Lââm, Clovis Cornillac & Géraldine Pailhas, Jean Glavany - On a tout essayé 02/11/2005
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 17 %Attaque 23 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:26OuverteRéponse directe
Nicolas Sarkozy vous surprend-il ou vous choque-t-il avec ses propos ?
- 2:20RelanceRéponse directe
Sur le chapitre Sarkozy, qu'est-ce qui vous gêne le plus dans sa méthode ?
- 3:48OuverteRéponse partielle
La grippe aviaire a disparu ce week-end, comme vous le disiez. Une bactérie toxique dans certains steaks hachés a contaminé 18 personnes. Que pensez-vous de cette situation ?
- 6:31OuverteRéponse directe
La révolte des stagiaires appelle à une grève générale pour le 24 novembre. Que pensez-vous de cette mobilisation ?
- 8:12OuverteRéponse directe
L'abbé Pierre a reconnu avoir eu des relations sexuelles, relançant le débat sur le mariage des prêtres. Votre avis ?
- 9:47OuverteRéponse directe
Le livre 'Le Cap et la Route' de Jean Glavany est en concurrence avec celui de Lionel Jospin. Comment gérez-vous cette situation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:36Invité politiqueFait
« Il a fallu à un moment ou à un autre que j'en passe par là puisque j'ai eu trois enfants. »
- 24:03Locuteur 2Fait
« Je dirais aux Français : oui, les impôts, il faut en payer un pot, mais pas trop. »
- 24:50Locuteur 2Fait
« Le chômage est mal. Le chômage, c'est caca boudin. »
Temps de parole
- Présentateur29 %
- Locuteur 1021 %
- ?10 %
- Locuteur 38 %
- Jean Glavany8 %
- Locuteur 27 %
- Locuteur 57 %
- Locuteur 85 %
- Locuteur 64 %
≈ 40,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C
'est vous Péricochin !
Le
week-end de la pluie, ça a été bon ?
Vous avez travaillé
! Oui,
j'adore quand vous avez cette air étonnée, vous avez travaillé !
Qu'est-ce que vous avez fait comme travail ?
J'ai enregistré une émission pour une autre chaîne. Quoi ? Ah bon
? Quoi
? Pour le câble... Ça
veut dire
que
tu
vas partir ! C'est pas vrai ! Oui mais c'est le câble ! Je reste avec vous Laurent ! Vous êtes content ?
Ah ben ça c'est bien !
Allez !
J'en ai témoin ! Moi j'ai fait comme chaque année, j'ai emprunté des freins à gaz TV et j'ai fêté Halloween !
Passons à la photo du jour, et cette photo c'est celle de Nicolas Sarkozy, évidemment on en parle beaucoup. Et le journal Le Parisien publiait ce matin une photo où on voyait le ministre de l'Intérieur, c'était hier, place Beauvau, attiser les braises de sa cheminée pour raviver un feu allumé. Une photo toute symbolique, on l'aura compris. On ne sait pas si le conduit de cheminée a été ramené au Karcher, mais le ministre explique qu'il parle avec de vrais mots, voilà ce qu'il dit, que celui qui tire ou qui casse, c'est un voyou, point, dit-il. La racaille, c'est de la racaille, et la grand graine, la gangrène, dit le ministre.
En tout cas, avec les véhicules incendiés ce week-end, les nuits chaudes en banlieue, ça prouve que le passage à l'horaire d'hiver a perturbé les esprits. Ce week-end, on n'était pourtant que le 1er novembre, et on se serait déjà cru le 1er janvier. Et Sarkozy veut aller tellement vite, non seulement on a gagné une heure, mais on a aussi avancé deux mois. Il vous surprend, il vous choque, le ministre de l'Intérieur ?
Non, il pourrait me choquer, mais il ne
me
surprend pas du tout. Il a toujours eu cette façon de parler abrupte, comme ça, et ce goût de la formule. Je trouve que ce n
'est
pas très...
Ça
risque d'être très mal vu et d'attiser un peu, comme il le fait pour son feu, les braises qui sont dans les cités, si vous me permettez cette image. Mais enfin, quand même, je trouve que le procès qu'on lui fait, on peut lui en faire beaucoup, mais ce n
'est
pas tellement sur son langage que sur sa façon de faire. Voilà. Moi, je ne suis pas d
'accord.
Il a relevé un point très juste. Pourquoi est-ce qu'on parle toujours des jeunes ? Un voyou, un receleur, un drogué qui fait le trafic de la drogue dans une cité, il n
'est
pas défini par le fait qu'il est jeune.
Oui, enfin, il y a aussi des voyous qui ont des costards et des cravates, mais ceux-là, ils ne s
'y
attaquent jamais. Vraiment, on revient aux tripes sécuritaires qu'il y a eu en 2002, où tout est taxé là-dessus. On construit des prisons au lieu de bâtir des hommes. Ce sera mon dernier mot.
La stratégie d'un incendiaire, titrait le journal L'Humanité ce matin, à propos de Nicolas Sarkozy, qui traite même de pompier pyromane. La méthode Sarkozy dérange à droite et à gauche, constate le journal La Croix, au point qu'on nous parle de nouvelle guerre. Des bandes au gouvernement s'élibées en une ce matin. Villepin et Sarkozy se battent aussi à Clichy. Finalement, le seul avantage avec toute cette histoire, c'est qu
'on
ne nous emmerde plus avec la grippe aviaire depuis trois jours et qu
'on
s'aperçoit qu'il
y
a plus de danger avec les poulets élevés en banlieue qu'avec ceux élevés en plein air.
Pierre ? Sur le chapitre Sarkozy, moi je dirais que ce qui me gêne le plus dans la méthode Sarkozy, c'est qu
'il
n'en a pas.
S
'il avait une méthode et qu'il est arrivé, comme il n'arrive à rien, il n'a pas de méthode. Mais quand on dit la méthode Sarkozy et qu'on dit qu'il va lui-même mettre l'incendie dans les trucs, je trouve ça fou. Ce n
'est
pas une méthode,
c
'est du vent.
Il
y
a
les
caméras, il fait son
show.
Il n'a peut-être
pas de méthode, mais il
y
a des sponsors. Parce que Karcher, qu'est-ce qu'il leur fait comme pub ?
C
'est incroyable.
Je
vous le disais,
la grippe aviaire, fini, on n'entend plus. La grippe aviaire a disparu pendant ce week-end de la Toussaint. C'est un autre problème alimentaire qui a surgi. Une bactérie toxique dans certains steaks hachés. Bactérie qui a contaminé 18 personnes, dont 17 enfants. C'est un observatoire de la...
La
grippe aviaire a
disparu ce week-end, comme je vous le disais, pendant la Toussaint. Hop, fini la grippe du poulet. C'est un autre problème alimentaire qui a surgi. Une bactérie toxique dans certains steaks hachés qui ont contaminé 18 personnes, dont 17 enfants. Un observatoire de l'émigration des steaks hachés a donc été mis en place. Et le tartare avec un oeuf cru est donc désormais conseillé sans l'oeuf cru à cause de la grippe aviaire et sans le steak haché.
Vous
avez bien regardé les marques de
vos steaks hachés.
Ah bah
alors justement,
quand ils ont annoncé, quand j'ai entendu ça aux infos, j'ai pas bien entendu la marque. Donc tout ce qu'il y avait comme steak haché, évidemment, dans le frigo, poubelle. Oh bah bravo.
Ah
mon
dieu. Mais quoi, tu prends
pas
le risque,
ils te disent
qu'ils
sont en train de manger à l'hôpital ?
Quoi
?
Moi je prends pas le risque d'acheter des steaks hachés du tout, puis ils moulinent le bœuf directement.
Mais c'est terrible. Moi j'arrête de manger, je veux plus aller dans les supermarchés, je ne veux plus
acheter des steaks hachés. Tu commences à
prendre un
peu.
Moi je suis pas spécial, enfin la grippe aviaire, les steaks hachés, je suis pas spécialement pratiquant, mais je suis pour le retour de la prière avant le repas. Parce qu'on risque beaucoup quand même.
