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Conférence de presseMathilde Panot· 11 février 2026 190 minAutoproduitActualité / polémiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentationSantéÉconomie & entreprises

Non à la loi Duplomb ! | Colloque exceptionnel

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 45 %Défensif 16 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Aurélie TrouvéFait
    « la question, elle est celle-ci : "Est-ce qu'on veut ça ou est-ce qu'on veut le monde de Trump parce que c'est ça la question qui nous est posée." »
  • 1:00Aurélie TrouvéChiffre
    « 2100000 personnes qui ont signé la pétition contre la loi du plomb »
  • 1:30Aurélie TrouvéFait
    « l'alerte, elle avait été lancée contre la loi du plomb par 21 sociétés savantes et médicales, par le conseil scientifique du CNRS lui-même, par la Ligue Nationale contre le cancer, par l'ordre des médecins »
  • 2:00Aurélie TrouvéFait
    « Cette ami pride peut attaquer la fertilité, le système endocrinien, le cerveau des enfants »
  • 3:00Aurélie TrouvéFait
    « La France, c'est le pays le plus permissif d'Europe pour les pesticides »
  • 4:00Aurélie TrouvéChiffre
    « les ventes des pesticides ont fait qu'augmenter depuis 15 ans »
  • 8:00Aurélie TrouvéChiffre
    « la France est avec Monaco le pays où l'incidence du cancer est la plus élevée du monde »
  • 9:00Aurélie TrouvéChiffre
    « l'amiante est responsable chaque année de 3000 à 4000 maladies professionnelles, 100000 personnes en meurent tous les ans dans le monde »
  • 12:00Aurélie TrouvéChiffre
    « les ventes des pesticides ont fait qu'augmenter depuis 15 ans »
  • 13:00Aurélie TrouvéFait
    « il est possible d'interdire les importations d'aliments qui ont été traités avec des substances prohibées en France »
  • 17:00Philippe GrandcolaChiffre
    « un milliardième de grammes pour tuer une abeille qui pèse 020 g »
  • 10:00Chiffre
    « On a retrouvé plus d'une trentaine d'études publiées sur les aspects reprotoxiques et montrant des effets reprotoxiques dont la moitié porte sur les troubles du neurodéveloppement. »
  • 0:15inconnuFait
    « En fait, il y a pas de problème technique, il y a que des problèmes économiques. »
  • 1:00inconnuChiffre
    « La betterave, on ne consomme qu'un quart de ce qu'on produit hein. Le reste est transformé en éthanol, en agrocarburant. »
  • 1:30inconnuChiffre
    « Il suffirait d'augmenter de 5 € de plus la tonne de betterave pour pouvoir se passer d'acétamide sans que ça change rien dans le revenu des betterraviers. »
  • 3:30inconnuChiffre
    « Plus une exploitation agricole respecte le vivant et les écosystèmes et moins elle touche d'aide de la politique agricole commune. »
  • 5:30inconnuFait
    « On nous dit toujours mais est-ce que la bio pourrait nourrir le monde ? Est-ce qu'elle pourrait nourrir l'Europe ? »
  • 8:30Jean-Luc MélenchonFait
    « Le capitalisme se nourrit de ses propres turpitudes. C'est un pur système d'accumulation qui n'a pas d'objectif particulier. »
  • 9:30Jean-Luc MélenchonFait
    « Le système des retraites à point, c'est quand aujourd'hui vous dites à quelqu'un comment ça va, c'est une bonne nouvelle qu'il reste en vie. »
  • 10:30Jean-Luc MélenchonChiffre
    « 25 % des populations qui peuplent le monde ne connaissent jamais la nuit. »
  • 0:15Locuteur 1Fait
    « l'obcurantisme c'est retenir les brevets scientifiques pour soi et ne les accorder qu'à ceux qui peuvent se les payer. »
  • 1:00Locuteur 1Chiffre
    « Ce mec là a sauvé la vie à 400 ou 500000 personnes hein dans ce pays. »
  • 3:00Locuteur 1Chiffre
    « 60 % des maladies viennent de zonose. »
  • 5:00Locuteur 1Chiffre
    « un couple sur qu est obligé de faire appel à la procréation médicalement assistée. »
  • 7:00Locuteur 1Fait
    « il y a plus personne pour trouver la solution. Celui qui organisé ou celle qui organisait tout, quick, il y en a plus. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bien, bonjour à toutes et tous. D'abord, merci d'être venu, très heureuse aussi d'organiser ce colloque avec Mathilde Panot et qu'on fasse de l'Assemblée nationale un lieu de débat de haut niveau sur des sujets essentiels. La santé des gens, le vivant, la démocratie.

Et désormais la question, elle est celle-ci : "Est-ce qu'on veut ça ou est-ce qu'on veut le monde de Trump parce que c'est ça la question qui nous est posée. Alors que avec la complaisance du gouvernement, le sénateur Duplomb revient à la charge à nouveau avec une loi pour réautoriser la cétamipride et d'autres pesticides dangereux. Sachant que une partie la partie de cette loi du plomb a été censurée par le Conseil constitutionnel, mais le gouvernement lui-même veut imposer une loi d'urgence agricole qui sera encore beaucoup plus grave en fait que la loi du plomb qui sera en fait une capitulation face à l'agrobiness.

Et tout ça, c'est en fait une véritable provocation contre les 2100000 personnes qui ont signé la pétition contre la loi du plomb. Et tout ça ça se produit à la veille du débat que nous aurons en hémicycle. Un débat inédit sur cette gigantesque pétition parlementaire.

La droite et le gouvernement sont littéralement en train de piétiner cette pétition, la pétition la plus importante de l'histoire parlementaire et donc sont en train de piétiner la démocratie. Et donc quand je dis que cette nouvelle charge du gouvernement, c'est une charge trumpiste, c'est parce que c'est une charge non seulement contre la démocratie mais contre la science. Et je rappelle que l'alerte, elle avait été lancée contre la loi du plomb par 21 sociétés savantes et médicales, par le conseil scientifique du CNRS lui-même, par la Ligue Nationale contre le cancer, par l'ordre des médecins.

Jamais jamais on a eu voilà une aussi grande partie et même la quasi totalité du monde scientifique et médical qui s'est ainsi prononcé contre une loi et leur conclusion était sans appel. et ils le sont toujours là. Cette ami pride peut attaquer la fertilité, le système endocrinien, le cerveau des enfants, on y reviendra.

Et pour ma part, je suis agronome de formation et d'ailleurs, je suis très heureuse de saluer. Il y a des étudiants agronomes qui sont dans la salle et qui sont en lutte et que je salue, n'est-ce pas ? [applaudissements] Et ce que je veux dire aussi, c'est que moi, j'accepte pas quand la ministre de l'agriculture et ce gouvernement se veulent les portes drapeau des agriculteurs.

Non, madame la ministre, en fait l'alerte, elle a été lancée contre la loi du plomb aussi par de très nombreux agriculteurs. Il y en a ici dans la salle, l'Union nationale des apiculteurs, la Fédération de l'agriculture biologique, la Confédération paysane et tant d'autres. Non, ces mesures ne sont pas du tout nécessaires pour nourrir la population française, bien au contraire.

Les pesticides néonicotinoïdes tuent. Il tuent notamment les abeilles qui pollinisent les trois/4 des cultures que nous mangeons et donc tuent la souveraineté alimentaire. Et surtout je suis députée mais enfin je suis agronome mais député et donc élu par des gens qui veulent qu'on les protège.

Et nous à quoi on sert députés si face à l'agrobiness on abandonne la santé de nos enfants ? Si on accepte des pesticides qui peuvent se retrouver dans les urines des femmes enceintes, traverser la barrière placintaire, mal former les fétus. C'est ça dont on parle.

Qu'est-ce qu'il y a de plus important en fait que la santé de nos enfants et que les défenseurs de la loi du plomb et le gouvernement nous l'explique. La vie des gens, elle est au-dessus de tout et on peut pas transiger avec ça. Et ça suffit de se cacher derrière les contraintes de l'Europe, les avis de telle agence, la survie de 300 producteurs de noix.

C'est au aux politiques de prendre leur responsabilité. Et en France, je rappelle la situation, elle est catastrophique. La France, c'est le pays le plus permissif d'Europe pour les pesticides.

Les ventes des pesticides ont fait qu'augmenter depuis 15 ans et ça risque d'être pire puisque dans le budget, le corps nuu, voyez-vous, les aides pour les agriculteurs qui veulent en sortir et bien elles sont absolument sacrifiées. Et moi, je voudrais me faire l'écho des auditions que j'ai pu mener en tant que rapporteur sur la pétition parlementaire des agences de l'eau qui n'interviennent pas aujourd'hui mais dont l'audition a été quand même assez extrêmement claire et elles sont extrêmement inquiètes ces agences de l'eau. Par exemple, dans le bassin à Dourgaron, 200 captages d'eau potable ont dû être fermés du fait des pollutions d'origine agricole.

Et on retrouve dans tous les captages d'eau des pesticides qui ont été interdits il y a très longtemps comme la trasine qui est un poison. Donc notre rôle comme élu, comme force politique, c'est finalement de de refuser la dictature non seulement de l'agrobiness mais du temps court et d'engager les transformations longues, incontournables pour à la fois nourrir les gens et protéger la santé, le vivant parce que oui, notre agriculture est possible, oui, une autre alimentation est possible. Il faut simplement planifier le virage agroécologique, pas seulement d'ailleurs pour une petite partie des agriculteurs.

Nous, on n'est pas pour une petite agriculture de niche bio qui viendrait euh alimenter une petite partie des consommateurs qui ont les moyens de se de se nourrir avec du bio. On est pour que toute l'agriculture fasse ce virage agroécologique. Voilà. et qui est pas tout le reste de la population qui doivent en fait manger de la malbouffe produite par une agriculture de plus en plus industrielle et polluante.

Et je le dis aussi à tous ceux qui croient se croient les seuls défenseurs des agriculteurs, si on veut vraiment les protéger et en même temps protéger les consommateurs, ben il suffit d'appliquer le droit parce que pendant les auditions, il se trouve que la Commission européenne nous l'a confirmé. Oui, il est possible d'interdire les importations d'aliments qui ont été traités avec des substances prohibées en France, les interdire à l'importation aux frontières française. Donc par exemple toutes les noisettes qui sont blindées d'étamip et qui viennent d'ailleurs, c'est possible.

C'est juste une question de volonté politique. Mais tout ce que je vous raconte là en fait, ça a été occulté au moment de l'examen de la loi du plomb l'an dernier. Le débat, il a été confisqué en hémicycle, vous le savez.

Le monde scientifique et médical n'a pas eu le droit à la parole dans les auditions qui ont été menées pour la loi du plomb. Alors, dans quel pays on est ? Pour ma part, j'ai été désigné, donc vous le savez, je vous l'ai dit, rapporteur sur la pétition.

Ça me paraissait une évidence qu'on puisse entendre ces scientifiques, ces médecins. Et avec Mathilde Panot, ben on a souhaité qu'avec ce colloque à l'Assemblée nationale et bien le plus grand nombre puisse les entendre. Et ça ça sera l'occasion de ces deux tables rondes qui porteront d'une part sur les dégâts des pesticides, d'autre part sur les alternatives.

On donnera la la parole à des médecins, à des scientifiques, à des représentants de la profession agricole. Ce sera conclu également par Jean-Luc Mélenchon qui est le président de l'Institut de la Boessie. Et je donne maintenant tout de suite la parole à Mathde Panot qui est la présidente de notre groupe parlementaire de la France insoumise.

Merci encore à vous d'être là et je vous souhaite un excellent couloc. [applaudissements] Donc bonjour à toutes et à tous. D'abord évidemment un immense merci à Aurélie Trouvé pour le travail remarquable qu'elle a abattu contre la loi du plomb.

Merci à nos équipes parlementaires, merci infiniment aux intervenants et intervenantes qui sont venus alimenter le travail politique de leur expertise. Et merci à Jean-Luc Mélenchon de venir conclure ce colloque. Alors, ce colloque, il n'arrive pas à n'importe quel moment.

Il arrive à la veille de l'examen de la pétition la plus signée de l'histoire de notre assemblée contre la loi du plomb. Et au moment même où malgré la censure du Conseil constitutionnel dont a parlé Aurélie Trouvé, le sénateur Duplomb continue de vouloir imposer coûte que coûte la réintroduction des néonicotinoïdes. Il arrive aussi dans un contexte international d'explosion du climatoynisme mais aussi d'une violence inédite contre le travail et la parole scientifique.

D'où le fait que votre parole est particulièrement importante aujourd'hui avec euh dans le monde, partout et aussi dans notre pays des financements coupés, des mis sous tutelle du monde académique jusqu'à la censure outreatlantique par l'administration Trump. de mots dans la recherche comme femme, pollution, changement climatique, inégalité ou justice environnementale. Alors bien sûr, aujourd'hui nous allons parler de l'assetamide, mais il s'agit de penser aussi la lutte contre l'empoisonnement du monde, de nommer les empoisonneurs et de les combattre.

Derrière le mouvement populaire de cet été qui proclame que le cancer est politique, il y a une affirmation. Ce sont des choix politiques qui nous rendent malades et il y a aussi un combat. défaire ce qui nous rend malade et ceux qui nous rendent malades.

Desserrer les taux autour des personnes. Refuser ce que certains à grand coup de lobby et de milliards cherchent désespérément à faire retomber sur la fatalité ou les responsabilités individuelles. Cancer, maladie de Parkinson, diabète, obésité, maladie respiratoire, infertilité ne sont plus des maladies mais des épidémies. et les maladies politiques ont des caractéristiques communes.

D'abord, les pouvoirs publics continuent dans l'idéologie de la responsabilité individuelle. Alors qu'une étude publiée dans The Land 7 cet automne estimer que la France est avec Monaco le pays où l'incidence du cancer est la plus élevée du monde. Alors que la maladie frappe des personnes toujours plus jeunes sans facteur de risque individuel identifié, le discours dominant persiste à considérer que les gens sont responsables de leur propre cancer.

Même les patients ont le réflexe de se demander ce qu'ils ont fait de mal. Politiser les cancers, c'est refuser de condamner à la même solitude et à la même détresse des malades mises en danger par l'exposition ou la multixposition à l'amiante, au pesticides, aux nombreuses molécules chimiques, à la radioactivité et bien d'autres agents cancérogènes. Ensuite, deuxième caractéristique, les pouvoirs publics recommencent sans cesse, selon les mots de la sociologue de la santé Annie Tbaumonie, a donné des permis de tuer aux entreprises sans tirer aucune leçon des scandales sanitaires.

Aucune leçon n'a été tirée de l'épidémie du VIH, des décisions ou plutôt des non décisions qui ont coûté la vie à tant de personnes parce que le sida est une maladie de la discrimination, de la ségrégation et de la stigmatisation. Aucune leçon n'a été turée du scandale de l'amiante dont les dangers mortels étaient pourtant connus dès 1905 interdites seulement en 1997. L'amiante est responsable chaque année de 3000 à 4000 maladies professionnelles, 100000 personnes en meurent tous les ans dans le monde.

Aucune leçon n'a été tiré du chlore descon et je suis très heureuse de compter Malcomm Ferdinand aujourd'hui parmi nous. Chlor interdit aux États-Unis dès 1976 mais utilisé jusqu'en 1993 aux Antilles. Dans les Antilles, le taux de cancer de la prostate est le plus élevé au monde.

Les chairs, les eaux, les sols sont empoisonnés pour plusieurs siècles. Aucune leçon n'est tirée du glyphosate. Toujours autorisé alors que je le rappelle, Emmanuel Macron disait qu'il l'interdirait 3 ans après son arrivée à l'Élysée.

Et depuis des années, nous sommes témoins des mêmes drames amiande, glyphosate, chleur décon, néonicotinoïde. Les mêmes raisons sont invoquées. Plus de croissance, plus de bénéfices, plus de marge.

Cette idéologie tue. Troisème caractéristique, les maladies politiques ont une autre cette autre caractéristique, l'effacement des traces. On ne demande pas au malade s'il vit à côté d'un incinérateur, si elle manipule dans son travail des produits toxiques, si les fleurs qu'elle coupe, qu'elle prépare en bouquet dont elle change l'eau sont couvertes de résidus de pesticides.

S'il a vécu la pollution au plan lors de l'incendie de la cathédrale de Notredame ou la pollution de l'incendie de l'ubrisol. Si les cosmétiques, les rideaux de douche, les meubles qui nous entourent ne sont pas plein de perturbateurs endocriniens. Ainsi, on invisibilise l'empoisonnement du monde et ses auteurs et on pratique une politique de l'ignorance car il n'y aura toujours pas, malgré le vote de l'Assemblée, de registre national de cancer.

On fait ainsi disparaître l'injustice de maladie politique qui concerne certes tout le monde, mais frappe d'abord celles et ceux qui ont subi la colonisation ainsi que les classes populaires. Déjà dans les années 80, un ouvrier avait quatre fois plus de risque de mourir d'un cancer qu'un cadre supérieur. Aujourd'hui, c'est 10 fois plus.

On invisibilise la privatisation des profits générés par ce qui rend malade quand les conséquences des maladies sont elles collectivisées et après on nous rabâche la même propagande sur le trou de la sécurité sociale jusqu'à certains qui font double profit sur nos maladies puisque par exemple bailleur vend à la fois des pesticides mais aussi des traitements anticancer. Enfin, les maladies politiques prolifèrent sur la destruction de l'État au profit de la loi du marché, destruction du corps des inspecteurs du travail, simplification de normes qui ne sont que la destruction de règles, refus d'appliquer le principe de précaution, coupe budgétaire sur les centres de lutte contre le sida. Politiser la maladie, refuser les pesticides, refuser la violence chimique, faire nombre pour rompre avec ce système mortifère qui crée des conditions dégradées d'habiter le monde.

Oui, il faut rompre avec ce système qui fait primer les intérêts industriels sur la santé publique, des luttes des ouvrières et ouvriers agricoles avec le coadept pour la reconnaissance et l'indemnisation des victimes du clore déconne aux luttes contre le mercur en passant par les luttes qui ont permis d'interdire la miande dans notre pays. Les luttes des associations et syndicats qui organisent encore aujourd'hui les mobilisations pour dire non à du plomb ou pour accompagner les malades des pesticides jusqu'au groupement d'intérêt scientifiques sur les cancers d'origine professionnelle qui recensent patiemment et malgré le manque de financement l'exposition au cancérogène partout la lutte s'organise car fleur bretau a raison a raison pardon si le cancer est politique la colère est politique et la riposte est politique. Merci beaucoup à vous. [applaudissements] [applaudissements] Donc on va commencer immédiatement la première table ronde.

Donc table ronde qui s'intitule conséquence de l'acétamide et des produits phytosanitaires pour le santé et le vivant. Il y aura ensuite une deuxième table ronde qui s'intitule cette fois les alternatives à l'acétamide et au phyosanitaires chimiques. Quelle politique publique et de recherche de développement et de soutien des agriculteurs ?

Et je veux remercier infiniment celles et ceux qui sont autour de la table. Et je vais commencer par Philippe Grandcola, directeur de recherche au CNRS, directeur adjoint scientifique national de CNRS écologie et environnement que je remercie infiniment d'être là. Et donc je vais d'abord laisser la parole un à un aux intervenants pour une durée d'environ 10 minutes et puis ensuite on n'hésitera pas à vous poser des questions.

Merci encore à vous d'être ici. Merci. Merci beaucoup pour cette invitation.

Je vais essayer d'être bref donc dans le temps imparti de vous dresser un tableau qui est pas celui comment dire d'une figure d'épouvantail. Là, c'est prite qui est une substance bien entendu dont on peut lister tous les inconvénients mais essayer de dresser un tableau général sur les pestis de manière à contextualiser le problème. Euh vous savez que la biodiversité sont pas seulement c'est pas seulement une collection d'espèces, ce sont des populations dans lesquelles il y a des individus avec des constitutions génétiques qui sont plus ou moins capables de faire avec des aléas, avec des antagonismes, notamment les substances chimiques que l'on met dans le milieu naturel sont aussi des espèces qui interagissent.

On a tous en mémoire bien sûr la la question de la pollinisation avec le rôle essentiel d'un certain nombre d'espèces mais on pourrait multiplier les exemples. Les insectes ne nuisent pas seulement au pollinisateurs et à travers eux à l'agriculture qui a besoin de pollinisation, mais ils nuisent également à la structure des sols, à la manière finalement dont les sols peuvent rester fertiles sur le long terme. Donc on a besoin pour comprendre tous ces phénomènes de suivi de long terme.

On a pas besoin seulement d'études de toxicologie au laboratoire. On a aussi besoin de comprendre ces phénomènes dans le milieu naturel. Alors pour parler des risques encour l'exposition à l'acétamide, il faut bien se rendre compte qu'un risque il est fonction finalement du danger que représente une molécule.

Le danger représente une molécule finalement c'est sa toxicité. Alors, par définition, un pesticide, c'est une molécule toxique puisqu'elle est faite pour affecter des êtres vivants. Le premier problème qu'on rencontre avec cette représentation culturelle, la toxicité dans nos sociétés, c'est que elle est vue comme ciblée et c'est malheureusement une erreur, hein.

Il y a une métaanalyse, donc une espèce d'analyse statistique de synthèse qui a été faite récemment sur l'ensemble des substances actives qui sont autorisées dans le monde et on se rend compte en fait que le ciblage est défaillant. Autrement dit, les insecticides ne nuisent pas qu'aux insectes. Les hericides ne nuisent pas qu'aux plantes et les fongicides ne nuisent pas qu'aux champignons.

