Jean-Philippe Tanguy : «Après 20 minutes d’émission, vous êtes en train de me nazifier»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:51OuverteRéponse partielle
Vous vous êtes qualifié ainsi, M. Le Maire ?
- 3:00ComplaisanteRéponse partielle
Bruno Le Maire, on va juste faire un petit point d'étape pour nos téléspectateurs.
- 3:29RelanceRéponse directe
Vous savez très bien, j'étais sur votre plateau. Est-ce que j'ai présenté mes excuses aux gens qui avaient pu être offensés le lendemain ?
- 4:05RelanceRéponse directe
J'aimerais qu'on revienne sur le fond parce que là, c'est quand même pas... Revenons sur le fond.
- 4:16ComplaisanteRéponse partielle
en avance, on parle de la France Insoumise.
- 5:11RelanceRéponse directe
Mais c'est pas ça.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Invité politiqueFait
« Vous ne pouvez pas faire comme si vous n'étiez jamais responsable de rien. »
- 1:10Invité politiqueFait
« vous êtes comme à un moment qualifié, alors j'espère que c'était une blague, d'Hermès, Mercure, dieu du commerce et du mensonge. »
- 1:31Invité politiqueChiffre
« 80%, selon les sondages, qui disent que ces gens qui ont été au pouvoir ne s'excusent jamais de rien. »
- 4:29Invité politiqueFait
« L'État puissance que je propose a besoin d'être mis en place à la place d'un État providence, d'un État qui dépense trop pour le social ou pour les retraites. »
- 5:21Invité politiqueFait
« J'ai proposé la suppression de la loi Taubira sur l'interdiction et les instructions. »
- 5:58Invité politiqueFait
« On doit rétablir une chaîne de commandement. »
- 6:34Invité politiqueFait
« Je propose au contraire un changement beaucoup plus radical du modèle tel que vous, vous allez le proposer. »
Temps de parole
- Bruno Le Maire44 %
- Jean-Philippe Tanguy36 %
- ?18 %
- Présentateur3 %
≈ 38,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On a l'impression que vous n'êtes responsable de rien.
De
rien. Vous n'avez pas gouverné, vous n'avez pas été dans le gouvernement de M. Chirac, puis le gouvernement de M. Chirac,
vous
étiez avec M. Villepin, et puis après le gouvernement de
M.
Sarkozy, et puis après tous les gouvernements de M. Macron de 2017 à 2024. Vous ne pouvez pas faire comme si vous n'étiez jamais responsable de rien. Je ne dis pas que vous êtes responsable de tout, on y reviendra sur le budget, ce serait trop facile. Mais depuis que vous parlez, vous n'êtes jamais responsable de rien, et je suis désolé, ça pose aussi un problème aujourd
'hui dans le pays, parce que les gens sont très en colère. Non, non,
on vous le dit tout le temps, mais ce n
'est
pas vrai. Et je finis, je finis M.
Le Maire. Vous
assumez vos responsabilités
de ministre de l
'Agriculture,
de
ministre
de l'Economie et des Finances, mais vous n'êtes pas le responsable de toute une politique dont on n
'a
été ni
le Premier ministre, ni le Président de la République. Il y a une solidarité. Personne ne vous
a obligé à être ministre,
M. Le
Maire. Et je finirai l'idée que je
voulais avoir, M. Le Maire, c'est que si vous ne comprenez pas, et je pense que vous le comprenez, que dans le pays aussi, c'est un nouveau d'exaspération, est aussi nourri, et de violence, et nourri
par
le fait que les gens ne supportent plus l'arrogance de ce que vous avez appelé le bloc central, l'arc de la raison, vous donnons des surnoms divins,
il
y avait Jupiter pour M. Macron, je vous rappelle que vous êtes comme à un moment qualifié, alors j'espère que c'était une blague, d'Hermès, Mercure, dieu du commerce et du mensonge. Attention M. Le Maire.
Alors répondez là-dessus. Vous vous êtes qualifié ainsi, M. Le Maire ?
Je pense que vous ne... Je n'arrive pas à croire que vous ne comprenez pas le niveau d'exaspération des gens, beaucoup, 80%, selon les sondages, qui disent que ces gens qui ont été au pouvoir ne s'excusent jamais de rien. Mais je le comprends très bien.
