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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 1 avril 2026 26 min

Max Brisson : « En France, on fait des subventions pour calmer la colère »

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. D'abord on regarde les unes de la presse régionale. Trois titres qu'on a sélectionnés qu'on va regarder ensemble. La une de presse océan, prix de l'essence, la tension monte, mobilisation des routiers, crainte d'un être gain, de l'inflation au printemps, poids du carburant dans le budget de nombreuses familles, l'inquiétude grandit. La deuxième une c'est celle des dernières nouvelles d'Alsace et ça concerne les régions. Sortie de l'Alsace du Grand Est, le roi lance la contre-attaque.

C'est le président de la région Grand Est, Franck Leroy, qui critique sur le fond et sur la forme la proposition de loi qui vise à faire de l'Alsace une collectivité à part entière. Elle est examinée à l'Assemblée nationale. Franck Leroy qui dénonce un bricolage institutionnel. Et puis autre sujet à la une du journal l'Alsace, cette fois ce sont ces communes qui rallument la lumière. Il en a été beaucoup question lors de la campagne des municipales. Oublier l'écologie, abandonner l'économie financière. Après les municipales, plusieurs communes font donc le choix de rallumer l'éclairage public. Raison invoquée, la lutte contre le sentiment d'insécurité.

De quelle une avez-vous envie de nous parler ?

1:11
Locuteur 2

Je vais vous surprendre parce que je vais prendre la une la plus éloignée de mon territoire. Je vais vous parler de l'Alsace et du Grand Est. Moi qui suis un élu du Pays Basque et peut-être parce que je suis un élu du Pays Basque. Ces grandes régions créées à l'époque de François Hollande, souvent n'ont aucun sens. Je ne dis pas qu'il fallait tout remettre à plat. Je ne dis pas qu'il fallait tout refaire. Mais franchement, quand on a créé des régions sans âme, sans histoire, sans cœur, obligatoirement le système politique français ne fonctionne plus. Les Français ont besoin de retrouver de la clarté. Vous savez, la participation au vote, c'est souvent... Je sais à quoi sert mon vote.

Je sais ce que font les gens. Quand je ne sais pas, quand je ne comprends pas, je m'abstiens. Je crois que le retour à la vie politique, c'est le retour aussi à des territoires qui ont des projets, qui ont de l'identité. Moi, je suis élu d'un territoire qui a une très forte identité. Le Béam comme le Pays Basque. Et je ne crois pas à ces régions technocratiques qui ne représentent pas grand-chose. Alors, je ne dis pas qu'il faille revenir en arrière. Mais en tous les cas, donner un peu plus de liberté et réorganiser le territoire. En fonction des réalités, c'est certainement un des grands enjeux dont on ne parle assez peu depuis Paris. Parce qu'à Paris, on a une vision très techno.

Vous savez, Mirabeau avait créé des départements. Au cordeau et à l'équerre. Aujourd'hui, on le fait avec des modèles numériques. La réalité de la vie, ce n'est pas des modèles numériques. Et l'Alsace, c'est un territoire qui a une très forte identité, que moi, j'aime beaucoup. Excusez-moi.

2:32
Présentateur

Mais vous souhaitez que l'Alsace redevienne l'Alsace et qu'elle sorte du Grand-Est ?

2:34
Locuteur 2

En tout cas, c'est aux Alsacières et aux élus et à la population de l'Alsace et du Grand-Est de dire les choses. Et au Parlement. Ce que je voudrais vous dire, c'est qu'il n'y a qu'en France qu'on peut faire disparaître une région avec une si forte identité, avec une histoire si particulière, avec un rapport à la France si particulier, comme ça, d'un trait de plume un soir à l'Élysée. À l'Élysée, toujours à l'Élysée. On bafoue des siècles d'histoire et de rapports si particuliers. Alors, je n'ai pas de solution à dire ni à mes amis du Grand-Est, ni à mes amis des Alsacières. C'est à eux de faire vivre ce débat.

Mais moi, je crois profondément à la liberté et au jardin à l'anglaise où on peut s'organiser en fonction des réalités.

