Sandrine Rousseau bientôt exclue des Écologistes ? Sa réaction au micro de l'Huma
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse partielle
Les écologistes pourraient-ils exclure certains de leurs membres en désaccord avec la stratégie présidentielle du parti ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction sur ces nouvelles règles de discipline vis-à-vis des membres du parti ?
- 1:30RelanceRéponse directe
Comment vous réagissez à ce coup de vis dans la discipline de parti ?
- 2:15FerméeRéponse directe
Ces nouvelles règles permettent-elles une exclusion définitive ?
- 4:13ComplaisanteRéponse partielle
Est-ce qu'il n'y a pas une certaine logique à exclure un membre qui se présente contre un candidat soutenu par le parti ?
- 5:38OuverteRéponse directe
Personne n'est exclu du débat malgré tout. Comment percevez-vous cette motion ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:57Fait
« aujourd'hui, il faut bien comprendre que dans notre règlement intérieur, tel que il est à l'heure où je vous parle, et bien euh une personne qui par exemple se rendrait coupable d'un viol à l'intérieur du parti, il n'y a pas d'exclusion définitive qui soit prononcée. »
- 3:36Fait
« nous sommes un parti qui ne faisons plus de politique. Nous n'avons pas de débat politique. Nous n'avons plus d'espace où parler de la stratégie politique. »
- 4:55Fait
« si on avait défini une ligne et qu'il y avait des personnes qui contestaient cette ligne, bah chacun prend ses responsabilités. »
- 5:38Fait
« on menace de manière très frontale de sortir les débatteur avant même qu'il y ait eu le moindre débat. »
- 6:22Fait
« Pio a été le premier à être parti qu'après c'est Jado Rousseau en fait c'est tous les candidats aussi à la primaire. sont tous ceux qui ont été des forces motrices dans une stratégie nationale de positionnement dans une élection présidentiel. »
- 7:48Fait
« la participation à la primaire, il y avait une sorte de paquet cadeau qui n'avait pas été explicitement posé qui était de s'enfermer dans une forme de tête à tête avec le Parti socialiste. »
- 10:54Chiffre
« une 4e ou une 5e candidature qui est aujourd'hui créditée dans les sondages entre 3, 4, exceptionnellement 5. Donc entre 3 et 5, on va dire. C'est pour moi une candidature qui pourrait empêcher la gauche d'accéder au second tour. »
- 12:21Fait
« c'est pas démocratique, mais c'est je vais le dire, c'est pas responsable en regard des enjeux du moment. »
- 13:04Chiffre
« si vous virez tous les leaders politiques de votre parti, si derrière vous faites un score à la présidentielle qui, mettons est de 4 %, qu'est la moyenne aujourd'hui des sondages, qu'est-ce dans un moment où le Rassemblement national arrive au pouvoir, qu'est-ce qui est l'effacement de l'écologie ? »
- 14:33Fait
« l'autorité, c'est l'arme des faibles, hein, d'une certaine manière. »
- 15:17Fait
« l'écologie ne peut pas être compatible avec la social-démocratie parce que la social-démocratie s'arrange d'un système économique libéral qui est à la source du problème écologique que nous que nous connaissons. »
- 18:51Fait
« une élection où le Rassemblement national peut gagner un parti qui est peut gagner un pays qui est euh un des principaux pays d'Europe. »
- 20:15Fait
« Est-ce que dans cette élection pas comme les autres ? L'éventualité d'un Jean-Luc Mélenchon, c'est vraiment la meilleure option pour battre le Rassemblement national ? »
- 20:59Fait
« aujourd'hui il n'y a pas de candidature à gauche qui soit en capacité de gagner le second tour. »
- 21:44Fait
« aujourd'hui et pour la première fois depuis l'après-guerre, le budget de l'armée est supérieur au budget de l'éducation nationale en France. »
Temps de parole
- ?100 %
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Les écologistes pourraient-ils exclure certains de leurs membres en désaccord avec la stratégie présidentielle du parti ? C'est ce qu'on a en droit de se demander depuis que ce weekend le conseil fédéral, c'est-à-dire le parlement interne du parti a adopté de nouvelles règles en ce sens qui pourrait permettre de sanctionner des membres du parti qui soutiendraient un autre candidat que celui ou celle soutenu par le parti, voire carrément d'exclure pour au moins 3 ans des personnes qui se présenteraient contre des candidats soutenus par le parti. Pour en discuter ce matin, nous sommes avec Sandrine Rousseau. Bonjour Sandrine Rousseau. Bonjour.
