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InterviewUgo Bernalicis· 10 novembre 2025 7 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeSécuritéInstitutions & élections

Libération de Nicolas Sarkozy : Ma réaction

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Votre réaction à la libération de Nicolas Sarkozy sous conditions ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi parler des 49% de détenus non libérés ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Faut-il revenir sur la détention provisoire ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'interdiction de contact ne s'applique pas à Macron ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je salue Hugo Bernalicis de la France insoumise, député du Nord qui est avec nous. Euh merci beaucoup d'accepter de répondre à quelques-unes de nos questions. Vos votre réaction tout d'abord, on a pris donc la la libération la remise en liberté de Nicolas Sarkozy mais sous conditions judiciaire avec notamment l'interdiction d'entrer en contact avec le ministre de la justice.

Non, mais tant mieux pour lui si il peut être mis en liberté et et d'abord dire que je m'étonne que on ne parle pas des 49 autres % de personnes qui sont en détenu provisoire à la maison d'arrêt de la santé qui pour beaucoup font des demandes de mise en liberté et non pas les délais qu'a obtenu monsieur Sarkozi. Il y en a un particulier qui est dans l'affaire de de monsieur Sarkozy lui-même qui n'a pas été remis en liberté, c'est Alexandre Jouri qui continuera d'être bah dans la dans la détention. Visiblement, il présentait pas les mêmes garanties que que l'ancien président de la République.

Oui, mais c'est bien ce que ce que ce que je suis en train de dire, c'est qu'il y a un traitement un peu un peu particulier qui est réservé à monsieur Sarkozi. Moi, j'ai rencontré quand j'ai fait ma visite de la de la détention quand monsieur Sarkozy était lui-même euh une personne de 75 ans en détention provisoire dans l'attente de son procès, hein, donc présumé innocente cette personne et qui était pour là pour association de malfaiteurs, un chef d'entreprise. Euh bon, et lui va encore passer de nombreuses journées à la maison d'arrêt de la santé dans une maison d'arrêt où il y a 190 % de surpopulation.

Donc vraiment je je je j'aimerais qu'on qu'on ait aussi une attention pour toutes ces personnes qui ne sont pas Nicolas Sarkozi qui pourtant ont vécu les mêmes la même détention euh euh que lui. Quant à Gérald Darmanin, oui, bon effectivement en en réalité euh il a fait usage de de de sa qualité de ministre pour aller voir spécifiquement Nicolas Sarkozi. Il aurait dû normalement en toute logique demander un permis de visite s'il n'était pas là pour s'occuper des 190 % de taux d'occupation. s'il n'était pas là pour s'occuper du fait qu'il y a un problème avec 49 % de gens qui sont en détention provisoire à la maison d'arrêt de la santé, il aurait dû passer par cette demande comme n'importe quel comme n'importe quel citoyen.

Donc effectivement, il faut que monsieur Darmanin cesse d'intimider l'autorité l'autorité judiciaire. Voilà. Après, je je me demande comment l'autorité judiciaire elle-même va faire pour vérifier qu'il n'y ait pas de de contact entre Nicolas Sarkozy et Gérald Darmanin.

Euh voilà, je je je suis partagé par cette décision parce que vraiment je moi je ne suis pas pour que les gens soient détenus provisoirement en l'attente de leur procès. Justement, est-ce que globalement il faudrait revenir là-dessus ? On entend plusieurs partis politiques notamment he qui demandent qu'on qu'on revienne bon sur le concept de détention provisoire mais plus précisément sur l'exécution provisoire.

Est-ce que vous le législateur selon vous devrait revenir là-dessus ? Oui. Et et j'ai j'ai envie de vous dire moi, ça fait 8 ans que je dépose des amendements sur ces sujets-là, notamment pour lutter contre la surpopulation carcérale.

Et ça fait 8 ans que la droite dans l'hémicycle ne veut pas en discuter, ne veut pas en parler, parle de laxisme et cetera. Bah voilà, maintenant ça arrive à l'un des leurs, ils ouvrent les yeux et j'espère que ils n'ouvriront pas les yeux que pour des cas particuliers, des critères spécifiques, mais pour toutes les personnes, tous les êtres humains qui seront privés de liberté de la sorte dans l'attente de de leur jugement. Si on pouvait ressortir grandi de cette séquence pour tout le monde et pas juste pour monsieur Sarkozi, je pense que je pense qu'on aurait on aura fait œuvre utile parce que j'ai vu aussi des personnes de droite expliquer sur des plateaux télé que monsieur Sarkozy et les gens comme comme lui n'étaient pas fait pour la prison.