Mais
enfin je veux dire, moi j'achète pas la viande dans des sachets, moi. Ben enfin Pierre, c'est moins
cher, c'est bon, c'est... Mais non, on
achète la viande chez le boucher, et on achète des boîtes de conserve dans ces endroits-là. Pierre Bénichou qui a pas fait ses courses depuis 63.
L
'histoire de la grippe aviaire, c'est Claude Allègre, qui est quand même éminent scientifique. Je l'entendais le jour à une émission dire, il y
a
un scientifique qui a fait le calcul, il y a un milliard et demi de fois de plus
d
'avoir un accident en traversant la route et de mourir que d'attraper la grippe aviaire. Donc, ne traversez plus la rue.
Une
autre photo,
celle
de la révolte des stagiaires qui ont défilé hier et appelle à une grève générale des stagiaires pour le 24 novembre prochain. Ça nous laisse quand même à peine un mois, mais quand même, pour apprendre à faire le café et se servir de la photocopieuse. Et afin de résoudre ce problème des stagiaires, le président Chirac s'est dit prêt à recevoir Monika Lewinsky dans son bureau avant la fin du mois.
La grippe stagiaire, c'est très emmerdant. Parce que si tu prends les stagiaires en grippe, tu ne les emploies plus. Et comment ils deviennent titulaires s'ils n
'ont
pas été stagiaires ? Non, moi je trouve que ce truc des stages, ce qui est honteux, c'est les entreprises qui les emploient, qui leur font faire des stages à répétition.
Mais
un stage où on est mal. Elsa,
ça fait trois
ans qu'elle
est en stage et elle ne gueule pas, tu
sais. Oui, mais
remarque. Oui, elle fait mal le café, franchement.
Merci. Non, mais c'est vrai que moi, je trouve que la révolte est complètement légitime. Moi, j'ai fait énormément de stages. Pas ici, mais j'en ai fait énormément. Et le problème, c'est qu'aujourd'hui, on met des stagiaires en remplacement de postes, réellement. Et ce n'est pas le but d'un stagiaire. On est là pour apprendre. C'est vrai que quand on est dans une entreprise qui nous file beaucoup de responsabilités, c'est super intéressant. Mais on n'est pas là pour reprendre des postes. Et aujourd'hui, les stagiaires sont à la place de personnes qui ont laissé des postes vacants. Et après, elles sont jetées une fois le stage terminé.
Elles sont même à être rémunérées. Mais
comment tu apprends ton métier ? Moi, de mon temps, on faisait des stages dans
les stations de radio,
de télévision au Monde, où je travaillais, pendant les mois d'été, quand les rédacteurs étaient en vacances.
Vous avez eu combien de
rapports de stages, vous, Claude
?
Elle est complue.
Qu
'est
-ce
que ça veut dire ? Elle
sort en beau temps.
Une
photo de l'abbé Pierre, maintenant, qui, en reconnaissant avoir eu des relations sexuelles, a relancé nos débats sur le mariage des prêtres. Et il a fait réagir, l'abbé Pierre, le cardinal Lustiger, qui a déclaré... Mgr Lustiger, l'abbé Pierre a plus de 90 ans. Il a un peu perdu la tête. La femme du cardinal Lustiger n'a pas confirmé les propos du cardinal.
Pierre
?
Je trouve ça épouvantable, ce type qui vient dire « Oui, j'ai eu des relations sexuelles. »
C
'est le plus grand curé du monde. C'est le chef des curés, quoi. C'est le plus champion du monde des curés, quoi. 90 ans, il a tout fait, ce qu'on peut faire. Il vient dire « Oui, j'ai couché.
»
Non,
mais
ce qui est honteux, c'est Lustiger qui dit « Il a plus de 90 ans, il n
'a
plus toute sa tête. Il n
'a
pas dit qu'il était strip-teaseuse avant. Il a dit qu'il
y a
eu des rapports. » Je trouve quand même ça... Ça prouve simplement que c'est un homme. Et je préfère un mec comme l'abbé Pierre qui un peu démystifie tout ça et qui dit « J'ai eu des rapports et tout » plutôt qu'un abbé
qui ne dit rien et qui ne s'est pas gagné. C'est le
meilleur dans le comique, hein.
Écoute
un petit peu.
Allez,
maintenant, la
liste
des numéros qui vont remplacer le 12. Depuis ce matin, c'est dans tous vos journaux.
Vous
pouvez voir la liste pour obtenir un renseignement téléphonique. Il faudra désormais composer soit le 118 000 ou le 118 007 ou le 118 008 le 118 218 ou le 118 710 ou le 118 711 ou le 118 712 ou le 118 713. Le mieux, c'est encore de passer par Fontaine et Bataille, vous inscrire avec la vérité qui compte et savoir si la personne que vous recherchez accepte de lever le rideau.
Vous
y enirez du temps. Claude.
Déjà,
que
j'ai du mal à me rappeler que c'est le 12 que je dois faire. Et je passe par le 12 tout le temps parce que j'ai la flemme de regarder dans le botin. Donc, je passe par le 12. Alors, tu te rends
compte
maintenant 7 numéros, 10 numéros.
Non, mais le mieux, si tu fais un numéro au hasard, tu appelles quelqu'un, tu vas bien tomber sur quelqu'un qui a un botin à côté de lui.
On
termine par le nouvel album de Johnny Hallyday qui dans le JDD, c'était dimanche, s'expliquait sur la campagne de pub pour les lunettes. Pourquoi vous faites de la pub ? Il dit, il faut bien payer la toiture de la maison, dit Johnny. En France, je cite Johnny Hallyday, tu payes 72% d'impôts. Quand tu gagnes 100 balles, il te reste 27 balles. Tu es bien obligé de faire des pubs. Alors, comme le souligne, d'ailleurs, entre parenthèses, le journal du dimanche, s'il paye vraiment 72% d'impôts, Johnny, sur 100 balles, il lui reste 28 balles et pas 27, comme il le dit. Ce n
'est
pas une deuxième paire de lunettes, c'est une calculatrice qui devrait offrir l'optique de l'île. Notre invité maintenant, c'est M. Jean Glavani, ancien ministre de l'Agriculture et de la Pêche sous le gouvernement Jospin. Lionel Jospin,
vous
vous souvenez, un ancien Premier ministre qui s'est retiré de la vie politique en 2002 et qu
'on
voit tous les trois jours depuis deux semaines pour faire la promo de son livre à lui aussi. Justement, ils sont maintenant en concurrence, dans les librairies en tout cas, Jean Glavani et Lionel Jospin, Le Cap et la Route. C'est le livre de M. Glavani qu'on reçoit maintenant. Aux éditions Priva, un livre d'entretien avec le journaliste Claude Sérillon. Comment ça s
'est
passé d'ailleurs avec Claude Sérillon ? C'est comme pour l'abbé Pierre, il est venu vous voir pendant un an,
une
fois par semaine. D'ailleurs, quand vous racontez avoir eu des relations sexuelles, M. Glavani, c'est maintenant que vous nous dites ça
?
Il a fallu à un moment ou à un autre que j'en passe par là puisque j'ai eu trois enfants. C'est
vrai.
C'est un livre très, très sérieux, il faut le dire. Vous ne parlez pas de carreau trappé ou de balade à moto de
toute
façon, Laurent Fabius. Mais en même temps, c'est vrai que ce n
'est
pas gentil pour M. Jospin. Vous lui faites de la concurrence en librairie alors que vous êtes resté fidèle à votre Premier ministre puisque vous étiez son
ministre. Je peux
peut
-être
dire les choses à l'envers. C'est lui qui vient écraser le marché avec son livre et donc il me cause un tort fou.
Rassurez-moi, est-ce que c'est encore un livre d'un éventuel candidat à l'Elysée
?
Pas vraiment, non. Non
?
Mais bon, je suis désolé de vous décevoir, non. Je n'ai pas cette ambition. Je reconnais que beaucoup l'ont en ce moment et que pour faire parler de soi, ça ajoute quelque chose de plus. Mais bon,
je ne
suis pas tombé dans ce piège-là.
