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interviewLCI — L'événement du dimanche· 8 septembre 2024 46 min

L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 8 septembre 2024

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Bienvenue dans l'événement du dimanche LCI, ravie de vous retrouver, vous venez d'entendre Marine Le Pen, on aura l'occasion d'en reparler ensemble avec vous, Alexis Corbière, merci d'avoir accepté notre invitation, bonjour à vous, je le rappelle, vous êtes député de la 7ème circonscription de la Seine-Saint-Denis, un des fondateurs du mouvement L'Après, après avoir quitté la France Insoumise, on en reparlera aussi, L'Après, l'association pour une république écologique et sociale, bonjour David. Bonjour Marie. David, on va parler effectivement de très nombreux sujets ensemble, on a entendu ce long discours de Marine Le Pen et on verra avec vous ce que vous en pensez.

0:42
Alexis Corbière

Bonjour Marie et bonjour Alexis Corbière et bienvenue à vous. Nous sommes au lendemain d'une journée de mobilisation, 130 marches à travers tout le pays, à l'appel d'organisations de jeunesse mais reprises par la France Insoumise. Évitons la langue de bois, c'était pas la foule des grands jours. Il n'y avait pas grand monde, si, il n'y avait pas grand monde. Est-ce que vous en tirez un enseignement ? Est-ce que cet argument du déni de démocratie avec la nomination de Michel Bernier finalement ne prend pas dans l'opinion ?

1:11
Invité

Ah, je crois qu'il y a une colère profonde dans le pays. J'ai vu une étude, alors vous me direz parfois je critique les sondages, mais enfin, c'est Elab qui dit que deux tiers des Français considèrent qu'Emmanuel Macron n'a pas respecté le vote qui a eu lieu en juin-juillet. Il était nécessaire de manifester, comme dirait l'autre, on peut faire mieux que la journée d'hier, même si elle était utile. Il faudra peut-être organiser des choses de manière plus collective, etc.

1:35
Alexis Corbière

Oui, il n'y avait pas, le Parti Socialiste n'appelait pas les organisations.

1:38
Invité

Non, puis même dans une préparation collective commune qui permet que véritablement tous les réseaux militants se mettent en mouvement, qu'on puisse coller des affiches. Vous savez, les gens, il faut les inviter à manifester.

1:47
Présentateur

L'appel a été fait il y a plusieurs semaines.

1:48
Invité

Oui, mais il ne suffit pas de quelques tweets pour mobiliser les gens. Le peuple qui se mobilise nécessite qu'il y ait des moyens militants. J'observe quand même qu'il y a des journées d'action que moi je soutiens appelées par l'inter-syndical qui auront lieu. Mais on est aussi peut-être dans un moment où, vous savez, le peuple de gauche s'est composé de braves gens, où ils s'interrogent sur qu'est-ce qui est en train de se passer, un peu sidérés, désabusés aussi, dégoûtés, et je ne le souhaite pas, par l'attitude du président de la République dont on va parler. Parce qu'au-delà, et ce n'était pas négligeable ce qui a eu lieu hier, il y a eu du monde. Moi, j'étais à la manifestation à Paris.

Il y a du monde, une manifestation correcte. Il va de soi. Là où je vous donne le point, c'est que je pense que le coup de force antidémocratique, dans l'idée que je m'en fais heureux, sans doute justifier qu'on soit plus nombreux, mais vous savez, il faut faire preuve de patience. Par contre, ce qui est vraiment, ne doit pas être banalisé, c'est la situation inédite dans laquelle nous sommes.

J'insiste là-dessus parce que, je ne vais pas faire des reproches à votre profession, vous allez dire, d'entrer, il commence, mais enfin, je trouve que quand même, il y a quelque chose qu'on n'a jamais vu, je vais utiliser les grands mots, depuis 1945, que se met en place un gouvernement, qui quand même, et on vient de le voir de manière assez nette, Mme Le Pen est très claire, qui ne peut tenir que par, comment dire, la volonté et la bienveillance de Mme Le Pen. Elle dit, ce n'est pas un gouvernement sous surveillance, c'est un gouvernement sous bienveillance d'extrême droite.

avouez qu'en plus, ce qui s'est passé aux élections législatives, et j'espère que vous allez me demander de me justifier, à mon avis, c'est le message inverse qui est monté du pays majoritaire.

3:10
Présentateur

Ça, on y reviendra, et les propos de Marine Le Pen et du RN, mais juste Alexis Corbière, hier à la tribune, Jean-Luc Mélenchon, attendu, a eu ses mots, le peuple de France est en rébellion, il est entré en révolution, je le cite encore, je vous appelle à une bataille de longue durée. Ma question est la suivante, après un rassemblement demi-teinte, David le disait, votre mot d'ordre pour cette année, c'est ça, des manifestations, encore et encore, d'autres appels pour se rassembler dans la rue et à contester, notamment, la nomination de Michel Vardin à Matignon ?

3:42
Invité

Il faudra manifester, il faudra mener des batailles politiques, je suis parlementaire, je mènerai, je prendrai ma part dans les batailles, j'utilise un vocabulaire militaire, mais des batailles politiques, chacun comprendra qu'il ne s'agit pas de violence, mais de faire entendre, effectivement, la colère, il faudra aussi se mobiliser, vous savez, l'histoire de France et la démocratie est une articulation entre des élections et aussi des mobilisations sociales.

Après, j'espère que pendant toute émission, je ne vais pas réagir à la manière dont Jean-Luc Pelonchon parle, parce que vous avez dit gentiment que j'ai quitté la France insoumise, j'en ai été quand même exclu, et je pense qu'il y a aussi une manière de présenter les choses qui doit être, dans la manière dont nous parlons, audible et comprensible et mobilisatrice pour le plus grand monde. Et n'empêche que notre pays soit en état de grande turbulence. Jusqu'à présent, quand le pays était en état de mouvement, on organisait des élections pour en quelque sorte trancher des accords, et après on avait ce qu'on appelle l'état de grâce.

Avec Emmanuel Macron, pardon du jeu de Montpellou, on a l'état de grâce après les élections. C'est-à-dire que le vote a lieu, et après on a des combines. Qu'est-ce qui s'est passé ? 32 millions de gens sont venus voter, c'est pas rien, il y a 49 millions d'électeurs, 32 millions de gens. On a quasiment atteint des taux de participation, on a retrouvé ce qui s'était passé en 1997, déjà l'occasion d'une dissolution, 66-67% de participation. Sur ces 32 millions de gens qui sont venus voter, je ne sous-estime pas le score de l'extrême droite.

4:57
Présentateur

11 millions d'électeurs.

4:58
Invité

D'accord, mais plus de 20 millions, précisément, et Mme Le Pen en était amère dans son discours, ont créé les conditions de bloquer la possibilité que l'extrême droite gagne. Donc ce pays, dans les deux tiers, est venu voter, moi j'utiliserai pas le vocabulaire de front républicain, mais au moins dans un front anti-extrême droite. C'est ça la leçon, ça a surpris, vous voulez que je vous dise, ça m'a même surpris. Au second tour, qu'il y ait une capacité en question de voter, même pour un macroniste qui avait maltraité le peuple, de dire je préfère un macroniste qui a voté la réforme des retraites que l'extrême droite.

5:28
Alexis Corbière

Ça a surpris tout le monde, mais donc résultat, vous avez un front républicain qui est de retour, alors que tout le monde le croyait enterré, perdu, il est de retour, et le résultat de ça, c'est que le Premier ministre est LR sous surveillance ou bienveillance qui est du Rassemblement National. Mais est-ce que la gauche n'a pas aussi, la gauche, pas la gauche, non Alexis Corbière, pas la gauche, les responsables de gauche n'ont pas aussi une part de responsabilité ? Je vous attendais bien là. Mais bien sûr, Alexis Corbière, je finis juste la question et après vous répondez très librement. Jean-Luc Mélenchon a l'impression qu'il a réussi son coup.