Et quand bien même ce serait le cas, ça pourrait poser problème. Bien entendu, hein. On peut rappeler évidemment le cas d'un certain nombre de substances comme celles qui ont été évoquées qui nuisent à la santé humaine alors qu'elles sont à l'origine insecticide.

On sait par exemple que glyphosait été breuveté dès l'origine par son fabricant comme un antibiostatique. Donc on sait très bien qu'il a un effet sur la structure bactérienne ou fongique des sols ou sur le microbiote des êtres humains humains y compris. Donc ce risque, il est fort par construction et c'est bien le problème.

Il est fort parce que généralement il il est il l'insecticide, le fongicide ou le l'herbicide cible des fonctions biologiques qui sont conservées dans le vivant. On a des fonctions biologiques, par exemple la structure du système nerveux qui peut être conservée chez des insectes et chez des humains à travers 400 millions d'années d'évolution. Et ce qui peut affecter l'un peut de fait affecter l'autre.

Il y a également bien sûr des effets qui sont liés à la structure chimique de la molécule et qui sont pas forcément liés à la similarité entre les êtres vivants. Mais là encore, c'est quelque chose d'assez répandu. Un autre élément qu'on a du mal à comprendre, c'est la question de la toxicité chronique par rapport à la toxicité aigue.

Alors, j'ai eu l'occasion sur un plateau de télévision de faire sursauter des journalistes en leur prenant la comparaison de la toxicité pour l'alcool chez les humains, leur disant que le problème n'est pas de savoir à partir de combien de bouteilles de cognac ou de whisky on tomberait de mort. Le problème, c'est de savoir à partir de quelle dose journalière exagéré que l'on va consommer pendant 5, 10, 15, 20 ans au risque des problèmes de santé. Le problème c'est que ce type d'étude bien évidemment est plus compliqué à mener hein.

C'est facile de voir l'effet toxique immédiat par exemple d'un insecticide sur des abeilles au laboratoire. On regarde combien l'abeille meurt. On détermine ce qu'on appelle une dose létale de 50 %.

Euh c'est beaucoup plus difficile de juger sur le long terme des effets qui peuvent être très difficiles à détecter sur les abeilles. Par exemple, les néonicotinoïdes sont très célèbres pour avoir causé des effets de désorientation des butineuses. Alors, on a des expériences qui ont été menées notamment par des labos français qui ont posé des puces et réfidé sur des abeilles qui ont mesuré le retour à la ruche et on s'est aperçu comme ça que les abeilles avaient un problème neurologique avec des doses infimes de pesticides et qu'elles avaient du mal à revenir à la ruche. et donc de fait à survivre tout simplement sont des insectes sociaux.

Donc cette toxicité chronique, elle est mal évaluée lors des autorisations de mise sur le marché. précisément parce qu'elle est difficile à évaluer et c'est bien c'est bien le problème. Il y a aussi très souvent on observe aussi des opinions qui sont du domaine du relativisme quand on va vous dire par exemple l'acétamy c'est le moins toxique de tous les néonicotyoïdes.

Alors sachant qu'un l'imidiaclopride ou le taclopride on a besoin d'un milliardième de grammes pour tuer une abeille qui pèse 020 g. euh finalement être 1000 fois moins toxique que le Tiaclopride, ça reste malgré tout être extraordinairement toxique. Et malheureusement là encore, il y a des études dont une qui vient de paraître dans un grand journal scientifique qui montre que d'une manière générale, euh l'agrochimie fait bien son travail, si je puis dire, puisque la toxicité globale de toutes les substances actives augmente à mesure que le temps passe.

Tout simplement parce que les personnes qui conçoivent ces molécules font un travail de plus en plus efficace en terme d'action contrôle vivant. Alors cette toxicité, elle nous affecte évidemment en fonction de notre exposition. On pourrait se dire qu'il est dangereux pour un agriculteur dépendre un agriculteur pardon dépendre des substances à pesticides.

C'est bien le cas. Toutes les études de corte montrent le danger qu'il a à se trouver confronté à ce type de substance. Mais je laisserai mes collègues médecins toxicologues en parler.

Mais il y a d'autres aspects qui sont moins souvent mentionnés. Il y a également tout simplement la mobilité de la substance. On le sait là, c'est à MPRI par exemple ou le Flupira d' Furon qui est cité dans la proposition de loi qui vient d'être déposée par le sénateur Laurent Duplomb au Sénat.

Euh, on sait ces substances, elles sont solubles dans l'eau et de fait elles voyagent et on les a retrouvé par exemple dans l'eau de pluie au Japon. Alors bien sûr en quantité moindre, mais en terme de toxicité chronique, il reste néanmoins un risque d'exposition de ce point de vue-là. Il y a également un autre élément dont vous avez certainement entendu parler qui est appelé d'une manière assez assez pitoresque effet cocktail.

Mais là l'effet cocktail n'est pas du tout agréable. L'effet cocktail ça consiste à mélanger les substances et se rendre compte que leur toxicité augmente du fait de cette substance. Par exemple le cas de l'acétamipride sa toxicité augmente de 100 fois.

Donc là, le l'espace de moindre toxicité par rapport à d'autres molécules se réduit quand elle est en présence d'un certain nombre de fongicides. Et malheureusement, comme toutes ces substances ont une relative persistance dans le milieu naturel, elle reste à l'état de trace dans un grand nombre de parcelles de culture. Elles peuvent voyager avec l'eau dans des parcelles adjacentes.

Et donc ces effets cocktails peuvent advenir même si l'agriculteur a suivi les précautions d'emploi qui n'a pas administré plusieurs molécules en même temps. Et de ce point de vue-là, je dirais juste un commentaire, même n'étant pas juriste, hein, mais sur la censure qui a été celle du Conseil constitutionnel sur l'article 2, la loi du plomb. C'était une sension malheureusement en tant que scientifique et qu'écologue, je trouve relativement imparfaite puisque le fait de spécifier sur quelle filière, sur quelle parcelle et pour quelle durée de temps on n'est pas un produit, ce n'est pas suffisant dans la mesure où ces produits sont persistants dans le lieu naturel et surtout parce que ces produits sont mobiles.

Pour parler de la dernière dimension finalement qui nous permet de mesurer le risque en couru, c'est la dimension de la vulnérabilité. à quel point finalement nous sommes vulnérables à certaines substances. Alors ça peut dépendre de notre proximité avec l'organisme ciblé.

Ça peut dépendre malheureusement de coïncidences dans la structure moléculaire des cellules qui font que telle ou telle molécule va être capable de de pénétrer. Ça peut dépendre de notre stade de développement. On l'a vu avec l'acétamite qui malheureusement passe la barrière placé et donc est à même d'affecter des fétus.

Et malheureusement, les dommages peuvent être multiples. Les substances peuvent être ciblées pour être neurotoxiques comme l'acétamyde ou fluiradifur, mais néanmoins, ça ne les empêche pas d'être génotoxique, c'est-à-dire de d'endommager l'ADN de nos cellules, d'être cytotoxique, c'est-à-dire de modifier le fonctionnement d'une cellule vivante, d'être reprotoxique, c'est-à-dire de s'attaquer à notre système reproducteur, hein, par exemple baisse de fertilité chez les humains entre autres, mais chez l'abeille également. perturbateur endocrinien, c'est-à-dire que ça va modifier finalement notre développement et et quelquefois le perturber et puis enfin cancérogène.

Donc ce passage des barrières ce n'est pas le même pour toutes les molécules et dans le cas de la cétamipride, on peut effectivement s'inquiéter puisque on l'a retrouvé dans le liquide céphalorachien des enfants et qu'il est capable également de passer la barrière placataire. Ça veut dire que quelque part notre vulnérabilité est beaucoup plus importante avec ses substances qu'avec d'autres. Et l'effet chronique est bien évidemment lié à cela également puisque ça veut dire quelque part que notre corps est capable de l'intégrer et donc il va pouvoir agir à l'intérieur de notre corps pendant plus longtemps.

Je voudrais pas que de ce fait on oublie les effets systémiques. He c'est vrai que quand on parle de pesticides on pense immédiatement toxicité et on pense finalement déclin de la biodiversité ou problème de santé pour les humains. Il y a également un problème finalement de fonctionnement des écosystèmes. des écosystèmes aujourd'hui par exemple dans lesquels on a 25 % des sols agricoles qui sont dégradés en France métropolitaine des écosystème dans lequel les populations d'oiseaux ont baissé de 30 % en l'espace de quelques décennies les écosystèmes dans lesquels dans les milieux agroindustriels les insectes ont baissé en densité population de 80 % sont évidemment des écosystèmes qui fonctionnent moins bien et nous en sommes dépendants et nous en tirons évidemment moins d'avantage.

Je voudrais aussi juste pour finir rappeler la question des autorisations de mise sur le marché que j'ai brièvement évoqué. Il faudrait évidemment dans un monde futur un peu mieux construit qu'elle puisse finir par intégrer beaucoup plus les questions de toxicité chronique, qu'elle puisse intégrer également les questions d'effets cocktail. Alors, il faut savoir, c'est très compliqué parce que les effets cocktail, ça peut être une substance active et c'est coformulant.

Ça peut être entre une substance active et d'autres substances actives d'autres produits. Puis ça peut être aussi quelquefois avec par exemple des métaux kélateurs qu'on retrouve dans les sols. Donc finalement étudier la toxicité chronique et les effets cocktail, c'est une tâche de longue haleine et ça permet justement de faire référence un peu au temps de la science.

Quand on parle, voyez, de des autoris pardon des autorisations de mis sur le marché et de ce que l'on peut craindre de telle ou telle substance, on pense avoir finalement une connaissance équivalente pour l'ensemble de ces substances. Alors qu'en réalité cela varie beaucoup. Pour prendre juste trois exemples, glyphosate a été a été conçu dans les années 60.

Aujourd'hui, on a à notre disposition 180000 publications scientifiques qui traitent du glyphosate. Donc ça permet d'avoir une certaine connaissance de ce que représente le glyphosate comme danger et comme risque éventuel. Pour autant, c'est pas forcément parfait parce que cette recherche, elle est faite de depuis la liberté des différents laboratoires et quelquefois il faut que les États aussi puisse susciter des appels d'offre par rapport à des thématiques qui sont stratégiquement beaucoup plus importantes.

Pour la CTA Miipride, on en est à 30000 publications aujourd'hui. Donc on connaît beaucoup de choses. On sait que la Camris une catastrophe au plan de la toxicité chronique pour les insectes polynisateurs par exemple, on va le dire aussi pour la santé humaine.

Pour le fleupiradifur qui est un peu mis en avant dans cette nouvelle proposition de loi, on a actuellement aujourd'hui 4000 publications et on sait déjà que c'est une substance dangereuse pour les pollisateurs, pour les abeilles, que c'est une substance persistante, mobile, qui a une action systémique. On sait que c'est une substance finalement qui pose de graves problèmes de fait du fait de son utilisation. On sait encore relativement peu de choses en regard de la santé humaine à son propos et ça devrait non pas nous amener à l'autoriser mais à se poser la question d'un principe de précaution he qui est un peu différent du principe de prévention hein.

Quand on sait que le produit est dangereux comme pour l'ac prix de sa relève de la prés pardon de la prévention de ne pas l'utiliser en ce qui concerne par exemple la flupira diffurent. on est plus sur un principe de précaution par rapport à la santé humaine uniquement mais pas du tout par rapport à la biodiversité. Et là aussi on devrait être clair sur ce sujet.

Et pour finir, je veux juste évoquer le paquet Omnibus qui a été mise en avant récemment par la Commission européenne qui de ce point de vue-là est une catastrophe. Tout simplement parce que vous le savez, les autorisations de mise sur le marché sont réexaminées périodiquement même si c'est pas aussi souvent qu'on pourrait souhaiter. Et ces autorisation de mis sur le marché comme je viens de vous l'expliquer ne prennent pas forcément en compte toutes les questions de toxicité, d'exposition ou de vulnérabilité.

Donc il est important que la science puisse continuer à saisir de ces questions et qu'on puisse revenir sur ces autorisations au vu de la connaissance. nier le fait qu'on puisse revenir sur des autorisations de mis sur le marché, c'est tout simplement un dénit de science et et évidemment c'est c'est une inaction qui peut nous coûter cher, même si dans un premier temps, elle peut nous sembler économique en terme de frais de fonctionnement pour les agences de sécurité sanitaire ou pour un certain nombre d'acteurs industriels. Évidemment, pour le futur, on va le payer très cher en matière de services écosystémique et de santé humaine.

Voilà donc un bref résumé sur la situation. [applaudissements] Merci beaucoup. Alors, je vais passer la parole maintenant à Franceline Marano que je remercie encore d'être avec nous.

Donc, qui est professeur émérite de biologie cellulaire et toxicologie à l'université de Paris et autrice de nombreux ouvrages dont toxique santé et environnement de l'alerte à la décision, notre ère est-il respirable ou encore les crises sanitaires environnementales ? Comment les éviter ? Merci d'être avec nous et je vous laisse la parole.

Merci beaucoup. Alors, on va juste ouvrir le le micro. D'abord, merci à tous d'être ici.

Je pense que c'est important de d'échanger sur ces questions où beaucoup de fake news circulent. Et merci à Philippe d'avoir introduit parce que je pense qu'il a déjà dit beaucoup de choses. Alors, nous avons prévu en fait tous les deux euh donc Pierre-Michel Perinot et moi un petit diaporama pour fixer les choses.

Je vais faire une présentation globale parce que les pesticides c'est un tout et en fait il faut comme ça a été dit les voir aussi dans un contexte beaucoup plus général de d'une contamination générale de notre environnement et de nous-mêmes. Nous sommes tous contaminés par des produits chimiques. C'est terrible à dire mais c'est la vérité et on va le voir.

Alors là, nous allons parler quand même essentiellement des pesticides. Moi de façon globale et Pierre-Michel va vous parler de la cétamiprie. Et j'ai voulu commencer par cette belle photo dans un vignoble avec un viticulteur qui est en train de traiter ses vignes avec un pesticide.

Alors peut-être un fongicide parce qu'on utilise beaucoup ça dans les vignes. Vous voyez, il y a un nuage un nuage tout autour. Vous savez sans doute que bon en fait on limite ensuite pour les épendages à quelques mètres des rivins hein.

Il faut savoir à travers une étude qui vient d'être publiée, elle a été publiée au mois de septembre, l'étude pestiive pour voir justement comment ces épendages pouvaient se répandre dans l'environnement. Ça peut aller jusqu'à 1 km à partir de mesures très précises dans l'atmosphère, hein. Donc au cours de ces épendages, donc à 1 km.

C'est-à-dire que si vous avez une école euh un euh une un épad à côté euh donc tous ces personnesl ces personnes fragiles vont être soumis à ça. Et puis autre chose, vous voyez que le viticulteur, il a une combinaison hein qui le protège. Il a aussi un masque un masque à gaz comme pendant la Première Guerre mondiale hein. des lunettes, c'est bien, c'est une bonne protection.

Mais ce qui a été montré récemment, c'est qu'en fonction du type de protection de vêtements protecteurs qu'ils prennent, si ce sont des vêtements protecteurs qui sont pas chers, et bien en fait ça ne protège de rien du tout. Ça passe en fait la barrière du vêtement et ça s'accumule en dessous. De sorte que donc les viticulteurs peuvent s'imaginer être protégés, ils ne le sont pas.

Alors, il y a des équipements qui sont très efficaces mais qui sont très chers et souvent les agriculteurs en général ne pour des raisons financière qu'on comprend bien n'utilise pas les euh donc les équipements qu'il faudrait. Donc vous voyez déjà rien qu'avec une photo, on peut se rendre compte des problèmes que posent ces épendages et ces ces contamination. Alors euh pour avoir une idée de la situation de la France pour l'utilisation des pesticides à travers l'Union européenne, vous voyez ici sur il s'agit en fait d'un d'une grande carte qui qui correspond à des mesures de 2020.

Alors, on les spécialistes m'ont dit tout à l'heure que ça n'avait pas évolué parce que malheureusement la la l'utilisation de pesticides en France ne diminue pas. Alors qu'au Grenelle de l'environnement où j'étais présente en 2004, on avait demandé que il y ait une diminution de moitié en en 2010, hein. Donc vous voyez alors la France première euh alors on peut pas dire que c'est la meilleure élève là, première de la classe en donc en utilisation de pesticides.

Vous voyez que ce sont essentiellement des herbicides et des fongicides, moins de donc d'insecticides mais donc une quantité en tonne puisqueactuellement on a beaucoup de mal à avoir des données aussi précisément pour chaque agriculteur hein et c'est ce qui a été demandé dans l'étude pestier dans les recommandations en particulier. beaucoup de difficultés à avoir des des données euh disons par exploitation, donc des données globales de vente, hein. C'est ça qu'on a en fait pour pouvoir faire ensuite des études.

Ensuite, vous voyez l'Italie, l'Allemagne. Bizarrement ici, il y avait pas de données sur cette carte pour la l'Espagne. Bon, on peut se poser des questions aussi là.

Alors bon euh comme à quoi commence est-on exposé à tout cela à ces pesticides ? d'abord par l'environnement vient de le voir hein. En fait, vous avez donc des traces qui sont trouvées dans l'eau, dans les sols, dans l'air à proximité des épendages, dans les poussière domestique.

Et en fait, c'est des choses qu'on connaît depuis déjà longtemps, hein, des mesures qui ont été faites de façon donc relativement ponctuelle, mais cette étude qui a été cofinancé pour avoir une idée beaucoup plus large, l'étude pestiive beaucoup plus large et très très scientifique de c à la fois de ce qui ce qu'on trouve dans l'air, dans les sols, dans l'eau, dans les aussi dans les plantations à proximité des des maisons et dans à l'intérieur des maisons dans les poussières. Euh et bien cette étude donne des résultats absolument probants. Vous pouvez la trouver sur internet sur le site de l'aness puisque c'est l'aness qui a fait ce travail et vous aurez toutes les indications permettant de se rendre compte de ce que ça signifie que ces épendages.

Ensuite, il y a l'alimentation. Alors là, on va voir qu'il y a des valeurs limites donc qui sont données des ce qu'on appelle des donc des DGA euh des doses journalières acceptables mais en fait on se rend compte que bien souvent elles sont dépassées parce que les contrôles dans l'alimentation sont quand même très difficiles à faire et que donc en particulier dans les produits transformés, on va retrouver ce type de contamination. Alors euh tout à l'heure vous avez donc Philippe Grancola vous a expliqué que ce qu'on fait nous quand on fait des mesures de pour évaluer les produits phytosanitaires et les pest donc parce que dans quand on parle de pesticides, c'est un terme générique mais il y a pas il y a pas que les phytosanitaires, il y a aussi les biocdes qui sont à inclure.

Donc ce qui nous intéresse là, insecticide, herbicide et donc fongicide, ce sont des phyosanitaires. Mais je vais utiliser le terme pesticide parce que c'est le terme général, hein. Alors en fait quand on fait ces évaluations, c'est quand un industriel veut mettre sur le marché une nouvelle molécule, il va s'adresser à des agences et là donc l'agence européenne c'est l'fsa, l'agence française c'est l'anestre et ce sont ces agences qui vont donner les autorisations de mémise sur le marché.

Pourquoi ? pour faire une évaluation du danger. C'est ce qui a été expliqué tout à l'heure, c'est-à-dire de façon intrinsecte, est-ce que cette molécule, elle peut provoquer des dangers pour la santé, pour la biodiversité, pour l'environnement donc en général et c'est fait selon des protocoles réglementés qui sont très très en fait très déterminé depuis la la moitié du 20e siècle et dans les la 2è partie du 20e siècle, il beaucoup de protocoles qui ont été mis en place et qui ont très très peu changé alors que la science a beaucoup changé et que les connaissances en biologie, je suis biologie cellulaire et moléculaire de formation et dans c'est ce que j'enseignais à l'université et toxicologue ensuite et bien tout ça ça a beaucoup changé et on n' pas intégré toutes ces données de sorte que c'est ensuite les publications qui sont faites dans les laboratoires de recherche qui peuvent donner les informations qui vont permettre d'aller plus loin dans la connaissance de ces molécules et c'est pour ça qu'il y a tellement de confrontations entre les experts que donc les les scientifiques académiques et euh euh les données qui viennent de ces donc de ces agences qui font de la réglementation avec ces protocoles qui sont très ciblés.

Alors donc elles vont faire une évaluation c'est alors c'est complexe. Vous pouvez trouver aussi sur par exemple sur le site de l'enceste comment on fait. Alors, il faut quand même dire que les experts dans ces euh dans ces agences, ce sont aussi des gens comme nous, hein, mais on est soumis à suivre les protocoles qui sont réglementés, hein.

Et j'étais je pensais que c'était important que vous compreniez ça parce qu'il y a souvent des débats autour de ça. Pourquoi est-ce qu'il y a de par exemple des différences aussi entre une agence et une autre dans les évaluations ? c'est qui peut se faire qu'une agence va prendre uniquement les protocoles qui sont fournis par les industriels alors qu'une autre agence, c'est ce qui s'est passé entre l'FSA et l'anesse, une autre agence et bien elle va utiliser de façon beaucoup plus importante les publications qui sont sorties venant des études académiques à comité de lecture dans des journaux qui sont répertoriés comme étant des journaux scientifiques sérieux, hein.

Voilà. Donc c'est c'est ça qui inclut aussi fait qui fait qu'il y a ces toutes ces difficultés donc dans les appréciations et les débats qui peuvent se faire. Ensuite bien, il va falloir faire des mesures d'exposition mais elles sont toujours faites après ces mesures d'exposition.

