de bois en copeaux.
Au Rassemblement National, peu de commentaires. On serre les rangs. Derrière la patronne du parti, on prête allégeance sur Twitter. Et pour celui qui avait souhaité un déjeuner entre Marine Le Pen et Éric Zemmour, le choix est fait pour l'instant.
Je crois qu'Éric sait pertinemment qu'il ne sera pas, contrairement à ce qu'il dit, ni au deuxième tour. Et même s'il est au deuxième tour, il ne sera pas chef de l'État. Ça veut dire que les ralliements, y compris aujourd'hui, sont dans une perspective plus lointaine. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se joue ? Il se joue les législatives.
La campagne s'accélère. Quelques heures après l'annonce de ce nouveau départ du Rassemblement National, réponse de Marine Le Pen.
Il y a une cohérence parce que ce sont des gens qui, depuis le début de la campagne, me reprochent de faire de la défense du pouvoir d'achat des Français une priorité. Ce sont des gens qui me reprochent de ne pas partir dans cette folie de la guerre des religions et presque de cette guerre civile qu'ils semblent souhaiter pour le pays. Et ce type de comportement, la manière dont ils le font, l'absence de courage, ne serait-ce que de me passer un coup de téléphone pour me dire on s'en va, c'est ce qui dégoûte, je crois, les Français de la politique.
En tout cas, la stratégie est claire pour le candidat d'extrême droite.
À vous, électeurs du Front National.
La chasse est ouverte.
À vous, électeurs des Républicains. Qui n'en pouvait plus de voir vos dirigeants trahir vos idées ? Unissons nos forces.
Alors que les départs se font aussi chez les Républicains pour rejoindre la campagne d'Éric Zemmour, Valérie Pécresse joue la carte du programme.
Je veux, j'assume, d'avoir 95% des Français qui puissent transmettre à leurs enfants ou leurs petits-enfants des biens en franchise d'impôts. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'on est le pays le plus taxé au monde. J'assume qu'on puisse transmettre son patrimoine à ses enfants. C'est le fruit d'une vie de travail qui a été taxée, hypertaxée, retaxée. On doit pouvoir la transmettre.
Sans oublier le rassemblement de toutes les nuances LR, avec le soutien officiel de Laurent Vauquiez vendredi, qui lui fait cadeau d'un bâton de pèlerin, tout un symbole. La candidate LR, investie ce week-end par les centristes, et l'UDI promet de réunir la droite et le centre. La chasse au soutien est donc ouverte à droite et à l'extrême droite, et dans les sondages. Celui qui part à la chasse peut-il vraiment gagner une place ?
Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.
Éric Zemmour