"Un individu de 22 ans qui a jeté un pavé sur les forces de l’ordre a pris un an ferme" (Darmanin)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« un individu de 22 ans qui est connu de lui des services de justice qui a jeté un pavé sur des forces de l'ordre a eu un an ferme de prison avec mandat de dépôt »
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« Nous avons aujourd'hui, au moment où je vous parle, 174 incarcérations »
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« 917 personnes qui sont déférés avec poursuite, c'est-à-dire qu'ils sont sortis de leur garde à vue amené par les policiers ou par les gendarmes dans les tribunaux pour être jugé en comparution immédiate »
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« quelqu'un qui a 34 ans qui n'est pas connu des services de police ou de justice qui avait volé des chaussures dans un magasin à Marseille 3 mois ferme »
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« nous sommes à la moitié, nous sommes au mi-temps des comparaisons immédiates »
- 12:49SPEAKER_XXFait
« l'éruption de violence, elle est pas nouvelle. Moi j'étais maire de Tourcoing sous François Hollande, il y avait des émeutes urbaines extrêmement graves »
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« nous sommes moins bons dans le renseignement, nous sommes moins bons manifestement pour garantir la sécurité publique »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Réflexe info, on écoute Gérald Darmanin, le ministre de la Justice. Vous êtes ? Vous êtes ?
On vous écoute. Bien, je je je suis heureux d'être ce matin à Marseille pour pour trois raisons. D'abord, pour remercier les magistrats, les greffiers, les agents du ministère de la Justice qui tout ce weekend, depuis 48h, font fonctionner de façon excellente le service public de la Justice suite aux événements inacceptables, dramatiques de ce weekend qui ont touché la ville de Marseille mais qui ont touché toute la France. Et comme je l'ai fait hier à Paris, comme je l'ai fait avant-hier euh à Lille, euh dire euh vraiment que je suis fier du fonctionnement de de ce service public qui a su soutenir les forces de l'ordre, accompagner les victimes, singulièrement les commerçants euh et aujourd'hui juger euh avec la
fermeté que j'ai demandée tout en respectant l'indépendance de chaque magistrat. La justice est rendue au nom du peuple français et chacun voit euh qu'elle est rendue avec fermeté. Vous dire dans un deuxième temps que le bilan de ce que nous euh pouvons constater en matière pénale est un bilan qui illustre cette fermeté. Je rappelle qu'il y a eu à peu près 2500 gardes à vue qui ont été euh faites par les par les services de police sous l'autorité des procureurs de de la République. Il y a encore beaucoup de comparutions immédiates. Je rappelle qu'on double, voire qu'on triple, le nombre de comparutions immédiates euh en ce moment même pour juger les personnes qui ont été prises, euh soit qui ont agressé des forces de l'ordre, soit qui ont pillé des magasins, qui ont été aussi des
receleurs euh de d'objets volés. Nous avons aujourd'hui, au moment où je vous parle, 174 incarcérations. Euh c'est un chiffre vraiment extrêmement important qui touche notamment des personnes qui n'ont jamais connu de casier judiciaire. Et donc pour une des premières fois, euh si j'ose dire, pour des des faits de de recel, pour des faits d'agression, euh des personnes qui vont directement en détention provisoire à la demande des procureurs de la République euh ou qui sont condamnés avec mandat de dépôt sur les 2500 garde à vue, il y a 917 personnes qui sont déférés avec poursuite, c'est-à-dire qu'ils sont sortis de leur garde à vue amené par les policiers ou par les gendarmes dans les tribunaux pour être jugé en comparution
