David Amiel : "Pas de budget, ce serait une catastrophe"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous pensez vraiment que le budget va passer ?
- 2:00RelanceRéponse directe
Vous dites 'j'espère', ça veut dire compromis politique ?
- 4:00FerméeRéponse partielle
Pensez-vous raisonnablement aller en dessous de 5% de déficit ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Sur quoi vous pouvez négocier sur ce budget ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous allez demander un effort aux collectivités locales ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Vous allez maintenir la surtaxe sur les entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00David AmielFait
« s'il n'y avait pas de budget, ce serait pour le pays une catastrophe »
- 4:00David AmielChiffre
« on est passé de 5,8 % de déficit public en 2024 à 5,1 % »
- 6:00David AmielFait
« il faut faire des économies en matière d'arrêt de travail »
- 8:00David AmielChiffre
« les dépenses de l'État, hors armée, hors charge de la dette, elles augmenteront quatre fois moins que l'inflation »
- 10:00David AmielFait
« la facturation électronique devient obligatoire pour les entreprises »
- 12:00David AmielChiffre
« le plan d'économie du Rassemblement national de 125 milliards »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
7h37 avec Alba Ventura. Nous accueillons ce matin David Amiel, ministre de l'Action et des Comptes Publics. Bonjour.
La bataille du budget commence. Vous devez rendre votre copie le 30 septembre. Les oppositions vous attendent au tournant PS qui parle déjà de censure, LFI bien sûr, le RN n'exclut rien.
Vous pensez vraiment que ça va passer ? J'espère que ça va passer parce que s'il n'y avait pas de budget, ce serait pour le pays une catastrophe parce qu'on vivrait non pas quelques semaines comme ça avait été le cas en 2025 ou en 2026, mais étant donné l'élection présidentielle, sans doute après l'élection présidentielle des élections législatives, ça voudrait dire que pendant la majeure partie de l'année 2027, il n'y aurait pas de budget. Et s'il n'y avait pas de budget pendant la majeure partie de l'année 2027, ce serait un coût énorme pour les finances publiques.
L'inspection générale des finances dans un rapport indépendant appuyé sur un avis du Conseil d'Etat lui-même indépendant le chiffre a au minimum 15 milliards d'euros c'est plus que le budget du ministère de la justice et ce serait énormément de secteurs économiques qui seraient à l'arrêt depuis le logement jusqu'à industriels de la défense avec des DIA considérables pour l'emploi sans même parler de la hausse massive des taux d'intérêt à laquelle ça conduira. Quand vous dites j'espère, quand vous dites j'espère, ça veut dire j'espère un compromis politique, c'est ce que vous l'avez dit, vous aviez dit je vous provoque un peu, vous croyez au Père Noël ? Non je crois à ce qui s'est passé ces dernières années, le compromis politique c'est ce qui a permis de doter la France d'un budget en 2025 et en 2026.
Et un budget, je le rappelle, mais quand on regarde ce qui s'est passé en 2025 par exemple, le budget qui a été adopté par un compromis politique entre la droite républicaine, le bloc central et la gauche républicaine, il a quand même permis de réduire le déficit et de le réduire de façon importante puisqu'on est passé de 5 ,8 % de déficit public en 2024. A 5 ,1 % c'est encore évidemment beaucoup trop élevé donc si c'est passé depuis la dissolution on est capable de le faire. tablez sur 5 ,1 % de déficit ?
Non faudra aller en dessous. Je Je parlais là du niveau de déficit. pensez raisonnablement aller en dessous de 5 % de déficit ?
Vous savez on parle beaucoup dans le débat public. Non mais répondez-moi vous pensez aller raisonnablement en dessous de 5 % ? Mais il faut continuer à réduire le déficit. 'entends des gens qui parlent de règles d'heure pour 2030.
Moi je propose qu'on se dote, sans modifier la loi, sans modifier la constitution, d'une sorte de règle d'heure tout de suite pour les 3 prochains mois, c'est-à-dire de réduire le déficit et donc d'être en D'être en dessous des 5 ,1 % de déficit, le maximum en dessous, puisque c 'était le chiffre de 2025. Vous êtes absolument honnête ? 'entends plutôt parler d'entre 5 ,1 et 5 ,4 % de déficit ?
Ce Ce serait repartir en arrière. Regardez la situation dans laquelle on est. taux d'intérêt français sont à un niveau historiquement élevé. sont au niveau de la crise financière de 2008-2009.
La France emprunte plus cher que l que l'Italie, que l'Espagne, que la Grèce. Il faut se rendre compte de ce que ça veut dire, non seulement pour nos comptes publics, mais aussi pour les Français. Parce que derrière, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que ceux qui ont besoin d'un crédit immobilier aujourd'hui, ça leur coûte beaucoup plus cher. Ça veut dire que les entreprises qui ont besoin d investir, ça leur coûte beaucoup plus cher. Donc on doit continuer à réduire les déficits.
Mais soyons honnêtes et je me permets d'insister, vous dites ce matin, nous serons en dessous de 5%. Je dis que c'est l'objectif. Ensuite, ça dépendra des parlementaire puisque, comme vous le savez, nous n'avons pas de majorité à l'Assemblée nationale.
On peut ne pas avoir de budget aussi, on l'évoquait à l'instant, mais ce serait, je le dirais criminel pour l'économie française et pour les emplois qui sont derrière. C'est la raison pour laquelle on va se battre. David Hamel, sur quoi vous pouvez négocier sur ce budget ?
Est-ce que vous allez vous attaquer aux arrêts maladie ? Oui, bien sûr, il faut faire des économies en matière d'arrêt de travail, des économies justes, évidemment. Les économies qui doivent être discutées avec les partenaires sociaux, avec les organisations syndicales, avec les organisations professionnelles.