Parfait. Claude Sarraud, vous l'avez lu ? Mais écoute, j'adore ce mec.
Je
l'aime beaucoup. D'abord parce que mon fils a travaillé chez lui. Il aimait bien.
Il était
stagiaire. Il
était stagiaire.
Il y a encore. J'ai vu votre fils comme stagiaire.
Il
se débrouillait d'ailleurs très très très bien.
Il n'était pas stagiaire à temps.
Non,
non,
non, non. Il n'était pas stagiaire du tout mais c'est pour me
fondre. C'est pas ça, c'est
pas le problème. C'est un livre très sympathique. Moi, je le trouve formidable. Sympathique. Chiant, mais sympathique. Très. Toutes tes idées sont des bonnes idées. C'est pas trop politiquement correct. Quand il parle par exemple de tous les présidentiats, Martine, Laurent, machin, Dominique et les autres, il dit que
c
'est trop plein. Tu vois ? C'est lucide quand même. Trop
plein de candidats
chez les
socialistes ? Vous pensez ça vraiment ?
Pour l'instant, oui. Il va falloir qu
'on
mette en place une méthode de sélection pour n'en avoir qu'un le moment venu, un ou une. Et le vôtre, c'est lequel de candidat ? Je ne sais pas encore. Je n
'ai
pas fait mon choix parce que je ne sais pas encore ce qu'il y aura sur le marché, si j'ose dire.
Il attend que Jospin se déclare pour pouvoir choisir entre son candidat qui est Hollande, de toute évidence, et Jospin si l'ancien patron revient. Non,
non,
c'est un livre très malin. Vous parlez un peu comme un homme politique sans véritable personnalité, personnalité profonde.
Notre
devoir à nous, responsables politiques,
ce
n
'est
pas de parler de nous,
c
'est de parler des Français. Parce qu'ils attendent beaucoup de nous, on les déçoit beaucoup, et on les déçoit beaucoup parce qu'on parle de nous et pas d'eux, et qu'on n'essaie pas de leur trouver des solutions. Donc c'est un parti pris délibéré que j'ai fait en vous décevant. Non,
non, non.
Mais non,
mais...
Vous
voyez ce que
je
veux dire ? Parce
que je considère que ce n
'est
pas mon job que de parler de moi.
Les Affaires, vous avez eu ?
Oui, oula ! Une panée, hein !
Ce n
'est
pas votre genre de littérature.
Ce n'est pas
mon genre. En même temps, non, c'est vrai que c'est extrêmement intéressant. C'est sûr que ça n'a pas été mon livre de chevet, je dois bien l
'avouer.
Je vous pardonne.
La seule chose, c'est que je vous ai trouvé extrêmement utopiste. Moi, je vous trouve super, c'est-à-dire que si tout ce que vous dites pouvait être appliqué, ce serait formidable. Mais je trouve quand même que vous êtes quand même à mille lieues de la réalité. Quand on allume la poste de télévision, qu'on tombe sur les violences dans les quartiers, etc., et que vous nous expliquez que vous avez envie que les Français soient plus sur un pied d'égalité, etc., aujourd'hui,
ça
paraît difficilement réalisable. Et du coup, je vous ai trouvé très éloigné de la réalité politique.
Je
suis un élu local, donc j'ai des responsabilités locales. Je préside une agglomération, je me coltine avec la réalité. Mais je pense que cette réalité, justement, notre devoir, c'est de la transformer. Et c'est de la transformer si on n'a pas un cap, comme je dis dans la... Si on n'a pas un idéal, si on n
'a
pas des convictions profondes,
on
risque de surfer sur les
vagues,
c
'est-à-dire de surfer sur le plaisir qu'on peut prendre en faisant plaisir aux gens. Et je considère que les politiques ne sont pas là simplement pour faire plaisir aux gens parce que ça s'appelle de la démagogie et que notre devoir à nous, quand on en a le courage, surtout quand on n
'est
pas candidat à
l
'élection présidentielle, on peut en avoir le courage, c'est de dénoncer la démagogie partout où elle se trouve.
Péry, Péry ! Alors, moi, j'ai deux questions à vous poser. La première, je pense qu'un échec n'est jamais le fait d'un seul homme.
Vous
avez été animateur de la campagne de Lionel Jospin lors des dernières élections. J'aimerais savoir, aujourd'hui, avec le recul, à quelle échelle vous portez votre part de responsabilité
? La vôtre, oui. Il y a, dans cet échec, il y a une part liée au candidat lui-même qui l'a avoué d'ailleurs. Parce que c'est rare un homme politique qui dit je prends
la
responsabilité de cet échec et j'en tire les conséquences. C'est rarissime dans la vie publique. Donc il l'a fait. Parce que je pense que quand on est responsable, il faut prendre ses responsabilités.
Concrètement,
je
veux dire, est-ce qu'il n'y a pas des choses qu'il aurait dû faire au moment de la campagne, réellement, en termes de communication ou en termes de messages qu'il n
'a
pas su faire passer ? C'est là où je
veux en venir. Ce
n
'est pas juste le programme, le machin. Très bonne question. Qu'est-ce que vous auriez à changer si vous aviez à
revoir
cette
campagne aujourd
'hui ?
Il y
aurait
des tas de choses qu'on aurait changées. Par exemple, j'aurais conseillé à Jospin de ne
pas
dire mon programme n'est pas socialiste. ou
j'aurais conseillé
à Jospin de ne pas dire de Chirac qu'il était vieilli et usé. Je n'aurais pas conseillé à Jospin de revenir sur la scène pour dire je n'ai pas dit ça et je m'en excuse. Voilà, etc. Mais bon,
honnêtement, est-ce qu'il vous écoutait ?
Est-ce qu'il vous écoutait
?
Oui, oui, beaucoup. On
se parlait beaucoup. Il
a fait les trois trucs
et
il a fait les trois trucs. Non, mais ça fait tout ça. Alors,
ma deuxième question,
c
'est, vous dites dans votre livre que, effectivement, bon, le trop-plein, mais ce trop-plein de personnalités importantes au parti en fait la richesse. D'accord ? Et un peu plus loin, vous dites que, sans entente, nous sommes foutus. L'idée de la gauche est foutue. Ça, c'est dans une interview.
Et
j'aimerais savoir est-ce que ce trop-plein, cette richesse dont vous parlez, justement, ne va pas faire couler couler la gauche d
'une manière ou d'une autre ? C'est toute la difficulté.
Je pense que la gauche comme la droite, mais enfin, les coalitions politiques ne peuvent l'emporter que quand elles sont rassemblées dans une dynamique de rassemblement. On choisit un ou une candidate et un ou une seule. Et puis, ensuite, qu'autour de ça, on bâtisse un rassemblement de toute la gauche. Ça reste un chantier à opérer, bien sûr.
Christophe Alévesque. Moi, camarade, je suis d'accord avec toi. Sur 95%, j'ai eu beaucoup d'attention
sur
les défenses du service public, la laïcité, l'idée de l'égalité, la lutte contre les communautarismes, tous les dangers qui nous guettent. Mais, mais, mais, il faut quand même bien qu
'on
s'engueule
un
peu. Ça va vous faire un entraînement pour le Congrès du Mans.
Alors,
certes, les hommes politiques ne sont pas tous pourris, on est bien d'accord. Disons que certains sont trop mûrs ou ont dépassé la date limite de fraîcheur.
Mais
quand vous parlez du désengagement et du désintérêt des citoyens pour la politique, alors là,
moi,
je ne suis plus du tout d'accord avec vous. Et il s'est passé une chose très importante, c'est le référendum pour la Constitution européenne.
Et
ce qu'on a entendu dans votre camp et le camp des socialistes dit oui, c'était c'est un compromis, on va se battre, faites-nous confiance. La réponse a été non. Parce qu'on ne vous fait plus confiance. Le problème, il est là.
