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InterviewBorisVallaud· 7 mai 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergieSolidarités & familleInstitutions & élections

Boris Vallaud face à François Lenglet : le débat sur LCI !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Développement très important ce soir, Total fait des profits gigantesques mais menace, si on vous nous surtaxer, nous allons arrêter de plafonner nos carburants. Un mot d'explication pour bien qu'on comprenne la mesure.

  • 2:05RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous faites une forme de surenchère, c'est-à-dire vous la démarchandisation, beaucoup y verront un peu le thème de Mitterrand, quand il disait la rupture, tout socialiste doit être pour la rupture.

  • 5:05OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il existe sur terre quelque chose qui se rapproche, disons, du but que vous revendiquez ?

  • 11:05FerméeRéponse directe

    Vous avez un candidat pour la présidentielle au Parti Socialiste ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30François LengletChiffre
    « 51 % d'augmentation des profits de Total au 1er trimestre, 41 % d'augmentation du prix à la pompe. »
  • 0:45Boris VallaudPromesse
    « une taxation non pas des profits mais des surprofits, c'est-à-dire ce qui excède de 20 % la moyenne des 3 dernières années. »
  • 1:00Boris VallaudFait
    « le gouvernement allemand, le gouvernement autrichien, le gouvernement italien, le gouvernement espagnol et à l'exception de la France qui n'a pas fait cette demande-là. »
  • 2:30Boris VallaudChiffre
    « en 2022, exactement la même condition, pour autant que je me souvienne et vous en souviendrez avec moi, ça avait rapporté à l'époque 70 millions d'euros, c'est-à-dire quasiment rien. »
  • 3:30Boris VallaudFait
    « Total ne fait pas d'argent en France parce que ses activités sont globalement déficitaires. »
  • 4:00François LengletFait
    « Total fait un profit indu. »
  • 7:00François LengletFait
    « le moteur du progrès, c'est l'égoïsme. »
  • 8:30Boris VallaudChiffre
    « 80 % des Viennois sont locataires, 80 %. Il y a 60 % des logements qui sont des logements publics. »
  • 12:30François LengletFait
    « La prospérité de la Chine, elle s'est fait contre les règles du marché, avec des entreprises publiques, avec des aides d'État et avec un marché domestique qui a été protégé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

vous nous avez rejoint Boris Vallaud, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, vous signez "Nos vies ne sont pas des marchandises".

Merci d'être là, c'est aux éditions du Seuil. Bonsoir François Lenglet. Bonsoir Darius.

Développement très important ce soir, Total fait des profits gigantesques mais menace, si on vous nous surtaxer, nous allons arrêter de plafonner nos carburants. Un mot d'explication pour bien qu'on comprenne la mesure. Écoutez, si on se met à la place de du patron de Total, je suis pas ni actionnaire ni avocat de Total mais il entend depuis 8 jours des critiques de toute part, il est dénoncé comme profiteur, spéculateur, affameur du peuple alors que dans le même temps, l'entreprise fait un geste de bonne volonté qu'on peut considérer comme insuffisant, hein.

Enfin qui ne dépend pas de la loi, qui dépend d'une décision du patron pour baisser le prix des carburants. Bon, c'est logique de mettre un peu de tension là-dedans. Boris Vallaud, est-ce ?

Bah, 51 % d'augmentation des profits de Total au 1er trimestre, 41 % d'augmentation du prix à la pompe. Bah voilà, c'est simplement ce ce ce rapport de l'un à l'autre qui qui est interrogé par non seulement par la proposition que vous avez formulée d'une taxation non pas des profits mais des surprofits, c'est-à-dire ce qui excède de 20 % la moyenne des 3 dernières années. Mais c'est la proposition qui est faite au niveau européen par le gouvernement allemand, le gouvernement autrichien, le gouvernement italien, le gouvernement espagnol et à l'exception de la France qui n'a pas fait cette demande-là.

Et c'est au fond un juste retour de de la situation pour enfin des des des des des des des des prix pour bah des gens qui ont besoin de leur voiture pour vivre. Mais vous savez, cette proposition, ça ne marchera pas. Et et on le sait d'autant plus que on l'a déjà fait en 2022, exactement la même condition, pour autant que je me souvienne et vous en souviendrez avec moi, ça avait rapporté à l'époque 70 millions d'euros, c'est-à-dire quasiment rien.

