Mathilde Panot fustige Macron et Bayrou après l'effondrement du gouvernement suite à une motion d...
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« Les spéculations hasardeuses du Mozart de la finance nous ont coûté 1 000 milliards de dettes supplémentaires. »
- 2:47Invité politiqueChiffre
« Supprimer deux jours de congé pour voler 4 milliards aux travailleurs, soit l'équivalent du montant de la taxe de solidarité sur la fortune que vous avez soustraite. »
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« Plus de 2 000 enfants naissent vivants et meurent dans les rues, aux côtés de 350 000 sans-abri qu'on n'avait jamais vus depuis l'après-guerre. »
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« Le scorbut, maladie que l'on croyait éradiquée depuis un siècle, touche désormais de jeunes enfants. »
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« Le macaronisme est une usine à maltraitance infantile. »
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« 104 millions, c'est l'héritage accumulé des ministres au pouvoir. »
- 7:06Invité politiqueChiffre
« 70 féminicides perpétrés sous son mandat. »
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« Plus de 60 000 morts, dont un tiers d'enfants, 40 000 enfants blessés, dont la moitié sont handicapés. »
Temps de parole
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Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les ministres, chers collègues, Monsieur le Premier ministre, comment pouvons-nous vous faire confiance si vous faites confiance à Emanuel McCron ? Ce jour est historique. Pour la première fois dans la Cinquième République, un gouvernement tombe après un vote de confiance. Mais ne nous méprenons pas. Ce n'est pas seulement vous, mais votre politique et le monde qu'elle défend qu'il faut vaincre. Car, Monsieur le Premier ministre, vous n'êtes que le visage du surplus que le président voulait donner à sa politique, le dernier visage d'une politique illégitime et obstinée.
Incapable de susciter la moindre adhésion dans le pays, vous êtes pris au piège d'une succession de faux chantages. Il y a deux ans, M. Atal a menacé de réformer le système de retraite ou de déclarer faillite. L'année dernière, c'était le budget ou l'échec de cartes essentielles. Maintenant, c'est l'austérité ou la subordination du FMI. Monsieur le Premier ministre, vous ne parviendrez pas à éviter le risque d'une crise financière en bouleversant le spectre des chaînes de télévision de tout le pays. Pour vous, l'avenir n'existe pas car vous avez le sentiment d' appartenir au passé. Impopulaire, minoritaire, haï, le macronisme ne gouverne plus par la peur. Tu as tellement confiance en toi.
Jamais une puissance ne s'est donné autant de mal pour renforcer sa politique. 493 d'affilée. Combinaison constitutionnelle, répression brutale des mouvements sociaux, piétinement de l'opposition, dissolution du parlement, déni des résultats des élections, retour des perdants au gouvernement. Tant d'efforts pour gouverner seul contre tous. Et vous voilà à déplorer un déficit que vous avez vous-même creusé. Votre nombre de prophètes picati n'amuse plus personne. Notre groupe parlementaire se félicite de n'avoir jamais adhéré à aucun de vos budgets qui nous ont menés au mur. Nous ne partageons pas votre diagnostic, et encore moins vos remèdes.
Les spéculations hasardeuses du Mozart de la finance nous ont coûté 1 000 milliards de dettes supplémentaires. Alors que les besoins en matière de santé, d'éducation, de service public et d'investissement dans la diversification écologique ont explosé, vous avez privé le pouvoir public de précieuses ressources. Vous avez appauvri l'État et affaibli les services publics. Vous avez baissé les impôts sur les sociétés, supprimé progressivement les taxes à la production, supprimé l' impôt de solidarité sur la fortune, mis de côté le financement de la sécurité sociale et inondé la transnationale d'aides publiques de plus de 200 milliards chaque année sans aucune contrepartie.
