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InterviewSarah Knafo· 28 novembre 2025 25 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & international

Sarah Knafo face à Alain Duhamel : Ma génération paie les erreurs de la votre !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Vous êtes député européen Reconquête et figure de la droite de l'extrême droite. Vous allez me dire si vous aimez ce mot d'extrême droite ?

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez qu'il existe vraiment une jeunesse prête à se lever pour la patrie et qui s'unit vraiment autour de certaines valeurs ?

  • 3:00OuverteÉludée

    Quelles idées vous cherchez par exemple ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pensez que le parti Reconquête devrait rejoindre Jordan Bardella le Rassemblement national ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Vous y croyez à cette union de cette capacité faire le grand écart entre ses droites ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Sarah KnafoFait
    « Notre armée est le cadre naturel d'expression de ce besoin de servir. »
  • 4:00Sarah KnafoChiffre
    « On est aujourd'hui à 66 milliards dans le projet de loi de finance pour 2026, ce qui est positif mais que de temps perdu. »
  • 6:00Sarah KnafoFait
    « On a cru qu'on était désormais protégé sous le parapluie militaire américain, qu'on aurait plus jamais à investir pour notre propre défense. »
  • 8:00Sarah KnafoFait
    « On a un devoir de puissance. Pour notre part, je dis nous en parlant de tous les Européens, on a cru qu'on était désormais protégé sous le parapluie militaire américain. »
  • 10:00Sarah KnafoFait
    « Acheter des F35 plutôt qu'acheter des rafales, c'est finalement continuer d'être soumis aux Américains. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

On va l'accueillir Sarah Knafo. Bonsoir Sarah Knafo. Bonsoir.

Vous êtes donc député européenne reconquête et je rajoute aussi la figure de la droite de l'extrême droite. Vous allez me dire si vous aimez ce mot d'extrême droite. Absolument pas.

Je m'en doutais un peu qui monte figure très médiatique avec Alain Diamel. Vous allez débattre notamment de qu'est-ce qu'on vous qu'est-ce que qu'est-ce que la patrie, qu'est-ce que la nation autour de l'annonce de de d'Emmanuel Macron qui annonça un nouveau dispositif du service militaire volontaire peut-être pour un idéal de jeunesse. Oui, notre jeunesse a soif d'engagement.

Il existe une génération prête à se lever pour la patrie. Notre armée est le cadre naturel d'expression de ce besoin de servir. Notre nation sera forte si notre jeunesse est unie autour de nos valeurs.

Ne demandons pas comment notre jeunesse peut être utile à la nation. Offrons-lui un idéal en même temps que cette liberté de le servir. Alain Diumel, est-ce que vous pensez qu'il existe vraiment une jeunesse prête à se lever pour la patrie et qui s'unissent vraiment autour de certaines valeurs ?

Alors, je pense d'abord qu'un président de la République, tout président de la République naturellement est obligé d'essayer d'incarner une idée de la nation. Je veux dire, il est il est là pour ça. Alors, on peut dire il l'incarne bien, on peut dire il l'incarne mal, on peut dire il l'incarne sur des bons terrains, on peut dire il l'incarne sur des mauvais terrains.

Mais c'est c'est vraiment son job, si j'ose dire. C'est vraiment la première des choses. Pas simplement parce qu'il est le chef des armées, parce que il représente la France.

Peut-être qu'il l'incarne pas toujours comme on le voudrait, mais ça n'empêche pas qu'il la représente. Bon, à partir de ça, il faut pas être utopique. On n' pas une génération spécifique qui brusquement aurait des sentiments patriotiques infiniment plus intenses que celles qui précédait.

Je crois pas du tout à ça, mais je je remarque parce que ça ce sont quand même des choses intéressantes et et qu'on ne disait pas tellement encore avant qu'il y ait ces discussions autour de de cette proposition de euh de service volontaire national national volontaire. Euh quand on demande euh aux Français, y compris au moins de 25 ans, s'ils se sentent patriote, une très grande majorité et à mes yeux heureusement répond oui. H quand on demande aux Français s'il faut être capable de savoir se défendre, pas de jouer les bouts de feu, pas de jouer ce les provocateurs, pas de jouer les bélicistes, mais d'être susceptible de défendre son pays.

Bah la réponse c'est oui. Et heureusement. Donc je trouve que cette génération, elle est pas tellement différente des autres.