Alors qu'à l'époque, les profits visés, réputés surprofits, ils étaient faits en France. Aujourd'hui, pour Total, ça n'est pas le cas. On peut le regretter, on peut se taper la tête contre les murs en disant c'est injuste, mais on ne peut taxer que des profits qui se matérialisent.

Or, Total ne fait pas d'argent en France, ça ça change semble-t-il en 2026. vois de l'inquiétude, de l'inquiétude de Total du fait qu'il y a une base taxable en France, sinon il serait pas inquiet. S'il y a rien à taxer, pourquoi ? il n'y a pas de base taxable.

Jusqu'ici, il n'y a pas de base taxable en France. faux puisque le patron lui-même a dit que probablement que à nouveau il allait être éligible à la taxe. Et vous le savez comme moi depuis 1h, c'est-à-dire depuis une interview qu'il a donné auparavant, les données publiques, c'était que Total ne fait pas d'argent en France parce que ses activités sont globalement déficitaires.

Par ailleurs, il fait de l'argent à l'étranger, beaucoup. Et ça s'explique par un cadeau du ciel, soyons clairs, c'est-à-dire la montée du cours du pétrole alors que ses coûts d'extraction n'ont pas changé. Mais de fait, vous n'avez pas accès, moi non plus, ni personne en France n'a accès à cet argent-là parce qu'il y a des conventions fiscales internationales, il y en a 150 qui lient la France avec tous les autres pays en vertu desquelles on ne peut taxer que des profits qui se matérialisent.

Et je ne peux je ne peux pas taxer les superprofits parce que il y a des lois internationales qui lient la France avec tous les autres pays en vertu desquelles on ne peut taxer que des profits qui se matérialisent. Et je ne peux je ne peux pas taxer les superprofits parce que il y a des lois internationales qui lient la France avec tous les autres pays en vertu desquelles on ne peut taxer que des profits qui se matérialisent. Et je ne peux je ne peux pas taxer les superprofits parce que il y a des lois internationales qui lient la France avec tous les autres pays en vertu desquelles on ne peut taxer que des profits qui se matérialisent.

Et je ne peux je ne peux pas taxer les superprofits parce que il y a des lois internationales qui lient la France avec tous les autres pays en vertu desquelles on ne peut taxer que des profits qui se matérialisent. Et je ne peux je ne peux pas taxer les superprofits parce que il y a des lois internationales qui lient la France avec tous les autres pays en vertu desquelles on ne peut taxer que des des gouvernements qui sont tous des gouvernements dirigés par des des bolcheviques puisque c'est finalement l'image que nous caricatural que nous voulons nous renvoyer le propose. Et ben si ça doit être fait au plan européen, que ce soit fait au plan européen.

Boris Vallo, ça rejoint certaines des critiques qu'il y a sur votre livre que je recommande parce que ça ça ça nourrit un débat extrêmement extrêmement intéressant où on dit vous voulez tuer les vaches à lait. Au moins ça marche, ça marche, je notais que Total, je crois que en retour de dans l'économie française, il y a il y a 2 milliards payés de cotisations sociales. 2 milliards, c'est pas mal dans la situation actuelle. avez trouvé quelque part la proposition de nationaliser Total dans mon livre, vous me dites à quelle page c'est.

C'est pas nationaliser mais dès lors qu'on veut surtaxer à un moment donné, oui Mais vous savez j'ai j'ai bien lu François Lenglet qui disait mais en fait on a pas besoin de de poser des limites au marché, il y a l'impôt pour ça, ça permet de réconcilier l'efficacité économique et une forme de moralité. Bah à chaque fois à chaque fois que il s'agit de mettre un peu de moralité dans l'impôt, un peu de solidarité, ben il y a plus personne. Ça veut dire quoi que Total Je vous retrouve je vous retrouve là.

De votre point de vue pardon. Total fait un profit Total fait un profit indu. Mais je je dis pas qu'il est indu, je dis que les facultés contributives et la contribution à à l'impôt et à l'effort national doit être à proportion de l'argent qu'on gagne, voilà, ni plus ni moins, c'est ce qui s'applique à chacune à chacun d'entre nous.

Oui mais il y a des lois. Qu'est-ce que vous faites des ? Et bien on les propose et on les vote.