Toujours. On met le produit sur le marché. Euh donc en plus, il faut savoir qu'il y a la substance active qui est évaluée par l'Fsa et vous avez la le donc le produit fini avec les toutes les molécules qui sont associées qui sont pas évaluées hein et euh donc euh et qui forment le la le le le produit qu'on va mettre sur euh sur les disons sur les les végétaux.

Et euh bon et et en fait il y a donc il va cette mesure de l'exposition, on l'a fait après hein parce que forcément il faut attendre que ça soit utilisé pour savoir à quoi ça sert. Alors ce sont des d'autres agences qui font ça en particulier en France c'est santé publique France qui qui fait ses ses études d'exposition avec l'encèse comme je le disais tout à l'heure pour les mesures dans l'environnement. Il y a l'INERIS aussi.

Donc tout une série d'agences euh BRGM aussi dans certains cas pour certaines choses. Quand il y a tout ça, l'INRAE, toutes ces agences qui vont enfin là Inrae c'est pas une agence hein mais donc là tout en fait il va y avoir après toutes sortes d'études et c'est pour ça qu'il faut absolument tenir compte de de la suite pour pouvoir ensuite remettre en question d'où la problématique de la loi omnibus qui était évoquée tout à l'heure qui pour nous les scientifiques est absolument inacceptable. Alors ensuite, alors l'exposition c'est pour l'environnement général, l'extérieur et pour savoir ce qu'on absorbe, c'est pas la même chose.

Ce sont les études de biosurveillance. Il y en a toute une série qui ont été faites au cours du 21e siècle hein que je j'évoque ici. Et c'est à partir de là qu'on pouvait pouvoir faire une évaluation de risque, c'est-à-dire faire le calcul du l'évaluation donc à partir de l'évaluation du danger, on a des ce qu'on appelle des VTR, des valeurs toxicologiques de référence et puis l'exposition, on va faire une évaluation de risque.

Alors donc je sens que je vais être beaucoup trop longue à partir de là. 12, c'est ça. Voilà.

À partir de là, donc on a euh on donc il y a on a classé des molécules et en particulier les produits phytosanitaires ont été classés. Il y a aussi donc à en dehors de des de ce que je viens d'évoquer euh il y a des agences de l'OMS comme euh la donc le centre international de recherche sur le cancer qui elle est focalisée sur le cancer et qui va donc à partir de toutes les données qui sont acquises au dans donc en enfin dans les publications hein et pas seulement les preuves des donc les données qui viennent des industriels bien évidemment à partir de toutes les données vont faire des classements de molécules mais uniquement pour le risque cancer. Alors dans le groupe 1, ce sont des des agents qui sont euh cancérigènes certains avérés.

Le groupe 2 A, c'est des cancérigènes donc vraisemblables hein donc mais euh bon pour lesquelles il faut encore faire des des études pour être certain que il soit donc avéré. C'est et puis le groupe 2B donc c'est des des cancérigènes possibles. Le malheur c'est que et alors le groupe 3 c'est parce qu'il y a pas suffisamment d'études pour cela.

Pour les pesticides, malheureusement, il y a très peu de molécules qui ont été réellement évaluées et donc seulement une une soixantaine de molécules, souvent des évaluations anciennes parce que ça coûte cher de faire des ces évaluations, il faut des experts à travers le monde entier pour pouvoir les faire pour des monographies. Ça coûte cher. L'OMS, vous le savez, est dans une situation financière qui n'est pas très pas terrible.

Et du coup bien voilà, là on a un déficit de données qui vient pourtant d'une agence internationale qui devrait nous permettre d'avoir ces estimations des risques en ce qui concerne les cancers. Autre évaluation qui est faite maintenant de façon assez systématique mais pas dans les pas de façon correcte en tout cas dans les protocoles réglementaires, c'est l'évaluation de la perturbation endocrinienne. Pourquoi est-ce que c'est c'est pas traité exactement comme le reste ?

C'est parce que ce sont des données de la de la recherche en biologie qui sont venues tardivement au cours du enfin à la fin du 20e siècle début 21e. On n pas tous les tests qu'il faut pour ça et en particulier des protocoles qui soient acceptés de donc dans le cadre justement de ces dossiers réglementaires et de sorte que très c'est très souvent des études de laboratoire qui vont faire qu'on aura on va pouvoir dire telle molécule et et à une activité de perturbation endocrinienne ou pas. Or, il y a énormément de produits euh donc euh des phytopharmaceutiques, vous voyez, herbicides, fongicide, insecticides qui sont des perturbateurs endocriniens, mais qui ça a été montré essentiellement à partir des d'études académiques.

Donc euh c'est pas forcément pour ça que ça va être tiré sur le marché alors qu'on sait que ça va jouer un rôle tout à fait déterminant. Ensuite ensuite en terme de pathologie. Alors, je vais arriver aux pathologies maintenant.

Alors, et puis bon, donc si quand même là ici, c'est important l'imprégnation, l'étude de l'imprégnation de la population. Je disais tout à l'heure qu'on était tous imprégnés euh par des produits chimiques, hein. C'est ce qu'on que montre la dernière étude de santé publique France qui s'appelle Esteban et qui sur des centaines de molécules a pu montrer cette imprégnation tout à fait impressionnante.

Et j'ai voulu la focaliser sur une qui me paraît vraiment importante qui est malheureusement un peu ancienne de 2011, l'étude d'elfélécules dans les cheveux des femmes enceintes. parce qu'on verra c'est la cible en fait et elles sont elles sont déterminées enfin on a retrouvé donc des des produits phytosanitaires quasiment chez toutes ces femmes et qui ont été testées dans cette étude et donc avec la problématique qu'on va voir tout à l'heure de l'impact sur la justement la période fétale. Alors en effet, ce qui aussi est apparu à fin 20e siècle, bon 21e siècle, début 21e siècle, c'est cette importance de l'exposition aux produits chimiques pendant la période fétale, mais pas seulement, aussi chez les parents disons qui sont en âge des jeunes qui sont en jeunes ou moins jeunes qui sont en âge de procré, c'est-à-dire les effets directement sur les ovules et sur les sperm Il faut pas oublier ça.

Il y a pas que les ovules he qui peuvent être la cible de ces contaminants chimiques. Je viens de dire qu'on est tous imprignés par des ces contaminants chimiques dont des produits phytosanitaires et donc des effets sur les gamètes en les modifiant pas toujours avec des mutations, ça peut être aussi avec ce qu'on appelle nous des effets épigénétiques, c'est-à-dire la modification de autour des gènes qui des de l'environnement des gènes. Ce sont des protéines qui sont associées puis des c'est assez complexe des modifications qui vont permettre aussi ensuite aux gènes de s'exprimer c'està-dire de constituer ce qu'on est en fait et de donc nos fonctions fondamentales.

Et ça c'est absolument déterminant aussi ces effets dit épiténétiques qui se peuvent se transmettre ensuite au fétus et il y a des effets qui peuvent se faire directement sur le fétus. C'est pour ça que pour nous cette période donc de la la donc de la période embryonnaire et préembryonnaire embryonnaire puis ensuite chez le tout jeune bébé pendant les 1000 premiers jours. C'est vraiment la cible.

C'est si j'ai un message à à porter là, c'est là qu'il faut protéger en priorité, hein. Alors pour donc là alors ici l'étude Pestiive hein Pestirive qui nous a bien montré que en fait il y avait une exposition et ce qu'on pouvait attendre ça l'a prouvé vraiment hein il y a une exposition qui est beaucoup plus importante à proximité des zones qui sont traitées par des donc des produits phytosanitaires. Donc là ici c'était les vignom mais ça serait la même chose et ça a été montré auparavant dans d'autres études par exemple sur les les céréal enfin les dans les zones céréalières ou dans les vergers c'est pareil hein.

Il y a donc une exposition donc des Rivrins jusqu'à 1 km avec un gradient et plus d'expositions pendant les les périodes des pandages et vous avez compris sur la première diapositive pourquoi et pendant aussi et donc qui peut persister dans le temps hein avec des mesures dans les qui ont été réalisées à l'extérieur mais aussi des mesures de biosurveillance c'est-à-dire les des dosages dans dans les cheveux, dans les urines pour voir exactement quelle était l'exposition interne. Et ce qui m'a moi beaucoup frappé dans cette étude et bien ce que je vais terminer, ce qui m'a beaucoup frappé dans cette étude, c'est qu'en fait et bien les en fait les enfants sont plus donc sont plus contaminés que les personnes adultes. D'où la question de la protection des plus jeunes.

Alors pour pour terminer et avant de passer à la cétamitride les effets dans à travers l'étude qui était réalisé deux études qui ont été réalisées par l'incerm qui sont des expertises collectives sur l'impact des produits phytosanitaires des pesticides sur la santé une en 2013 une en 2021 et qui sont faites à partir de toutes les données de la public des publications académiques à travers le monde. selon des critères très sérieux de de enfin disons de sélection de ces publications. D'abord ce qui apparaît dans la dans les études dans les deux études hein, elles sont été c'est qu'il y a des effets neu des donc entre pesticides et maladies neurologiques, des effets sur les maladies de Parkinson à sur les professionnels mais aussi sur les non professionnels maladies d'Alzheimer trouble cognitif.

En ce qui concerne les cancers et bien là c'est surtout le cancer de la prostate et les cancers non skiniens qui sont donc du sang qui sont qui sont donc vraiment considérés comme avec un lien tout à fait avec une présomption forte de lien et les miélomes et puis dans les deux expertises aussi une présemption forte d'un lien entre exposition alors professionnel et domestique au pesticides de la mer pendant la grossesse et le risque de leucémie. Donc vous voyez là encore un ciblage euh qu'il faut vraiment avoir en tête sur le fait qu'il faut protéger cette période qui est une période cruciale. Et je pense que je vais maintenant passer alors oui une dernière diapo sur les cancers du sein et je m'arrête après je passe la voilà sur les cancers du sein c'était plus compliqué.

Il y avait pas de dans la première étude de 2013, il y avait pas de lien absolument clair et dans la la l'étude de 2021 là par contre on a trouvé qu'il y avait un lien effectivement entre cancer du sein et l'exposition à certains pesticides mais des pesticides anciens en fait dans ces études. Alors bon, il faudrait sans doute donc avoir une une évaluation plus fine là de de cette question des cancers du sein. Et je passe la parole maintenant.

Merci beaucoup. [applaudissements] C'était très pédagogique. Merci beaucoup.

Donc on va continuer avec Pierre Michel Perinot qui est médecin et coprésident d'alerte des médecins sur les pesticides qui mélite notamment pour des mesures de prévention pour restreindre l'usage des pesticides tant sur les professionnels que pour les voisins. Je vous remercie d'être ici et je vous laisse la parole. Bien merci de votre invitation.

Euh je rebondis juste sur la fin de l'expertise Incerme pour que vous compreniez bien pourquoi on a quelques inquiétudes sur la cétamiprie. Euh dans cette expertise lors d'exposition euh maternelle euh professionnelle ou domestique, il a été démontré un lien euh avec les troubles du développement euh neuropsychologique et moteur de l'enfant également. Donc ça on est toujours dans le général, on n'est pas encore dans l'acétamy pride mais on y arrive.

Alors moi j'ai donc la tâche de vous donner quelques idées sur l'acétamide. Laamite pride, c'est un alors il faut faire il faut il faut regarder des images. D'abord euh vous regardez en haut à gauche, vous voyez une synapse, c'est une synapse, c'est le c'est la jonction entre deux neurones.

Les petits points bleus, c'est l'acétoline. L'acétylcoline, c'est un neuromédiateur. Et les petits points jaunes, c'est une enzyme qui va détruire ce neuromédiateur.

Jusque là, tout va bien. Si vous regardez en haut à droite, vous avez un autre schéma. le pointeur, le pointeur qui doit être celui-là.

Et avec le pointeur, vous voyez là l'acété colline qui vient se fixer sur un drôle de petit canal jaune. Ce petit canal, c'est un récepteur, un récepteur à l'acété coline. Et donc ce ce produit ce neuromédiateur va se fixer dessus et entraîner la transmission synaptique.

Et grâce à la présence de l'enzyme qui est là, il va le le ménage va être fait assez rapidement et et l'acylcoline éliminée. Quand vous avez à la place de l'acécoline les néonicotinoïdes, bah ils vont prendre exactement la place de la de l'acétine et induire un la même chose, sauf que la l'enzyme ne sera n'est plus efficace sur eux et donc vous avez en fait des effets inverses. Donc on appelle ça un agoniste parce qu'il a la propriété de faire comme de se fixer également sur le récepteur à l'acétide colline mais il fait pas tout à fait comme et en tout cas pas forcément au bon moment.

Donc la cétami Pride, il a une autorisation de 1000 sur le marché européen pour usage agricole. Il est interdit en France tout usage depuis 2018 et le mode d'action, je viens de vous le décrire et chez les insectes, ce mode d'action va entraîner au contraire une hypercitation. et au au bout du bout une mort paralysie.

Chez l'homme, les effets vont être un tout petit peu différents avec on a plutôt une modulation de la transmission synaptique, mais il faut savoir que c'est ces ces voieslà sont impliquées dans les processus d'apprentissage et de mémoire. Et il y a encore une notion qu'il faut avoir avant de rentrer dans les dans les effets, c'est que ces récepteurs, ils sont dans un large spectre du vivant comme disait Philippe Encola au début. Et on va les retrouver chez les insectes, on va les retrouver chez les humains aussi et on va les retrouver dès le début de la grossesse et même en plus grande quantité en début de la grossesse que dans son évolution.

Donc c'est dire si d'abord si du fait de l'évolution ils sont là, c'est que leur rôle est extrêmement important et d'autre part il faut peut-être un peu regarder les substances qui agissent là-dessus. Alors que fait l'acamipride ? Alors est-ce qu'il y a des effets cancérogènes possibles chez l'humain ?

Je me suis je vais pas m'étendre beaucoup mais juste pour dire que c'est souvent la cible de nos détracteurs, c'est-à-dire qui disent "Ouais, vous êtes mettre en avant des effets sur le cancer alors que la Camy Pride, il a pas d'effet cancérigène, vous êtes qu'une bande de d'incapable incapable de lire une étude scientifique." Alors, la vérité est un tout petit peu plus nuancée que ça. C'est effectivement c'est pas le c'est pas le c'est pas le reproche principal qu'on peut faire à la cétamipride.

On a une étude épidémiologique qui est d'un niveau de preuve pas très important parce que elle traduit certes la vraie vie, c'estàdire l'exposition à plusieurs néonicotinoïdes, mais il est impossible là-dedans d'aller isoler le rôle de la cétamiprie. Il y a quelques étudies vivaux dans le dossier d'évaluation réglementaire. Ce qui était intéressant, c'est que l'FSA dès 2016 avait reconnu que quand même, il y avait une étude qui faisait un peu tâche et que il aurait été peut-être quand même logique de parler de cancérène suspecté.

Donc elle avait l'fa, elle-même, l'agence qui évalue la substance active à cette amipride avait donc proposé de le classer cancérigène suspecté. Et ce qui est intéressant, c'est que la limite euh la limite c'était qu'il y avait une seule il n'y avait une seule espèce qui était en cause, c'était le rat. Et depuis, on a trouvé dans la littérature scientifique cette fois-ci euh des études montrant un effet chez la souris.

Je vous rassure, ce classement de la cancéroénicité n'a pas été revu. Euh donc c'est ce que je vous ai dit. Alors, un petit un argument supplément enfin une remarque supplémentaire qui est en bleu en bas de l'écran, c'est que euh les l'étude chez la souris, elle porte sur un effet particulier qui a un effet métastatique.

C'estàd le fait d'entraîner des métastases sur un cancer. Vous savez tous que c'est un effet particulièrement préoccupant et particulièrement embêtant en médecine. Ben oui, mais dans les processus d'évaluation, ce type d'étude n'est pas retenu.

C'est pas un mécanisme de cancérogénèse intéressant. pour les lignes directrices établies par les par les par le CDE. Me demandez pas pourquoi, je ne ferai que des suppositions.

Euh alors, le gros chapitre, c'est les troubles du nérodéveloppement. Donc les expositions au au néonicotinoïdes dans l'ensemble et les l'exposition donc soit professionnel soit du fait des résidus dans alimentation et problématique à ce niveau-là du fait de l'exposition pendant la grossesse mais aussi après en période prénatale et jusqu'à la fin des périodes de développement euh avec un certain nombre de d'effets secondaires d'effets d'effets secondaires de de d'effets désagréables, des anomalies du neurodéveloppement, des anomalies euh du des troubles du comp des troubles du comportement. Et donc tout cela a été démontré sur un certain nombre d'études.

Alors, je suis plus sûr de la diapo d'après. Oui, c'est ça. Non, c'est là que je vais vous le dire.

Donc tout ça a été démontré par un certain nombre d'études et justement en 2020 l'ANCES s'était chargé de réinterroger les FSA en lui soumettant juste une quarantaine d'études supplémentaires dont certaines portaient sur ses troubles du neurodéveloppement et à l'époque l'fsa a considéré qu'elle ne remettait pas en cause ses conclusions. En 2024, lessa change d'avis et admet qu'il existe une incertitude majeure concernant les troubles du neurodéveloppement. Alors là, il faut bien comprendre ce que ça veut dire.

Ça veut dire que en disant cela, ça n'induit pas un retrait du marché de la molécule. Ce qui signifie que on peut continuer de l'utiliser, d'exposer les cerveaux. On verra bien.

Donc d'un point de vue éthique, c'est un peu tiré par les cheveux. Euh notre association a a fait une étude de la littérature pour savoir ce qui s'est passé depuis depuis que l'ANS a publié un certain nombre interrogé l'Fsa en 2020 et on a retrouvé plus d'une trentaine d'études publiées sur les aspects reprotoxiques et montrant des effets reprotoxiques dont la moitié porte sur les troubles du neurodéveloppement. Alors si vous êtes pas des des spécialistes de leurxicité, ce qui serait normal, il faut juste vous préciser de trois truc.

Donc on parle de reprotoxicité. Alors c'est dur à dire tout ça. S'il y a des effets néfastes sur la fonction sexuelle, ça peut être des malformations, sur la fertilité, ça peut être le nombre de spermato ou le développement.

Et le développement, ça peut être des ça peut être du ça peut toucher le périmètre crânien, ça peut toucher euh des retards de croissance intrautéin. Tout ça a été ça a été démontré hein avec la cétamipride, donc dans des études épidémiologiques. Euh et pour le règlement européen cette fois-ci, ces effets reprotoxiques il vont être classés un peu comme vous l'expliquez tout à l'heure France Line en reprotoxique avéré.

Là, on dispose d'études chez l'homme en reprotoxique présumé. On on dispose d'études animales essentiellement ou suspecté. Est-ce qu'il faut Ah, ça veut pas.

Si. Est-ce que vous voyez la petite la petite accolade ? Oui.

Ce qu'il faut préciser, c'est que les deux premiers niveaux reprotoxiques avérés ou présumés, ce sont dans le règlement européen des critères d'exclusion du marché. C'est-à-dire que si votre substance est classée reprotoxique 1B, c'est-à-dire présumé uniquement sur étude animale, le le règlement stipule que elle doit dégager du marché. C'est une ce qui signifie que l'approche par le danger s'applique et là elle est fonction du niveau de preuve finalement de ce danger.

Donc finalement quand il y a un haut niveau de preuve du danger et bien le législateur européen a choisi de garder de de de prendre cette approche par le danger. Niveau 1A, niveau 1B. Niveau 2, cancérigène suspecté, la molécule reste sur le marché.

Donc le selon nous le classement de la cétamiprite justement doit être vu parce que si ça suffit pas de de présenter je sais plus une trentaine d'études euh on peut se demander un peu jusqu'où il faut aller et il doit être vu donc actuellement il est considéré comme reprotoxique de c'est-à-dire suspecté donc il est il a le droit de rester sur le marché européen. Nous on pense qu'il doit être classé 1 B. On n'est pas les seuls à le penser.

Il y a plusieurs associations et notamment un grand collectif qui s'appelle Panurope qui dit la même chose. Donc mais en attendant que ce classement évolue, tout ça il faut passer par les arcanes de de l'fsa et cetera et cetera. En attendant, il nous paraît qu'en effet, il est extrêmement justifié d'appliquer le principe de précaution et de rester sur l'application du principe de précaution qui a été choisi en 2018.

Alors, ça sera ma dernière diapo le pour vous signaler quel est le classement actuellement de la cetamide. Comment lève ça elle le regarde. Ce qu'elle dit c'est qu'il est to Alors parce que dans les débats on nous a souvent dit ah oui non mais l'fssa l'fssa elle a dit que tout allait bien c'est c'est pas c'est pas dangereux cette ami pris.

Bon regardons le site de l'fs il est toxique en cas d'ingestion. Bon, je pense qu'il y en a assez peu d'entre vous qui ont envie d'aller en boire un litre, mais bon, il y a eu des intoxications. Oui, il y a eu des intoxications.

Excusez-moi, je suis un peu hard mais bon, c'est peut-être pas l'arg. Ils sont tous toxiques en cas d'ingestion ou ou quasiment. Il est classé reprotoxique suspecté chez l'homme catégorie 2.

Mais ce qu'il faut regarder, c'est ce que l'f écrit en plus petit. Depuis 2013, LFSA dit, il y a a émis un avis scientifique sur la potentielle neurotoxicité développementale. C'est-à-dire qu'en fait LVsal a considéré le seul test que produisait l'industriel par lequel il y avait sur quatre items, il y avait des renseignements que sur un seul et encore à haute dose et pas ni à moyenne ni à faible dose.