Mais alors je veux pas je veux pas trop je veux pas trop jouer de mon âge d'autant plus que vous êtes de la même génération qui n'est pas du tout la mienne. On va se liguer contre mais oui mais non d'ailleurs vous en avez le droit mais je ce dont je peux me faire l'écho puisque je l'ai vécu c'est d'une part que dans les années au début des années 60 et de la guerre d'Algérie, je peux vous dire que l'idée de la conscription elle était pas populaire hein premièrement. Deuxièmement que après 1968 les relations entre la jeunesse et l'armée, ça n'était vraiment pas l'idéal et que aujourd'hui quand on demande au moins de 25 ans, comme on demande à leurs aînés, euh si oui ou non ils considèrent que la patrie est quelque chose d'important, qu'au service de son pays, c'est naturel, et ben on répond oui.

Autrement dit, le climat a changé d'une génération à l'autre et en ça, vous avez raison, ça n'est pas la même génération. J'ai raison avant d'avoir dit un seul mot. Bravo monsieur du ML.

Donc je suis en effet ravie de voir que les mots de patrie, de nation, de patriotisme reviennent dans le débat public. Il y a pas si longtemps, vous l'avez dit, je suis pas très vieille, il y a pas si longtemps, j'étais à Sciencep et j'avais l'impression d'être une espèce en voie de disparition à force de clamer mon patriotisme, mon amour de la France. On avait créé d'ailleurs une association souverainiste qui s'appelait critique de la raison européenne et on était bien seul.

On était environ 100 euh à Science Po à prenait à prener ces idées. Et je me souviens d'ailleurs que lorsque j'étais à Sciencepo, j'avais invité Marie-France Garot à venir s'exprimer devant cette association. Et je me souviens de la phrase qu'elle m'a dite lorsque je l'ai convié à venir faire une conférence.

Elle m'a dit "Mais alors, il y a encore de jeunes gens qui pensent à la France. Il y a encore des gens de votre génération qui aiment leur pays et je pense que comme vous, elle avait vu le déclin de cette idée patriotique du fait de ce qui est de tous de toute la doxa qui était celle des années 70 des années 80 le déclin de cette idée nationale l'idée qu'on était arrivé à la fin de l'histoire que les nations étaient un cadre dépassé qu'on allait enfin engranger les dividendes de la paix qu'il n'y aurait plus jamais de guerre on a cru à tout ça et je crois que ma génération qui est celle qui a subi très jeune les attentats du Bataclan qui a vu le tragique revenir sur le sol français revient à ces idées de nation et je crois pour ça que ces idées sont éternelles et que oui, il y a une génération française de patriotes prêtes à se lever. J'ai été très frappé de voir dans mon parti prête à se lever et prête à à s'armer aussi, c'est-à-dire à aller presque se former au combat prête à se défendre être se mettre au service de la nation, pas à s'armer.

Oui. Pas pas à s'armer à on ne sait qui, mais vous connaissez le dicton. Euh qui veut la paix prépare la guerre.

Vous savez qu'en Suisse, il existe encore une conscription obligatoire. Si on parle trivialement, la Suisse est armée jusqu'aux dents parce qu'ils connaissent le prix de la paix. Et donc, c'est la raison pour laquelle ça n'est pas vaat en guerre de dire qu'on a un devoir de puissance, de dire qu'on doit s'armer.

Je trouve par conséquent que c'est une bonne idée ce service militaire volontaire. Je regrette qu'Emmanuel Macron est tergiversé pendant 8 ans avec le le fameux service civique universel qui a été ruineux dont la cour des comptes nous dit qu'il aurait coûté 10 milliards d'euros par an s'il avait été appliqué à toute une génération. Ce qui ce qui est loin d'avoir été le cas.

Heureusement absolument. Et heureusement et heureusement qu'on l'abandonne avant même de l'avoir mise en œuvre. Mais c'est dire le caractère ératique de la politique d'Emmanuel Macron jusque-là sur le sujet.

En revanche, sur ce point-là, je crois que c'est un événement majeur de voir le patriotisme qui revient dans la jeunesse. Je l'ai observé en tant que responsable politique chez Reconquête parce qu'on est un parti jeune. Jeune seulement parce que le parti n'a que 3 ans, mais jeune aussi par sa moyenne d'âge.