immédiate, c'est un chiffre tout à fait impressionnant le taux de poursuite est extrêmement important à tel point que aujourd'hui au moment où je parle tous les les les dépôts c'est-à-dire les endroits où dans les tribunaux on attend où on met les personnes en attente d'être jugé gardé par les policiers sont pleins que ce soit à Paris à Lille à Marseille à Bordeaux à Toulouse ce qui montre la grande efficacité du travail que nous faisons avec le ministère de l'Intérieur et la grande fermeté puisque nous ne pouvons plus mettre de personnes aujourd'hui dans les dépôts évidemment il y a des aménagements qui sont par les présidents de tribunaux et et je les remercie mais ça montre que les comparutions immédiates donnent beaucoup de travail aux magistrats. Nous avons également aussi à constater
des illustrations notamment ici à Marseille mais monsieur procureur de la République pourrait le dire mieux que moi et sont entrés en état des affaires par exemple un individu de 22 ans qui est connu de lui des services de justice qui a jeté un pavé sur des forces de l'ordre a eu un an ferme de prison avec mandat de dépôt ou quelqu'un qui a 34 ans qui n'est pas connu des services de police ou de justice qui avait volé des chaussures dans un magasin à Marseille 3 mois ferme vous voyez que les prisons de peines de prison ferme sont sont prononcées et suivies par les magistrats du siège dans leur grande majorité et je les remercie également. Vient le moment désormais de l'exécution des peines nous allons donc mobiliser particulièrement l'administration pénitentiaire bien sûr les les agents de
la protection de la jeunesse puisqu'il y a 30 % de de mineurs qui sont concernés et puis évidemment faire tout faire pour avoir un circuit dédié à cette exécution des peines, il s'agit pas que les gens exécutent leur peine dans 6 mois, dans 1 an, dans 2 ans, mais le plus rapidement voir immédiatement. C'est ce qu'a fait la procureure générale de Paris par exemple pour son ressort, ce que je la remercie. Et donc je nous allons mettre en place un circuit dédié d'exécution des peines pour les personnes qui ont pillé, qui ont volé, qui ont attaqué les forces de l'ordre ou les sapeurs-pompiers ce weekend. [grognement] Je vais également adresser demain à l'ensemble des chefs de juridiction et particulièrement des procureurs de la République une instruction pour s'organiser pour de
nouveau ce ce weekend, mais nous espérons tous que les choses soient plus calmes. D'abord à la permanence au parquet comme ça a été déjà le cas le weekend dernier puisque l'instruction miroir avait été donnée le vendredi qui précédait ces manifestations et pour être évidemment aux côtés des victimes. Ces victimes, nous les suivons particulièrement dans leur volet commercial puisque j'ai tenu également ici à Marseille avec le président des affaires très bien des affaires économiques et l'ensemble des présidents des affaires économiques des tribunaux de commerce, la justice économique, la justice civile pour aider les commerçants, les employeurs, les entrepreneurs, les employés à pouvoir survivre à ces moments extrêmement difficiles pour eux. D'abord pour qu'on évite les cessations
de paiement pour pouvoir accompagner gratuitement la justice économique civile, elle est gratuite. Les juges consulaires font un travail formidable et avec le patronat, avec la Confédération des buralistes, avec la Fédération de commerce pouvoir ouvrir la porte des tribunaux de commerce, des tribunaux d'affaires économiques pour les accompagner, demander aux procureurs de la République comment avoir les civils à leurs mains de les accompagner également et puis de compléter, si j'ose dire, ce que fait le ministère de l'économie et des finances et surtout, surtout de pouvoir accompagner les victimes. Donc nous avons organisé les comparutions immédiates sur le volet pénal, nous condamnons à de la prison ferme les personnes qui ont volé, qui ont pillé. Ils vont être reconvoqués