3:16
Présentateur

Ce qui n'est pas toujours le cas au Sénat. Où il y a une peur aussi au Sénat que soit disloquée l'unité de la République en donnant trop de pouvoir aux régions à fortes identités.

3:24
Locuteur 2

L'unité de la République, elle est menacée sur des territoires qui se séparent de la République. C'est certainement pas le cas des Alsacières. Et croyez-moi d'ailleurs, ce n'est pas le cas des Basques non plus.

3:33
Présentateur

Allez, on va parler des prix du carburant. Et on le voit, la colère qui est toujours présente. Et l'inquiétude aussi de ces Français qui ont de plus en plus de mal à faire leur plein. Ça impacte leur portefeuille. 70 millions d'aides annoncées par le gouvernement, uniquement pour les secteurs les plus touchés. Est-ce que pour vous, le gouvernement prend les bonnes mesures ?

3:50
Locuteur 2

Il y a des urgences avec des professions qui sont particulièrement affectées. Les transporteurs, les pêcheurs, les agriculteurs. Mais sauf qu'il ne faut qu'un jour on sorte de ce pays. Ce sera l'enjeu de l'élection présidentielle d'une politique du chèque que le président Macron a largement institutionnalisé. Aujourd'hui, un problème, on demande une subvention. C'est-à-dire qu'on demande un chèque et on demande à creuser le déficit du budget et donc la dette de l'État. Je crois qu'à cette élection présidentielle, on propose aux Français un autre modèle qui est d'ailleurs le modèle des pays européens.

À chaque fois qu'il y a un problème, en France, on fait une subvention pour calmer la colère. On la calme très provisoirement. On ne règle pas le problème de fonds. Et on creuse structurellement le déficit de l'État et la dette publique.

4:36
Présentateur

– Mais là, il fallait les aimer, les agriculteurs, les pêcheurs, les transporteurs.

4:39
Locuteur 2

– Oui, mais c'est la logique actuelle. On n'en sortira qu'avec une élection présidentielle et des réformes structurelles, des réformes de fonds. Si on taxe moins les professions, si on taxe moins l'initiative, si on taxe moins l'énergie déployée, on aura certainement des entreprises moins en difficulté. C'est parce que le système économique français est très faible que chaque crise crée ses tensions. Et la logique française aujourd'hui est institutionnalisée par le président Macron. Le quoi qu'il en coûte, ça a été un poisson, c'était une sorte de cancer de notre vie politique et économique. Alors aujourd'hui, la réponse, elle est par des aides.

Mais la réponse de même, c'est par des formes de structure. Et seule une élection présidentielle, avec de véritables débats, de véritables projets, nous n'avons pas eu d'élection présidentielle depuis longtemps, dit de ce nom, puisqu'il y a eu des événements qui fait que la dernière élection présidentielle a été enjambée par le président de la République. On voit le résultat aujourd'hui. Rien n'est réglé au fond. Et donc, on est dans une politique où on part au plus pressé. Et le président Macron et son gouvernement partent au plus pressé. Ça devient presque...

5:43
Présentateur

– Mais là, en attendant la présidentielle, on fait quoi ? – Alors, qu'est-ce que vous demandez ? Des baisses de taxes ou finalement, pas d'aide, on n'a pas les moyens ?

5:49
Locuteur 2

– Vous savez, je ne demande plus grand-chose à ce gouvernement qui gère les affaires courantes, comme on disait sous la quatrième publique. Et je me demande ce que mes anciens amis font dans ce navire en train de couler.

5:59
Présentateur

– Donc, les LR qui sont rentrés au gouvernement ?

6:01
Locuteur 2

– Les LR, non, il n'y a plus de LR au gouvernement. Ils ont été suspendus. – Ils ont été suspendus des LR. – On ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la Crémière. Ils sont là où ils sont, qu'ils y restent, qu'ils ont envie. Moi, en tout cas, je ne me sens pas concerné par le soutien à ce gouvernement et par l'agenda du président de la République et du Premier ministre.

6:17
Présentateur

– Autre sujet d'actualité, on l'a vu dans le journal là aussi, c'est les enseignants qui étaient mobilisés hier pour lutter contre les fermetures de classes, les suppressions de postes, suppressions de postes poussées et votées par le Sénat, elles étaient opportunes.