Et
je ne comprends pas la position du parti socialiste envers l'extrême gauche. Vous dites même à un moment donné dans votre livre que c'est carrément un danger pour la démocratie. Un révélateur supplémentaire de la crise démocratique, le fait que les gens aient voté non. Mais arrêtez
! Non, je ne dis jamais ça. C'est écrit noir sur blanc dans le livre que j'ai lu parfaitement bien. Je ne suis même pas une
cimetière ce week-end.
Non, ce que je dis à propos des extrêmes,
et
je ne mets pas non plus dans un amalgame tous les extrêmes dans le même sac, je ne confonds pas l'extrême droite et l'extrême gauche.
Oui,
d
'accord.
D'accord. Ce que je dis dans les extrêmes, c'est que les gens votent pour les extrêmes en sachant pertinemment qu
'ils
ne
vont
pas gouverner.
Alors répondez-moi comment le parti socialiste va pouvoir présenter un candidat qui a dit oui au référendum alors que les électeurs socialistes sont en majorité contre et comment ce candidat va pouvoir être élu mais ne va pouvoir même être présent au deuxième tour.
Je vais vous répondre très sincèrement.
C'est la dernière
question. Si on pose la question comme vous l'avez posé, on est sûr de perdre.
C
'est-à-dire que si on dit pour gagner,
il
faut que ce soit quelqu'un du non ou pour gagner,
il
faut que ce soit quelqu'un du oui, on est sûr de perdre. Ça veut dire qu'on va perpétuer un clivage entre nous qui va nous empêcher de nous
rassembler. Ça ne sait pas
ce que
je dis.
Mais moi, je vous dis pour
gagner, il faut que... Vous jetez
systématiquement
de
Jospin,
c
'était exactement pareil.
Alors lui crache sur l
'extrême-gauche mais alors...
Non,
mais vous êtes un peu parano, vous.
À peine un peu.
Non,
je
ne
sais
pas pas ce qu
'il
fait à
moi.
Moi, je respecte totalement ceux qu
'on
votait non. Mais en même temps, je vois un intérêt au non parce que je me dis au moins les chefs d'État et de gouvernement qui construisaient l'Europe jusqu'à maintenant dans une sorte de fuite en avant et qui un jour se retournent pour savoir si le peuple suit et puis qu
'ils
se rendent compte que le peuple ne suit pas, c'est une claque pour eux. Et si maintenant, ils pouvaient comprendre qu'on ne peut pas faire l'Europe sans les peuples, au moins, voilà un avantage au non. Donc je respecte profondément le peuple français qui s'est exprimé. Je ne suis pas dans l'insulte et je suis pour qu'on tourne cette page, qu'on se rassemble pour offrir une perspective.
Le
cap et la route, c'est signé Jean Glavani, entretien avec Claude Serrillon, c'est chez Privas. Je vais vous demander si vous le voulez bien, M. Glavani, de vous déplacer, de vous installer à côté de Péricochat car nous allons recevoir quelqu'un qui, évidemment, s'intéresse beaucoup à votre livre, à notre débat et au débat actuel sur la politique. Elle est ministre. Nous avons la chance de recevoir une femme ministre sur ce plateau, ministre des Affaires problématiques.
C
'est Mme Dominique Pipot. Mme
Pipot. Bon, bonsoir.
Bonsoir. Mme Pipot vient régulièrement ici nous donner son point de vue sur la vie politique française. Tout à
fait. Bonsoir, Mme la ministre.
Bonsoir. Alors, M. Rouquier, permettez-moi tout d'abord de vous remercier de m'avoir invitée dans cette excellente émission de Music Hall satirique dont je rappole et je suis heureuse de retrouver vos collègues chansonniers, ventriloques, trapézistes, manouches. Non, vraiment, une émission que je suis fidèlement, je tiens à vous le dire, une émission que je suis quotidiennement et ceci tous les jours depuis plus de 30 ans, croyez-moi.
Est-ce que vous avez lu le livre de notre invité, M. Glavani, Le Cap et la Rouille
?
Alors, écoutez, c'est avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d'intérêts que je n'ai pas lu le livre de M. Glavani. G. Glavani. Glavani, bien sûr. Alors, excusez-moi, excusez-moi, quand j'ai vu le titre Le Cap et la Rouille, alors si M. a le temps d'écrire des ouvrages touristiques sur le Cap d'Agde et ses environs, moi, je laisse le choix aux Français de juger de... Bon.
Je t'ai cassé. Vous êtes d'accord avec M. Glavani pour dire que la démocratie est en crise.
Tout à
fait. C'est le propos du
livre.
Absolument. M. Glavani a raison quand il n'a pas tort. Je crois, en effet, que la France souffre.
La
France a peur.
La
France a mal.
La
France a bobos.
Alors,
je n'entends pas jouer les guérisseurs, les docteurs miracles, bien sûr, mais plutôt l'anesthésiste. Enfin, l'ostéopathe. Bien, bref. Alors, pour cela, je crois qu'il faut commencer à parler vrai aux Français. Ah oui, à parler les yeux dans les yeux et pas dans les livres. Vous savez, les Français, on en a marre des promesses. Moi, je ne promets plus. Ah, moi, c'est terminé. Moi, maintenant, je jure la vie de ma race. Voilà. Je déroule là. Ah, je jure. Vous pensez que la sincérité suffirait à résoudre tous les problèmes ? Écoutez, ne me faites pas dire ce que je ne pense pas. Non, je crois, par contre, en revanche, qu'elle contribuerait à éclaircir le débat.
Prenons l'exemple du référendum sur la Constitution européenne, pour laquelle j'ai fait campagne. Je crois que c'est en grande partie grâce à moi et à mon franc-parler, enfin, mon neuro-parler, si on veut être moderne, bien sûr, que le oui l'a emporté.
Je crois que je m'en
félicite. C'est le nom qui l
'a
emporté. Oui, non, bien sûr. Oui, alors, bien sûr, non. Oui, bien sûr, non. Oui,
non, non, non. C'est le nom qui l'a
emporté. Oui, non, mais ne jouons pas sur les mots. Oui, non. C'est sensiblement la même chose. Je crois que le temps n'est pas au chipotage. Monsieur Rouquier, bien, ça, c'est fait. Non, non, vous savez, moi, je veux parler à tous les Français. Quand je dis tous les Français, on risque de me répéter, je dis tous les Français. Toute la France du Nord au Sud, de la porte de la Villette jusqu'à la porte de Versailles. Et pour cela, je vais utiliser des exemples forts, concrets. Vous voyez, par exemple, pour les impôts, je serai sincère. Je dirais aux Français, oui, les impôts, il faut en payer un pot, mais pas trop. Voilà, l'humour, l'humour, monsieur Rouquier. Vous ne
me
regardez pas comme ça. Sans compter que ce sont toujours les mêmes qui payent des impôts, les contribuables, comme par hasard. Ça,
ça
va changer, croyez-moi.
Et sur la question du
chômage, parce que c'est important le chômage, est-ce que vous pourriez nous dire en toute sincérité ce que vous comptez faire ?
Voilà, bien sûr. Alors, le chômage.
Oui. Le
chômage prend un accent circonflexe. Alors, ça, on oublie souvent. Donc, le chômage,
du
latin chômajoum, et
du
grec comagis, et du français chômage,
le
chômage empêche les gens de travailler. Et ça, ce n'est pas bien.
Le
chômage est mal. Le chômage, c'est caca boudin. Je n
'ai
pas peur de le dire. Et d'ailleurs, pour éradiquer le chômage, il est temps qu
'on
se mette au boulot. Voilà.
Vous pratiquez encore la langue de bois. Vous ne dites pas la vérité.
Non, la vérité. Bon, si vous voulez la vérité. Oui.
Bon,
la vérité, c'est que nous sommes dans la merde jusqu'au cou
et
qu'on n
'a
pas fini d'en chier. Alors, quitte à en chier, chions-en avec panache, chions-en avec pipeau, votez pipeau. Voilà, allez. Je finis. Je t'aurais pu.
