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InterviewRadio J — L'interview politique· 2 avril 2025 13 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeNumériqueSolidarités & famille

Arthur Delaporte - Le Barbier du matin du 02/04/25

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Beaucoup de prises de parole. Vous avez dit, vous, la loi est équilibrée. Elle a semblé à beaucoup quand même excessive cette loi. Pourquoi dites-vous équilibrée ?

  • 1:16RelanceRéponse partielle

    Ce n'est pas tant l'inéligibilité automatique qui est contestée, c'est l'exécution provisoire. C'est-à-dire avant qu'on ait purgé tous les appels possibles, on est toujours présumé innocent, on est interdit de se présenter. Est-ce que là, il n'y a pas, comme l'a dit le Premier ministre, une exception française qu'on peut critiquer ?

  • 2:24OuverteRéponse directe

    Mais Alain Juppé avait été condamné, on ne l'a pas empêché d'essayer de revenir. Jean-Luc Mélenchon a été condamné en 2018.

  • 4:26RelanceRéponse partielle

    Mais est-ce que les juges ne font pas trop de politique ? Non pas au sens partisan, mais venir dire, tel candidat, il a le droit, tel candidat, il n'a pas le droit. Est-ce que ce n'est pas un peu trop s'ingérer dans la vie démocratique ?

  • 5:59FerméeRéponse directe

    Vous ne voterez donc pas la proposition d'Éric Ciotti de supprimer cette exécution provisoire ?

  • 6:21OuverteRéponse directe

    Votre génération, tout parti confondu, est moins tenté de tricher avec les règles les plus sensibles à l'exigence du peuple d'avoir des élus propres ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33Invité politiqueFait
    « quand on a aujourd'hui une loi qui a été faite, notamment après un certain nombre de scandales, je pense notamment à l'affaire Cahuzac. »
  • 0:35Invité politiqueFait
    « la loi Sapin 2, elle met une inéligibilité automatique parce qu'on a considéré que quand des responsables publics avaient été condamnés pour une forme de corruption ou de détournement de biens publics, et bien il fallait qu'ils soient exemplaires et qu'ils laissent leur mandat. »
  • 1:08Invité politiqueFait
    « pas forcément à vie parce que moi je pense qu'on a le droit aussi à une seconde chance, à une rédemption, mais bon, il faut un peu qu'à un moment la condamnation elle s'applique. »
  • 1:45Invité politiqueFait
    « ce qu'ils disent globalement qu'il y a un risque d'ordre public. »
  • 5:38Invité politiqueChiffre
    « Je rappelle quand même que Marine Le Pen a été reconnue coupable d'avoir détourné 4 millions d'euros. »
  • 9:04Invité politiqueChiffre
    « C'est 41 minutes en moyenne pour les jeunes sur TikTok. »
  • 11:01Invité politiqueFait
    « Depuis 2018, il a réussi à redresser le Parti Socialiste, à lui redonner une image d'un parti de gauche, central dans le débat public, responsable, mais fortement ancré sur ses valeurs. »

Temps de parole

  • Arthur Delaporte79 %
  • Présentateur21 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Arthur Laporte, bonjour. Bonjour. Et bienvenue. Né dix ans après le slogan « Changer la vie » de François Mitterrand. Oui, mais un peu avant, le changement c'est maintenant de François Lant. Voilà, le changement ne change jamais. Bon, ça bouge quand même beaucoup à l'Assemblée nationale après la décision de la justice contre Marine Le Pen. Beaucoup de prises de parole. Vous avez dit, vous, la loi est équilibrée. Elle a semblé à beaucoup quand même excessive cette loi. Pourquoi dites-vous équilibrée ?

0:28
Arthur Delaporte

Écoutez, quand on a aujourd'hui une loi qui a été faite, notamment après un certain nombre de scandales, je pense notamment à l'affaire Cahuzac. Donc, la loi Sapin 2, elle met une inéligibilité automatique parce qu'on a considéré que quand des responsables publics avaient été condamnés pour une forme de corruption ou de détournement de biens publics, et bien il fallait qu'ils soient exemplaires et qu'ils laissent leur mandat.