6:29
Locuteur 2

– Ces suppressions de postes, comme l'a dit le ministre de l'Éducation nationale, correspondent à un effondrement de la démographie. Il faut regarder les chiffres, il y a de moins en moins d'élèves, il y en aura de moins en moins. Si on avait projeté les chiffres de la démographie, ce n'est pas 4 000 postes qui auraient été supprimés dans le budget, c'est 8 000. Le rapporteur spécial du budget de l'Éducation nationale au Sénat, Olivier Paco, l'avait d'ailleurs montré et projeté dans les travaux de la Commission des finances du Sénat. Le vrai sujet, il est identique à celui dont on vient de parler, il est nécessaire de réfléchir à l'offre scolaire.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a une vision purement comptable, avec des tableurs et avec d'ailleurs une politique totalement obsolète, moi je l'ai souvent dénoncé, tous les ans, le ministère de l'Éducation nationale, c'est le seul, met en adéquation le nombre de ses usagers, que sont les élèves, par rapport au nombre des fonctionnaires qu'il met en face. On ne fait pas la même chose dans l'administration des impôts, ou dans d'autres administrations de l'État, on ne revient pas chaque année.

Donc il faut rentrer dans une projection sur plusieurs années, et il faut qu'on ait sur la ruralité en particulier, où c'est là que ça fait le plus mal, une vraie définition de quelle est l'offre scolaire la plus pertinente, en fonction des bassins de vie, en fonction de l'immobilité, en fonction du collège voisin, en fonction de la manière dont on utilise l'offre pédagogique pour faire la meilleure offre scolaire possible aux habitants et aux enfants de ce territoire. Cette réflexion n'a jamais eu lieu. Excusez-moi, on a fermé des classes, on a fermé des écoles depuis 30 ou 40 ans. Il y avait 70 000 écoles dans les années 80, il n'y en a plus que 50 000 aujourd'hui.

On a fermé des écoles sans vraiment réfléchir à l'offre alternative. Donc il faut changer là aussi le logiciel, il faut qu'on ait une vraie politique à partir sur l'offre scolaire en ruralité, et à partir de là de définir les besoins. Après j'entends les syndicats, ça fait 40 ans qu'on ne demande toujours plus de moyens.

8:21
Présentateur

Mais il y a aussi des territoires, il y a la baisse démographique à l'indéniable, mais il y a aussi des territoires où on ferme des écoles et il y a plus d'enfants par classe. Est-ce que ça c'est acceptable ?

8:30
Locuteur 2

Pas tant que cela. On n'est pas obligé de suivre le discours des syndicats. Cela fait 50 ans que les syndicats demandent plus de moyens. S'ils mettent plus de moyens sans réforme de structure, ça permettait à l'école française d'être performante, on le saurait. Plus de moyens, il y en a eu au cours de ces dernières décennies, cela n'a pas empêché la dégradation spectaculaire, l'effondrement du niveau de notre école. Il faut la repenser notre école, il faut repenser l'offre scolaire en termes d'organisation.

8:56
Présentateur

Mais est-ce qu'il faut la repenser en mettant moins d'élèves par classe ?

8:58
Locuteur 2

Il faut la repenser en termes d'organisation. Sur le territoire, il faut aussi la repenser en termes d'organisation. Le collège unique, vous pourrez y mettre tous les moyens que vous voulez, il est en train de s'effondrer. Donc excusez-moi, aujourd'hui l'école est dans une situation de crise. Je veux bien que les syndicats continuent de dire plus de moyens. Il serait temps aussi que les syndicats repensent l'école et non pas, comme on vient de l'entendre avec la manifestation, en demandant toujours plus de moyens. L'école a besoin d'une réforme profonde, d'une réforme partenariale, mais certainement pas de davantage de moyens, alors qu'il y a un effondrement démographique.

Elle a besoin de se repenser. Et là aussi, ça renvoie à l'élection présidentielle.

9:38
Présentateur

Et est-ce qu'il faut aussi augmenter le salaire des enseignants, des professeurs ?