Donc LSA quand même a dit c'est un peu ça fait un peu tâche, il faudrait que vous nous proposiez un vous nous fournissiez un autre un autre un autre test selon les les standards admis. On attend toujours, je le dis un peu en plaisant mais c'est pas drôle. Je veux dire, depuis 2013, on attend que les industriels fournissent ces tests.

Donc là, on peut aussi se demander quelle est la responsabilité des État. Je veux dire, c'est c'est je il y a quand même au sein du Scopa, on pourra en discuter si vous voulez après, il y a quand même une responsabilité des États, ne serait-ce que pour obtenir ce qu'on a demandé aux industriels. Et en 2024, en 2024, on repart pour un tour.

L'Fsa nous marque incertitude majeure. Mais incertitude majeure, ça veut dire quoi ? Donc là, cette incertitude majeure, moi je l'ai toujours entendu comme quelque chose qui est dit au 27.

Et là, je crois que s'il y a pas des États qui viennent dire "Non mais attendez, on est en train de marcher sur la tête." On a mis un règlement, on fait semblant de le respecter finalement. En gros, c'est ça la perturbation endocrinienne, c'est pas mieux.

Qu'est-ce qui a le marqué dans le rapport de l'fsa depuis 2022 ? que l'évaluation de la perturbation endocrinienne, elle a pas été faite. On sait pas bien pourquoi, mais elle a pas été faite.

Si, parce qu'il y a pas de Oui, on le sait pour tout quoi. C'est c'est pire que ce que l'on croit. c'est parce qu'il y a pas les tests nécessaires.

C'est-à-dire qu'on a admis on a admis on a un règlement en 2018 pour la parade quelque part et euh il n'y a pas les tests pour quelques axes endocriniens, il y a les tests mais pour la plupart du des de deux, il n'y a pas les textes, notamment pour l'exploration de la perturbation thyroïdienne qui est en cause dans les troubles du neurodéveloppement. Merci de votre attention. [applaudissements] Merci infiniment.

C'était très très intéressant et pédagogique sur la manière dont on s'était exprimé. Donc je vous remercie et je vais donner la parole à notre dernière intervenant donc Malcom Ferdinand qui est docteur en sciences politiques qui est chercheur au CNRS qui est auteur de plusieurs ouvrages notamment une écologie décoloniale mais aussi celui qui est ici s la terre défaire l'habité colonial et qui va nous permettre d'avoir aussi une perspective plus longue sur le combat contre la loi du plomb réintroduction de la cétamride qui avait été qualifié par l'ancien directeur scientifique de l'INRAE comme le chlore desc de l'hexagone. Je te laisse la parole.

Merci beaucoup d'être là. Merci beaucoup pour cette invitation et merci à vous toutes et tous qui qui êtes ici. Euh je dois aussi rajouter quelques petits éléments de présentation.

Je suis chercheur Martiniquet euh également en philosophie et je vais aujourd'hui vous faire un un une sorte de mise en regard entre Clordco et Nastam Bip Prid. Euh sachant que ça fait 15 ans que je travaille sur sur l'affaire du clore déconne. Euh donc à la fois en tant que chercheur ici, je représente un peu plutôt les sciences humaines et sociales et les lettres euh sur ce sur cette sur cette table.

Je dirais pourquoi c'est important d'avoir aussi ce ces regards là. Mais je parle aussi en tant que chercheur engagé étant engagé dans deux actions judiciaires contre l'État à la fois au niveau pénal et au niveau du tribunal administratif pour lequel effectivement sur la question du clor desc nous n'avons aujourd'hui obtenu aucune véritable condamnation. Euh donc je vais commencer par tirer quelques voilà éléments principaux du chlorone et comment ça peut nous aider à penser la question de de la stème mipride chlorone stamride deux insecticides organochloré euh mais tout de suite ça a été rappelé par Philippe Grancola et les autres intervenants, un même mensonge du progrès technique.

Le mensonge des pesticides consiste à dire en fait la cible est réduite, restreinte et on peut contenir la technique. En fait, il faut se représenter l'affaire comme si vous répandiez un peu d'arsenique dans une piscine publique en disant "Mais non, je veux tuer le petit poisson là qui est à côté dans le coin et en fait on empoisonne tout le monde." C'est la même chose sur le chlore.

On a voulu utiliser une molécule contre un petit charançon, petit insecte, qui avait l'outre crudence de vouloir vivre et et manger un petit peu du du de bulle du bananier. Et au final, on se retrouve avec une contamination qui est généralisée, c'està-dire qu'on la retrouve dans les eaux, dans les terres, dans les espèces végétales et animales et bien sûr dans le corps humain qui est délitaire avec un ensemble de conséquences sanitaires plutôt associé à une exposition chronique, donc à petite dose mais sur un lapse de temps long. euh des conséquences comme des réductions de périodes de grossesse, euh des retards de développement cognitif moteur et visuel des enfants et enfin une augmentation de l'incidence de certains cancers comme le cancer de la prostate.

Ça a été rappelé par Mathilde tout à l'heure Tano. Euh il faut savoir qu'en 2022, la Martinique et la Guadeloupe avait les premiers et deè plus fort taux de cancer d'incidence de ce cancer au monde. Voilà, ça c'est pour un premier.

Il y a eu des expositions aigues, ça on le sait, aux États-Unis. Les ouvriers qui manipulaient le produit était aussi susceptible à des expositions aigues et Pierre-Michel a a rappelé sur prix de intoxication par ingestion. Et ce n'est pas une petite information.

Il faut savoir que aujourd'hui dans le monde, si on pense de manière globale, les pesticides sont à considérer pour moi comme des armes à feu. C'estàd que leur seule présence dans le foyer peuvent peut constituer un danger. Aujourd'hui dans le monde, le deuxième moyen le plus fréquent de suicide est par l'ingestion de pesticides. le deuxième moyen de suicide surtout en Chine, surtout en Inde où là la seule prise d'une cuillère à soupe de certains fangicides est fatal et des études ont montré il y a une très grande association qui s'appelle SOS santé santé suicide ou enfin je sais plus le nom exactement mais qui a montré que les personnes qui ingèrent sont souvent des personnes qui ont une peine de cœur ou une dispute et qui ont pas beaucoup réfléchi et qu'au bout d'une demi-heure se disent voilà je prends pap je prends une cuillère à soupe.

Mais finalement c'est tellement fatal que ell s'en remettent pas et on sait que 9 personnes sur 10 ne recommencent pas. Donc la seule présence de ce de de cette molécule et à prendre très très au sérieux. Sur l'affaire du clore déconne, on a eu aussi cette politique de l'ignorance.

C'està dire que on savait très bien, on savait que c'était toxique, on savait que c'était persistant dans les dans les écosystème. Savoir que on estime la durée à quelques centaines d'années, voire quelques milliers d'années selon les dernières études. Euh donc là aussi, on est dans un échec politique et démocratique.

Je reviendrai plus tard puisque tout au plus une dizaine de personnes par leur décision, par leur intérêt financiers ont décidé d'empoisonner un peuple entier sur sur deux îles, Martinique Guadeloupe pour des centaines voir des milliers d'années. Et bien sûr quand on a aucune condamnation au niveau judiciaire malgré les efforts, je je tiens à saluer aussi le soutien de la fi pendant plusieurs années là sur c sur cette question. Bah, c'est comme si la justice française nous dit, "Vous savez, votre empoisonnement, on reconnaît que c'est dangereux, c'est grave, mais votre vos souffrances sont parfaitement conformes à la loi française.

Vous avez été empoisonné légalement." Donc ça c'est pour la la situation. Quelles sont les leçons que on peut en tirer aujourd'hui ?

Et quelques propositions puisque nous sommes ici dans une Assemblée nationale. Nous sommes ici pour penser comme on fait face à ce type de question. Euh donc voici quelques leçons et propositions que je souhaite vous faire aujourd'hui.

La première est ne pas oublier que les outresemes, les territoires qu'on appelle les outresemes sont au fond aux avant-postes de ces questions. Si on oublie la maladresse le clor desconce de de l'hexagone, on a des territoires qui sont en général petit où l'exposition est plus intense où la possibilité la la possibilité d'échapper à l'exposition n'existe pas. Ce sont aussi des territoires qui sont, on n' pas beaucoup à ça aujourd'hui, mais on peut pas occulter la question sociale et que selon les catégories sociale, y compris sociooracial, la non seulement l'exposition peut-être plus forte, on le voit en Martinique, les premiers à dénoncer le clore d'écon même dans le monde, ont été les ouvriers les ouvrières agricoles en 1974, ils ont fait une grève, ils ont dit voilà, ils ont fait 11 points de revendication, ils ont dit nous on ne veut pas de ce produit, ça faisait juste 2 Ce sont pas des scientifiques, ce sont pas des des écotoxicologues, des médecins.

Ils ont disent "On n'est pas savant mais on sait que ce produit là est dangereux pour nous. On n veut pas." La réponse de l'État a été claire.

On envoie les gendarmes et on en tue deux, on en blesse plusieurs. Circuler, il y a rien à voir. On sait également et donc c'est à partir du moment où on a compris qu'il y avait une circulation hors du champ que là tout d'un coup le clore déconne est devenu un problème public.

Donc là on voit qu'il y a une question sociale. Si vous êtes ouvrier, vous comptez pas. Si vous êtes non ouvrier, là on commence à s'intéresser à vous.

Et c'est là que la question sociale est importante dans les possibilités, les capacités de faire face à ces à ces problèmes. Aujourd'hui, quand vous êtes atteint de différentes pathologie, atteint de cancer en Martinique en Guadaloupe, en Polynésie ou ailleurs, la plupart du temps, on prend un avion et on va à l'institut Gustave Russie ou ailleurs. C'estd que les possibilités d'avoir accès à des à des à des à des soins de qualité ne sont pas toujours là même malgré les efforts vaillants de plusieurs collègues au CH de Martinique, au CH de Gueloupe et et et à la Réunion.

Donc donc tout tout ça joue et puis bien sûr on a des phénomènes de monopole GBH et compagnie récompensé par notre président. Bon euh donc première chose, ne pas oublier que les outresemères sont aux avant-postes de cette question et donc de penser dans l'opposition à la loi du plomb à la place des outremères. Deuxème leçon, sortir d'une approche qui serait euh concentrée sur une molécule.

Cela a été rappelé notamment par la question l'effet cocktail. Sur la question du chlorécone, on sait que l'utilisation du glyphosate en relâchant de la terre libère le chlorécone et refacilite la circulation de chlorone dans les espaces euh marin terrestres et finalement ça se retrouve dans le béta dans nos corps et on augmente la contamination. Donc il faut pouvoir penser ensemble l'ensemble penser en même temps l'ensemble des des toxiques.

Troisème leçon, penser de manière écosystémique ou à partir du vivant. Là je rejoins complètement ce que vient de dire Philippe Grancola. Sortir de ce mensonge que les pesticides sont une technique ciblée consiste à réaliser que ce qui est appliqué dans le champ infiné se retrouve dans nos cordons ombilicaux.

Le chlore décon peut-être dosé dans le cordon ombilical. Donc cet espace peut-être le plus intime de nos corps, on le retrouve là. Et donc on ne pourra pas se préserver de ces contaminations si on n' pas non plus une politique envers l'ensemble du vivant.

Ça veut pas dire qu'il faut dire que les insectes ont la même place que les êtres humains. J'en suis pas là. Mais il faut pouvoir penser de manière globale et penser aussi la question écologique de même que la question de la santé humaine.

Alors pour pour terminer et et avec quelques propositions, le clore d'écon a aussi été un échec politique et démocratique. Je l'ai dit, une poignée de personnes a décidé de l'empoisonnement de de tout un peuple de plus d'un million de personnes sur plusieurs centaines voir milliers d'années. La loi du plan la première pétition était 2,5 millions.

Si on rapporte ça à au 66 67 millions de de de citoyens français, en tout cas d'habitants en France, on a à peu près à quelques pourc 4 3 4 %. En Martinique, en février 2021, il y avait 15000 manifestants. Donc là aussi, il y avait l'équivalent de 4 % de la population martiniquaise qui s'est mobilisé.

Pourtant rien rien n'a vraiment été fait. Et là, j'aimerais mettre deux propositions pour faire face à ce type de question. La première est la nécessité d'une véritable démocratie environnementale.

Tout à l'heure, madame Marano rappelait, nous sommes tous contaminés et c'est vrai à différents types de poli mais nous n'avons pas tous choisi de lettre. Nous n'avons pas choisi Nous n'avons pas choisi de lettres. Peut-être les 10, peut-être que les 10 ils l'ont choisi, je sais pas moi.

Cela signifie que la réponse à cette question comme celle de la la loi du plan peut pas être simplement un changement de loi, un changement de gouvernement, mais doit être à mon sens un changement beaucoup plus profond, un changement de mode de gouvernement, un changement de régime de ce sortir de ce régime présidentiel, ça c'est clair. Peut-être un changement de République. Quand on nous dit quand on nous dit que les enfants que nos enfants sont plus contaminés, nous avons alors à faire preuve d'imagination, une imagination démocratique et imaginer mettre en place un système où bah les premiers concernés, y compris les enfants, puissent se prononcer sur cette loi.

Sans doute faut-il que eux et elles aussi votent ou en tout cas se prononcent, en tout cas un mot à dire. La propriété privée ne peut plus garantir une autonomie de décision de ce qu'on met dans le champ. À partir du moment où ce que tu mets dans ton champ se retrouve dans mon corps et cel de mon enfant, alors j'ai le droit de participer à cette décision.

Voici une véritable application d'une démocratie environnementale. Enfin, deuxème proposition, sortir en tout cas mettre en place une véritable démocratie des sciences. Si je prends le cas du chlore décon, la plupart des recherches scientifiques en agrxicologie, en toxicologie, en cancérologie, en agronomie sont faites exactement comme des avions qui nous qui passent au-dessus de nos têtes. des chercheurs qui sont pas toujours résidents sur place viennent produisent le recherche les publi dans des journaux importants en anglais et en français mais à aucun moment il n'y a une restitution des recherches scientifiques qui sont faites envers les peuples les premiers concernés et ça c'est d'ailleurs une spécificité française parce que si vous faites une recherche en santé en Nouvelle-Zélande il est impossible de la faire sans impliquer à toutes les étapes de l'élaboration du suivi et des résultats les peuples maoré Ça fait 30 ans que ça existe euh en Nouvelle-Zélélande.

En France, on est encore dans une visiée très verticale euh du de la mise en place de science où euh euh le chercheur savant est bien détaché euh de l'habitant qui est considéré comme non sachant non non non non non profane. Or, pourtant, même si ici là dans le casadre de l'euponcé en disant "Non, n voulons pas". Euh, il y a quelque part à faire tomber les murs de l'université.

Il y a à faire science autrement. À partir du moment où cet ensemble de sujets, en général les sujets écologiques implique une production scientifique pour pouvoir problématiser la question politique, il faut dans ce cas une démocratisation de l'accès à ces productions scientifiques, de la manière dont ces sciences se se se déploient euh avec les riverins, avec le les peuples concernés afin euh oui de de de mettre en place une plus grande implication de l'ensemble des citoyens des habitants de ici en France mais mais de la terre dans le sort qui est réservé à leur corps et à leur terre. Voilà quelques informations pour pour réfléchir à cette question. [applaudissements] Merci infiniment. [applaudissements] Je propose qu'on passe à la deuxème table ronde parce que sinon on va prendre trop de retard sur la suite du programme.

Mais merci infiniment à vous et puis il y aura la possibilité d'échanger après la deuxième table ronde et la conclusion sans souci. Merci encore. [applaudissements] C'est parti.

Bien. Merci beaucoup. D'abord, merci aux intervenants.

Je pense que voilà, c'était remarquable de clarté. Merci d'abord à et à nouveau à tous ceux qui sont venus parce que je veux le dire, il y a beaucoup de gens qui sont très engagés dans la salle, qui se sont mobilisés contre les pesticides, pour l'agroécologie, ils se reconnaîtront. Euh merci aussi, je crois qu'il y a de nombreux collègues qui sont ici, députés euh collaborateurs aussi.

Euh merci aussi Jean-Luc Mélenchon qui fera la conclusion, voilà, et à l'ensemble des intervenants de cette table. Je veux juste dire que ce qu'on a ce qu'on a abordé à l'instant, moi j'ai retenu d'abord euh l'expression un déni de science et c'est non seulement un déni de science mais c'est l'organisation du manque de données scientifiques. Et ça vaut pour les conséquences des pesticides sur la santé et le vivant.

Mais j'ai envie de dire ça vaut aussi pour ce qu'on va aborder maintenant qui sont les alternatives. Pour ma part, j'ai été 20 ans enseignante chercheuse dans une équipe qui travaille là-dessus sur les alternatives en fait de l'agroécologie. Et je veux le dire aussi, ça demande non seulement des données scientifiques, ça demande aussi de penser autrement.

Et je veux le dire aussi, les alternatives, c'est ce qu'on appelle notamment l'agroécologie. Et l'agroécologie, c'est pas juste planter une quoi, c'est changer les systèmes de production. C'est en fait revoir le système lui-même.

Donc c'est en fait repenser le système agricole en lien avec les écosystèmes. Donc juste je veux vous dire que c'est un changement de pensée, une pensée qui est systémique l'agroécologie. C'est comme ça que le considérer ses fondateurs.

Notamment je pense à Miguel Altieri pour ceux qui connaissent mais voilà il faut savoir que c'est pas juste j'ai planté 3 m de en plus. C'est pas comme ça qu'on voilà à mon avis en tout cas euh qu'on peut penser ça, mais je finis là-dessus parce que je crois que vous y reviendrez, on commencera par vous Christian Lanou. Tout ça, ça demande des moyens dans la recherche, dans le développement, moyens euh dont on peut penser, dont on est beaucoup à penser en tout cas qu'il nous manque pour faire ça.

Voilà. Mais donc j'en arrive maintenant à Christian Lanou qui est directeur de recherche, directeur scientifique adjoint à l'agriculture à Line Rae qui a été ma maison à l'époque à une époque. Euh et vous êtes aussi un des auteurs euh du rapport qu'avait qu'a commandité le ministère sur les alternatives qui avaient été commandité un peu justement dans à l'occasion euh de la loi du plomb quoi.

Donc voilà, je vous laisse. Alors, on est un peu contraint par le temps. Si vous tenez en 7 minutes, ça nous permet d'avoir un petit débat à la fin.

Je vous en remercie d'avance pour votre intervention liinaire. Merci à vous. Je vous donne d'abord la parole Christian Lanou.

Merci. Merci. Je vais essayer d'être pas trop long du coup.

Faudra me faire signe micro. Le micro. Hop.

Voilà. Vous m'entendez bien comme ça ? C'est bon ?

Euh donc je vais essayer de pas être trop long. Je vais commencer par une question. Pourquoi est-ce qu'on utilise des pesticides ? parce que c'est peut-être important de le rappeler.

Alors, et mon but n'est pas de justifier quoi que ce soit, c'est d'apporter des éléments de compréhension. D'accord ? Que ce soit clair entre nous et vous allez comprendre dans la suite.

Mais pourquoi est-ce qu'on utilise des pesticides ? En fait, qu'est-ce que c'est que l'agriculture ? En fait, c'est vous prenez des plantes et vous les regroupez sur une parcelle à côté les unes des autres.

En faisant ça, par définition, vous créez un milieu qui est favorable au développement des maladies, à la prolifération des insectes. Dans un milieu sauvage, si vous prenez, je sais pas les VA par exemple en Amazonnie dans la forêt, les les arbres vont être malades, ils vont être affectés par tel ou tel champignon, tel ou tel insecte, microcyclusé si vous voulez des références, mais ça les empêche pas de vivre. Si vous faites une plantation des VA en Amérique du Sud, vous arriverez enfin les VA donc pour produire du caoutchou par exemple, c'est vous produirez rien du tout.

Les arbres vont finir par mourir parce que les proliférations de champignons vont être tellement fortes qu'ils vont dépérir. On a essayé à l'époque alors j'ai oublié l'année mais c'est Henry For qui avait essayé de faire ça constructeur automobile, il avait essayé d'avoir ses propres plantations en Amérique du Sud, l'a jamais réussi. C'est pour ça que les VA actuellement on le cultive en Asie et en Afrique.

Voilà, c'est ça les maladies des plantes. La dernière grande famille en Europe, milieu du 19e siècle en Irlande, 2 millions de morts à cause d'une maladie de la pomme de terre causée par un parasite qui s'appelle phytoora infestance. Voilà, c'est ça les maladies des plantes.

Ça existe depuis le début de l'agriculture. Les Romains avaient inventé un dieu contre la rouille des céréales Robus Robigo. Donc s'ils ont inventé un dieu, c'était pas pour rien quoi.

Donc ce que je veux vous dire, c'est qu'il y a un problème qui est compliqué qui est que dès qu'on rassemble des plantes dans une même parcelle, on crée un milieu favorable aux maladies, aux proliférations d'insectes. Et ça c'est pas une question simple à résoudre. Qu'est-ce qui s'est passé au à la sortie de la deuxième guerre mondiale ?

On a constaté que la production agricole française était insuffisante pour nourrir la population. On produisait pas assez pour se nourrir en France globalement. OK.

On a fait l'intensification agricole. Alors aujourd'hui c'est un gros mot. OK.

À l'époque ça l'était pas forcément. On a mécanisé on a mis des engrais. Je suis pas en train de dire que les algues vertes c'est bien, c'est pas ce que je dis mais à l'époque on a mis des engrais.

On a sélectionné le matériel végétal pour des plantes plus productive. On a remembré, on a fait des parcelles plus grandes. Effectivement, la production s'est accrue.