Vous êtes député des écologistes de Paris depuis 2022. Donc je viens de le dire, le conseil fédéral, le parlement interne du parti a décidé de nouvelles règles de discipline, si je puis dire, vis-à-vis des membres du parti sur le respect de de des candidats investis ou soutenus par le parti. Quelle est votre réaction sur ces nouvelles règles ? Ah déjà, je voudrais corriger une chose que vous avez dit, c'est que vous avez commencé en disant qu'il serait euh en opposition à la stratégie du parti. Mais c'est précisément ce que nous dénonçons, ce que je dénonce en tous les cas, c'est qu'il n'y a pas de stratégie de parti.
C'estd qu'aujourd'hui, nous n'avons pas décidé ce que nous allions faire pour la présidentielle. Et c'est ça le cœur du sujet, c'est que euh on a le parti s'est prononcé sur le soutien à la primaire, mais aujourd'hui nous n'avons aucun débat stratégique pour savoir ce que nous souhaiterions faire pour cette présidentielle. Et on nous amène vers une candidature autonome sans qu'il n'y ait eu aucune espèce de débat à l'intérieur du parti. Et c'est ça le le point de crispation aujourd'hui sur les différentes lignes.
On va revenir évidemment sur le fond et les débats ou les non débats si on vous entend qui sont sur la la stratégie présidentielle du parti mais sur d'abord cette ce changement de règle sur ce coup de vis disons dans la dans la discipline de parti. Comment vous réagissez ? Bah c'est pas du tout en accord avec toute l'histoire des verres. les écologistes ont toujours eu une force qui était cette démocratie interne qui a souvent été raillée d'ailleurs à l'extérieur qui était ce source de moquerie mais qui était aussi notre force.
C'est-à-dire que nous avions cette démocratie où nous pouvions tenir des lignes différentes et il n'y avait pas une espèce de de d' doxa ou de ou de parole qui était supérieure aux autres. Mais surtout quand il y avait des désaccords et ça nous est arrivé dans l'histoire euh au moment de Voin Bové par exemple et cetera sur la présidentielle et bien il y avait des suspensions temporaires. C'est-à-dire qu'il y avait une suspension pendant le temps de la campagne ce qui euh finalement est paraît assez logique. C'est-àdire que si vous soutenez un autre ou une autre candidate et bien vous êtes suspendu du temps de la campagne.
Mais là ce qui change, c'est la possibilité d'une exclusion définitive. C'estàd qu'aujourd'hui, il faut bien comprendre que dans notre règlement intérieur, tel que il est à l'heure où je vous parle, et bien euh une personne qui par exemple se rendrait coupable d'un viol à l'intérieur du parti, il n'y a pas d'exclusion définitive qui soit prononcée. C'est-à-dire que on peut le faire mais ça n'est pas obligé. Alors que par contre dire je soutiens un autre candidat, alors là c'est l'exclusion définitive. Et ça pour moi, c'est vraiment euh euh le signe que le notre parti ne fait plus de politique.
Et c'est c'est un sujet énorme en réalité puisque à dans une présidentielle, dans une élection présidentielle de tous les dangers et pour la gauche et pour l'arrivée du Rassemblement national possible, et bien euh nous sommes un parti qui ne faisons plus de politique. Nous n'avons pas de débat politique. Nous n'avons plus d'espace où parler de la stratégie politique. Et en fait, moi c'est ça que je voudrais. Je voudrais même, je veux vous dire, je voudrais même avoir un débat avec Jade, avec Tondelier sur est-ce que l'écologie, quelle est la place de l'écologie dans le moment ?
Est-ce que c'est compatible avec la social-démocratie, est-ce que c'est compatible avec une candidature autonome ou est-ce qu'au contraire, il faut aller vers une forme de radicalité ? Et tout cela en fait est empêché et c'est enfin c'est vraiment troublant de pas faire de politique dans un parti politique. Alors je vais me faire brièvement l'avocate de la direction du parti d'abord qui précise que effectivement il y a pas d'exclusion définitive qui existe dans les règles du parti. C'est au maximum 3 ans avant de pouvoir potentiellement réadrir. Dans la motion, il y a marqué exclusion définitive.
