Édouard Philippe : "Je ne désespère pas que la gauche sorte du poids mortifère de Mélenchon"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle a été votre réaction face au mouvement des salariés de la tour Eiffel après la visite d'une délégation hindoue sans femmes ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Qu'apporte votre état d'urgence contre le narcotrafic par rapport à la loi de 2025 ?
- 3:45RelanceRéponse directe
Quels instruments concrets changeraient avec votre état d'urgence localisé ?
- 4:27RelanceRéponse partielle
La reconnaissance faciale pose question sur les libertés publiques. Comment y répondez-vous ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Qu'arrivera-t-il concrètement à un consommateur de drogue selon vos propositions ?
- 8:23OuverteRéponse directe
Vous proposez de signaler la consommation de drogue des agents publics à leur employeur. Pourquoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:51Fait
« L'état d'urgence, c'est pas une formule, c'est un instrument juridique. »
- 3:09Fait
« Il s'agirait d'utiliser d'abord la capacité à faire des perquisitions administratives. »
- 4:27Fait
« On a créé des instruments dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. On les a renforcé après 2015 et encore quelques années après. »
- 7:12Chiffre
« 70 % de ces amendes forfaitaires ne sont pas recouvrées. »
- 9:31Fait
« Ma ligne, c'est de dire ce que je crois. C'est d'ailleurs à ça que c'est une campagne. »
- 10:42Fait
« Mayotte c'est la France, c'est un département français. Il est peu connu sans doute. »
- 12:00Fait
« Changer la Constitution, ça n'est pas impossible. Il y a des formes pour ça. C'est l'article 89. »
- 16:16Fait
« Vous aviez fait beaucoup réagir en parlant d'un âge légal de départ à 65, 66 ou 67 ans. »
- 20:43Fait
« Lorsque on érige comme critère la seule durée de cotisation, on crée d'abord des injustices formidables et terribles pour les plus fragiles. »
- 22:30Fait
« Il y a des candidats, ils sont légitimes, ils ont le droit d'être candidat. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Et bonjour Édouard Philippe. Bonjour. Bonjour Édouard Philippe. Vous avez promis Édouard Philippe un programme massif pour la l'élection présidentielle. Vous commencez à le dévoiler par petite touche. Aujourd'hui, on va en parler euh en particulier sur la sécurité et le narcotrafic. Mais d'abord, je voudrais vous demander ce que vous avez ressenti, quelle a été votre réaction hier quand vous avez appris ce sujet dont on a beaucoup parlé ce matin, le mouvement et et la colère des salariés de la tour Effel après que leur direction manifestement a accepté une visite d'une délégation hindou sans employés femmes. Oui, je je vais vous dire là, quand j'ai entendu la nouvelle, j'en ai été surpris.
J'ai même cru au début que c'était c'était pas vrai. Euh sauf que c'était bien vrai et que il y a une décision absurde qui a été prise. Euh on est très heureux en France d'accueillir 100 millions de touristes. C'est une de nos grandes forces. Les gens qui viennent en France, les touristes qui viennent en France, ils savent qu'ils viennent dans un pays qui a des règles, des usages et ils viennent les respecter. Et il est hors de question, mais vraiment je le dis avec la plus grande tranquillité, en même temps, la plus grande fermeté et hors de question que on rentre dans ce genre de considération, dans ce genre de demande.
Donc je comprends je comprends que les salariés étaient choqués et et plus que choqué qu'ils expriment leur leur désaccord profond. Je le partage et je crois d'ailleurs que tout le monde le partage. On était tout à l'heure avec le président de la société d'exploitation de la police des excuses d'ailleurs qui est aussi voilà qui qui est aussi maire socialiste de Paris Centre Ariel Veille qui reconnaît une erreur. Est-ce que c'est une erreur ou est-ce que c'est plus grave que c'est une erreur. C'est une erreur. Elle est reconnue. J'ai compris que la délégation s'était excusée. J'ai compris que le les responsables avaient reconnu une erreur. Bon voilà, c'est une erreur.