Il y a énormément de jeunes. Et je pense que monsieur Duamel, je vous ai entendu faire ces ces analyses lors de la campagne d'Éric Zemour où vous remarquiez à quel point les jeunes étaient présents dans les meetings, ce qui est très rare en principe en politique, essaie toujours d'être honnête. Vous l'êtes parfois.

Ce qui est très rare en principe en politique qui est un un milieu qui attire des personnes âgées qui ont en principe plus de temps et nous on a cette chance d'avoir une jeunesse très engagée qui prend de son temps, qui vient militer, qui vient s'engager que d'ailleurs je remercie. J'avais vendu un débat musclé mais je vois déjà Alain Diamel conquis par Sarahfo. Non non non non.

Bah par Sarah Knafo, j'ai pas de raison de ne pas être conquis pour elle. Elle était elle est brillante, elle est intelligente et elle dit elle sait ce qu'elle dit. Donc euh bon pourvu qu'il y en a d'autres dans tous les partis.

Hm. Bon, pour en revenir à ce qu'elle disait, euh je vais je vais pas faire l'apologie de son parti dont je ne partage pas les idées. Elle le sait très bien.

Pas parce que chacun a ses propres idées que les miennes. Oui. Quel quelles idées vous cherch par exemple ?

Non, je vais pas vous faire je vais pas vous faire un autoportrait. Je pense que les gens ont plutôt envie d'entendre ce qu'on peut échanger que de savoir bon et en plus accessoirement s'ils veulent savoir ce que je pense, ils ont qu'à m'écouter ou me lire, hein. Donc franchement, c'est pas un secret.

Bon, mais j'en reviens à l'essentiel de ce que vous disiez. Que dans votre parti, ce soit un parti où il y a des patriotes et des patriotes fervant et jeune. Oui.

Oui. Je ne vous dirai pas le contraire parce que je sais que c'est la réalité. Donc je ne vous dirai pas le contraire.

Que vous en ayez le monopole, moi ce qui m'intéresse vous, c'est normal, vous vous intéressez à votre parti. Moi je moi je m'intéresse à l'ensemble de la population et en l'occurrence puis c'est ça dont on parle des jeunes pour moi c'est un grand sujet de satisfaction de voir que l'idée de patrie est quelque chose de populaire chez une très forte majorité he plus de 70 % de jeunes et que quand ils regardent quand on demande quelle est l'institution en France pour laquelle on a le plus de respect c'est l'armée et je reviens c'est de ce point de vue Je suis pas en désaccord sur l'idée de génération. Je reviens à ce que moi j'ai connu, c'est-à-dire quand j'avais votre âge à toutes les deux.

Quand j'avais votre âge, il y avait entre la jeunesse, la défense et la patrie, il y avait un abîme. H aujourd'hui, il y a un pont. Et ben, j'aime mieux le pont que l'abîme.

Qu'est-ce que vous voulez ? Alors, si si je puis me permettre, c'est parce que ma génération a beaucoup payé des erreurs de la vôtre et qu'on a vu ce que ça créé dans la société. C'est possible.

Je crois que je crois que c'est c'est ça. Et on a senti qu'on nous avait en réalité désarmé. Quand je disais tout à l'heure, on croyait qu'on pouvait enfin engranger les dividendes de la paix et on se disait plus de guerre maintenant qu'il n'y a plus lieu RSS, on aura plus jamais la guerre sur le sol européen.

On le croyait avec une grande naïveté. Donc on a accepté de se désarmer moralement, intellectuellement et militairement, de miser beaucoup moins dans notre défense. Nous, ce qu'on disait dans notre programme de 2022, c'est qu'il fallait aller jusqu'à 70 milliards de dépenses militaires à horizon 2030.

Je suis ravie de voir que le gouvernement l'a fait avec Sébastien Lecnu lorsqu'il était ministre des armées. On est aujourd'hui à 66 milliards dans le projet de loi de finance pour 2026, ce qui est positif mais que de temps perdu. Quand on est une nation, on a un devoir de puissance.