J
'étais
le premier à
reconnaître un certain nombre d'erreurs, de responsabilités. Mais lesquelles, par exemple ? Et depuis 30 années que j'ai exercées dans la vie publique, j'en ai tiré des conclusions. Je n'arrête pas de proposer une autre France, un autre modèle. Il y a 30
ans pour le faire, quand même. C'est long, 30 ans. Le
modèle quel qu'il était ne marchait pas. Et je le propose que je veux éviter... Vous avez été
ce modèle, M. Le Maire. Je veux
éviter à la France de passer par la case du Rassemblement national avec ce que vous proposez, parce que ça n'est ni solide, ni convaincant.
Et
que les
ressorts
les plus profonds du Rassemblement national, c'est précisément l'opposition des uns contre les
autres. C'est l'opposition des uns
contre les autres. Et c'est la manière
de monter
une partie de la population française
contre
une autre partie de la population française. Reconnaissez-vous aussi dans vos responsabilités
que vous avez changé ce qu'on est dans l'opposition, vous l'avez dit vous
-même.
Ce n'est pas parce que vous êtes dans l'opposition
que
vous n'êtes pas responsable de vos propos. Eh bien, dites-nous quels propos je devrais m'excuser. Et vous excusez-vous, par exemple, d'avoir dit que le travail rend libre...
Ah
non, ce n
'est
pas possible. Mais pardon, M.
Tanguy, vous l'avez dit. Non, non, non, ce n'est pas possible. Vous ne pouvez pas arriver là. Si vous voulez m'envoyer à ce genre d'éclatation de responsabilité... Non, non, non, non, mais écoutez,
ce
n
'est pas possible.
Je vous dis simplement, M. Tanguy. 20
minutes et vous me nazifiez au bout de 20 minutes. Moi ? Pas du tout. Je vous dis simplement que chacun est responsable des propos qu
'il a tenus.
Vous savez très bien... Et chacun est responsable de l'impact que peuvent avoir ces propos sur la
population française.
Bruno
Le Maire, on va juste
faire un petit point d'étape pour nos téléspectateurs. Vous
faites
référence à une phrase qu'a dit M. Tanguy lors d'une réunion et qui, selon vous, fait référence à une phrase qui était Herbert
Meissreil. Excusez-moi, retirer
ça, ce
n
'est
pas
intéressant.
C
'est pas
intéressant.
Mais je
n'ai pas tenu
ce
propos... Et de l'impact que ces
propos peuvent avoir dans la population française. Écoutez, M. Le
Maire... C'est trop
facile. C'est-à
-dire
que vous êtes responsable de tout et moi, je ne suis responsable de rien. On est responsable de ces propos quand on est
dans l'opposition.
de tout ce
que
je
dis, M. Le Maire. Mais je vais répondre à ça. Alors,
j'avoue, je n'avais pas vu venir. Le travail.
Parce que vraiment,
20
minutes... Allez-y. Vous savez très bien, j'étais sur votre plateau. Est
-ce que j'ai
présenté mes excuses aux gens qui avaient pu être offensés le lendemain ? Voilà. Donc, ce que vous dites n'est pas vrai, M. Le
Maire.
Je
réjouis
que vous ayez présenté vos excuses.
Non, mais
parce que soit
ce
n
'est pas
sympa... Écoutez, soit ce n
'est
pas correct parce qu'en fait, vous n'êtes pas intéressé à ce qui s'est passé et vous récupérez une attaque dès les filles qui était indigne. Parce que si je reprends toutes les attaques indignes et je ne
l'ai
jamais fait et vous savez que
j
'ai beaucoup de défauts mais je ne
vous
ai jamais attaqué sous la ceinture, M. Le Maire, quand j'étais député d'opposition et vous ministre. Mais si, parce que vous dites que je serais nazif. Qu'est
-ce
que c'est que ce truc ?
Comme si j'aurais repris. Mais si vous dites que j'aurais repris volontairement... J'aimerais qu'on revienne sur
le fond parce que là,
c
'est quand même pas... Revenons sur le fond. Vous
avez été au gouvernement.
