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Podcast / conversationLCP (sur YouTube)· 23 mai 2025 23 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSolidarités & famille

Wauquiez/Retailleau : opération unité à l’Assemblée | Bourbon hebdo, les coulisses de l'Assemblée

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je suis Tho Enoc et vous écoutez Bourbon Hebdo, le podcast de la rédaction de LCP qui vous fait revivre l'actualité de la semaine et vous dévoile les coulisses de l'assemblée. Bonjour à tous et bienvenue dans Bourbon Hebdo au sommaire. Cette semaine un vainqueur et un vaincu rotaillot voquier chez les républicains.

L'heure était en apparence à la réconciliation après la bataille pour la présidence du parti. Cela s'est joué à l'Assemblée. On vous racontera les coulisses.

On reviendra aussi sur la petite phrase de la porte-parole du gouvernement qui a mis le feu au poudre chez les macronistes. On parlera de la bataille de proposition et de communication sur l'islamisme politique après la publication d'un rapport choc et puis enfin la fin de vie. Les débats se sont poursuivis cette semaine.

On analysera leur tonalité plutôt apaisée, chose rare à l'assemblée. Alors à mes côtés, pour vous éclairer dans les méandres de cette actualité parlementaire, mes deux collègues Elsa Mondagava et Stéphanie de Pierre. Bonjour.

Bonjour. Bonjour. Je vous laisse vous présenter en un mot.

Alors moi je présente les émissions autour des questions au gouvernement avant et après et quand il y a des grands textes aussi à l'assemblée, des grands moments comme les déclarations de politique générale ou les motions de censure. Ça c'est pour toi Elsa. Et toi Stéphanie ?

Et moi, j'arpente les couloirs de l'assemblée pour glaner des infos et euh les transmettre dans toutes les émissions euh de LCP. Et vous n'avez donc rien manqué de ce qui s'est passé à l'Assemblée cette semaine. Allez, on commence par un douon, celui de la victoire.

Président président marg sera un ration [Applaudissements] et voilà Bruno Rota nouveau président des républicains élu très largement dimanche dernier face à Laurent Voquetier après la bataille les deux hommes ont tenté de faire la paix mardi à l'assemblée Stéphanie tu étais raconte-nous. Alors, d'abord Laurent Vequier a invité Bruno Retaillot à venir à la réunion hebdomadaire du groupe de la droite républicaine à l'Assemblée mardi matin. Donc Bruno Retaillot avait accepté l'invitation mais avant son arrivée, Laurent Vokier avait réservé une petite surprise à ses députés.

Il a fait une sorte de vote de confiance. il a demandé aux députés de euh lui réitérer leur confiance parce que peut-être qu'il avait peur justement avec ce cette claque qu'il avait prise pour le parti que sa présidence du groupe soit contestée. En fait, il y avait pas vraiment de contestation mais il a quand même voulu s'en assurer.

Alors, il a pris un peu tout le monde au dépourvu, hein. Tous les députés sont m'ont dit "Mais on était pas prévenu." Même les députés proches qui avaient fait sa campagne n'étaient pas au courant.

D'autres ironisaient en disant c'est quand même un peu un aveu de faiblesse et s'il avait vraiment voulu le faire franchement il n'aurait pas fait ça comme ça au débeauté. Il aurait démissionné de la présidence du groupe, on aurait fait un nouveau vote. Euh voilà, il quelqu'un m'a dit euh ça sentait quand même les vieilles méthodes du RPR et puis les deux hommes se sont affichés ensemble quand même.

Comment est-ce qu'ils ont affiché c cette image d'unité de façade ou pas de façade d'ailleurs ? Alors, au bout d'une demi-heure de réunion de groupe, Bruno Retaillot a rejoint tout le monde. Donc là, ils se sont affichés, c'est-à-dire qu'on a eu le droit de faire une image, nous les journalistes, dans les couloir de l'Assemblée nationale de Laurent Vaquier accueillant Bruno Retaillot.

Puis ensuite, on a eu le droit à 2 3 minutes, ce qui est assez rare, euh d'image de Bruno Retaillot avec Laurent Voquier au milieu euh de tous les députés. Et alors comme Laurent Vequier avait essayé de marquer son territoire et ben Bruno Retaillot a fait à peu près la même chose pour marquer le terrain. Il a pris beaucoup de temps.