Euh c'est insupportable d'entendre des choses comme comme celle-là. Voilà, les les les personnes doivent être considérées à égalité. C'est ça l'esprit de de la loi.

Donc mais on a entendu aussi Jean-Luc Mélenchon dans dans votre courant hein. On a entendu aussi Jean-Luc Mélenchon dire par exemple que finalement des gens qui ont été élus au suffrage universel, la sanction ça devrait plutôt être la sanction du peuple, pas la sanction de la justice. Là vous n'êtes pas sur la même longueur d'onde.

On imagine, on entend en tous les cas. C'est ce ce n'est pas ce n'est pas euh exactement le même sujet parce que là on est vous m'emmenez sur l'inéligibilité. C'est pas le cas, c'est pas de ce dont on discute avec monsieur Sarkozi.

Moi je vous parle de de du du fait d'être enfermé, d'être privé de liberté. Euh qu'on réponde de ces actes à à jusqu'à preuve du contraire, l'inéligibilité n'est pas une privation euh de liberté comme la prison. euh elle interroge, elle pose euh des questions et peut-être qu'on pourrait se poser davantage de questions sur les délais de la justice.

Euh finalement, madame Le Pen pourra avoir un procès avant la date euh de l'élection présidentielle, donc elle sera fixée euh sur euh sur ce sujet. Encore une fois, quand on voit les délais de la justice, le nombre de mois, parfois d'années que que passent les personnes en détention provisoire, c'est plutôt ça qu'il faut régler au fond. euh au-delà du principe même de l'exécution provisire de la détention provisire sur les délais de la justice, on n'en serait pas là s'il y avait les moyens à la hauteur.

Alors vous savez, on vous expliqué qu'on avait donné des moyens en plus pour la justice et cetera et ben, on est on est loin loin loin loin du compte. Ce qui fait qu'à la fin, on finit par avoir une justice euh concrètement, une justice qui est deux classes, une justice pour les puissants et une justice pour les pauvres. Voilà, vous en avez la démonstration la plus éclatante aujourd'hui avec euh euh la remise en liberté euh de de Nicolas Sarkozy euh avec le petit supplément camouflé pour euh pour Gérald Larmanin euh qui a essayé encore une fois de mettre la pression sur l'institution judiciaire.

Peut-être y est-il arrivé d'une certaine manière vu la décision qui a été prise. Une question d'Anthony Lebos gouvernalisticiste. Oui.

Bonjour monsieur le député. Vous avez posté un message sur les réseaux sociaux il y a un petit peu plus d'une demi-heure et vous avez notamment évoqué l'interdiction pour Nicolas Sarkozy d'entrer en contact avec l'actuel ministre de la justice, Gérald Darmanin, et vous posez cette question à la fin de votre message. Vous dites ceci.

Dès lors, une interrogation s'impose. Pourquoi cette interdiction n'a-t-elle pas été étendue au président Emmanuel Macron lui-même ? Pourquoi posez-vous cette question ?

Mais parce que en fait il y a deux personnes qui ont qui sont censées être garantes de l'indépendance de la justice. D'ailleurs même en réalité, il n'y en a qu'une seule euh du point de vue de la Constitution, c'est Emmanuel Macron. He il y a un article de la Constitution qui prévoit qu'il est le garant de l'indépendance euh de la justice.

Et comme vous l'avez dit tout à l'heure sur votre plateau, Emmanuel Macron a reçu aussi Nicolas Sarkozi. il fait partie de ses soutiens, il fait partie de ceux qui peuvent poser problème pour la suite du procès. Ce n'est pas la première fois qu'Emmanuel Macron et et est comment dirais-je pris la main dans le sac.

Il y a eu déjà le Conseil supérieur de la magistrature qui l'avait qui lui avait demandé de rester à sa place lors d'un procès précédent. Donc on peut se poser la question et je crois que l'autorité judiciaire est encore malheureusement frileuse et n'a pas n'a pas coupé le cordon avec l'exécutif. Mais du fait de sa construction, vous l'avez rappelé, le parquet est soumis à l'autorité hiérarchique du ministre garde des SAAU et donc en définitive aussi du chef de l'État.