Nicolas Dupont-Aignan sur Sud Radio
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:20OuverteRéponse partielle
Dites-moi, qu'est-ce que vous avez voulu dire ?
- 0:26OuverteRéponse partielle
En fait, le plus dingue n'était pas celui que l'on croit au débat du second tour.
- 1:12OuverteRéponse partielle
Vous tentez de vous réconcilier aussi, en quelque sorte, avec Marine Le Pen ?
- 2:01RelanceRéponse partielle
Donc, rien ne fera d'alliance, alors.
- 2:44RelanceRéponse partielle
Mais alors, vous êtes prêts à cette alliance avec Marine Le Pen, mais dans ces conditions, vous voudriez être en pôle position numéro 1, ou alors...
- 4:22OuverteRéponse partielle
Marine Le Pen rencontre aujourd'hui Matteo Salvini. C'est elle quand même qui va réussir à fédérer, malgré son échec, ce qu'on disait tout à l'heure à la présidentielle ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:47InvitéFait
« Marine Le Pen a été accablée après le débat du second tour. »
- 1:23InvitéFait
« J'ai été le seul qui a soutenu Marine Le Pen au second tour. »
- 2:17InvitéFait
« Laurent Wauquiez n'est pas candidat, n'a pas de ligne politique. »
- 2:32InvitéFait
« La crise européenne d'aujourd'hui exige une réponse de la France, et une autre réponse que celle de Macron. »
- 7:29InvitéChiffre
« La République En Marche devrait s'occuper des plus modestes, qu'ils sont en train de spolier avec la suppression de 150 000 emplois d'insertion. »
- 7:42InvitéChiffre
« Quand on a 6 millions de chômeurs, on s'occupe de nos concitoyens d'abord. »
Temps de parole
- Invité73 %
- Invité 216 %
- ?6 %
- Présentateur6 %
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Le petit déjeuner politique.
Merci d'être avec nous, il est 7h44, bienvenue dans le Grand Matin Sud Radio, c'est le moment du petit déjeuner politique. Et ce matin, nous sommes avec Nicolas Dupont-Aignan, qui est, je vous le rappelle, président de Debout la France et député de l'Essonne et candidat aux élections européennes. Bonjour. Bonjour.
Bonjour à vous.
Dites-moi, qu'est-ce que vous avez voulu dire ? En fait, le plus dingue n'était pas celui que l'on croit au débat du second tour. Avec cette petite boulette, vous pensiez que vous étiez hors micro et finalement, c'était enregistré. Oh, j'ai dit ce que, je pense, beaucoup de Français découvrent. Je ne pensais pas que ce serait publié, mais qu'importe,
ce que beaucoup
de Français découvrent, c'est que Marine Le Pen a été accablée après le débat du second tour. Alors qu'en vérité, le plus perché, c'était sans doute Emmanuel Macron et malheureusement, il est président de
la
République. Donc, voilà, j'ai dit
que... Les gens du
Rassemblement National ne le comprennent pas ainsi.
Parce qu'ils n'ont pas
regardé la vidéo, qui était au contraire, je rendais justice à Marine Le Pen, qui a été accablée après ce débat.
Et
on s'aperçoit maintenant que c'est Emmanuel Macron qui, quand même, est un président de la République assez particulier. Oui. Bon, donc vous tentez de vous réconcilier aussi, en quelque sorte, avec Marine
Le Pen ?
Moi,
je
ne cherche pas à me réconcilier. Moi, je ne suis pas dans la politique...
Vous n'êtes pas dans la politique.
Qu'est-ce que vous faites ? Vous faites
de la politique, non ? La politique
spectacle. Oui. Je veux dire, vous savez, j'ai été le seul qui a soutenu Marine Le Pen au second tour. J'ai été le seul qui n'a rien dit après le débat du second tour. Personne ne peut douter de la loyauté que j'ai eue. En revanche, j'ai toujours gardé mon libre arbitre et ma liberté de parole. Et je pense que le système veut absolument nous diviser en permanence. Mais moi, je ne dirai jamais de mal d'elle. Et je considère, au contraire, qu'il faut unir les patriotes, les républicains. Pas seulement, d'ailleurs, unir ceux du Rassemblement National. Mais je veux, et je tends la main aux républicains qui sont attachés à la France. Et c'est le sens de ma candidature européenne.
Donc, rien ne fera d'alliance, alors.
Pourquoi vous ne faites pas alliance avec Marine
Le Pen ? Et je l'ai proposé,
je lui ai écrit une lettre, et j'ai proposé une grande alliance pour les européennes, une grande coalition. Parce que j'ai constaté que Marine Le Pen n'est pas candidate, qu'elle n
'a
pas de candidat.
