Débat Éric ZEMMOUR face à Jean Christophe CAMBADÉLIS - séparatisme, état de droit, gauche 20/11/2020
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 34 %Attaque 46 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:45OuverteRéponse directe
Pourquoi le sujet du séparatisme est-il seulement évoqué maintenant sous Macron ?
- 2:11OuverteRéponse directe
À qui la faute ? À Sarkozy, Hollande ?
- 3:37RelanceRéponse partielle
Cette querelle sémantique sur le mot séparatisme est-elle dérisoire ?
- 5:03OuverteRéponse directe
Quelle est la réalité derrière ces querelles sémantiques ?
- 7:16OuverteRéponse directe
Pourquoi cette alliance entre charia et caïds de la drogue ?
- 8:43RelanceRéponse directe
Nos compatriotes musulmans ont-ils à choisir entre deux injonctions ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:11Éric ZémourFait
« Mon idée était simple, c'était de dire que nos compatriotes musulmans sont pris entre deux injonctions. »
- 9:28Jean-Christophe CambadélisFait
« Je n'ai pas le même diagnostic que le vôtre. Vous vous dites qu'ils sont en dynamique, nous allons vers le grand remplacement. Moi, je dis que c'est la société occidentale, c'est la République qui est en train de gagner. »
- 15:13Éric ZémourFait
« Pour eux la République, la laïcité et la France c'est pareil. »
- 20:59Éric ZémourFait
« Le vrai sujet, c'est que aujourd'hui, ce n'est plus l'État, ce n'est plus la France qui décide qui viendra en France. Ce sont les immigrés eux-mêmes qui depuis 30 ans décident qui les rejoindra. »
- 28:15Éric ZémourFait
« Ce sont les immigrés qui régulent eux-mêmes leur propre immigration. »
- 49:12Jean-Christophe CambadélisPromesse
« La gauche ne peut pas être seulement dans l'écologie et le social, il faut l'équité et la République impartiale. »
- 52:02Éric ZémourChiffre
« Il y a 13 % des gens qui se sentent de gauche. »
- 59:53Locuteur 3Fait
« Les libertés individuelles comme les libertés publiques ne conduisent pas au libéralisme économique. »
- 1:02:02Locuteur 3Fait
« Je suis pour la défense intransigente de nos libertés parce que je ne suis pas pour un régime autoritaire. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Face- face, bonsoir à tous. Une heure de débat entre Jean-Christophe Cambadellis et Éric Zémour. Au sommaire de ce débat, trois grande parties. Premièrement, pourquoi le sujet du séparatisme est-il seulement évoqué aujourd'hui ? Soulè Macron, 10 ans après les premiers attentats islamistes en France. 2è partie, l'état de droit paralyseil l'action politique [musique] notamment en matière de lutte contre le terrorisme. Et puis troisème partie, [musique] la gauche a-t-elle les armes idéologiques pour répondre aux différentes crises que traverse la France, crise identitaire, économique, [musique] sanitaire. C'est parti pour le débat. Bonsoir Jean-Christophe Combadellis, bonsoir Éric Zemour. Alors, vous êtes ancien patron du PS, député honoraire,
vous êtes président de nouvelles sociétés. Un mouvement que vous avez lancé en septembre il y a 2 mois avec comme slogan le réseau qui peut changer la gauche pour changer la France. Et puis vous avez publié hier un mémorandum pour un républicanisme de gauche prélude à ce qui pourrait être une offre politique globale de la gauche dans la perspective de 2022. Alors, évidemment, on en parlera dans un instant. On va commencer euh si vous le voulez bien par le projet de loi sur le séparatisme qui ne pente d'ailleurs plus ce nom qui sera présenté en conseil des ministres le 9 décembre euh jour anniversaire de la loi sur la laïcité. Pourquoi le sujet du séparatisme est-il seulement évoqué maintenant sous Macron ? Alors que les attentats islamistes en France ont
commencé dans les années 2010. À qui la faute ? À Nicolas Sarkozi, François en Hollande ? En tous les cas, pas à moi puisque le concept de séparatisme, je le déploie depuis maintenant 5 6 ans dans mes différents ouvrages. Mon idée était simple, c'était de dire que nos compatriotes musulmans sont pris entre deux injonctions. ceux qui veulent les faire quitter la République qui est que pour leur religion, pour ce dont ils viennent, pour ce qu'ils disent ne pont pas de possibilité d'être dans la République et d'autres de l'autre côté de l'échiquier qui disent qu'il faut quitter la République pour défendre leur foi. Et donc ce double séparatisme est
une des données de la situation politique française. Alors ce ce débat là, il a eu du mal à s'installer. C'est d'ailleurs aussi la raison pour laquelle je publie cette République impartiale parce que dans la gauche, pas simplement mais dans la gauche, il y a la difficulté de comprendre que l'on peut être antiraciste et en même temps ne pas être dans le dénier secteurs de l'islam. de ne pas voir pour moi est une erreur qu'il y ait des mouvements salafistes, fréristes ou autres radicaux qui veulent mettre en cause la République. Mais il
faut aussi indiquer que ceux qui font injonction à nos compatriotes musulmans de quitter leur foi ou de quitter le territoire parce que c'est aussi cela que l'on dit parfois et bien ils sont les idiots utiles de ces groupuscules ou de ces groupes qui existent dans les quartiers ou dans l'islam radical. Donc voilà pourquoi le séparatisme n'a pas pu, enfin cette théorie n'a pas pu s'imposer en temps voulu. Éc. Écoutez-moi, je ne j'ai pas spécialement envie de rentrer dans cette querelle sémantique parce que d'abord c'est une grande tradition française et en particulier de la gauche française
depuis la révolution française qui était déjà moquée par Burk, paren et les autres, tous les théoriciens conservateurs qui qui a bien montré que en France on s'affronte sur des mots et on croit que le fait de imposer un mot ou un autre, ça permet permet de remplacer les actes et ça suffit à toute action politique. Donc cette querelle sémantique sur le mot séparatiste, très bien mais c'est comme la querelle qu'il y a eu entre Darmanin et Dupomoretti sur l'insécurité, le sentiment d'insécurité qui nous a rajuni, vous et moi, puisque c'était déjà la querelle dans les années 80. Euh et Darmanin euh en imposant l'insécurité contre le sentiment
d'insécurité avait l'impression euh d'avoir changé la face du monde. Euh c'est dès les années 80 puisque on y était vous et moi, François Mitteran passait parlait déjà du seuil d'intolérance en parlant de l'immigration. Ça a fait scandale. Jean-Marie Le Pen annonçait exactement tout ce qui arrive aujourd'hui. Donc si vous voulez, c'est querelles sémantiques, on a eu Vals qui parlait d'appartide, on a eu, souvenez-vous, Colomb qui disait tout ça finira au lieu d'être côte à côte, on finira l'un en face de l'autre. Donc je vous dis c ces querelles sémantiques sont dérisoires pour moi et elles sont dérisoires et en même temps c'est une habileté pour dissimuler la réalité. C'est là que je vais répondre à la deuxème partie de votre intervention. Euh qu'est-ce que
c'est que la réalité ? La réalité c'est l'émergence depuis 30 ans, depuis 20 ans d'enclaves étrangères dans de quartiers de plus en plus nombreux euh de du territoire français euh qui sont régis par euh l'islam et les caïdes de la drogue. Il y a cette alliance entre la charia et les caïdes de la drogue qui régent une population de plus en plus nombreuse et des des enclades de plus en plus nombreuses. Et pourquoi il y a cette alliance ? pour deux raisons. D'une part, parce qu'il y a une immigration qui n'a jamais cessé et qui est de plus en plus importante depuis des années. Le rythme, d'après madame Tribala la démographe, le rythme des années depuis 2000 est le même que dans les années 60, ce qui est une folie alors qu'on a on a plus besoin de
travailleur et qu'on a on a un chômage énorme et qu'on a une croissance très faible. Donc c'est vraiment délirant et que en plus on a un islam qui est euh repris en main depuis des décennies. Ça ça nous ramène à loin. C'est toute l'histoire du 20e siècle. En vérité, vous avez parlé des salafistes, vous avez parlé des frères musulmans. Qu'est-ce que c'est ? C'est la lecture fondamentaliste de l'islam qui a pris le dessus sur une lecture qui aurait été plus tranquille, plus détachée. Mais en vérité, c'est le même sujet. C'est-à-dire qu'il y a l'islam qui est le terro et ce qu'on appelle l'islamisme qui vient dedans et qui s'emboîte dans ce terro islamique. Parce que tous les textes évidemment sont dans le Coran. Euh donc quand vous me dites euh quand vous me dites "Mes
compatriotes musulmans ont à choisir", non euh ils doivent euh choisir euh non pas euh si vous voulez euh c'est pas que vous vous faites une double injonction, vous nous dites d'un côté il y a euh les méchances identitaires qui veulent renvoyer les musulmans chez eux. De l'autre, il y a les méchants salafistes qui veulent imposer aux musulmans français de ne vivre que selon la charia. D'abord, je note que moi entre les deux, j'ai choisi. Oui, ça je sais, j'avais remarqué. Oui, mais mais c'est normal, mon cher Jean-Christophe, c'est normal. Moi, je ne choisis pas. C'est moi. Mais moi, je choisis. Mais mais [raclement de gorge] c'est ça notre différence première. Oui, bien sûr.