9:41
Locuteur 2

Oui, certainement. À la fois le salaire indiciaire, le salaire structurel, et puis aussi le salaire en fonction des tâches menées, parce que tout le monde ne fait pas le même travail. Bien entendu, l'attractivité de l'école, elle passera avec des enseignants qui seront bien mieux dans leur basket. Mais ça fait partie aussi des réformes de structure. Ce n'est pas augmenter les enseignants pour les augmenter, c'est augmenter les enseignants par rapport aux missions qu'on va redonner à l'école, par rapport à la réforme de cette école.

10:07
Présentateur

Et aussi parce qu'ils sont bien payés que la moyenne des enseignants.

10:08
Locuteur 2

Bien entendu, mais ce n'est pas la seule raison. Bien sûr qu'il faut des professeurs qui soient bien payés, avec un métier qui soit attractif, mais pour réfonder l'école, pour réformer l'école. On prend la question par le petit bout, il est grand temps de la prendre de manière globale. C'est l'enjeu d'approcher de l'élection présidentielle.

10:25
Présentateur

Allez, on passe à l'actualité du Sénat. Faut-il interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans ? Promesse d'Emmanuel Macron, le texte s'était examiné hier, dans l'hémicycle, il a été voté. Mais sous condition, on voit ça avec vous Steve, est-ce que les enfants pourront encore accéder à Instagram et TikTok au mois de septembre ?

10:39
Invité

Vous l'avez dit, c'est une priorité d'Emmanuel Macron. Sont l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans dès la rentrée prochaine ? La députée macroniste, Laure Miller, a mis sur la table un texte qui a été adopté par l'Assemblée nationale au mois de janvier. Le principe est simple, l'accès à un service de réseau social en ligne fourni par une plateforme en ligne est interdit aux mineurs de 15 ans. Hier, le gouvernement a défendu cette interdiction pure et simple. Écoutez. Les réseaux sociaux ne sont pas conçus pour les mineurs. Mesdames et messieurs les sénateurs, le temps n'est plus à se demander si les réseaux sociaux sont dangereux ni de les hiérarchiser. Nous le savons.

Tous, je dis bien tous, tous les modèles de réseaux sociaux sont dangereux pour nos enfants et les exposent à des risques considérables pour leur santé et leur sécurité. L'interdiction orienne viserait les mineurs eux-mêmes et non les plateformes, contrairement à une loi votée en 2023, loi qui n'a jamais été appliquée.

11:38
Présentateur

Quelle est la position du Sénat ?

11:39
Invité

C'est un oui mais, oui au principe. Il faut interdire l'accès aux réseaux sociaux au moins de 15 ans, mais pas n'importe comment. Le Sénat propose un dispositif à double détente, selon la majorité sénatoriale. Certaines plateformes doivent être purement et simplement interdites après avis de l'ARCOM et arrêtées en Conseil des ministres. Mais d'autres doivent pouvoir rester accessibles aux mineurs à condition d'avoir obtenu l'autorisation des parents. Explication de la rapporteure centriste qui pointe les risques constitutionnels de la version macroniste du texte. Écoutez.

Les interdits en bloc génèrent, comme le souligne avec force le Conseil d'État, un risque constitutionnel, même avec les quelques exemptions prévues. Il n'y a aucune opposition entre notre texte et l'intention de Mme Miller comme celle du gouvernement, Mme la ministre. Au contraire. Alors, s'il y a une opposition entre la version du Sénat et la version du gouvernement, Max Brisson, le gouvernement dit que la version du Sénat est contraire aux droits européens. C'est faux ?

12:38
Locuteur 2

Il est possible que la version du gouvernement soit contraire à la Constitution. C'est vrai. On verra bien. Mme Le Hénard n'a pas de qualité particulière pour dire le droit et pour remplacer le juge constitutionnel ou le juge européen. Il y a eu une bataille technique. Moi, je vais vous dire dans cette affaire, ce qui est insupportable dans l'attitude du gouvernement, c'est l'agenda et le slogan. Quand on écoute Mme Le Hénard, elle est dans le slogan simpliste. C'est facile de dire, on interdit, on met une barrière à 15 ans et tout ce qui est en dessous de 15 ans, c'est interdit. Sauf que ce n'est pas possible. Pourquoi ce n'est pas possible ? Pourquoi ce n'est pas possible ?