J
'ai constaté que Laurent Wauquiez n'est pas candidat, n'a pas de ligne politique. Moi, je suis candidat, j'ai un projet politique, et j'ai ouvert les bras aux deux côtés. Je leur ai écrit, j'attends leur réponse. Et vous savez, au-delà des personnalités politiques, on n
'est
pas propriétaire des électeurs. Moi, je m'adresse à tous les électeurs, car je suis convaincu que la crise européenne d'aujourd'hui exige une réponse de la France, et une autre réponse que celle de Macron. Voilà, point. Et donc,
ce n'est pas tous les petits réseaux sociaux qui vont m'ébranler sur ma ligne. Mais alors, vous êtes prêts à cette alliance
avec Marine Le Pen, mais dans ces conditions, vous voudriez être en pôle position numéro 1, ou alors...
Mais je suis candidat.
Elle n'est pas candidate. Elle n'a pas de candidat. Je suis candidat. J'ai déjà rassemblé des personnalités politiques, notamment certaines venant des Républicains, d'autres venant du Front National. Et je suis convaincu qu'aux élections européennes, il faut une grande liste patriotique. Je
suis
convaincu venant du Rassemblement National, chez vous ? Il y a quelques personnalités qui viennent, je me réjouis, point.
David Racheline
dit que ce sont des toccards. Mais il dit ce
qu'il veut,
mais est-ce que vous croyez que je vais polémiquer avec David Racheline
?
Moi, vous savez, j'ai une idée de la politique. C'est de servir mon pays. Je suis convaincu qu'il y a une attente d'alternative à Emmanuel Macron, mais qu'elle doit se construire sur des bases sérieuses, avec un projet, des personnalités intègres. Et je me réjouis qu'il
y ait
des personnalités intègres, qui viennent de différents courants, qui m'aident et qui me soutiennent, point. Vous savez, je commence peut-être à gêner, alors ça s'excite dans les appareils. Mais les électeurs, ils en ont
marre des appareils politiques. Vous gênez
qui ?
Peut-être des
appareils politiques, puisqu'on s'aperçoit qu'il y a besoin d'une alternative à Emmanuel Macron. On s'aperçoit que j'ai un projet sérieux. Maintenant, moi j'avance. Ils ne veulent pas avancer, attendez. Il y
a
une crise européenne,
et
les principaux partis, vous l'avez vu cet été, dans tous les journaux c'était, vous en avez parlé sans doute, les principaux partis politiques français n'ont pas de candidats aux élections européennes. Nous, on y va, debout la France, et puis après les électeurs jugent, point. Marine Le Pen rencontre aujourd'hui Matteo Salvini. C'est elle quand même qui va réussir à fédérer, malgré son échec, ce qu'on disait tout à l'heure à la présidentielle ? Mais moi j'aimerais jouer qu'elle rencontre Matteo Salvini. Elle n'est pas candidate, c'est elle-même qui a dit, je ne veux pas aller aux élections européennes.
Donc
ne cherchez pas à nous opposer inutilement. Elle rencontre Matteo Salvini, c'est très bien. Je pense qu'il faut que la France soit présente, que les euro-réalistes, comme je dis français, soient présents au parlement de Strasbourg. Il ne suffit pas de se confier à Matteo Salvini ou à Orban, il faut qu'il y
ait
une voix française, euro-réaliste, euro-sceptique, euro-constructive, avec de nouvelles propositions sur l'Europe, pour changer, réorienter le continent européen. C'est ça l'enjeu, en termes migratoires, en termes de sécurité, en termes de dumping social.
Vous
savez Patrick Roger, ce qui m'intéresse, c'est le fond des choses. Comment on va améliorer la vie des Français ? Et je suis convaincu que ça se joue à Strasbourg et à Bruxelles.
Il
faut changer les règles européennes si on veut résoudre le problème du chômage français par exemple. Est-ce que vous avez des contacts aussi avec Steve Bannon, le stratège
de Donald Trump, qui est en train de
fédérer en Europe les formations
dites populistes ? On a l'impression
quand même qu 'il est là, il
rencontre
tout le monde. Et bien pas moi, moi ça ne m'intéresse pas. Je vais vous dire, ce
n
'est pas quand même
Donald Trump... Ça ne vous intéresse
pas ou il ne vous a pas appelé ? Ça ne m'intéresse pas, je vais vous dire pourquoi. Ce n
'est
pas à Donald Trump de s'occuper de l'Europe.
Et alors
? C'est aux Français de prendre en main leur destin.
Et
moi je ne suis pas du genre à me confier dans des mains extérieures.