Dès le lendemain du second tour des législatives, le programme, tout le programme, rien que le programme du NFP, ensuite ça a été Lucie Casté et rien d'autre.

6:15
Invité

Vous auriez pu avoir Bernard Cazeneuve ? Alors attendez, premièrement, Lucie Casté, c'est pas la même chose que le programme, rien que le programme. J'ai bien compris que la phrase de Jean-Luc Mélenchon a fait les choux gras de la Macronie, parce que d'un seul coup c'était utilisé. Jean-Luc Mélenchon qui était un homme intelligent, savait très bien qu'en raison du rapport de force, nous n'aurions pas tout le programme.

Madame Lucie Casté a été d'un certain point de vue plus habile en adressant une lettre notamment à tous les groupes et en disant d'entrée de jeu, nous allons, nous, évidemment, il va de soi que c'est à nous que doit revenir la responsabilité de composer un gouvernement parce que nous sommes la coalition arrivée en tête. Et elle a notamment mis deux points en avant que tous les Français vont comprendre, revenir sur la réforme des retraites, augmenter les salaires. Puis après elle a même adressé une lettre où elle met la priorité sur les services publics.

Tous les Français sont d'accord, je pense à l'hôpital qui est dans un sale état, je pense à l'école qui vient de faire la rentrée dans lequel, de manière générale, et en particulier dans mon département de Seine-Saint-Denis, il y a tant de besoins. Et l'école c'est la base de tout. Bon, donc il y avait de quoi faire et surtout, je reviens à ce que vous dites, d'abord de comprendre que ce qui a eu lieu à l'occasion des élections législatives, c'est que le centre de gravité de ce pays qui se mobilise et qui par un moment même arrive au second tour à faire un désistement, c'est ceux qui ne veulent pas de l'extrême droite. C'est ce que les deux tiers de Français ne veulent pas.

215 désistements ont eu lieu au second tour face à l'extrême droite, qui a amené d'ailleurs à ce que sur ces 215 désistements, ils ont profité à plus de 150 fois pour faire battre l'ORN. Sur ces désistements, c'est dur pour des gens de gauche de voter pour un macroniste, ça a amené souvent à ce que l'ensemble, c'est les macronistes, en ont profité dans 90% des cas. Ensuite, il y a eu, dans 90% des cas, pardon, c'est dans 90 cas, 90 élus macronistes, circonscriptions, ont eu lieu parce qu'il y a eu un désistement et que la gauche a joué les yeux. Il y a même 30 députés LR qui sont élus dans ces conditions, et 57 de gauche qui ont profité de ces désistements.

Qu'est-ce que je suis en train de vouloir vous dire ? J'espère que je n'ai pas embrouillé tout le monde.

7:59
Alexis Corbière

Non, non, chacun y apprend.

8:01
Invité

Le paradoxe, c'est que M. Macron va choisir un Premier ministre qui est de la famille politique LR, qui est la plus petite. 1,2 million d'électeurs, 6%, 4% des électeurs inscrits et sur leurs 47 députés, ils en ont 30 sur 47 qui sont élus grâce à la bonne discipline, à l'attitude républicaine anti-extrême droite des gens de gauche. Il a essayé de mettre Bernard Castellet le parti social. Ça, ce sont des méthodes, j'utilise un mot volontairement, de voyous antidémocratiques. Pourquoi ? Pourquoi méthode de voyous ? Parce que quand le sens de ce vote, je le répète, de deux tiers anti-extrême droite, du groupe premier, c'est celui du Nouveau Front Populaire.

Allez chercher un Premier ministre, dans le plus petit groupe. Non mais, il a essayé Bernard Castellet. Dans ce qui est... Alors attendez. Et le parti socialiste ? Donc on est d'accord sur le fait qu'il y a un côté baroque, vu que j'ai utilisé mon vocabulaire, vous ressoufflez maintenant je vais, baroque au moins de choisir M. Barnier, et qui n'a qu'une volonté de détourner le sens du vote. Chacun l'a observé. Mais sur Bernard Cazeneuve,

8:59
Alexis Corbière

parce que le parti socialiste qui a quand même fait une résolution en bureau national pour dire non, non, non, on ne garantit pas l'absence de censure contre Bernard Cazeneuve. Je vais vous dire un truc. Non, c'est pas ça qu'ils ont écrit.

9:08
Invité

Déjà, ils n'ont pas écrit ça, ils ont mis les conditions. Je vais vous dire une chose qui n'est pas un scoop. Bernard Cazeneuve, c'était un leurre d'Emmanuel Macron. Ah bon ? Vous n'y voyez pas depuis le début ? Parce que toute la presse est en train de le dire. Il avait, dès le mois de juillet, pris contact avec M. Barnier. Par contre, comme il est habile, Emmanuel Macron, et c'est sans doute ce qui avait justifié sa dissolution au mois de juin, il veut casser le nouveau front populaire. Et il a bien compris que la lame, elle peut passer, notamment dans le parti socialiste, où il y a un débat très vif.

Je ne veux pas me mêler des débats au parti socialiste, mais moi, je suis d'accord avec la ligne d'Olivier Faure, qui est un homme d'unité, qui a compris que la gauche ne se relèvera pas si elle est dans la désunion. Il y a après, pour des raisons internes de qui sera le prochain secrétaire général ou le premier secrétaire du parti socialiste, ils sont en train de... Ils n'arrivent pas, ils discutent beaucoup, et je pense que les opposants, Olivier Faure, que je respecte aussi, ont tort de reprendre la légende macronienne qu'Emmanuel Macron était en quelque sorte favori pour nommer un premier ministre. Alors, d'abord, un premier ministre de gauche. Premièrement, M.

Cazeneuve a le mérite de la cohérence. Il n'était pas d'accord avec le nouveau front populaire. Avouez que c'était baroque de soigner un premier ministre, qui, soi-disant, pour valider le fait que le nouveau front populaire arrive en tête, qui est précisant celui qui se fait connaître en disant « Je ne suis pas d'accord avec cette alliance. » Et enfin, ce que je voulais vous révéler, c'est que même M. Cazeneuve, qui sans doute n'était pas fermé à être premier ministre, le minimum de conditions qu'il a mis à M.

Macron, de lui dire « Moi, je veux bien », à la condition quand même qu'on puisse rediscuter de la réforme des retraites et qu'on puisse en quelque sorte donner un coup de pouce sur les retraites, même M. Macron n'en voulait pas. C'est dire combien, en vérité, et là, je m'adresse notamment à ceux qui sont les opposants Olivier Faure dans le PS, j'espère que vous n'étiez pas d'accord pour que quelqu'un serve de caution, de prétexte. Même M. Cazeneuve n'a pas fait les choses. Donc, on a bien compris qu'en vérité, tout ça a alimenté un récit d'été pour faire croire que M. Macron est un homme d'écoute.

C'est ce que j'appelle le « leur », le canard en plastique qui flotte, vous savez, pour faire venir les autres. Pendant ce temps, ils sont ailleurs et pour venir les choses ailleurs.

10:55
Présentateur

Pour reprendre la question de David, est-ce que Jean-Luc Mélenchon lui-même avait vraiment envie d'un Premier ministre de gauche ?

11:02
Invité

Ah ben ça, vous allez lui poser la question.

11:04
Présentateur

On va lui poser les questions, mais vous le connaissez très bien. Vous vous en êtes éloigné.

11:08
Invité

Mais Jean-Luc Mélenchon... Déjà, moi, je veux donner le point, j'ai des désaccords, mais que tout le monde s'est rassemblé et s'est mis d'accord sur le nom d'une personne, Lucie Casté, qui, honnêtement, je ne la connaissais pas plus que ça, ou très peu, je trouve, a eu un été...

11:20
Présentateur

Vous n'étiez pas le seul à ne pas bien la connaître.