Il est resté 1h15 avec les députés de la droite républicaine et il a répondu à toutes les questions avec ce message unité rassemblement. Il ne faut pas se déchirer, on va travailler ensemble. Il y avait pas mal de sourires sur les images mais après c'est vrai que dans ces cas-là c'est des sourires qui peuvent être un peu crispés.

On sait que Raillot c'était le grand favori mais là il a écrasé vraiment par un score très important 75 %. Donc après, c'est sûr que c'est Laurent Vequier était peut-être voilà un peu surpris aussi de cette défaite et tous les députés étaient ravis à la sortie de la Réunion groupe avec Bruno Retaillot et comme le disait un peu sarcastiquement un député d'un parti allié, les députés de droite sont tous devenus retillistes dimanche soir vu le score de leur revoquer. Effectivement Elsa, tu parlais de cette victoire écrasante dans le bloc central au gouvernement comment on a réagi ça renforce la légitimité de Bruno Rotaillot dans l'exécutif.

Enfin, ça peut aussi lui donner des ailes pour l'avenir. Voilà, donc c'est un peu les deux réactions. Déjà, on est pas content parce qu'on c'est pas une élection dont on considère qu'on a voilà être content ou pas content, mais on considère que Retaillot c'est une meilleure nouvelle que Laurent Veoquier parce queil y a des députés qui disent voilà au moins Retaillot il ne nous crache pas dessus comme Laurent Voquier.

Il y a vraiment au sein du groupe Ensemble pour la République le sentiment que Laurent Voquier les méprises, n'est pas du tout en coalition avec eux et cetera. Donc il y a déjà cette étape là. Ensuite, effectivement, tout le monde commence à réfléchir à que va faire Bruno Retaillot, combien de temps va-t-il rester au gouvernement ?

Comment va-t-il s'émanciper ? Et chez notamment les Philippistes, ce pour qui le candidat futur, c'est Édouard Philippe, on minimise un peu les choses. On rappelle, OK, 75 % c'est sa victoire mais on rappelle que c'est sur 120000 adhérents.

On dit que pour l'instant, il y a un peu un effet vu à la télé, une surmédiatisation du personnage. Donc voilà, pour l'instant c'est soulagement. même s'il y avait pas vraiment de doute Laurent Vquier, on a jamais vraiment cru qu'il allait pouvoir avoir les Républicains.

Validation aussi de l'alliance avec la droite et en revanche effectivement pour la suite tout le monde commence à voilà, on considère que le le temps, il y a un chronomètre qui est enclenché et en fait son départ ça y est, il y a un timer qui est mis et le départ de Retaillot va intervenir. Alors est-ce que ce sera avant après les municipales ? Et c'est à ce moment-là qu'ils vont voir comment gérer le personnage aussi.

Alors en tout cas cette victoire, elle semble avoir redonné le moral aux républicains. Ils ont même été un petit peu emportés dans leur élan pour certains. Je pense à la porte-parole du gouvernement Sophie Prima.

Elle est membre du parti. Elle a estimé mardi que le macronisme, je cite, trouverait probablement une fin dans les mois qui viennent. réaction des principaux intéressés euh ici à l'Assemblée.

Une porte-parole dans une coalition et dans le contexte politique dans lequel nous sommes ne devrait pas dire ça. Ce n'est pas parce qu'on a l'ivresse des lendemains de victoire qu'il faut se les laisser aller à des commentaires qui sont indésagréables des loyaux. Il y a depuis quelques semaines maintenant une offensive brutale de la droite réactionnaire conservatrice autoritaire qui est incarnée par Bruno Rotaillot qui a décidé de mener la guerre à ce qui est le macronisme.

Voilà, des des réactions de députés ensemble pour la République. C'est peut dire que les propos de la la porte-parole du gouvernement ont exaspéré. C'est le sujet de conversation numéro 1 mardi chez les macronistes.