He je ce terme c'est ce qui a marqué dans la motion mais ça existe pas dans les statuts du parti. C'est pour ça qu'il y a un petit un petit doute là-dessus. Par ailleurs, est-ce qu'au fond, il y a pas une certaine logique ? Est-ce que quand un membre du parti se présente contre un membre investi du parti ou contre un candidat soutenu du parti, il soit pas exclu ? La direction dit un parti, c'est ni une caserne, ni une auberge espagnole. Est-ce qu'il y a pas un peu de vrai là-dedans ? C'est un parti, c'est un quelque chose qui définit une ligne, c'estàd qui définit une stratégie, qui définit un fond politique une fois qu'il y a une ligne qui aura été définie éventuellement.
Oui, c'est ça sujet, c'est qu'en fait ces menaces, elles arrivent avant même que toute ligne soit définie. C'est ça le sujet. C'estàd que si on avait défini une ligne et qu'il y avait des personnes qui contestaient cette ligne, bah chacun prend ses responsabilités. Je dire voilà, ça c'est la vie politique. Mais là, aucune ligne n'est définie. Et donc ce qui est ce qui est singulier dans le moment, c'est qu'on menace de manière très frontale de sortir les débatteur avant même qu'il y ait eu le moindre débat. Avant même qu'il y ait eu le moindre débat.
C'est dire qu'en fait on ne on ne pourra les personnes qui tiennent des lignes différentes ne pourront même pas participer à la définition de la la stratégie pour être sûr que ce soit la stratégie de la direction qui l'emporte qui est une stratégie en fait d'autonomie. C'estàd qui nous pousse on va y venir Sandrine Rousseau mais pour l'instant personne n'est exclu. Personne n'est exclu du débat malgré tout. Bah je sais pas quand on vote ce genre de de motion manifestement il y a quand même une volonté de nous intimider dans nos positions politiques. Je le perçois comme ça. Permettez quand même que ça soit enfin ça me semble assez évident qu'il y a une forme d'intimidation.
En plus je rappelle quand même que Pio a été le premier à être parti qu'après c'est Jado Rousseau en fait c'est tous les candidats aussi à la primaire. sont tous ceux qui ont été des forces motrices dans une stratégie nationale de positionnement dans une élection présidentiel. Donc on peut dire que vous vous enz visé Sandrine Rousseau. Ah ben pas qu'un peu. [rires] Bon on va venir on va venir au fond.
Vous avez déjà commencé à l'aborder, mais pour refaire un point bref, euh les écologistes ont décidé d'une stratégie à la fin de l'année dernière pour aller vers une primaire de la gauche, a même désigné via une primaire de la primaire, disons une candidate du parti pour cette primaire, c'est Marine Tondelier. problème aujourd'hui cette primaire elle a pas mal de plombs dans l'aile et donc certains membres des écologistes demandent à bah à redéfinir une stratégie ou à adapter cette stratégie si jamais il n'y a pas de primaire. Je crois qu'on peut dire qu'on en est là aujourd'hui Sandrine Rousseau, je me trompe pas. Euh vous dites qu'il y a pas de débat.
J'ai un peu l'impression que le débat en tout cas vu de l'extérieur il est permanent chez les écologistes. On a plusieurs conseils fédéraux qui se succèdent. Donc encore une fois je rappelle c'est le parlement du parti. ou sur présenter les différents courants du parti. Va y en avoir encore d'ici l'été. Euh tout ça, c'est quoi ? C'est du vent jusque-là. Sandrine Rousseau.
Ah déjà euh [raclement de gorge] pardon une chose importante dans ce que vous avez dit, c'est que on a en effet décidé de participer à une primaire mais dans la dans la participation à la primaire, il y avait une sorte de paquet cadeau qui n'avait pas été explicitement posé qui était de s'enfermer dans une forme de tête à tête avec le Parti socialiste. Et ça longtemps longtemps Marine Tondelier a prétendu que c'était ouvert aussi à Jean-Luc Mélenchon.
de fait aujourd'hui c'est c'est pas le cas mais ça ne l'a jamais été puisqueen fait c'était le format bagneux que ça s'était euh lancé dans une encore une fois dans un tête à tête avec le Parti socialiste et ça nous a enfermé dans ce tête à tête et ça c'était une sorte de paquet cadeau dans la primaire qui n'a pas été explicitement dit au moment du vote sur la primaire et du coup les écologistes qui se prétendaient être une force de gauche en capacité de mettre des gens autour de la table différents et et de créer une dynamique à gauche et bien se sont enfermés dans un tête à tête qui les privat permanent. Pardon ? Non, vas-y, vas-y, finissez. Pardon.