11:22
Invité

Non, non, mais je la connaissais uniquement dans son engagement, notamment pour la défense des services publics. Je trouve qu'elle a fait un sans-faute cet été, qu'elle a incarné et donné un visage à l'unité. Donc, je ne ferai pas disparaître ce personnage parce que M. Macron nous a floué. Elle doit continuer d'exister et matérialiser l'unité du nouveau Front populaire. Maintenant, je vais vous dire, l'Union est en combat. Je pense qu'il ne faut pas rentrer dans la période désormais en se disant, ce qui est aussi une des leçons, la présidentielle, la prochaine présidentielle a commencé, et que le nouveau Front populaire se fracture là-dessus.

Ce que je suis en train de vous dire, et vous le comprenez très bien, c'est qu'il vaudrait mieux qu'on discute du fait que comment le nouveau Front populaire existe dans le pays. Je suis favorable à ce qu'il y ait des adhésions directes possibles au nouveau Front populaire parce que je connais des tas de gens qui ne sont pas adhérents de partis mais qui ont fait des campagnes du nouveau Front populaire. Est-ce qu'on le met en place ?

Je suis favorable à ce que le nouveau Front populaire met en place une espèce de direction nationale dans laquelle toutes les composantes politiques de ce qu'a été le nouveau Front populaire discutent et qu'on arrête de se tordre le bras à dire, moi, je mets telle date et puis tu viens ou machin. Ça ne sert à rien. On discute collectivement. Je suis favorable à ce que nous présentions une candidature unique du nouveau Front populaire à l'occasion de l'élection présidentielle.

12:24
Présentateur

Ça, on y reviendra. C'est très important parce que je réponds

12:28
Invité

à Jean-Luc Mélenchon sur votre plateau. Allez-y, Lexi Corbière, sur les propositions. Vous les avez faites. Mais surtout, qu'est-ce que c'est que je suis en train de dire ? C'est que quand la France insoumise dit destitution, moi, j'ai signé la proposition de destitution. Je n'ai pas de problème parce que si on a à l'Assemblée nationale une discussion sur le rôle du président, moi, qui suis un défenseur de la VIème République qui pense qu'il faut finir avec le présidentialisme, la monarchie présidentielle, ça me va.

12:53
Présentateur

Vous êtes 81 sur 193 de votre bloc.

12:55
Invité

Il faut le faire habilement parce qu'il faut aussi convaincre d'autres groupes et là aussi, le style compte. Si on en fait un truc de délimitation et qu'on insulte tous ceux qui signent pas, c'est pas malin. Mais surtout, ce à quoi je veux en arriver, c'est que, puisque Jean-Luc Mélenchon défendra la destitution et la raison, ça engage que le nouveau Front populaire doit préparer une possible élection présidentielle plutôt que prévue. Et moi, je ne l'exclus pas. Eh bien, je dis, quelle est la méthode pour aborder cette discussion ? Qu'est-ce qu'on fait s'il y a une prochaine présidentielle ? Qu'est-ce qu'on fait si on gagne la destitution ?

Et donc, là, je trouve qu'il y a une hémiplégie dans le raisonnement de certains de mes amis, mais j'espère les convaincre, c'est puisque, moi, je ne suis pas fermé. Et je pense quand même la crise politique est telle que même M. Macron sera contraint de démissionner. Je pense même que des gens de droite et de son propre camp, peut-être dans un an, vont dire maintenant, ça suffit, il faut faire une nouvelle élection présidentielle. Certains sont sortis du bois,

13:37
Présentateur

d'ores et déjà.

13:38
Invité

Oui, mais ça explique pourquoi M. Édouard Philippe s'est déclaré candidat. Ça explique même pourquoi M. Gabriel Attal a fait un discours un peu long. Il y a plein de choses. Mais nous, le NFP, est-ce qu'on va à la prochaine élection présidentielle avec la même stratégie ? Et je le souhaite que ce qu'on a fait aux législatives, à savoir candidats uniques. Pas de temps à perdre pour se préparer, c'est votre message. Et j'aurais juste... Du moins préparé loyer allemand, comment on fait ? Parce que si la méthode c'est coup de force, on ne va pas y arriver. On s'arrête un instant

14:02
Alexis Corbière

parce que vous êtes venus ici sur LCI avec des propositions nouvelles. Donc je voudrais juste quand même les fixer. Donc une direction du nouveau Front populaire, la possibilité pour nos concitoyens d'adhérer directement au Front populaire sans passer par les partis qui le composent aujourd'hui. Et vous avez dit, bien sûr, tout ça pour préparer une candidature unique à l'élection présidentielle et ce le plus vite possible parce que vous envisagez la démission potentielle d'Emmanuel Macron. C'est mal à le droit de ne pas le faire. Nous verrons bien. Autant de propositions auxquelles je vous en fais le pari, je vous en fais le pari, Jean-Luc Mélenchon s'opposera de toutes ses forces.

14:41
Invité

C'est une question que vous me posez ? Oui ! Ah ! Écoutez, on verra. De toute façon, dans la vie, il faut chercher à convaincre. Mais pourquoi il s'y opposerait ? Comment la France insoumise peut d'un côté être favorable au nouveau Front populaire mais ne pas préparer dans le cadre au nouveau Front populaire la prochaine échéance qui vient qui est sans doute l'échéance la plus importante de la 5ème République ? Et ça passerait par quoi

14:58
Présentateur

justement sur cette candidature unique ?

14:59
Invité

Je suis pour que la discussion ait lieu. J'en dirais pas plus à ce stade mais...

15:03
Présentateur

Une primaire ?

15:04
Invité

Comment on fait ? Une primaire ? Après, il y a des mots piégeux. Comment on fait ? Je suis pour qu'on puisse discuter. Comment on fait pour qu'il y ait une méthode qui amène à ce qu'il y ait une ou un candidat qui nous rassemble ? Alors, vous utilisez des mots qui ont été utilisés par le passé. Primaire, désignation citoyenne, accord entre les directions. Madame Lucie Casté est arrivée finalement dans une discussion qui a été possible. Vous voyez ce que je veux dire ? Et qu'il ne soit surtout pas Jean-Luc Mélenchon à vos yeux. Non, mais vous l'avez dit, ça allait super bien. C'est pas ça que je suis en train de dire. Vous l'avez dit que c'est pas le bon candidat. Non, mais je suis dans un...

J'ai un désaccord avec Jean-Luc Mélenchon, mais ce serait terrible de commencer la discussion en disant, surtout pas lui. Par contre... Non, non, mais je n'utiliserai pas. C'est un peu ça votre... Non, mais... Cher David Doucan, vous voulez m'entraîner dans des... J'ai déjà suffisamment de grief avec Jean-Luc Mélenchon. Ils m'ont exclu, insulté, calomnier, tout ce que vous voulez, mais moi, je suis pour l'unité, quoi qu'il arrive. Je pratique le pardon des offenses pour l'intérêt politique. Par contre, ce que je dis, je ne dis pas tout sauf lui. Par contre, je dis, ça ne peut pas être imposer lui son discussion. Parce que ce n'est pas une question sentimentale.

J'ai été trois fois un des armands défenseurs de sa candidature, son porte-parole. C'est que si c'est ça, ça fait éclater le nouveau Front Populaire. Et si le nouveau Front Populaire éclate, c'est la défaite. Et si c'est la défaite, c'est la victoire de l'extrême droite. Donc, un peu de sérieux. Et je pense qu'en plus, je peux être convaincant peut-être. Même parce que Jean-Luc Mélenchon, il a quand même, j'espère, le souci de l'intérêt général. Vous voyez ce que je veux dire ? Là, vous me faites vouloir polémiquer avec lui et je comprends le jeu. Mais c'est une impasse. Les gens de gauche ne pardonneront pas à ceux qui ne créent pas les conditions d'optimiser les possibilités de victoire.

16:25
Présentateur

Alexis Corbiard, vous le dites, l'unité, c'est un combat.

16:27
Invité

Oui, c'est une vieille expression à gauche. L'union est un combat.