On ne peut pas d'un côté avoir des discours, notamment des partis populistes, Marine Le Pen, qui disent « il faut dégager cette élite corrompue, il faut une inéligibilité à vie » et puis quand ça s'applique à soi-même, dire « attention, la loi est trop dure, la loi est mal faite ». Moi, je pense que les responsables publics doivent être exemplaires et j'assume cela. Alors après, pas forcément à vie parce que moi je pense qu'on a le droit aussi à une seconde chance, à une rédemption, mais bon, il faut un peu qu'à un moment la condamnation elle s'applique.

1:16
Présentateur

Ce n'est pas tant l'inéligibilité automatique qui est contestée, c'est l'exécution provisoire. C'est-à-dire avant qu'on ait purgé tous les appels possibles, on est toujours présumé innocent, on est interdit de se présenter. Est-ce que là, il n'y a pas, comme l'a dit le Premier ministre, une exception française qu'on peut critiquer ?

1:31
Arthur Delaporte

Je ne suis pas sûr que ce soit une exception française, je n'ai pas fait une revue de droit comparée absolue. Ce que je peux dire, c'est que moi je peux comprendre le sens de cette peine, parce que déjà ça a été justifié, ce n'est pas simplement la phrase, c'est après 10 pages qui expliquent un certain nombre de choses, et je vous avoue que je ne les ai pas lues, mais ce qu'ils disent globalement qu'il y a un risque d'ordre public. Ce n'est pas un risque de manière générale que Marine Le Pen fasse le bazar, et encore que.

Mais c'est que l'image que pourrait renvoyer une personne qui a été condamnée pour inéligibilité, qui est en instance, en attente d'un deuxième jugement, par exemple en cas d'appel, se retrouve élue à quelque chose. Là, il y a quand même quelque chose de singulier, et surtout à la magistrature suprême. Ça mettrait d'une certaine manière l'image de la justice, l'idée du droit, l'idée du respect du droit, l'idée qu'on pourrait être condamné après avoir été élu président de la République, dans un sacré embarras.

2:24
Présentateur

Mais Alain Juppé avait été condamné, on ne l'a pas empêché d'essayer de revenir. Jean-Luc Mélenchon a été condamné en 2018.

2:30
Arthur Delaporte

Il a purgé sa peine, Alain Juppé. Il a purgé sa peine. Il a été faire un stage au Québec, dans mon souvenir. Donc voilà, il a eu sa traversée du désert.

2:37
Présentateur

C'est-à-dire qu'avoir purgé sa peine donne une chance, alors qu'être présumé innocent ne donnerait pas.

2:42
Arthur Delaporte

C'est le sens de la peine. Le sens de la peine, c'est qu'une fois qu'on a été condamné, on la purge. Après Marine Le Pen, ici, il y a en effet ce sujet de présidentielle. Mais je crois comprendre qu'il y aura de toute façon un second jugement d'ici la présidentielle. Donc ce trouble cesse, puisqu'elle aura été définitivement relaxée ou condamnée d'ici là.

3:03
Présentateur

Curieusement, d'ailleurs, l'appel pour le modem, qui est dans les mêmes affaires, on n'a toujours pas la date. Ça fait plus d'un an qu'on attend. Et là, on aurait la date pour Marine Le Pen. La justice joue un peu avec le calendrier.

3:11
Arthur Delaporte

Oui, alors là, je pense que la justice a décidé qu'il y avait manifestement un intérêt particulier à ce que ça se déroule dans des délais resserrés. Mais moi, je dois dire quand même que si on met cette histoire du modem en comparaison, ça peut expliquer peut-être le trouble du Premier ministre et la manière dont il a lui-même troublé le débat public. Parce qu'au-delà de ce sujet de l'exécution provisoire, j'en veux à ces responsables publics qui vont dénigrer le travail des juges, qui vont abaisser la justice et qui vont malmener finalement l'ordre public, qui vont malmener le respect tout simplement du droit et de l'application du droit.