C'est une erreur et faut t'avouer à moitié pardonné. Bon voilà. Mais cela dit, ça dit des choses. On on a un art de vivre en France. Je sais pas s'il est meilleur que les autres, mais c'est le nôtre et on y tient. Alors, on va le conserver et on va l'assumer. Voilà, c'est tout. Eddard Philippe, venons-en à vos propositions pour lutter contre le narcotrafic. Vous étiez hier en campagne à l'aise. Symbole de ces villes moyennes de plus en plus touchées par la drogue pour préciser l'état d'urgence contre le narcotrafic que vous voulez mettre en place. Euh pourtant, une loi votée en 2025 crée déjà un parquet national antiriminalité organisé sur le modèle du parquet antiterroriste.
Qu'est-ce que votre état d'urgence apporterait de plus ? Alors, d'abord, l'état d'urgence, c'est pas une formule, c'est un instrument juridique. Et vous avez raison de dire qu'il y a une loi en 2025 qui a été votée, adoptée, c'est une bonne loi. Elle elle a créé des bons instruments juridiques et c'est une bonne loi. Mais la menace que fait peser le narcotrafic sur la santé de nos concitoyens, sur la santé de nos enfants et sur la sécurité de l'État estelle que je crois nous devons encore créer quelques instruments juridiques.
Et c'est ce que je propose notamment avec cet état d'urgence narcotrafic qui est pas un état d'urgence pour tout le pays pendant tout le temps, qui est la possibilité que je propose d'installer dans une zone localisée, par exemple une agglomération qui est totalement déstabilisée ou qui commence à être déstabilisé par le narcotrafic de pouvoir utiliser des instruments que normalement on n'a pas le droit d'utiliser. Alors lesquels justement parce que les perquisitions, les fermetures, les sais possibles. Par national antiminalité d'ailleurs fait avancer la lutte contre le narcotrafic. Qu'est-ce qui changerait concrètement avec vous ?
Il s'agirait d'utiliser d'abord la capacité à faire des perquisitions administratives, c'est-à-dire à aller encore plus vite dans l'action engagée par les forces de l'ordre et par l'ensemble des forces qui concourent à la sécurité des Français. Il s'agirait aussi d'utiliser des technologies qu'on n'utilise pas dans le droit commun. La reconnaissance faciale par exemple. Par exemple, hier j'étais à l'es et et juste un mot pardon. C'est dur pour Alè d'être réduit à la ville ou à une ville dans lesquelles il y aurait un narcotrafic. Il y a beaucoup d'autres choses et d'autres choses extraordinaires à voir à on en a beaucoup parlé parce que le maire a été menacé directement.
Lorsque dans une ville vous avez des narcotrafiquants qui menacent directement un maire qui fait son boulot et qui le fait bien d'ailleurs et qui s'engage sur la sécurité. Lorsque vous avez un maire qui doit être exfiltré pendant la nuit par le raide, vous voyez bien que c'est une déclaration d'hostilité, voire de guerre que l'on fait aux autorités publiques, à la République. Bon et ben il faut pouvoir y répondre. Et l'état d'urgence localisé sur l'agglomération d'Aise, par exemple, pendant un temps donné, permettrait, me semble-t-il, avec l'utilisation euh du de la reconnaissance faciale, de déigner l'accès à la zone euh d'un certain nombre de trafiquants.
Est-ce qu'on y revient quand on met en place ce genre de technologie qui euh pose question euh sur les libertés publiques ? Est-ce qu'on y revient un jour ? Mais je essayons de réfléchir par analogie. On a créé des instruments dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. On les a renforcé après 2015 et encore quelques années après. On a créé la possibilité d'un état d'urgence pour lutter contre Est-ce que Est-ce que un certain nombre de pratiques qui ont été mises en œuvre au moment de l'état d'urgence sont venus limiter la sécurité aujourd'hui dans votre vie quotidienne ? La réponse est non. Objectivement la réponse est non.
Mais vous comprenez bien que euh face à à cet élément qui est le narcotrafic qui est encore une fois qui amène violence et une violence extraordinaire, corruption parce qu'il faut pas se voiler la face avec le développement du narcotrafic les menaces, la corruption, c'est vrai à l'è c'est vrai au Havre, je le vois partout.