Moi, je choisis parce que je choisis l'identité de la France. Oui. Et je choisis le génie de la France. Je choisis la culture française, les MS française. Vous savez, vous me rappelez va le laisser répondre aussi un petit peu. Ah mais je finis alors mon amand pendant la guerre 40, il a fallu choisir il a fallu choisir le entre l'alliance avec le communiste Staline, c'était une horreur et on a choisi Churchill disait "Si Hitler attaquait le diable et ben je m'alirai avec le diable." C'est et ben moi c'est la même chose, voyez, il y a une tentative d'islamisation du pays. Je vous promets, j'en ai fini. Et donc je m'alie avec tous ceux qui combattent cette islamisation du Alors, je vous réponds sur trois éléments de votre intervention. La
première, c'est qu'il y a les mots et les mots et mauex. Je ne confonds pas l'un et l'autre. Les mots sont faits pour indiquer, nommer une situation. Et oui, en France, on aime beaucoup euh euh préciser euh sa pensée et être qualifié euh ce que l'on veut faire. Je pense que c'est très important parce que pour pouvoir agir, il faut être capable de définir ce qu'est réellement une situation. Deuxièmement, euh vous avez compris euh ma position qui est que euh nos compatriotes n'ont pas à choisir. On
leur fait une injonction contradictoire et d'ailleurs, c'est la raison pour laquelle ils ne disent pas grand-chose. Euh, il y a une certaine résilience de la grande masse de ces compatriotes musulmans. On leur dit d'une part, bah écoutez, pour certains, je dis pas pour tous, pour certains, l'islam contient en elle-même une dimension antinomique avec la République et vous faut que vous abjurez votre religion parce que vous ne pouvez pas l'avir dans la société républicaine telle qu'elle est. D'autres disent d'autres débats, on est chez nous, vous avez être en dehors de chez nous. Je note avec intérêt que dans votre
déploiement dans la dernière partie, vous citez Churchill et vous dites "Je m'adrait avec le diable". Donc je viens de pour la première fois d'entendre que ce que vous dites d'habitude euh c'est le diable avec qui vous voulez vous vous voulez vous allier pour combattre pour pouvoir combattre ce que vous estimez être une montée. Moi, j'appelle ça une cristallisation dans une partie de l'islam. Pourquoi ? parce que c'était la fin de notre débat la dernière fois parce que je n'ai pas le même diagnostic que le vôtre. Vous vous dites qu'ils sont en dynamique, nous allons vers le grand remplacement. Moi, je dis que c'est la société occidentale, c'est la République qui est
en train de gagner et c'est pour cela qu'il y a une radicalisation violente, qu'il y a même une sympathie vis-à-vis du terrorisme dans un certain nombre de secteurs parce que la sécularisation de des populations issues de l'immigration est beaucoup plus grande en France que dans d'autres pays précisément parce que nous n'avons pas le communautarisme. Et aujourd'hui, nous avons des populations qui sont capables à la fois de respecter leur ramadan, mais de boire quand ils en ont envie où des femmes pour la plupart d'entre elles, pour la immense majorité ne
portent pas le voile ou encore qui estime que les principes de la République, même si c'est questionné par les plus jeunes aujourd'hui, mais ce qui est questionné c'est la laïcité, ce n'est pas la sécularisation. Z alors quand je disais le diable, vous avez bien compris que c'était une formule. Je veux dire que je m'alirais à tout le monde contre le danger majeur di mais je ne dis pas que les identitaires sont le diable. C'est pour ça que je précise. Pas du tout. Ce sont des patriotes qui non je suis désolé, ce sont des patriotes ce sont des patriotes qui défendent leur pays valeureusement et dans un environnement très hostile. En en ne choisissant pas, vous choisissez. C'estàd mais si en refusant non non mais on va parler on va parler de la
République après en ne choisissant pas vous chois mais si vous voulez vous faites exactement vous faites exactement pour reprendre ma comparaison avec la seconde guerre mondiale vous faites exactement ce qu'on a reproché à Vichi c'est-à-dire de ne pas choisir entre l'Allemagne et l'Angleterre et les États-Unis c'est ce que de Gaul reprochait à choisir si il a choisi l'Angleterre et les États-Unis contre l'Allemagne choisi l'Angleterre choisi l'Union Mais si non mais si il a aussi choisique cherché il a été cherché alliance au lendemain la main à Stal d'accord mais c'était au lendemain de la guerre là c'était ce n'était pas le sujet et d'ailleurs il avait envoyé en France Jean Moulin pour unifier l'ensemble pour unifier l'ensemble des mouvements
de résistance et vous savez que ils se sont confrontés très longtemps avec le parti communiste français. Bon donc on peut pas dire que il y avait bon c'est une historie er continue sur ce qu'il disait. Est-ce que la République a gagné ? Absolument mais la République elle ne cesse de perdre la République. C'est simple mais on verra après qu'est-ce que c'est que la République. Attendez attendez attendez attendez on verra après ce que c'est que la République parce qu' on est peut-être pas d'accord sur ce qu'on met dans le mot la République. Deuxièmement moi ce que je vois c'est pas la République, c'est la France. Et la France, ce n'est pas un régime, ce n'est pas c'est une un pays, une nation, un peuple, des paysages, une terre, une culture, une civilisation fondée sur le
catholicisme, une manière de vivre et làdessus, c'est la République qui lui donne sa portée universal parce que la République elle change, on en parle he tout à l'heure et l'universalisme français, vous dites c'est la République. Mon cher Jean-Chistophe, ce n'est pas la République qui nous donne l'universalisme, c'est le catholicisme. Et c'est ce que j'allais vous dire. Catholicisme a fait partie de l'univers [raclement de gorge] il y a eu les cathé, il y a eu beaucoup de choses qui sont arrivé. Attendez, attendez, la différence c'est qu'on a fait une révolution française contre le monarque. L'universalisme que vous êtes réaction, l'universalisme que vous défendez, il est enraciné. Il est enraciné dans une terre. Il est enraciné dans une civilisation. Et donc ce que je dis vous
pouvez faire un peu une second de dialectique. Ce n'est pas parce que on est enraciné dans une terre et dans une histoire qu'à un moment donné il n'y a pas un saut. Avant la révolution française c'était la royauté. Cet acte insensé qu'on fait les révolutionnaires de donner le pouvoir au peup. Vous savez bien que Tokville a démontré que la révolution avait fini le travail de la monarchie et vous le savez très bien. C'est autre chose laissez confond. Non non pas du tout. Je parlais d'une universalisme qui est enraciné et quand vous me disiez tout à l'heure les le le la République, les valeurs françaises gagnent, vous plaisantez. Quand vous avez un sondage qui montre qu'il y a 75 % des jeunes de moins de 25 ans
musulmans qui est que la charia est supérieure à la République, vous voyez bien qu'il y a une évolution. Au contraire dans toute la jeune génération, il y a un retour en arrière à l'islam. Vous savez combien vous permettez, c'est un point très important. Combien il y avait de jeunes en 1968 qui ne reconnaissaient pas la République dans une dans une tranche d'âge et dans une génération dans celle- de 25 ans, c'est-à-dire dans la mienne. On ne la reconnaissait pas à une immense majorité. Donc c'est pas c'est pas ça le sujet. Non, c'est les ces jeuneslà aujourd'hui pour un certain nombre d'entre eux ne reconnaissent pas laïcité. Mais si vous leur proposez, c'est pas la laïcité qu'ils ne reconnaissent pas, c'est la France. Mais non parce que pour eux la République la
laïcité et la France c'est pareil c'est kif kif comme ils disent c'est la même chose tout ça. Mais si mon cher Jean-Christophe tout ça c'est la même chose. D'ailleurs quand ils sont à l'école et qu'on leur demande est-ce que vous on leur dit pas est-ce que vous vous sentez républicain ? On leur demande est-ce que vous sentez français ? Ils disent non on n'est pas des gaulois. Le vocabulaire vous me parliez du vocabulaire tout à l'heure il a un sens. Et pourquoi moi ce que ce quand vous dites euh les les musulmans, vous leur dites nos compatriotes musulmans, pourquoi il pas les compatriot bien sûr, bien sûr. Mais je ne leur demande pas moi d'abjurer leur foi. Je demande pas de ne pas pratiquer leur religion. Bon, je leur demande de faire ce qu'on fait tous les gens qui sont venus en France
