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Discours / meetingCNEWS (sur YouTube)· 27 octobre 2026 5 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéJusticeInstitutions & élections

Sébastien Lecornu : «C’est non seulement un attentat terroriste mais aussi un attentat raciste»

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Invité politiqueFait
    « un acte qui a été minutieusement préparé et planifié dans lequel des armes de guerre, une arme de guerre a été employée 128 cartouches, ça a été rappelé à l'instant par la présidente de l'Assemblée nationale avec un ciblage délibéré d'un profil de victime, ça s'appelle du terrorisme. »
  • 1:27Invité politiqueFait
    « c'est non seulement un attentat terroriste, mais c'est un attentat terroriste raciste. »
  • 4:18Invité politiquePromesse
    « le gouvernement a proposé un projet de loi qui vient durcir justement un certain nombre de choses en matière de racisme. »

Temps de parole

  • Sébastien Lecornu100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Sébastien Lecornu

Madame la présidente de l'Assemblée nationale, mesdames et messieurs les députés, madame la présidente Chatelain, chère famille, monsieur le maire de Trappes, euh permettez-moi avec la même gravité, les mots que vous avez employés, les mots que la présidente de l'Assemblée nationale a a employés très justement en ce début de de séance de redire l'ensemble de l'émotion profonde qui traverse le pays, on le sent tous et on le sait tous depuis plusieurs jours face à ce drame absolument épouvantable avec une pensée évidemment et des condoléances pour la famille de la victime, une pensée pour les familles éprouvées par le nombre de blessés y compris les blessés psychologiques avec un suivi important que nous devons que la nation et les pouvoirs publics doivent à ces blessés mais également pour votre territoire monsieur le maire et plus encore pour tous nos compatriotes qui au moment où on se parle ont peur peur pour leur intégrité physique, peur d'être pris pour cible par une violence aveugle, par une haine aveugle.

Et au fond et je vais redémarrer par là madame la présidente, quand les choses sont peut-être confuses dans l'esprit de certains, je pense qu'il faut faire preuve de de clarté. Et au fond un acte qui a été minutieusement préparé et planifié dans lequel des armes de guerre, une arme de guerre a été employée 128 cartouches, ça a été rappelé à l'instant par la présidente de l'Assemblée nationale avec un ciblage délibéré d'un profil de victime, ça s'appelle du terrorisme.

Et l'enquête le montre déjà dans l'expression du procureur national anti-terroriste la nature même de cette planification les premiers propos qui ont été recueillis par les forces de l'ordre sur le procès-verbal d'interpellation et évidemment le profil des victimes, ça porte un mot et il faut qu'on l'assume tous ensemble dans la plus grande des clartés, c'est non seulement un attentat terroriste, mais c'est un attentat terroriste raciste. Et si on ne s'accorde pas sur les mots, si on ne met pas les mots sur ce qui s'est passé, on rentre évidemment dans une confusion qui est à mon avis dangereuse pour la République.

La deuxième des choses et vous l'avez fait, c'est saluer le sang-froid de la brigade anti-criminalité, des forces de l'ordre. Le bilan est lourd, il est épouvantable. Mais de ce qu'a dit le procureur national anti-terroriste, on le sait bien, il aurait pu être encore beaucoup plus grave qu'il ne l'est déjà. Et saluer aussi l'action de la justice sur laquelle beaucoup trop de personnes malheureusement la remettent en cause. Et regardez la la rapidité avec laquelle le procureur est en train de mener cette enquête, est en train de faire la transparence, y compris parce que les familles, les élus du territoire réclament cette vérité et cette transparence.

La troisième chose, c'est quand les choses sont confuses, c'est aussi d'être clair sur le rejet de toute forme de violence. Le maire de Trappes a répété à de nombreuses reprises depuis plusieurs jours une phrase que je trouve juste et monsieur le maire, je me permets de la reprendre à mon compte, c'est il y a des discours, en tout cas, il y a des gens qui portent des discours et des mots qui finissent par armer d'autres qui eux passent à l'acte. Je je fais mienne complètement cette phrase.

Et ça nous rappelle donc aussi qu'il faut lutter de la manière la plus claire qu'il soit devant toute forme de recours à la violence, devant toute forme de racisme, devant toute forme d'antisémitisme, devant toute forme de discrimination, d'homophobie. Bref, dans la République, le combat pour ces valeurs, il ne se fait pas à la carte.

Et c'est le message que j'essaie de déployer depuis que je suis Premier ministre, y compris dans cette assemblée lorsque on était tous bouleversés par cet affrontement entre ultra-gauche et ultra-droite avec la mort de Quentin et dans laquelle nous avons pardon et dans lequel j'avais rappelé et dans lequel j'avais rappelé ici qu'on pouvait pas opposer un mort à un autre mort et cette réalité je le redis dans la République qu'on ne peut pas opposer un mort à un autre mort et donc le rejet de cette violence, le rejet de cette ambiguïté dont je vois quelques remous ici ou là n'est pas supportable et n'est pas tolérable, je le dis aussi.

Enfin puisque la lutte contre le racisme et l'antisémitisme de nous mobiliser, vous le savez que le gouvernement a proposé un projet de loi qui vient durcir justement un certain nombre de choses en matière de racisme. Ce projet de loi, il n'a rien à voir avec le terrorisme, mais il participe très clairement au combat politique et culturel qu'il faut mener contre l'antisémitisme [musique] et contre le racisme.

Et donc il a été présenté en Conseil des ministres au mois de juillet dernier et donc nous aurons l'occasion de l'inscrire rapidement à l'ordre du jour du Parlement parce que là aussi ce combat culturel et politique, il doit être mené au-delà des paroles et doit aussi être mené dans les actes et notamment dans les votes. Merci madame la présidente.