Et bien vous avez besoin d'instruments qui à la fois permettent de lutter contre les narcotrafiquants qui permettent aussi de suivre ceux sur lesquels on peut avoir des soupçons qui permettent aussi de signaler des consommateurs et puis il faut aussi c'est vrai au-delà de la répression ou avec la répression mettre en place des politiques de prévention qui sont indispensables.
la reconnaissance faciale ça existe déjà et d'ailleurs parfois il y a des non ça existe de façon très encadrée et heureusement dans les enquêtes mais parfois il y a des abus et parfois il y a des erreurs aussi les perquisition administrative ça existe déjà aussi est-ce qu'un état d'urgence c'est vraiment nécessaire des spécialistes disent on n pas besoin de nouveaux leviers juridiqu on a surtout besoin de moyens pour la police et pour la justice mais je j'oppose pas les nouveaux instruments juridiques et les moyens j'ai été premier ministre de 2017 à 2020 bah à cette époque et ensuite on a beaucoup augmenter les moyens, augmenter les recrutements dans la police et dans la gendarmerie et évidemment doter les forces de l'ordre de moyens supplémentaire.
Donc il faut des moyens bien entendu des moyens humains bien entendu des moyens techniques bien entendu mais il faut aussi des instruments juridiques et et je propose de se dire que on ne passe rien au narcotrafiquant on on n'accepte pas l'idée que petit à petit notre pays, notre société, la santé publique, notre République soit gangrainée par le narcotrafic. C'est un sujet qu'il faut prendre au sérieux.
rien au consommateurs aussi mais il faut être c'estàd mais bien sûr qu'il faut il faut être exigeant avec les consommateurs qui sont pas attendez il y a pas le narcotrafic d'un côté qui serait mal et puis la consommation de l'autre côté qui serait tolérable chaque fois chaque fois que quelqu'un achète un produit stupéfiant il faut qu'il sache qu'il est un maillon d'une chaîne qui va jusqu'au pire narcotraafiquant jusqu'au pire violence menace torture ou corruption Donc concrètement, qu'est-ce qui lui arrivera à ce consommateur ? Bah, vous avez aujourd'hui la possibilité de prononcer des amendes forfaites. Euh, il en il en est prononcé chaque année.
La police nationale peut le faire, les polices municipales ont pas le droit de le faire. À mon avis, on pourrait bouger ça. 70 % de ces amendes forfaitaires ne sont pas recouvrées. On envoie le mauvais signal parce que le type qui prend une amende mais qui n'a pas à la payer parce que finalement c'est parcouvré parce que il y a un problème de discussion souvent ils sont insolvables. Alors comment vous faites ? Ou alors les procédures sont compliquées de recouvrement. Bien sûr que non, c'est pas vrai. Ils sont pas insolvables. Me dites pas qu'il y a 70 % des gens qui ont des amendes qui sont insolvables. Ça n'est pas vrai.
La vérité, c'est qu'il y a une difficulté de circulation de l'information entre le ministère de la justice, le ministère de l'intérieur, ministère de l'économie, des finances. Bon, donc il faut en effet euh euh aller chercher la responsabilité du consommateur. Moi, je propose quelque chose hein.
Euh outre le fait que les amendes forfaitaires soient euh mieux recouvrées, je prononce je je propose que toute personne dépositaire de l'autorité publique, chargé d'un service public, parce que je pense qu'il faut commencer par là, euh dont on se rend compte qu'il est consommateur parce qu'il est interpellé parce que simplement en tant que consommateur, on doit signaler cette consommation à son employé. à son employé et après il lui arrive quoi ?
Le dénoncer s'il est si c'est constaté par si c'est constaté par je pense que il faut le signaler à son employeur et que son employeur public en fonction des circonstances prenne ses responsabilités qui lui arrive ensuite ben je pense qu'il faut pouvoir prendre ses responsabilités. On a le droit de voir est-ce que c'est une foi, qu'est-ce que c'est. Quelqu'un qui consomme de la drogue le weekend dans un cadre privé, il pourrait être dénoncé quelques jours plus tard à J'ai pas dit dénoncé. dit que si il est pris en train d'acheter de la drogue, s'il est constaté, s' une constatation, je pense que l'employeur public doit le savoir. Je pense que ça n'est pas neutre.
