Annie Genevard : "À ce stade, il n'est pas possible d'intégrer l'Ukraine à l'UE"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
en direct du Salon international de l'agriculture depuis le stand de la coopération agricole Sud Radio l'invité politique Jean-Jacques Bourdin bien nous recevons ici en direct du stand de la coopération agricole nous recevons Annie jeunevard ministre de l'Agriculture et de la souveraineté alimentaire Annie jeunevard bonjour bonjour merci d'être avec nous ce matin je vais commencer beaucoup de sujets hein évidemment mais je vais commencer avec les droits de douane voilà que Donald Trump annonce alors pour l'instant ce n'est qu'une annonce il annonce une augmentation des droits de Doane de 25 % sur tous les produits sur tous les produits européens qui seront importés aux États-Unis tous les produits européens est-ce que nous les Européens nous allons nous allons augmenter les droit de douane de 25 % sur tous les produits américains que nous importons de toute façon l'Union européenne là est convoqué à sa responsabilité et à sa fermeté on ne peut pas se laisser ainsi menacer d'un côté par la Chine et de l'autre par les États-Unis donc il y a des règles qui régissent le commerce international on ne peut pas faire n'importe quoi mais il se moque des règles jeevard mais oui mais entre les annonces et les faits vous voyez bien qu'il a menacé le Mexique il a menacé le Canada rien ne s'est passé parce qu'en réalité euh nous exportons mais nous importons aussi et et donc il y a des règles il y a des règles qui régissent le commerce international qui ne peuvent pas être ignoré ça veut dire quoi ça veut dire ça veut dire que si ça veut dire que si les droits de douane sont effectifs de 25 % pour l'entrée de nos produits aux États-Unis nous mettrons les mêmes droits de douane pour l'entrée des produits américains en Europe ça veut dire ça veut dire que l'Europe se défendra mais il faut explorer déjà toutes les voies de la diplomatie internationale pour pouvoir être certain que si on engage des des démarche auprès de l'OMC par exemple l'Organisation mondiale du commerce il faut euh oui mais il se moque de l'OMC il passe par-dessus l'OMC oui mais vous savez il a il a dans il a en responsabilité des acteurs économiques qui sont pas forcément ravis de savoir qu'ils peuvent être les victimes eux aussi de rétorsion eux aussi de donc il y aura des rétorsions évident je ne sais pas s'il y aura des rétorsions à ce stade si vous voulez entre la menace et les faits il faut déjà s'assurer du fait que de l'effectivité de de ces taxes cela elles sont très préoccupantes parce que par exemple sur les vins spiritueux là on est on est face à un tir croisé de la Chine qui compremet aujourd'hui des filières entière et notamment celle des brandis qui sont un fleuron de la gastronomie française et puis et puis la les États-Unis les États-Unis donc voilà dans dans dans tout cela il faut raison garder mais il faut pas être naïf on ne peut pas être naïf le marché européen peut pas être le marché le plus ouvert du monde avec des pays qui sont les plus fermés au monde on bien d'accord on est tous les agriculteurs seront d'accord mais an jeun Var Donald Trump affirme que l'Union européenne profite des États-Unis les européens ne veulent pas de nos voitures ni de nos produits agricoles l'Union européenne a été construite pour nous entuber voilà ce qu'il a dit est-ce que nous sommes en train d'entuber les américain Mo je crois pas je je crois pas que les les les choses puissent évidemment se dire en ces termes il a on le sa chez cet homme le le le goût de la provocation voilà et il a il a si vous voulez une approche protectionniste nationaliste et et quand j'entends certains dire bah il a raison il défend ses producteurs oui mais quand un politique français dit cela c'est c'est absurde parce que s'il défend ses producteurs c'est au détriment des nôtres donc on ne peut pas se réjouir et le commerce c'est la c'est c'est la liberté une liberté qui a ses règles qui a son encadrement mais on peut pas imaginer que chacun se replie sur son précarré en disant je ne commerce plus je rappelle que l'Europe est exportateur net de produits agroalimentaires bien euh Annie jeunevard souhaitez-vous l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne je crois que euh le soutien apporté à l'Ukraine par le biais de la levée des droits de douane sur les produits Ukrainiens a eu un effet immédiat de désorganisation de nos propres filières je pense en particulier à la volaille ou à la filière œuf qui sont des filières en tout cas pour l'œuf qui est une filière qui est très performante sur la volaille concurrence déloyale on est on est déjà concurrence déloyal c'est