La campagne peut-elle dégénérer ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 3:34OuverteRéponse directe
Est-ce que le fait qu'un candidat à la présidentielle parle de ce mouvement peut faire dégénérer la campagne ?
- 4:13RelanceRéponse directe
Le président de la République joue-t-il avec les mots en évoquant la violence légitime ?
- 5:21RelanceRéponse directe
Dire que la violence peut parfois être légitime, est-ce des propos justes d'un élu de la République ?
- 5:59RelanceRéponse directe
Avec ces propos et ce qui se passe devant les lycées, on n'est pas dans la traduction concrète de la stratégie de LFI ?
- 7:21RelanceRéponse directe
Est-ce que, avec ces propos, LFI allume la conflictualité au cours d'une campagne présidentielle ?
- 8:44OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a une volonté d'aller séduire les primo-inscrits de la part de la France insoumise ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:25Fait
« aucun de ces débats aucune de ces craintes ne légitime la violence »
- 2:08Fait
« il y a un effet d'entraînement, il y a des violences et il y en a une qui est un point de bascule c'est celle contre les enseignants »
- 2:51Fait
« quand on voit un enseignant qui est traîné par des lycéens, qui est bousculé, qui est molesté »
- 3:34Fait
« Emmanuel Macron d'Espagne fustige aussi LFI, qui a un savoir faire auprès des lycéens qu'aucun autre parti n'a »
- 4:13Fait
« la violence peut-être légitime mais c'est mieux quand on peut l'éviter »
- 4:43Fait
« un défi ne peut pas passer à côté, parce que ça répond à plusieurs items qui sont exactement dans leur programme »
- 5:21Fait
« Dire que la violence peut parfois être légitime, ce sont les propos justes d'un élu de la République ? »
- 5:59Fait
« Bali Bayeco qui maintient ses propos sur la violence légitime »
- 6:36Fait
« la France insoumise fait ce que le Parti socialiste a su faire pendant des années, c'est-à-dire organiser le mouvement social »
- 7:21Fait
« l'école, c'est une école de militants et de soldats politiques »
- 8:04Fait
« une volonté d'aller séduire ces primo-inscrits de la part de la France insoumise »
- 8:44Chiffre
« il y a un peu plus de 4 millions de primo inscrits pour la présidentielle de 2027 »
- 12:51Fait
« Emmanuel Macron qui hier a pointé un risque justement d'escalade suite aux propos de Marine Le Pen »
- 13:36Fait
« Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables »
- 15:02Fait
« Il fait une cahuzac. Je ne dis pas du tout qu'il est coupable comme Cahuzac »
- 16:10Fait
« un parti politique doit clarifier sa position sur ces questions, c'est fondamental dans le contexte dans lequel on est »
- 18:45Chiffre
« un sondage IFOP qui a été publié hier soir pour Le Figaro et LCI, qui a été fait entre vendredi et mardi »
- 20:54Fait
« la structure de popularité de Marine Le Pen soit interclassistes »
- 22:50Fait
« ce sont des nouvelles populations qui tendent l'oreille face au projet de Marine Le Pen »
- 23:34Fait
« en trois mois, Jordan Bardella a perdu son statut de présidentiable »
- 24:15Fait
« Sébastien Lecornu doit faire passer un budget »
- 24:56Fait
« il ne pourra pas négocier avec le Parti socialiste, donc il va falloir trouver d'autres alliés »
Temps de parole
- ?100 %
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– Générique – Générique
– – Sous-titrage Société Radio Agité, manifestation des fonctionnaires, des pompiers, mobilisation dans les lycées qui dégénèrent par endroits et qui fait ce matin, vous allez voir la une de vos quotidiens régionaux. Rentrée politique agitée également, budget à faire barder C'est là Emmanuel Macron qui depuis l'Espagne dit craindre une escalade. La campagne présidentielle peut-elle dégénérer ? On va en parler avec nos éditorialistes. Bonjour Elisabeth Martichoux. Bonjour Réane, merci d'être avec nous comme tous les jeudis avec Michael, Darman également. Bonjour Michael, merci d'être là et on accueille Simon Barbarie. Bonjour Simon, merci d'être avec nous journaliste à la rédaction de Public Sénat.