Vous disiez tout à l'heure qu'il y avait une espèce de débat permanent. Euh précisément, il y a des des cercles de parole, j'ai envie de les dire comme ça. C'estàd que il y a des webinaire. Alors ça, on a des webinaires, ça vraiment on a des webinaires, des webinaires avec des clavardages. Alors ça, on en a beaucoup où on peut poser une question comme ça dans un petit côté là, mais il n'y a pas de véritable débat au fond. Et d'ailleurs Clovis Dager avait porté une motion lors du précédent conseil fédéral sur s'il y a pas de primaire, qu'est-ce qu'on fait ? Et cette motion a été torpillée, je dois le dire, par la majorité.
Et donc même cette question toute simple, s'il y a pas de primaire, qu'est-ce qu'on fait ? N'est pas possible dans le dans le parti aujourd'hui. Donc il y a une espèce de d'agitation, il y a une espèce de webinération, ça c'est vrai, mais il y a pas de débat stratégique où il y a différentes options qui sont posées sur la table, c'est-à-dire est-ce que on fait alliance avec le Parti socialiste ? Est-ce qu'on va en autonomie ? Est-ce qu'on fait alliance avec LFI ou est-ce qu'on fait encore autre chose que ça qui est de remettre tout le monde à table et autour de la table ? Et ça n'est pas posé. C'est il n'y a aucune espèce d'alternative qui soit posée à l'intérieur du parti.
Alors, on a quand même donc là par exemple, on va avoir une consultation puisqu'on a appris et je dois dire qu'on qu'on l'a appris à la télévision, on a appris qu'on allait avoir une consultation mais je vous enfin dans l'état actuel du débat dans le parti, cette consultation pourrait même n'avoir qu'un seul bouton. C'est-à-dire est-ce que vous soutenez Marine Tourelier ? Oui. Oui.
Alors, précisément justement, on a quand même l'impression que parmi les les trois stratégies, disons, que vous définissez, c'est-à-dire aller avec le Parti socialiste, aller avec LI ou aller en autonomie, on a quand même un peu l'impression que aujourd'hui la tendance de la direction, c'est d'aller vers une candidature autonome. Est-ce que pour vous, s'il n'y a pas de primaire, il faut une candidature autonome écologiste au premier tour de la présidentielle ? Ah, ma réponse à cette question est clairement non. Pourquoi ? Elle est clairement non ? Parce qu'une 1e candidature à gauche, une 4e candidature à gauche à priori, voir une 5e au moins, ouais.
Euh une 4e ou une 5e candidature qui est aujourd'hui créditée dans les sondages entre 3, 4, exceptionnellement 5. Donc entre 3 et 5, on va dire. C'est pour moi une candidature qui pourrait empêcher la gauche d'accéder au second tour et qui pourrait disperser les voies à gauche. Donc moi ma ligne à l'intérieur du [rires] parti est de dire que ça c'est c'est irresponsable en regard des enjeux de cette élection en particulier et qu'on a déjà fait l'erreur en 2022, qu'on a déjà fait l'erreur en 2017 et qu'on n'est pas obligé de faire toujours les mêmes erreurs en fait. Et donc ma ligne serait de ne pas avoir de candidature autonome.
C'est soit une primaire dans laquelle il y avait une forme de collectif et de décision collective donc rassemblée autour d'une personne ou alors s'il n'y a pas de primaire et bien ça ne peut pas et je pense qu'il faut le poser très clairement ça ne peut pas être une candidature autonome de l'écologie.
Et c'est ça le sujet, c'est qu'en fait quand Marine Tondelier dit sur France info que derrière le PS on fait 6 % donc pourquoi on n'irait pas tout seul et qu'elle répète deux fois qu'elle fera une candidature autonome, elle nous emmène vers cette candidature autonome en verrouillant et en empêchant qu'il y ait une décision collective éclairée, débattue et avec des alternatives à l'intérieur du parti. Et pour moi, ça c'est vraiment c'est non seulement c'est pas démocratique, mais c'est je vais le dire, c'est pas responsable en regard des enjeux du moment. Si on écoute la direction des écologistes, euh ne pas avoir de candidature autonome au premier temps la présidentielle. Comment ? Pardon ?