Pour notre part, je dis nous en parlant de tous les Européens, on a cru qu'on était désormais protégé sous le parapluie militaire américain, qu'on aurait plus jamais à investir pour notre propre défense, qu'on serait advitam une sorte de colonie qui serait protégée par le grand frère américain. Ce que j'ai dit lorsque Donald Trump a été élu et je me suis rendu à Washington, j'ai dit l'élection de Donald Trump va offrir un boulevard aux Européens et aux Français en particulier parce qu'ils vont enf Vous étiez pas dans l'avion pour aller voir Donald Trump justement et cette j'étais même à Washington et c'est depuis Washington, je me souviens, c'était à votre antenne, j'ai fait un dlex avec BFL et j'ai dit cette élection en tant que français nous offre un boulevard parce que le reste des Européens va comprendre qu'ils ne peuvent miser que sur eux-mêmes pour se protéger. Notre devoir de puissance, nous l'avons à l'échelle nationale.

Je dis même pas européenne, à l'échelle nationale. Chaque nation a le devoir de se protéger elle-même. Et on comprend bien souvent à ses dépends tout ce que ça coûte lorsqu'on a délégué sa survie.

Parce que la défense d'une nation, c'est sa survie. D'accord. Enf.

D'accord. D'accord. Ça veut dire je vous ai écouté attentivement.

C'estends euh d'abord comme vous connaissez très bien les chiffres, vous savez que les efforts militaires depuis que Emmanuel Macron est président depuis le début hein ont été considérablement accru surtout depuis sa réélection et après la guerre depuis depuis le début depuis le début ils ont été depuis le début ils ont été accrus alors je suis d'accord ça a été une croissance progressive mais elle a toujours existé ensuite que que le la disparition si je puis me permettre, c'est faux. Et vous vous souvenez comme moi de la démission du général de Villier. Vous vous souvenez comme moi qu'il a démissionné juste quand Emmanuel Macron a été élu parce qu'il observait qu'il y avait un désinvestissement d'Emmanuel Macron dans la défense et le boom date de la guerre en Ukraine quand Emmanuel Macron s'est aperçu.

Non non euh je me rappelle très bien l'épisode Villier. Évidemment l'épisode viller Emmanuel Macron arrivé hein. Vous vous rappelez des dates ?

C'était son projet de loi de finance qu'il avait Bah oui il a il arrivé. Bon et euh il y avait le début d'un mouvement qui n'a cessé depuis de s'accentuer qui est de donner et moi je j'approuve ce mouvement-là de plus en plus de moyens à la défense même si ils sont encore très insuffisants. Bon à partir de ça à partir de ça l'idée selon laquelle le l'écroulement de l'empire soviétique c'était la fin de tous les périls, c'est une idée que je n'ai personnellement jamais partagé.

Hm hm. Bon, quel est euh était l'idée qui dominait pendant disons 20 ans ? Oui, c'est vrai, ça a été l'idée qui dominait.

Bon, en revanche que l'arrivée au pouvoir de Trump, enfin le retour au pouvoir de Trump et le fait que il ait vis-à-vis de l'Europe un mépris proclamé, je me suis dit également, là je suis pas en opposition sur ce point que Attendez, laissez-moi développer mon raisonnement. Bon, que euh c'était l'occasion de progresser, alors ça c'est mon point de vue, je dis pas que c'est la vérité, à la fois sur le plan de la défense nationale et sur le plan de la coopération européenne ou si les Américains le veulent bien Atlantique. Alors sur sur ce [rires] petit peu parce que là il est déjà il reste 10 minutes moins de 10 minutes à l'an et là mais c'est c'est parce que c'est très intéressant de débattre avec elle.

Je vais donner deux phrases sur ce sur cet aspect de la défense européenne. Oui, il peut y avoir une défense à l'échelle du continent. Oui.

Mais je crois que la France doit en être le leader. Je m'explique. Nous sommes les seuls du continent à avoir une industrie de défense souveraine de A à Z.

Si je vous prends un exemple, c'est notre sous-marin nucléaire, le suffrin. Il faut un million de pièces pour construire un tel sous-marin nucléaire. de la première à la 1 millione, elles sont toutes françaises, toutes souveraines.

C'est-à-dire que cet outil-là, lorsqu'il est lorsqu'il peut être acheté, tout comme un rafale acheté par l'étranger, ils peuvent acheter souverain. À l'inverse lorsqu'ils continuent d'acheter américain comme ils le font aujourd'hui. Vous savez que lorsque vous achetez américain, même si vous n'avez qu'une seule composante américaine dans un équipement de défense, en réalité vous ne le possédez pas parce que les États-Unis sont maîtres de la mise à jour et même maître de l'utilisation opérationnelle.