On va commencer en parlant de ses colères et notamment la colère dans les lycées. Emmanuel Macron s'est exprimé sur ce sujet hier depuis l'Espagne, on l'écoute. Je ne vais pas ici laisser penser qu'au fond notre jeunesse n'aurait pas de légitime débat à avoir des légitimes craintes et puis des adhésions tout ça fait partie de la vie démocratique et c'est une bonne chose par contre aucun de ces débats aucune de ces craintes ne légitime la violence et en aucun cas des responsables politiques le terme un espèce est mal choisi ne saurait légitimer une violence au carré on a vu beaucoup de responsables aller devant les lycées pour exciter les élèves je pense
que c'est grave voilà effectivement il ya cette colère lycéenne qui s'exprime avec des revendications mais cette mobilisation elle prend une tournure politique notamment du fait de l'implication de certains responsables politiques c'est ce qu'a pointé emmanuel macron il a raison elisabeth la charge contre l fi est directe il les traite d'irresponsable en somme ceux qui effectivement j'allais dire comme il est à peu près il est le seul publiquement bali bagayoko le maire de saint denis à avoir dit cette phrase la violence est légitime même s'il faut l'éviter la violence est légitime dans un certain cas même s'il faut l'éviter c'est une phrase qui est assez lourde parce que quand on dit la violence est légitime ça veut dire qu'on autorise la violence
et hier il ne vous a pas échappé que le patron de la france insoumise candidat jean-luc mélenchon dans un tweet a dit surtout surtout arrêter les violences il n'a pas dit surtout c'est je traduis mais il y avait une volonté de décélérer le entre guillemets du point de vue du président le mal était fait et évidemment il impute à l fi la responsabilité du désordre c'est grave ce qui se passe parce que alors ce sont des jeunes vous savez on pensait que les troubles sociaux viendraient des carburants des Non, ça vient plutôt de cette jeunesse qui, il y a quelques semaines, après quelques semaines seulement de la rentrée, évidemment se révolte avec des mots d'ordre,
comme souvent avec les lycéens totalement c'est totalement hétéroclite, ça part un peu dans tous les sens mais c'est toujours un peu le cas chez les lycéens, je me souviens moi-même d'avoir participé quand j'étais lycéenne à des mouvements, ça ne me rappelle pas avoir vraiment compris à l'époque. Il y a un effet d'entraînement, il y a des violences et il y en a une qui est un point de bascule c'est celle contre les enseignants, quand on voit un enseignant qui est traîné par des lycéens, qui est bousculé, qui est molesté. Là, il y a quelque chose, se dit, voilà, ça n'est plus le mouvement lycéen traditionnel avec ses feux de Et à quelques mots, la présidentielle,
pour finir, c'est hyper-politisé, Valérie Pécresse s'en mêle, remboursé Aldi à LFI, Emmanuel Macron d'Espagne fustige aussi LFI, qui a un savoir faire auprès des lycéens qu'aucun autre parti n'a, puisqu'ils sont directement appliqués dans les organisations de lycéens. Et on va voir le chiffre effectivement des violences, ce qui est nouveau, le chiffre des violences envers la communauté et enseignante, Simon, puisqu'on parle de la campagne peut -elle dégénérer ? Elisabeth a parlé de Jean-Luc Mélenchon, de ses appels à manifester, puis de ses appels au calme. Est-ce que tout ça, le fait qu'un candidat à la
présidentielle parle en tout cas de ce mouvement ? Ça peut faire dégénérer la campagne ou pas ? Déjà, chacun un petit peu dans son rôle. Il est normal que le président de la République rappelle que la violence légitime appartient aux forces de l'ordre et à l État. Il a cette fameuse phrase que vous avez rappelée, la violence peut-être légitime mais c'est mieux quand on peut l'éviter. Il a l'habitude de jouer un petit peu avec la ligne rouge. Il faut se rappeler qu'après son élection à la mairie de Saint-Saint-Denis, il avait fait un podcast et il avait dit si le Le Rassemblement National arrive au pouvoir, il y aura une insurrection populaire, ce sera normal que le peuple se mette dans la rue. Donc on joue un petit peu avec les mots.