Mais on voit bien qu'on a une augmentation très importante des arrêts de travail, que ça désorganise beaucoup. Et puis surtout, que ça coûte très cher à la sécurité sociale. Donc je n'ai aucun doute, on peut et on doit mieux faire.
On a d'ores et déjà pris des mesures, vous le savez, en matière de renouvellement maximal des arrêts de travail. Il faut pouvoir continuer à avancer dans cette direction. Est-ce que vous allez demander un effort aux collectivités locales, territoriales ?
Il faut évidemment un effort de tous ceux qui ont la charge de gérer l'argent public. Donc c'est d'abord valable pour l'État, puisque les dépenses de l'État, hors armée, hors charge de la dette, elles augmenteront quatre fois moins que l'inflation. Pour les collectivités locales, ça voudra dire un effort.
Au passage, un effort moindre que celui de l'État, puisque celui que l'on demandera collectivités locales, c'est que leurs dépenses de fonctionnement n'augmentent pas plus que l'inflation. Mais oui tous ceux qui ont la charge de l'argent public depuis l'état jusqu'à la sécurité sociale en passant par les collectivités locales doivent faire un effort pour réduire les On a compris que vous allez maintenir la surtaxe sur les entreprises, mais vous allez la baisser. C'est ce que souhaite en tout cas le Premier ministre.
Vous me le confirmez ce matin il ya évidemment des demandes légitimes que j'entends de la part du patronat des grandes entreprises pour pouvoir baisser cette surtaxe qui effectivement a et très décalé par rapport à ce qu'on observe dans d'autres pays la La question est ensuite de savoir où sont les financements. C'est une discussion qui devra avoir lieu avec la copie globale du budget. Et au fond, c'est le message que j'ai pour l'ensemble des partis politiques, l'ensemble des interlocuteurs avec qui j J'échange.
J'entends beaucoup de gens qui veulent moins d'impôts. J'entends beaucoup de gens qui veulent moins d'économies aussi. La question qui doit nous préoccuper, c'est où sont les financements et la réduction des déficits publics ? – Alors c'est aujourd'hui que, monsieur le ministre, la La facturation électronique devient obligatoire pour les entreprises.
C'est-à-dire qu'il n'y a plus de facture papier, en vérité. C'est fait pour simplifier, pour réduire les coûts et aussi pour lutter contre la fraude à la TVA. Ça veut dire que toutes les entreprises sont au point Ça veut dire qu'aujourd'hui, c'est d'abord une date de démarrage, de mise en route.
Ce n'est pas la fin de la réforme, c'est son début. On lance le système aujourd'hui. C'est un décollage, ce n'est pas un atterrissage.
On a d'ores et déjà deux tiers des entreprises qui ont rejoint la facturation électronique. C'est considérable, c'est mieux que ce qu'on espérait à cette date. C'est très important et ça va évidemment continuer à monter.
C'est très important. Pourquoi ? Parce que c'est une très grande modernisation de notre vie économique.
Derrière, ça veut dire moins de délai de paiement et on sait à quel point ça pénalise notamment les petites entreprises. Ça veut dire moins de paperasse. Ça veut dire aussi moins de contrôle tâtillon de la part de l'administration puisqu'on aura des systèmes automatisés qui permettront de lutter contre la fraude sans aller embêter l'immense majorité des entreprises.
Donc oui, c'est une réforme très importante. Évidemment, j'ai entendu les critiques, mais vous savez, c'est les mêmes qu'on on entendait au moment du prélèvement à la source. M.
Ciotti, par exemple, qui appelle à suspendre la réforme de la facturation électronique, il déposait des amendements à l'Assemblée nationale pour empêcher...
Il y a beaucoup de petites entreprises qui malheureusement ne peuvent pas faire face. Pour empêcher le prélèvement à la source cette réforme elle a fonctionné en belgique elle a fonctionné en italie elle fonctionnera en france et tout le monde sera accompagné je le redis ici il n'y aura aucune sanction pour aucune entreprise avant la fin de l'année 2026 il faut accompagner tout le monde à commencer par les plus petites. David Amiel, dernière séquence de cette interview, le j'y crois, j'y crois pas.
Nous vous soumettons des hypothèses, des propositions qui sont souvent des propositions de campagne d'ailleurs. Vous devez nous dire mais c'est la règle du jeu, j'y crois ou j'y crois pas et vraiment faire la réponse la plus courte possible. J'y crois, j'y crois pas.
Le plan d'économie du Rassemblement national de 125 milliards ? Ah ben j'y crois pas. Mais en matière de finances publiques, je crois peu à ce que dit le Rassemblement national.
D D'abord, ce plan de 125 milliards, on n'en connaît pas à le début du détail. Et puis si vous me permettez, j'ai l'impression que Jordan Bardella lui-même n'y croit pas. Puisque en matière de réforme des retraites, on voit à quel point le RN lui-même est divisé et on parle là à minima d'un coût de réforme de 35 milliards d'euros.
C'est ce que dit l'Institut Alba. Une autre proposition du RN, sociétale cette fois, sanctionner le port du voile dans l'espace public par une amende, j'y crois, j'y crois pas ? Je n'en veux pas et donc c'est la raison pour laquelle j'y crois pas.
Aucune démocratie au monde ne fait cela. Certains disent que c'est irréalisable. C'est aussi ça de dire j'y crois, j'y crois pas ?
Je n'en veux pas et je n'y crois pas mais d'abord je n'en veux pas. Aucune démocratie au monde ne fait cela. Vous nous dites ce matin que ne pas avoir de budget serait une catastrophe, à mon avis une phrase qui risque d'être commentée tout au long de cette journée.
Merci beaucoup, merci Alba Aventura, dans quelques instants le visage du jour avec
David Amiel