En faisant ça, on a mécaniquement augmenté le risque épidémique. Les épidémies sont plus importantes sur ce type de culture. J'ai pas le temps de vous expliquer pourquoi, mais c'est facile à démontrer.

Comment on s'en est sorti ? Ben voilà, avec les pesticides. Donc les pesticides ont été une sorte de béquille en fait, un moyen pour protéger les culture pendant cette période d'intensification.

C'est comme ça, on aurait pas réussi l'intensification agricole sans pesticide. Et on est devenu dépendant. Voilà.

Et c'est là que ça commence à devenir compliqué, c'est qu'on est devenu dépendant. Donc la question c'est alors je suis pas en train de faire de pronassurez-vous l'usage des pesticides. Je travaille à Inrae.

J'ai fait comme chercheur de l'épidémiologie végétale pendant des années. Mon travail c'était de de travailler sur les plantes résistantes, les blés résistants aux maladies pour utiliser moins de pesticides. J'étais responsable du département santé des plantes dans l'occupation principale de INRA dont l'occupation principale était de chercher des alternatives au pesticides et à Inrae, nous avons 460 chercheurs et ingénieurs qui travaillent sur les alternatives.

Nous en avons zéro qui travaillent sur la mise au point de nouveaux pesticides. Donc ça vous donne un peu le le paysage quoi. Ce que je vous ai dit au début, c'est qu'il faut pas nier le problème, c'est qu'on a bien un problème.

Les agriculteurs n'utilisent pas des pesticides par plaisir. Voilà. Évidemment, l'intensification agricole a fait que dans les années 70, on est arrivé à une forme alors d'autosuffisance.

Ça veut pas dire grand-chose, mais disons on a produit suffisamment pour nourrir la population. Après, on a généré des excédents et vous savez très bien que l'agriculture française est exportatrice. Bon, voilà.

Euh après ça se fait effectivement au prix d'une protection des cultures. Voilà. Alors euh je vous ai dit ma ma le positionnement qu'on a dans la maison à Inrae hein 450 460 personnes qui travaillent sur les alternatives.

La question c'est comment on peut réduire notre dépendance au pesticides et si possible si possible j'en sais rien en fait honnêtement avec humilité je suis pas capable de dire si on pourra complètement s'en passer un jour mais en tout cas réduire au maximum notre dépendance au pesticides. Nos collègues toxicologues l'ont bien expliqué tout à l'heure. J'ai rien à dire à ce qui a été dit.

Euh des du progrès, il y en a quand même eu. Par exemple, les fameux CMR1, les molécules les plus toxiques ont été retirées de fait du marché. Ça veut pas dire qu'on a plus de problème.

C'est c'est pas ce que je suis en train de dire, mais il y a des marges de progrès. Euh j'ai discuté avec des gens de la région PACA, de la région Auvernalpe. Euh il y a des données maintenant qui montrent que l'état sanitaire des cours d'eau s'améliore.

Ça veut pas dire que c'est gagné, ça veut pas dire que c'est terminé. simplement, il y a quand même des facteurs de progrès quand on utilise moins de ces pesticides, on est capable d'en utiliser moins. Alors euh, on a fait un rapport effectivement le le le ministère nous a demandé de faire un rapport sur les alternatives.

La question c'est est-ce qu'il y a des alternatives à ces fameux pesticides, à cet à cet amépride et ces ces néonicotinoïdes quoi ? Donc on l'a fait sur la betterraave, la pomme, la cerise, la noisette, la figue. Oui, ces filières sont fragilisées à des degrés d'hiver.

Contrairement à ce qu'on entend en ce moment, l'état de la betterave, c'est pas l'état de la noisette, c'est pas la même chose. Mais ces filières sont à des degrés divers fragilisés. Euh, c'est pas la même urgence.

La filière noisette a failli disparaître pour tout dire. On peut considérer que on peut se passer de noisette mais il faut aller au bout, faut arrêter d'en manger. Il faut arrêter de manger la pâte à tartiner qui est faite avec parce que ce qu'on mange en France, c'est surtout ça en fait.

D'accord. Faut choisir mais faut qu'on soit un peu près clair par rapport à ça. On peut pas simplement supprimer des filières nationales et aller chercher nos produits chez les pays qui sont moins 10 ans et s'en nourrir avec quoi enfin faut un minimum de cohérence.

Donc on on a clarifié tout ça. Pourquoi les noisettes sont un peu dans la mouise ? Et on pourrait parler des series également.

Elles font face à une invasion biologique. Qu'est-ce que c'est qu'une invasion biologique ? C'est un insecte.

Voilà, c'est quelque chose qui est très défini en biologie des populations. C'est un bah vous voulez un exemple, prenez le moustique tigre. Vous vous comprenez ce que je veux dire en fait. moustique tigre.

Personne savait ce que c'était chez nous il y a encore quelques années. Maintenant tout le monde a bien compris quoi. La punaise diabolique sur la noisette c'est la même chose.

Hydrosophil Suzuki la mouche sur la cerise la même chose. C'est extrêmement difficile de lutter contre ces bestioles. Extrêmement difficile.

Alors est-ce que ça veut dire que la situation est sans espoir ? Pas du tout. Je suis pas venu vous dire ça.

Heureusement euh les filières que j'ai rencontré, je suis allé discuter avec eux. les gens des noisettes, des seris, des pommes, des betteraves aussi. Tous ces gens sont engagés dans une démarche de changement alors avec plus ou moins de bonne volonté.

Euh la filière betterve par exemple, tant qu'on a pas interdit interdit les néonicotinoïdes n'avait pas engagé de recherche sur des alternatives. Donc je leur ai dit pas d'interdiction, pas de solution, pas d'interdiction sans solution. Pas de solution sans interdiction, je vais y arriver. [rires] Voilà donc le contraire de ce qu'on entend habituellement en fait.

Et c'est vrai que les interdictions génèrent la la recherche de solution, ça suffit pas. Il faut des efforts de recherche et il faut des moyens financiers pour arriver à le faire. Nous en avons.

Nous avons des plans de recherche massif comme le bah le Parsada, enfin ça vous parle peut-être pas mais vous pouvez chercher sur internet. Il y a quand même eu 200 millions qui ont été engagés sur les années 2024-2025 pour rechercher des alternatives au aux pesticides de synthèse et notre maison Inrae est très fortement engagée dans ses plans avec les filières. Nous travaillons en collaboration avec les filières, les instituts techniques agricoles, les chambres d'agriculture et cetera.

Il faut absolument arriver à maintenir ce dialogue, à travailler ensemble pour arriver à trouver des solutions et des solutions, il y en a. J'en prends juste une parce que je je déborde un peu là. Non, ça va.

J'ai pas fait. Oui. Ouais, encore.

OK. Des solutions, il y en a. Prenons-en une qui est très simple, c'est la prophylaxie.

Tout le monde a une idée ce que ce que c'est que la prophylaxie ? C'est éviter supprimer les sources d'infestation. Par exemple, il y a un exemple qui est très simple en betterraave.

Quand vous récoltez les betteraves, vous coupez le la partie le le coller quoi avec les feuilles et puis vous le laissez sur la sur la parcelle. Ça fait des tas euh des cordons de déterrage, des choses comme ça, c'est un peu technique. Euh si vous les laisser là euh ça va regermer en fait, ça va refaire des feuilles.

Et s'il y avait des virus, parce que le problème de la betterave, c'est un virus, hein, c'est virus de la jeunis de la betterave. Euh s'il y avait des virus dans les betteraves, de la récolte, vous allez les retrouver dans ces repousses et les premiers pucerons qui vont arriver vont se charger en virus et vont aller piquer les autres betteraves. D'accord ?

Donc vous avez un foyer d'infection, bah vous pouvez simplement l'enlever quoi. C'est pas simple en fait. C'est c'est un acte technique comme tous les actes techniques.

Ça coûte, ça prend du temps et cetera mais vous pouvez supprimer ces résidus là. Ça c'est de la prophylaxie. ça vous économise des pesticides quoi.

Vous avez moins besoin d'en utiliser. Un autre exemple, un autre exemple issu de la recherche quoi. Les insectes, ce sont des anim des animaux, des êtres vivants qui se repèrent aux odeurs.

C'est pas la vue, c'est enfin très peu la vue, c'est très peu le le le l'oui et cetera. c'est les odeurs quoi. Ils sont capables de repérer à une distance incroyable quelques molécules odorantes quoi.

Si vous maîtrisez les odeurs, vous maîtrisez les insectes. Et là, on est en train de développer un énorme projet ma grâce au fameux Parsada d'ailleurs, un projet à 7 millions dont le but est de développer le biocontrôle lié aux odeurs. Je vous donne un exemple que vous connaissez tous, c'est les féromones quoi.

Les féromones pour attirer tel ou tel insecte. On va démultiplier les possibilités avec ce projet qui évidemment est fait en partenariat avec des instituts techniques agricoles et avec des entreprises aussi des start-up qui vont prendre les les molécules issu de nos recherches et les transformer en produits de biocontrôle. Alors ça c'est pas des pesticides parce que ça ne tue pas.

Alors oui, tous les pesticides les pesticides sont des molécules qui sont faites pour tuer. Donc effectivement il y a des effets secondaires ou des effets indésirables à chaque fois. C'est clair.

On parle toujours de l'acétamypride et moi ça me fatigue un peu. Je dois vous dire qu'on parle tout le temps de l'acétamypride parce que le vrai sujet c'est de réduire la dépendance globale au pesticides. L'acétamyride c'est un pesticide somme toute assez banal en fait dans la famille des pesticides.

Et je voudrais vraiment qu'on arrive à renforcer la recherche d'une manière générale sur les alternatives à la soutenir pour sortir de cette dépendance de manière générale. Voilà, je m'arrête là. Merci. [applaudissements] Merci beaucoup Christian Lanou.

Quand vous dites que c'est un laisr est un pesticide banal, j'ai envie de dire il est peut-être banalement dangereux en fait comme tous les autres pesticides. C'est pas Non mais c'est en ce sens que j'ai employé le mot banal. Oui oui tout à fait.

C'est pour ça que dans la famille des pesticides que je voyais que certains tickets donc je me suis permis de dire effectivement voilà et non j'ai j'ai juste enfin moi c'est juste sur l'état des eaux. Moi, moi je veux quand même alerter parce que je je sais que heureusement Lindra fait tout un tas de recherches, heureusement qu'elle est là. Mais quand même les agence de l'au ce qu'elle nous disent malgré votre travail, c'est que en fait enfin en tout cas les auditions étaient très claires, c'est que l'état des eaux se dégrade.

Enfin, je peux pas m'empêcher d'essayer d'apporter des lurs mais vous avez raison. Je [rires] c'est notre tout à fait. Non, juste pour faire le lien donc avec Olivier Chalochk, vice-président de la Fédération nationale d'agriculture biologique, euh je veux partir de la noisette et de l'assiette amiprite parce que vous dans votre rapport vous dites en fait que d'ici 3 à 5 ans, on devrait pouvoir trouver des alternatives sans assamite sur la noisette.

Je rappelle que c'est 300 producteurs, hein, on parle de 300 producteurs, c'est ça ? Bon, mais que évidemment la critique qui a été faite au moment de la loi du plomb par tous ceux qui combattaient la loi du plomb, c'est qu'en fait c'est un peu le cheval de 3 pour réintroduire les néonicotnoïdes plus globalement notamment sur la betterraave. Et là, on parle plus de quelques centaines d'hectares, mais de plusieurs dizaines de milliers d'hectares.

Bon, mais il se trouve que euh enfin en tout cas les agriculteurs en agriculture biologique nous montrent que euh bah on peut faire autrement sans pesticides puisqueaujourd'hui il y a 60000 exploitations agricoles. C'est ça. 100 pesticides en agriculture biologique dans toutes les productions, il me semble.

Voilà, c'est une exploitation sur 7 à peu près hein qui est en agriculture biologique. Donc je vous laisse la parole justement parce que je pense que vous êtes bien placé aussi pour voilà nous montrer comment on peut justement faire autrement et sans pesticide. Merci.

Et ben Oli, merci en tout cas de me donner la parole puis bonjour à toutes. Ah c'est pas le Merci de de me donner la parole. La première chose que j'ai envie de vous dire c'est que les agriculteurs, on est plus que 400000.

On va bientôt être les derniers moyen campan. Il va falloir vraiment se préoccuper de l'agriculture, hein, parce que euh 400000 agricultures pour faire pardon 400000 agriculteurs pour faire tourner la ferme France, ça devient limite. Alors moi, j'ai juste avant de de répondre à la question pour les betteres vous dire que l'an dernier, on a fêté les 40 ans du label de l'agriculture biologique.

L'agricure biologique, c'est trois promesses. La première promesse, c'est pas d'engrais azot synthèse. La deuxième promesse, ce n'est pas de d'OGM. souvent qui sont liés avec les pesticides.

Et la troisème promesse, si j'y viens, on va faire le lien, c'est pas de pesticides de synthèse. Pas de pesticides de synthèse. Pour autant, on utilise des pesticides en bio mais on en utilise une quarantaine mais qui sont en fait des produits qui viennent du vivant et qui sont euh des produits naturels et donc qui n'ont pas un impact comme on a pu le voir tout à l'heure.

Moi, je sais pas si vous ça vous a pas déprimé la première table ronde. Moi, j'étais vraiment déprimé. Et j'ai envie de vous dire et ce sera ça sera tout mon message en fait hein, c'est que en fait tout est là.

C'est l'éléphant qui est au milieu de la pièce. On a un label public qui existe depuis 40 ans et qui répond à toutes les problématiques qu'on a ici qu'on est en train de se poser. Et euh moi, je suis coprésident de la femme, je suis aussi producteur.

Je produis des céréales, je produis des légumes et il se trouve que j'ai des produits depuis 40 ans. Je me suis installé à 20 ans, aujourd'hui j'ai 58 ans et j'ai fait toute ma carrière pendant 38 ans avec le label de la lecture biologique. Et j'ai envie non non pas d'applaudissement parce que vous savez c'est c'est c'est pas forcément évident.

Moi je raconte toujours cette histoire quand j'ai commencé l'agriculture biologique euh je sortais d'une étude enfin de d'études agricoles et moi on me disait mais du glyphosate pour rer ton problème d'herbe et bien quand j'ai commencé à faire ce label bio en me disant mais je vais plus avoir du glyphosate je peux vous assurer que pendant des années je rêvais la nuit mais comment je vais faire sans glyphosate ? Donc en fait c'est possible. Et moi le message que j'ai envie de vous faire encore de vous passer aujourd'hui c'est qu'est-ce qu'on attend pour être heureux non mais qu'est-ce qu'on attend pour sortir les pesticides de l'agriculture ?

Les premiers les premières victimes, c'est nous les agriculteurs. C'est nous qui sommes exposés. Quand on n'est pas en des pesticides, c'est nous qui qui consommons et qui tombons malade.

Je dis ça avec beaucoup d'émotions parce que moi dans ma famille, alors je veux pas servir la cause mais je vais quand même vous le dire. Moi mon père est mort d'un cancer de la du pancréas. Quand on sait qu'aujourd'hui les pesticides, c'est un problème pour le pour le en tout cas c'est un facteur le le comment dire le cancer du pancréas est lié vraiment à l'empoiss et pesticides.

Je vous assure que ça jette le trouble et aujourd'hui une partie de la profession agricole c'est quelque chose qu'on narrive pas à comment dirais-je à exprimer. Beaucoup de [rires] personnes sont victimes de les pesticides mais en fait peu arrivent à en parler parce qu'en fait vous l'avez dit les pesticides c'est un outil que aujourd'hui il est difficile de faire 100 et pour autant nous ce qu'on démontre en agriculture biologique c'est qu'on peut faire 100. Alors pour répondre à la betterave et et moi je ce que je voulais vous dire c'est que je supporte parole des bio mais il y a 60000 personnes derrière moi qui font de la bio et qui aimeraient être là pour vous dire qu'on peut faire vraiment sans les pesticides et j'avais un producteur de betterave dans les Haut de France qui me disait mais disleur à l'Assemblée nationale que cette année j'ai fait le même rendement qu'en conventionnel en faisant en faisant pousser de betterrave.

Moi je pourrais vous raconter la même histoire. Je fais les mêmes rendements euh que mes voisins en faisant pousser du maïs, en faisant pousser du soja, en faisant Alors, le blé c'est un petit peu différent parce qu'on a une baisse de rendement et je vais pas rentrer dans les détails, mais euh parce qu'on met pas d'engrais d'azoté d'engrais azoté de synthèse, mais on produit de façon tout à fait honorable et un produit de qualité. Et le message aussi qu'on peut envoyer parce qu'il me reste plus beaucoup de temps j'imagine.

Non, encore un peu de minut. Ouais, d'accord. Ouais.

Ouais. Non, mais c'est vrai qu'on en a besoin en ce moment parce que honnêtement quand on quand on commence à entendre une partie de la préfession qui dit enfin qui nous dit que qui nous disent que la solution c'est de d'arrêter les normes environnementales et donc finalement le message c'est de continuer à mettre des pices comme on veut quand on veut. Non, il faut arrêter, il faut accompagner les agriculteurs.

Donc le message c'est qu'effectivement mais vous me direz mais pourquoi finalement l'agriture biologique c'est pas 100 % l'agriculture ? Ben moi je vais vous le dire. La difficulté, c'est c'est notre combat à la FNAB, c'est qu'on manque de financement. 9 milliards d'euros chaque année arrive sur la ferme France.

Est-ce que vous savez que sur ces 9 milliards d'euros, seul 1 % est destiné à l'agriculture biologique ? Comment voulez-vous comment voulez-vous qu'on développe cette agriculture si financièrement elle est pas soutenue ? Donc ça c'est vrai scandale.

Vous savez, nous on s'est battu avec la ministre pour pour un écorégime pour comment dirais-je encourager des pratiques agricoles et donner un peu plus d'argent à ceux qui font l'effort l'effort d'arrêter du pesticid. Et bien aujourd'hui par rapport à mon voisin qui utilise les pesticides, j'ai juste 20 € d'écart de plus pour pratiquer sans pesticides. Donc vous voyez qu'il y a vraiment une difficulté.

Et puis euh ce que j'ai envie de vous dire aussi parce que euh je je vais terminer par ça, c'est que euh ça a été dit tout à l'heure et le message positif que j'ai envie de vous envoyer, c'est qu'on réfléchit aussi dans notre réseau. Euh et je remercie vraiment la la ville de Strasbourg qui a mis en place l'ordonnance verte. Alors je sais qu'il y a des élus ici vraiment on est à la veille des des éélections municipales.

Emparez-vous cet outil. Les ordonnances vertes, qu'est-ce que c'est ? la possibilité de donner pendant 1 an à des femmes enceintes des paniers bio et derrière il y a une deuxième deuxème objectif de sensibiliser les mères de famille qui vont élever leurs enfants avec des produits bios avec moins de perturbateurs endocrinien et faire du bien au aux futurs enfants et pour la santé de tous quoi.

Donc c'est quelques euros sur c'est des budgets à prendre sur les sur les sur les collectivités et ça c'est très c'est très fédérateur et ça emmène tout le monde en fait parce qu'on a toujours ce débat bio pas bio. pour qu'on sorte ce débat là parce que on a cette urgence à sortir des pist et mon mon je finirai par ça parce que notre profession aujourd'hui les agriculteurs bio on les on a l'agence bio a fait une enquête l'an dernier et ils sont tous tous ceux qui sont sortis des pesticides ils vous ils vous disent quoi enfin qu'est-ce que nous dit le bar maître de l'agence du bio sur le moral des agriculteurs c'est qu'ils sont heureux ils sont heureux d'être sortis des pesticides ils sont heureux de cette prison dans laquelle on a été enfermé pendant 40 ans parce que il y a il ils mettent plus en comment dirais-je leur santé en en leur santé et puis la santé des autres. Et puis dernière chose euh ce que je voulais vous dire bien non mais je vais arrêter là mais en tout cas merci de m'avoir donné la parole.

Voilà. [applaudissements] [applaudissements] Merci. Merci beaucoup pour faire la transition. juste dire que on peut faire autrement, ça a été montré avec de la recherche publique et des moyens qui sont mis pour la recherche mais aussi et je crois que vous nous l'aviez dit en audition des moyens pour faire redescendre cette recherche quelque part et et la développer sur le terrain et puis il faut des moyens pour les agriculteurs qui veulent sortir des passis.

Je veux juste dire que le budget qui a été imposé par 493 fait absolument l'inverse, c'est-à-dire baisse ses moyens pour la recherche publique comme pour les agriculteurs qui veulent faire autrement et et sans les pesticides. Bien. Et pour faire la transition aussi donc parmi les acteurs professionnels he qui se sont opposés à la loi du plomb et à la réintroduction de la cétprise, il y a eu les apiculteur notamment l'Union des apiculteurs de France he c'est s'est opposé très fortement et donc on a souhaité aussi auditionner nous dans et je l'ai fait comme rapporteur de la pétition parlementaire l'interprofession de l'apiculture.

Donc je vous donne tout de suite la parole Éric Lel vous êtes président de l'interprofession des apiculteurs de France. Merci merci pour votre invitation. Alors, je vais me présenter un petit peu quand même aussi.

Donc, je suis apiculteur professionnel en bio. Donc, voilà encore un. Et et donc pour vous dire que je suis dans l'héroitation qui produit un petit peu de miel mais surtout beaucoup de produits d'élevage donc des essins, des reenes pour les collègues justement parce qu'on a une particularité c'est-à-dire que quand on est en bio en apiculture par rapport à ceux qui sont conventionnels, on a beaucoup plus de perte parce qu'effectivement on utilise pas la chimie pour combattre un parasite qui est arrivé d'Asie qui s'appelle le varois.