Après, pour ce qui est une manifestation lycéenne, vous l'avez rappelé aussi, il est vrai qu'un défi ne peut pas passer à côté, parce que ça répond à plusieurs items qui sont exactement dans leur programme. Vous avez la Nouvelle-France, donc la jeunesse, vous avez l'histoire des violences policières qui est aussi un de leurs combats, vous avez la fracture territoriale, ça c'est aussi un grand truc de Baye Bagayoko, donc c'est difficile pour eux de se mettre à l'écart et ça avait déjà été le cas en 2023 lors de la réforme des retraites. Il y a eu des problèmes avec la CGT puisqu'on leur reprochait de s'accaparer le rôle des syndicats, donc ça c'est un truc de la France Insoumise, c'est de toujours aller dans la rue et puis aussi au Parlement de
lutter par ce qu'on appelle l'obstruction parlementaire en déposant beaucoup d'amendes. Je pense que chacun est dans son rôle. Évidemment le risque c'est bavure, que ça dégénère et à ce moment là, la France Insoumise sera dans une position beaucoup plus délicate pour justifier sa présence dans la rue aux côtés des lycéens et là ce sera beaucoup plus simple pour leurs opposants de dire qu'ils ont attisé la violence. On va l'écouter le maire de Saint-Denis, vous en parlez Simon, le maire de Saint-Denis, le maire et les filles de Saint-Denis, Bali Begayoko. On maintient ces propos parce que c'est d'abord les propos justes en fait d'un maire d'une ville importante et qui ne souhaite pas que l'on rentre dans une logique d escalade, en fin de compte, de la violence.
Dire que la violence peut parfois être légitime, ce sont les propos justes d'un élu de la République ? Bien sûr, juste dans la situation dans laquelle nous sommes, parce que je rappelle que, contrairement à ceux qui commentent, moi j'étais au coeur, j'avais pas de gilet pare-balles, j'avais pas de cadre, j'avais rien. J'étais plus... Vous avez assisté à des violences ? J'ai précisément assisté, c'est ce qui m'a le plus inquiété. Voilà, Bali Bayeco qui maintient ses propos sur la violence légitime, est-ce qu'avec ces propos, avec ce qui se passe devant les lycées, on n'est pas, Michael, dans la traduction concrète de la stratégie de Jean-Luc Mélenchon de vouloir tout conflictualiser ? On est au cœur. Il n'est pas question, effectivement, pour LFI d'être à côté du conflit
puisqu'ils en sont à leur origine. Le conflit n'est pas en train de se politiser, il est politisé depuis le départ. On est bien évidemment à l'orée et en levée de rideau de l'élection présidentielle, on ne va pas être naïf. On sait très bien qu'aujourd qu'aujourd'hui, la France insoumise fait ce que le Parti socialiste a su faire pendant des années, c'est-à-dire organiser le mouvement social, en particulier dans les enceintes estudiantines et lycéennes. De ce point de vue-là, à l époque, c'était... Il y avait d'autres barons, si je puis dire, qui s'occupaient de ce genre de choses et certains en sont connus. De ce point de vue-là, c'est un travail politique, je dirais, effectivement classique et sans aucune, je dirais, naïveté. C'est exactement ce qui s'est passé.