Mais enfin, pardon, vous non plus vous pensez que ça n'est pas neutre. Qui pense que c'est neutre ? Vous voyez bien que tous ceux qui sont dépositaires de l'autorité publique, qui se sont engagés pour le service public et il faut les saluer et il faut les remercier parce que ça a du sens, ils se sont pas engagés pour faire prospérer le narcotrafic. Vous parlez d'exemplarité et il y a vos propositions sur le narcotrafic Édouard Philippe mais vous voulez aussi suspendre les demandes d'asile et le droit du sol à Mayotte. Oui. Alors ça n'a rien à voir. Non mettre mais j'ai graine quelquesunes de vos propositions. Pas les sujets. J'raine quelques-unes de vos propositions. Donc ceci pour Mayotte.
Mettre en place une amende pour les parents d'enfants perturbateurs à l'école. Durcir les règles de l'assurance chômage et mettre fin ce sont vos mots à l'open bar des arrêts maladies. C'est vous qui avez dit tout ça ces derniers jours. Votre ligne, vous l'assumez, c'est à droite toutes. Ma ligne, c'est de dire ce que je crois. C'est d'ailleurs à ça que c'est une campagne. C'est pour ça que c'est bien une campagne électorale. Vous pas tellement le fait d'être en campagne. C'est votre ligne c'est pas de de vous dire je vais essayer de rassembler aussi les plus modérés, les santé.
Je vais essayer de terminer ma réponse et une fois que j'aurai terminé la réponse, j'essaierai de répondre à la question suivante. Mais d'abord, je voudrais répondre à la première question. Ma ligne, c'est de dire il y a un débat public parce qu'il y a une campagne électorale. Bon ben chacun est libre de se présenter et chacun lorsqu'il se présente doit c'est même pas qu'il est libre doit dire ce qu'il veut, ce qu'il pense, ce qu'il propose. C'est ce que je fais. Je le fais dans toute une série de domaines et je vais continuer parce qu'il y a beaucoup d'autres domaines à traiter. Et bah je propose exactement ce que je crois nécessaire.
Quand je vais à Mayotte, je vois une situation qui n'a aucun équivalent sur le territoire national, aucun. Sa qui est une situation de crise extrêmement aigue, extrêmement intense et donc je propose des instruments qui correspondent à l'intensité de cette crise. Vous n'étiez pas par hasard à Mayot, vous avez choisi d'aller à Mayotte, vous avez choisi d'aller à Il y a des endroits en France où j'ai pas le droit d'aller. Non, pas du tout, mais vous choisissez de faire votre rentrée sur certains thèmes. Donc à la question d'Agath, pourquoi ces thèmes là pour vous êtes vous êtes euh formidable, je vous remercie. Mais un peu déroutant.
[rires] On est dans une campagne électorale, on est dans un débat public. Je peux effectivement osciller entre le 7e et le 6e arrondissement en disant h il se passe des choses. Je peux aussi, d'abord parce que j'ai le droit, ensuite parce que c'est nécessaire, aller dans les endroits en France partout où il me paraît qu'il y a un sujet extrêmement sérieux et extrêmement grave. Il se trouve tout à fait, il se trouve il se trouve que Mayotte c'est la France, c'est un département français. Il est peu connu sans doute. Il y a beaucoup de gens qui n'y ont jamais été et probablement encore plus qui n'iront jamais.
Mais néanmoins, c'est un département français qui est confronté à une situation d'une extraordinaire gravité. Et donc je propose un certain nombre de solution. On entend, c'est votre ligne. Le créneau de la droite, il est bien encombré quand même notamment par Bruno Rotaillot qui propose notamment un une révision de la constitution pour élargir le champ du référendum à l'immigration de de permettre aux français de censurer la censure du Conseil constitutionnel, c'est-à-dire de donner au français le dernier mot. Alors là, c'est l'artillerie lourde. Édouard Philippe, est-ce que c'est trop à droite pour vous ? Je sais moi, je sais pas si c'est trop à droite.