dans plusieurs jours, plusieurs semaines le temps que les commerçants aient le temps de chiffrer le préjudice qu'ils ont connu sur les intérêts civils, donc il y aura ensuite une deuxième audience où on va le faire condamner les personnes, je l'espère, à rembourser le préjudice qu'ils ont commis aux commerçants. Et puis nous avons accompagné les victimes que sont les commerçants pour pouvoir les faire les aider à porter plainte avec constitution de de partie civile, les aider à demander une réparation civile et bien évidemment les aider auprès de leur assurance, auprès de leur bailleur si jamais ils avaient des difficultés, ce qui peut tout à fait arriver notamment pour les plus petits commerces d'entre eux. Nous allons donc continuer le très bon fonctionnement du
service public de la justice. Je remercie vraiment singulièrement les magistrats et les agents qui ont travaillé et qui ont déjà beaucoup de travail, vous le savez, indépendamment de de de de de ces événements de ce weekend. Et je voudrais attirer votre attention sur le fait qu'aucun procès, qu'aucun jugement, qu'aucun citoyen n'a vu son rendez-vous avec la justice déprogrammé parce que nous avions dû organiser les comparutions immédiates de ce weekend. Vous avez vu qu'ici à Marseille, il y a un grand procès de criminalité organisée par exemple, mais partout en France, on n'a pas eu l'annulation de son de son rendez-vous de divorce ou de garde d'enfant ou de difficultés avec la la justice pénale qu'on attend qu'on attend parfois trop longtemps. Les magistrats, notamment les
chefs de juridiction, ont organisé les choses pour que les choses se fassent en même temps et je les remercie fortement. Les Français peuvent être fiers de leur justice aujourd'hui. Vous avez suffisamment de bras justement pour pouvoir faire tout ce que vous venez de ? Il y a énormément de volontaires, les chefs de juridiction qui sont derrière moi peuvent le dire, je l'ai vu hier à Lille, je l'ai vu avant-hier à à Paris, c'est le cas ici à Marseille, que ce soient des agents administratifs, des greffiers, des magistrats, ils se sont portés volontaires, parfois venant d'autres endroits que la justice pénale. Et oui, nous avons assez de bras évidemment pour moi, c'est c'est un motif de de reconnaissance pour les serviteurs du service public qu'ils sont en période
scolaire, on est en weekend, il y a des gens qui étaient au départ en vacances, ils ont annulé leurs congés, annulé leurs présences auprès de la famille pour rendre le service public de de la justice et et je les remercie. Est-ce qu'il y a des spécificités ici à Marseille par rapport aux aux autres comparutions immédiates qui a pu avoir ou d'autres traitements judiciaires qui a pu avoir à Bordeaux, à Paris et cetera que vous avez constaté, des choses particulières par rapport à l'âge et à la sociologie des des ? Alors entre les remontées qui me sont faites par les procureurs généraux et je les remercie et puis ce que je constate sur le sur le terrain, euh je vois deux phases dans les gardes à vue et donc dans les personnes qui passent ensuite au au tribunal, le matin de ces
interpellations qui ont eu lieu le samedi matin, samedi midi, samedi en début d'après-midi, euh ce sont des individus souvent violents, connus des services de police et de justice, parfois d'ultra-gauche, parfois casseurs, black bloc, euh très peu d'interpellations, vous connaissez la violence avec laquelle les forces de l'ordre ont dû composer, mais voilà, ce sont ce type de personnes, souvent d'ailleurs des incarcérations ont été prononcées. Les manifestations se sont d'ailleurs plutôt paradoxalement bien passées et là il y a eu peu de casse euh lors des manifestations euh de mouvement de jeunesse ou ou de contestation de de de ce que fait le gouvernement ou du pouvoir d'achat et puis arrivés à 16 17h, euh des moments de de de de pillage, des moments d'émeute et là euh