C'est vraou que ça nous c'est vrai. C'est vrai que quand on a des F15 américains et qu'on veut les utiliser, il faut avoir l'autorisation. Allez pour varier un peu les sujets, on va parler de l'Union des droites.

Attendez. Oui. Bah oui, mais écoutez, alors après le Non, mais alors je peux pas lui répondre en clair.

L'Union des droites, moi j'en parle tous les jours. Alors si on peut si on peut finir sur sur intéresse aussi les Français d'avancer dans la discussion et de varier les sujets, la défense de leur nation aussi. Alors juste ça, acheter des F35 plutôt qu'acheter des rafales, c'est finalement continuer d'être soumis aux Américains.

Alors un, qu'on ait une armée, une petite armée à l'échelle de l'univers, on est mais de bonne qualité. Oui, exceptionnellement qu'on est euh bah oui, d'ailleurs elle l'a prouvé à de nombreuses reprises et elle est admirée par tout à cause au Indonésie. Je suis d'accord et je m'en félicite.

Bon, deux, que on est une industrie d'armement. Oui, on a la première industrie d'armement d'Europe. Elle n'est pas complète, elle n'est pas surtout, ça n'est pas vrai dans tous les domaines.

Et on voit très bien que les Allemands sont en train d'essayer de tout faire pour rattraper Dard les choses et de nous prendre quelques marchés au passage et puis que d'autres qui se disent pour la défense européenne sont en même temps ceux qui achètent aux États-Unis et exclusivement aux États-Unis. Bon, nous je reconnais que nous sommes différents et je le je m'en félicite et je dis que ça au moins ça a été une tradition plus ou moins bien défendu selon les mandats présidentiels mais qui a persisté. Donc la France a une originalité.

Bon en plus elleu Macron peut beaucoup faire aujourd'hui c'est-à-dire ne pas accepter le programme actuel qui va permettre d'acheter américain avec de l'argent public européen. Oui bah il se bat pour ça. Bah malheureusement pas assez.

On entend pas la voix français. On on devrait l'entendre davantage et il devrait convaincre puisqu'il se tar d'avoir de bonnes relations à l'international, il devrait convaincre les chefs d'état européens d'acheter français parce qu' acheter français c'est acheté soir. Je suis d'accord. plus notre armée sera puissante, puis notre industrie de l'armement sera opulente, mieux ça vaudra pour tout le monde.

Nous sommes mis d'accord. Non mais c'est c'est c'est mieux pour tout le monde mais il n'empêche il se trouve que nos partenaires ont dans leur gène un côté leur gène biographe un ont en fait une tradition atlantique américaine et et un esprit que Dieu merci aucun président français n'a vraiment accepté de subordination et de dépendance vis-à-vis des Américains que nous n'avons pas et que Emmanuel Macron n'a pas davantage que les autres Et je suis d'accord sur le point, s'il arrive à convaincre d'autres Européens d'acheter plutôt français ou en tout cas européens qu'américain et ben c'est très bien. Et ben formidable.

Avançons donc Jordan Bardella très haut dans les sondages, bien plus haut que Reconquête qui est à 3,5 %. Est-ce que vous pensez que le parti Reconquête devrait rejoindre Jordan Bardella le Rassemblement national ? Oh, pas du tout.

Je pense que euh l'idée qui aura à terme une union des droites dont je ne sais dont je sais où elle commencera mais dont je ne sais pas où elle se terminera, euh j'allais dire que mon souhait n'est pas que la droite de la droite et que l'extrême droite se se marie et se renforce. C'est pas du tout mon souhait. Mais que ça soit une logique politique, si je serais hypocrite, si je vous disais que ça n'est pas une logique politique.

Mais c'est un fait que aujourd'hui il y a des forces de droits classique disons très durci qui sont pas toute la droite classique mais qui sont une partie de la droite classique disons pour dire les choses qui ait des petits partis comme reconquête qui ont toujours été pour l'union des droites et qui est le petit ciot et l'énorme rassemblement national. Et ben oui, c'est c'est bien pour ça qu'on se trouve dans la situation dans lequelle on se trouve. Est-ce qu'ils arriveront à se mettre d'accord ?

Je n'en sais rien. Je sais qui dans leur rang a envie que ça se produise et qui n'en a pas du tout envie. Qui bon bah au Rassemblement national, il y a beaucoup de gens qui considèrent que ils sont des éléphants et que les autres sont des moineaux et qu'ils auraient bien tort de s'allier avec des moineaux alors que les moineaux sont obligés de les suivre et et même de voyager sur leur dos.