16:30
Présentateur

Absolument. Et on voit que cette unité du nouveau Front Populaire s'est un peu fissurée quand même ces dernières semaines. Juste une photo de vous hier dans la manifestation. On a vu aussi d'autres affiches dans cette manifestation hier où on a pu lire un Barnier, Michel Barnier, au bûcher. Est-ce responsable ? Est-ce pas un peu excessif ? Et par ailleurs, tous ces excès, la procédure de destitution, vous en parliez, qui est jugée hors sujet complet par le Parti Socialiste, est-ce que ça ne mine pas justement cette unité à gauche ?

17:00
Invité

Plusieurs choses. Premièrement, des propos violents, ce n'est pas la même chose qu'une procédure dont on a le droit. On ne peut pas être d'accord avec la destitution, mais il n'y a rien de choquant. C'est un process démocratique.

17:09
Présentateur

Même si on sait que ça n'a absolument aucune chose à vous dire.

17:11
Invité

Je veux dire, avouez que en cinquième république peut dissoudre l'Assemblée nationale. Ce n'est pas choquant que nous axonions parce que des fois, on a l'impression que c'est Trump qui attaque le Capitole. Non, une destitution. Peut-être que ça échouera, peut-être que ça réussira, mais en soi, c'est un outil institutionnel dont on dispose. On n'en a pas beaucoup en cinquième république quand on est député. Ensuite, il y a des propos, là, vous dites, je n'avais pas vu ce slogan, qui sont inutilement violents. Ça ne rime à rien. Y compris même, j'imagine, la personne qui a écrit cette affichette les verges pour se faire battre. C'est ce que j'ai envie de dire.

C'est-à-dire que j'aimerais qu'en permanence, on ne donne pas, mais j'ai beaucoup de respect pour vous, mais la possibilité quand il y a une émission qu'on donne l'impression que notre camp, notre grande famille sont les violents, sont ceux qui veulent frapper, sont ceux qui veulent brûler, que sais-je. C'est absurde.

17:59
Présentateur

Sans être violent, mais vouloir être pur. À force de vouloir une gauche pure, on a une droite plus dure. Qui a prononcé ces mots ? Est-ce que vous le savez ?

18:07
Invité

C'est un classique, mais je ne crois pas, vous allez me le dire après, mais je ne crois pas que le nouveau Front Populaire ait cherché à avoir une gauche pure. Je vous rappelle que le 12 août, Mme Marie-Lucie Casté a fait une lettre à l'ensemble des groupes parlementaires pour discuter et chercher des points d'accord. Nous n'avons pas été, comment dirais-je, arc-oboutés. Celui qui a été arc-obouté, c'est Emmanuel Macron, pardon. Enfin, vous le savez, parce que vous êtes journaliste et vous suivez. Il a manœuvré, d'un certain point de vue, presque, c'est presque choquant.

Mais enfin, qu'importe, il a manœuvré, il savait dès le départ, il avait donné une feuille de route, il ne veut pas que sa politique économique soit remise en cause, il ne veut pas qu'on touche à la réforme des retraites. Voilà, c'est tout ce qui a eu lieu et je ne crois pas. Et nous, là-dedans, qu'est-ce que vous attendiez de nous ? Vous attendiez que moi, je viens de dire, ah ben non, peut-être que je vais avoir un gyrophare, donc j'accepte d'être dans un gouvernement dans lequel on ne va pas toucher aux retraites, on ne va pas toucher aux salaires. Mais si je faisais ça, vous diriez, M.

Corbière, vous êtes opportuniste et mes électeurs viendraient me botter les fesses et ils auraient bien raison. Pardon, on a quand même le droit de défendre le programme sur lequel on a été élu.

19:04
Alexis Corbière

Sans être uniquement à la recherche du gyrophare, effectivement, il y a aussi des sujets de fond, des urgences, des urgences qui sont sur le tapis dans cette rentrée si inhabituelle, si inédite dans notre vie politique. Et une main a été tendue, le Premier ministre, c'était d'ailleurs aux 20 heures du TF1. Il a dit je suis ouvert à une discussion sur les retraites. Bon. Je suis ouvert à l'idée de davantage de justice fiscale. Est-ce que ces initiatives pourraient être de nature à, justement, arrêter les manœuvres ? Vous disiez, le Président de la République a manœuvré. Moi, je vais vous dire, tout le monde a manœuvré depuis juillet. Tout le monde a manœuvré. Peut-être qu'il a mieux manœuvré.

Mais en tout cas, les Français ont observé ces manœuvres. Peut-être en ont-ils assez, veulent-ils de l'action ? Mais oui. Est-ce que vous allez prendre votre part ? Est-ce que vous allez dire sur les retraites, s'il y a possibilité de discuter, discutons. Sur la fiscalité, s'il y a possibilité de discuter, discutons, etc.

20:10
Invité

Mais nous, nous ne cessons de le faire. C'est le travail parlementaire qu'on fait depuis des années. Ça peut être des amendements, ça peut être des propositions de loi. Je veux que le courrier de Mme Lucie Casté en a cherché, y compris, à avoir des discussions avec d'autres groupes. Le groupe Renaissance, M. Attal, n'a même pas répondu au courrier de Mme Casté. Ceux qui sont obtus, qui ne veulent pas discuter, c'est eux, ce n'est pas nous. Après, comment dirais-je ?

20:34
Alexis Corbière

Mais si une personnalité de gauche entre au gouvernement, parce que le Premier ministre a dit, si une personnalité de gauche entre au gouvernement, elle est excommuniée,

20:42
Invité

elle est immédiatement excommuniée. Non, mais M. Barnier, je veux dire, respectons-le d'un certain point de vue. C'est quasiment, c'est l'homme de droite de référence. Il faut le mettre sous cloche au pavillon Baltard. C'est l'homme de droite. Écoutez, en 1978, déjà, il était député. D'accord ? J'étais en CM2. Il était déjà député sous Giscard. Donc cet homme, qu'est-ce qu'il est ? L'expérience peut être une qualité. C'est lui qui a notamment participé à la rédaction et re-rédaction du traité constitutionnel européen qui a été rejeté par les Français, mais qui est quand même revenu. 181, il a voté. Bon, c'est un homme dur.

C'est même un homme, pour quelle raison Mme Le Pen trouve qu'il est plus présentable de son point de vue que M. Xavier Bertrand ? C'est qu'il y a deux ans, quand il y a eu un débat au sein des Républicains pour la présidence des Républicains, l'homme a eu des propos très durs sur l'immigration. Suppression de l'aide médicale d'État qui, je le rappelle, est une stupidité parce que même les gens en situation irrégulière, ils sont porteurs de maladies si on ne les soigne pas pour tout le monde, même pour les Français de souche. C'est dangereux d'avoir des étrangers malades. Donc, l'aide médicale d'État, ce n'est pas, comment dirais-je, un confort, c'est des politiques publiques intelligentes.

Donc, le racisme est tel qu'ils racontaient n'importe quoi. Michel Barnier, racisme, vous dites ? Non, mais le racisme ambiant, oui, c'est, pardon, cette idée-là qu'il faut en permanence répéter que les étrangers seraient bien accueillis, bénéficieraient davantage pour aller se soigner gratuitement, participe à une pensée xénophobe qui monte dans le pays.

22:05
Alexis Corbière

Et donc, Michel Barnier a pris sa part, selon vous ?

22:08
Invité

Je pense qu'il cotise, je pense que c'est des victoires idéologiques des victoires idéologiques de l'extra-droite. Oui, mais écoutez, l'aide médicale d'État, honnêtement, avoir une discussion sur la suppression de l'aide médicale d'État ne fait qu'actionner des clichés dans la tête des gens. Je sais, des fois, j'en discute avec des gens dans ma circonscription qui ont l'impression que tout est offert aux étrangers, ce qui est absurde. On sait très bien que les étrangers, surtout souvent dans les situations difficiles, travaillent vraiment. Donc, oui, ça participe. Et c'est pour ça que pendant... Et oui, le racisme est un problème aujourd'hui dans le débat public.