Les accros aux dépenses publiques ont un nom, la Méditerranée, et vous gouvernez de son côté. Pendant huit ans, vous avez fait du capitalisme financier le plus grand assistant de la République. Les 500 plus importants détenteurs de patrimoine du pays. Merci. Ils ont doublé leur fortune en 8 ans. Et vous avez promis des larmes et de la sueur au reste du pays. Quelle indignité ! La montée en puissance historique des faillites de petites et moyennes entreprises, les fermetures d'usines, la hausse du taux de chômage, l' invalidation d'un accord humiliant avec les États-Unis… La fable des prétendus gestionnaires raisonnables a assez duré !
Vous demandez à vos employés de travailler deux jours de congé gratuitement. Supprimer deux jours de congé pour voler 4 milliards aux travailleurs, soit l'équivalent du montant de la taxe de solidarité sur la fortune que vous avez soustraite. Prendre sa retraite à 64 ans et gagner deux ans de vie ne vous suffisait pas. Il fallait voler ceux qui avaient déjà tout. Privez ceux qui n'avaient rien de la tranquillité de ce néant. Vous resterez dans l'histoire comme cette oligarchie rapace qui ne permet pas aux gens de profiter des petits plaisirs de la vie. Consacrer du temps à soi-même, à ses proches, aux autres. Jardin. Allez au restaurant ou partez en week-end.
Admirez la mer ou un ciel étoilé. Oui, aujourd'hui est un jour de soulagement pour des millions de Français. Quel soulagement de vous voir partir, Monsieur le Premier ministre, après vos mensonges face au scandale de Betaram qui a mis en danger des générations d'enfants. Quel soulagement de ne plus avoir, en tant que ministre de l'Intérieur, un homme qui parle comme un paysan français de pacotille et qui crie à tue-tête ! le soulagement que vous portez dans votre projet de soutien à un budget cruel et injuste qui visait à dépouiller le peuple français. Parce que vous n'êtes pas seulement une imposture mais un danger pour le pays, la violence de votre politique se répercute de tout son poids.
Plus de 2 000 enfants naissent vivants et meurent dans les rues, aux côtés de 350 000 sans-abri qu'on n'avait jamais vus depuis l'après-guerre. Notre taux de mortalité infantile est l'un des plus élevés d' Europe. Le scorbut, maladie que l'on croyait éradiquée depuis un siècle, touche désormais de jeunes enfants. Vous n'avez pas daigné dépenser un sou pour protéger les enfants des violences sexuelles alors que trois enfants par classe étaient victimes d' inceste. Vous n'avez rien fait pour démanteler le secteur de la petite enfance. Pire encore, Mme Burgerer s'est associée aux groupes de pression des banques privées.
Plus rien pour ces milliers d'enfants handicapés, privés de scolarisation faute de soutien. Le macaronisme est une usine à maltraitance infantile. Mais pour vous suivre, ces enfants n'avaient qu'à hériter. Voilà ce qu'Emmanuel Macron a oublié de préciser. Avec vous, l'argent ne se répand qu'à la naissance, et seulement chez les personnes de bonne famille. Vous avez fait de la France une société de castes archaïque où l'héritage représente 60% du patrimoine national. Comme au XIXe siècle, 10 % des plus riches détiennent 80 % de leurs actifs financiers et professionnels. Mais comment le voulez-vous ? Vous en faites partie.
Pour faire partie de ces gouvernements, très éphémères mais très sélectifs, il faut posséder au moins trois maisons. Il est préférable d' être millionnaire, comme c'est le cas pour 22 de vos ministres qui ont généralement hérité de leur fortune. 104 millions, c'est l'héritage accumulé des ministres au pouvoir. Votre politique est véridique, mais vous n'êtes pas les seuls. L'extrême droite, votre assurance-vie, apprend beaucoup de vous. Le parti Le Peni, qui a refusé à huit reprises de voter pour la censure de votre gouvernement et qui a empêché tout débat sur la décision d'Emmanuel McCron. Le léopard fait désormais un pacte avec les grands patrons.