Il y a beaucoup de choses quand Bonillot propose un certain nombre de mesures que je trouve intéressantes. C mesures en particulier, est-ce que vous les reprendriez ? Censurez la censure du je suis comme lui assez à l'aise avec l'idée de l'utiliser le référendum euh notamment sur l'immigration. Bah je suis moins sensible que lui à l'idée de changer le champ d'application de l'article 11 parce que donc changer la constitution non. Non, ben mais non. Pardon madame Lambré, vous me posez une question, elle est sérieuse, elle est complexe. Donc euh traitons-la sérieusement et et et de façon claire. Euh changer la Constitution, ça n'est pas impossible. Il y a des formes pour ça.
C'est l'article 89. Bon, donc déjà, moi je vous le dis, si on veut changer la Constitution, faut respecter la Constitution euh et les formes prévues par la Constitution. Donc, ça passe par l'article 89 et pas par l'article 11. C'est le premier point. 2e point, je n'ai aucun problème avec l'idée de référendum et je pense d'ailleurs qu'on doit euh qu'on doit euh rendre plus habituelle l'utilisation du référendum. Je je mais en respectant le champ de l'article 11 référendum sur l'immigration. Et troisièmement un référendum sur l'immigration. Juste je ne suis pas sûr qu'il soit dans le champ de l'article 11.
L'article 11 je rappelle juste pour les les gens qui nous écoutent pour qu'ils suivent bien c'est celui qui restreint le champ d'application du référendum. Les questions sur lesquelles on peut ou pas consulter les français. C'est pas moi qui notamment les questions économiques mais pas les question moi qui l'écrit. C'est les concepteurs de la Constitution, c'est le général de Gaulle, c'est Michel Debré, ça se respecte. Bon et troisièmement, je le dis, je ne crois pas, je pense qu'on doit être très exigeant avec la justice. C'est d'ailleurs un des points forts et un des points sur lequels je veux insister pendant cette campagne.
Mais je ne crois pas que on gagne quoi que ce soit dans la défense de la démocratie et dans la défense de la République à instyler un rapport de défiance avec les juges. Donc il y a un donc censurer la censure du conseil constitutionnel. Édard Philippe, vous avez été premier ministre pendant un conseil constitutionnel. Lorsque j'étais premier ministre, il m'est arrivé de pester intérieurement contre des décisions qu'il prenait. Ça m'est arrivé mais j'ai pesté intérieurement et je considère que dans notre état de droit auquel je tiens et ben il faut respecter un certain nombre de règles. Oui, parfait pour les pour les référendums, ça me va très bien.
Mais ne dénigrons pas un système qui a pour objectif, quel objectif ? de vérifier que le Parlement écrit bien la loi. Je voudrais vous donner un exemple. Il y a beaucoup de Français, moi le premier, qui ont été agacés de ce que le Conseil constitutionnel a déclaré inconstitutionnel le projet de loi qui avait été discuté par le Parlement et qui permettait de limiter l'accès aux écrans et aux réseaux sociaux des plus jeunes. Je je pense que c'est une bonne loi. Bon, mais si le Conseil constitutionnel dit "Elle est mal rédigée parce que elle va trop loin sur" et ben dans ce cas-là, vous savez ce que je propose madame ?
On on fait un petit groupe peut-être transpartisan avec avec des formations politiques qui pensent qu'il faut aller dans ce sens-là. On s'associe avec des juriste, on consulte le Conseil d'État. Ça prend un petit peu de temps, c'est vrai, mais vous allez voir en 3 mois, on sera capable de rédiger une loi qui sera remarquablement rédigée. Et je vous garantis une chose, si elle est remarquablement rédigée, si elle est bien travaillée, le Conseil constitutionnel le constatera. Donc ce que je veux c'est c'est euh c'est conserver euh ce qui fait euh la force de la Constitution de la 5. On a bien entendu vos divergences avec Bruno Rotaillot là-dessus sur le Conseil constitutionnel.