Bon euh est-ce que ça veut dire qu'il doit pas y avoir de débat intellectuel entre eux ? Si, je pense qu'il doit y avoir un débat intellectuel. Euh il se trouve que souvent la qualité du débat intellectuel n'a pas grand-chose à voir avec les espérances de vote.

Bon, dans la situation actuelle, c'est le cas. Alors euh sur les sondages, le fait qu'on soit petit et cetera. Donc oui, dans ce sondage que vous avez cité, les scores sont ce qu'ils sont.

Rappelons que pour un sondage que vous aviez commandé sur BFM, on était plutôt à 6 et demi. Hm hm. C'est-à-dire que entre 3 et 6 %.

À 6 et même, c'est-à-dire dans la marge d'erreur avec Bruno Retaillot euh supérieur au score de Laurent Voquy et cetera. Donc euh un parti qui certes est appelé à grandir et c'est ce que j'espère. Comme je vous disais tout à l'heure, on a un parti jeune.

Si vous regardez nos voisins italiens, Mélonie était à 2 %, Salvini était à 35. Aujourd'hui, qui est premier ministre de l'Italie ? C'est Georgia Mélonie et les rapports de force sont totalement inversés.

Donc la vie politique est longue, les choses peuvent aller très vite. Elle a mis 4 ans pour totalement inverser le rapport de force. Les choses vont vite.

Et quand on a vécu la campagne présidentielle que nous avons vécue, à savoir passer de 1 à 19 puis de 19 à 7 %, on sait que personne n'est propriétaire de ces voies et que ceux qui s'imaginent que les électeurs leur appartiennent sont appelés à être beaucoup déçus dans leur vie politique. Une fois qu'on a dit ça, que signifie l'énorme score aujourd'hui du Rassemblement national ? À mon sens, il signifie une chose, c'est que vous avez au moins 35 % des Français qui sont prêts à tous les sacrifices politiques pour qu'enfin quelqu'un arrête l'immigration.

C'est-à-dire que vous avez des gens qui se disent peut-être que le Rassemblement national est socialiste, mais je suis même prêt à tirer un trait sur mes convictions économiques parce que pour l'instant le Rassemblement national est le parti le mieux placé pour lutter contre l'immigration. On le voit à longueur de sondage, c'est leur préoccupation numéro 1. Donc la seule question qu'il se pose aujourd'hui, c'est quel est le parti le mieux placé pour me permettre d'arrêter l'immigration ?

Mais on s'aperçoit que ce choix-là s'accompagne de beaucoup de sacrifices. On sacrifie un parti qui ne parle jamais d'école, un parti qui ne parle jamais de la lutte contre le wquisme, un parti qui a inventé à l'Assemblée huit nouvelles taxes et qui a voté main dans la main avec le Parti socialiste pour en inventer de nouvelles. Un parti dont l'un des porte-paroles principaux se targue d'avoir permis au Parti socialistes de faire respecter ses promesses d'inventer un impôt sur la fortune financière.

J'en passe et des meilleurs. Donc nous ce que nous proposons à Reconquête, c'est de dire aux électeurs, vous n'avez pas besoin de sacrifier une partie de vous-même. Vous pouvez lutter contre l'immigration tout en libérant notre économie.

Vous pouvez lutter contre l'immigration tout en redressant notre école. Donc voilà, voilà l'offre originale de reconquête qui, je dois l'admettre se propose un objectif très ambitieux qui est de briser un monopole vieux de 50 ans. Ça fait 50 ans que le rassemblement national d'acord.

Il faut que je réponde. Je réponde parce que c'est notre objectif très ambitieux. Bon alors que votre objectif soit ambitieux, il est ambitieux incontestablement que ça signifie qu'il faut complètement renverser une situation qui existe aujourd'hui.

Ce qui veut pas dire que ça sera qu'elle sera l'identique dans 18 mois. Évidemment, c'est ce que c'est normal que vous souhaitiez ça. Euh que l'immigration joue un rôle central dans le vote en faveur du Rassemblement national.

C'est évident, mais ça n'est pas suffisant comme réponse puisque vous aussi vous avez vis-à-vis de l'immigration des thèses extrêmement parallèles. Donc ça n'est pas ça qui est la seule explication. Et chez ceux qui veulent voter pour le Rassemblement national, il y a l'immigration, il y a aussi un malvivre, il y a aussi des zones de pauvreté, il y a aussi des gens qui se sentent maltraités, il y a aussi des des gens qui ont le sentiment de ne pas être écoutés et cetera.