et qui n'étaient pas là depuis 1000 ans, qui ne sont pas des fameux Français de souche, c'est-à-dire de faire une sélection dans leur héritage, le Non, pas du tout. justement de moins en moins l'islam l'islam n'est pas seulement c'est que tout le monde fait [rires] ensuite ce n'est pas seulement jeûer et prier c'est aussi un code juridique et vous le savez très bien et c'est un code qui s'impose et qui s'impose de plus en plus justement c'est l'inverse qui se passe. pas on sélectionne de non au contraire on d'ailleurs on pratique de plus en plus on fait de plus en plus tous les on remplit de plus en plus les codes islamiques et on veut de plus en plus
les imposer et c'est pour ça d'ailleurs que il y a de plus en plus de ghetto parce que ceux qui ne sont pas musulmans et même certains musulmans fuient cette cette c'est toutes ces enclaves étrangères dont j'ai parlé qui sont régies par la charia. On a le temps de de débattre de tout ça Jean-Christophe Cambade. Alors, il y a plusieurs questions qui me paraissent sujet à débat et à interprétation. D'abord euh la l'immense majorité de nos compatriotes musulmans ou pas d'ailleurs issus de l'immigration euh ne sont pas ni des salafistes ni des fréristes. Ils vivent leur religion ou pas leur religion, leur culture et leur histoire dans le cadre de la République sans aucun problème. Et ils sont et ils sont
beaucoup plus respectueux queon veut bien le dire de nos et coutumes. Il connaissent on doit pas vivre son histoire dans la République française. On doit vivre l'histoire de France. Mais attendez, c'est parce que je non non nonè deè question, c'est que vous faites d'une particularité une question générale. On voit bien que le débat entre nous c'est nous avons perdu, ils sont en train de s'imposer et moi je dis nous avons gagné et nous avons les nous allons les réduire. Oui, vous êtes comme en 40. Comme en 40, vous croyez avoir gagné. Oui, bien sûr. Bon, je veux dire c'est c'est assez c'est assez facile tu veux de faire cette cette image entre les résistants. Donc le résistant avec un pays déjà occupé. Non, nous ne sommes pas en 1940.
Aujourd'hui, il n'y a pas une armée d'occupation en France. Il y a des gens qui tuent des Français en fait, il y a des gens qui tuent des français. Je ne le ni pas. Je ne le ni pas. Bien au contraire. C'est ça ma différence avec certain nombre de courants dans la gauche. J'aimerais que vous répondiez pour qu'on puisse terminer cette première partie sur à cette question. Est-ce que la France et le gouvernement ont enfin pris la mesure du problème avec le projet de loi en cours sur le séparatisme ? Mais écoutez, les projets de loi contre le terrorisme ou contre le communautarisme, en tous les cas contre le contre le terrorisme, il y en a un projet de loi tous les 18 mois. Absolument. On est on est on est on est au à la 30e loi. Bon, on peut pas dire qu'on a pris tout. On a pris toutes les
mesures. On peut encore en affiner là. On nous en propose quelques-unes. Pourquoi pas ? Euh c'est évident que il faut prendre il faut faire tout ce qui est dans notre possible du point de vue de la loi pour combattre. C'est pas le c'est pas le sujet, mais il faut pas pour autant remettre en cause, on en parlera tout à l'heure, nos libertés publiques. Deuxièmement, enfin franchement faut être dans l'idéologique complète pour penser que les hommes politiques, quel qu'ils soit, n'est pas pris conscience de ce qui se passe. Alors, il y a autre chose que l'on ne veut pas comprendre. C'est une critique qui est faite, c'est que dans une partie de la gauche, il y a ce que j'appelle le campisme, c'est-à-dire, on est dans le camp euh
des de nos compatriotes musulmans, on est dans le camp antiracisme et parce qu'on est dans ce camp-là, on ne veut pas voir ce qui s'y passe. C'est un vieux débat que nous avons connu qui pour le coup était le com le débat avec le Parti communiste. Parce que quand on était face à l'impérialisme américain, on était dans le camp de l'Union soviétique et on ne voulait pas dénoncer la nature du stalinisme ou la nature de de ces gouvernements ou de ces régimes. Ça c'est une erreur parce que quand on fait ça, on permet à Zemour et à d'autres nous dire "Vous voyez, vous niez ce qui est en train de se passer et vous niez le fait qu'il y ait des cristallisations salafistes frériste ou autres." Non, il y en a. Et c'est pas parce qu'il y en a qu'il faut pour être
pourtant être sur une position identitaire de rejet de l'ensemble de nos compatriotes. Le campisme Éric Zem que ou que d'autres appellent l'islam gauchisme, je sais pas revenir euh sur toute l'analyse que j'ai faite mercredi soir euh du projet de loi. Je suis d'accord sur ce point avec Jean-Christophe Cambadellis. C'est une NM loi qui rajoute qui sert un boulon ici, un boulon ici et qui ne voit pas l'essentiel, le problème majeur, c'est-à-dire le nombre, l'immigration. C'est l'immigration qu'il faut arrêter. C'est l'immigration le problème, c'est le nombre. Je ne vais pas répéter mes phrases fétiches. À partir d'un certain nombre, la quantité devient une qualité. Engels Jean-Christophe Combadellis la prenait quand il était jeune. Quand il
était jeune et celle de Benjamin Constant. Euh tout est moral chez les individus, tout est physique dans les masses et ça il ne veut pas le voir et pourtant il l'a appris. Les masses sont liberticides, il le sait très bien. Et donc aujourd'hui en banieu quand il dit quand il dit on a gagné c'est un leur. C'est-à-dire que c'est au contraire la masse. Plus il y a de nom plus il y a de masse plus il y a de nombre et plus cette islamisation s'impose à tous. Vous êtes vous êtes dans le fantasme. Vous êtes dans le fantasme. Non pas sur le c'est moi qui a le tentas de décapiter Samuel Patti. C'est c'est Non, pardonnez-moi. Franchement, on va pas à ce niveau-là de débat. Écoutez vous avez vu les vous d'abord si on n'est pas un
français c'est un chechen vous mais c'était c'est c'est ce n'est pas quelqu'un qui est né sur notre territoire on lui avait donné très bien bon voilà mais on est né pas là c'est pas le sujet le sujet si vous voulez me faire dire que c'est odieux il c'est un barbare et cetera, on est entièrement d'accord mais sur le nombre non il y a oui et parce que quand on dit, "Regardez, ils sont énormément nombreux, ils sont là partout, on désarme la République." C'est-à-dire qu'on ne lui donne pas les moyens de se combattre parce que on a l'impression que le grand remplacement est là. Déjà, nos enfants ne vont avoir des prénoms musulmans. Demain, on va
avoir la charia en France. C'est faux. Vous êtes dans un fantasme. Par contre, par contre, oui, il y a dans ce que vous avez déployé au tout début les bandes et je parle dans mon document de la bandisation de la société française, c'est-à-dire que dans les noyaux de ces bandes articulé sur la question de la drogue, il y a des éléments de cristallisation, de rencontre entre l'argent et euh l'islamisme fanatique. Je dis pas le contraire mais si vous voulez mener une vraie bataille, vous n'avez pas de monsieur vous arrivez toujours trop tard. Non non non. Quand on veut quand on veut mener un véritable
combat, il ne faut pas pleurer. Il faut fixer des cibles et être en capacité de donner à la République les moyens de combattre. Non pas en disant français, c'est fini, on est battu, on a perdu, ils ont gagné. Mais qu'est-ce que c'est que ce discours desfétisme ? Non. Ils sont pas passés pour parler comme l'autre. Je je ne pleure pas. Je ne tiens pas un discours des fétises. Je veux montrer simplement que vos discours de triomphe sont aussi ridicules que ceux du général Gamelin en 40. C'est tout ce que je dis. Mais excusez-moi, oui, parce que la situation est très [rires] long, nous ne tenons plus, on a gagné en Syrie, on est en train de gagner en Europe, ils sont en train de résister et c'est pour ça qu'ils vont