Parce qu'il y a un droit européen que ce droit européen s'impose, que nous avons, nous, écrit, parce que nous sommes responsables pour beaucoup, nous avons écrit le texte avec Catherine Mourin de Sailly et la Commission, d'ailleurs de manière largement, pas unanime, mais très large, nous avons écrit le texte pour qu'il puisse être possible par rapport au droit européen, pour qu'il ne soit pas retoqué par la Commission européenne et qu'il ne soit pas retoqué par le Conseil constitutionnel. Parce que dans deux pays, ça s'appelle l'État de droit, il y a un équilibre entre la protection des mineurs et c'est un sujet majeur.

Oui, les réseaux sociaux peuvent être dangereux, pas tous, mais certains réseaux sociaux peuvent être dangereux pour les mineurs. Il faut donc protéger les mineurs et les libertés publiques et les capacités qu'a l'État, dans le cas de l'Union européenne, de s'adresser aux plateformes puisqu'on est dans le cas du droit européen. Je sais que c'est complexe, que c'est plus facile de faire du slogan comme vient de le faire la ministre Le Hénor. Le problème, c'est qu'elle répond à une commande qui est la commande du Président de la République. Le Président de la République veut donner un agenda. Vous êtes d'accord sur le principe de l'interdiction d'Emmanuel Macron ?

Non, je ne suis pas d'accord avec ce projet simpliste qui ne sert qu'à une effet d'annonce. Le Président de la République cherche le scoop, il cherche la caméra, il cherche à se mettre au soleil. Le Président de la République semble peu disposer aujourd'hui à comprendre la complexité du sujet. Il est dans le tract. Il est dans le simplisme. Donc moi, ce que je dis, c'est que nous avons écrit un texte qui est le texte faisable, qui va continuer la navette. Ah bien sûr, ça ne correspond pas à l'égétude du Président de la République puisque le Président de la République voulait un texte tout de suite. Au Sénat... Donc ce ne sera pas pour septembre ?

14:48
Locuteur 1

Non, ce ne sera pas pour la rentrée de septembre.

14:50
Locuteur 2

Le Président de la République a oublié une chose, c'est qu'il y a deux chambres. C'est qu'ici, nous sommes indépendants et que nous agissons et que nous agissons pour faire un texte qui soit un texte qui ne soit pas retoqué.

15:01
Invité

Vous en faites une affaire politique ?

15:02
Locuteur 2

Non, j'en fais une affaire de respect des institutions, de respect de la Constitution et de respect du droit européen. Je ne m'affranchis pas de ces règles. Donc clairement et nettement, moi je dis aux Français, nous voulons une majorité numérique, nous voulons protéger les mineurs mais nous voulons écrire un texte qui ne se fasse pas retoquer parce qu'une fois qu'il sera retoqué, tout le monde aura oublié tout cela et en attendant, le Président de la République aura dit je étais l'auteur de la majorité numérique. Nous allons prendre le temps mais nous travaillons pour cela et il reste maintenant à la Commission à se prononcer sur notre texte.

15:36
Invité

Oui, alors juste parce que là, ce texte, les deux versions d'ailleurs, s'attaquent aux mineurs mais ne s'attaquent pas aux plateformes. Est-ce que ça va vraiment être applicable en pratique ? C'est-à-dire qu'on dit aux mineurs que vous ne touchez pas aux réseaux sociaux mais si on ne fait rien avec les plateformes, comment ça va se...

15:48
Locuteur 2

C'est le droit. C'est le droit européen. On ne peut pas toucher aux plateformes. C'est parce que c'est la Commission de gérer les plateformes et les choses vont bouger. Ce que nous faisons est regarder. Donc il faut le faire sérieusement. Actuellement, la Commission se rend bien compte de la nécessité de créer une majorité numérique. La Commission se rend bien compte de la nécessité de réguler les plateformes. Donc nous sommes en avance sur le sujet et c'est une bonne chose comme d'ailleurs nous allons être en avance sur l'intelligence artificielle et la propriété intellectuelle dans quelques jours. Et l'Union européenne nous regarde.