Oui, ça a fait énormément réagir puisqu'ils ont la réunion de groupe en fait après euh les interviews euh du matin. Ce qui est assez drôle dans ce cas-là, c'est que souvent nous euh quand on fait les interviews, on a le on face caméra et le off hors caméra. Parfois, ils sont pas tout à fait identiques ou en tout cas plus forts d'un côté ou de l'autre.

Bon là, on a entendu les députés. Bon, ils y allaient cach, ils sont tous sortis. Je crois que Stéphanie était aux quatre colonnes qui t' pas fait prier pour avoir des réactions.

Ah non, moi j'étais aux quatre colonnes d'être 10h 10h30 et les premiers députés du parti présidentiel que j'ai croisé qui partaient en réunion de groupe, la première chose qu'ils m'ont dit, je leur dit "Comment ça va ?" Ils m'ont dit "Vous avez vu ce qu'a dit Sophie Prima ?" J'ai bah non, pourquoi ? "Ah ben on va en parler en réunion de groupe, c'est pas possible et cetera.

Et si vous voulez, bah on fait on fait une interview plus tard." Voilà, ils sont vraiment pas fait. Il y a des jours comme ça où c'est très facile d'avoir des réactions.

Exactement. Faut rappeler que c'est pas la première petite phrase qui suscite un peu l'indignation parce que Bruno Retaillot dans un message aux adhérents av lui aussi dit voilà que il c'était un adversaire du en même temps que le macronisme ne survivra pas à Emmanuel Macron donc là c'était la deuxème lame et cetera et c'est vrai qu'en fait on commence à être particulièrement agacé on dit que les républicains essayent de se refaire la serise en gros sur pour la République. On rappelle que ont fait 4 % à la présidentielle et effectivement ça commence un peu à agacer d'avoir le sentiment qu'on joue pas tout à fait dans le même camp et ça ne fait que commencer.

Stéphanie qui l'a senti aussi ce regardension avec les républicains. On l' clairement ressenti. En plus, il y a eu un truc un peu paradoxal.

C'est-à-dire que dimanche soir, comme l'expliqua Elsa, il y a beaucoup de députés Macronist qui ont poussé un petit ouf de soulagement se disant "Bon bah, c'est pas leur voquier, c'est Bruno Retaillot, ce sera plus simple, les relations seront moins compliquées et paf, de jours après à nouveau tout explose dans leur relation." Donc ça a vraiment beaucoup fait monter l'attention et certains députés Macronis disaient bah c'est dommage voilà il s'est laissé emporter on l'a entendu il y a un député qui dit c'est livresse de la victoire et il regrettait beaucoup ça alors là il faut noter que Sophie Prima ce matin sur BFM a fait un peu amende honorable un peu. C'est-à-dire qu'elle dit "Je ne dis que des choses factuelles.

Le président ne pourra pas se représenter mais ça ne veut pas dire que c'est la fin de ses idées." Bon elle essaie de calmer un peu un peu l'attention. Alors, vous parliez d'ivresse de la victoire, on va venir à notre 2è sujet qui n'est pas sans lien justement à cause de cela, toute cette dynamique a porté aussi le ministre de l'intérieur Bruno Rotaillot à prendre peut-être des libertés cette semaine.

On lui prête en tout cas d'avoir fait fuiter dans la presse le rapport sur l'islamisme politique en France. Résultat, un courou du président de la République lors du conseil de défense sur le sujet mercredi. Et Elsa, le président n'était pas le seul à être agacé cette semaine.

Agacé et ça a été l'occasion pour les députés ensemble pour la République de dire que c'est la première grosse erreur de Bruno Retaillot. Eux, ils en sont persuadés, c'est lui qui a fait fuiter le rapport et ils nous disent il il fait fuiter un rapport qui est quand même assez voilà assez fort et cetera et il n'a rien préparé en face. Il est arrivé les mains dans les poches devant le président.