Et à cause de ça et ben on est obligé de faire d'autres alternatives et donc on a plus de perte et donc un coût plus élevé aussi. Donc ça me fait rebondir un petit peu puisqueen fait c'est les solutions qu'on essaie d'aller chercher par rapport à la cétamipride. Bah vous dire que bah nous on en a été victime les apiculteurs pendant des années des néonicotinoïdes.

Ça ça a duré. Euh merci aux chercheurs, ceux qui sont là, ceux qui ont travaillé justement euh sur euh le vol de non retour à la ruche. Ça vous a été expliqué tout à l'heure.

Euh une technique qui a permis de montrer qu'effectivement ces produits étaient dangereux et on voit à quel point puisque il s'agissait de mettre des puces et réfilidé sur les abeilles, d'aller les compter. Voilà, on voit à quel point c'est complexe d'aller effectivement démontrer juste un produit. Donc ça a été rappelé tout à l'heure aussi la problématique des effets cocktail.

C'est-à-dire que bah c'est comme pour les médicaments. Vous prenez un médicament, vous connaissez le risque. Deux, ça commence à être un peu compliqué.

À partir de 3, on sait plus. Voilà. Donc on a des vraies problématiques.

Donc moi, je vais je vais plus tourner plutôt tourner mon propos et je et je suis d'accord avec Christian sur le côté finalement c pri on sait que ce produit n'a pas d'avenir. Faut être très clair. Je crois qu'il faut vous rassurer tous.

Moi, je crois pas à ce produit. Je pense que voilà, au niveau de l'FSA, il sera il sera interdit. J'ai pas trop de doute là-dessus.

En revanche, en revanche, la question c'est la question de l'ensemble des pesticides et de la façon dont on travaille cette question. Donc ça a été rappelé par par mon collègue, mais je suis pas d'accord avec lui. Et je vais vous dire pourquoi.

Parce que ce qui dit ce qu'il dit, il a il a raison sur le côté bonne pratique et cetera. Le problème en fait, il est pas que là parce que moi je connais très bien aussi les collègues agriculteurs parce qu'il se trouvent que je les contacte souvent. Je je suis un peu une passerelle entre justement les apiculteurs et les agriculteurs.

Je les vois et malheureusement vous les mettrez pas tous au bio pour une raison très simple. C'est une question aussi de marché. Et le marché pour qu'aujourd'hui il soit possible et sain entre les agriculteurs et vous les consommateurs, c'est qu'il va falloir faire en sorte que les produits qui viennent de l'étranger soient contrôlés et qu'on s'assure qu'effectivement il respectent les règles.

Parce qu'aujourd'hui, comment vous tuez les collègues qui sont au conventionnel ? Bah c'est très simple. Il suffit de faire venir de la noisette de Turquie.

On a parlé de la noisette qui elle est bien sûr faite à base d'acceptamide et donc qui vous contamine tous. On a parlé du fiprony tout à l'heure pour un petit peu partir sur un autre sujet, je l'ai vu sur une diapo. Le fipronil, si vous avez des animaux, des chiens, des chats, vous en mettez dessus en permanence.

C'est comme ça que vous contaminez aussi. Donc voilà, c'est juste pour dire qu'en fait la problématique des pesticides, ça nous regarde tous effectivement. Et si on veut trouver une solution et que vous voulez aider les agriculteurs, vous voulez aider les collègues, bah c'est grâce à vous les politiques de prendre des bonnes décisions pour s'assurer que les produits qu'on importe, c'est pas ceux qu'on veut qu'on ne veut pas manger.

Et c'est comme ça que vous soutiendrez le collègue en bio que vous me soutiendrez parce que à ce moment-là, on aura un marché qui sera capable d'absorber nos productions. Si vous avez pas un marché en face, on a connu la crise il y a pas si longtemps que ça et heureusement qu'on a été un peu soutenu très faiblement mais un petit peu quand même. Bah c'est c'est bien le problème.

Donc si on veut régler cette question de pesticides, c'est une question de société qui concerne tout le monde et il faut bien se dire qu'il faut qu'il y ait un marché en face. Et attention de pas opposer non plus entre guillemets les petits exploitants et les gros exploitants. Ils n'ont pas les mêmes fonctions et l'agriculture ça n'existe pas en soi une agriculture.

Il y a des agricultures. Si je prends un exemple d'un producteur qui va faire des œufs par exemple, vous pouvez très bien consommer une petite ferme qui est à côté de chez vous, il vous vend des œufs. Mais dès que vous voulez l'exporter en GMS, en grande distribution, bah vous avez passer par un intermédiaire qui va industrialiser le process pour que ça puisse arriver à un prix raisonnable.

En revanche, on a parlé de la betterave. Bah, c'est un petit peu plus compliqué parce que si vous plantez des betteraves dans votre champ, vous aurez des belles betteres mais vous pourrez rien en faire. C'est un process industriel qui va fabriquer le sucre derrière.

Donc c'est juste pour vous faire toucher du doigt que il y a la complexité de la production mais il y a aussi la la complexité après la production. jusqu'à l'acheminement. Et donc toutes ces questions-là, si on veut derrière que ça soit euh on va dire modélisable et que ça puisse être vivable pour tout le monde en terme de prix, parce qu'on sait très bien que les concitoyens regardent aussi le prix.

Vous avez parlé d'un produit dont je ne citerai pas le nom parce que voilà, il est à base de noisettes [rires] et de noisettes qui ne sont pas françaises. Euh bah vous voyez bien la difficulté, c'est-à-dire que tous ces produits industriels, si on veut qu'il s'améliore pour notre santé à tous, mais il y a pas 36000 solutions. Et je crois que malheureusement la question des pesticides y est totalement liée et ça fait partie d'une chaîne de valeur.

Donc attention, moi je dis très attention avec nos agriculteurs de les protéger parce que eux sont les premières victimes de ce système. Ils l'ont pas choisi. Ça a été rappelé tout à l'heure quand ils utilisent des pesticides.

On a une belle photo tout au début d'un d'un viticulteur qui passe dans son char. Je vous rassure, ils ont certains des aujourd'hui, ça va jusque très loin puisqu'ils ont des tracteurs pressurisés pour justement éviter les les les EPI, donc les les systèmes de protection pour ne pas se contaminer. Donc on en est quand même à un niveau assez élevé hein.

Donc vous voyez bien que la problématique de l'agriculture c'est protéger les agriculteurs, les protéger ben des pesticides, les protéger économiquement si vous voulez demain qu'il vous apporte une nourriture de qualité à un prix raisonnable. Et donc ça revient à la question de la PAC. Bon, je je vais pas rentrer dans le débat de la PAC ici, mais on a beaucoup de travail à faire et vous avez beaucoup de travail à faire pour faire en sorte que effectivement on aille vers une une agriculture, pas que une apiculture mais une agriculture durable.

Merci. [applaudissements] Merci beaucoup Éric Leland. Enfin, vous avez soulevé en tout cas deux sujets qui en tout pour son essentiel.

Un, la protection euh des agriculteurs mais aussi des consommateurs vis-à-vis des importations de produits traités avec des substances prohibes en France. Je rappelle juste que mon groupe parlementaire entre autres a enfin voilà défendu et même proposé une loi pour interdire progressivement l'importation de produits traités non seulement avec la cétamiprine mais avec des les pesticides qui sont tout simplement interdits en France parce que et vous l'avez soulevé aussi c'est quand même un problème c'est qu'aujourd'hui 90 % des noisettes que vous mangez sont importées et traité à la cétami pride en réalité et deuxièmement mais je je m'étendrai pas dessus effectivement il y a la question du marché alors moi je dis demande parce que je suis kénésienne Mais [rires] il y a la question des débouchés de la demande mais voilà et ça aussi c'est évidemment quelque chose quand en tant que politique nous devons traiter comment on développe la demande et notamment la demande populaire pour pour le bio. Mais je laisse tout de suite la parole parce que je pense qu'elle va réagir aussi dessus à Fanny Mra qui est aussi porte-parole de la confédération paysane.

Merci. [applaudissements] Tout à l'heure Aurélie, tu disais il faut des moyens, des techniques, des alternatives, des moyens scientifiques. En fait, il faut surtout du courage politique et malheureusement depuis des décennies en fait, on a des ministres de l'agriculture, des vrais libéraux euh qui euh sont les laquets de la FNSE.

Et du coup forcément euh ça nous a amené dans cet impasse là quoi. [applaudissements] On a rencontré Jeun Var hier soir clairement quand on parle de cogestion c'est un enfin c'est un fait et du coup ces décennies de cogestion avec la FNSE mais on en arrive là avec plein d'agriculteurs et d'agricultrices piégés dans un système. Et nous ce qu'on dit c'est on ne va pas taper sur celles et ceux qui utilisent euh des pesticides parce qu'en fait ils sont piégés depuis des décennies des politiques qui les piègent dans un système dans un modèle agricole où c'est très difficile d'en sortir.

Du coup avant tout il faut du courage politique et malheureusement les gouvernements qui se succèdent là n'en ont clairement pas. Euh c'est toujours euh en fait pour nous la question des pesticides avant qu'elle soit technique, avant qu'elle soit euh biologique, c'est avant tout une histoire économique. En fait, il y a pas de problème technique, il y a que des problèmes économiques.

Et là, si vous voulez, on peut euh on peut parler de l'acétamy sur les betteraves parce que on nous parle des noisettes. Enfin, Jean Var pendant des années, elle nous a parlé euh des noisettes, le symbole en fait euh phare euh concernant la loi du plomb et et le retour de la cétamipride. En fait, au on l'a on l'a cité plusieurs fois, c'est bien la betterraave qui est au cœur des enjeux du retour de la cétamyride et la betterraave.

En fait, il faut rappeler que le problème ne date pas de 2018 quand la cétamride a été euh interdit. Il date d'avant, il date de la fin surtout des quotas sucriers. Du coup, il date de la fin de la régulation des marchés du sucre.

Et et clairement si on ne revient pas sur ça, si on revient pas sur cette politique de toujours plus de course à la compétitivité, plus de régulation, bah en fait on continue à mettre des sparadra, des fausses mesures par exemple sur l'usage des pesticides. Pour nous par exemple, il faut le rappeler la betterave, on ne consomme qu'un quart de ce qu'on produit hein. Le reste est transformé en éthanol, en agrocarburant.

Enfin, c'est c'est de la folie. Quand on parle de souveraineté alimentaire, nous ça nous fait bien marrer que le ministère de l'agriculture s'appelle maintenant ministère de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire. Parce que pour la la souverainetéalimentaire, c'est Marc Fenot, ancien ministre de l'agriculture qui nous l'a pondu alors que c'est notre projet politique à la Confédération paysane et à la Via Campessina, à savoir de c'est au peuple de décider de son alimentation et de son agriculture.

C'est pas c'est pas Marc Feno là avec sa souveraineté alimentaire soi-disant être plus compétitif sur les marchés mondiaux. enfin où il a d'où il nous a volé notre souveraineté alimentaire pour la transformer en un truc qui ne ressemble plus à rien. Du coup clairement le courage politique il faut l'avoir et quand on parle de la betterave on parle de terreos.

Il y a un oligopole enfin faut imaginer le monopole de certaines industries du sucre qui s'en mettent plein les poches. Et il faut rappeler que c'est les mêmes en fait qui écrasent les producteurs de cannes à sucre à la Réunion. C'est les mêmes qui s'en mettent plein les poches avec le POSI, les fameuses aide pack pour les outreemères.

En fait, on est dans un système qui ne fonctionne pas et les betterraaviers, on le sait, il suffirait d'augmenter de 5 € de plus la tonne de betterave pour pouvoir se passer d'acétamide sans que ça change rien dans le revenu des betterraviers et dans le fonctionnement même de la filière betterraave. Du coup, on voit bien que c'est une histoire économique et il faut sortir de cette idée que seuls les alternatives techniques euh pourront en fait nous sortir de ces impasses-là. Il faut aussi rappeler euh vraiment très clairement que euh la cette année la filière betterraave marche de tonner.

Il y a pas du tout eu de baisse de rendement. Au contraire, cette année c'est une superbe année pour la betterraave alors que l'asy pride est interdit. Du coup, à un moment donné, il faut arrêter les les duplons et qu'on sort, faut qu'ils arrêtent de nous mentir.

Clairement, il faut qu'on sorte de ça, quoi. Nous, pour nous, si on continue avec cette course à la hausse de la production, toujours produire. Emmanuel Macron la semaine dernière, il était en haute zone.

Qu'est-ce qu'il a dit au aux paysans et aux paysans de haute zone ? Il faut produire. Il faut produire.

Alors qu'on est en pleine crise du lait, en pleine crise de la viticulture, alors qu'on surproduit. mais que au fond nous paysan et paysans, on se retrouve avec des revenus ridicules parce que rien n'est frais rien n'est fait sur le revenu sur le prix pour garantir des prix minimums aux paysans et aux paysans. Tant que les prix garantis ne seront pas euh acquis pour les paysanes et les paysans, on continuera d'utiliser des pesticides, des engrais et tout quantti.

La bio, c'est bien mais ça reste de la niche. On ne peut pas uniquement aller enfin on ne peut pas concevoir le monde avec des agricultures de niche protectrices et laisser le reste et entre autres laisser les plus précaires continuer à bouffer de la merde et à se et et à et à se mettre en danger quoi. Clairement, [applaudissements] on n'est pas là paysan et paysans nous avec notre belle agriculture respectueuse de l'environnement pour uniquement nourrir la bour la bourgeoisie.

Ça n'est pas un projet, ça ne fait pas projet de société ça clairement. Et du coup euh aussi sur l'histoire purement agricole des filières, on ne peut pas sacrifier la l'apiculture au profit d'une autre filière. Enfin, ça c'est dément nous en tant que syndicat agricole d'imaginer qu'on sacrifierait l'apliculture au profit des des producteurs de noisettes et des betterraviers.

Ça c'est une hérésie incroyable et surtout qu'on sait bien que l'apiculture c'est la pollinisation. On en a parlé tout à l'heure, sans pollinisation, il y a plus de culture végétale, il y a plus d'alimentation. Du coup, il va falloir sortir enfin avoir une un regard systémique et une analyse systémique avec de vraies solutions.

Et puis pour nous, il y a il y a cette histoire et on en a reparlé tout à l'heure de quand on se bat contre le mercosour entre autres pour éviter d'importer des produits des produits qui utilisent les pesticides, les hormones de croissance et quanti, on se bat pas uniquement pour l'agriculture française. En fait, c'est pour nous, il y a une hypocrisie de dire "Ah bah nous, on a interdit les pesticides ici mais du coup on on se retrouve enfin avec une forte concurrence des pays étrangers, mais on continue de produire et de vendre les pesticides qu'on interdit en Europe. On continue de les les tu as tu en as parlé et tu en parles dans ton bouquin Malcom.

Enfin, le colonialisme chimique, c'est une vraie euh c'est c'est la France et l'Union européenne, on est hyper fort là-dedans à continuer à produire et à vendre des pesticides qu'on interdit sur notre sol mais pour les bazard à l'autre bout aux quatre coins de la planète. Et pour nous, ça c'est pas possible. Pour nous paysanes et paysans, on ne peut pas tirer la couverture à soi pour dire "On va protéger les agriculteurs et agricultrices en France" en sacrifiant le reste de la planète.

C'est c'est complètement fou. Et on parlait du chlore déconne. Enfin nous au au-delà de des problèmes de santé catastrophiques, on le voit au quotidien avec les camarade confédération paysane par exemple de Martinique Guy Albert qui nous raconte que par exemple lui producteur de bœuf son bœuf est saisi par le vétérinaire avant de pouvoir le vendre parce que le bœuf est contaminé au chlore déconne et en fait ça c'est du quotidien pour les paysans et les paysanes en Martinique et en Guadeloupe.

C'est pas uniquement dans les enfin dans les plantations de de banane que le problème sévit. Euh et puis il faut le rappeler encore une fois quand on parle de colonialisme chimique, l'histoire des subventions publiques aux outresemers comme le Posé, il y a c'est des millions d'euros donnés aux familles béquet les descendants des colons pour faire de la canne à sucre et de la banane. En fait, il va falloir à un moment que enfin quand Jeune va Non mais excusez-moi mais moi je suis encore très énervée par le rendez-vous qu'on a eu hier soir où justement on a parlé de ça, on a moi j'ai parlé de cette injustice coloniale qui sévit encore dans les outresemes par rapport aux subventions publiques de la politique agricole commune et du posé. elle est à des années lumières de tout ça.

Enfin, c'est loin loin très très loin de ses préoccupations. Et du coup, pour nous, il faut changer un système dans son entièreté et pour tirer tout le monde vers le haut, pas uniquement pour nous protéger nous ou pour protéger telle filière. C'est pas possible de penser le monde paysan comme ça par silo en attrapant uniquement le bout de la lorniette.

Il faut vraiment qu'on arrête de s'enfermer dans des histoires de niches, de stylo de filière. Il faut penser revoir euh tout le système et on continuera, nous confédérations paysanes à nous mobiliser comme demain contre la loi du plom et on continuera à se mobiliser aussi en faisant des actions de désobéissance civile avec les faucheurs volontaires, avec les médecins qui osent s'exprimer avec cancer colaire, avec les soulèvements de la terre. Il va falloir qu'on aille loin.

C'est important les moments de colloque et d'information, mais il faut clairement contrer le système de façon un peu plus radicale. Merci. [applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] Merci beaucoup Fanny MRA.

En parlant de cancer colère donc qui a été et qui reste très mobilisé d'ailleurs contre la loi du plomb et plus globalement contre les pesticides, je vous prie d'excuser Fleur Bretau qui devait intervenir mais qui voilà qui qui a une grosse contrainte et qui ne peut pas et qui s'en excuse euh voilà mais qui aurait voulu être être avec nous et intervenir et bon elle a elle reste une figure je pense importante aussi aujourd'hui. Alors, on a un tout petit temps, 5 6 minutes peut-être pour vous faire réagir chacun une ou de minutes peut-être à voilà aux différentes interventions. Je peux je commence par vous monsieur Lanou si vous le souhaitez hein, je veux pas vous obliger. [rires] Vous m'obligez pas.

Est-ce qu'il y a quelque chose que je peux préciser compléter ? Je sais pas par rapport à ce que j'ai dit. Je suis enfin bon, je comment vous dire ? [rires] Euh non, une question plus précise ou vous sinon vous commencez par quelqu'un d'autre.

Mais [rires] non, mais là c'était tellement impressionnant que je [rires] je sais pas comment réagir. Je suis je suis d'accord. Si vous faites toujours ça ?

Non non, je suis d'accord avec beaucoup de ce que vous avez beaucoup de choses que vous avez dites. Après sur le plan technique, vous dites qu'il y a pas de problème. Bon bah OK, moi je pense qu'il y en a un mais on n'est pas forcément d'accord sur tout.

Ce que vous dites sur la betterraave, on l'a dit dans le rapport. Enfin, le problème de la betterave, enfin le problème de la betterave, c'est pas la stamipride quoi. Enfin, il est les il y a tout ce qu'il faut pour protéger la betterraave et on a bon espoir même de il reste encore deux molécules chimiques, voilà, qui sont pas la stamipride, on a bon espoir de pouvoir s'en passer un jour. on a fait proposer pas mal d'alternatives qui sont différentes.

Donc c'est je sais que c'est pas la tonalité de ce qu'on entend dans les médias actuellement parce que le rapport qu'on a fait est parfois interprété avec une certaine mauvaise foi. Faut faut bien le dire hein. Euh mais on sait ce qu'on a écrit et ce queon a écrit c'est ce que je viens de vous dire quoi.

Voilà. Après il y a d'autres filières et bon je suis pas forcément d'accord avec vous sur la noisette mais on va pas faire toute une histoire de la noisette. Je pourrais vous parler de l'astrise et cetera et je suis d'accord qu'il faut pas couper les filières en morceaux et couper l'agriculture en morceaux.

Ce que je dis c'est que nous on cherche des moyens pour sortir de la dépendance au pesticides chimiques et au pesticides en général d'ailleurs. Euh quel que soit le type d'agriculture, que ce soit euh conventionnel, bio ou autre chose, parce qu'il y a aussi des pesticides qui sont utilisés en bio simplement, ils sont autorisés en agriculture biologique. Voilà.

Mais nous, on cherche des alternatives durables euh saines pour l'environnement et pour les gens au pesticides. La seule façon dont on peut diverger éventuellement les uns les autres, c'est la manière de sortir de cette dépendance et la rapidité avec laquelle on peut sortir. Voilà, nous on est force de proposition, on n'est pas décideur.

Le décideur, c'est vous et vous ferez ce que vous souhaitez, ce que vous pensez bon des propositions qu'on a mis dans le rapport. Merci beaucoup, monsieur Lanou. C'est c'est quand on parle de la science, il a été tout à l'heure dit le déni de science.

Donc c'est important de voir y compris à l'INRA qu'il y a des travaux qui montrent qu'on peut faire sans pesticides en betterave et qu'on pourra faire sans pest qu'on pourra faire sans pesticides globalement en betterraave et que alors des alternatives existent déjà parce qu'il y a déjà des agriculteurs biologiques en betterave n'est-ce pas mais que globalement on peut sortir l'entièreté de la filière mais c'est important quand même parce que pour avoir été de tous les débats parlementaires l'année dernière là-dessus je combien de fois on a entendu que vraiment en betterave, on peut pas faire autrement qu'avec l'acétam des pleins de pesticides. Bon donc enfin je vous assure, on l' beaucoup beaucoup entendu. Donc je je voilà je pense que là la science est importante.