Là,
M. Glavani, on est dans la caricature de ce que vous ne voulez plus voir.
Oui, mais j'ai reconnu des accents, là, de gens en responsabilité.
Oh, oh, oh, je l'arrange bien, tiens.
Le
cap et la route, c'est signé Jean Glavani, c'est aux éditions Priva. Merci, M. Nelly. Merci à vous. L'adaptation de célèbre bande dessinée au cinéma est en vogue en ce moment après Astérix, Is No Good ou Michel Vaillant. C'est au tour maintenant des Chevaliers du Ciel que vous pourrez prochainement voir au cinéma, mercredi prochain. Les Chevaliers du Ciel, un film de Gérard Pires avec Clovis Cornillac, Benoît Magimel, Philippe Toretton, Géraldine Pellas et Alice Taglioni. Le film est une adaptation très libre de la bande dessinée signée Charlie et Uderzo au départ. On retrouve tout de même nos deux pilotes de chasse qui ne s'appellent plus Tanguy et La Verdure.
On
va vous en parler dans un instant. Mais ils sont toujours prêts à prendre tous les risques pour déjouer cette fois dans ce film une odieuse manipulation. Pour parler ensemble des Chevaliers du Ciel, un film qui va marcher sur les Jones, comme on dit, accueillons deux des acteurs du film Clovis Cornillac et Géraldine Pellas.
Je
l'ai dit, ce n'est plus Tanguy et La Verdure, c'est Marcelli et Valois, c'est bien ça ? Oui, mais Valois,
pas forcément. Valois, c'est vous,
Clovis Cornillac. Vous êtes quand même, on va dire, celui qui est le plus déconnant des deux,
un
peu le Christian Marin de l'époque de Tanguy et La Verdure si on doit faire des comparaisons par rapport à la série. Si on doit en faire, oui, d'accord. Ah, c'est plutôt ça. Pourquoi d'ailleurs avoir abandonné l'idée des noms Tanguy et La Verdure qui sont si célèbres ?
Vous le savez
? Oui, il y avait plusieurs raisons. C'est vraiment inscrit dans les années 60, fin 60. Tous ceux qui sont en dessous de 35 ans
connaissent absolument C
'est en tout cas un film, c'est vrai, pour jeunes, moi j'ai vu ce film, c'est un film très efficace,
c
'est Top Gun à la française. Ça vous embête qu'on dise ça, Top Gun à la française, Géraldine Pellas ?
Non, parce que pour l'instant, c'est la seule référence qu'on ait vraiment en matière de films d'avion qui vont très très vite, mais je pense que ce film-là, il a beau être... Alors ?
Vous venez de gagner
5
centimètres
parce que
les gens pensaient que c'était Tom Cruise jusqu'à
là.
Vous, là-dedans, c'est incroyable, vous êtes très belle, mais là, c'est un rôle. Vous allez accepter facilement ce rôle, parce que
c
'est quand même un film un peu... Elle
va le dire,
elle a faillir un peu macho, il faut bien dire,
quand
même.
Non, le film, je ne pense pas que le film soit macho, justement, il fait plutôt la part belle aux femmes
pour un film d'action. Vous, vous avez vos rôles dans l
'histoire,
mais il y en a d
'autres. Oui, mais les autres femmes aussi, elles sont justement celles qui mettent les pilotes en danger, celles qui vont a priori plus vite, qui les inquiètent. Donc, je n
'ai
pas l'impression
que les femmes... Vous réussissez à marcher
facilement avec cette robe et cette jupe aussi moulée ? Des
années de danse classique me permettent ça, oui.
C'est mieux que d'être pilote de chasse, c
'est
incroyablement. Vous pilotiez, vous, avant d'avoir fait ce film ? Oui, toujours. Tous les week
-ends, je
suis très, très pilote de chasse.
Vous
pouvez regarder Michel Drucker qui pilote. Oui, mais Michel Drucker. Le ministère de la Défense et l'Armée de l'Air vous présente donc les chevaliers
du ciel. Non, non, non,
pas comme ça.
On
va accueillir de nouveau avec une petite surprise.
On
va les faire tourner jusqu'à ce qu'ils appellent leur mère.
Il
est passé
derrière.
Là,
c
'est Valois, il en chie.
Putain, j'en chie.
Je
crois que tu vas avoir une surprise.
Faire shooter par
des
meufs,
c'est moche. S'ils nous cherchent.
Ils
vont nous trouver.
Ça,
c'est sûr, oui.
Tu
vois, c'est pour ça que j'adore ce job aussi.
On a la visite de Moselle Coste, cabinet du Premier ministre.
Quand je vous dis d'aller plus vite, je ne demande pas si c'est possible, je vous dis de le faire.
Qu
'est
-ce
que vous voulez ?
Les deux meilleurs pilotes de l'armée de l'air.
Marco
21, recherche Mirage 2000, possibilité hostile.
Bonjour, monsieur, gendarmerie nationale.
Demande d'autorisation, tiers de semences. T'as pas entendu l'ordre formel de mon nom de mission ? Cet appareil a ouvert le feu sur mon équipier.
Si
c
'est
lui qui a fait une connerie, cette fois, tu ne pourras pas le couvrir.
La commission conclut que vous avez délibérément ignoré un ordre d'abandon de poursuite. En conséquence, vous êtes radié du corps des officiers de l'air. Moi, je n
'ai
que ça.
Avant même de marcher, je rêvais de voler.
J'ai une mission. Tous les services de renseignement signalent la présence de cellules de terrorisme. Ils nous ont détourné un Mirage 2000. Valois et vous avec les pilotes dont cette mission a besoin.
C'est non. Ils viendront parce que le seul endroit au monde où on leur confiera un jet à piloter. Vous serez chez moi.
Nous sommes bien sûrs que le Mirage sera intercepté.
Le demi ne viendra pas de l'extérieur.
Il
est déjà à
l
'intérieur.
Les Chevaliers du Ciel mercredi sur vos écrans. On se laisse embarquer. C'est une vraie performance ce film. Je dois dire que vous êtes excellent dans ce rôle, Clovis Cornillac, parce que vous jouez le rôle d'un type qui
est
un peu macho, qui a des blagues à deux francs parfois, mais vous les assumez complètement. Vous jouez ça. Il n'y
a
même pas de second degré. Vous faites passer ça. Je ne sais pas comment dire.
Vous
faites passer ça formidablement bien.
Tu fais super
bien le gros con.
Mais c'est ça. Mais c
'est vrai.
J'ai adoré moi ce côté. Tout à
l
'heure, vous parliez d'un côté un petit peu macho, mais moi j'ai trouvé que c'était très fort
parce que c'était
vraiment très bien assumé. Ce qui m'a fait marrer, c'est que vous descendez de l'avion de chasse et puis tout de suite, vous rentrez dans une superbe voiture de course flambant neuve. Vous faites tourner les moteurs. Enfin, c'est vraiment c'est mature,
mais
c'est grandiose. C'est beau. En même temps, les deux nanas qui font partie des pilotes de chasse sont juste deux super belles filles. L'une des deux quand même fait du strip-tease. C'est inespéré comme il
est.
Vous avez eu peur quand vous avez lu le scénario parce que moi, je me mets à votre place. Vous avez fait des films, vous avez fait tout genre de films. Mais là, vous lisez ce scénario et vous voyez que les deux seules nanas qui vont être dans le film et qui vont avoir en charge des avions de chasse, l'une est bombesque et l'autre fait du strip-tease. Il
y
a un moment où vous êtes allé voir le scénariste et vous lui avez dit « Attendez, je
ne
suis pas sûre que ça fonctionne.
» Non, mais ça fait... De toute manière, partir sur un film comme ça, ça fait peur.
Il y a un risque.
Oui, il y a un risque de faire une grosse daube. Tu dis le scénario, tu as peur dans le sens mignon du terme. Ce n
'est
pas grave,
il
n
'y a
pas mort d'homme. Tu fais une merde, tu fais une merde. C
'est pas
le
cas, disons-le tout de suite. Ce
n
'est
pas le cas du tout. C'est très réussi. C'est du grand spectacle. En tout cas, ça sort mercredi, ça s'appelle « Les chevaliers du ciel ». Vous allez y aller, Claude ? Oui, je pense bien. Sauf que j'ai peur d'avoir
mal
au cœur.