On peut discuter souvent des questions de l'immigration, mais la manière dont le débat est abordé est souvent avec une dimension que l'étranger, menaçant, vient profiter, c'est un profiteur, et ça souffle dans les voiles de la pensée raciste.

22:48
Présentateur

L'arrivée de M. Barnier à Matignon, pour vous, va finalement peut-être être le synonyme d'un durcissement de la politique sur l'immigration ?

22:54
Invité

Écoutez, moi, j'écoute ce que disent Mme Le Pen, M. Bardella. Ils vont écouter son discours, ils disent... Et qu'est-ce qu'il va faire, M. Barnier ? Il va faire un discours qui va être dur sur ces questions-là, pour essayer d'avoir leur bienveillance. Sinon, pardon, mais il va chuter rapidement. Et après, par rapport à ce que vous me disiez, je n'ai pas répondu à votre question, M. Doucan, mais il va de soi... Alors, si je raconte des sottises, vous m'inviterez, je dirais, mais à coup de part, mais le discours que voit M. Barnier va être un discours qui va être dur sur les questions de dépenses publiques. C'est un discours qui ne va pas être social, ce n'est pas vrai.

Alors, par contre, comme il est habile, il va un peu enfumer, évidemment, il ne va pas arriver sabre au clair, il va dire, on en discute, mais en gros, M. Barnier va faire du Barnier. Et un homme de gauche là-dedans viendra honnêtement pour le gyrophare. Rien de plus.

23:33
Alexis Corbière

Nous sommes ensemble jusqu'à 13h, on se retrouve dans un tout petit instant et d'ailleurs, nous reviendrons. Vous restez ? Bon, c'est bien. Tant mieux. Nous reviendrons après une très courte pause justement sur le sujet de l'immigration. A tout de suite. Retour sur le plateau de l'événement du dimanche sur LCI où avec Marie Chantret, nous interrogeons Alexis Corbière, député Seine-Saint-Denis. Alors, vous n'êtes plus LFI, vous êtes après nouveau mouvement.

24:05
Invité

C'est-à-dire, je siège dans le groupe écologique et social et avec des amis, nous avons fondé une association politique et puis en partie suite à notre exclusion qui s'appelle l'après que vous avez déclené. Vous aviez été exclu de la France. Rudement et grossièrement.

24:16
Alexis Corbière

Parce que vous aviez demandé un peu de démocratie interne.

24:19
Invité

C'est ça ? Oui, oui. Je résume. Oui, oui, notamment et j'étais favorable à ce que nous maintenions la ligne stratégique de l'unité. Le paradoxe, c'est que c'est actuellement le triomphe de la ligne que je défends avec Clémentine Autain, Raquel Garrido, Daniel Simonnet ou d'autres. Mais je l'ai dit tout à l'heure parce qu'on l'aura compris. L'union doit rester en combat. Je suis un unitaire lucide sans naïveté.

24:37
Alexis Corbière

Alors, juste avant la pause, nous étions en train d'aborder le sujet de l'immigration. C'est l'un des dossiers chauds de la rentrée. Il y a les retraites, il y a le budget, il y a l'immigration. C'est ce qui est en haut de la pile au fond de l'agenda de Michel Barnier. On va vous interroger qu'on écoute Jordan Bardella. Jordan Bardella, le président du Rassemblement National, était hier soir l'invité du 20h de TF1. On l'écoute.

25:05
Locuteur non identifié

Le Rassemblement National est devenu le premier parti de France, le premier parti en nombre de voix, le premier parti en nombre de députés à l'Assemblée Nationale et rien désormais ne peut se faire sans le Rassemblement National.

25:15
Présentateur

Et ce matin, deuxième lame, si on peut dire, Alexis Corbière, de Marine Le Pen chez nos confrères de la tribune dimanche. Voilà ce qu'elle déclare. Il est incontestable que Michel Barnier semble avoir sur l'immigration le même constat que le nôtre. Maintenant, nous attendons de lui des actes. Fin de citation.

25:36
Invité

J'ai envie de pleurer, mais elle a raison. Ça qu'il y a de terrible.

25:40
Présentateur

Elle a raison.

25:41
Invité

Écoutez, M. Barnier, je l'ai dit il y a deux ans, en 2022, quand il s'est présenté à la présidence de LR, il avait cette particularité d'être très dur, mais très dur en reprenant en plus, comment dirais-je, en se plaçant sur le terrain idéologique de l'extrême droite ? Je vais vous prendre un sujet. Le référendum sur l'immigration. Mme Le Pen dit qu'il faut un référendum sur l'immigration. M. Barnier avait dit qu'il faut un référendum sur l'immigration. Ce serait quoi la question ? Ce serait quoi la question ? On peut discuter l'immigration.

26:08
Présentateur

On peut discuter l'immigration.

26:09
Invité

Non, mais je veux dire, moi je ne pense pas que le problème du pays soit celui-là majeur. Je vais vous dire une chose. Quand j'observe qu'en 2017, les 500 premières fortunes de France représentaient 20% du PIB et qu'après 7 ans de Macron et de 45% du PIB, je dis moi la priorité, c'est qu'on répartit mieux les richesses pour faire en sorte que les services publics aillent mieux, etc. Ça c'est intéressant. Si on parle d'immigration, c'est de la diversion selon moi. D'accord ?

26:32
Présentateur

De la diversion selon moi, mais certains dans votre camp large, famille potistique au sens large, vous reprochent aussi d'avoir considéré ces questions comme tabou, de ne jamais poser finalement des constats qui sont ce qu'ils sont.

26:46
Invité

Moi je pose un constat par exemple comme élu de Saint-Saint-Denis et que pour obtenir un rendez-vous à la préfecture, c'est quasi impossible. La situation des étrangers est extrêmement difficile. Que les étrangers servent de marge de manœuvre à un patronat qui profite du fait qu'ils sont en situation irrégulière pour les faire bosser, leur faire suer le burnus et qu'ils sont bien contents qu'il y ait cet entre-deux qui soit fait et que si on régularisait des travailleurs sans papier, ça permettrait à tous les travailleurs de bénéficier de salaires plus intéressants. On peut discuter comme ça. Et moi je ne crée aucun sujet sur la sécurité. Je suis pour en parler de la sécurité.

Le préfet et les policiers de ma circonscription le savent. dans ma circonscription la ville de Bagnolet où il n'y a même pas de commissariat, il n'y a même plus de commissariat. Vous savez, dans les quartiers bourgeois il y a de la police mais dans les quartiers populaires il n'y en a pas beaucoup. Et quand elle intervient, elle intervient avec un rapport parfois d'extériorité vis-à-vis de la population qui ne l'amène pas à avoir les meilleurs résultats. Donc je ne crains aucun sujet. Vous ne craignez pas le sujet. Non mais ce que je veux dire c'est avoué et peut-être que vous me donnerez le point c'est un débat sur l'immigration ne peut pas être résumé à oui ou non. Pour dire quoi ?

Il ne faut plus d'immigrants en France ? Qui pense ça ? C'est absurde. Il ne faut plus d'étrangers en France. Il ne faut pouvoir en débattre de manière très précise. Tout à l'heure, je vous ai tiqué quand j'ai dit le mot raciste mais oui on participe à la montée d'une pensée raciste, xénophobe quand on veut faire croire aux Français qu'on va trancher un tel sujet par référendum. Je ne suis pas contre les référendums mais c'est un sujet absurde. Et donc on a l'impression que dans ce pays il serait la question centrale alors qu'en plus toutes les études d'opinion démontrent que qu'est-ce qu'ils veulent les Français ? Mais les Français sont des braves gens. Ils veulent que le travail paie.