Mais mais ça ne fonctionne pas. Je vous ai rappelé le le précédent 2022 que ça ne rapporterait pas parce que la base était mal calibrée, ben c'est la démonstration faite qu'il faut proposer autre chose. Les énergéticiens faisaient de l'argent en Europe.

Mais j'ai j'ai j'ai j'ai j'ai bien compris. Le gouvernement allemand, italien, espagnol, autrichien, pas le gouvernement français, je souhaite qu'il le fasse, propose que les énergéticiens au niveau européen soient taxés. Mais monsieur Valo, vous ne parlez pas tout à fait la même de la même chose.

Là on parle d'un pétrolier. Le gouvernement allemand n'a pas de pétrolier. Le pétrolier, il fait de l'argent là où il y a du pétrole, c'est-à-dire en dehors de France.

On peut le regretter. ses il consolide ses résultats souvent dans des paradis fiscaux. Il verse ses dividendes à partir de la France et et de ce point de vue il a besoin de consolider.

Et donc il paye aussi il paye aussi [raclement de gorge] des impôts en France sur les dividendes, heureusement d'ailleurs. Et et son et son impôt réel est inférieur à celui de votre boulanger. Mais est-ce que vous ne vous félicitez pas du fait que la France dispose d'un pétrolier de classe ?

C'est bien quand même. Oui qui est d'ailleurs le fruit d'une entreprise publique Elf Aquitaine, comme quoi l'initiative publique parfois donne des champions. elle est aussi le fruit de de compagnie française des pétroles qui elle était privée.

C'est c'est un mariage à la française qui a été très heureux et au total aujourd'hui ça nous permet d'envisager cette période dangereuse en terme d'approvisionnement avec une confiance relative. Donc cet argent, il va servir à des investissements qui vont conforter la place de Total au plan mondial et Total il est face à Exxon, face à Shell, des gens qui font autant d'argent que lui, au moins d'ailleurs. Mais la prochaine fois invitez-moi avec monsieur Pouyanné parce que là je vais pas moi faire la défense de Total.

On fait une proposition qui est une proposition de mesure de justice fiscale pour des Françaises et des Français qui à la pompe ont pas vu aujourd'hui le prix de l'essence baisser. C'est la réalité objective. Total peut faire des efforts supplémentaires et moi je préfère ne pas dépendre du bon vouloir du patron de Total mais je préfère dépendre de la délibération démocratique.

Pardonnez-moi, je préfère la délibération aux aux règles du marché qui sont toujours les règles du Dans l'idéal de la baisse des ? Mais ça c'est les pays européens font ça. Mais la baisse de la baisse de la baisse des taxes dès lors qu'on aura encadré les marges des distributeurs.

Or les marges des distributeurs d'après Bercy Et qu'on aura rétabli les finances publiques. ont augmenté. Boris Vallaud Je n'ai j'ai peu de part dans le dans les déficits de ces 10 dernières années.

Il y a une compétition présidentielle qui débute. Votre livre, le Parti Socialiste est évidemment engagé dans cette compétition. C'était la campagne en quelque sorte commencée sur TF1 début de semaine avec la déclaration de candidature de monsieur Mélenchon.

Est-ce que vous faites une forme de surenchère, c'est-à-dire vous le la la démarchandisation, beaucoup y verront un peu le thème de Mitterrand, c'était quoi le Congrès d'Épinay quand il disait la rupture, tout socialiste doit être pour la rupture. Est-ce que vous avez un programme de ? Mais euh chacun peut faire le constat et et vous compris, même sans avoir lu mon livre, que nous vivons dans une immense boutique et que tout est à vendre, tout est à acheter, que tout a une étiquette ou un code-barre.

De la naissance à la mort, rien n'échappe à sa logique de marché, ni les crèches, ni les écoles, ni la santé, ni euh euh le foncier, ni l'accès à l'eau, ni les Ehpad, ni euh les services mortuaires, rien n'échappe à cela. Et nous sommes nous-mêmes devenus, dans une mutation supplémentaire du marché avec ce capitalisme numérique, nous sommes nous-mêmes devenus des marchandises. Nous ne nous appartenons plus.

Notre attention devient une marchandise, nos données personnelles deviennent une marchandise. Et bien, ce que je propose, c'est au fond quelque chose de bon sens, que nous puissions par la délibération collective, par le choix formulé par des citoyens de ce qui est important, de ce qui a de la valeur. Et ce qui a de la valeur n'a pas forcément un prix.