Elle promet que son programme raciste maintiendra les principes fondamentaux d'Emmanuel Macron. Voilà comment se dessine la ligne de démarcation dans les grands choix qui devront diviser notre pays. Celle que nous proposons est connue sous le nom de diplomatie non alignée au service de la paix. Relance de l' économie par la consommation populaire. Justice fiscale. Nouveaux droits. Investissement dans la bifurcation et l'adaptation écologique. Passage à la sixième république pour mettre fin au pouvoir d'un seul au détriment de tous. Face au macronisme de l' extrême droite.
Tout le monde s'accorde sur la destruction des conquêtes sociales, la politique climatique, le statu quo concernant la cinquième république, la sécurité totale et le consensus islamophobe. L'alliance entre Macccron et Leeni contre le progrès social humain a trouvé sa synthèse au sein du ministère de l'Intérieur. En un an, Bruno Rotayo aura trouvé plus de temps pour tweeter sur chaque député non fondé que pour réagir aux meurtres perpétrés par l'extrême droite d'Abuakar Ceay, d' Hitcham Mawi ou de Jamal Benjabala.
J'ai des pensées indélébiles concernant le défilé de néonazis, l' agression par les fascistes du compagnon d'un adjoint, la chasse aux Noirs en général, ou même les 70 féminicides perpétrés sous son mandat. La ruine que vous avez engendrée n'est pas seulement économique, elle est aussi morale. Sur le plan international, la voix de la France ne se fait plus entendre. La diplomatie française a cédé la place à l'incantation française. L’ abominable génocide perpétré par l’ armée israélienne à Gaza ne rencontre aucun obstacle du côté de la France, qui vient de livrer des dizaines de millions d’ euros d’armes à un État dirigé par des criminels de guerre.
Plus de 60 000 morts, dont un tiers d'enfants, 40 000 enfants blessés, dont la moitié sont handicapés, et toujours aucune sanction contre les travailleurs responsables. Soyez humain si vous voulez être original. « Plus personne ne l'est », disait le poète Max Jacob. Aujourd’hui, ce n’est pas seulement un gouvernement qu’il nous faut renverser, mais un monde fondé sur l’inhumanité, la brutalité sociale et l’absence de solidarité. Vos cris lorsqu'une femme atteinte d'un cancer vous accuse d'être à l'origine de la loi sur les prunes, de votre morg, de vos calculs byzantins pour vous garder à tout prix. Les Français ne peuvent plus.
Monsieur le Premier ministre, personne ne doute que le président suscitera mille avatars pour vous succéder. Monsieur Darman Loru et tous ceux dont les appétits sont gaspillés à mesure que les places sur le radeau se libèrent, sachez que vous êtes l'incarnation même d'une politique dont les Français veulent rompre. De plus, les génériques sont généralement moins chers que les originaux. Quant à toi, tu ne vaux rien. Nous lançons l'alerte solennellement. Tous ceux qui tenteront de sauver le soldat Macron tomberont avec lui. Ceux qui ne se soumettent pas ne se vendront jamais pour obtenir une place dans les ministères.
Monsieur le Premier ministre, votre passage par la force n'est plus autorisé. Ils atteignirent leur apogée néocoloniale lors de la réunion de nos citoyens d'outre-mer. La grande majorité a bougé. Rien ne l' arrêtera. Ni le GIN ni le raid déployé à Guadaloop, ni le CRS8 envoyé en Martinique, ni l'armée à Kanaki, en Nouvelle-Calédonie. Détruisez les conditions de vie de ceux qui souffrent sans opposer de résistance. C'est terminé. Vous avez raison d'avoir peur. Le dégoût suscité par votre politique a motivé un rendez-vous le 10 septembre. Cette journée constitue une formidable incitation à l'action. Le mouvement aura remporté une victoire avant même son commencement.
La chute de votre gouvernement et le rejet de votre budget. Il ne reste plus beaucoup d'options pour forcer l'Elise. Le président ne souhaite pas changer la politique. Nous allons donc devoir changer de président. Ne le contrariez pas. Avec ce retour, la souveraineté populaire redevient à la mode. Engagement deux. Partez aujourd'hui. Monsieur Beiru Emanuel Macron vous suit de près. Le peuple est impatient. Il a tout un monde à inventer.
Mathilde Panot