J'ai été au gouvernement. Je prends toutes mes responsabilités. Laquelle ? Parce qu
'on n'a pas entendu pour le moment. Terminons là-dessus et
en avance, on parle de la France
Insoumise.
Je suis le
premier
à reconnaître que les transformations que nous avons faites de l'État ne sont pas suffisantes.
Que
la manière dont nous avons affirmé... Mais
sur la sécurité...
C'est précisément ce que je dis. L'État puissance que je propose a besoin d'être mis en place à la place d'un État providence, d'un État qui dépense trop pour le social
ou pour les retraites. C'est un slogan, M. Le
Maire. C'est un slogan, excusez-moi. Non, c'est extraordinairement pas
vrai.
Mais non, c'est pas un slogan. C'est pas parce que vous privez, vous allez désindexer les retraites que vous allez empêcher les policiers d'être submergés par la paperasse. Ce sont des problèmes qui n'ont rien à voir. C'est pas parce que vous allez appauvrir les gens qui sont au RSA ou leur suspendre parce que ça vous fait plaisir de vous venger sur les pauvres que les gendarmes vont avoir des fourgonnettes et que leurs casernes
vont être entretenues. Donc ça n'a pas de
sens. Ça n'existe
pas. C'est parce que vous aurez retrouvé des marges
de manœuvre financières.
Mais c'est pas les ordres de grandeur.
Mais c'est des bons ordres de grandeur. Pas du tout.
Parce
que
c
'est des milliards d'euros qu'il faut pour équiper correctement les policiers, équiper correctement les gendarmes.
Mais
c
'est pas ça. Pour construire des
places de prison dont
nous allons vous parler. C'est pas ça la bureaucratie.
C'est aussi permettre effectivement des changements
que nous avons pas fait. C'est des dépenses d'investissement, des
dépenses de fonctionnement.
Rétablir partout des chaînes de commandement dans l'État. J'ai proposé la suppression de la loi Taubira sur l'interdiction et les
instructions.
Vous étiez ami avec M. Darmanin, non ? Vous étiez dans le même parti.
Mais je
suis très ami avec M. Darmanin.
Pourquoi il ne l'a pas fait comme ministre ? Pourquoi dites-lui de le faire et est ministre de la Justice
? Si
vous voulez, j'ai son
numéro, si vous l'avez perdu. Je vous propose son numéro.
On
pourra l'échanger si vous le souhaitez. Je le vois régulièrement avec toujours un
immense plaisir.
Dites
-lui, supprime la loi Taubira,
on le votera avec
plaisir. La loi Taubira de 2003 qui interdit aux gardes des Sceaux d'adresser des
instructions
privées 2013, vous avez raison, d'adresser des instructions privées aux procureurs, c'est une loi qui doit être abrogée. On doit rétablir une chaîne de commandement. Je vais encore plus loin. Vous allez plus loin, mais
vous n'avez toujours pas présente. Parce que vous vous trouvez des excuses, mais vous ne présentez pas vos excuses sur des erreurs que vous avez faites. C'est-à
-dire
que c
'est
toujours la faute des autres. C'est la faute du RN, ce sera peut-être la faute de M. Mélenchon tout à l'heure. C'est la faute
du système. C'est la faute des pensionnaires. C'est la faute des pauvres. Répondez à M. Tanguy. C
'est jamais votre faute. Nous avons un modèle qui a échoué. Mais 30 ans, vous l'avez dit vous-même. C'est
un
modèle
qui a échoué. Vous faites partie du modèle.
Vous êtes en vitrine du
modèle, M. Le Maire.
Vous
êtes
précisément en train de reprendre le modèle tel qu'il
est.
Je propose au contraire
un changement
beaucoup plus radical du
modèle tel que vous, vous allez le proposer. On y viendra quand on présentera le budget. Mais au-delà des marges de manœuvre financière que nous devons récupérer, que je propose de récupérer en changeant l'État, il y a un certain nombre de procédures à changer pour incarcérer plus rapidement, pour avoir des instructions pénales qui soient claires et pour rétablir une chaîne de commandement dans l'État. C'est
le programme de Marine Le Pen. Et j'espère que M. Le Maire votera pour nous au moins au deuxième tour.
Bruno Le Maire