Donc autant bien écrire le texte pour que le texte puisse être repris par la Commission demain. Oui, il faut réguler les plateformes. Oui, il faut protéger les mineurs. Mais pas à n'importe quel prix. Pas sous la forme d'un slogan comme je viens d'entendre la ministre Lénauf hier soir à la tribune du Sénat.

16:40
Présentateur

Un dernier mot, Steve. Est-ce que ce texte pose aussi une autre interdiction pour les jeunes ?

16:43
Invité

Interdiction du portable au lycée. C'était déjà le cas à l'école et au collège. Il s'agit désormais, Oriane, d'aller plus loin. Les élèves de 3e seraient ainsi concernés par cette nouvelle interdiction. Pendant les cours, dans les couloirs et pendant la pause, il ne sera plus possible pour eux d'utiliser leur smartphone. Ce n'est pas un peu liberticide ça ? On parle d'élèves qui peuvent avoir jusqu'à 17 ans au lycée.

17:04
Locuteur 2

Je crois que l'amendement porté par Agnès Évren qui réécrit le texte, le texte écrit à l'Assemblée nationale était particulièrement complexe, particulièrement mal écrit. Ce texte, en gros, il pose une interdiction de principe. Mais générale. Générale, en disant le téléphone portable, on l'éteint lorsqu'on est en classe, par exemple. Ça ne me semble pas quelque chose de choquant. Là, moi, je l'ai laissé en régie. Je ne suis pas rentré avec. Il n'y a pas eu d'interdiction.

17:32
Locuteur 1

Vous, oui. Mais il y a des moments

17:34
Locuteur 2

où le téléphone portable, on ne l'utilise pas parce qu'on est ailleurs. Mais en dehors de la salle de classe. Vous avez 17 ans. Ça s'appelle l'éducation. Il appartiendra au règlement intérieur. On a posé une interdiction. Merci Agnès Évren de l'avoir fait avec clarté. Le système actuel était très complexe. Il n'y avait pas d'interdiction. Donc on dit le principe, c'est l'interdiction. Et ça, c'est le travail d'Agnès Évren. Et ensuite, on indique que le règlement intérieur, que l'équipe éducative, que les professeurs et le chef d'établissement définiront les conditions de l'utilisation dans l'établissement. Une fois cette attention portée, aujourd'hui, c'est le contraire.

On dit le téléphone est libre et puis il est interdit ici ou là. Il vaut mieux dire le téléphone portable est interdit et il est évident qu'à certains moments, à l'internat par exemple, ou dans des moments particuliers de la vie de l'établissement, il pourrait être utilisé. Le professeur lui-même pourra dire aux élèves ouvrez-le parce que j'en ai besoin dans le cadre de mon travail. Laissons aussi un peu de liberté aux établissements mais posons avec clarification et avec clarté le principe de l'interdiction.

18:41
Présentateur

Allez, on termine par l'actualité chez vous dans le Pays Basque. On va à Bayonne, on retrouve Pierre Sabatier. Bonjour Pierre. Merci d'être là, chef d'agence départementale dans les Pyrénées-Atlantiques pour Sud-Est. Pierre, avec vous, on va revenir sur les élections municipales dans votre département.

18:55
Max Brisson

Oui, on va, évidemment, reparler des élections, ça ne surprendra pas M. Brisson et puis on va parler de Biarritz où le maire a changé. Donc, la maire sortante Maïdera Rostegui qui est LR et que soutenait le sénateur Brisson a perdu nettement face à Serge Blanco, le leader charismatique du rugby que l'on connaît avec 1300 voix et depuis son élection samedi dernier, on sent qu'il y a des tensions ou dissensions du côté des LR à Biarritz avec, je crois, une association de réflexion d'action citoyenne, d'anciens colistiers et de la liste de Maïdera Rostegui qui est en train de se monter. Est-ce que les LR se divisent à Biarritz et ailleurs dans les Pyrénées-Atlantiques ?