Je dis "Vous l'écoutez trop." Non, mais oui, mais elle n'est pas là pour discuter avec vous, donc je suis là pour la représenter d'une certaine manière. Euh il explique au fond que c'est se privé d'un moyen de pression dans des négociations avec d'autres partis de gauche et c'est aussi potentiellement une forme d'effacement de l'écologie politique. Est-ce qu'il y a pas là aussi un peu de vrai dans cette position-là ? Ben, je ne sais pas ce qui conduit à l'effacement de l'écologie politique.
Si vous virez tous les leaders politiques de votre parti, si derrière vous faites un score à la présidentielle qui, mettons est de 4 %, qu'est la moyenne aujourd'hui des sondages, qu'est-ce dans un moment où le Rassemblement national arrive au pouvoir, qu'est-ce qui est l'effacement de l'écologie ? En fait, je le pose parce que moi si je quitte le parti, comme si Yannick Jado quitte le parti, on va pas partir seul. C'estàd qu'en fait on on partira [raclement de gorge] en restant écologiste. En restant écologiste. Moi, je n'ai toujours été que écologiste. Je dire je n'ai jamais adhéré à aucun autre parti. Je suis même chercheuse en économie écologique. Enfin, je ne suis qu'écologiste.
Donc, je vais partir avec un bout de l'écologie. C'est pas parce qu'on ne sera plus euh membre du parti que la voix que nous portons disparaîtra champ politique. Et donc c'est s'affaiblir que de faire ça. C'est s'affaiblir que de penser que on peut gérer des différences stratégiques par de la discipline. C'est s'affaiblir que de faire ça. et même je vais vous dire au fond c'est donné des signaux de des signaux de très grande faiblesse de très grande fébrilité c'estd qu'on refuse le débat y compris contradictoire et on préfère gérer la contradiction politique par l'exclusion par la discipline par l'autoritarisme.
Et ça c'est c'est la si l'écologie était au centre des débats, si nous étions forts sur notre ligne, si nous alors nous ne nous ne procéderions pas comme ça vraiment pas. L'autorité, c'est l'arme des faibles, hein, d'une certaine manière. S'il y a pas de candidature autonome, s'il n'y a pas de primaire, euh vous euh vous l'avez défini-même, il y a deux il y a deux alternatives. Soit une alliance avec le Parti socialiste, soit une alliance avec la France insoumise. Vous vous préféreriez quelle option ?
Moi, je pense que l'écologie ne peut pas être compatible avec la social-démocratie parce que la social-démocratie s'arrange d'un système économique libéral qui est à la source du problème écologique que nous que nous connaissons. C'estd tant que vous ne questionnez pas la production de masse, la consommation de masse, la productivité, la rentabilité, tant que vous ne questionnez pas ces éléments-là, alors vous ne vous ne pouvez pas véritablement régler la question écologique parce que c'est précisément cette recherche de productivité, de rentabilité qui est à la source de la destruction de la planète. Bon, ça c'est ma position. Ça ça désigne quand même un chemin d'alliance, ça c'est clair.
Oui, absolument. Mais mais encore une fois, si la base du parti les écologistes décide que finalement l'écologie est compatible avec la sociale-démocratie, et bien moi j'en tirerai les conclusions mais qu'au moins il y ait une décision collective. C'estàd qu'en fait ce soit une décision d'un parti. C'estàd qu'il y ait une décision actée quelque part que nous faisions que nous nous allions dans ce chemin-là. Et bien euh voilà. Donc mais ce qui est Mais là vous nous annoncez que vous nous annoncez que vous ne suivrez le chemin du parti que dans un seul des cas. J'ai pas compris par là. Vous nous annoncez que vous ne suivrez le choix du parti que dans un seul des cas. Non je je vous dis pas ça.
Je vous dis moi je réfléchirai à ma position dans ces conditions-là. Je réfléchirai. J'ai je vous annonce rien, je vous dis juste je réfléchirai. Mais qu'au moins ça soit sur la base d'un débat et surtout d'une position collectivement actée. Aujourd'hui, ce qui est surprenant dans la position euh de la direction, c'est que elle veut à la fois virer Jado et à la fois virer Rousseau, c'est-à-dire les deux derniers finalistes de la primaire de 2021. Mais alors précisément sur ce ce cette sorte de paradoxe apparent, disons imaginons que le soutien à une candidature autonome ne soit pas majoritaire disons au conseil fédéral du parti.