Euh, on commence à nous dire et ça pareil, on se fait pas prier hein pour le dire que il tous pensait que derrière les mots de Bruno Retaillot, il y avait des actions et qu'en fait c'est un commentateur. Et c'est vrai que ce reproche, on l'entendait aussi énormément de la part du Rassemblement national qui dit voilà que Bruno Rotaillot, il parle beaucoup mais il agit peu. Et là, au sein d'ensemble pour la République, on se dit mais en fait comment on fait futer quelque chose ? et qu'après en fait on a des mesures à annoncer, on dit et donc voilà et donc ça effectivement les députés ensemble pour la République disent c'est les limites de Bruno Retaillot et ils se sont pas voilà fait prier pour les pointer devant nous les journalistes ou Stéphanie c'est vrai que le ministre de l'intérieur il a été renvoyé à ses chers études he par le président il lui a demandé de revoir sa copie et de faire de nouvelles propositions.

Ça a été perçu comment ? Ben c'est vrai que ça a été ça a été un peu violent. Après, je pense que Emmanuel Macron a demandé à tout le gouvernement, ça qu'il a quand même recadré tout le gouvernement et pas Bruno Raillon y compris aussi le ministre de la justice. qu'il y a des propositions qui vont être attendues en juin mais c'est vrai que c'était un peu étonnant parce que après le conseil de défense donc qui a à propos de ce rapport qui était le mercredi matin, ensuite Bruno Retaillot était au Sénat et il a fait trois propositions mais qui paraissaient assez vagues, assez à la fois assez technique et assez assez vague sans pas très nouvelle alors que depuis des semaines dans l'entourage de Bruno Retailleux on disait ce rapport là il est prêt depuis longtemps on l'a jamais rendu public on va le faire il faut le faire c'est important.

Ensuite, l'Élysée, on l'avait bien senti, avait repris la main. Mais c'est vrai que ça donne une impression un peu de flottement du côté de l'intérieur. Alors, la présentation de ce rapport choc a été suivie de beaucoup de commentaires de réaction politique de la gauche au rassemblement national.

On va s'attarder sur l'une d'entre elles parce qu'il y en a un qui avait préparé des propositions assez chocs pour le coup, c'est Gabriel Atal, le président du groupe ensemble pour la République. Il a profité de l'occasion pour faire cette proposition qui a fait grand bruit. Moi, je considère qu'une femme qui décide librement de porter le voile, c'est sa décision.

Mais dans décide librement, il y a liberté. Où est la liberté d'une jeune fille, d'une fillette de 5 6 ans quand on la contraint à porter le voile ? Interdire le voile donc avant 15 ans.

Voilà proposition du président du groupe ensemble pour la République. Ella ça vient après l'interdiction de la Baya quand il était ministre. C'est un nouveau gros caillou mis par Gabriel Atal sur la route vers la présidentielle pour marquer son identité sur ces ces sujets.

Oui. Et et il répète souvent l'exemple et son entourage aussi 5 6 ans. Mais c'est bien en dessous de 15 ans he qui souhaite l'interdire ce qui est pas voilà c'est pas les 5 6 ans.

Gabriel Atal depuis qu'il a pris le parti et le groupe il a fait des groupes de travail pour essayer d'avancer sur des propositions, avoir des lignes claires, voilà sur différents sujets dont sur le régalien. son interdiction de la Baya quand il était ministre de l'éducation, il le porte en étandard. Donc là, ça lui permet euh bah d'être un peu dans cette suite logique.

Alors ça a été accueilli comment parmi les députés de son groupe ? Alors, je trouve que globalement, c'est accueilli plutôt positivement et d'ailleurs on se réjouissait d'avoir des mesures à mettre en place tout de suite alors qu'au gouvernement, on voit que ça patine un peu. En revanche, certains, je pense que c'est une minorité dans le groupe, sont pas du tout à l'aise devant ça.

Ils disent que c'est une rupture d'égalité parce que ça va s'intéresser à une religion particulièrement. Ça dans les proches de Gabriel Atal dit, "Non, le voile c'est pas la religion, c'est plus large que ça en fait." Et euh et certains s'inquiètent aussi en fait du repli identitaire que ça pourrait créer en fait que ce serait contre-productif.

Il y a eu des messages qui ont été relayés dans le groupe dans les différents groupes où il y a les députés mais je pense que cette partie-là est minoritaire. Globalement, on est dans le sens de Gabriel Atal et on était plutôt satisfait d'avoir un président de groupe et de parti qui a des propositions concrètes. Stéphanie, cette proposition choque, hein, elle s'inscrit, on le comprend bien, dans un contexte de prêt-présidentiel avec un embouteillage dans les candidatures au centre, on pense à Édouard Philippe notamment.