D'ailleurs, là, cette fois-ci, il ne se cache pas puisqu'en fait, ils viennent même le dire et l'encourager. Après, ce qui est intéressant avec le maire de Saint-Denis, c'est qu'en fait, ça raconte aussi le projet politique. L'école, c'est une école de militants et de soldats politiques. Quand on vient dire, et de propagande, quand on vient dire la violence est légitime, même avec la phrase après pour radoucir, mais le propos est celui-là, il faudrait quand même plutôt dire que c'est une phrase d'un certain philosophe politique, Max Weber, qui parle de la violence légitime accordée à l'État. C'est-à-dire que la violence légitime, c'est la la police, et non pas le fait que les deux manifestants ne peuvent pouvoir faire de l'insurrection. Donc bien évidemment, on est avec une tentative d'LFI
d'allumer la conflictualité au cours d'une campagne présidentielle qui ne fait que commencer et en même temps laisse entrevoir le projet politique d'un de la france insoumise pour l'ensemble de la france avec Avec une volonté électorale aussi, Elisabeth, il y aura. Alors, il y a ces lycéens, ils ont 17-18 ans. Il y a un peu plus de 4 millions de primo inscrits pour la présidentielle de 2027. C'est-à-dire des gens qui seront en âge de voter pour la première fois. Ils n'ont pas forcément des primo-votants parce qu'il y aura peut-être de l'abstention, mais est-ce qu'il y a une volonté d'aller séduire ces primo-inscrits de la part de la France insoumise ? C'est très clair, c'est dans la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, vous savez, il a regardé quels étaient les segments,
entre guillemets, des lecteurs qui pouvaient alimenter son capital et effectivement dans ce capital il y a les jeunes. Ils votent très peu les jeunes et le plus souvent quand ils votent c'est plutôt pour le rassemblement national Donc effectivement, ils cherchent à mobiliser les jeunes. Et je me posais la question, effectivement, à qui ça profite dans le fond ces images ? Spontanément, on se dit évidemment au tenant de l'ordre parce que c ces images font peur. Ce sont des jeunes, parfois des très jeunes. Il y en a qui vont être blessés. Parfois ils vont être blessés à vie. C'est quand même assez dramatique ce qui se passe pour certains. Ce sont des jeunes qui sont à peine à l'âge adulte.
Donc c'est vraiment très délicat à manipuler. Si, comme vous le disiez, il peut y avoir un drame, ce sera tragique. On a des précédents dans dans la 5e République, qui ont fait basculer l'opinion. Donc tout ça, c'est de la nitroglycérine. A qui ça profite ? Je dirais à personne, dans le fond. Pour l'instant, on verra comment ça ça évolue, mais il y a les vacances de Toussaint qui vont arriver dans une dizaine de jours. On se dit que ça va amortir et que ça va peut-être digérer cette colère, mais politiquement, on serait bien normal de dire qui tirera les marrons du feu.
Sur le papier, Jean-Luc Mélenchon, oui, il essaye de mobiliser la jeunesse à son profil. Michael, apprends d'écouter Edouard Philippe. Oui, on voit d'ailleurs que le gouvernement, cette fois ainsi, à la différence du passé, réagit très vite en proposant la plateforme. Bon, aucun diront gadget politique, pourquoi pas ? En tout cas, c'est une démarche qui a été proposée parce que c'est le cauchemar de tout gouvernement. Les mouvements de jeunesse, les mouvements de jeunes dans la rue, c'est le cauchemar de tous les gouvernants. Il y a cette fameuse formule du dentifrice qui est sorti et qui est impossible à rentrer dans le tube. C'était la formule de Jean-Pierre Raffarin. C'est exactement le cauchemar de tous les dirigeants. Et justement, comment réagit le gouvernement ?
Comment réagit le Bloc central et les candidats à la présidentielle du Bloc central ? On va écouter ce matin Edouard Philippe, il était sur TF1. Rien n'est satisfaisant dans cette histoire. Que des lycéens aient des revendications, ça peut s'entendre, mais on peut formuler ces revendications sans bloquer un lycée. On peut formuler des revendications sans interdire aux autres lycéens de suivre des cours. On peut le faire sans violence. On peut le faire sans dégradation. Ce que je constate aujourd'hui, c'est qu'un peu instrumentalisé, il faut bien le reconnaître par la France insoumise, un certain nombre de lycéens interdisent aux autres de suivre leurs cours, abîment des établissements publics, vont faire payer aux contribuables des réparations, ce qui est scandale.