Vous az entendu aussi et sur l'état de droit et les convergences, il y en a, on les a entendu également. Édouard Philippe, candidat horizon à l'élection présidentielle, vous restez avec nous bien sûr. On revient juste après l'info en 1 minute à 8h49 avec Maurine Suignard. Le musée renoir de Cain sur mer près de Nice cambriolé ce matin. Quatre œuvres dérobées dont une abandonnée selon le maire. [musique] Deux hommes ont été vu sur les caméras de vidéo surveillance en train de découper plusieurs tableaux. Les suspects avaient déjà [musique] pris la fuite à l'arrivée des policiers. Ils ont été en première ligne cet été, ont dû faire face à des feux d'une ampleur exceptionnelle.
Les pompiers débutent une grève au niveau national aujourd'hui tout en continuant de porter secours. Les syndicats demandent des moyens financiers supplémentaires, des moyens matériels aussi. Cette grève débute alors que le gouvernement présente ce matin un projet de loi de modernisation des services de secours. Votre tension mérite votre attention. Voici la nouvelle campagne de sensibilisation
[musique]
de l'assurance maladie puisque l'hypertension touche 17 millions de français et la moitié n'en ont pas conscience. L'hypertension [musique] est pourtant un facteur de risque important de maladie cardio-vasculaire et rénale. Et puis c'est le retour de la Ligue des Champions de football avec ce soir à 21h Lille face aux BTIS Séville. Le Real Madrid de Kia Mbappé va affronter de son côté l'Inter Milan. Et demain, le PSG tenant du titre jouera contre Bratislava. France info le 830 France info. Simon Lebaron, Agath Lambret avec Édouard Philippe ancien premier ministre.
Il y a un sujet sur lequel vous n'avez toujours pas précisé votre pensée Édouard Philippe, votre programme, c'est celui des retraites. Vous aviez fait beaucoup réagir en parlant d'un âge légal de départ à 65, 66 ou 67 ans. Cette phrase, elle date de 2021 et depuis vous n'avez toujours pas éclairci votre propos. Pourquoi vous ne le dites pas aujourd'hui ?
que je vais pas le dire aujourd'hui parce que je vais le dire bientôt et que pour l'instant je je me livre à à un combat qui est un combat politique qui consiste à dire que pour équilibrer notre système de retraite, c'est-à-dire au fond pour le sauver pour l'avenir, pour le présent et pour l'avenir, il va falloir que chacun travaille plus longtemps. Et cette idée qui est une idée que je crois juste et vrai, qui est une idée qui a été mise en œuvre dans toutes les autres pays européens qui soient d'ailleurs gouvernés à droite ou à gauche pour faire face à une évolution démographique qui est aujourd'hui là et qui a des effets considérables. Cette idée n'est pas une idée acquise en France.
Il y a beaucoup de gens en France qui laissent à penser que on aurait pas besoin pour équilibrer les retraites de travailler plus longtemps, qu'on pourrait même baisser l'âge de la retraite ou dépenser encore beaucoup plus d'argent qu'aujourd'hui pour financer un système qui n'est pas équilibré. C'est le cas de beaucoup d'autres candidats mais juste Édouard Philippe en ne disant les auditeurs et les téléspectateurs qui vous écoutent se disent "Edouard Philippe pourquoi pas mais moi je veux pas que ce soit la purge, je veux pas bosser jusqu'à 67 ans." Pourquoi vous levez pas cette ambiguïté ?
fait de ne rien dire ça peut effrayer aussi parce que aujourd'hui je fais et je livre un combat qui est un combat idéologique, je le dis un combat politique au sens le plus noble du terme disant et au fond disant les choses assez simplement nous avons une réalité démographique et une réalité financière face à nous devons donc travailler plus longtemps travailler plus longtemps pour équilibrer nos comptes et donc pour nous redonner de l'air pour pouvoir faire autre chose. Attendez, attendez, je voudrais juste terminer. Vous la connaissez votre allons travailler plus longtemps à côté de ce que je dis là. Je dis aussi que nous ne sommes pas tous dans la même situation face au travail.