Il y a, j'ai l'impression, dans notre pays, une espèce de géométrie variable dans l'application du droit et dans la défense de l'État, dans la défense des magistrats, dans la défense de la justice finalement. Aujourd'hui, tout responsable public républicain devrait défendre l'indépendance des magistrats et aussi leur autorité. Même si on peut critiquer une décision de justice, on ne peut pas critiquer la justice dans son ensemble parce qu'on est des responsables républicains. Et je le dis au Premier ministre et plus largement au Président de la République qui reste aujourd'hui silencieux alors qu'on a des autocrates qui critiquent la France.

Ils devraient dire que nous avons un système démocratique, nous avons des droits d'appel, nous avons finalement une défense organisée, nous sommes dans un État de droit démocratique et républicain.

4:26
Présentateur

Mais est-ce que les juges ne font pas trop de politique ? Non pas au sens partisan, mais venir dire, tel candidat, il a le droit, tel candidat, il n'a pas le droit. Est-ce que ce n'est pas un peu trop s'ingérer dans la vie démocratique ? Et en fait, je ne vois pas en quoi elle a dit tel candidat n'a pas le droit. Bah si il y a trouble à l'ordre du public parce qu'elle est en instance d'appel, c'est sélectionner quand même les présidents siables.

4:45
Arthur Delaporte

Elle dit simplement que ça serait singulier qu'une présidente de la République potentielle puisse avoir une condamnation pour inéligibilité après son élection. Ça fausserait l'élection. Ça fausserait l'élection. Donc voilà, moi je le comprends tout à fait.

4:58
Présentateur

Et si elle est inéligible, qu'elle ne peut pas se présenter, et puis qu'à la fin elle gagne, en cours de cassation par exemple, beaucoup plus tard, on ne pourra pas reculer et requalifier quelqu'un. Le cas s'est présenté avec la maire de Montauban. Elle a dû laisser sa mairie et puis elle a gagné sur le fond. Mais on n'a pas pu réparer le mandat interrompu.

5:13
Arthur Delaporte

Je ne suis pas sûr qu'elle avait gagné sur le fond.

5:14
Présentateur

Je crois que Brigitte Barège, elle a été relaxée après.

5:17
Arthur Delaporte

Ce que je sais, c'est qu'aujourd'hui, ses comptes viennent d'être rejetés et qu'elle risque une nouvelle inéligibilité. Alors je ne maîtrise pas le dossier sur le fond. On est dans une crise quand même entre judiciaires et politique. Aujourd'hui, c'est que s'il y a besoin de clarifier le droit, on peut toujours en rediscuter. Moi, je pense que cette inéligibilité automatique, elle se justifie. Elle se justifie parce qu'il y a une demande d'exemplarité du politique. Je rappelle quand même que Marine Le Pen a été reconnue coupable d'avoir détourné 4 millions d'euros. Sur le fond, le dossier est à table.

Donc il y a un moment, on peut passer des semaines à parler de cette automaticité, de l'exécution provisoire. Mais moi, j'aimerais qu'on raconte que Marine Le Pen a détourné de l'argent public à son profit, au profit de sa famille, au profit de son parti. Voilà, ça, c'est problématique.

5:59
Présentateur

Vous ne voterez donc pas la proposition d'Éric Ciotti de supprimer cette exécution provisoire ?

6:04
Arthur Delaporte

Parce que je pense que lui-même veut l'avoir pour lui-même. Et d'ailleurs, on parle ici de l'exécution provisoire, mais on parle plus largement de la remise en cause progressivement, de tout ce qu'on a construit en termes d'arsenal pour lutter pour une meilleure exemplarité du politique, qui est, à mon sens, une exigence, y compris des électeurs du Rassemblement National.

6:21
Présentateur

Votre génération, tout parti confondu, est moins tenté de tricher avec les règles les plus sensibles à l'exigence du peuple d'avoir des élus propres ?

6:29
Arthur Delaporte

Je ne sais pas si c'est une question de génération. Ce que je sais, c'est qu'on est peut-être plus attaché que la génération passée à la transparence sur l'utilisation des frais ou ce genre de choses. Mais je crois que la corruption fait partie de l'histoire de l'humanité et de la politique de manière générale. J'avais des mots de Christiane Taubira qui m'avait marqué dans l'hémicycle, je ne sais plus, en 2015-16. Elle disait que, en gros, ça faisait partie de l'histoire du politique et qu'on pourrait toujours avoir les meilleures lois.