les magistrats peuvent en témoigner derrière moi, c'est c'est vraiment une sociologie extrêmement disparate. Des gens qui ont un casier judiciaire et des gens qui n'en ont pas, il y a beaucoup de gens qui n'ont aucun casier judiciaire qui ont été retrouvés à piller ou à revendre des objets sur internet avec beaucoup de reconnaissance de culpabilité, mais en même temps euh ce que m'ont dit les magistrats du siège que j'ai entendu, euh oui, reconnaissent qu'ils ont euh des portables, des chaussures, des vêtements, mais ils ne voient pas le problème. Ils ne voient pas le problème, parfois ils ont volé en famille, parfois il y a des gens qui sont désocialisés, mais aussi beaucoup de gens qui ont un travail. Si il y a des gens qui ont des problèmes d'argent, il y a aussi
beaucoup de gens qui n'en ont pas. Et euh c'est assez frappant de constater que une grande partie des personnes qui sont aujourd'hui devant les tribunaux n'ont aucun casier judiciaire, euh sont de tout âge, de tout sexe, de de euh euh Marseille. Il y a des pilleurs qui évidemment viennent euh de certains quartiers difficiles, viennent de la banlieue parisienne ou de la banlieue lilloise, c'est vrai, évidemment, mais euh les images de caméras de vidéosurveillance le montrent aussi, il y a des gens qui n'ont aucun casier judiciaire qui se sont livrés à ces pillages sans reconnaître vraiment euh la faute qu'ils ont qu'ils ont commise. Et je voudrais aussi dire que les images de vidéosurveillance et les images sur les réseaux sociaux, la police technique et scientifique qui
aujourd'hui travaillent vont nous amener à faire de nombreuses interpellations dans les heures et jours qui viennent puisque nous sommes qu'au début euh de de la réponse pénale. Les services de police judiciaire travaillent sous l'autorité des procureurs de la République et sans doute sera-t-il intéressant de faire un bilan dans une semaine ou dans 15 jours pour retrouver ces personnes qui aujourd'hui euh vous l'avez vu euh sans cagoule, sans filtre, discutent sur les réseaux sociaux, revendent sur des plateformes internet euh le le fruit de leur vol. Et donc il y a il y a cette euh oui, désinhibition euh devant le vol et devant le le pillage qui est tout à fait inquiétant pour la société française. Qu'est-ce que ça dit de Alors, moi je je suis pas sociologue,
chacun son son métier. Euh je suis là pour faire établir l'ordre public avec le ministre de l'Intérieur, pour faire fonctionner le service public de la justice. Euh donc je je n'ai pas euh euh pensé plus que ça euh cet état de société, mais je constate que les gens sont de moins en moins citoyens euh et qu'il faut sans doute rappeler des règles qui ne sont pas rappelées par les services de police et de justice. Vous savez, la police et surtout la justice c'est euh des services publics qui euh accueillent des personnes qui qui ont souvent tout à dysfonctionner. Quand l'immigration a été dysfonctionnelle, quand l'intégration a été dysfonctionnelle, quand l'éducation a été dysfonctionnelle, quand les parents ont été dysfonctionnels, quand l'économie a été dysfonctionnelle, euh
bah voilà, c'est euh les policiers, puis les magistrats, puis les agents pénitentiaires qui se chargent des personnes qui ont des graves difficultés, même si évidemment ce n'est pas une excuse, mais en tout cas c'est mon constat. Donc au poste où je suis, j'organise le service public de la justice. Je laisserai à d'autres le soin d'avoir un avis sur la société. Il y a une campagne présidentielle qui arrive, j'espère que ce sera l'occasion d'en parler. Est-ce que vous avez des statistiques sur les les relaxes, les prisons fermes et et les prisons les peines de prison avec ? Alors, je ne l'ai pas encore. D'abord parce que nous sommes à la moitié, nous sommes au mi-temps des comparaisons immédiates hein puisque les gardes à vue viennent de se terminer parfois hier et