Non. Tu as vu ? Vous pouvez
prendre éventuellement un petit quelque chose avant.
Non, si, quand même. Il faut faire gaffe. C
'est vrai, c'est
vrai.
C'est vrai. C'est
vrai.
Jean
-Luc, vous qui avez été élevé au biberon de Top Gun.
Exactement. C'est Tom Cruise
C'est
pour
ça que cette éternelle jeunesse...
Bon,
ça va. Moi, je suis très content parce que Clovis tourne de plus en plus donc il vient de plus en plus dans l'émission. D'ailleurs, il faut savoir que si tu passes plus de trois fois dans l'émission en une année, tu peux demander un salaire de chroniqueur. Pour moi, je vais aller dans les compliments aussi.
Je
trouve que pour l'instant,
c
'est notre plus grand comédien. Pourquoi ? Parce qu'il tourne beaucoup mais on ne le dit pas assez. À chaque fois, il propose quelque chose de différent dans son interprétation et ça,
c
'est super rare. Il y
a
toujours une composition et c'est vrai que c'est un lieu commun où
on
dit que Clovis peut tout jouer mais je le pense sincèrement et je voudrais savoir justement là, tu viens de faire Les Chevaliers du Ciel, on sait que tu as tourné Les Brigades du Tigre. Alors, dans les séries, qu'est-ce que tu voudrais tourner après puisque tu peux tout jouer ? Je te propose Heidi, Zora Larousse ou Marie Pervenche.
Une affaire Astérix.
J'ai choisi L'Homme du Picardie. Je me suis dit qu'on pouvait faire un film d'action sur une péniche. Je ne
sais
pas. Péry Cochin, ça vous tente ? Complètement. J'ai... Pardon de
vous avoir
réveillé.
Non, c'est en fait.
Péry. Je voulais savoir, en vous voyant dans cette bande-annonce, on voit une femme extrêmement sexy descendre de l'avion, machin, truc,
comme
ça. Qui ça ? Surtout.
Ah pardon. C'est tout très désagréable.
Et odieuse. Alors je voulais savoir laquelle des deux vous ressemblez le plus ? La salope ou la tête
à claque ? Je pense
que... Ah oui, c'est un peu les deux. Non, la salope sexy, je voulais dire. Disons que je n
'ai
pas de mal à jouer avec mes jambes et les talons hauts, mais sinon, la méchante me ressemble vachement. Ne
dites
pas trop ça, il y a Pierre Bénichoux. Pierre Bénichoux qui n'en se pose plus plus tout à l'heure. Donc les deux
choix qui me correspondent ni
l'un ni l'autre.
Ah,
ni l'un ni l'autre. Non. Christophe Alévesque.
Oui.
Je n'aurais
bien fait le film. Mais personne ne m'a rien demandé. Je vous vois
bien pilote de chasse. Eh
bien non, parce que, détrompe-toi, je peux piloter ce genre d'avion.
C'est vrai
? Mais non. Mais les croix-tout, c'est notre
naïve.
Attends,
c'est vachement de ma fille. Mais je peux t'en mettre très loin par
contre, ma petite. Alors, non, mais des français qui se lancent dans ce genre de film, je trouve ça vachement bien parce qu'on est toujours là critiqués. On ne
peut
pas faire des films d'aventure, des films d'action.
Et
puis là, Géraldine, je voulais vous poser une question parce que toi, tu viens trop souvent,
on
s'en fout.
D'accord.
Ça, c'est fait. C'est gaffe, Géraldine, la prochaine fois, il te fera pareil.
Alors, Géraldine, vous n
'allez jamais chez le coiffeur.
J
'ai lu ça.
Eh
bien, nous avons donc le même. C'est pas possible. Vous avez tourné, vous avez eu une expérience, je ne savais même pas moi. Je ne
savais
même pas que vous aviez eu un César non plus.
En
fait, je ne savais rien.
Et
vous avez tourné, vous avez eu une
expérience
de film aux Etats-Unis, enfin en Amérique, et ça s'est assez mal passé.
Mal passé, dans quel sens ?
Ah ben,
c
'était marqué sur le dossier de la DGSE.
Le film pour lequel elle a
eu un César, c'était La Neige et le Feu. Et le film que vous avez tourné à Hollywood, c'était quoi ? C'était Don
Juan de Marco avec Johnny Depp.
Johnny
Depp et Marlon Brando. Si, si, si.
Ah non, j'en garde un souvenir délicieux au niveau du travail, des acteurs, tout ça, l'expérience elle-même était délicieuse.
Et Faye
Donnaway aussi.
Et Faye Donnaway, qui était assez peu humaine, qui correspondait assez peu à ma façon, à moi de fonctionner, qui passe par le langage, voilà, la communication d'homme à homme, on va dire. Et là, il n'en était pas question.
Le film s'appelle Les Chevaliers du ciel, ça sort mercredi. Merci à tous les deux.
Il
y a peine un mois et sorti pour être libre. Pour être libre, c'est le nouvel album de l'âme, une chanteuse qu
'on
ne présente plus depuis ses succès qui se sont succédés, justement, la reprise de Michel Berger, chantée pour ceux qui sont loin de chez eux. Mais il y
a
eu aussi, évidemment, assez, Que l'amour nous garde ou encore Jamais loin de toi. Mais il y
en
a eu un autre tube cet été, Petite Soeur, vous l'avez beaucoup entendu sur toutes les radios, vu le clip à la télévision, Petite Soeur a été un énorme succès, le retour au succès pour l'âme que nous recevons maintenant sur notre plateau.
Bonsoir,
bienvenue.
Pour
être libre, c'est le nouvel album de l'âme. Pourquoi
vous en y êtes ? Je n'ai
pas pleuré, c'est ça.
Vous
savez très bien que tu n
'es
pas volontaire la dernière fois. Mais
je
sais bien, je sais
bien.
Vous avez fait pleurer notre invité, mais oui.
Voilà,
il fait pleurer tous les invités. Monsieur Glavani était en larmes après s
'être assis
à côté d
'elle tout à l'heure. Il faut se rassurer,
on s'y habitue. Moi aussi, à chaque fois que j'avouais, je pleurais au début.
On vous reconnaît, on a
retrouvé
le
look de l
'âme. Voilà. Là, c'est vous.
On
vous reconnaît
vraiment. Et
en plus, c'est vrai que vous avez eu un très beau succès cet été avec cette chanson aux petites sœurs. Ça fait plaisir.
C'est vrai qu'on peut dire que c'est un vrai retour. C'est mon vrai retour et ça faisait longtemps que j'attendais ce succès et je remercie toutes les personnes qui ont acheté ce disque. Petite sœur, là,
et en tournée à travers la
fuce. Oui, il faut dire aux gens que c'est un concert acoustique.
Donc,
nous sommes quatre sur scène, percu, basse et clavier. Et je reprends Du Brassens et Du Piaf.
Du Brassens et Du Piaf. Oui. Quelle chanson de Brassens
? Le
temps ne fait rien à l'affaire Quand on est con
On est con
Pierre
Bénichoux.
Je
suis assez mal placé pour parler de ça. D'abord, à cause de Quand on est con, on est con. Mais surtout, parce que vous vous appelez l'âme et moi, ce que je préfère en vous, c
'est
le corps. Bon, alors, je dois vous dire que je vous trouve formidable.
Elle
est belle. Elle est belle. Elle est belle. Elle est belle. Elle est
belle. Elle est belle. Je suis pas né dans la rue. Mais je peux le dire quand même. Je vais vous dire, et j'aime beaucoup la façon dont vous chantez. Et puis en plus, j'aime bien votre histoire qui est quand même une histoire. Maintenant, on parle tellement de cités, de banlieues, de tout ça. Vous êtes la preuve vivante qu'on peut vivre dans 15 mètres carrés avec six frères et sœurs. C'est vrai tout ça
?