On le disait, la France insoumise joue sa partition, mais la droite, le bloc central, joue aussi leur partition, c'est-à-dire l'ordre, l'autorité, faire payer les casseurs, ça permet aussi à ce bloc-là de développer ces thèmes de campagne. Et puis ça permet aussi d'oublier peut-être les revendications originelles de ce mouvement, c'est-à-dire le manque de moyens, le manque de professeurs, des conditions dégradées, des bâtiments aussi insalubres parfois. Après, la difficulté, c'est que là, on parle de violence physique ou ce qu'on voit sur les images. C'est beaucoup plus acceptable pour un homme politique d'instrumentaliser ou de récupérer ou d'accompagner un mouvement quand il s'agit de violences plutôt symboliques.
On se souvient de manifestations de policiers, auxquels participaient des élus de droite, où on entendait des slogans « Le problème de la police, c'est de la justice ». Ce n'est pas de la violence physique, mais ça reste quand même une violence symbolique. On s'en prend contre un pouvoir de la Ve République. Il y a aussi… On a vu des sénateurs, des parlementaires accompagner des agriculteurs pour des manifestations. D'aller récemment devant le Parlement européen à Strasbourg pour manifester contre Mercosur. Alors là, évidemment, c'est beaucoup plus facile pour un élu d'accompagner les agriculteurs parce que ce sont des mouvements avec une violence, on va dire ritualisée. On va dire qu'il y a un accord tacite avec les forces de l'ordre.
L'un d'un côté comme de l'autre, on ne va pas trop loin. Les mouvements étudiants, c'est autre chose. Et les mouvements lycéens, encore plus parce que c'est beaucoup moins structurés. Et ça peut partir dans tous les sens. Et en plus, ça peut aussi être infiltré par des casseurs. Et ce qui peut mettre le mouvement complètement incontrôlable, c'est ça le risque pour les filles.
Et suite à ses mouvements sociaux et aux réactions, la campagne qui peut aussi dégénérer suite aux affaires. Et notamment à celles qui concernent Jordan Bardella, Emmanuel Macron qui hier a pointé un risque justement d'escalade suite aux propos de Marine Le Pen, le chef de l'État qui s'est également exprimé sur les révélations de Mediapart sur des propos antisémites qu'aurait tenu Jordan Bardella lorsqu'il était plus jeune. On va l écouter le chef de l'État. Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables. Et ils ne souffrent pas quelques commentaires que ce soit. Ils appellent à la condamnation la plus extrême. Ce n'est pas la Et la deuxième chose, ils impliquent que les responsables clarifient.
Voilà, c'est le rôle des responsables politiques, qu'ils clarifient la ligne, les Les mots et les gens qui sont dans leur parti peuvent prononcer telle chose. La déclaration de Emmanuel Macron. Alors qu'il ne s'exprime pas sur la politique intérieure quand il est à l'étranger, là hier il l'a quand même pas mal fait. Les vannes sont un peu ouvertes à quelques mois de son départ. D'une part, d'autre part, il répondait à une question. Il n'est pas spontanément allé commenter, mais il a profité de l'occasion pour dire des choses assez convenues, que ces déclarations qui de quelques de qui que ce soit qu'elle émane sont absolument ignobles ça d'accord et ensuite il en profite
effectivement pour demander à jordan bardella en de clarifier sa position. Jordan Bardella, qui est immédiatement répandu, mais extrêmement rapidement, renvoyant Emmanuel Macron à son absence au défilé de manifestations après le 7 octobre sur l'anti-sémitisme. Et ensuite, il a publié, Jordan Barnella, un très long poste sur X pour à nouveau tenter de s'exonérer de ses accusations. Il entre dans un tunnel, Jordan Barnella, le président du Rassemblement national, le tunnel que lui a préparé Mediapart qui n'a pas encore apporté les preuves