Est-ce que ses proches ont réagi à ces annonces ? Oui. Et là, ils ont réagi aussi assez facilement au micro.

Alors, ils sont sceptiques et ils ont rapidement dénoncé une course à l'échalotte, une course derrière le populisme où c'est quand même assez dur comme réaction. Et un ministre ironisait un peu en expliquant que voilà la proposition d'Atale, c'est pas une réponse à la victoire de Bruno Retaillon, mais c'est plutôt une réponse au décrochage dans les sondages entre Édouard Philippe et Gabriel Atal. Chez Édouard Philippe, ils veulent ne pas réagir à chaque petite phrase, chaque chose, être dans le surplomb.

Ils travaillent sur leur projet, projet massif et cetera. C'est leur stratégie. même si parfois voilà, ils peuvent avoir certaines craintes de se dire est-ce qu'on n'est pas un peu absent sur certains sujets ?

Mais c'est vrai qu'ils sont voilà eux ils se laissent le temps vraiment de travailler à un programme quoi. Alors voilà pour ce dé ce débat sur le le voil levons-le à présent sur un autre sujet la fin de vie. L'article phare sur l'aide à mourir a été voté mardi à l'Assemblée.

Votant 274 exprimé 267 majorité 134 pour 164 contre 103. L'Assemblée nationale a adopté et la séance est suspendue pour 10 minutes. Voilà le vote de l'article 4 de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir.

Une étape clé hein dans l'avancement des débats puisque cet article régit d'accès à cette aide. On ne va pas revenir sur le fond du sujet. Pour cela, je vous renvoie deux très bons articles de nos collègues Swazic et Anne-Charlotte qui vous résume les débats.

Ils sont à lire sur lcp.fr. On va parler de l'ambiance Elsa, ce n'est pas toujours le cas, mais c'est bien de le dire, tout s'est passé dans le calme, dans l'hémicycle.

Oui. À part voilà quelques moments de tension là ce matin par exemple, il y a des tensions parce que ceux qui sont opposés continuent à utiliser suicide assisté euthanasie, des mots qui sont pas dans le texte. Donc ça crise aussi parfois sur ce genre de chos mais c'est vrai qu'en fait plusieurs députés disaient mais ça fait du bien en fait on a le sentiment que là les débats sont apaisé qu'on tente d'échanger vraiment des arguments.

Il y a beaucoup de députés qui nous disent moi je suis en train de me forger une opinion dans l'hémicycle donc c'est important pour moi d'aller voir aussi les uns les autres d'essayer de ça prouve plutôt la qualité des débats quand ça se passe comme ça. Exactement. Ça prouve la qualité des débats.

Ce qu'il faut savoir, c'est que voilà, je il y a deux choses. Il y a à la fois ces députés qui sont toujours en train de douter, à la fois des lignes qui sont pas très claires au sein des groupes puisqueil y a une liberté de vote. Le fait qu'il y ait une liberté de vote qu'ussi peut-être, on le rappelle, le texte avait déjà été étudié avant la dissolution.

Donc là, il y a peut-être moins de enfin voilà, on a l'impression que le débat même s'il était apaisé avant la dissolution, voilà, il y a il y a des députés qui sont contents de se dire là on a le sentiment que vraiment le parlement travaille comme il devrait travailler. On essaie de trouver la meilleure rédaction pour les uns ou pour les autres. pour ceux qui sont contre, ils essayent tout en s'opposant, bah en essayant de eux avoir les verrou qu'ils estiment nécessaires.

On n' pas le sentiment que certains veulent complètement faire traîner les débats. Euh c'est cas, c'est possible hein, on peut déposer des dizaines de milliers d'amis en début de discussion l'année dernière et là on n pas cette sensation. Exactement.