Ils trouvent que les salaires ne sont pas assez importants. Ils ont bien raison. Ils ont l'impression que le service public se déglingue. On leur dit qu'il y a des baisses que le budget de l'État est en déficit mais on ne leur a pas dit qu'il y a eu des baisses de recettes. Il y a nombre de cadeaux. Il y a 200 milliards d'euros qui sont utilisés chaque année plus tournés vers le monde de l'entreprise que vers... Je veux dire on baisse les impôts pour des grandes fortunes ou pour des grands groupes qui n'en ont pas besoin alors qu'on n'aide pas les TPE, PME. Tout ça, c'est une discussion passionnante

28:33
Alexis Corbière

sur la fiscalité. On vous a interrogé sur l'immigration. Vous arrivez à la fiscalité. Ce n'est pas incohérent. Ce n'est pas incohérent. Tout est lié, effectivement.

28:40
Invité

C'est ce que je veux dire. C'est que je ne suis pas

28:41
Alexis Corbière

au terme de l'année

28:42
Invité

que quand on refuse de parler partage des richesses, quand on refuse de parler fiscalité mais qu'on veut me faire parler pendant des heures... Ce n'est pas vous que je parle mais le débat public immigration, immigration, immigration, qu'en plus il y a un fait divers pour peu que le coupable soit un étranger. On a l'impression dans ce pays que les étrangers passent leur temps à égorger, à violer les gens alors que c'est une déformation de la réalité.

29:00
Alexis Corbière

Que ce soit sur l'immigration, sur la fiscalité, sur les retraites, vous aurez sans doute du mal à faire valoir vos positions. Tombons d'accord sur un point. Je voudrais qu'on regarde ce sondage. C'est un sondage IFOP pour le JDD et on y voit que 52% des personnes interrogées se disent satisfaites de la nomination de Michel Barnier. Premier point.

Deuxième point, si on regarde les élections législatives de 2022 puis on peut aussi regarder les européennes, on se rend compte qu'entre le Rassemblement national, les LR, les partis d'Éric Ciotti, une partie de la Macronie, allez disons un tiers, peut-être la moitié de la Macronie, difficile à dire, le modem horizon, la France semble pencher à droite. La France semble pencher à droite. Est-ce que ce n'est pas quelque chose qui justifie au fond l'arrivée de Michel Barnier à Matignon ?

29:53
Invité

Alors là, il y a un débat qui est passionnant, je ne sais pas si... Il y a un livre dernièrement du politologue Vincent Tibéry qui dit que moins que la France qui bascule à droite, il y a une droitisation du débat public. Il y a une droitisation du débat public. Mais fondamentalement, quand même, je pense que... Moi, j'ai quelques années de militantisme. Il y a des sujets qui sont dans le programme de la gauche qui sont devenus majoritaires. Les gens pensent qu'il y a trop d'injustice dans le pays. Les gens pensent qu'il faut défendre les services publics. Les gens pensent que le travail ne paye pas assez.

Vous savez, il y a des petites victoires idéologiques mais qui sont significatives qui existent. Et ça, ce n'est pas la pensée de droite, c'est plutôt la pensée de gauche, de dire qu'il ne faut pas laisser faire le libre marché mais qu'il faut des services publics. Ce n'est pas la pensée de droite que de considérer que dans ce pays, il y a trop d'injustice. Vous n'avez pas relevé, mais quand je vous dis que les 500 fortunes supplémentaires qui ne sont pas partis en vacances cet été. 10 millions de gens qui vivent sous le seuil de pauvreté.

On a un problème, la France est un grand pays qui produit des richesses mais la politique de Macron, c'est pour ça qu'il est tant aimé, quand on dit président des riches, la formule est à la fois un peu vulgaire mais ô combien juste. Il a mené une politique qui a des conséquences positives pour un secteur de la population qui s'est enrichi. Macron, son bloc sociologique, c'est ceux qui ont profité de sa politique mais le pays a continué à souffrir et c'est pour ça qu'une politique de meilleure répartition aux élus s'y caster serait selon moi plébiscité dans le pays. Donc je ne crois pas.

Après, ce qui est vrai et je ne reprends pas les discussions de tout à l'heure, c'est que le débat public il est souvent piqué par certains émetteurs qui veulent détourner la conversation et l'amener sur des terrains idéologiques qui sont ceux de l'extrême droite. Je n'ai pas relevé mais enfin, vous m'avez cité le JDD. On peut quand même discuter ça occasionnerait une autre...

31:35
Présentateur

Céliphobe !

31:36
Alexis Corbière

Céliphobe !

31:36
Invité

Oui mais je veux dire

31:37
Alexis Corbière

quelle est la commande ? Partenaire d'LCI d'ailleurs.

31:44
Invité

Et puis 52% des gens qui n'ont jamais entendu parler de Michel Barnier disent le soutiennent. Je pense que vous savez quoi ce que ça exprime ? C'est une espèce de... Les gens sont des braves gens on a l'impression qu'ils veulent que ça avance ils en ont ras-le-bol du sketch que ça fait 51 jours mais ils ne savent pas qui est Michel Barnier. Attention,

32:00
Alexis Corbière

ascension au risque quand même pour les parlementaires que vous êtes. Est-ce qu'il n'y a pas un risque de donner le sentiment de chercher le blocage

32:07
Invité

à tout prix ? Non, attendez, David Ducan je vais être très franc avec vous sinon vous me conspirez que vous ne m'inviterez ou même vous ne m'inviterez plus mais si Michel Barnier monte à la tribune pour dire il faut en finir avec la réforme des retraites qui a été rejetée par 80% des français je voterai ce n'est pas le sujet Vous voterez ? Non mais arrêtons de sortir là on répète

32:23
Présentateur

il veut à ce stade l'améliorer

32:26
Invité

Mais moi ce que je pense c'est que Michel Barnier il va faire du Barnier cet homme a été choisi pourquoi ?

Parce que c'est un homme de droite un homme qui est dur qui est dur sur les questions idéologiques et pardon quelle est la différence fondamentale entre Michel Barnier et Xavier Bertrand si ce n'est quelques centimètres et quelques kilos c'est que fondamentalement en vérité c'est que Madame Le Pen a donné son accord pour Monsieur Barnier c'est quand même fou enfin je l'ai lu je l'ai même écouté ce matin sur votre antenne des échanges de coups de fil vous avez deux députés RN qui ont voulu faire les malins Monsieur Julien Audoul et Monsieur Jean-Philippe Tanguy très dur Monsieur Audoul a dit Barnier la veille de la nomination ce serait une farce Monsieur Tanguy très dur même quasi insultant c'est Jurassic Park qu'on va chercher des fossiles l'Elysée s'est dit attendez Madame Le Pen c'est pas l'accord qu'on avait et qu'est-ce qui s'est passé ?

ils se sont fait souffler dans les bronches ça en dit long quand même sur la connivence qui existe moi je m'interroge sur cette connivence premièrement de ce qu'elle veut dire à savoir en gouvernement superfusion RN et quelles en sont les raisons d'où vient cette idée que Madame Le Pen veut défendre le système veut défendre les gens et même je mets plein de sujets très provocateurs le 30 septembre il y a un procès aussi de Madame Le Pen très dur dont j'entends dire qu'il pourrait y avoir pour conséquence l'assistant parlementaire moi j'aimerais savoir l'assistant parlementaire et on me dit vous avez bien raison pour que les gens sachent de quoi vous parlez simplement les assistants parlementaires européens dont on me dit je ne connais pas ce que décidera la justice mais que quand même il y a de quoi penser parce qu'il y a des notes écrites voilà que Madame Le Pen et toute une série de gens ce que je veux dire les gens ne savent pas que peut-être actuellement la direction de l'Urène est quand même sous pression assez inquiète de ce procès elle se dit elle, elle dit ne pas être du tout inquiète le précise mais j'observe que Madame Le Pen cherche un accord avec le gouvernement et est complaisante avec M.