une forme de concurrence qui n'est pas supportable par par nos producteurs c'est pour ça qu'on a mis des freins d'urgence oui on a mis des freins d'urgence parce que la l'agriculture ne peut pas a supporté à elle seule la solidarité à l'égard de l'Ukraine solidarité que nous devons à ce pays qui est agressé par la Russie c'est la raison pour laquelle an jeunevar je vous repose la question est-ce que vous souhaitez l'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne moi je pense qu'à ce stade il n'est pas possible d'intégrer l'Ukraine à l'Union européenne en l'état parce que on est on a affaire à une agriculture monde il faut voir ce qu'est l'agriculture ukrainienne on est là dans des proportions qui sont qui sont considérablement désavantageuse pour nos propres producteurs européens en revanche en revanche il faut continuer à évidemment soutenir l'Ukraine et puis Imagineer ce que pourrait être le partenariat avec l'Ukraine je vous donne un exemple on est ENF c'est clair parce que vous êtes clair pas d'Ukraine dans l'Union européenne aujourd'hui vous êtes clair c'était pas tout à fait la position pardon du président de la République du Premier ministre ou même du ministre des Affaires étrangèresà termeà terme on imagine une intégration nos propos sont pas sont pas nécessairement contradictoires Monsieur Bourdin non ce que je veux dire c'est que en l'état à ce stade on ne peut pas imaginer c'est un processus qui prendra du temps et qui sera sous condition et puis il faut réfléchir à ce que l'Ukraine peut apporter à l'Union européenne en matière d'engrais par exemple on est très dépendant des engrais russes qui vont subir peut-être des augmentations parce que il y aura des droits de douanes relevé à ca les sanctions pourquoi est-ce que l'Ukraine ne produirait pas du soja qui pourrait alimenter en angrais les pays européens il faut chercher des des il faut chercher des collaborations intelligentes compris avant d'entrer de faire entrer l'Ukraine dans l'Union européenne il faut prendre des précautions quoi c'est si j'ai bien compris bon le Mercosur où en est-on de la minorité de blocage au niveau européen parce que là aussi ça fait des semaines que le Président de la République que le gouvernement nous dit nous sommes en train de construire une minorie de blocage pour empêcher le traité du Mercosur où en est-on c'est un travail vous êtes impatient et je le comprends je suis pas impatient r je sais je le sais Monsieur Bourda mais ce que je veux dire c'est que concrètement qu'est-ce qu'on fait on va voir les pays dont on espère qu'il puissent voter contre ce projet d'accord parce qu'il y a pas d'accord encore projet d'accord signé par Madame Van derleen ce projet d'accord a été signé à montevideéo par Ursula V leyon mais les parlements ne se sont pas prononcés les États ne se sont pas prononcer nous ce que nous faisons à notre niveau le président de la République le Premier ministre la ministre de l'Agriculture se démultiplie sur le terrain auprès de leurs homologues pour convaincre moi ce que je constate chaque fois que je vais à à Bruxelles je discute avec mes homologues je vois quand même que ce n'est pas avec un appétit extraordinaire qu'ils envisagent la signature alors la min la minorité de blocage la France est contre clairement la Pologne est contre clairement l'Autriche est contre on on on constitue on fait ce travail de fa 15 pays sur 27 pour adopter le traité représentant 65 % de la population européenne et il faudra ensuite une majorité au Parlement européen donc ça fait beaucoup d'obstacles ça fait beaucoup d'obstacles mais j'observe a il y a des votes qui sont instructifs il y a un vot sur un amendement présenté par un député européen français sur l'adoption ou non du Mercosur et le résultat est intéressant parce qu'à 30 voix d'écart à 30 voix d'écart l'amendement passait vous voyez donc ça veut dire quand même que euh ce projet d'accord ne fait pas l'unanimité du reste ça fait 20 ans qu'on en parle vous croyez que si ce projet d'accord faisait euh été perçu comme quelque chose de positif pour l'Union européenne il n'aurait pas été adopté avant c'est le plus gros accord de libre échange jamais conclu donc faut bien imaginer les retentissements que ça a sur nos propres producteurs bien j'ai j'ai écouté le président de la République quand il est venu au salon de l'agriculture qu'a-t-il dit il a dit il faut assumer de produire de produire plus vous assumez vous dites la même choseou ah ben je ça fait des des semaines et des mois que mon mantra c'est de dire produire n'est pas un gros mot parce que pendant longtemps on a dit oh mon dieu produire ça pollue oh mon produire c'est du productivisme intensif enfin j'invite tous ceux qui