Il y aurait toujours des responsables politiques corrompus, comme il y aurait toujours, de manière générale, des dirigeants d'entreprises ou des salariés qui vont faire des choses illégales.

7:03
Présentateur

Le RN appelle à manifester dimanche. Vous craignez que le RN essaye d'agiter la rue, à la Trump, si j'ose dire ?

7:10
Arthur Delaporte

En tout cas, moi, je refuse la trumpisation du débat public et la mise en accusation de la justice. Ces magistrats qui sont aujourd'hui menacés n'ont fait qu'appliquer le droit. Ils n'ont fait que leur travail de manière consensueuse et intègre. Et donc, voilà, moi, je défends la justice. Je ne défends pas ceux qui, aujourd'hui, préfèreraient que la justice aille toujours dans leur sens, y compris quand ils ont fauté.

7:28
Présentateur

Le RN pourrait aussi profiter d'une motion de censure déposée par les socialistes, par exemple, sur la réforme des retraites dans quelques semaines, ou bien par la France insoumise, pour faire tomber le gouvernement.

7:39
Arthur Delaporte

Oui, en tout cas, moi, je ne suis pas en train d'avoir une stratégie à géométrie variable en fonction de ce que fait le Rassemblement national. Les socialistes se sont toujours positionnés en indépendance. Se sont toujours positionnés en fonction de ce qu'ils croyaient bon ou non pour le pays. qui, pardon, mais moi, je le dis aujourd'hui, si nous déposons une motion de censure, et nous l'avons toujours dit, ça ne sera pas en fonction du procès de Marine Le Pen, ça sera en fonction, notamment, du résultat du conclave et de la manière dont il sera traduit au Parlement. C'est-à-dire la manière dont on pourra redébattre des retraites.

Ça faisait partie de ce que nous avions évoqué avec François Bayrou quand il a été nommé le premier ministre. Le pacte de non-censure. Voilà, alors, le pacte n'a jamais été formellement signé. On l'a appelé comme ça. Mais voilà, on n'a jamais eu d'accord tacite. Et d'ailleurs, vous l'avez vu, sur le budget, il y a un certain nombre de choses qui ne nous allaient pas. On l'a laissé passer, non pas parce qu'on était pour ce budget, mais parce qu'on pensait qu'il fallait un budget pour le pays. C'était notre objectif premier.

8:27
Présentateur

Alors demain, vous lancez les travaux de votre commission d'enquête sur les risques psychologiques liés à TikTok.

8:32
Arthur Delaporte

Quel est votre but ? Alors, l'objectif de cette commission d'enquête, il est double. D'une part, c'est de synthétiser la masse de connaissances qui existe aujourd'hui des psychologues, sociologues, sur le fonctionnement de ce modèle TikTok. C'est-à-dire à la fois la logique de l'algorithme, le modèle économique, tout ça qui derrière fait qu'un certain nombre de jeunes vont se retrouver dans une situation de grande vulnérabilité, de dépendance, d'exposition à des contenus problématiques sur TikTok et plus largement sur les réseaux sociaux et avec une incapacité à lâcher leur écran. Ils vont passer plusieurs heures par jour. C'est 41 minutes en moyenne pour les jeunes sur TikTok.

Et donc, du coup, ça fait qu'on a des graves problèmes de santé mentale, notamment, qui s'observent. Donc ça, c'est une phase de diagnostic et puis une phase de proposition parce que l'objectif aussi d'une commission d'enquête, c'est d'avoir tous les moyens à notre disposition, notamment le fait de pouvoir faire prêter serment, de dire la vérité à ceux qu'on va auditionner, notamment les dirigeants de TikTok, notamment des TikTokers eux-mêmes, pour savoir si eux sont conscients des risques encourus par les jeunes qui sont sur les réseaux sociaux. Et puis derrière, donc, des propositions de régulation.