Et quand je vois des fonds de pension qui investissent dans les pipelines de de pour faire du du du pétrole qui investissent dans des autoroutes en Pologne, qui investissent dans des plateformes offshore et dans nos crèches, je me dis qu'il y a quand même tout de suite passer la parole à François Ruffin, mais vous ne m'avez pas répondu sur le terme de rupture. Il y a une gauche qui s'est détachée de ça, on peut remonter à Dominique Strauss-Kahn, à Rocard, à Jospin, à tant d'autres qui qui ne parlaient plus vraiment de rupture avec le système capitaliste. Est-ce que vous revenez, pardon, est-ce que vous revenez à cette ? marché total qui n'est plus un capitalisme d'accumulation qui est un capitalisme d'accaparement. qui n'est plus un capitalisme d'accumulation qui est qui est un capitalisme d'accaparement.

Et la réalité objective est aujourd'hui celle-ci. Nous sommes devenus des marchandises, il n'y a plus un espace euh pour le le le libre arbitre et en réalité la décision qui n'est pas intermédiaire par le marché. Pardonnez-moi, mais quand on élargit un peu la focale temporelle, on voit que ce [raclement de gorge] que vous appelez le marché cupide au fond, c'est quand même ça qui a permis l'élévation du niveau de vie.

C'est cette inventivité stimulée par le profit personnel qui n'a rien d'ignoble. C'est-à-dire que quelqu'un s'investit dans son travail justement avec l'espoir d'en récolter les fruits pour lui, pour ses enfants, pour ses petits-enfants. Qu'est-ce que ça a de ?

Et en quoi l'État est-il en droit de dire "Mais cher ami, vous gagnez trop. Et bien à ce moment-là, sortons de ce système et nationalisons tout ça." Alors d'abord Je je je veux terminer juste une autre chose pour vous faire part d'une expérience personnelle.

Oui, mais je vous ferai part aussi d'une expérience personnelle. Contrairement à vous, j'ai vécu en pays communiste il y a 40 ans. J'ai vu la Chine justement à l'époque qui n'avait pas adopté ce système de profit dans un état calamiteux.

Du jour où on a dit aux paysans "Les amis, vous pouvez produire autant que vous le voulez et vous récupérez le fruit de votre travail." Mais les villes se sont couvertes des shops où les fruits et les légumes étaient là, alors qu'auparavant il fallait se lever à 4h du matin. Et au fond, c'est On peut le regretter, mais il y a là quelque chose de psychologique euh de très profond chez l'individu qui est de vouloir se protéger pour l'avenir et d'investir le fruit de son travail.

Boris Valo, vous confondez tout. Pardon, vraiment vraiment vous confondez tout. Et je vous ai bien lu, vous dites qu'au fond le moteur du progrès, c'est l'égoïsme.

Moi je vous dis, c'est quoi la part d'égoïsme d'une aide-soignante dans un ? C'est quoi la part d'égoïsme d'une ouvrière de ? C'est quoi la part d'égoïsme euh d'une infirmière à l'hôpital ?

C'est quoi la part d'égoïsme euh qui ferait que c'est un grand progrès humain pour les auxiliaires de vie scolaire dans les établissements ? Vous confondez les choses. Vous me parlez de la Chine comme modèle de libre marché.

La prospérité de la Chine, elle s'est fait contre les règles du marché, avec des entreprises publiques, avec des aides d'État et avec un marché domestique qui a été protégé. Non non mais vous parlez d'expérience personnelle. Je vais vous dire une chose.

Vous avez euh eu, comme nous tous, euh euh l'occasion de euh euh suivre de près le scandale Orpea. Le scandale Orpea, c'était un Ehpad à but lucratif. Et parce qu'il fallait rémunérer des actionnaires, que le taux d'encadrement c'était 0,5 personnel pour un résident.

Il fallait faire des économies sur les couches. Il fallait faire des économies sur la nourriture. Il fallait faire des économies sur les soins.

Dans les Landes, Parce que vous parlez moi aussi d'expérience. Non mais ça c'est pas le marché, ce sont des criminels, il faut les punir et les mettre en prison. Personne Personne n'est en prison.