Je veux dire clairement on peut faire autrement en betterave et demain l'entièreté de la filière peut faire sans pestici. Bon alors je suis un chercheur alors je le dis avec humilité mais voilà c'est ce qu'on essaie de faire. Je le dis plus comme je suis plus scientifique en ce moment, je peux me permettre de faire un raccourci.

Monsieur euh Chaloche. Merci de me redonner la parole. Non, je voulais juste vous dire parce que je l'ai entendu tout à l'heure plusieurs fois, la bio partout et partout et pour tous en fait hein, c'est c'est pas une niche la bio.

En tout cas, nous à la FNAP, on se bat au quotidien pour que l'alimentation saine et de qualité soit accessible à tout le monde. Parce que ce qu'on nous renvoie en permanence, mais oui, restez dans votre niche, allez, c'est juste réservé au bobo. Non, l'agriculture bio, l'agriculture de qualité.

Et avec ça et on va on va se rejoindre parce que en fait c'est notre santé commune à tous et donc la bio à 100 % peut-être un phare à atteindre mais moi ce que je dis toujours c'est que nous on est dans le dans le wagon de tête on a déjà les alternatives, on produit déjà en bio sans pesticides et donc la bio par rapport à l'évolution de l'agriculture fait partie de l'équation. On ne peut pas la mettre de côté, elle fait partie d'équation. C'est vraiment ça en tout cas la FNAB qu'on passe en en permanence comme message parce que comme je vous disais tout à l'heure il y a déjà 60000 agriculteurs qui sont à l'œuvre pour produire en bio avec des techniques alternatives et ce que j'ai envie de vous dire vous savez on mange aujourd'hui c'est la crue terrestre c'est quelques centimètres la fertilité elle repose sur quelques centimètres de sol agriculture productivist elle est en train de vraiment mettre en péril cette ces qualités de sol.

Et nous, j'ai envie de vous dire aussi quelque chose et je finirai par ça, c'est qu'on nous dit toujours mais est-ce que la bio pourrait nourrir le monde ? Est-ce qu'elle pourrait nourrir l'Europe ? Est-ce qu'elle pourrait nourrir la France ?

Mais moi, j'ai envie de d'inverser, c'est dire est-ce que aujourd'hui l'agriculture conventionnelle qui est concentrée où il y a de moins en moins de producteurs où on est obligé de faire appel à plus de pesticides où on joue sur la santé collective, est-ce que c'est aussi la bonne solution ? Donc vous voyez ce que je veux dire, c'est que il y a des il y a des il y a vraiment des directions à prendre et que au niveau technique on y arrivera, il y a pas de problème. La nature elle fonctionne depuis des milliards d'années et nous on est juste humble producteur à voir comment ça se passe.

Mais par contre politiquement, il y a vraiment des choses à faire pour mettre en place cette agriculture qui protège, qui préserve et la bio produit et nourrit. Merci. [applaudissements] Merci beaucoup.

Et je dis que nous sommes de nombreux élus et députés dans la salle à nous battre tout le temps pour préserver déjà les les maigres moyens qu'il y a aujourd'hui, les maigres budgets pour l'agriculture biologique qui, je le rappelle dont une partie a été sacrifiée l'année dernière. On a eu des aides qui sont partis ailleurs. Voilà et ça continue avec le budget qui vient.

Voilà. Donc, il faut savoir que l'agriculture biologique est de moins en moins aidée. Et moi, je rappelle le résultat d'une thèse que j'avais dirigé à l'époque il y a 10 ans, c'est-à-dire que plus une exploitation agricole respecte le vivant et les écosystèmes et moins elle touche d'aide de la politique agricole commune.

Voilà. Euh bien, monsieur Éric Leland. Ouais.

Juste un petit mot sur deux points que je voulais évoquer avec vous pour rebondir un petit peu sur ce qu'a dit ma collègue aussi. En fait, il y a le chiffre Project. Je sais pas si vous connaissez tous monsieur Jean Covici qui a travaillé beaucoup sur la question climatique, a travaillé sur la question agricole il y a pas très longtemps.

Et ce qui est intéressant, c'est qu'il a bien montré en fait dans son travail que 80 % des agriculteurs, donc là je parle tout agriculteur confondu, sont prêts à faire évoluer leur pratique. Donc vous voyez que c'est pas une affaire si compliquée que ça côté du monde agricole. Le monde agricole en fait subit effectivement les politiques qu'on lui impose en terme de production et et ça en fait c'est la nation qui lui impose ça.

Après au sortir de la guerre, c'est ce qui s'est produit. Donc il faut il faut mettre ça donc en perspective. Et je vais rebondir sur un dernier point qui est celui de l'aness parce qu'on en a pas trop parlé et pour nous les apiculteurs en fait c'est un élément essentiel.

Donc pour tous les politiques présents, faites très attention à ce qu'on garde bien l'ancessépendante. C'est exactement la même problématique. Je fais toujours le parallèle avec la justice parce qu'une justice doit être indépendante si on le veut pas qu'effectivement a du dérapage.

Et pour l'ENCES, c'est exactement la même chose. Après quand l'ESS fait un choix, donne un avis, c'est à vous mesdames et messieurs les politiques de faire votre choix et de l'assumer. Voilà.

Donc c'est il faut bien pas mélanger les rôles et bien s'assurer qu'on garde ce travail de gens indépendants qui font un travail et les protéger parce que c'est eux qui nous protègent après sur la qualité de ce qu'on pourra manger et des produits qui seront certifiés. Voilà. Merci beaucoup monsieur L.

On vous rejoint je pense tout à fait sur l'ANES son indépendance mais aussi les moyens faut caler les moyens de faire toutes les études nécessaires. Ça revient à ce qui a été dit dans la première table ronde et c'est que malheureusement aujourd'hui il y a pas toujours les moyens pour la science qu'elle fasse toutes les études qui sont nécessaires loin de là quoi. Et c'est même organisé en fait ce manque de moyens scientifiques.

Voilà Fannie Mra et puis ensuite nous passerons à la conclusion. Merci. Nous, on a un projet et on n'est pas les seuls, c'est la sécurité sociale à l'alimentation.

Et c'est clairement dire que c'est pas au consommateur en fait de de choisir et euh c'est c'est pas au consommateur, c'est aux politiques publiques de mettre son grain de sel là-dedans pour permettre une alimentation de qualité à toutes et tous et permettre un revenu satisfaisant aux paysanes et aux paysans aux producteurs. Et on a franchement la sécurité sociale, je pense après guerre le Conseil national de la résistance ça devait être un truc complètement fou, impossible dans la tête de plein de gens. Il y a il faut imaginer des choses incroyables pour pouvoir les réaliser.

Sinon, les mesurettes et les sparadras de merde qu'on nous sort à tout bout de chambre et nous on le vit en tant que syndicaliste paysan en fait c'est fatiguant de pas rêver de pas avoir de vrais projets de société. Nous on nen peut plus hein les petits trucs. Ah ouais mais on vous donne ça, on vous lâche c, on vous lâche ça.

Non, il faut des vrais projets qui a de la gueule quoi. Et la SSA la réellement la sécurité sociale de l'alimentation, c'est un projet pour toutes et tous. Et l'alimentation, on le disait déjà il y a 30 ans quand on a démonté le McDo, l'alimentation c'est l'affaire de toutes et tous et on doit sortir l'agriculture de la spéculation boursière et financière, c'est plus possible.

On le disait déjà, sortons l'agriculture et l'alimentation de l'Organisation mondiale du commerce. Sortons du libre échange de cette en fait, c'est le vieux monde ce logiciel là, il est périmé. Il est périmé.

On nen veut plus. Il y a la jeunesse avec nous. C'est pas possible qu'on continue quoi. [applaudissements] Du coup, en fait, juste, on n pas le choix, on n' pas le choix d'en sortir.

Il faut faire exploser ce système clairement. Et donc je rappelle qu'il y a beaucoup d'étudiants d'école d'agronomie qui sont d'ailleurs dans la salle et qui sont des futurs ingénieurs agronome. Voilà.

Euh donc euh moi je je évidemment tu parles de la sécurité sociale de l'alimentation, tu sais aussi que un de nos combats, c'est les cantines à 100 % gratuites bio et locales qui sont aussi notre moyen de répondre à la au marché ou à la demande en tout cas. Voilà. Euh et je finirai juste euh d'abord pour vous dire je crois ce que tu as dit le terme est juste, c'est-à-dire c'est d'abord une question de courage politique.

Voilà. Et donc avant de vous inviter tous à un petit café petit thé à la fin toute fin du collocque, j'invite maintenant pour la conclusion Jean-Luc Mélenchon qui est le président de l'Institut de Laboi. Merci.

Merci à tous pour cette discussion. [applaudissements] Je sais pas. Je me garderai bien de conclure.

Bon, je laisse tomber ce que j'avais prévu. D'abord, je remercie je en fait, il y a un abus de pouvoir qui a été fait sur moi. J'ai dit que je venais parce que je voulais m'instruire et là-dessus, on m'a collé à conclusion.

Euh bon, alors je pas totalement ignorant du sujet. Si au bout de trois campagnes présidentielles, je ne savais rien sur l'agriculture, vous auriez le droit de vous méfier de tout le reste de la salle. Mais donc il y a besoin de quelques quelques petites déclarations liminaires.

Premièrement, ce que je dis n'engage que moi et non les personnes qui nous ont fait l'honneur, l'amitié de s'exprimer avant du point de vue qui est leur et je pense par exemple à la première table ronde qui est une table ronde de scientifique. Et la principale enseigne qu'il faut mettre sur notre porte, c'est la politique n'a rien à faire dans la science. La science, elle a sa propre autonomie, sa propre dynamique.

La politique a à faire avec les conclusions de la science, mais pas avec le processus scientifique. Donc déjà, posons cette règle. Il faut espérer qu'ils continueront à nous déranger continuellement.

Deuxième règle concernant la discussion que qu'on vient de de suivre avec beaucoup de passion. Je pense en tout cas moi je les suiv avec passion parce que je reste ébahi de ce que j'entends. Je suis tellement heureux d'entendre la Nouvelle-France agricole envoyer et balader tout le système que ça me fait un bien que vous imaginez pas vu que compte tenu de mon âge connu le contraire.

Mais quelque chose d'humain me rattache à ceux qui ont cru au contraire. J'ai connu le remembrement et les gens qui pleuraient à chaud de larme le bâton à la main pour régler leur compte avec le voisin. J'ai connu les braves gens qui se sont endettés jusqu'au coup persuadés qu'il fallait être moderne et pour ça acheter beaucoup de matériel et passer à des méthodes plus dynamiques de production et cetera et qui ont cru tout le long bien faire.

Et j'ai aussi un peu de tendresse pour ceux qui persistent en dépit des difficultés à dire qu'il y a un modèle agricole et que peut-être on peut leur fistoler. Alors que je partage assez largement la conclusion de la dernière oratrice. Rien de tout ça n'est rafistolable pour la raison très simple que ce n'est pas durable, ce n'est pas soutenable.

Alors, j'ai première remarque les scientifiques. Deuxième remarque, attention à ne que notre conclusion parce qu'on parle de la loi du plomb et des illuminés intéressés qui sont à l'œuvre dans cette affaire, mais les agriculteurs agricultrices ne sont pas les responsables du désastre. Ils y ont contribué de bonne foi et ils sont prêts à en changer.

Mais c'est à nous d'examiner à quelles conditions ils pourrait en changer. Parce que les agriculteurs comme toutes les autres catégories sociales et comme les États sont tenus par une laisse bien particulière avec laquelle le capital tient la terre entière. C'est la dette.

Vous pouvez raconter ce que vous voulez à quelqu'un qui s'est endetté jusqu'au coup. il s'est endetté avec des objectifs de production derrière et s'il ne tient pas ses objectifs de production, il ne peut pas rembourser et s'il ne peut pas rembourser, c'est la faillite et cetera et cetera. C'est la raison pour laquelle euh il se tue euh il se suicide en paysan euh par jour ou tous les deux jours.

C'est une statistique terrifiante. C'est la dette qui est laisse. Par conséquent, au moment où il faudra faire bifurquer le système, c'est-à-dire dès qu'il y aura un gouvernement insoumis et qui devra naturellement accélérer les cadences parce que comme l'a dit je ne sais lequel ou laquelle d'entre vous, on n' pas devant nous un ou deux siècles pour tourner tranquillement, hein.

C'est pas du tout ça devant quoi on est. Et dans un instant, je vais en dire davantage. Donc, il va falloir accélérer la cadence.

Premier problème politique, si on parle les agriculteurs, un ne pas les tenir pour coupable et responsable. De on en a tellement peu que mieux vaut les garder. Et tro on en a surtout besoin pour la transmission d'un certain nombre de savoir-faire.

Car si la classe paysane est tombée de 7 millions de personnes qu'elle était à la fin de la deuxième guerre mondiale à 400000 qu'ils sont aujourd'hui, il faut pas croire que la pente est en train de s'inverser. Au contraire, elle est en train de s'accélérer vers la liquidation définitive de la paysannerie et il s'y produit des phénomènes autour de la paysannerie qui doivent retenir notre notre attention. Comment se fait-il qu'il n'y ait pas une catastrophe mondiale à partir du moment où on sait que les insectes polénisateurs sont en voie de disparition ?

Normalement, si le marché comme nous le connaissons, qui est l'indicateur suprême de la performance, de la vraie vérité, qui grâce à sa main invisible rectifie tous les déséquilibres, normalement on devrait avoir une crise boursière de première grandeur sur tout ce qui est l'agroalimentaire. Ben pas du tout, il ne se passe absolument rien. C'est que sans doute ces producteurs-là sont informés du fait que la perte des insectes pollénisateurs n'est pas très grave.

Pourquoi c'est pas très grave ? puisqu'on dispose de machines qui peuvent polliniser à leur place. Pardon ?

Ça c'est ce qu'ils disent. Ils le disent. Donc chers paysan s'il y a plus d'abeilles pour venir polléniser tes produits, c'est pas grave.

Tu as qu' acheter la machine qui elle est plus performante que le gars avec ses abeilles ou la fille avec ses abeilles. Abeille qui ne travaille pas la nuit, le pollinisateur mécanique, il le fait. abeille qui euh ne produit pas à telle ou telle circonstan de l'année.

Tout ça n'existe pas pour la machine. Le capitalisme, il faut bien quand même que son nom soit mentionné, le capitalisme se nourrit de ses propres turpitudes. C'est un pur système d'accumulation qui n'a pas d'objectif particulier.

C'est une force qui va même quand elle ne sait pas où elle va. Son unique destination, c'est l'accumulation. Point final.

Elle n'a pas d'autres et chacun, on peut dire d'une certaine manière fonctionne avec des objectifs spécifiques. Le paysan doit produire pour rembourser le prix des machines qu'il a acquis. Le consommateur doit acheter le moins cher possible pour pouvoir faire face à ses autres défenses dépenses alors que les salaires ne progressent pas. puisque j'en suis à émanciper les paysans d'un certain nombre qui leur sont infligées aujourd'hui, rappelons-nous comment la paix sociale parce qu'au bout du compte, on va retrouver cette vérité ultime.

Le marché n'existe pas. Le marché n'est pas un régulateur. Le marché est un rapport de force et c'est un rapport de force social.

Le contenu du marché, c'est le bras de fer entre le producteur et le et le et le et le propriétaire. C'est le bras de fer entre les différentes catégories sociales. Le marché n'existe pas dans la version qui en est donnée de manière courante avec et ben ça dépend de l'offre de la loi et de la demande.

Alors sans doute que dans les premières villes à la fin de la préhistoire l'offre de la loi de la l'offre et de la demande devait fonctionner mais aujourd'hui ça n'a absolument aucune signification concrète d'opposer l'offre d'un paysan surexploité quand on ne tient aucun compte des dégâts écologiques. aucun compte des dégâts sociaux, aucun compte des dégâts civilisationnels à l'autre bout de la planète et ce qui se passe ici ça n'existe pas. Et donc la dénonciation du marché mondialisé est la première des tâches intellectuelles pour comprendre ce qui se passe.

Sinon, on va passer notre temps à chercher entre nous des coupables et des responsables qui n'y sont pas. C'est bien un système qui est en cause et nous-mêmes, nous avons participé pleinement, je pense, à la France, hein, euh, à la compétition entre classe sociale, car le capitalisme des 30 soi-disant glorieuses, qui n'était pas glorieuse pour tout le monde, ne fonctionne et n'arrive à atténuer les tensions sociales incroyables qu'il provoquent avant le début de la 5e République. le et après le début de la 5e République, c'est l'immense délocalisation de la population rurale vers les villes pour aller produire.

Bon et c'est le remembrement, j'ai cité il y a un instant, mais comment le choc terrifiant de population absolument déraciné n'ayant plus aucun moyen d'autonomie d'existence puisque tous ceux qu'elles connaissaient à ce qu'on appelait la campagne ne sont plus présents en ville ? Comment on a amorti ce choc ? et ben évidemment en faisant baisser le prix de l'alimentation.

En quelque sorte, le capitalisme a payé le pouvoir d'achat des ouvriers sur le dos des paysans en faisant baisser le prix des revenus de des produits agricoles et en le réduisant dans la part du budget familial dans des proportions qui seraient stupéfiantes aujourd'hui s'il fallait les reproduire et c'est d'ailleurs impossible de les reproduire parce que on a touché à l'os et la couche suivante c'est tu arrêtes de manger, tu arrêtes de boire et si tu pouvais dégager plus vite grâce à un système de retraite à point, ce serait parfait. Bah oui, je l'ai déjà dit, le système des retraites à point, c'est quand aujourd'hui vous dites à quelqu'un comment ça va, c'est une bonne nouvelle qu'il reste en vie, qu'il soit soigné, qu'il aille bosser parce que ça remplume la caisse de la sécaration, quand vous dites à quelqu'un comment ça va, ayez l'espoir qu'il meurt le plus vite possible parce que ça augmente votre retraite mécaniquement. Je je le prends.

Bah oui, mais des fois il faut poser les choses comme elles sont et en rigoler parce qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer. Mais c'est quand même ça la réalité. Je dis donc, on s'est payé.

Mais pourquoi je ne veux pas non plus qu'on dise euh je je ne voudrais pas qu'on dise les paysans, les paysans, les paysans ? Bien sûr qu'ils ont une responsabilité, hein. Et je me permets d'être très critique à l'égard de la FNSEA.

Je ne sais pas s'il y a ici des représentants de la FNSEA. ça n'a rien de personnel ni même rien qui veuille offener mais nous sommes en désaccord absolu sur le mode le modèle agricole que nous défendons les uns et les autres. C'est c'est un débat de fond et je pense que nous notre force doit venir du fait que nous sommes capables de démontrer que le modèle agricole qui est porté par la FNSA ne conduit nulle part sinon à l'exportation de capitaux tirés de l'agriculture française pour aller faire prospérer l'agriculture brésilienne, l'agriculture indienne et que sais-je encore de gens qui acceptent d'être payés avec des lances-pires pour quelques temps encore avant eux-mêmes de ne plus être d'accord ayant observé le sacage de la nature qui les environne et et de leur propre existence.

Mais enfin, le modèle qu'il nous propose ne mène nulle part. Et tout à l'heure quelqu'un a fait une remarque que donc dont je vais donc être dispensé, c'est quand on nous dit les agriculteurs français nourrissent les Français euh oui en partie, ils nourrissent aussi les cochons chinois pour qui nous avons la plus grande sympathie mais qui nous concerne moins directement et nous aimerions que davantage d'agriculteurs soient occupés à nourrir les Français avec de la production vibrière donc qui puissent en vivre correctement. Et tout ça va nous amener évidemment à des conclusions politiques.

Les miennes seront provisoires parce que le point de départ de notre rencontre aujourd'hui, c'est le travail accompli par les parlementaires et le constat qui est fait tout d'un coup pour nous en tout cas les insoumis d'un renversement d'un retournement intellectuel pendant peut-être conséquence du productivisme quasi iné du mouvement ouvrier euh qui faisait ses compromis avec le capital sur la base de la répartition de la richesse produite et de accumulée. Alors pour ça, il fallait qu'on produise et qu'on produise beaucoup de manière à ce que chacun finisse par y trouver son compte. L'un par la quantité, l'autre par ce qu'on lui donnait.

Alors ça illustrera ce que vaut la fameuse formule. Ahah. Mesdames, messieurs de la gauche, vous n'avez donc pas compris qu'avant de pouvoir répartir, il faut d'abord produire.

Ben si, justement on avait compris que ça. Et maintenant, on comprend que ça ne peut pas être une un motif suffisant pour l'organisation et la maîtrise de l'économie. C'est forcément un point de vue global et c'est le point de vue global qui est absent de la pensée assez manquéiste de toute cette période et notamment de la tradition qui était celle aussi du mouvement ouvrier qui faisait ses compromis par la bataille sur la répartition de euh la richesse produite.

Alors ça ça fait que le retournement pour nous c'est que quand est apparu l'affaire de la loi du plomb, nous avons eu des discussions dans parmi les animateurs du mouvement insoumis avec ceux qui remontaient dorénavant étant plus nombreux à 71 députés. Euh les capteurs hebdomadaires, hein, les gens qui dont c'est le boulot, euh les capteurs hebdomadaires de la réalité sociale euh du pays sont beaucoup plus étendus et donc euh soulèvent des objections des des comment dire des objections ou fournissent des données qui modifiquent la manière de penser. Pour ma part, l'alerte existait dans mon esprit comme dans l'esprit, je pense de la plupart de mes camarades.