Ces propositions pourraient aller jusqu'à l'interdiction de TikTok, comme on l'a vu dans certains pays ? Ça ne fait pas forcément partie de la proposition qu'on va étudier de manière principale, notamment parce qu'à mon sens, si on met juste en jeu dans la balance l'interdiction de TikTok, on va fausser le débat. Le sujet, ce n'est pas interdire TikTok parce que c'est des problématiques qu'on retrouve plus largement sur l'ensemble des réseaux sociaux. Donc c'est plutôt la manière dont on peut contrôler l'algorithme, la manière dont on peut réguler l'accès des mineurs aux réseaux sociaux, la manière dont on peut interdire certains types de contenus.

Parce qu'il faut qu'on arrive à avoir un peu une piste sur les recettes qui pourrait nous permettre plus largement de protéger les jeunes face aux écrans.

10:12
Présentateur

Monsieur Vance, le vice-président américain, comme tous les populistes de la planète, vont vous dire, ben voilà, la liberté d'expression, vous voulez la brider.

10:17
Arthur Delaporte

Mais c'est pour ça que je pense que si on fait du débat de l'interdiction le seul débat, on va partir sur la question de la liberté d'expression. Alors que moi, je pense que le débat, c'est d'abord la protection de la santé publique, la protection de la sécurité publique et d'abord la protection des jeunes. Vous pourrez auditionner des responsables chinois, puisque TikTok vient de là ? Alors ça fait partie des choses que nous envisagerons, peut-être des représentants diplomatiques. Après, voilà, nous, ce qui est l'objectif premier, c'est sans doute les dirigeants de TikTok eux-mêmes, voilà, au moins leurs représentants en France.

10:45
Présentateur

Alors on a encore une minute pour parler du congrès du Parti Socialiste. Vous êtes dans la ligne d'Olivier Faure, vous êtes fidèle à Olivier Faure. Est-ce qu'il ne faut pas une nouvelle incarnation néanmoins ?

10:54
Arthur Delaporte

Moi, je pense aujourd'hui que si Olivier Faure fait le choix de se représenter, c'est aussi parce que son bilan est bon. Depuis 2018, il a réussi à redresser le Parti Socialiste, à lui redonner une image d'un parti de gauche, central dans le débat public, responsable, mais fortement ancré sur ses valeurs. Mais en dépendance de la France Insoumise, non ? Vous voyez bien aujourd'hui qu'on ne prend pas nos positions par rapport à ce que fait la France Insoumise. Je crois qu'on a été assez vilipendé par Jean-Luc Mélenchon sur la dernière période pour montrer que nous avions agi en toute indépendance.

Mais pour ce qui est de la nécessité de l'union de la gauche avec les Verts, avec les écologistes et la nécessité de s'unir en vue de 2027, la ligne que porte Olivier Faure, je crois que c'est la seule voie possible pour faire face à la menace, notamment de l'extrême droite, si nous voulons nous qualifier au second tour.

11:40
Présentateur

Dans cette ligne, si dissolution il y a dans 3-4 mois, est-ce qu'il faudra garder le nouveau Front populaire ?

11:46
Arthur Delaporte

En tout cas, il faudra réfléchir à l'alliance de gauche qui nous permet à la fois d'être en mesure de conserver les parlementaires que nous avons aujourd'hui, mais surtout d'avoir une autre majorité au Parlement.

11:56
Présentateur

Ça peut être une alliance sans le LFI, mais ouverte vers la gauche de la Macronie ?

12:00
Arthur Delaporte

Ça peut faire partie des possibilités. Alors vers la gauche de la Macronie, je ne sais pas. Une alliance à gauche, c'est sûr, qui défend un socle de valeur, un programme, et l'alliance la plus large possible, surtout la plus en mesure d'avoir la meilleure dynamique pour battre les macronistes, mais surtout empêcher l'arrivée de l'extrême droite au pouvoir. François Hollande est-il un bon député ? En tout cas, c'est un bon camarade. Voilà, il est jovial et sympathique. On n'est pas toujours d'accord sur tout, mais c'est le principe de toute famille politique d'avoir cette pluralité qui existe, mais voilà, je le reconnais, sa sympathie.

12:29
Présentateur

Arthur Delaporte, merci, bonne journée. Merci pour l'invitation. Merci.