Personne n'est en prison. Personne n'est en prison. Oui mais vous vous critiquez un système en prenant pour appui ce qui le dévoie.

Laissez-moi terminer. Dans les Landes, il n'y a pas d'Ehpad à but lucratif, ils sont pas tous publics. Il y a des Ehpad privés Mais très bien.

à but non lucratif. C'est le système mutualiste, c'est le système coopératif, c'est le système associatif. a des hôpitaux comme l'hôpital Saint-Joseph Saint-Joseph à Paris.

Vous savez, on a un taux d'encadrement qui est supérieur à celui d'Orpea. On a un prix de journée qui est inférieur. Que vous soyez riches ou pauvres, vous finissez dans les mêmes conditions et dans des meilleures conditions que chez Orpea.

C'est pareil pour la santé, pour les crèches publiques. laissez les systèmes en concurrence les uns avec les autres. C'est la meilleure des des politiques.

Mais mais mais ne vous trompez pas. La concurrence, ça produit de la sélection par l'argent. Ça produit de la [raclement de gorge] Si, absolument, absolument.

Pas par l'efficacité, pas par l'efficacité. Regardez, regardez, la part de l'argent Votre propre modèle. Oui.

Le privé à but non lucratif non lucratif, c'est le cas de l'hôpital Saint-Joseph, excellent hôpital à Paris. Ça marche tellement bien que on lui a demandé de reprendre des établissements qui étaient déficitaires. C'est bien la preuve que Mais c'est pas les lois du marché.

Moi moi je suis pas en train de vous proposer l'étatisation de tout, je ne l'ai jamais proposé. Je dis précisément la dé-marchandisation, ce n'est pas l'étatisation de tout. Je vous donne l'exemple du logement, un exemple qui est ancien à Vienne. 80 % des Viennois sont locataires, 80 %.

Il y a 60 % des logements qui sont des logements publics. On a dé-marchandisé les logements. Aujourd'hui, quand vous êtes une infirmière, vous êtes institutrice, vous avez un haut salaire modeste, vous pouvez habiter au cœur de Vienne.

Il y a peu de capital européen qui peuvent se vanter de ça. Oui mais qui ? Qui paye le ?

Mais oui, bien sûr, la solidarité. Mais combien parce que c'est pas parce que on sort du privé que Écoutez, la marchandisation de la santé aux États-Unis. Ah bah écoutez, 18 % du PIB.

C'est un système dont personne ne voudrait aujourd'hui. 18 % du PIB. En France, 12 % du PIB.

L'espérance de vie est meilleure en France qu'aux États-Unis. C'est votre modèle qui marche pas. Vallaud, Celui qui a un regard très passéiste sur la situation, c'est vous.

Aujourd'hui, quand on on affronte le le le le le monstre de cette économie numérique, de ce capitalisme numérique qui nous a transformé en données que Non, faut pas tout mélanger. Faut pas tout mélanger. parce que vous avez sur la santé un instant.

Mais quel modèle, si je peux me permettre une parenthèse, quel modèle je relance la question de Moi aussi je vais jouer au vieux comme comme François Lenglet. J'ai dit qu'il était vieux, j'ai dit qu'il avait un regard très passéiste. Mais je me rappelle avoir beaucoup voyagé avant la chute du mur en Tchécoslovaquie, en Russie et en Hongrie. mais je vous ai posé la question, ça n'a rien sûr.

Je vous pose la question du modèle. C'est des mondes où objectivement c'était assez égalitaire, il faut dire ce qui est, c'était plus égalitaire sans doute que notre société, mais ça ne marchait pas très bien, ça marchait pas. C'est bien ce que je vous pose la question.

Est-ce qu'il y a il existe sur terre quelque chose qui se rapproche, disons, de du but que vous ? J'ai lu par exemple qu'il y avait l'utopie nordique, c'est-à-dire que je serais fasciné par un modèle qui n'existe pas. Il se trouve que le Danemark, comme les pays nordiques, ont la compétitivité, une des compétitivités économiques les plus fortes du monde.

Ce sont par ailleurs, dans toutes les enquêtes, les pays les plus heureux du monde, mais c'est aussi les pays les plus socialisés du monde. Ils ont [raclement de gorge] dé-marchandisé le plus de services. Au Danemark, bah vous avez des crèches gratuites universelles.