Vous qui en êtes le président départemental. Bonjour,

19:53
Locuteur 2

Pierre Sabatier, je vous trouve particulièrement informé de ce qui peut se produire. Vous avez des périodes de défaite, il faut faire plusieurs choses. D'abord, moi, je salue l'élection du nouveau maire de Biarritz et je souhaite plein succès pour notre ville. c'est déjà quelque chose d'important de républicain. J'ai fait campagne ardemment pour Maïdera Rostegui. Aujourd'hui, le nouveau maire s'appelle Serge Blanco et donc, moi, je suis sénateur et comme sénateur, je travaille avec tous les maires du département quelle que soit leur position pendant la campagne électorale. Une fois élus, ils sont légitimes.

Deuxièmement, moi, je voudrais saluer Maïdera Rostegui et saluer le travail qu'elle a pu faire. Puis d'ailleurs, Maïdera reste dans la vie politique du département, dans la vie politique de la Nouvelle-Aquitaine et les conseillères régionales et dans la vie municipale Biarrotte. Troisièmement, moi, je constate une chose, c'est que la composition de la liste de Maïdera Rostegui, et c'était son choix et à cette époque, nous l'avons largement respectée, mettait en devant de listes des personnes qui n'étaient pas les Républicains. Donc, il n'y a pas de division aux Républicains.

C'est le choix qu'elle avait fait parce que, comme elle-même appartenait aux Républicains, elle voulait montrer à l'occasion d'un côté socialiste sa capacité de rassembler au-delà de sa famille politique. Donc, ceux qui l'accompagnent actuellement dans l'opposition à la municipalité Biarrotte ne sont pas membres des Républicains à par elle et donc, certains de ces colistiers, ce n'est pas ce que je suis au quotidien et ce n'est pas aujourd'hui mon action principale, mais un certain nombre de ces colistiers ont pensé nécessaire de créer une structure qui, sur le long terme, participera à la vie municipale Biarrotte.

La droite existe dans cette ville et la droite et les Républicains en particulier veulent se donner les moyens d'exister puisqu'actuellement dans l'opposition municipale, à part Maïder Rostegui, ils sont peu représentés, ce qui pouvait être compréhensible dans l'optique d'une victoire et ce que nous souhaitions tous derrière Maïder Rostegui, les beaucoup moins aujourd'hui dans le cadre de la composition actuelle de l'opposition.

Donc il n'y a pas de division chez les Républicains, il y a simplement l'idée de créer une structure sur le long terme et puis vous savez les Républicains, on les retrouvera avant tout sur les prochaines élections et les prochaines élections elles seront présidentielles et sur Biarritz, moi j'entends que nous soyons très très présents et nous verrons alors d'ailleurs par rapport à tous les commentaires qui ont pu être faits si cette ville est aussi centriste qu'on le dit.

Moi j'attends le résultat des élections présidentielles où chacun aura son étiquette politique parce que dans cette élection municipale, certains veulent en tirer des conclusions et dire cocorico, on a gagné, excusez-moi, Serge Blanco a dit je ne fais pas de politique donc je suis parfois surpris quand certains récupèrent Serge Blanco pour leur cuisine électorale donc moi je dis clairement les prochaines élections présidentielles diront exactement ce que nous représentons et je suis confiant.

22:49
Présentateur

Merci beaucoup Berser Sabatier, la une de Sud-Ouest dans le Pays Basque, la région au cœur du nucléaire de demain c'est la une de votre journal. On continue à parler politique il y a eu un claquage de porte hier chez les Républicains, c'est David Lissnard on va en écouter la raison il s'en est expliqué au 20h de France 2.

23:04
Invité

Alors je quitte LR parce que LR n'a pas quitté tout simplement ses ambiguïtés et la Macronie c'est aussi simple que cela c'est bien au-delà de la primaire la confiance à François Bayrou l'abandon de la réforme des retraites de la réformette des retraites parce qu'il faudrait passer une retraite par capitalisation bref toutes ces ambiguïtés-là pour moi ne sont pas acceptables à 13 mois d'une présidentielle où nous devons porter un projet très clair très net une alternative donc ce que je souhaite c'est que l'on fasse gagner la France et pour faire gagner la France par rapport à tout ce que je vois dans le pays tout ce que je vois sur le terrain c'est d'avoir une proposition politique qui soit indépendante et gagnante.