La vérité c'est que l'opposition entre guillemets, elle est pas unie sur le chemin à suivre. Est-ce que sans candidature autonome, c'est pas la la sission du parti en deux qui sera inévitable ? Et si on choisit une voix euh encore une fois, il peut y avoir des désaccords et dans ces casl chacun prend ses responsabilités. reste en dire que ça veut dire quand même. Non, mais soit il reste en étant en désaccord, ce qui est quand même très courant dans les partis politiques hein. Je veux dire, il y a plein de gens qui restent en étant en désaccord avec la ligne. Soit ils prennent leur responsabilité et ils partent, mais dans ces cas-là, il y a au moins une partie du parti qui reste.
C'est qu'en fait il y a une partie qui est d'accord avec la stratégie et qui reste. Et si vous faites un vote, alors vous avez quand même la certitude qu'il y a au moins 50 % et plus d'un parti qui reste. Alors que là, ce qui est en train de se passer, c'est que à force de ne de n'être que dans Moi, j'ai l'impression qu'il nous emmène dans une dans un tunnel sans sortie, quoi. C'estàd qu'il y a qu'une seule sortie, il y a plus de sortie autre possible, et bien ce qui risque de se passer que l'écologie disparaisse totalement.
Parce que si à la fin, ce qui me semble être très possible, il y a un vote stratégique du peuple de gauche et de l'écologie, c'est-à-dire qu'il y a une sorte de vote utile et que les masses de votants, les les masses d'électeurs se déplacent vers le candidat ou la candidate, mais plutôt le candidat qui aura le plus de chance d'accéder au second tour, alors l'écologie va être la victime collatérale de ça. C'est parce que aujourd'hui nous ne sommes pas les mieux placés pour arriver au second tour. Donc ça veut dire que nous pourrions terminer cette campagne électorale avec un taux avec un score très faible. Enfin, c'est tout à fait une une hypothèse possible.
Et là, c'est la destruction complète. C'est qu'on aura tout perdu. On aura perdu la possibilité d'alliance, on aura perdu la guerre de l'autonomie parce que finalement peu de peu d'électeurs auront soutenu ça. Et surtout, on aura perdu notre honneur dans un moment qui encore je le rappelle n'est pas un moment comme les autres. Pour moi, ça n'est pas une élection comme les autres. Une élection où le Rassemblement national peut gagner un parti qui est peut gagner un pays qui est euh un des principaux pays d'Europe. C'est-à-dire que enfin, faut se faut se mettre au lendemain euh de du deuxème tour des présidentiels et se dire qu'est-ce que ça va être la une des journaux dans le monde entier ?
Ça va être la France principal pays d'Europe, un des principaux pays d'Europe bascule à l'extrême droite. Je veux dire c'est c'est quelque chose d'énorme en réalité. énorme. C'est une des conséquences énormes et au-delà de ça, il y a de la vie de gens qui concrètement vont être impactés par l'arrivée du Rassemblement national. Si vous avez la peau qui est pas de la bonne couleur, si vous avez la nationalité qui est pas la bonne, si vous êtes pauvre, si enfin je veux dire c'est incroyable les les ce que ça peut avoir comme conséquence. Ça n'est pas une élection comme les autres. Ça n'est pas une élection comme les autres.
Et donc nous devons être bien plus responsables que pour toutes les autres élections. Nous devons prendre de la hauteur bien plus que dans toutes les autres élections. Ça n'est pas une élection comme les autres probablement. Est-ce que dans cette élection pas comme les autres ? L'éventualité d'un Jean-Luc Mélenchon, c'est vraiment la meilleure option pour battre le Rassemblement national, que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen dans le deuxème tour de cette élection, pas comme les autres. Et bien ça ça fait partie des choses dont il faut que nous débattions. Mais aujourd'hui, dites-moi quel candidat à gauche est en en capacité de battre nationale ? Il y en a pas.