continuer à la On a bien compris Écour, je laisse continuer. Je dis simplement c'est que le sujet, je le répète, c'est simple, c'est que le nombre crée l'islamisation nombre n'est pas aussi important. Le nombre est énorme. 400000 à 4500 Lego par an, c'est colossal. Non non mais je vais c'estossal et ça fait 10 ans que ça dure. Je je vous je vous répète ce que je vous ai dit plusieurs fois. Hm hm. C'est que vous faites une constatation fantasmatique de la montée la montée et de la réussite de l'islamisation de notre société. Regarde j'ai des yeux. J'ai des yeux monsieurs. Mais puisque vous êtes sur cette thématique vous vous impuissantez à combattre. Pourquoi ? Parce que la
seule solution qu'il y a derrière votre prise de position, c'est de racompagner 5 millions de musulmans à la frontière ou la Libanisation de la France. C'est ça. Mais bon, franchement, où est-ce que vous avez la libation ? Vous l'avez dans un certain nombre de quartiers, dans certain nombre de cités, mais vous l'avez pas dans toute la France en pas Liban. Évidemment, mais c'est notre avenir, vous le savez très bien. C'est d'ailleurs c'est ce que tous les Libanais nous disent. Mais tous les Libanais quand ils viennent nous voir, ils nous disent eux c'est une histoire eux c'est une histoire qui n'est pas la nôtre. Non nous nous sommes en train nous en somras du temps. C'est un combat où il faut pas baisser les bras où il faut pas être naïf c'est un combat à mener mais avec
les instruments de la République dans un rapport de force qui nous est favorable. Ensuite le problème c'est qu'il y a 30 ans vous nous avez dit c'est pas grave ça ne change rien. Il y a 20 ans vous nous avez dit c'est pas grave ça ne change rien. À l'époque à l'époque vous nous disiez il y a pas plus d'immigrés que dans les années 30 et maintenant vous nous dites ah mais c'est horrible ce que vous dites. Ça vous dire que vous allez renvoyer 5 millions de musulmans. D'abord je vous dis si si vous nous aviez écouté il ne serait pas rentré il y a 20 ans. Oui, mais parce que vous dites toujours excusez-mous le regroupement familial, c'est pas nous, c'est plutôt quelqu'un de de droite. Bon, alors vous savez très bien de quoi on parle. Absolument mais on est d'accord mais
simplement personne ne l' de l'a annulé et personne ne l'a supprimé. Et encore une fois encore une fois le vrai sujet le vrai sujet et on va en parler puisque je crois qu'on va parler de l'état de droit et dès que vous avez Et ben alors c'est très bien, je fais l'int j'introduis le sujet. Avec plaisir. Le vrai sujet, c'est que aujourd'hui, ce n'est plus l'État, ce n'est plus la France qui décide qui viendra en France. Ce sont les immigrés eux-mêmes qui depuis 30 ans décident qui les rejoindra. C'est pour ça que la situation est inextricable. Et depuis des décennies, la bataille, elle est là. C'est que il faut rendre mais c'est très simple. Vous avez aujourd'hui les 270000
entrées légales par an, plus à peu près 120000 de droits d'asile. Euh dont 90 % ne partent jamais, même si 80 % ou 70 % sont déboutés. En gros, on ne renvoie personne, pardon. Et on a 260000 70000 entrées légales. Pourquoi ? C'est pas nous qui qui leur disons venez. Non, c'est les parents qui appellent les enfants, les enfants qui appellent les parents, les Ça c'est le fameux regroupement familial mais qui ne représente que 30000 personnes à peu près. Et vous avez tous les gens qui sont d'ici, ils sont tellement bien intégrés comme dit monsieur Cambadéis que ils vont chercher, ils peuvent pas trouver une femme en France, ils vont chercher une
femme au bled. Ça fait 90000 personnes par an. Après vous avez les étudiants à peu près autant qui restent pour la plupart. Après, vous avez d'autres liens, il y a à 30000 de de de d'immigration économique. Voyez, c'est marginal. Et puis vous avez le droit d'asile dont j'ai parlé. Tous ces gens-là estiment qu'ils ont un droit à rentrer en France et la gauche, les gens comme vous depuis 30 ans nous expliquent que oui, c'est leur droit et qu'ils ont tout à fait le droit et qu'on doit aller protéger ce droit et cetera. Je peux c'est vous qui avez désarmé la France. Monsieur, je peux répondre. Je peux répondre. Si on prend bout à bout tout l'ensemble de VCHIS, ça fait 500000 sur 60 millions de français. 45. Non mais donc pardon
donc nous sommes pas envahis, nous avons un problème mais je je dis nous avons un problème qui est la maîtrise des flux migratoires. Moi je le reconnais, je l'ai toujours dit. J'ai toujours dit et j'ai été très combattu là-dessus que le droit à s'installer où on veut, quand on veut, au moment où on le veut n'est pas un droit. C'est ce que vous avez défendu depuis 30 ans. C'est ce que disait SOS racisme, c'est ce que disait la gauche. C'est ce que disait SOS, c'est SOS raciste. Mais mais non parce que SOS racisme n'étaient pas sur une position de faire venir l'immigration. Ils étaient sur une position de combattre le racisme par rapport à des Français de souche là puisqu'ils étaient nés en France qui
étaient stigmatisés en fonction de leur nom, de leur histoire, du lieu où ils habitaient et cetera. Ça c'est autre chose. Mais je reviens à un autre sujet. Je reviens à un autre sujet. C'est toujours ce qui nous distingue. Vous faites une constatation fantasmatique. Nous sommes envahis et à partir de là, vous dites bah on a un problème avec l'immigration. Mais vous ne dites absolument pas comment il faut régler le problème. Moi je fais des propositions. Vous le verrez dans dans mon ouvrage, c'est que nous ne réglerons pas cette question si nous sommes pas capables de tari mouvement au point de départ parce que il y a des questions économiques mais pas simplement. Il y a des questions démocratiques et il y a des questions
climatiques. Nous serons pas capable de faire face si nous n'avons pas une stratégie d'écluse. Nous ne sommes pas capable de faire face s'il n'y a pas une répartition en Europe. Et nous ne serons pas capables de faire face si nous ne sommes pas capables de racompagner. Mais dans tous les les moments que je viens de citer qui sont des enjeux en soi, dans tous ces moments, il faut respecter respecter ceux qui sont contraints par X ou Y de faire mouvement en France. Donc et pas simplement en France parce que nous aujourd'hui on dit nous en recevons quelques-uns mais on se moque complètement de la situation en Italie et encore plus de la situation en Grèce
particulièrement dans l'île qui a vu naître ma famille c'est-à-dire l'île de Milyen. On s'en moque pas du tout. On s'en moque, on s'en moque pas parce qu'il viennent chez nous. Alors avec votre folie, avec votre folie de Schengen que vous avez [rires] défendu aussi. Mais si, mais tout ça est lié. Monsieur monsieur, d'abord je suis heureux de vous entendre dire que nous avons que nous devons euh contrôler et réguler et la régulation l'immigration a toujours été une position du parti. C'est comme au début de notre conversation, c'est les mots. On met les mots quand on app les choses. Il y a aucune régulation, je vous l'ai démontrer tout à l'heure. Ce sont les immigrés qui régulent eux-mêmes leur propre immigration. Mais bien sûr que c'est vrai. Je voulais démontrer. Pas du
tout. Mais non, c'est pas vrai parce que si on voulait d'abord et quand vous parlez de fantasmatique, je pense que les français qui nous regardent doivent ou rire ou s'énerver contre vous parce que eux ils voi il voi la rue, il voi le métro, il voi les salles de classe, il voi il voit toute la vie comme elle a changé depuis 30 ans. Regarder les films des années 70 et regarder et regardez la vie aujourd'hui. Cette question là ne se posait pas. Donc vous voyez que ça a complètement chamboulé et aujourd'hui et aujourd'hui vous me dites c'est un fantasme comme vous me disiez il y a 30 ans, c'est un fantasme que de croire qu'il y a un problème d'immigration. Il n'y a pas plus d'émigrés en France que dans les années 30. Je répète
Non c'était faux. C'était à chaque fois mais à chaque fois derrière cette position dimension qui est que ce que je peux comprendre euh la France ne doit pas accueillir toute la misère du monde et on met de côté le fait qu'elle doit en prendre son sa juste partit juste part juste part elle ne doit prendre aucune part déjà elle est déjà submergé voilà voilà submergé votre préjugé Et oui mais c'est pas mon préjugé, c'est le mon interdit de réguler l'immigration de combattre cristallisation de combattre. Vous m'avez dit il y a pas de proposition.