Tout ça joue ? Est-ce que ça ouvre la possibilité d'une véritable compétition entre ce que vous êtes et ce qu'est le ressemblement national ? Si on regarde ça aujourd'hui, la réponse c'est non.

Non, mais quand on comme vous la connaissez, vous savez que la réponse est oui. Non, mais non, parce que on on a d'un côté quelqu'un qui est sensiblement plus fort que l'autre. Mais non aussi, et ça c'est plus important et plus ennuyeux pour vous parce que le courant qu'il y a est en faveur du Rassemblement national.

Autrement dit, ça n'est pas du tout un parti, je ne m'en réjouis pas hein, mais ça n'est pas du tout un parti qui stagne, c'est un parti qui progresse et pour vous c'est beaucoup plus difficile de rivaliser avec un parti qui progresse qu'avec un parti qui stagne. Or, il progresse. Alors, est-ce que ça veut dire que vous ne pourrez pas progresser ?

J'ai suivi toutes les élections de la 5e République. Donc je sais très bien que 18 mois à l'avance, c'est complètement stupide de dire que ça sera comme ça dans 18 mois. Il peut se passer 10000 choses.

Il peut y avoir des talents qui surgissent. Il peut y avoir des personnes qui s'imposent. Il peut surtout y avoir des événements considérables.

Bah, on a bien vu d'ailleurs c'est c'est tout près de tous de nous tous ça. On a bien vu que l'élection présidentielle de 2022 a été complètement modifiée parce qu'il y a eu l'Ukraine. Bon, donc un événement peut évidemment bouleverser ce qui se passe et et donc les choses ne sont pas fixées.

Reste qu'aujourd'hui il y a à l'extrême droite un éléphant et un moineau à la droite à la droite. Mais non, mais ça c'est votre thèse. Moi je je j'endosse ma thèse si j'ai le droit.

Euh il y a un éléphant et un moineau. Il se peut qu' pas de thèse on parle de vérité. Il y a une vérité il se peut qu'il y ait plus de cervelle dans un moineau que dans un éléphant.

Ça peut arriver. Je je vous remercie du compliment. Je pense que ça n pas une affaire de de cervelle mais de conviction.

Donc comme je vous l'ai dit, nous avons des convictions différentes. Nous sommes deux parties différents. Je vous réponds sur la question de l'Union des droites.

Effectivement, on allie gens qui par définition sont différent. Sinon, on parle pas d'une alliance, on parle d'absorption. L'objectif, ça n'est pas que demain le RN soit absorbé par un tel ou que nous soyons absorbés par un autre.

Absolument pas. Une alliance doit respecter toute la diversité des convictions pour que chacun puisse s'y retrouver, pour que les électeurs s'y retrouvent. Donc, vous l'avez dit, chez Reconquête, nous sommes favorables à l'Union des droites.

Aujourd'hui, nous sommes quasiment les seuls à à la défendre. Et je dis quasiment les seuls car j'observe il y a Marian Maréchal aussi qui appelle à l'Union des droites. Oui, vous avez raison mais j'observe que ça bouge que j'allais y venir.

Nous sommes quasiment les seuls mais vous avez des gens qui bougent et je pense notamment à un David Lissenard ou à un Laurent Voquier qui par leur proposition de primaire permettent un premier pas d'y le mot de la fin. Vous y croyez à cette union de de cette capacité faire le grand écart entre ses droites. Alors alors à l'union depuis LR inclue jusqu'à Sara Knafo par exemple, je ne suis pas sûr que ce soit aujourd'hui l'hypothèse la plus vraisemblable qu'elle soit [musique] complètement exclue non au stade où on en est à 18 mois on peut rien exclure.

Si si on m'avait dit il y a 18 mois puisque l'élection est dans 18 mois. Si on m'avait dit il y a 18 mois, voilà ce que seront les tests d'un certain nombre de dirigeants des républicains qui descendent du gaulisme et souvent du gaolisme social. Peut-être que j'aurais été assez bête pour Ricanet.

Merci Alain, merci Sarahnafo. Bon courage pour le ce grand écart de l'Union des droites. On espère que vous avez beaucoup de souplesse.