On va tenir le délai sachant que l'Assemblée avait prévu déjà d'ouvrir des weekends et cetera. Donc voilà, il y a des députés qui nous disent "Moi, je veux pas en entendre de ce débat, ça me déprime de parler de la fin de vie pendant des semaines." Et il y en a d'autres qui disent "Bah en fait voilà, c'est ça là, on est député et c'est vrai que dans le climat actuel, ça fait aussi du bien d'avoir un débat où il y a pas une ligne de fracture politique, il y a pas de voilà." Ouais, Stéphanie, on parle du rythme des débats.

Bon, ils sont assez longs mais parce que le choix était fait de donner du temps hein pour laisser chacun s'exprimer pour ce sur ce sujet, mais il n'y a pas d'obstruction. On peut espérer une adoption texte du texte dans dans quel calendrier ? Alors, le gouvernement espère qu'il puisse être adopté à l'été 2026 parce que là, je vous le rappelle, comme on veut prendre du temps, il y a pas il n'y a pas de procédure accéléré.

C'est que c'est la la procédure classique de l'Assemblée avec une navette parlementaire. Donc le texte va partir au Sénat, ça devrait être en octobre. Ensuite, il va revenir à l'Assemblée, il va repartir au Sénat.

Donc ça prend du temps, le temps de la réflexion sur un débat sociétal. Et donc le gouvernement espère que ce sera voté à l'été 2026. Emmanuel Macron vous en rappelz a dit que s'il y avait des blocages à au Parlement, il n'excluait pas de d'avoir recours au référendum.

Mais apparemment, vu la teneur des débats, le calme, c'est pas du tout le c'est pas du tout l'idée. Mais celui qui inquiète un petit peu les députés favorables, c'est François Baou puisque'au petit-déjeuner avec les représentants de la majorité, il a dit "L'Assemblée, ça fait 3 ans qu'elle travaille dessus. Donc c'est quand même normal que le Sénat on lui demande pas de tout faire ça en 3 semaines.

Ce qui est pas tout c'est pas vrai. Ça fait pas 3 ans que l'Assemblée travaille dessus. On a dû repartir complètement à zéro.

Donc voilà, ils essayent de convaincre aussi François Baou que ce soit pas lui qui ralentisse aussi un peu les choses. Allez, puisqu'on parle de calendrier, disons un mot pour terminer et vot mardi à suivre sur LCP. Votre mardi bien sûr vers 16h30 16h45 après les questions au gouvernement.

Donc résultat du vote autour de 18h je pense. On suivra ça évidemment avec toi Elsa qui cassera la présentation. Stéphanie tu seras aux quatre colonnes avec Elsa.

On parle de calendrier. Disons un mot pour terminer cette émission de la fin de saison ici à l'Assemblée. Le suspense est intenable.

Stéphanie, la question sur toutes les lèves. Il y aura-t-il une session extraordinaire, c'est-à-dire une prolongation des travaux après le 30 juin ? Alors, a priori, on s'oriente sur de semaines de session pour l'assemblée en juillet, donc au jusqu'au 14 juillet environ, peut-être une semaine en plus, mais c'est ça, c'est peu plausible.

Et une session, une nouvelle session extraordinaire. C'est que l'assemblée reprendrait ses travaux avant début octobre mais plutôt peut-être à la mi-septembre voire dès début septembre. Ellaza, j'ai entendu dire que le gouvernement veut pas battre son jeu trop tôt sur ce sujet parce qu'il craint que les députés ne ralentissent les débats s'il le fait.

C'est c'est ça ? Oui, c'est ça. Alors, le gouvernement, on se rappelle, avait proposé d'ouvrir aussi certains weekends, les ponts de mai et cetera et puis avait fué fuiter aussi bien dans la presse que c'était les députés qui voulaient pas travailler.

Donc maintenant, les députés veulent aussi prendre un peu au piège le gouvernement en disant "Ah bah c'est le gouvernement qui refuserait une session extraordinaire." Donc, il y a un petit peu un combat entre les deux pour voilà avoir le sentiment d'être celui qui veut travailler et en même temps parfois on accuse la désorganisation aussi de l'ordre du jour et cetera. Donc oui, en revanche là ce que la présidente de l'Assemblée a demandé au ministre des relations avec le Parlement, c'est que la décision soit quand même prise et annoncée aux députés rapidement.