Moi j'ai des propositions, j'en ai c'est j'en ai et je les répète ici souvent. Je dis simplement d'abord suspendre le regroupement familial, interdire aux gens d'appeler, d'aller chercher leurs enfants, leurs parents. Macron a été criminel dans cette histoire. En 2018, il a même rajouté il a même rajouté les frères et sœurs et les oncles et tantes et les parents. Vals a été aussi pour le moins léger puisque vous n'aimez pas le mot criminel en avec sa réforme, avec sa loi de régularisation en douce. Euh, vous le savez très bien tout ça, il faut supprimer tout ça. Il faut renoncer aux accords déviants qui prévoit une un privilège pour les Algériens. Prenez vos propres chiffres et ça ne réglera pas le problème.
Parce que est-ce qu'ils viendront ils viendront clandestinement ? C'est pas le sujet. C'est le le le sujet qu'il vaut mieux avoir de regroupement familial pour pas avoir de tension en France et deuxièmement il vaut mieux tari mouvement qui vient euh de Pos proposition terminé. On ne tari pas, je vais vous dire on ne tari pas pour une raison très simple. Alors c'est les petites barbelets tout au long de la France. On ne tari pas pour une raison simple, c'est que Stephen Smith dans son livre a très bien démontré que ce n'est pas la pauvreté qui les fait venir, c'est au contraire moins de pauvreté et que c'est la classe moyenne qui part et non pas les pauvres. Il y a les deux jamais c'est pas vrai. Il y a les deux c'est pas vrai. Je vous ai dit tout à l'heure
qu'il y avait la question sociale, il y a la question démocratique, il y a la question climatique, il y a toute une série de chz pas laissé finir monsieur com je note que quand j'ai des propositions vous me dites non parce que ça vous embête. Non mais parce que ça vous embête parce qu'on va on va arriver au sujet de l'état de droit le fameux état de droit. Il reste plus minut pour l'état de droit et ensuite 20 minutes pour le dernier sujet. Il y a le problème des mariages. Il y a le problème des mariages, je le répète à l'étranger. Il y a le problème des étudiants. Il faut verrouiller tout cela. Et on le fait pas parce que des gens comme vous refusent de le faire. Et après vous venez la bouche en cœur nous parler de régulation des flux migratoires. Encore une fois c'est les
mots et pas la chose. Non non, c'est c'est une constatation d'une situation et des propositions qui me semblent praticables. Alors que pour vous, il y a une dénonciation assez facile dans le climat actuel. Laissez-moi terminer, laissez-moi terminer. assez facile dans le climat actuel, prenant à témoin une partie de la population que l'on chauffe à blanc en disant c'est terminé votre identité, votre culture, la manière dont vous vivez, c'est fini aujourd'hui, c'est l'islam. Ce qui est faux et qui ne permet pas de combattre. On a entendu les arguments de chacun. J'aimerais qu'on parle un peu de l'état de droit. Est-ce que l'état de droit aujourd'hui dans ce contexte d'attentat
terroriste paralyse l'action politique ? Je comprends pas ce que ça veut dire. Je connais le débat, je dis pas, je pas ça pour vous. [rires] Euh mais je comprends pas ce que ça veut dire. Je je comprends pas ce que ça veut dire pour une raison toute simple. Euh voilà, maintenant 10 ans, nous avons arrêté combien d'attentats ? Tous les toutes les mois et toutes les semaines, on en arrête 5, 10 ou 15. Et félicitations d'ailleurs à nos services pour le faire. Évidemment, ça ne fait pas la une des journaux. On le fait avec quoi ? avec la la constitution telle qu'elle est. On le fait avec quoi ? Avec nos 30 lois euh
déployées depuis maintenant 20 ans. On le fait avec quoi ? Avec les éléments que nous donnent l'état de droit. En quoi aujourd'hui euh cet état de droit nous rendrait impossible le combat contre l'islamisme radical. Il y a encore quelques jours, monsieur Darmanin a dissou une association. dont je me demandais d'ailleurs pourquoi elle existait euh qui euh était était en France, est-ce qu'il a eu un problème ? Est-ce que le Conseil d'État est venu remettre en cause cette décision ? Non. Bon, alors donc je comprends pas, je vois bien qu'il y a derrière, on est toujours dans le même débat. aux français qui nous écoutent et qui sont légitimement inquiets, on leur dit euh
et bien et nous avons euh l'islam qui s'est installé aux portes du pouvoir et nous n'avons pas la constitution pour combattre le terrorisme et nous n'avons pas les moyens euh pour pouvoir faire face. Donc évidemment, on crée une peur euh dans notre société. Et Eric Zamot vous répond. Alors, qu'est-ce que c'est que l'état de droit ? Reprenons les sujets au départ. On va être d'accord, c'est le respect de la hiérarchie des normes. Absolument. On va toujours être d'accord quand on dit que c'est le juge qui établit ce respect. Jusque-là, on est d'accord. À partir de là, on va plus être d'accord. Si vous faites les questions et les réponses, vous êtes avec moi pour l'instant. Jusque là, tout à l'heure. Non, mais j'essaie de repartir à zéro parce que bon euh à partir d'un certain moment, c'est
le juge qui définit donc derrière cet état de droit, c'est une vision procédurale de la démocratie. C'est-à-dire que on est dans une procédure judiciaire et c'est le juge qui évalue le droit. Vous me dites "On peut lutter contre le terrorisme, le juge avalise". Vous avez raison, il avalise beaucoup. Il n'avalise pas tout, mais c'est lui qui décide. C'est-à-dire que c'est le juge qui décide. ce n'est plus les le pouvoir exécutif et ce n'est plus le peuple parce que nous sommes dans une vision procédurale et derrière cette vision procédurale et juridique de la démocratie, il y a une idéologie, c'est-à-dire une idéologie libérale de des droits de l'homme qui a eu sans doute sa son sa
grandeur euh pour combattre euh les pouvoirs euh monarchiques, absolus et religieux, l'église, mais qui aujourd'hui lui est une machine à désagréger la société au nom de l'individu, au nom des droits de l'individu. C'est une idéologie qui favorise la migration, je l'ai démontré tout à l'heure puisque c'est l'individu qui décide qui il fait venir. C'est aussi une idéologie qui est euh pro par exemple qui pousse au prenons un exemple qui n'a rien à voir qui pousse au mariage gay. On a le droit d'être d'accord ou pas d'accord mais c'est une idéologie. Non mais comprenez pas ce que je dis. Non je vois pas. Je vois pas le je vois pas le parallèle. Non, le parallèle il est simple, c'est
que derrière une vision juridique, il y a une idéologie qu'on a le droit qu'on a le droit de de défendre et qu'on a le droit de contester. Par exemple, la honte. Non non mais parce que c'est important qui fini quand je finis on a on a vu il y a il y a 15 jours 3 semaines le papier excellent je vous en ai parlé de monsieur Shuttle le grand juriste qui explique très bien que contrairement à ce que dit Jean-Christophe Combatellis euh on ne peut pas combattre sérieusement et l'immigration et le terrorisme parce que ce n'est pas un terrorisme c'est un djihadisme et c'est un djihadisme qui est enraciné dans l'immigration parce qu'il est enraciné dans l'islam qui est
lui-même et l'islamisme qui est lui-même enraciné dans l'islam. Donc si vous voulez euh euh vous ne pouvez pas vous ne pouvez pas avec l'état de droit actuel qui défie les droits de l'individu et qui fait de l'État euh une machine à donner des droits, vous ne pouvez pas combattre cet islam qui profite des droits. Et je vous une dernière phrase, une dernière phrase une dernière phrase. Je vous rappelle pour avec l'état de droit, je vous rappelle la formule du général de Gaulle. D'abord la France, ensuite l'État, enfin le droit. Vous vous avez renversé la pyramide. Alors, d'abord la Constitution, c'est le peuple qui l'a voté. Et oui, ne dites pas que le souverain ne l'a pas, c'est-à-dire le peuple ne l'a
donc le peuple a voté et donc il est faux de dire que c'est une norme juridique qui serait issue d'on ne sait où si ce n'est d'une idéologie. Deuxièmement, euh récemment, le Conseil constitutionnel a indiquer que la lutte contre le terrorisme était aussi un objectif de la Constitution et à aucun moment, vous n'avez vu une mesure proposée qui a été retoquée. On pouvait d'ailleurs sans gendarmerie, qui a été retoqué par le Conseil constitutionnel. Et on va plus loin puisque vous faites euh référence à un un papier euh euh publié
dans le Figaro de l'ancien secrétaire général euh du Conseil constitutionnel, membre du Conseil d'État lui-même, membre du Conseil d'État qui a été contredit par l'actuel président du Conseil constitutionnel dans un autre euh journal et juriste. C'est une querelle de juriste. Mais l'articulation, elle est où ? c'est que la Cour européenne des droits de l'homme. C'est ça que vous vouliez dire parce que nous avons abandonné notre souveraineté, si je vous lis bien, juridique, populaire à des institutions qui sont supranationales. Voilà, d'accord, nous sommes d'accord. La Cour européne des droits de l'homme n'est pas euh n'est pas intervenue euh quant à Londres euh