Oui, enfin, on va pas...
Est-ce que c'est vrai ?
Bien sûr que c'est vrai.
Je ne suis pas là pour enlever des histoires. Mais ne me parlez pas sur
ce temps-là, moi, je n
'ai
pas
peur. Non, mais il faut dire,
c'est vrai que
c'est important
de le dire qu'il y a des gens
qui
essaient de s'en sortir,
même dans les cités. Voilà.
Et c'est ce que je voulais vous dire. Rien d'autre au moment où vous êtes arrivé avec votre karcher pour me taper dessus.
Claude !
Moi, je te trouve marrante et longtemps qu
'on
te connaît et tu as la tenue d'aujourd'hui. Bravo. Je suis dans le move, là. Très, très bien.
On dirait Jean-Marc Miller. Je donnerai les adresses, Claude voudrait
la même.
Alors, écoute, je vais te dire un truc que j'ai lu dans la documentation. Ce qu'on a vu,
c
'est que petite... que j'aime beaucoup, moi. Il paraît que toi, ça ne te plaisait pas. Les arrangements musicaux ne te plaisaient pas.
Et
tu as essayé de la fourguer à quelqu'un. Je ne
m'en
rappelle plus qui. Et tu as eu la chance, mon chéri. Tu as eu la chance que ce mec n'en veuille pas. Une fille, une fille. Non,
c'est un mec. C'est au-delà de la stack.
Oui,
c'est vrai.
En fait, bon, je ne
vais
pas mentir. Je n
'ai
pas eu un super succès sur l
'album.
En fait, c'est toujours le même album. C
'est
une nouvelle version de l'album. Et je me suis dit, il
faut
que je trouve absolument une chanson qui me colle vraiment à la peau. Et je suis tombée sur cette chanson, petite sœur, mais il
n
'y
avait
pas encore les paroles. Et c'est vrai que la musique,
ce
n'était pas trop mon truc. C'était un petit peu bubblegum. Pas trop mon truc. Et je l'ai proposée à une charmante jeune fille de la Star Academy. Et donc, on a retravaillé les arrangements. Et finalement, ça me collait.
Ça a donné Petite Sœur que vous aimez beaucoup. Et vous êtes contente de
voir le retour
de l'âme à
Elja ? Je
suis hyper contente.
D
'autant plus que j'ai un peu vécu à la naissance de Petite Sœur. Parce que, souvenez-vous, Laurent, l'année dernière, lorsqu'on a animé la sélection de l'Eurovision,
c
'était la première fois que l'âme l'a chantée sur un plateau télé. Et quand j'ai entendu cette chanson, je me suis dit, « Voilà une chanson qui lui va bien. » Et j'étais super contente. Et bravo pour le succès
qui s'a
engendré.
C'est une chanson
qui groove, Pierre. Tu sais bien. Thierry, si vous êtes gentil avec l'âme, ne la faites pas pleurer comme la dernière
fois.
Promis juré. Aujourd'hui, vous habitez dans le 9-3.
C
'est quoi ça
? Oh, mais quel chic parisien dans le 9-3. Ça groove aussi. Non, mais c'est très bien. Il est très beau. Dans le
93, vous avez un chien... Une
petite
chienne. Comme vous.
Non, je
regarde.
Elle s'appelle quoi ? Mais comme vous.
Ça va charcler.
Non, vous
avez une grosse cochonne aussi.
Oui,
c'est vrai. J'ai une petite chienne qui s'appelle Queen. Un petit rottweller. Oui, c'est
pas un chien... Rottweller
? Ça, ça fait...
Non, non, non. C'est pas un
chien qui est un peu limite, ça ? Justement. Il faut comprendre que même les puits de bulles, si vous prenez un puits de bulles, si vous le tabassez à longueur de journée, c'est sûr qu
'il
va être méchant. Par contre, c'est comme un petit ruckier si vous le tapez tous les
jours.
Hein ? Il
va s'énerver. Il y a un peu d'ailleurs les joues
du Rockwell.
Non,
non, non, mais c'est très gentil d'avoir ça. Non, mais c'est comme
un genre d
'identification. C'est le caniche
abricot dans le 93.
À propos de Sarkozy, je voudrais savoir qu'est-ce que vous pensez franchement de ce qui s'est passé ce week-end et surtout, s'il y avait une chose, un conseil que vous voudriez donner à Sarkozy, M. Sarkozy, ce serait quoi ? J'en ai un. Alors, allez-y. Quand on arrête les jeunes, c'est sûr qu'on ne
va
pas les tabasser tout de suite. Vas-y. Parce qu'il y a trop de cow-boys dans les policiers. Le problème, c'est qu'il y
a
trop de cow-boys. Il y
a
des gens qui ne
sont
pas compétents. Il y en a beaucoup qui sont compétents. Moi, je suis pour qu'il
y
ait des policiers.
C
'est tout à fait normal. Mais le problème, c'est qu
'il
y a trop de lynchage. Et les jeunes... Vous avez vu le film La haine ? Bien sûr. Voilà. Le problème, c'est que mon mari, il est contrôlé 10 fois par jour
parce
qu'il est black, et
qu
'il a une casquette. Alors qu'il est super cool. Il travaille. Il
se fait contrôler... Vous mettez un chapeau
haute forme aussi si vous
avez un peu d'efforts. Quelle tristesse ! Quelle tristesse ! Quelle tristesse ! Pas qu'il soit black
et qu'il ait une casquette,
mais que vous veuillez
un mari. Ça, c
'est
chiant.
Non, mais je pense au dialogue aussi. Le dialogue, c
'est
très important. Et bon, il y
a
beaucoup de choses à faire. C'est sûr
que... Le problème, c'est
qu
'il
ne parle pas la même langue la plupart du temps. Donc le dialogue, c'est difficile à s'installer. Oui. Mais moi, j'ai fait un concert. Franchement, ça s'est très très mal passé.
C
'était un concert gratuit en banlieue. Et je me suis ramassée des canettes et tout ça. Bon, bref, j'ai arrêté le concert.
Mais
j'ai essayé de discuter avec les jeunes. Et c'est vrai que quand on les prend un par un,
on
peut discuter avec eux. Mais dès qu
'ils
sont en bande, dès qu
'ils
sont en bande, ils sont un peu...
Ils
vont dans tous les sens.
Mais oui, pourquoi ça
s'est mal passé ? Vous êtes de chez eux ? Vous faites partie de la famille, a priori
?
Ah ben non, mais pour eux, il
n'y a
pas de famille. Ils s'en foutent. Ils ont la haine contre nous peut-être parce qu'on a réussi. Mais ils ont la haine contre tout. Mais il
faut
dire aussi qu'ils vivent. Je ne
dis
pas que je ne
leur
donne pas raison. Mais ils vivent vraiment dans des ghettos. Et c'est vrai que c'est la misère. C'est très difficile de vivre dans une cité. Il faut le voir. C'est la misère. C'est la merde. En gros, c'est la merde.
Jean-Luc Lemoyne, pour être libre.
Alors, je trouve, ça va chanter. Il
y a
juste une chanson qui m'a un peu interpellé.
C
'est Si les femmes menaient le monde. Et vous dites notamment Si les femmes menaient le monde, nous verrions toute sa beauté pour sa voix chaque seconde. Est-ce que ce n
'est
pas un petit peu simpliste ? Parce qu'avec cette réflexion, vous allez voter Marine Le Pen aux prochaines élections présidentielles.
Ah non.
Elle,
c
'est une
femme. Non,
non, non.
Pas qu'elle. Non, non,
mais
attention. Je parle de vraie femme.
Christophe Alévesque. Une idée de message à Sarkozy. Ta femme
en string à New York. Vu ta tête, tu vas me déchirer
la tête, c'est sûr.