Il faut aussi qu'il puisse s'organiser. Ce sera on aura une réponse la semaine prochaine, fin mai parce que du côté du gouvernement, on se dit quand même il faut pouvoir se projeter et préparer si on parce que le gouvernement a assez envie de mettre des nouveaux textes à l'ordre du jour. Il faut aussi les préparer.

Allez, un mot pour finir de ce qui nous attend à l'assemblée la semaine prochaine. Il y aura le vote très attendu sur les propositions de loi sur la fin de vie. Ce sera mardi à vivre en direct sur LCP à partir de 16h30 avec toi Elsa.

Mais les débats les plus tendus risquent de survenir aussi sur une proposition de loi venue du Sénat et qui concerne l'agriculture. On l'appelle la loi du plomb. Elle a tous les dossiers explosifs à l'intérieur.

C'est-à-dire déjà il y a une très forte pression du monde agricole pour l'adopter. Sauf que dedans, il y a de la réintroduction des néonicotinoïdes. Ça ça fait pas du tout des enfin ça fait un gros débat dans l'assemblée.

Il y a la question des mégabascine aussi, de l'eau en agriculture. Il y a plein de micro enfin pas de microsujets mais il y a plein de sujets explosifs. Il y a une énorme pression des agriculteurs qui ont déjà dégradé certaines permanences de députés.

Euh la présidente de l'Assemblée a condamné ses dégradations. On parle aussi de manifestation des tracteurs aux abords de l'Assemblée. Le gouvernement est euh a vraiment pas envie d'un d'une nouvelle crise du monde agricole et en même temps dans ce texte-là, il y a des choses qui fracturent l'hémicycle et je suis pas sûr que dans le groupe ensemble pour la République par exemple, ce texte là fasse consensus.

Ouais Stéphanie, ces débats sur les pesticides, c'est toujours des moments de tension dans l'hémicycle. Ça va assez loin cette fois. Il y a même des menaces.

Oui, il y a des menaces comme elle disait Elsa, il y a eu des tags sur des permanences par exemple d'un député insoumis, Sylvain Carrer dans l'héros. Il y a eu avec le tag loi du plomb sinon booum. Donc c'est quand même c'est violent.

Moi, j'ai un député spécialiste de ces questions-là qui me racontait qu'il avait qu'il avait reçu 4000 mails euh en provenance surtout des syndicats agricoles euh pour dire il faut absolument voter la loi. Un autre m'expliquait qu'il y a un espèce de syndrome glyphosate euh dans le le groupe Ensemble pour la République. Euh rappelez-vous, en 2018, les macronistes avaient interdit glyphosate et là déjà les députés avaient été menacés.

Ils en ont entendu parler pendant des mois et des mois dans leur circonscription. Ils ont eu il y avait une grosse pression sur eux et ils en gardent un souvenir assez cuisant. Donc c'est pour ça qu'une partie euh des députés ensemble pour la République sont quand même très prudent.

Et puis il y a une grosse pression aussi au niveau du gouvernement. Alors il y a toujours eu des liens entre les syndicats agricoles et les gouvernements, mais là on sent qu'il y a qu'il y a une pression vraiment très pointue sur le calendrier parlementaire. euh au gouvern euh on explique que bah la semaine dernière, les syndicats agricoles voulaient pas que l'assemblée siège le weekend de l'ascension parce que ils avaient peur qu'il y ait pas de députés et que là en fait les syndicats agricoles ont changé d'avis et maintenant ils demandent à ce que les députés siègent le weekend de l'ascension parce qu'ils ont peur que euh la loi soit votée prenne encore du retard.

Donc c'est vraiment là-dessus qu'on voit le le degré de pression et puis il y a la mobilisation agricole. appel à la manifestation à partir de lundi. Voilà, proposition de loi du plomb qui sera dans l'hémicycle à partir de lundi.

On suivra ça toute la semaine. On en reste là pour cette semaine. Merci pour toutes ces infos et ce décryptage Stéphanie Despierre Els Amanda Gava.

Je vous renvoie à nouveau vers notre site internet et nos réseaux sociaux pour plus d'infos. Je vous souhaite à tous un bon weekend. À la semaine prochaine.