la loi anglaise a permis de d'arrêter des gens qui sont euh soupçonnés de terrorisme et de les interroger sans leurs avocats pendant la première heure. Donc vous voyez bien que aujourd'hui toutes nos institutions qu'elles soient françaises issues du peuple ou international ratifié par le peuple parce que ce sont des traités et bien ne sont pas orthogonales à la lutte contre le terrorisme. Mais ne mélangez pas tout. Il y a la lutte contre le terrorisme, c'est quelque chose de spécifique où il faut concentrer les moyens. Après, il y a autre chose. Il y a des cristallisations
de des regroupements ou des imams qui prêchent la haine de la France, de la République, des blancs, de tout ce que tu veux, mais vous en avez partout hein, mais vous avez cela. Ça existe bien. Et ceuxl on a les moyens de les combattre. Oui. Voilà. Mais on le fait, ne dites pas qu'on le fait pas. un dernier [raclement de gorge] mot et 15 minutes pass on proportionne et ça je reconnais on proportionne l'arryposte à la hauteur de l'attaque. Éc la répondre ensuite on passe à la dernière partie 15 minutes très vite. 1 Vous me dites la constitution a été votée pour le par le peuple. Oui, elle a été votée en 58. Et alors
elle a cette constitution c'était la constitution gaulienne. Jamais il n'était prévu dans la constitution la décision du conseil constitutionnel de 1971 qui va annuler une décision du gouvernement sur fondement d'un article de la déclaration des droits de l'homme. Jamais le général de Gaulle n'aurait autorisé ça. Jamais. Général de Ga tout général qu'il était ne pouvait pas s'opposer au conseil constitutionnel. Enfin, vous avez une conception de la séparation des pouvoirs qui pass qui parce que du parce que c'est le général de il pas osé parce que qu'est-ce que ça veut dire ça ? Mais mais je vous dis mais je vous le dis mais je vous le dis. Et le conseil constitutionnel qu'est-ce qu'il a fait ? Comme exactement le Conseil d'État, comme la cour européenne des droits de l'homme comme la cour
qu'est-ce qu'ils font ? Ils font ils vont chercher dans des déclarations lointainees en l'occurrence la déclaration de 1789 des principes qu'ils interprètent comme ils veulent. Girodou disait le droit et le royaume de l'imagination. On est envah il y a pas de droit aujourd'hui. Il faut qu' ait un homme qui soit capable de s'imposer à la constitution par le Conseil constitutionnel estime que le principe de fraternité liberté égalité fraternité le principe de fraternité justifie l'attitude des ceux qui aident les migrants à traverser la frontière de façon illégale. Qu'est-ce qu'il fait ? Mais il demande simplement que vous croyez que le peuple est d'accord avec ça ?
Il dit simplement, il prend un principe qui qui est une qui est une devise nationale et il en fait un principe juridique. Mais vous croyez vraiment, attendez, attendez, laissez-moi finir. Mais vous croyez vraiment, monsieur Cambadis, que quand Mirabo et les autres ont voté la déclaration des droits de l'homme en 89, il pensaiit à ce que chaque article intervienne dans la dans le droit positif. Vous savez qu'ils ont voté 26 articles, je crois, et qui se sont arrêtés. justement pour vous dire que c'est pas du tout le code civil, c'est une interprétation et ça permet à l'oligarchie judiciaire soutenu par l'oligarchie médiatique de s'imposer à la démocratie, c'est-à-dire au pouvoir du peuple. Non et c'est pour ça que moi je je suis vous me dites je fais jamais de
proposition, je vais encore en faire une. Il faut un référendum sur la politique d'immigration pour s'imposer et au conseil constitutionnel et au conseil d'État et à la cour européenne des droits de l'homme. Le Conseil constitutionnel est là pour garantir notre constitution. Il interprète ce qui est la base. Non non ce qui est la base de constitution. Mais attendez je suis pas tout à fait idiot. Oui. À la hiérarchie des normes le pouvoir du peuple. Absolument. Tiens voilà, vous voyez, il m'arrive de comprendre le le mais mais ça pour moi c'est populiste. Mais c'est autre ch pas. C'est pas c'est pas c'est pas c'est pas pour
disqualifier une pensée parce que sinon c'est sans fin. Ce régime là que vous êtes en train de de de d'esquisser est terrifiant. C'est-à-dire une personnalité parce qu'elle serait le général de Gaulle dicterait ce que serait la constitution parce que vous estimez que enfin monsieur com écrit bon d'accord d'accord bien mais c'est c'est une constitution elle a été ratifiée par le peuple et on s'en sert et on s'appuie avec une hiérarchie des normes et un une situation de droit qu'il faut respecter mais ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas évoluer évidemment mais de là a estimé que Elle doit évoluer en fonction de soit d'un
homme qui serait censé représenter le peuple, soit d'un peuple qui sur tous les sujets dirait il faut faire comme si et cetera et les juges. Vous avez dit quoi ? L'oligarchie judiciaire. Ah benah dis donc euh ça nous ramène à un régime oligarchique. Bon alors messieurs, on va passer à à la gauche parce que vous êtes quand même ancien patron de ancien patron du PS [rires] et on va parler m'avait pas échappé. Je je tiens à le rappeler quand même. Voilà. Est-ce que la gauche Jean-Christophe Cambadelli sous le sourire d'Éric Zemour, elle a les armes idéologiques pour répondre justement face aux différentes crises que traverse la France, crise identitaire, crise économique, crise sanitaire ? Alors, elle a les armes mais
elle ne les emploie pas parce que euh le prisme actuel de la gauche, ce sont deux revendications essentielles qui sont euh la question écologique, question climatique, un défi posé à l'humanité et la question sociale qui va devenir de plus en plus préignante vu les conséquences de la COVID et des plans sociaux. On fait comme si on ne voyait pas et 1 million de chômeurs en plus, 1 million de Français qui ont bascuté dans la grande pauvreté. la situation de des pauvres malheureux commerçants euh la situation des petites et moyennes entreprises, la situation dans les quartiers euh qui va renforcer évidemment euh une partie euh de ceux qui veulent mettre la main sur ces
quartiers, c'est une situation épouvantable et avec simplement le social et l'écologie, on ne répond pas à cette question qui est aujourd'hui chevaux par les identitaires qui est la demande d'autorité. Donc je dis la droite, l'extrême droite, enfin tout moins ce bloc identitaire à sa réponse face à tous ces problèmes et vous venez de l'entendre et il y a des Français qui sont favorables, c'est l'autorité. Il y a ceux qui disent face à l'ensemble de ces problèmes la réponse est simple, c'est le marché. Et moi je dis la gauche ne peut pas être seulement dans
l'écologie et le social, il faut l'équité et la République impartiale. Il faut faire ce que j'ai tenté de faire là, c'est-à-dire ne pas mettre de côté dans de déniis vis-à-vis des problèmes d'insécurité, de urbaine, des problèmes de monté dans une partie de la population de cristallisation de d'un fanatisme islamique ou de flux migratoire. Si nous ne répondons pas à ces questions là, nous la gauche, on peut discuter qui sera le meilleur candidat ici ou là demain pour l'élection présidentielle. Je dis à tous mes petits camarades, le débat est fait. D'abord, vous serez divisé parce que vous vous retrouverez pas et et vous ne serez pas au second
tour. Et si vous n'êtes pas au second tour, ce qui va se passer, c'est que dans la dernière ligne droite de l'élection présidentielle, une partie de votre électorat va filer dans une offre politique dont elle voudra qu'il qu'elle soit utile par rapport à ce qu'il pensent. Donc ça va être à nouveau un désastre. Eric Zemon se regarde sur la gauche et ses réponses. Euh je suis d'accord sur un point avec Jean-Christophe Cambadelli, c'est que non mais vraiment un point fondamental en plus euh c'est la crise sociale qui a qui a préexisté parce qu'elle est la conséquence de la mondialisation depuis 30 ans qu'on a vu avec les gilets jaunes, c'est-à-dire la France périphérique hein comme disait oh essentiellement quand même. et mais voilà et qu'une crise celle qui
effectivement, vous avez raison, va être décuplée par cette épidémie, par la méthode qu'on a employé pour la contenir, là on est tout à fait d'accord, je pense qu'il y a effectivement une crise identitaire qui s'emboîte dans une crise sociale et c'est la nitro et la glycérine, quoi. Ça va exploser. Je pense qu'on on est d'accord sur ce thème-là. Euh je pense justement qu'après chacun donnera sa réponse. Il y a ceux qui euh je vais être de bonne foi. C'estàd qu'il y a ce Non non non mais faut vous marquer mais de bonne foi vis-à-vis de vous. C'est-à-dire que je ne vous je ne je ne je comprends ce que vous ce que vous essayez de dire. Je pense que vous employez les mauvais moyens et que le passé plaide contre vous. Mais mais en