pensent que l'agriculture française est productiviste à aller dans des pays véritablement productivistes qu'ils aillent voir les méga fermes les les les les fermes avec des milliers d'hectares en ucraine par exemple bah par exemple en Ukraine par exemple en Ukraine mais la France la France sonore d'avoir un modèle d'exploitation familiale à taille humaine et donc voilà produire plus ça veut dire produ produire plus il faut moins de contrainte ça veut dire moins de pesticides ça veut dire plus d'utilisation d'eau on est clair pour produire faut trois choses faut de la terre oui donc il faut préserver la terre agricole comme la prunelle de nos yeux oui il faut de l'eauau et là j'invite tous ceux qui s'opposent au au stockage de l'eau de raison gardé parce que en s'opposant au stockage de l'eau il s'oppos à la production française et ils mangeront fatalement des produits venus de l'étranger donc on perd en souveraineté alimentaire et il faut aussi des outils de protection des cultures c'est-à-dire des produits phytosanitaires pour autant qu'il ne soi pas dangereux pour la santé c'est assez basique si vous voulez est-ce qu'on a trop interdit l'utilisation de produits phytosanitaires est-ce qu'on est allé trop loin en France dans l'interdiction vous savez on est allé trop loin quand on surtranspose quand on surtranspose par rapport aux pays européens allez revenir sur certaines surtransposition CR moi je souhaite que on vraiment on ne surtranspose pas parce que on introduit une concurrence déloyale on a on a on est allé trop loin est-ce que vous allez revenir en arrière écoutez il y a des textes qui vont être présentés au Parlement qui ont franchi la barre du Sénat c'est la la la proposition de loi sénatoriale contre les entraves de l'agriculture elle a été adoptée vous soutenez elle a été adoptée que je soutiens elle a été adopté au Sénat dans une forme qui est raisonnable qui est encadrée il s'agit pas de déréguler de réglementer mais la forme dont avec laquelle elle est sortie du Sénat et de mon point de vue tout à fait acceptable elle va être soumise à l'approbation des des députés il y a eu un petit débat ici au salon de l'agriculture sur la barquette de tomate à 99 centimes venu du Maroc mais que peut-on faire que peut faire un agriculteur français face à cela que peut-il faire il faut savoir que il y a quelques années ce sont les producteurs de tomates français et marocains qui se sont mis d'accord c'est pas les États qui ont conclu un accord euh pour produire les Marocains pendant la période où les Français ne produisent pas au fur et à mesure du temps et donc c'est assorti de droit de douane dans la période hivernale pas de droit de douane sur la la tomate marocaine en revanche quand les Français produisent leurs tomat des droits de douane mais on voit quand même que même avec des droits de douane les importations marocaine ont augmenté ont doublé 20 à 40 % et puis surtout sur la tomate cerice qui est la plus rémunératrice donc nous nous avons à l'occasion de ce salon et sous mon autorité et celle de mon homologue marocain relancer ce comité de discussion entre les producteurs français les producteurs marocains pour qu'il se mettent d'accord parce que c'est un gros irritant moi je comprends je comprends nos producteurs et j'invite chacun à être raisonnable alors on va parler des négociations commerciale entre la grande distribution et ses fournisseurs agro-industriels c'est tendu apparemment chaque année c'est tendu mais là c'est particulièrement tendu c'est très tendu vous le confirmez ça doit se terminer demain oui hein 1er mars donc va bien falloir que des solutions sortent de ces discussions et les agriculteurs n'ont qu'une crainte c'est que toutes ces discussions aboutissent aboutissent à ce que à ce que les premières victimes ce soient les producteurs et les agriculteurs est-ce que vous garantissez ce matin que ce ne seront pas les les producteurs qui seront les victimes de ces négociations écoutez ça c'est l'affaire des négociations qui sont en cours mais la loi la loi égalime oui protège le producteur la matière première la matière première agricole est sanctuarisée on voit bien que les négociations aujourd'hui se sont durci à l'égard des transformateurs parce que vous avez trois acteurs dans cette affaire vous avez le ucteur le paysan vous avez le transformateur agroalimentaire passer du du bœuf sur pied au St caché dans les cuisines françaises bah entre les deux il y a un transformateur et le problème si vous voulez c'est que il faut produire de la valeur et pas en détruire donc chacun ces trois acteurs doivent gagner convenablement leur vie au bénéfice du consommateur oui mais d'accord ça c'est ça c'est c'est la théorie en