Macron elle est complaisante parce que sur le fond en vérité contrairement aux postures elle est d'accord avec la politique économique de M. Macron ou du moins elle ne veut pas que la gauche

34:12
Présentateur

elle fait planer quand même ce chiffon rouge de la censure ils disent on ne s'interdit rien depuis jeudi on le dit épée de Damoclès du Rassemblement National au-dessus de Michel Barnier pas encore de son gouvernement mais c'est vrai mais c'est terrifiant c'est juste la démonstration

34:29
Alexis Corbière

sinon ça n'a pas de sens Alexis Corbière que là fonctionnerait

34:32
Présentateur

s'il déposait une motion de censure que si vous votiez une motion de censure déposée par le Rassemblement National chacun part de ce principe là aujourd'hui mais a-t-on raison de partir justement de ce principe Alexis Corbière est-ce que oui ou non vous voteriez une motion de censure déposée par le Rassemblement National

34:50
Invité

est-ce que le Rassemblement National voterait la motion de censure que nous voterions moi je pré-créerais les conditions

34:55
Présentateur

ils en ont voté avec vous oui et l'inverse n'est pas exact

34:58
Invité

moi je ne serais pas comment dirais-je je ne mettrais pas sous perfusion un gouvernement rejeté par le peuple pour qu'il continue d'exister et je voterais des choses qui permettent de le faire chuter d'accord maintenant il y a une part de manœuvre dans tout ça mais je suis très clair là-dessus je ne ferais pas de cadeaux une motion de censure RL vous la votez oui ou non oui je pense qu'il vaut mieux dans ces cas-là comme nous sommes le groupe le plus important en vérité que nous soyons à l'initiative parce que derrière ça ce que je ne veux pas mais c'est parfois assez difficile j'espère que je ne fais pas de langue de bois c'est que je pense qu'il vaut mieux éviter dans notre camp d'être dans le confusionnisme et d'éviter de se faire piéger par le Rassemblement National qui veut nous faire sauter à la corde donc par moments il vaut mieux prendre l'initiative mais enfin bon tout ça c'est un jeu un jeu politique de toute façon tout le monde sait bien

35:34
Présentateur

mais qu'il y aura énormément d'importance dans les prochaines semaines à la reprise

35:38
Invité

que les choses soient claires on est dans un moment de grande turbulence politique de crise politique j'évoquais tout à l'heure le fait que les élections avant créé une situation de calme c'est fini ça notre pays est dans un état de grande turbulence je pense qu'en dernière analyse ça se terminera soit l'extraordinaire gagnera soit ma grande famille politique l'emportera d'accord je pense qu'il y a trois pôles politiques il y en a un qui a un état de rétrécissement qui est la Macronie et la droite c'est pour ça que c'est piquant que ce soit là-dedans qui a été choisi le prochain Premier ministre mais fondamentalement il y a deux pôles en dynamique et ça ne pourra se régler comme ça et je pense même je l'annonce je fais le cassandre et j'en sais rien mais du moins je pense même qu'il est possible que M.

Macron n'aille pas jusqu'au bout de son mandat en vérité tellement il a peu de base sociale tellement il a peu de soutien et on va avoir quelque chose pour ceux qui aiment la politique et va être passionnant inquiétant peut-être pour le pays mais il y a quelque chose qui doit se dénouer donc c'est pour ça que je veux dire on en est là et il y aura des combines peut-être

36:28
Présentateur

vous ne pensez pas qu'il aille au bout vous le souhaitez ?

36:30
Invité

ah ben moi je pense que si le supplice macronisme pouvait s'arrêter le plus tôt possible tant mieux mais j'ai mis des conditions tout à l'heure c'est-à-dire que si le calendrier présidentiel s'accélérait il faut que ma famille politique le prépare sérieusement c'est-à-dire est-ce que nous sommes en capacité de manière dynamique pas en s'engueulant le lundi en se mettant d'accord le mardi en se réengueulant le mercredi parce que ça les français ça les saut

36:50
Alexis Corbière

la dissolution de juin 2024 aurait ouvert une période de crise permanente c'est une folie de façon de crise permanente de crise permanente dont on ne sait pas au fond où elle va aboutir et cette crise permanente elle intervient étape par étape il y a eu la nomination du premier ministre ça a été difficile 50 jours et maintenant nous sommes dans la formation du gouvernement nouvelle étape qui n'ira pas non plus facilement et avant que nous en parlions ensemble Alexis Corbière je voudrais qu'on réécoute le premier ministre Michel Barnier c'était lui aussi il était l'invité d'Anne-Claire Coudray au 20h de TF1

37:23
Locuteur non identifié

je ne m'interdis pas de réunir autour de la même table des hommes et des femmes qui ont des compétences mais si vous me demandez quel est le critère oui des gens de gauche il y a de bonnes idées partout il faut aller les chercher partout

37:36
Présentateur

alors Michel Barnier consulte encore toujours il reçoit à Matignon plusieurs groupes parlementaires est-ce que vous irez si vous êtes invité est-ce que vous avez reçu une invitation par ailleurs

37:46
Invité

non enfin moi je ne suis rien si je puis dire je ne sais pas si les groupes parlementaires auxquels je fais partie ou les composants du NFP sont reçus non mais qu'il y ait une discussion à savoir peut-être que ça peut toujours être intéressant de voir un peu la feuille de route qu'il propose sachant qu'on a compris et qu'on pense que de toute façon nous allons le censurer mais ce qu'il y a de piquant c'est le jeu dans lequel monsieur Barnier veut dire il y aura je ne m'interdis pas j'aime bien cette formule qui est éventuellement des gens de gauche tout ça les français ne sont pas idiots je vais filer la métaphore sportive mais quand il y a un match de foot s'il y a un rugbyman qui vient participer à l'équipe de foot il devient footballeur il n'est plus rugbyman s'il y a un homme de gauche qui vient dans le gouvernement de monsieur Barnier il n'est plus un homme de gauche vous voyez ce que je veux dire dans le sens où il vient participer à la mise en place d'une politique de gauche de droite vous voulez dire pardon vous avez raison de me corriger à une politique de droite je veux dire la feuille de route de monsieur Barnier elle a été donnée par le président de la république c'est une feuille de route qui ne veut pas toucher aux grands choix qui ont été faits précédemment par Emmanuel Macron on a parlé des retraites et des salaires c'est pour ça que je ne comprends pas très bien ce que dit madame Le Pen quand elle dit on verra ce qu'il fait mais on sait ce qu'il va faire on sait ce qu'il va faire c'est pour ça qu'il a été nommé

38:53
Alexis Corbière

je pense que Marine Le Pen attend de voir si les propositions de Michel Barnier sur l'immigration lors de la primaire de la droite en 22 sont toujours d'actualité

39:02
Invité

et surtout ce que je pense que madame Le Pen elle a été choquée politiquement parlant par le désistant au second tour et elle cherche à se crédibiliser elle cherche à avoir du sérieux et elle cherche à ce qu'il y ait une forme de dépendance aujourd'hui de la droite et de la Macronie pour dire finalement madame Le Pen regardez elle joue le jeu et elle nous aide à mettre en place la politique parce qu'elle voit bien qu'il y a encore un ressort c'est pour ça que je dis aux gens ne vous désespérez pas hier je suis allé à la manif et j'ai été blessé parce qu'une des premières paroles qui m'a été apportée par un ami il m'a dit c'est scandaleux ce que fait Macron j'irai plus voter les amis de gauche qui m'écoutaient femmes et hommes retournez aller voter soyez des citoyens jusqu'au bout défendez votre dignité civique ok vous avez subi quelque chose de douloureux mais ne lâchez pas prise pour autant et attention parce que ce bon réflexe moi je fonctionne comme ça pas tous dans ma famille politique mais au second tour face à Alexandre droite je vote pour quelqu'un d'autre même si je ne suis pas d'accord mais ce que fait Emmanuel Macron va dégoûter et ne plus donner envie à des gens de le faire et ça peut faciliter la victoire à Alexandre droite je me fais comprendre dans ce que je dis c'est pour ça qu'il faut qu'on reste nous les amis groupés et que ce que fait monsieur Macron et ce que fait madame Le Pen qui a bien compris qu'elle a besoin en quelque sorte qu'on puisse dire elle elle est sérieuse ah c'est pas comme la gauche c'est pas comme la France insoumise elle au moins toute cette petite musique qui fera à l'arrivée que de plus en plus de secteurs diront si j'ai le choix entre un candidat d'extrême droite et un candidat de la gauche je préfère l'extrême droite et bien moi je souhaite que cette offensive échoue parce que je ne veux pas ça pour le pays