Donc en fait cet argument qui consiste à dire que c'est évidemment pas d'alliance avec LI parce que évidemment que Jean-Luc Mélenchon n'est pas en capacité de gagner le second tour. Je veux dire aujourd'hui il n'y a pas de candidature à gauche qui soit en capacité de gagner le second tour. Donc en fait c'est pas sur la base des sondages et d'hypothèses de victoire au second tour, c'est sur le projet politique qui est porté. Quel est le degré de d'envie de changement dans le pays ? Quel est le degré de dégagisme aussi ? Quel est le degré de d'envie de rupture d'avec le système libéral qui nous est imposé ?
Je rappelle quand même que et c'est passé un peu sous les radars, mais aujourd'hui et pour la première fois depuis l'après-guerre, le budget de l'armée est supérieur au budget de l'éducation nationale en France. C'est-à-dire qu'en fait la le monde libéral nous envoie vers une société euh qui n'est plus une société d'éducation, évidemment pas une société de culture, évidemment pas une société d'émancipation, mais qui est une société de discipline et de guerre. En fait, c'est pas c'est pas rien, je dire.
Et donc euh euh et c'est pas et moi qui suis économiste, je peux vous dire que c'est une forme de débouché naturel d'un modèle libéral la guerre puisqueen fait euh la les les conditions de poursuite d'un modèle libéral, c'est de s'assurer des conditions de la réalisation du profit. Et pour s'assurer la les conditions de la réalisation du profit, il faut aller chercher des ressources naturelles par la force, par l'autoritarisme et combattre ceux qui sont les concurrents. Donc en fait, pour moi, c'est c'est cela qui est au fond du fond de de du débat que nous devrions avoir, c'est que ce cette économie de marché aujourd'hui est en crise systémique et nous avons deux options sur la table.
une option qui consiste à réensauvager le capitalisme pour aller euh c'est la loi du plus fort et aller s'approprier des ressources même si c'est sur un pays étranger et cetera ou l'obtenir par la force le rapport de force et donc par les armes ou d'un autre côté une société qui sort de la de la croissance et de la de la consommation et de la production de masse pour aller vers une société de l'émancipation par l'égalité des individus, par la réduction du temps de travail par et en fait c'est un projet société fondamentale. Le Rassemblement national en fait n'est pas juste une force politique.
Ils incarnent dans le dans la crise que nous connaissons actuellement qui est une crise systémique, ils incarnent une option de réensauvagement de la société. Moi, je suis radicalement contre ça et je pense que l'offre politique qui la combat le mieux est une offre qui s'oppose radicalement à son projet. Est-ce que vous pouvez rallier et on en terminera sans doute par là, raller une majorité des écologistes sur cette option, on a quand même l'impression en tout cas vu de l'extérieur d'un parti très polarisé et je dirais même presque tripolarisé. Et c'est tout le tout le vote que j'appelle de mes vœux et tout le débat que j'appelle de mes vœux.
C'estàd que moi je pense que la direction ne serait pas à ce point-là fébrile si elle était certaine de sa victoire. si mobiliser non pas le conseil fédéral mais la base des écologistes. Donc ce que vous demandez c'est un vote des membres des écologistes. Des membres des écologistes. La situation est tellement importante qu'il faut que tout le monde puisse participer à ce débat et euh et donc je pour l'instant ça en prend le chemin ou pas vraiment ? Ben pour l'instant on nous promet une espèce de consultation et c'est ce que je vous disais tout à l'heure où euh la question sera est-ce qu'on soutient Marine Tondelier ? Oui oui. Hm. Et ça c'est pas possible.
Dans ce moment-là, on ne peut pas juste avoir cette question. C'est c'est dramatique. C'est c'est c'est dramatique pour notre partie, mais c'est dramatique aussi pour l'écologie qui ne s'impose plus comme une force qui aussi renouvelle la grammaire politique par son fonctionnement. Parce que les écologistes ont toujours été à la pointe de la parité, à la pointe de la démocratie interne, à la pointe de d'un d'une manière de fonctionner différente la politique autrement. Et là, nous enfermons dans finalement une politique et un fonctionnement de partie très très traditionnel. Et en tout cas, moi je n'ai pas adhéré aux écologistes pour un fonctionnement de cet ordre.
Merci beaucoup Sandrine Rousseau d'être venue à l'humanité pour réagir à la décision du conseil fédéral de ce weekend et bien sûr de discuter de la stratégie présidentielle des écologistes. À bientôt. Ment
[musique]