des accusations. Pour l'instant, le président du RN nie en bloc. Il dément en bloc, si vous me permettez. Il fait une cahuzac. Je ne dis pas du tout qu'il est coupable comme Cahuzac. Je dis que sa ligne de défense est pour l'instant la même, c'est-à-dire je n'ai jamais tenu ses propos et donc il se défend de cela en attendant
que Mediapart fournisse ses preuves. Comment ça va se terminer ? On n'en sait rien. Est-ce qu'il y a vraiment des preuves ou est-ce que ça va rester comme ça, c'est-à-dire déclaration contre déclaration ? Affirmation contre démenti et dans le fond, contrairement à Cahuzac, il n'y aura pas des audios, des vidéos qui auront été le coup fatal aux dénégations du ministre du budget de l'époque. On On verra. En tout cas, Emmanuel Macron, il est aussi un peu dans son rôle, compte tenu de l'antisémitisme qui imprègne la société française depuis plusieurs années. Il a raison de rappeler qu'un parti politique doit
clarifier sa position sur ces questions, c'est fondamental dans le contexte dans lequel on est. Est-ce qu'il est dans son rôle là-dessus Simon ? Et est-ce que de pointer le risque d'escalade, puisque c'est ce qu'il a fait, c'est aussi dans son rôle d'alerter là-dessus ? – Alors ce qu'on n'a pas entendu dans l'extrait, c'est qu'aussi Emmanuel Macron reproche à Jordan-Han Bardella au RN de s'attaquer aux médias, à Mediapart. Ce qui peut aussi faire sourire avec un peu de recul parce que Emmanuel Macron n'a pas toujours été un Un grand défenseur de la liberté de la presse, on se souvient de l'affaire Benalla et de sa phrase qu'il vienne me chercher. Et il disait que le pouvoir journalistique ne doit pas se remplacer le pouvoir judiciaire.
On tombe une journée après une enquête qui vient d'être ouverte après une plainte de Sébastien Lecornu pour des fuites qui sont sorties dans la presse sur le budget. Donc là, sur les attaques sur Mediapart, Emmanuel Macron aurait peut-être se rappelé. Enfin, moi, j'aurais plutôt rappelé ça, plutôt que de faire une erreur factuelle dans le long poste dont vous avez parlé. Il a dit qu'il n'a jamais été en Israël. Pour le coup, il y a été deux semaines après les attentats du 7 octobre. Très mauvaise défense de Jordan Bardel. Ok.
Les propos, on a compris, on les qualifie, on sait à quoi ils renvoient. Ça renvoie également à toute l'histoire de ce parti, à l'influence, puisqu'il est très souvent cité. Vous parlez des accusations portées contre... Oui, bien sûr, des accusations et des propos antisémites tenus supposément par Jordan Bardella jusqu'à preuve. Mais, bien évidemment, une fois qu'on a dit ça, c'est comment l'affaire est-elle gérée dans la période politique et que va-t-il se passer ? D'abord le système de défense de Jordan Bardella est extrêmement risqué. Parce qu'on connaît maintenant Mediapart, on connaît le talent de Mediapart,
d'imprimer et de faire l'agenda des débuts de campagne, voire de membres de la vie politique française, quelles que soient les appartenances politiques. Et là, on y Ça veut dire que, bien évidemment, lorsqu'on entend les protagonistes et les journalistes de Mediapart qui disent nous produirons la démonstration de ce que nous avançons, il va se passer encore évidemment de nouveaux épisodes. Et là, ça sera les preuves de vérité parce qu'effectivement est-ce qu'on va se retrouver dans la configuration comme le disait Elisabeth de l'affaire Cahuzac avec quelqu'un pris dans le pot de confiture d'un mensonge et là, ça reviendra à Marine Le Pen. C'est-à-dire qu'elle devra prendre une décision.