40:20
Présentateur

Alexis Corbière la dette le mur de la dette nous avons impérativement maîtrisé notre dette c'est les mots de Pierre Moscovis chez nos confrères du Parisien ce matin qui explique précision importante qu'au terme de 70 jours de débat le gouvernement peut mettre en oeuvre par ordonnance le budget présenté au Parlement c'est pour cela que j'appelle un budget initial solide concernant les discussions à venir avec du retard parce que le gouvernement demande à ce que ce soit un peu retardé est-ce qu'il ne faut pas mieux amender finalement ce texte parce que sinon ce sera la copie initiale

40:56
Invité

sans être trop long déjà le budget c'est vraiment de la politique je trouve que parfois une manière de prendre le débat dans les voies publiques ce serait un peu technique et la politique c'est autre chose comment dirais-je ?

ce sont des orientations non mais la république elle est née dans la volonté de dire que lever l'impôt c'est un choix vraiment du peuple et des représentants du peuple donc les choix qu'on fait sont très politiques et j'en veux à monsieur Macron pour plein de raisons mais notamment le temps qu'il a pris fait qu'on voit maintenant une espèce de menace pour dire il faut aller vite pour discuter du budget alors que si un sujet très politique c'est celui-là justement Pierre Moscovici ouvre la porte il dit c'est bon on peut prendre deux semaines de plus il le dit mais avouez que même deux semaines le parlementaire que je suis ne sait même pas quand est-ce qu'on reprend nos travaux et je lance l'appel pour dire il serait temps qu'on recommence au plus tard 1er octobre oui mais forcément on dit même la semaine prochaine on pourrait d'ailleurs la semaine prochaine des auditions qui commencent et je pense qu'on est plusieurs groupes à demander à ce que le plus vite possible les travaux reprennent c'est une farce dans ce pays il n'y a pas le président de la République qui décide de tout bon ça existe il y a quand même 33 millions de gens qui sont venus voter pour des députés le pouvoir il est là là aussi il faut se déshabituer à cette culture de monarchie présidentielle deuxièmement le débat du budget chute s'il soit de qualité je fais confiance aussi à mon ami parce qu'il est resté mon ami Eric Coqueret le président de la commission des finances pour faire en sorte que ce qui sera présenté éventuellement par le gouvernement soit mis à rude épreuve si je puis dire du travail parlementaire pour faire entendre les revendications des parlementaires en termes de budget j'ai évoqué tout à l'heure la question de l'école comment on arrive à réfléchir dans toute une série de secteurs importants comment surtout nous travaillons sur des recettes nouvelles bon ça on a le droit de dire je vous l'ai évoqué tout à l'heure on estime qu'il y a des milliards qui sont gaspillés dans des aides publiques vis-à-vis d'entreprises qui n'ont aucun effet sur l'emploi on peut récupérer des dizaines de milliards mais vous diriez

42:34
Présentateur

que la France a encore les moyens

42:36
Invité

de dépenser encore plus bien sûr non mais pardon cette phrase ne peut pas être prise comme ça je veux dire il y a dans ce pays un problème je le répète de répartition de richesse si nous avons des déficits publics c'est parce qu'il y a eu moins de recettes s'il y a eu moins de recettes c'est qu'il y a eu des choix politiques depuis quelques temps qui ont été faits de dire que les gens les plus riches payeront moins d'impôts c'est pour ça qu'il y a des phrases qui sont des mantras incompréhensibles dire vous voulez augmenter les impôts je réponds ça dépend de qui nous notre réforme fiscale qui est proposée par madame Lucie Casté que nous avons porté aussi par le passé consiste à dire que tous ceux qui gagnent jusqu'à 4000 euros paieront moins d'impôts ça concerne la grande majorité des contribuables par contre il est vrai on ne se cache pas que ceux qui ont profité dernièrement et tant mieux pour eux ils n'ont pas volé leur argent mais qui ont accumulé certaines richesses seront plus sollicitées bon sens c'est ça la république

43:23
Présentateur

vous avez compris aussi que vos propos sur au-dessus de 4000 euros est un peu dérangé aussi certains français ça concerne ça concerne

43:32
Invité

c'est plus combien 70 à 80% de la population active quand même j'espère que vous le savez enfin vous le savez d'ailleurs le salaire médian dans ce pays c'est 1800 euros enfin je veux dire on parle des gens qui et même par ailleurs la progressivité sera importante mais oui par contre ce qui est vrai c'est qu'il y a des grandes fortunes qui se sont accumulées sur lesquelles c'est pas possible qu'une pensée républicaine soit les bras ballants en disant la fortune s'accumule et puis à côté de ça vous avez pas relevé tout à l'heure mais cet été là on était tous à l'IGIO c'est super enfin un million de personnes de moins qui partent en vacances il y a un problème quand même parce que c'était pas la fête pour tout le monde et l'IGIO c'était super mais enfin si ce dont on parle c'est que la seule chose qu'on a à proposer aux gens c'est un spectacle télévisé c'est sans doute c'est sans doute très sympa l'IGIO mais moi j'ai aussi envie je pense notamment à ma jeunesse de Saint-Saint-Denis du Val-de-Marne et tout il faut qu'ils sortent les gamins il faut qu'ils sortent des quartiers il faut qu'on leur propose des choses le droit aux vacances c'est pas seulement une question secondaire c'est une question d'émancipation vous voyez ça c'est des sujets de société très importants il faut des politiques publiques

44:27
Alexis Corbière

pour porter ces projets que vous déployez à l'instant on a compris vous préparez aussi la candidature pour la prochaine élection présidentielle 2027 pour l'instant c'est le calendrier dont on dispose j'ai remarqué vous avez créé l'après donc l'après c'est l'association pour une république écologique et sociale c'est l'association que vous avez créé après avoir été purgé de la France insoumise il n'y a pas d'autre mot à l'occasion des élections législatives j'ai remarqué que François Ruffin n'avait pas adhéré à l'après est-ce que c'est pas un problème on a l'impression que c'est la personnalité qui est peut-être la plus en vue pour être une candidature alternative à celle de Jean-Luc Mélenchon

45:08
Invité

alors j'essaie de résumer tout ça premièrement c'était un petit club qu'on voulait faire de débat à une époque où il n'était pas question qu'on quitte la France insoumise et nous pensions dans un moment où la division allait bon train entre le PS la France insoumise que vous voulez créer les conditions d'une association de discussion donc cette association une fois qu'on a été exclu elle devient une association politique mais qui a aussi vocation à évoluer j'ai pas la prétention de dire c'est un nouveau parti c'est un club politique nous voulons regrouper François Ruffin lui il avait déjà un parti Picardie debout donc moi ce que je souhaite c'est qu'on se retrouve tous dans une force commune voilà François Ruffin est une personnalité j'étais importante qui m'intéresse c'est un ami

45:44
Présentateur

votre candidat

45:45
Invité

non mais prendre la discussion comme ça moi je suis pour un candidat commun si c'est François Ruffin ça me va si c'est Clémentine Autain ça me va et s'il faut discuter d'autres non ça me va aussi comme Mélenchon mais non mais pas du tout si c'est Mélenchon qui rassemble tout le monde pourquoi pas maintenant Jean-Luc a fait un choix depuis un an et demi deux ans c'est ce qui a valu notre engueulade d'avoir une ligne politique une stratégie qui selon moi complique l'union une belle engueulade

46:05
Présentateur

en effet merci beaucoup Alexis Corbière d'avoir été avec nous ce dimanche merci beaucoup merci de l'invitation restez avec nous dans quelques instants on revient dans LC Midi Weekend et on abordera la question cruciale on en parlait ensemble de la dette à tout de suite