Votre activité professionnelle, madame monsieur, n'est pas exactement la même que celle d'un chauffeur routier ou de quelqu'un qui travaille en travail posté et la nuit. C'est pas la même chose. Même si vous vouz très tôt le matin parce que les matin ça n'est pas la même chose. C'est moins difficile. Vous avez plus de capacité d'organisation par rapport à votre travail. Ça dire un âge différencié selon qu'on a un travail pénible ou pas. Et il faut en tenir compte évidemment. Attendez attendez, je termine. Attendez, je termine. Vous vous me posez une question, elle est difficile, je termine. Donc 1, on prend en compte la réalité démographique en travaillant plus longtemps.
De on prend en compte la réalité tout court en considérant qu'il y a des différences par rapport au travail. et trit, on commence à mon avis un peu tard, mais c'est comme ça, on commence à mettre en place un système de capitalisation qui ne changera rien dans les 10 prochaines années, mais qui sera extrêmement précieux dans 15 ou dans 20 ans.
Et donc, il faut commencer maintenant, on aurait pu commencer un peu avant, il y a d'ailleurs des gens pour qui ça a commencé, les fonctionnaires notamment, il faut commencer le système de capitalisation et avec ça, vous avez les trois bases importantes d'une réforme des retraites et j'aurai l'occasion de la préciser bien entendu puisque la campagne et le débat public de la campagne électorale doivent servir à ça prochainement. Mais pour l'instant, je me bas sur cette idée. J'observe d'ailleurs avec prochainement dans les jours qui viennent. Absolument. Je me j'observe j'observe avec honneur que cette idée commence [grognement] à faire des petits si je veux dire.
Même monsieur Hollande qui il dit 63 ans, il était avec nous il y a matin ici même 63 ans écoutez j'ai vu qu'il s'était battu beaucoup. Vous avez remarqué que d'autres candidats de la droite et du centre Édouard Philippe Gabriel Atal par exemple dit que l'âge de départ ça n'est plus la priorité, c'est la durée de cotisation. Bruno Retaillot dit il faut indexer l'âge de départ sur l'espérance de vie en fait. Et peut-être que c'est parce que c'est impopulaire de parler de l'âge de départ. Est-ce que vous vous regrettez d'avoir été trop avant dans ce débat sur l'âge de départ ? Non, non, je je pense encore une fois que euh il faut dire ce qu'on croit et ce qu'on pense.
Euh je vois bien que euh beaucoup se disent "Mais on pourrait peut-être s'en sortir parce que la question est impopulaire" en en créant un système en créant un système exclusivement fondé sur la durée de cotisation. Bon, je je voudrais juste faire observer mais encore une fois, c'est pas moi qui dit ça avec une expertise particulière, c'est ce qui se passe dans les autres pays.
Je voudrais juste faire observer que lorsque on érige comme critère la seule durée de cotisation, on crée d'abord des injustices formidables et terribles pour les plus fragiles, pour celles et ceux, souvent celles d'ailleurs qui ont des carrières hachées, qui elles pour éviter la décote doivent travailler beaucoup plus longtemps. C'est d'ailleurs le système actuel. Vous dites que là je peux protéger aussi d'un certains cas mais bien entendu. Mais bien entendu. Et par ailleurs, il faut bien comprendre que la question de la retraite dans un système par répartition n'est pas simplement une question individuelle. Attendez, attendez, vous c'est vous qui avez évoqué le sujet.
Alors maintenant je le traite. C'est pas simplement un sujet individuel. Bien sûr que c'est un sujet individuel, c'est sa retraite. On a cotisé, on a acquis un certain nombre de droits, mais c'est aussi mais c'est aussi un sujet collectif. Et si on ne n'améliore pas le ce qu'on appelle le taux d'emploi des seigneurs, c'est la capacité à travailler plus longtemps, alors l'ensemble du pays se trouve privé de ressources pour financer la retraite de ceux qui sont plus nombreux à la retraite mais aussi l'ensemble de l'activité.