Parce que selon la formule qu'on a entendue dans la presse, si des brebis galeuses du RN ont été chassées, est-ce que Mediapart n'a pas trouvé le berger Ça, c'est une formule qui est utilisée et de ce point de vue-là, ce sera la question politique des prochaines semaines et qui, une fois de plus, montre à quel point cette campagne présidentielle va être hors norme. Mais est-ce que, puisqu'on parle de la campagne présidentielle, est-ce que dans l'électorat RN, ça peut coûter cette affaire ou pas ? Il y a un sondage IFOP qui a été publié hier soir pour Le Figaro et LCI, qui a été fait entre vendredi et mardi. Donc en partie 24 heures après les révélations de Mediapart. Pour l'instant, ça ne touche pas Marine Le Pen.
Si ça la touche, ce sera assez progressif quand même et on le verra au fil des semaines. Là, c'est un peu tôt pour que ça ait infusé dans l'opinion. Par ailleurs, est-ce que ça touchera directement Marine Le Pen ? Oui. Enfin, si c'est avéré, encore une fois, si, si, si, c'est quand même une sale affaire pour le Rassemblement national, qui peut coûter à Jordan Bardella sa carrière politique. Si. Mais... Mais qui peut coûter le second tour à Marine Le Pen ? Alors, on dit beaucoup que le premier tour, effectivement, ça l'épargnerait. Le second tour, il y a une partie de l d'électorat de droite LR, qui peut effectivement être effrayée par ses résurgences, même si c'est elle qui a fait le tri et qui a viré son père pour des propos
antisémites, il y a un fond de sauce FN qui demeure dans l'ERN. Donc ça peut lui coûter dans quelle mesure ? Vous savez, la colère est-elle ? La colère des Français est-elle qu on a envie de dire que quoi qu'ils aient fait et quoi qu'ils proposent, ils seront le réceptacle de cette colère. Tout ce qui est rationnel, pour l'instant, ne prend pas dans la campagne à cause de ce climat et qui imprègne fortement quand même l'opinion. L'enjeu, c'est quand même pour Marine Le Pen ne pas retourner dans le champ de la diabolisation. Jordan Mandela, pour le coup, était le présentoir de la dédiabolisation depuis de nombreuses années.
Comme vous dites, je pense que sur le cœur de l'électorat, possiblement, ça peut rester sans impact, mais le problème sera l'électorat périphérique. Et c C'est ça tout le jeu. Et puis surtout, on peut dire qu'au Sénat, dans quelques semaines, on va examiner un projet de loi de lutte contre l'antisémitisme et le racisme. Le nouveau groupe RN pourrait aussi être en difficulté contre quand on va aborder ces questions-là, il y a aussi un agenda qui va aussi arriver. Parce que vous l'avez rappelé, il y a beaucoup d'actes antisémites en France. Donc ça sera difficile maintenant pour le Rassemblement national de se présenter comme le parti qui défend les défenseurs des Juifs. Je trouve que c'était l'expression de Jordan de Mardella,
donc déjà c'est une complication qui peut forcément rejaillir sans Marine Le Pen d'autant que Marine Le Pen a eu comme attachée de presse une députée qui... Vous voyez Caroline une parmentier dans le maïsat. On peut aussi regarder... C'est un journaliste de présent. Il y a aussi l'ancien député qui tenait une librairie avec des écrits antisémites. Donc on peut aussi regarder tout l'entourage. Il y en a dans les cabines, on se souvenait en 2024. On en a trouvé dans les cabinets, on a trouvé parmi les candidats. Il y a Jordan Bardella, mais ça peut aussi s'étendre à d'autres, soit collaborateurs, soit élus du Rassemblement de la France. – Ça peut mettre à mal la stratégie de dédiabolisation Ce qui va être effectivement très délicat pour Marine Le Pen,
c'est de comment préserver l'électorat de conquête. Et le fait qu'aujourd'hui la structure de popularité de Marine Le Pen soit interclassistes, comme on dit, traversent toutes les classes sociales, impliquent forcément qu'il y en a des nouvelles qui ont été récemment convaincues, voulant peut-être accorder une confiance. Ce sujet là peut être effectivement indéterminant dans le cas de populations qui bien évidemment auront à choisir parce qu'elles ne sont pas, elles font pas partie du noyau dur, elles ne sont ce ne sont pas des militants ou des électeurs qui se sont structurés année après année,
élection après élection, dans la solitude, je dirais, des électeurs RN, dans le fait d'être opposé à une société de manière générale, à être opposé à des fronts républicains. Là, ce sont des nouvelles populations qui tendent l'oreille face au projet de Marine Le Pen. Et ce sont ces populations-là, ces électeurs-là, qui seront les plus peut-être fragiles et fragilisées et auxquelles il faudra faire attention. Déjà quand même, la campagne du RN est impactée parce que pour Jean-Denis Bardella, faire campagne aujourd'hui comme si de rien n'était, c'est compliqué. Et à chaque fois, il va se retrouver face à des adversaires, notamment on l'a bien vu déjà, et les filles qui font cette liste de personnalités qui ont été mises en cause pour des propos antisémites récemment, moins récemment.