Je
ne vois pas pourquoi je critiquerais Emmanuel Macron
d
'être soumis à Angela Merkel et pourquoi moi-même je me mettrais à la solde de X ou de Y. Les Français doivent être libres. Je suis gaulliste, je crois à la liberté de la France. Et bien c'est aux Français d'inventer l'Europe de demain. Pourquoi aller chercher le conseiller de Donald Trump ? Je le respecte,
pour
autant, moi à Debout la France, on n
'a
pas besoin du conseiller de Donald Trump pour avoir des idées. On a notre projet, vous pouvez aller sur Internet, on travaille sérieusement et on n
'a
pas besoin de béquilles ici ou là. Oui, un mot sur l'extrême droite qui a le vent en poupe jusqu'au Brésil, donc avec le large succès de Jair Bolsonaro, 46% bien placé pour l'emporter. Vous vous reconnaissez vous dans le leader brésilien ou pas ? Vous pensez que je suis de
l
'extrême droite ? Non, je vous pose la question. Écoutez, je ne me reconnais pas dans ses paroles pour l'instant. On verra ce qu'il fera, mais je trouve ça triste que le Brésil en soit là. Je connais bien ce pays, c'est un grand pays qui vit des choses terribles et j'attends de voir. Mais justement, ça prouve qu'en France, si on parle de la France, moi je suis élu français, si on ne traite pas les problèmes, si on laisse pourrir les problèmes, si on ne s'occupe pas du peuple, si on n'a pas des solutions intelligentes, fortes, eh bien un jour l'histoire peut dérailler. Et moi je ne souhaite pas qu'en France ça déraille. C'est tout le sens de mon combat politique, vous le savez.
Oui, deux questions,
deux
réponses sur des choses très concrètes. Le crédit impôt pour accueil de réfugiés, crédit de solidarité, c'est une idée de La République En Marche. Qu'est-ce que vous en pensez ? Je suis fondamentalement hostile, je pense que La République En Marche devrait s'occuper de nos retraités, qu'elle a spoliés. Je pense que La République En Marche devrait s'occuper des plus modestes, qu'ils sont en train de spolier avec la suppression de 150 000 emplois d'insertion, ceux qui dans nos communes avaient besoin de travailler pour sortir du RSA. Et je pense que quand on a 6 millions de chômeurs, on s'occupe de nos concitoyens d'abord.
Et je trouve ahurissant cette préférence étrangère permanente de ce gouvernement. Oui, autre idée qui vient de vous cette fois, faire payer les détenus leur incarcération.
Oui, j'ai fait cette proposition de loi. Mais c'est
inapplicable, si, ça existe dans plein de pays.
Quand
vous allez à l'hôpital,
les
plus
modestes
d'entre nous, de tout le monde, vous payez 20 euros par jour entre nous pour manger de la merde. Et je sais de quoi je parle, parce
que
j'ai accompagné mes parents, mes vieux parents à l'hôpital pendant des mois l'année dernière. Et un prisonnier qui est un délinquant, il ne paye rien alors que souvent il a accumulé des fortunes dans ses
vols.
Donc je dis simplement, comme aux Etats-Unis, comme dans d'autres pays, pourquoi le prisonnier ne travaillerait pas en prison ? Il faut d'ailleurs le réinsérer par le travail, plutôt que l'oisiveté. Et pourquoi il ne paierait pas ses repas ? Je ne
vois
pas ce qu'il y
a
de choquant. Et j'ai fait cette proposition de loi. Et d'ailleurs, je me réjouis qu'elle ait été signée, vous voyez que ça progresse l'union dont je parle, à la fois par des députés républicains, des députés UDI, et des députés du Rassemblement National. Je veux que les Français comprennent
que
si on veut battre Macron un jour, il faut une union de la droite,
il
faut une union des patriotes. Ça viendra sur des propositions concrètes. Oui, brièvement, Michel Onfray déprogrammé de France 5 après une lettre ouverte adressée à Macron que certains jugent homophobe. Censure ou pas, selon vous ? Bien sûr que
c
'est de la censure quand on sait qui est Michel Onfray. Vous savez, le pouvoir se sent de plus en plus minoritaire dans le pays. Il a une tentation autoritaire. Et je pense que les Français n'aiment pas ça. Les Français sont profondément attachés à la liberté. Oui. Le mot de la fin avec Cécile de Ménibus.
Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour.
Au sein de la vraie
politique, beaucoup de violences verbales. Vous prenez souvent tous les valeurs de la République sans jamais vraiment les appliquer. Est-ce que vous avez l'impression tous d'être un exemple pour la jeune génération ?
Ça veut dire quoi, tous ? Moi, je ne me reconnais pas dans ce que vous dites.
Si, quand vous parlez de... Vous avez quand même traité Macron de traître. C'est un mot extrêmement violent.
Écoutez,
quand on brate des entreprises qui appartiennent aux Français, quand il
y
a une commission d'enquête sur Alstom qui voit qu'il a joué un rôle clé dans le bradage d'une grande entreprise, Alstom, oui, j'appelle ça de la traîtrise. Et c'est un mot fort. Mais vous savez, les mots ont un sens. J'ai regardé l'exposition Clémenceau. Vous savez, Clémenceau s'exprimait beaucoup plus fortement à l'époque. Ne confondons pas des mots forts avec des mots d'insultes,
ce
qui n'est pas le cas. En tout cas, pas de mots faits.
Bon, ok. Merci
Nicolas
Dupont-Aignan.