Donc il faut accepter l'idée qu'un système par répartition, c'est un système collectif qui ne peut pas reposer seulement sur des choix qui a besoin d'un pas populaire, je le sais. Je le sais mais qu'est-ce que vous préférez dans une campagne électorale ? Quelqu'un qui vous dit ce que vous avez envie d'entendre ou quelqu'un qui vous dit alors même qui sait que c'est impopulaire ce qu'il croit juste pour le pays unge de départ et et et vous êtes entré en campagne en pensant que le courage de dire de dire les choses y compris les plus impopulaires vous permettrait de vous imposer comme le candidat naturel de la droite et du centre. Est-ce que j'ai pas fait ce calcul là monsieur ?
Est-ce que j'ai pas fait ce calcul la question c'est de savoir si vous êtes aujourd'hui le candidat naturel ou pas. Vous êtes le candidat naturel ou pas ? Il y a des candidats de votre camp. Il y a des candidats, il y a pas de candidats naturel. Il y a des candidats et ils sont légitimes. Gabriel Atal, Bruno Rotaillot. Pendant ce temps, Marine Le Penlu Mélenchon les mains. Est-ce que vous êtes pas en train de créer la machine à perdre là tous ensemble, chacun dans votre couloir écoute sur sur un espace qui est pas non plus silencieux. Est-ce qu'on peut aussi se dire qu'une campagne c'est bien de la faire vivre plutôt que de dire avant la campagne ce qu'elle doit donner ?
Donc il y a des candidats, c'est comme ça. Vous vous vous voulez interdire à quelqu'un d'être candidat ? Bah Modrégon qui vous soutient, elle appelle Gabriel Atal et à le plus vite possible vous aussi. Vous pensez bien que moi j'aimerais bien que tout le monde dise "Ah bah vraiment ses idées sont les meilleures, sa personnalité la plus convaincante et bien sûr que j'aimerais ça mais ce que je constate et c'est important c'est que il y a des candidats, ils sont légitimes, ils ont le droit d'être candidat, ils ont le droit de dire ce ce qui les anime, ce qu'ils souhaitent." Donc ne leur nion pas cela. Ne leur nion pas cela.
Ce qui est certain aussi, c'est que le moment venu, probablement janvier-février, je préférais que ce soit avant, mais probablement janvier-février, si il y a dispersion des candidats qui s'inscrivent dans un espace politique de la droite et du centre, alors le risque que nous ne soyons pas au 2è tour sera très grand. Et donc, mais c'est tard janvier-février, Édouard Philippe. Peut-être que Jean-Luc Mélenchon sera installé, Marine Le Pen aussi et peut-être que c'est tard, mais je je vous je vous parle pas d'un monde parfait, je vous parle du monde tel que je le connais. Bon, je pense que ça se passera en janvier-février. Je préférais, je vous ai dit, je préférais que ça se passe avant.
Je pense que ce sera en janvier-féri. à ce moment-là, il faudra que chacun des responsables politiques soit exactement cela responsable et qu'il tire les conséquences de la situation dans laquelle on sera. Et moi, vous savez, j'entends beaucoup de gens expliquer que euh ils vont gagner tout ça. Moi, je suis là pour dire ce que je crois, ce que je propose aux français et euh et pour dans toute la mesure du possible favoriser le rassemblement de la droite. Justement, le rassemblement très vite.
Est-ce que vous pourriez travailler avec Raphaël Gusman ou François Hollande des macronistes historiques appellent à une grande coalition pour combattre l'extrême droite qui passerait notamment par Raphaël Glusmang, Xavier Bertrand mais pas Bruno Rotaillot 10 secondes pardon il faut rendre à l'heure. Est-ce que vous pourriez vous faisiez référence à son revirement sur les retraites ? Moi ce que je souhaite c'est rassembler la droite. Je suis un homme de droite, je veux rassembler la droite et le centre mais je sais que euh si on veut gouverner, il faut avoir la base politique la plus large possible.
Donc, je veux rassembler la droite et le centre et je je ne je ne je ne désespère pas que une partie de la gauche se se décale de Jean-Luc Mélenchon. Merci beaucoup. Sorte de son de son poids à mon avis mortif. Merci beaucoup Édouard Philippe et merci beaucoup Agat.