Vous avez la gratuité de l'enseignement supérieur jusqu'au doctorat. Bah c'est pas l'Allemagne de l'Est. Avec une socialiste qui dirige.

Mais oui, et puis même avec avec un compromis social qui a construit ça contre contre Je vous donne ce que vous me donnez, vous l'exemple de l'Est qui qui avant la chute du mur qui est pas le modèle que je revendique. Mais regardez par exemple ce qui s'est passé avec les services mortuaires au Canada. Il se trouve que les fonds d'investissement, les mêmes qui investissaient dans le pétrole ou dans les ou dans les plateformes offshore, avaient investi les pompes funèbres.

Et puis il y a une coopérative, une première coopérative, puis une deuxième qui ont décidé d'investir le marché. But non lucratif. Aujourd'hui, les fonds de pension ont quitté les pompes funèbres au Canada, le prix des obsèques a baissé de 40 % de 40 %.

Vous me dites pas que ça ne marche pas. Ça marche mieux. Ça marche mieux.

Je reviens un instant à la santé. Euh dans le système français, pour le coup, il y a un mélange de public et de privé. C'est l'administration qui définit le prix des médicaments et qui les met d'ailleurs à un niveau assez bas par rapport au marché.

La conséquence, c'est ? C'est qu'il y a des pénuries de de médicaments. Qu'est-ce que vous ? a pas de pénurie de médicaments dans dans dans des dans d'autres ? parle Je vous parle pas d'autres pays.

Je vous parle du système français. de pénurie de médicaments en France d'ailleurs. Justement, c'est qu'on achète des plus gros volumes.

En réalité, nous sommes moins frappés en France. Moi je vais vous dire pourquoi on a les pénuries. veut la la santé et finalement, nous nous trouvons face à des difficultés qui sont du même ordre.

Donc, c'est bien la preuve que vous ne résolvez pas les problèmes de cette façon. Mais là, vous savez pourquoi on il y a des pénuries de ? C'est parce que en réalité, tout a été délocalisé en Inde.

Nous sommes dans la main des Indiens pour les composants médicaux. les prix qui sont payés par ailleurs. C'est sous C'est la seule la seule explication. nous sommes le pays qui est le plus solvable parce que nous achetons avec la sécurité sociale et donc, nous payons moins cher les médicaments son état avec avec 30 milliards de l'État.

Non, je n'en ai un autre exemple parce que je vois les vertus de la gestion publique. Moi, j'ai la gestion de la gestion privée. Moi, je vais pas de fétichisme.

Je je de de de de Il y a des mauvais gestionnaires publics, il y a des mauvais gestionnaires privés. Simplement, on n'a pas de on n'a pas de d'actionnaires à me rémunérer. La politique publique de l'eau, autre grand combat dans les Landes.

Moi, je vous parle de choses que je vis et que les Landaises et les Landais chez moi vivent depuis des décennies. Aujourd'hui, 90 % de la gestion de l'eau est publique avec un syndicat départemental. Il se trouve qu'on a le taux de renouvellement qui est l'un des plus élevés de France, meilleur que quand c'est des grands fermiers.

Et puis on a le prix de l'eau qui est le plus bas de la Nouvelle-Aquitaine. Et bien, oui, la dé-marchandisation, c'est reprendre le pouvoir par la délibération collective. suivant les régions au fond.

Et quand vous dites les actionnaires, le problème, c'est que l'argent public, il coûte de l'argent. Il faut rémunérer le capital. C'est Si vous ne le voyez pas, c'est le contribuable qui paye.

Donc, vous avez l'impression que c'est gratuit, mais ça ne l'est pas. Mais mais vous pensez que c'est gratuit quand vous avez une vous avez une assurance ? Vous pensez que c'est ?

Quand Et ben, non. Et donc, un système sur ce qui est essentiel à la essentiel à la dignité dans la naissance, à la dignité dans le vieillissement, à la dignité dans la mort, à l'accès à un certain nombre de besoins essentiels, tout à fait dessus. Le problème, c'est que Mais pas une garantie de dignité, malheureusement. ?

Boris Vallaud, on est obligé de vous interroger sur la la grande le grand débat idéologique de ce de cette cette semaine. Il y a quelques jours, c'était Bali Bagayoko qui était notre invité, la guerre entre les Bagayokistes et les et les Bouamramistes au sujet de Master Poulet. Le sujet est beaucoup plus sérieux qu'il en a l'air, évidemment, c'est cette chaîne de poulet extrêmement peu chère, très populaire.