pratique en pratique pardon il y a des lois égalimes mais est-ce que vous allez réviser ces lois égalimes alors elle doivent être révisé notamment pour le ce qu'on appelle le SRP + 10 le seuil de revente à perte pour protéger la matière première agricole justement pour protéger le prod avant l'ÉÉ elles seront avant le 15 avril parce que le disposit pour le SRP + 10 avant le 15 avril et nous légiférerons sur égalim oui parce qu'il faut reprendre égalim et on va regarder à attentivement je vais regarder avec ma collègue Véronique louvagi exactement comment se passent les négociations avec la grande distribution parce que nous adapterons le texte en fonction de la façon dont se déroule les chos saz vous savez ce qui se passe l'inflation ayant ralenti la grande distribution demande aux industriels de l'agroalimentaire de la transformation agricole de baisser les prix et oui voilà ce que dit la grande distribution vous savez bien et sil y a une baisse des prix ça veut dire qu'il y aura une baisse des prix à la Produr Monsieur Bourdin oui Monsieur Bourdin oui euh le bœuf dossés c'est 10 € le kilo en gros le prix de revient du bœuf une fois qu'il a été désossé il est acheté entre 4 et5i et 7 et demi au producteur une fois qu'il est dossé 10 € le kilo c'est le prix de vente du ST caché au kilo dans la grande distribution il y a un problème vous le voyez bien donc chacun doit gagner sa vie parce que on a on a une oui mais je comprends que chacun les distributeurs gagnent bien leur vie vous êtes d'accord gagnent bien leur vieon les transformateurs dans l'ensemble gagnent bien leur vie que les producteurs agriculteurs qui gagnent pas toujours bien leur vie non je crois que c'est pas c'est non non alors je non je je dis simplement que avec les lois et Galim tout a été fait pour protéger le producteur c'est le début de la chaîne et c'est avec un prix plancher bientôt non bah c'est le président de la République qui n a parlé de prix plancher le le le le prix plancher le prix plancher ça a été évoqué au cours d'une mais ça n'a pas été formalisé comme tel le Pr le président de la République n'a pas dit je veux qu'il y ait un prix plancher en revanche ce que dit le président de la République qui est très clair c'est que si le producteur n'est pas protégé c'est une destruction de valeur et surtout surtout une perte de souveraineté alimentaire vous savez que euh un fruit sur en gros on n'est pas souverain sur le plan alimentaire pour les fruits à 60 % 6 fruits sur 10 consommés en France n'y sont pas produits un poulet sur viennent de l'étranger alors qu'on a une agriculture on a tout pour réussir on a des des des agriculteurs talentueux on a une terre d'une très grande qualité on a un souci de la qualité de la production et des produits qui est reconnu dans le monde entier on a la plus belle agriculture du monde la plus vertueuse et et on se laisserait comme ça manger des des des des parts de souveraineté ce n'est plus possible donc ce que dit le président de la République et ce que nous répétons c'est que il faut faciliter la production en France mais on a on a un sacré handicap à rattraper parce qu'on a mis tellement de contraintes sur le producteur et pendant si longtemps il a si mal été rémunéré de son travail que évidemment euh il faut il faut remonter la pente de cette sit parmi les contraintes il y a les contraintes environnementales je je lisque déclarer Leurent voquer que vous connaissez bien organisme l'ofb qui veut contrôler nos agriculteurs avec un pistolet à la ceinture vous emploieriez les mêmes mots que leur renvoquer je crois qu'il faut prendre la mesure de du sentiment de défiance à l'égard du monde agricole et l'ofb c'est c'est une réalité entre entre biodiversité entre le le monde paysan et l'ofb il y a aujourd'hui des relations qui se sont fortement dégradées sur cette question de l'environnement il faut quand même bien que chacun comprenne que l'environnement la nature c'est l'outil de travail des paysans vous croyez qu'ils vont le dégradé donc cette ces accusations de dégradation de l'environ sont insupportables ils sont des protecteurs de leur routie de travail alors il ne faut pas déréguler l'ofb est là l'ofb devrait être là davantage pour le conseil pour sensibiliser et et l'ofb remplit aussi beaucoup d'autres tâches qui sont méconnu la surveillance de la faune sauvage mais aujourd'hui il y a un divorce donc qu'est-ce qu'on a fait devant cette situation conflictuelle avec ma collègue du ministère de la transition écologique on a adressé aux agents de l'fb qui sont des agents de l'État il y en a 3000 euh une circulaire leur disant il faut que vous fassiez tout pour renouer le dialogue avec les agriculteurs ça n'est pas possible de