tout cas je il y a ceux qui vont essayer de passer par la case sociale pour essayer de régler une partie de la question identitaire. ça sera votre réponse et c'est pour ça que je vous dis, je suis de bonne foi vis-à-vis de vous. Et deuxièmement, moi je moi je pense qu'il faut passer par la question identitaire euh euh pourplomber la question sociale mais ne pas la la nier la mépriser. Je veux dire par là, vous avez compris que il faut refaire des Français. Il faut refaire des Français. Il faut dire le le social c'est pour les Français. Je suis pour euh la préférence nationale et c'est une première réponse. Maintenant, la deuxième réponse, c'est la gauche. La gauche euh est-ce qu'elle est bien placée ? Vous avez vu ce sondage terrible. Je crois qu'il y a 13 % des
gens qui se sentent de gauche. Euh alors même si on fait la part de des sondages, c'est quand même Et j'essaie de me demander pourquoi. Et je pense que c'est la la gauche a tout trahi. La gauche a trahi le peuple, en tout cas les classes populaires au nom. de l'Europe au nom du libre échange au nom il a elle a trahi la nation je rappelle que c'est la gauche qui a inventé le concept de nation que les révolutionnaires s'appelaient les patriotes au nom de l'Europe et au au nom de l'immigration elle a trahi l'école qui était le le fer de lance de cette émergence d'une méritocratie qui venait des classes populaires ou des
classes bourgeoises contre les anciennes élites. Elle l'a trahi au nom d'un d'un bourdieu mal digéré, galvodé et d'une espèce de discrimination positive mal faite. Enfin, vous voyez, je veux dire, la gauche a trahi tout son message et donc les gens ne la reconnaissent plus comme légitime. Je pense que vous avez un problème de légitimité et que ils ne vous entendent plus. Ce que j'essayé de vous faire comprendre tout à l'heure quand je vous ai dit, vous nous avez dit le contraire. Vous nous avez dit mais il y a pas de problème de ceci, il y a pas de problème de cela. Vous verrez euh l'immigration, ça sera formidable. Après, vous nous avez dit l'Europe, ça sera formidable. Euh vous vous souvenez euh de Jacques Delor, vous vous souvenez de tout cela pendant Mastricht qui nous disait "Mais
ça sera formidable quand on aura l'euro euh" et qui voulait pas voir que il y aurait des disparités énormes au sein de chaque pays et et entre chaque pays. Vous voyez ce que je veux dire ? Je pense que la gauche est illégitime aujourd'hui et que vous payez ça avant vos divisions parce que vous savez mieux que moi. Vous savez mieux que moi l'histoire de la gauche et vous savez que la division n'a jamais empêché enfin en tout cas la multiplicité des candidats pour être précis n'a jamais empêché la gauche de gagner ni en 81 ni en 88 et le candidat unique Mitéran 114 a perdu. Jean-Christophe mais je veux pas rentrer dans vos querelles he et sur la précision sur la République impartiale. Voilà, c'est c'est parce que je pense que la gauche ne répond pas à une partie
du problème parce que vous faites de la question identitaire, vous l'avez dit, la question qui surplombe l'ensemble des problèmes. Moi, je pense qu'il y a trois questions qui surplombent l'ensemble des autres problèmes. Il y a la question sociale qui va être prignante et très difficile, très très difficile pour le pays. La France va traverser un moment, elle traverse un trou d'air là, mais elle va traverser un moment comme elle en a pas connu depuis longtemps. Et je pense que M68 était une bluette à côté de ce qui risque de se passer. la question climatique parce que on peut toujours être pour l'identité mais si on ne règle pas ce sujet c'est l'humanité qui est c'est une autre identité qui est posé
bon je sais bien je sais bien aussi ambitieux que vous mo d'abord sauver la France Oui mais on peut pas sauver la France sans poser la question climatique aussi et enfin je crois que il y a une une interrogation identitaire il faut que la gauche lui donne sa réponse. Vous avez votre thèse qui est celle de du retour à la France y compris slogan le retour à la France. Bon, le retour à la France [rires] et qui vous permettrait à partir de là d'être en position pour aborder d'autres sujets que nous avons évoqué tout à l'heure, c'est-à-dire l'islam, c'est-à-dire l'immigration, c'est-à-dire les populations issues de
nos territoires de colonie qui sont venus s'installer en France à notre demande au passage. Bon, en grande partie en grande partie. Donc vous avez votre vous avez votre réponse. Il y a les libéraux qui n'ont pas de réponse parce que eux le la la question elle est assez simple, c'est de dire que la régulation se fera par le marché. C'est le marché qui fera que Et vous vous souvenez et vous et ben vous vous souvenez que euh Emmanuel Macron avait été dans les banlieux en leur disant que ils peuvent aller tous devenir millionnaires si ce n'est milliardaire. Donc voilà. Donc ça c'est une c'est une idéologie qui est assez qui est assez portée. Et la gauche euh elle il lui manque euh une dimension et cette dimension
c'est la République impartiale. Deuxième chose pour répondre à votre question, je pense pas que bon le procès qui est fait, vous avez trahi. Bon c'est un débat que l'on peut reprendre mais qui est très académique. Euh le le la question euh n'est pas là je crois. Je pense que la gauche a perdu son sens. C'est-à-dire que euh elle est plongée dans ce qui a fait sa force dans les années 60, c'est-à-dire d'une part l'extension des des des libertés alors qu'aujourd'hui on est dans la protection. Hm hm. Euh et puis dans les dividendes de la croissance et du boom économique et de la réputation et qu'il n'y a plus de
[rires] donc euh elle est là-dedans, c'est-à-dire c'est ce c'est c'est ce qu'on contre quoi je combats. Euh c'est-à-dire que aujourd'hui, on va paraphraser le général de Gaulle, il faut faire une politique, il faut faire une offre pour les Français d'aujourd'hui dans la France d'aujourd'hui. Et dans la France d'aujourd'hui, on ne peut pas faire l'impasse sur la République impartiale. Il y a quelque chose que je comprends pas. C'est bien, on arrive à la fin, j'imagine il reste combien de temps ? 5 minutes. On va très vite. On a le temps encore. Euh, d'abord vous vous évacuez la thèse libérale. Donc c'est vous ne la faites pas vôtre. Non. Sauf que pourtant c'est celle que vous à laquelle vous vous êtes soumis au
milieu des années 80 avec le fameux virage de Mitteran 83 et surtout plus philosophiquement plus si vous voulez je suis j'imagine que vous êtes comme moi un lecteur de Jean-Claude Micher et il explique très bien Micher que en poussant les libertés individuelles toujours plus loin vous avez une démarche libérale la gauche à une démarche libérale et ce libéralisme sociétal entraîne inexorablement, inéluctablement le libéralisme économique. Vous faites tout le temps le jeu du marché. Regardez les exemples de PMA et de GPA. On voit bien que au départ c'est une revendication idéologique de liberté d'individus qui
sont des infimes minorités mais qui puisque nous sommes justement dans la domination des minorités arrivent à imposer leur loi. Et qu'est-ce comment ça finit ? Ça finit par un grand marché. parce que ça finit par une des des gens qui vont vendre qui vont vendre des femmes qui vont être enceintes, qui vont vendre ceci, qui ça c'est un marché. Donc Michalique très bien que à chaque fois votre libéralisme sociétal vous entraîne au libéralisme économique et donc et donc vous ne pouvez pas renier la réponse libérale. Et dernière chose, quand vous dites la République impartiale, attends, on a pris quelques minutes [raclement de gorge] de plus hein. D'accord. Quand vous dites la République impartiale, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est c La République, elle a toujours
été partiale, mon cher Jean-Christophe. La République, la République, elle a elle a elle a elle a toujours choisi. Elle a elle a fait tirer sur les Vendéens, elle a fait tirer sur les communards, elle a fait tirer sur les coloniser. Euh excusez-moi la République, quelle République ? Je reprends, je reprends. Les libertés individuelles comme les libertés publiques ne conduisent pas au libéralisme économique. Le libéralisme économique a sa Non mais je sais c'est votre thèse. Vous permettrez vous permettrez que j'en ai une autre. Sinon, il y a pas de débat. C'est face à face, c'est pas côte à côte. Donc euh je ne pense pas je je je ne pense pas que ça le y conduit. C'est encore une fois une position euh tout à fait idéologique que de le dire.