Oui. Je n'ai pas du tout suivi l'affaire. je vais vous vous informer.

Master Poulet, cette chaîne extrêmement populaire, pas chère du tout, hein, je crois que les prix commencent à à 1 euro. Et du côté de monsieur Bagayoko, on dit "Ben voilà, oui oui, c'est vrai que c'est peut-être pas la filière la plus contrôlée, la plus écolo et cetera, mais c'est la vraie filière populaire et Boomerang veut s'opposer absolument à ça. Boomerang qui est chez vous.

Qui a ? Bah, moi je je crois que on n'a pas Il y a pas de fatalité à réserver aux classes populaires euh la malbouffe et que tout le travail des responsables politiques, c'est de rendre accessible une alimentation de qualité à toutes et tous. Voilà.

Est-ce que c'est malin de la part de ? LFI sent les choses, hein, il faut dire ce qu'il y a. LFI toutes ces dernières années vous a, pardon, vous a de fait dépassé de façon extrêmement marquante.

Cette idée de dire "Nous sommes nous représentants des nouvelles classes populaires." Et en réalité débat. ma question.

Euh le côté bobo, attentif aux graines de chia et cetera, c'est très bien, c'est très chic, mais c'est devenu en quelque sorte minoritaire. Oui, bien sûr, mais enfin moi j'ai jamais été fasciné par les graines de chia. Vous savez, moi j'habite dans un département qui est un département agricole.

Hmm. Le revenu [raclement de gorge] des agriculteurs landais l'année dernière est le plus bas depuis 10 ans. Voilà.

Et donc c'est des hommes et des femmes qui travaillent comme des dingos et qui vivent pas de leur travail. Donc le juste prix, la juste rémunération, eh bien ça permet de faire vivre tout le monde. Par ailleurs, le débat qui est posé, il est de même nature avec la fast fashion.

C'est pas cher, mais en fait ça coûte cher. Ça coûte cher sur le plan social, sur le plan environnemental, sur le plan de la destruction d'emplois dans dans nos territoires. Et une bonne partie de la concurrence et de la mondialisation déloyale, elle a conduit à notre désindustrialisation.

Je ferai la distinction entre les deux parce que la fast fashion, il est documenté que c'est produit dans des conditions écologiques et sociales désastreuses. De surcroît, ça voyage énormément. Le poulet, je serais plutôt du côté de de de du du maire de Sandillon, monsieur Bagayoko, à partir du moment, je ne connais pas le dossier, je n'ai pas été vérifier moi-même, mais où cette entreprise respecte les lois d'hygiène et les lois sociales et cetera, je ne vois pas au nom de quoi on vient mettre des blocs de béton pour interdire son installation.

Ça ça ça choque profondément. C'est même pas une question de libéralisme, c'est tout simplement une question de liberté si elle respecte les lois, elle doit avoir le droit de s'installer là où elle le souhaite. je crois qu'il est aussi bien documenté aussi que tous les types d'élevage ne se valent pas.

Vous viendrez dans les Landes de chez moi, on élève les les poules en liberté. de manger une volaille landaise. C'est autre chose que ce que l'on peut manger.

Voilà, je connais pas plus le sujet que celui-là, mais ne pas réserver la fast fashion et la junk food aux classes populaires me paraît un combat juste. Merci beaucoup, je recommande Nos vies ne sont pas des marchandises et je vous êtes beau joueur parce que je vous ai pris votre livre pour le montrer, il y avait toutes vos notes dedans. Donc vous avez c'est comme dans les examens, vous avez pas besoin de vos notes.

Ben oui, c'est vrai. Monsieur François-Langlet, mais ? Vous avez été faire ?

Vous avez un candidat pour la présidentielle au ? Ben pas encore. Ce sera ?

Sinon vous me l'auriez dit. Ce sera ? Et bien je ne sais pas, c'est la question que je pose en interne.

C'est tard, ? Il faut partir en campagne à un moment donné. Oui, vous avez raison de le dire.

Très tard, ? Pas trop tard en tout cas. Monsieur Mélenchon, vous êtes devancé.

Oui, enfin c'est pas une garantie de de victoire. Dans quelques instants. Merci beaucoup Boris Vallaud.