rester dans un tel état de tension pour cela contrôle administratif unique que j'ai mis en place contrôle administratif unique parce que le contrôle est vécu comme une défiance ensuite on leur a dit l'arme c'est un irritant majur écoutez les les agriculteurs sont pas des délinquants en puissance donc on leur dit vous êtes une police vous êtes armé soit mais l'arme elle peut être discrète il y a des tas de policiers qui sont armés dont vous ne verrez jamais les armes et qui sont en capacité de se défendre le cas échéant donc on dit aux agents de l'oufb port discret de l'arme et enfin caméra piéton parce que quand le ton monte quand le dialogue s'ans venime généralement la caméra piéton ça permet d'apaiser bien j'ai deux dernières questions la première est politique à jeunevard vous êtes secrétaire général de LR qui choisissez-vous pour la présidence de LR ou le renvoquer alors cher Monsieur Bourdin j'aime bien répondre précisément à vos questions parce que c'est ce que vous aimez entendre mais là je ne peux pas parce que mais parce que la secrétaire générale qui est en charge de l'organisation des élections se doit à une parfaite neutralité mais vous voterez ah ben je voterai mais dans le secret de l'isoloir mais vous avez une préférencez une préférence je voterai naturellement vous avez une préférence quand même aujourd'hui mais je je dire ah oui non mais ça j'ai compris non mais ça j'ai compris vous avez un collègue vous avez un collègue au gouvernement non vous vous pouvez me torturer je ne répondrai pas non non mais je ne vous torture pas je je pose des questions non non il faut que je veille en tant que secrétaire général à ce que les choses se passent bien àce que ça ne soit pas la guerre entre les candidats parce que c'est une élection et une élection légitime une élection on a le droit de s'y présenter je fais confiance à ces deux hommes qui sont intelligents que je connais bien qui sont qui sont tous les deux des amis ou pour que les choses se passent bien parce que ce qui est en jeu c'est l'avenir de la droite oui bah évidemment alors j'ai une dernière question on est un peu couvert par le bruit du mais j'ai une dernière question qui est importante me semble-t-il le ramadan commence ce soir an jeunevard est-ce que vous êtes favorable à la fin de l'abattage rituel pour les viandes halal et cacher alors c'est une question extrêmement sensible vous le savez les cultes les cultes eux mêm ne souhaitent pas qu'on tranche cette question comme ça au détour d'une émission moi je vais renc vous allez ouvrir un débat sur est-ce que an jeunev vous êtes prête à ouvrir un débat sur l'abattage rituel un débat sûrement pas une discussion oui discussion pour avec les cultes pour faire pour faire un état l'objectif de savoir qu'est-ce qui est comment dirais-je quelle est leur ligne rouge quelles sont leurs lignes rouges en la matière on sent bien que la question du bien-être animal et du bien mourir parce qu'au fond c'est de ça que nous parlons est une question qui est devenue sociétalement extrêmement sensible sur les réseaux sociaux c'est probablement le plus grand nombre de messages que je reçois mais qui traduit qui traduit deux choses qui traduit d'abord une méconnaissance du lien tout à fait particulier qu'il y a entre l'éleveur et son bétail tous ceux qui pensent que parce qu'on élève du bétail on le maltraite c'est un pur scandale moi qui viens d'une région d'élevage je peux vous dire que les éleveurs aiment leurs animaux à un point que beaucoup ne soupçonne pas bien aimer son ces animaux c'est aussi veiller à ce que et bien leur mise à mort soit respectueuse de l'animal donc vous êtes prêt à ouvrir le débat sur l'abattage rituel non pas le non mais ce n'est pas une question qu'on peut mettre en débat publicque comme ça mais les pays nordique le Luxembourg la Suisse ont interdit l'abattage rituel moi je ce que je veux c'est que on puisse ouvrir une discussion elles ont commencé ces discussions avec les cultes parce qu'il faut être respectueux des cultes on peut pas jeter en pâure les les modes d'abattage rituel qui ont qui existent depuis des des des des des centaines et des centaines d'années il faut pouvoir en discuter sereinement mais à l'abri du débat public parce que mettre ces choses dans le débat public c'est forcément le condamner à toutes les outrances et c'est pas comme ça qu'on avance merci beaucoup an jeunevard d'être venu nous voir ce matin sur l'antenne de Sud Radio et ici au salon de l'agriculture vous êtes chez vous et et et nous allons un beau salon qui se pass c'est vrai qu'il se passe très bien et nous allons profiter un petit peu merci vous êtes sur Sud radio Patrick Roger juste après les informations de 9h
Annie Genevard