parfois sont encore en cours. Donc c'est un petit peu tôt pour le dire. Ensuite, je vais pas trop embêter les procureurs généraux et les procureurs sur du bâtonnage parce que je pense qu'ils ont autre chose à faire en ce moment. Mais on a inventé un nouveau logiciel sur lequel qui nous permet justement de faire des remontées d'informations plus plus intéressantes et plus chiffrées. J'ai un rendez-vous demain avec le président de la République, j'aurai l'occasion de lui faire le premier livrable si vous me permettez, c'est le chef de l'institution. Et sans doute que au début de semaine prochaine, je me permettrai de communiquer plus largement sur cette première semaine à la fois sur les profils des personnes euh de manière générale hein tout à fait anonymisées et
évidemment respectant euh euh les secrets et les secrets professionnels, les secrets euh euh des enquêtes et surtout euh la réponse pénale qui a été apportée. Vous avez été ministre sur presque sur sur tous les gouvernements ou presque de des des mandats d'Emmanuel Macron, vous êtes un des plus anciens ministres du coup vous êtes le plus vieux en fait au ministère de de ces gouvernements. Voilà, quel J'ai j'ai que 44 ans hein. Non mais pardon, en exercice en années d'exercice de de comme ministre. Quel regard vous portez vous sur ces 10 ans de politique du coup euh au regard des des éruptions de violence qu'on vient de connaître du coup la semaine dernière au-delà de la réponse judiciaire et et ? D'abord, l'éruption de violence, elle est pas nouvelle. Moi j'étais maire de
Tourcoing sous François Hollande, il y avait des émeutes urbaines extrêmement graves. Euh je pense que Marseille peut témoigner que les règlements de compte ne sont pas nouveaux. Je viens euh à l'instant de faire faire une minute de silence devant euh euh la plaque du juge Michel. Euh je rappelle qu'il est décédé, il a été assassiné avant euh que je ne sois né. Euh et toutes les sociétés occidentales, regardez euh l'Italie aujourd'hui, connaissent ces mouvements de de violence qui sont tout à fait inacceptables. Il y a des moments où la France arrive euh par un incroyable fonctionnement de ses services de police, de renseignement euh et de la justice à lutter contre des mots qui qu'on pensait euh euh vraiment terribles au point que la société aurait pu basculer. Je pense au terrorisme.
Voyez à quel point les services de renseignement, la police, la justice a su lutter contre le terrorisme islamiste par exemple. Et on peut dire aujourd'hui, même s'il faut toujours faire extrêmement attention, qu'il y a moins d'attentats qu'il y a qu'il y a 10 ans, voilà. Et c'est une très bonne chose, encore une fois il faut être très humble devant cette question. On peut dire également que nous ne sommes pas un pays qui aurait basculé dans le narcotrafic, même s'il faut faire très attention, contrairement à d'autres pays qui nous entourent, je pense à la Belgique ou aux Pays-Bas. Et il y a des moments où on arrive à organiser des choses extraordinaires sans aucun problème. J'ai eu l'honneur d'être ministre de l'Intérieur pendant les Jeux olympiques par exemple, où tout le monde
nous avait prédit le pire, où l'Euro 2016 qui a été organisé de façon excellente, la venue du pape en France dans dans plusieurs endroits. Puis il y a des moments où on est moins bons. Et ces moments où on est moins bons, c'est sans doute des moments d'ordre public, dans des grandes manifestations où il y a des pas des manifestants, mais il y a aussi des black blocks, des des personnes extrêmement violentes. Nous sommes moins bons dans le renseignement, nous sommes moins bons manifestement pour garantir la sécurité publique. Et il faut qu'on se pose cette question. Un État doit protéger ses concitoyens. Il s'agit pas de faire le le procès de quiconque dans dans dans dans le moment où on a besoin de commander des troupes, mais il faudrait évidemment réfléchir à ça. Si
on est bons contre le terrorisme, si on est bons pour organiser des grands événements, si on commence à être meilleurs sur le narcotrafic, on est moins bons sur l'ordre sur l'ordre public, c'est un constat. Et il faut évidemment qu'on qu'on se pose la question, nous qui avons été en responsabilité, et bien sûr pour demain ceux qui vont commander.
Gérald Darmanin