La gauche la gauche euh défend le marché, elle défend le fait qu'il y a dans nos sociétés des échanges et elle a rompu avec l'idéologie qui était dominante de la rupture avec le marché. Mais ça cette conversion ne fait pas d'elle une force qui doit être sans régulation dans sur le marché. Donc ça c'est c'est ma position et c'est ce qui peut permettre des dispositions sociales évidemment. Après c'est le niveau où il faut le faire et comment il on peut le faire. Donc moi, je ne suis pas dans sur
cette position qui vise à dire que l'on doit être social libéral. Je ne suis pas, je ne l'ai jamais été mais bon social démocrate dans le sens où je pense que aujourd'hui vous avez été social libéral quand vous étiez prof de Dominique Stroscan, vous étiez social libéral. C'est pas tout à fait sa position, mais vous l'inviterez et vous discuterez avec lui. Mais le le [rires] le le la question pour moi, elle est d'être une gauche alors républicaine. Et vous dites qu'est-ce que c'est que la République impartiale ? Pour moi, c'est trois choses. C'est partant de votre constat, à savoir que la République n'est pas fidèle à ce qu'elle avait posé au moment où elle fut fondée.
Euh l'égalité aujourd'hui est remise en cause et les inégalités sont partout. Donc je dis il faut une ég une égalité réelle qui attaque les inégalités à la racine et qui pose un certain nombre de sujets comme la question euh de la pauvreté, du logement, des salaires et cetera et cetera, des hommes et des femmes, tout ce que vous voulez. Bien. Le deuxième moment, je suis pour la liberté ordonnée. J'ai essayé de vous donner un exemple, c'est-à-dire que je suis pour la défense intransigente de nos libertés parce que je ne suis pas pour un régime autoritaire et autoritarisme. Et en même temps, j'intègre qu'il y ait une demande
d'ordre juste aurait don aurait-on dit aurait dit royal. C'est-à-dire que il est nécessaire de s'attaquer à la délinquence, s'attaquer au problèmes que remporte la société et enfin la fraternité laïque qui soit ni la remise en cause de la fraternité ni la remise en cause de la laïcité. C'est ça ma République impartiale qui me permet d'aborder tous les sujets nécessaires aujourd'hui euh à la France. Je pense que en fait la gauche, j'ai j'ai beaucoup réfléchi euh depuis longtemps, j'ai essayé de de définir et vous savez, je me suis euh résigné à euh une définition euh mouvementiste. Je veux dire par là que finalement est-ce que la gauche ça serait pas le mouvement
perpétuel ? Est-ce que ce serait pas l'histoire de la Révolution française ? Vous savez au début Danton est à l'extrême gauche, même Barnave est à l'extrême gauche et puis ils sont débordés et ils finissent guilloter d'une révolution. Oui, mais est-ce que vous Mais mais parce que je pense que l'on vit une révolution depuis 68, on vit une révolution. C'est pas la même. J'ai bien compris mais vous vous comprenez ce que je veux dire. Je veux dire qu'il y a un mouvement perpétuel et vous-même, vous-même, c'est pour ça que je vous taquinais avec le social libéralisme de Dominique Stroscan, vous-même vous êtes dépassé aujourd'hui. La gauche, elle est tirée aux États-Unis comme en France par tous les mouvements décoloniaux, par toute cette conjonction des luttes entre
les mouvements féministes LGBT et les mouvements euh défense des noirs, des immigrés, de l'Islam et cetera. Et et ces gens-là vous tirent dessus. Si il me tirent dessus aussi. Je vous rassure et on tombera tous les deux mais je vous tire dessus parce que pour eux vous n'êtes plus la gauche. La gauche c'est eux. Ils ont ils ont le droit de le penser. Ce n'est pas notre sujet. Moi je ne suis pas de ceux qui avec eu on pensa plus laissez-moi terminer. Moi, je ne suis pas de ceux qui descendent dans les manifestations en ditant en disant "Je déteste la police." Je ne suis pas de ceux qui disent qu'il y a un état raciste. Je ne suis pas de ceux qui aujourd'hui disent "Il n'y a pas de problème dans l'islam". Je ne suis pas
de ce méch, j'ai bien compris. Mais Jean-Luc Mélenchon me dit pas toujours ça. Et Jean-Luc Mélenchon il dit tout et le contraire. Ça c'est enfin il est dans les manifestations contre l'islamophobie. C'est je lui reproche mais par ailleurs mais par ailleurs je lui reconnais que sa matrice de point de départ est la question républicaine. Je lui dis je dis je dis je lui dis Jean-Luc faudra choisir et tu ne peux pas pouvoir représenter le pays. Tu ne peux pas être au centre de la gauche ni au centre du pays avec la prise de position qui est la tienne aujourd'hui sur les sujets que je viens de voter. Donc moi ma gauche elle est républicaine et je n'ai pas peur de me de de de polémiquer ou de discuter ni avec Jean-Luc Mélenchon, ni avec ces courants là, ni avec d'autres.
D'ailleurs, c'est pour ça que je suis là. La République ne veut rien dire. Ah bon ? D'accord. La République, elle a tout été. Je voulais démontrer la République la France non excusez-moi la France je vous expire la France pas de gouverner pas fini j'ai pas fini le général de Gaulle tirait beaucoup de son gouvernement de l'histoire il était très républicain au moins au départ pas au départ justement si si si si si le discours de Bailleux est un discours très républicain moi ça discours de bailleux à l'époque les la gauche disait que c'était pas républicain non non l'élection du président au suffrage universel. C'est là le coup d'état permanent. On va terminer. Dites-moi un mot sur la France, un mot sur la République et on termine.
La France c'est assez simple si j'ose dire. C'est une histoire, c'est un c'est une c'est une géographie, c'est des mœurs. Et la République en revanche, en revanche la République, je ne sais pas ce que c'est. La République, elle a été la République, excusez-moi, elle a tout été. Non non, la République elle a été patriotique, elle a été universelle, elle a tiré la République, elle a tiré sur les communards, elle a tiré sur le elle a tiré sur les ouvriers. C'est pas la République qui a tiré mais non c'est le gouvernement de l'époque vous confondez tout le monouver de l'époque que c'était donné le peuple. Je vous donner un seul exemple. dernier mot à Jean-Christophe Cambad vous derniers mot exemple la République ça va vous déplaire ce que je vais vous dire mais
la 3ème République ne s'impose et ne s'enracine dans le peuple en 1870 le peuple à l'époque c'est 80 % de paysans que parce qu'elle a massacré les communaunars et que les paysans disent enfin il y en a il y a un régime qui qui maintient l'ordre dernier on a terminé par la commune de Paris n'était pas simplement la commune de Paris il y a eu d'autres communes Et heureusement qu' a eu le combat des républicains pour imposer la République face au monarchisme. Dire que la République a tout été. Vous êtes candidat à la présidentielle. Je dis que aujourd'hui il faut d'abord être et et il faut être d'abord de capable de construire une offre avant d'être candidat. Vous êtes candidat à la présidence. Mais tout le monde est candidat. Vous avez vu ça ça part de partout. Donc mais il
c'est l'espace c'est c'est le problème de de de l'élection du président de la République au universel. Nous sommes d'accord. C'est pour ça que nous l'avons critiqué. Mais c'est aussi le problème de du moment que nous traversons. Nous traversons une, je dis un trou d'air, une décomposition et c'est pour ça qu'il faut défendre la République parti. Alors, je rappelle Jean-Christophe Cambadellis que vous avez publié hier un memorandum pour un républicanisme de gauche, on le voit ici à l'image, prélude à ce qui pourrait être selon vous une offre politique globale de gauche dans la perspective de 2022. Merci beaucoup messieurs pour ce débat. Excellente stud de programme CS.
Éric Zemmour