Donc à chaque fois, il y aura ce et pour lui, c'est déjà un boulet au pied avant le congrès qui devrait l'introniser comme président du RNN. – Voilà, justement, c'est ce que je voulais rajouter. Il devrait normalement être entre guillemets, la star d'octobre puisque c'est le Congrès qui le renouvelle. C'est peut-être là que ce sera le moment de ces difficultés. En trois mois, Jordan Bardella a perdu son statut de présidentiable. Là, je pense qu'il a peut peut-être perdu son statut de premier ministrable, puis dans un mois, peut-être qu'il va aussi perdre la présidence du parti. C'est une sorte de descente aux enfers. 24-25 octobre, le congrès du RN. Simon, juste pour terminer, parce qu'on parle de ce climat social, on On parle de ce climat politique compliqué.
C'est la rentrée parlementaire aujourd'hui. Est-ce que tout ça, ça va avoir des répercussions au Parlement au moment où Sébastien Lecornu doit faire passer un budget ? – Redresser les finances publiques sans s'adienner les oppositions politiques, c'est un peu la dernière mission du moine soldat Sébastien Lecornu. Ce n'est pas la première fois qu'il est confronté à ça, il avait eu ce problème l'année dernière, mais il avait quand même quelque chose dans sa musette, c'était la suspension de la réforme des retraites, qui pouvait négocier avec le Parti socialiste, mais il s'était aussi un petit peu lié les mains en refusant, enfin en s'engageant, on n'a pas utilisé le 49-3. Cette année, bon, il n'a pas de... Par proposer une tax Zuckman ou le SMIC à 1 700 euros,
il ne pourra pas négocier avec le Parti socialiste, donc il va falloir trouver d'autres alliés. Est-ce qu'il n'a pas aussi un problème d'interlocuteur, du coup, maintenant ? Ils sont en pleine primaire, donc c'est difficile de trouver un interlocuteur au Parti Socialiste, mais il va falloir aussi peut-être regarder du côté de la Rassemblement National, qui en ce moment n'est pas à la fête non plus, comme on vient de le dire. Donc ça va être un petit peu compliqué, c'est du coup j'humain pour Sébastien Lecornu d'essayer de trouver des mesures qui conviennent plus ou moins à tout le monde pour qu'ils s'abstiennent peut-être sur un 49 .3, ce qui est plus facile pour une opposition de s'abstenir sur un 49 .3 que de s'abstenir sur un budget qui n'est pas le vôtre. Donc ça va être tout le défi.
À suivre, allez, à suivre évidemment cette campagne passionnante et puis cette rentrée parlementaire. Merci à tous les trois, merci beaucoup d'avoir été avec nous à partir de 14h30. Ne manquez pas notre édition spéciale rentrée parlementaire et édition du président du Sénat s'est à suivre en direct sur notre antenne. Très bonne journée sur le public sénat.
Emmanuel Macron