23:42
Présentateur

Qu'est-ce que vous dites de ce que dit David Lissnard ?

23:44
Locuteur 2

D'abord moi je regrette la position de David je pense qu'il a porté il apportera encore rien n'est définitif dans notre monde beaucoup au débat au sein de la droite française donc moi je le salue amicalement c'est un ami mais je regrette sa position et là il cherche un prétexte parce que excusez-moi je crois tout à l'heure avoir été très clair sur ce que je pensais de celles et ceux qui sont dans le Titanic qui sert actuellement du gouvernement donc je n'ai là-dessus faire ce reproche à Bruno Rutaillot est assez surprenant je crois que nous avons nous ne sommes pas macronistes nous le répétons matin, midi et soir la clarification chez nous elle est très claire et vis-à-vis du Rassemblement National et vis-à-vis de Macron Mais vous n'avez pas censuré le budget

24:26
Présentateur

c'est aussi ce qui vous reproche

24:27
Locuteur 2

Pardon ?

24:27
Présentateur

Il n'y a pas eu de censure du budget de la part de l'année

24:29
Locuteur 2

Qu'il y ait eu des débats au sein de notre famille politique avec des députés qui n'avaient pas envie de provoquer la moindrie je l'ai dit sur tous les plateaux le vôtre et d'autres mais cela étant dit je ne suis pas député les députés ont pris leur responsabilité aujourd'hui ce qui m'importe c'est que nous ayons au plus vite un candidat et que nous entrions dans le match Certains voudraient que nous désignions un candidat Parce que Bruno Retailleau

24:52
Présentateur

ce n'est pas le candidat naturel pour vous ?

24:54
Locuteur 2

Bien sûr et je l'espère et moi en ce qui me concerne Vous voterez Bruno Retailleau en avril Je voterai pour la troisième formule c'est-à-dire que le président de notre parti a vocation c'est l'histoire du gaullisme à être notre candidat à porter nos cœurs Entrons dans le match Mais pardon jusqu'au bout

25:11
Présentateur

Gérard Larcher il dit il faut un candidat unique de la droite et du centre en novembre Vous êtes sur cette ligne ?

25:15
Locuteur 2

Écoutez pour l'instant moi ce qui me semble très important c'est que nous nous mobilisions pour gagner Nous n'allons pas commencer à rentrer dans le match en disant on verra bien on s'échauffe mais je ne suis pas sûr de rentrer sur le terrain Vous savez aujourd'hui on parle entre nous il est temps d'aller parler aux Français On va avoir un projet moi je travaille sur le sujet de l'éducation vous l'avez compris tout à l'heure pour Bruno Retailleau on aura un projet de rupture on aura un projet qui va renverser la table et nous aurons un candidat qui va aller le porter et on verra comment va réagir l'opinion publique Jusqu'à quand ? Jusqu'à ce que nous gagnions le match

25:49
Présentateur

On a eu un baromètre au Doxa hier pour Plexena et la presse régionale au premier tour Edouard Philippe 21% Bruno Retailleau 8%

25:55
Locuteur 2

Je sais ces sondages d'un an et un mois je peux vous dire que je suis sûr que ce sondage on ne le retrouvera pas au mois de mai l'année prochaine Ces sondages d'un an et demi Ah parce que donc il n'y aura pas de candidat unique

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Présentateur

en novembre pour vous

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Locuteur 2

Vous n'êtes pas pour

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Présentateur

un candidat unique en novembre

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Locuteur 2

Je suis pour que notre candidat je vais tout faire je vais me mobiliser pour que notre candidat soit le meilleur Ne me demandez pas de renoncer à un match avant d'en avoir joué Je vais rentrer sur le terrain derrière Bruno Retailleau et mon seul objectif c'est de gagner le match et qu'Edouard Philippe soit loin derrière et après il fera ce qu'il voudra faire

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Présentateur

Merci beaucoup Max Brisson Au moins c'est clair Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada

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Locuteur

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