Non, non, non. Le disque, il est fait. Ça, c'est l'essentiel. Il est fait. Voilà, ça, c'est fait. Moi, je voudrais revenir aux paroles parce que ça m'intéresse beaucoup, les paroles dans les chansons. Vous avez écrit, donc, une chanson
qui s
'appelle « Si les femmes menaient le monde ». Si les femmes, alors je cite, « Si les femmes menaient le monde, nous verrions toute sa beauté pour savourer chaque seconde. Si seulement les femmes pouvaient tout changer, la bienveillance et l'harmonie nous rappellent, etc. » Enfin, arrêtons, arrêtons tout ça. Et puis, quelques chansons plus tard, vous chantez « Faites-moi ce que tu veux, attache-moi au radiateur, enchaîne-moi, fouette-moi, colle-moi la tête contre le mur et qu'on n'en parle plus. »
Bon,
je rajoute un peu.
Il en rajoute, il
en rajoute.
Non,
mais c
'est
quand même,
en sous-texte, il y
a
quand même ça. Moi, je préfère la deuxième, honnêtement.
Fais de moi ce que tu veux.
Ouais.
Non, c'est que...
Regardez pas avec ce sourire, parce que je
vais m'enlever. En fait, c
'est un album où c'est vrai que je défends pas mal de choses. Bon, bref. Et je me suis dit, quand même, pour calmer
un
peu,
je
voulais une chanson sensuelle.
Et
je me suis battue avec la maison de disques pour mettre cette chanson sensuelle
parce
que, bon, j'avais pas raconté que les misères du monde. Je suis une femme, j'aime faire l'amour comme tout le monde, j'aime la sensualité.
Ça veut
dire que, puisque c'est quand même pour la plupart des chansons qui étaient déjà sur l'album précédent, vous travaillez déjà sur un nouvel album
?
Oui, à partir du mois d'avril, je vais commencer le prochain album.
Il
sera plus Dancefloor.
Dancefloor
? Là, ça groove. Là, ça va
groover, ça va danser, ça va... Mais
bien sûr,
parce qu'entre le hip-hop et le lounge, quand même, il
y a
quand même un
groupe de trucs.
Ah,
vous les connaissez un
peu, c'est
bien. Mais on
vient de me dire les mots, là.
Allez, ça fait pour être
libre. C'est le nouvel album de l'âme. C'est-ce qu'il
y a
de 8 points de vue ou qui t'a dit qui t'a vu quoi ? Très vite, on regarde le classement. Personne, là, il va rattraper Christophe à l'évêque qui fait la course en tête avec 17 points. Jean-Luc, il lui colle à la roue 15 points. Pierre, c'est pas une petite moyenne de 7 points. Mais alors, je ne vous parle pas de Péricochin, d'Elsa Fayère ou de Claude Sarrault. Oh,
6 points, je suis à
1 point de ton chéri. Ah oui ? Ben oui, 6 points.
De ton
chéri.
C
'est mon chéri.
C'est toi
?
Regarde-moi ça. Elle
est jalouse, Pierre. Enfin,
vous
êtes
fous. D'accord,
c'était moi, maintenant c'est toi.
Et alors, Péry, Péry, alors là, Péry, Péry, 2 points seulement. Bon, vous pouvez faire mieux que les invités qui auront... Je vais faire mon possible. Les invités qui ont le mieux marché, c'est Lambert Wilson, Emmanuel Deveau, c'est Gérard Darmon. Trois bonnes réponses. Vous pouvez faire mieux, là, me regarder la première photo.
Qui
est ce monsieur caché sur cette photo
? C
'est pas son mari, Louis Armstrong ? Allez-y ! Louis Armstrong... Pas Louis...
Armstrong... Lance
!
Lance ! Lance Armstrong ! Vous
avez reconnu...
J
'ai reconnu sa barraguette. Non !
Vous avez reconnu sa femme ! Voilà, j'ai reconnu Charles Crow. C'est Gérald ! Non, c'est Chérie Crow ! Avec Louis
Armstrong, allons ! Mais
je
suis vraiment nulle, là, Louis Armstrong, n'importe quoi.
Lance Armstrong ! Je
ne sais pas loin.
J'avais bien compris, écoutez, là, vous avez grillé tout le monde. Ils n'ont pas reconnu le champion cycliste américain.
Mais si on a laissé... Mais on sait que c'est dans
le Saturday Night Live. Alors, vous voyez, ça va
bien. Exactement. T'avais laissé répondre. C'est dans le Saturday Night
Live.
Alors...
Un point pour l'âme,
en
tout cas.
Bravo, l'âme. Photo suivante.
De
quoi s'agit-il ? C'est les mecs d'Elsa Fayère.
Non.
Ah, je sais bien plus. C'est quoi ? Je sais. C'est le truc... Comme le truc télé-réalité, avec des gays, ils doivent chercher...
Oui, comment s'appellent quand c
'est pas des gays ? C'est le, le...
Le, le, le...
Le,
le, le... Avec les roses, les dames avec les roses.
Ah oui, c'est... Le Parti Socialiste. Le gay bachelor. Le gay bachelor. Voilà,
le bachelor gay.
C'est le
bachelor gay. Bonne réponse, de l'âme. Mais c'est tout. Elle est au courant de tout. Vous
allez
être cités tous les soirs si vous ne marquez pas quatre points. C'est l'enfer. Troisième photo. Qui est sur cette photo ?
Mylène Farmer.
Julie Pétry. Julie Pétry, non. Laurie.
C'est
Laurie. C'est Laurie. C'est Laurie. C'est Laurie.
Oh, mais j'ai levé
la main.
Claude, Claude, je retire ce que t'as dit. C'est pas Pierre Béniche ou son chéri ? C'est Christophe, l'évêque. Ah
non,
mais
Christophe,
bravo. Laurie, comment vous connaissez Laurie, vous ? Mais il adore
Laurie. Il a tous
ses disques. Il a tous ses disques. Ça va, il a
un poster. Ça l'a vieillit
un petit peu. Ça l'a vieillit. Un petit
peu.
Pour aller avec. Photo suivante.
Attention, je
pose la question, qu'embrasse cette jeune femme ? Un animal. C'est un animal.
Un cheval. Un éléphant. Un éléphant. Un éléphant, je ne sais pas ce qu'elle est en route. Un
tigre ou une panthère ?
Un tigre ou une panthère ? Alors une panthère.
Un tigre.
Un
tigre. Un tigre. Un tigre. Alors, est
-ce que tu peux nier que je ne tue plus
ton chouchou
?
Non, mais j'ai dit.
Je
m
'en ai dit un tigre ou une panthère. Il
faut
faire des choix, non
?
Non, je ne
vais pas en
faire.
Un
point pour
Elisa Fayère.
Photo suivante. Qui est cette jeune femme ?
C
'est pas la femme de Michael Jackson, non
? La femme de Michael Jackson. La femme qui est sortie
du
loft. Non,
non,
non. La
femme
qui est sortie du loft parce qu
'elle
avait un tronc bébé. Un
point pour
Jean-Luc
Lemoyne,
qui l'a dit avant.
Quoi ?
La première femme
qui a accouché
dans une émission
de
télé-réalité n'a pas résisté. Elle a préféré sortir avec son bébé de cette émission.
Elle
ne
voulait pas que le bébé reste plus longtemps devant les caméras de télévision. Elle a bien fait.
Photo suivante. Oui, c'est vrai,
elle avait raison de la coucher de venteuse. Alors, ce monsieur,
il
va faire quoi, ce monsieur
?
Qu'est-ce qu'il va faire ?
Il va jouer
dans un film. Oui.
Il
va jouer dans le prochain James Bond.
Le prochain James Bond, il a un rôle dans le prochain James Bond. Oui, mais quoi ?
Quel rôle ? Le méchant du méchant du méchant.
Ah, c'est dégueulasse.
En
tout cas, bravo, vous avez marqué deux points là. Mais c'est très bien,
c
'est au-dessus de la moyenne des invités.
On
vous remercie. Ça vous permet, en tout cas, de gagner vos droits. C'est à nouveau votre album. Pour être libre. À demain.
À demain.
Jean Glavany