Mais être alerté veut pas dire qu'on sait par quel bout en sortir. Quand on y est contraint par la production d'un programme et des campagnes électorales, on approfondit. Moi, je vois bien quand je suis allé à la Guadeloupe que quand on parlait des vaccins, pourquoi les gens de Guadeloupe voulaient pas se vacciner ?

Ben moi aussi, c'était une question. Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Bah faut le demander aux gens et puis surtout cesser de penser que les gens sont des abrutis ou des imbéciles, que le peuple est un grand enfant à qui on doit caresser la tête pour lui faire comprendre ce qui est bon pour lui.

Et j'ai posé la question et notamment à des gens qui sont des scientifiques parce que peut-être à la stupeur de l'hexagone, il élite il existe une élite intellectuelle qui ferait blémir des départements. Une fois, je me suis risqué à comparer la Martinique à propos des penseurs. Ça m'a valu quelques déconvenus mais j'ai été m'expliqué sur place et je vois que mes contradicteurs ont disparu depuis.

Ils ne connaissaient même pas les intellectuels issus de leur propre département et il y avait Franz Fanon dedans pour ce qui est de laer hein. Ben il ça était pas au courant tu vois. Bon donc qu'est-ce qu'on m'a dit ?

On m'a dit "Mais monsieur Mélenchon, vous savez qu'ici il y a le clore des connes ?" Oui, je le savais parce que le mal que j'ai eu comme homme politique à me mémoriser le mot clore desconne, je m'en rappelais assez. Donc oui, je sais.

Elle me dit "Mais vous savez ce que ça comme conséquence ?" Ah oui, oui, je sais. Votre terre est un culte incultivable pendant 7 siècle.

Je sais pas comment on va faire ou non c'est pas ça le problème me dit me dit cette femme qui était en tb. Elle me dit c'est que un des effets du chlore décon ne se voit pas. c'est que vous avez des inflammations et notamment des inflammations cardiaques quasi permanentes.

Quand vous y mettez par-dessus une inflammation sur la base d'un vaccin, et bien on ne contrôle pas ce qui se passe après. Et les gens au bien vu qu'il y a des gens qui mouraient ou qui étaient très malades après le vaccin et pas parce qu'ils sont antivaccin, c'est parce qu'il leur semble qu'il y a une donnée qui n'a pas été prise en compte. Et ben cette donnée c'est le clore décon.

Alors, j'ai dit un l'alerte existe dans nos esprits et nous sommes je pourrais en citer 10 hein d'alertes qui ont été données. Mais c'est pas que dans l'agriculture que l'alerte ne débouche rien. Prenons un exemple.

On a dit tout à l'heure alors il y a pas de recherche pour les marqueurs des perturbateurs endocriniens. Oui. Oui.

Bon. Ah bon ? Je ne note, je l'ai marqué dans mon papier.

Oui. Et vous savez combien il y a de laboratoire de recherche pour refroidir les déchets radioactifs ? Parce que nous la France, on est une poubelle radioactive hein.

Et puis ça va pas s'arrêter parce que non seulement il y a tout ce qu'il faut démonter puis en plus que l'autre monsieur veut mettre les les quatre ou six EPR qu'il a inventé qui marchent pas plus les huit autres sur lesquels il a mis une option. Ça en fait du déchet nucléaire. À votre avis, il y a combien de de laboratoires qui font des recherches sur le refroidissement ?

Le refroidissement, je dis pas que c'est la solution nucléaire. Le refroidissement, ça veut dire comment on réduit la fréquence des radiations. Ah, c'est un phénomène matériel, non ?

Donc, c'est un phénomène matériel. Doit bien exister une solution matérielle à ce problème-là. Et bien, je vais vous le dire, il y en a zéro.

Il y a pas une seule personne qui aujourd'hui fait de la recherche sur le refroidissement de la radioactivité des déchets, pas une. Alors, c'est pas la peine d'espérer que ça va se calmer un jour parce que ça n'a aucune chance de s'améliorer vu que personne s'en occupe. Et je pourrais comme ça donner des exemples dans plusieurs domaines.

Quelle est la conséquence du bruit sur la civilisation humaine ? Ça, on a une idée, on commence à mesurer. Mais la conséquence du bruit sur la biodiversité, il se trouve que nous occupons toutes les bandes sonores et par conséquent les insectes et les divers animaux qui ont besoin des bandes sonores libres pour communiquer à la période de la reproduction, à la période de ceci et à la période de cela sont envahis par des bruits qui sont d'origine humaine et qui interdisent toutes ces communications.

Combien de temps pour comprendre combien d'espèces ça va faire disparaître ? simplement parce que monsieur peut pas rencontrer madame et vice-versa hein et ben on ne le sait pas quelle est la conséquence de l'illumination permanente de la planète. 25 % des populations qui peuplent le monde ne connaissent jamais la nuit.

Alors vous pouvez vous dire qu'à tirer les rideaux et puis il y aura moins de luminosité. Bon, tant mieux si vous avez des bons rideaux et si ça vous donne le niveau d'obscurité dont vous avez besoin. Mais il y a une chose qui est sûre, c'est que vous pouvez pas mettre votre horloge personnelle, la remettre à l'heure si vous n'êtes pas dans l'obscurité la plus totale.

L'obscurité de la nuit, la plus totale veut dire relative, mais ça veut dire en tout cas d'un niveau plus bas que l'illumination permanente dans laquelle vous vivez. Voilà. Et ainsi de suite.

Combien y a-t-il de laboratoire qui travaillent là-dessus ? Et bien même ça, on le sait pas. C'est comme pour les cancers.

Où est-ce qu'il y en a le plus ? Et ben, on le sait pas parce que personne n'a jamais fait la carte. On a des évaluations.

Et combien il y en a dans tel endroit plutôt que tel autre ? On comprend pourquoi on regarde pas. Parce que tous les copains que j'ai qui vivent à côté de territoire de Vignoble et je n'ai pas l'intention de montrer du doigt euh les viticulteurs, mais ce que je sais, c'est que 32 % des pesticides du pays sont déversés sur 2 % de la surface agricole.

Et ça m'amène directement à une des difficultés que vous n'imaginez pas qui est la difficulté d'en parler. Parce que d'abord faut qu'on se forme. Ne croyez pas qu'on a trop parlé.

On n pas assez parlé. On a besoin. Moi, je suis venu ici en me disant je ferai tout d'un bout à l'autre parce que je veux apprendre.

Parce qu'il faut apprendre. Et avec vos mots imprononçables, les trucs chimiques là auquel il faut lire quatre fois le mot et essayer de truc. Bon, je blague hein, mais vous comprenez la difficulté mais je vous parlais d'une autre difficulté.

Allez vous présenter devant une salle. La dernière dans laquelle j'étais, c'était Argenteuil. D'accord.

Je vais à Argenteuil et je leur explique que tout le monde est contaminé par les glyphosates. Les gens me regardent, je dis "Ouais, tous là-dedans." Alors là, ça commence à blémir.

Et je dis "Vous, vos enfants, tous vos robinets, tout ce que vous mangez, toutes vos rivières, toute la flotte qui vous tombe dessus." Tiens, à propos de la flotte, elle ne transforme pas, elle ne transporte pas. que les glyphosates, même si maintenant tout le monde a compris qu'il y avait un cycle de l'eau qui fait que la terre et toute toute chose vivante est prise dans le cycle de l'eau.

Mais on n' jamais travaillé le cycle de l'eau. On travaille des aspects du cycle de l'eau. Mais il y a pas que du glyphosate qui retombe sur tout le monde.

Il y a du plastique, ça c'est pas les paysans qui l'ont mis dans les nuages, hein. et et le cycle de l'eau est un des cycles unificateurs de la pollution générale de la planète et de la mise en cause de l'existence de la civilisation humaine. Alors tout ça c'est des données.

C'est pour vous dire que pour transformer tout ça en mesure politiques, il y en a une très simple. On a interdit ceci, on a interdit cela, et cetera. Mais quelqu'un a une phrase tout à fait juste tout à l'heure, même si ça nous plaît pas de l'entendre, il dit "Nous sommes venus addictes euh à ces produits parce qu'on en a besoin." Bah je Pourquoi on en a besoin ?

Je l'ai dit tout à l'heure, parce qu'il y a pas d'autre choix pour celui ou celle qui est pris à la gorge par le remboursement de la dette que de produire toujours plus. Et si quelqu'un vous ramène un sac de quelque chose qui permet d'en faire davantage, il faut avoir le cœur bien accroché pour dire non. Et c'est en quelque sorte ce que on demande.

Alors après, il y a des gens dont c'est l'intérêt de d'aller de produire toujours plus. C'est la logique même globale du système. Produire toujours plus, n'importe où, n'importe comment, du moment que c'est plus parce qu'il faut la règle de base, le rythme interne du capitalisme qui s'est substitué au rythme qui pendant des millénaires à celui de de l'activité humaine, pendant des millénaires, le rythme de de l'activité humaine, c'était les saisons, c'est-à-dire la place qu'occupe la planète autour du soleil.

Et donc là ben c'est le printemps, là c'est l'été, ensuite c'est l'automne, ensuite c'est l'hiver et ça recommence. Et à chaque fois il y a des productions qui sont possibles dans cette saison et pas une autre. Le rêve c'est il y a plus de saison bah ils y sont arrivés.

Il nous fallait un an pour revenir. C'est pourquoi tous les systèmes civilisationnels du passé sont tous des systèmes à référence solaire parce que non pas par quelques mystiques, encore qu'à la fin ça finissait par de la mystique mais tout simplement parce que c'était le seul moyen d'organiser rationnellement ce qu'on était en train de faire et de prévoir juste à temps quand est-ce qu'on plante telle patate, telle autre, telle autre, telle autre, telle autre et et ceci et cela. Bon, tout ça a volé en éclat et maintenant nous fonctionnons au rythme du rythme dominant.

Le rythme dominant c'est celui du capital. Et le rythme du capital c'est 2 secondes. Pourquoi 2 secondes ? parce que il y a 30 ou 40 ans et bien il fallait une action était gardée pendant 6 ans puis ça a été 6 mois puis ça a été 6 minutes et maintenant c'est 2 secondes.

Le la masse financière qui calcule, qui trafique, qui circule continuellement c'est 2 secondes. 5400 fois par jour la production totale de l'humanité circule abstraitement. Elle circule pas hein, elle est pas là, je vous rassure.

Passe par la mer où monsieur Trump contrôle tous les passages euh pour empêcher que les uns et les autres en profitent de trop. Mais bon, en tout cas, la circulation est celle et le c'est le rythme du capital. Par conséquent, la grande question pour nous politiquement, croyons-nous, c'est celle de l'harmonie des cycles.

Je suis obligé de préciser parce que quand on a commencé à parler de l'harmonie des êtres humains avec la nature, ce qui suppose une extériorité qui n'existe pas, mais l'harmonie avec la nature et des êtres humains entre eux, on a cru que je faisais une référence poétique. Pour ma part, il y a pas de mal à faire de la poésie. Je pense que ça aide à penser.

Mais c'est pas de ça dont je parlais. Je parlais de l'harmonie des cycles, les cycles de l'activité humaine avec ceux de du reste de la biosphère et du vivant parce que je trouve que cette expression désigne assez bien ce que nous désignons et que nous voulons arriver à à dominer. Alors pour nous le retournement c'est un retournement intellectuel.

Donc je le redis au aux différents protagonistes de nos de nos différents départs. On n pas assez parlé et il faut faire des efforts énormes si vous voulez que nous on arrive à transmettre parce que c'est notre boulot. Nous les militants politiques, les parlementaires bien sûr c'est de transformer en décision politique mais c'est d'abord de comprendre ce qu'on nous raconte.

Et pour qui ne veut pas sombrer dans l'effet de tribune d'alarme ? On fait peur à tout le monde. Qu'est-ce que vous croyez qui se passe dans la tête de quelqu'un qui a peur de tout ?

Et ben, il ferme les écoutills. C'est humain. C'est humain.

J'ai Ah bon ? Je peux pas manger si, je peux pas manger là. Bon, c'est fini.

Allez, fous-moi la paix, laisse-moi tranquille. C'est déjà assez compliqué comme ça. La vie vient pas m'en rajouter.

Il y a besoin de cette transmission. C'est pourquoi nous avons besoin d'une réflexion pure et sans tâche des intellectuels qui et ensuite d'un dialogue qui soit un dialogue de raisonnement. En ce moment, il y a plus de dialogue de raisonnement dans la sphère politique.

C'est pas seulement l'injure, c'est surtout la mystification, le remplacement des thèmes. Vous posez un problème, vous êtes coupable du problème. Par exemple, si vous parlez du racisme, c'est à cause de vous qu'il y a des races et ainsi de suite.

Voilà. En ce moment, le Mais pourquoi ? parce que la société tout entière est en crise, elle a le sentiment d'être confronté à une impasse permanente absolue dans tous les domaines.

C'est la nécessité d'ouvrir des issues positifs pour pouvoir parler. Et donc pour ça faut comprendre. C'est pourquoi j'insiste pour que dans les futurs colloques, il y ait tout autant de scientifiques, de producteurs que de spécialistes des sciences humaines.

Parce que notre problème est penser le global, c'est pas le leur scientifiques qui sont là-bas, ils ont ils sont dans un couloir et on a besoin qu'ils soient les meilleurs du monde dans le couloir. Mais nous avons besoin aussi d'instrument de la pensée du tout. Et c'est par le tout que nous répondons à la segmentation des problèmes que nous rencontrons.

La signification du plan, c'est ça. C'est pour la première fois prendre acte du fait que tout est en tout. Vous décidez une production, vous devez vous poser la question des moyens de la production, des moyens techniques, des moyens financiers et des moyens humains.

Qui vous préparez ? Qui vous éduquez ? dans quelles conditions pour que cette production ait lieu.

C'est la raison pour laquelle à cette étape, tout ce que j'aurais en dire avant que la campagne commence, c'est que nous avons proposé dans le petit patronat, peut-être que je suis hors sujet, tu me diras Mathilde par en me faisant les gros yeux, euh impact productif parce que ils sont comme nous, ils peuvent pas s'en aller. Alors les paysans c'est encore pire. Alors, il peut pas s'en aller du tout, hein.

Ni comme personne, ni surtout trimballer avec leur instruments de production et encore plus leur capital pour la raison qu'ils en ont pas hein. Ils ont des dettes, donc ils sont riches de dettes. Alors donc on est, il y a un pact écologique à construire.

Ça sera un pact. Comment va-t-on faire ? Bah, on va dire qu'est-ce qu'on veut obtenir ?

Quelqu'un a dit tout à l'heure, c'est à vous les politiques d'être capable de dire ça. Qu'est-ce qu'on veut obtenir ? Et une fois que on a dit qu'est-ce qu'on veut obtenir, on va dire qui va le faire.

Et comme la Constitution et l'état du rapport de force mondiale ne permet pas que des mesures suffisamment vigoureuses soient prise sans qu'aussitôt on voit se dresser un autre rapport de force sociale qui est mondial hein. Vous avez vu qu'on enlève des présidents. Donc tout est possible de nos jours hein.

C'est la loi du plus fort. Donc il faut que le compromis soit établi sur une autre base. Alors, on nous demande de respecter la liberté d'entreprise et bien soit nous la respecter absolument.

Faites ce que vous voulez d'après les règles bien sûr qui sont dans la loi. Mais pour ce qui est des aides, elles seront réservées à ceux qui acceptent le plan. Les aides, c'est beaucoup beaucoup de pognons.

Plus qu'il n'en faut, au point qu'on ne saurait où le mettre. Si vous voulez utiliser les 1300 milliards qui sont à la caisse des dépôts et consignations et qui sont la propriété collective des Français, faut trouver l'endroit où les mettent hein. Et croyez-moi, c'est un des problèmes de départ du capitalisme, c'est qu'il sait pas quoi faire de son fric.

Donc il faut continuellement qu'il l'investisse dans quelque chose et qu'il crée des besoins pour queil y ait besoin de de produire. Tout ça se tient. Nous avons besoin de la pensée globale.

Je vous ai dit donc le retournement pour nous, ça a été que pour la première fois, nous nous sommes dit nous allons prendre le problème par un autre bout. Quand on discutait entre nous, prix euh agricole euh euh dettes agricoles et cetera, on était toujours dans des couloirs et on avait le sentiment qu'on ratait la cible. On a donc pris le problème par un autre bout.

L'autre bout, c'est de dire quels sont les objectifs de santé publique que nous visons ? Les objectifs de santé publique, ça c'est de la politique, je veux dire, c'est le domaine de la politique. Elle doit faire le point sur quels sont les problème de santé publique.

Elle doit faire le point sur les moyens dont elle dispose et elle doit s'interroger sur les causes des dysfonctionnements à y répondre. C'est plus c'est moins compliqué si j'ose dire que l'agriculture parce que l'agriculture si vous dites "Ah ben ça produit pas assez, mais il y a qu'à des pesticides ou je sais pas quoi, des engrais et cetera et en avant." Ça va le faire.

C'est ce qu'on a raconté aux gens. Ça y est, on a atteint l'impasse. Ça a été dit tout à l'heure assez brillamment.

Ça peut pas continuer comme ça. C'est une vue de l'esprit de croire que ça peut continuer comme ça. C'est à nous d'interroger les autres qui font les malins en nous disant qu'on est l'écologie punitive, je sais pas trop quoi.

Eux, ils sont quoi ? Ils nous punissent tous les jours en nous obligeant à manger des choses. On n pas le choix.

Et les pauvres gens moins que les autres. Alors ça c'est pour le plan global. Maintenant, le renversement vient, je viens de dire, c'est d'abord un effort intellectuel que de reprendre les questions par ce bout là sans faire de l'alarmisme qui démobilise les esprits mais toujours par des solutions concrètes.

Moi, le bon moment là de tout à l'heure, c'est le moment où il y en a un qui dit non non mais on a la solution parce que 60 % d'entre nous on fait déjà comme ça et on sait le faire. Parce que moi je sais pas quoi dire à Malcom quand on parle du chlore déconne parce que la terre est pourrie pour 7 siècles. D'accord ?

C'est le chiffre qu'on m'a donné. Alors je sais bien qu'on raconte beaucoup de choses mais il y en a pour 700 ans pour que ce machin finisse. Je ne sais pas comment on a évalué ça parce que si ça se trouve il y a des gens qui ont même pas calculé la conséquence des polluances éternelles.

C'est-à-dire qu'ils sont dit on va être débarrassé du chlore desconces. D'accord. Et puis on a hérité de quoi ? parce que ça hein, rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.

Donc votre clore décon, il se transforme en quoi s'il vous plaît ? On aimerait bien le savoir. Bon, donc on va être obligé d'inventer d'autres choses.

Et moi, j'ai beaucoup retenu la formule qui est de dire oubliez pas qu'on est aux avant-postes. C'est-à-dire que il faut toujours partir de la situation qui est la pire pour comprendre ce qui attend les autres et mettre les parfeux avant avant qu'on en soit au point où toutes les rivières de France sont contaminées, tous les corps humains sont contaminés. C'est la situation actuelle.

Et donc si on a une discussion rationnelle, moi je ne connais pas un ingénieur, pas un scientifique qui refusera une discussion rationnelle et je suis certain que la discussion rationnelle que nous aurons avec la FNSA, ben elle sera rationnelle parce qu'on parlera d'argent. Mais oui, mais bien sûr, on parlera d'argent. Vous prenez combien tous les ans ?

Il paraît qu'il reste 1 % pour l'agriculture bio. Pas de bol. Maintenant, on va la renverser.

Et ben avec le Non mais on aura ça c'est une discussion rationnelle. Personne peut dire "Ah mais vous partez de préjugés idéologique, vous êtes en violent Venezuela je sais pas quoi, hein. Non mais qu'est-ce que vous produisez pour ce prix-là ?

Et ben quoi ? Euh des patates pour les cochons chinois ? Et ben pauvre bête, vous pouvez en trouver autour hein.

Et puis peut-être que vous êtes pas obligé d'en mettre 10000 dans un élevage et peut-être qu'ici en France, on pourrait pas commencer par faire ça aussi et ainsi de suite. Mais moi, je suis rassuré parce qu'on nous a dit tout à l'heure, on sait faire autrement si on s'y met tous. Moi, ce que je sais, c'est qu'il faut qu'on trouve les gens pour le faire parce que celui qui nous a dit ça euh bon, je sais pas s'il a pris en compte ce paramètre là.

De même vous, je suis sûr j'arrive à vous convaincre parce que je vois Non mais vous tenez un raisonnement rationnel, vous dites dites don c'est un peu facile de dire il y a qu'a faucon et cetera on fait comment ? Moi j'entends parfaitement ce raisonnement là surtout vous avez vu, j'ai pas biaisé hein. J'ai pas mis la dette agricole sous la table en disant tant pis qu'il se débrouille avec parce que c'est la propriété privée des moyens de production.

Je prends en charge et je vous réponds. Voilà. Donc nous devrons racheter de la dette agricole parce que sinon les paysans qu'il y a là, ils feront pas autre chose.

Alors si vous voulez acheter de la dette agricole, après la question qui se pose, c'est aussi la pourquoi vous serez tous responsables d'une d'un système dont aucun d'entre nous n'a voulu ni on a même pas demandé notre avis, hein. Bon, on aura donc une autre discussion avec la banque centrale parce que l'argent magique, moi je sais comment faire. Si vous pouvez porter la bonne nouvelle à vos amis, hein, on sait comment faire. demander aux USA comment ils font.

Ils appuyent sur le bouton et ça crache des dollars. Voilà. Et ben la Banque centrale européenne, elle un mois elle veut pas acheter d'argent, elle veut pas en donner aux États.

Le mois d'après, elle rachète les dettes des États tellement elle a peur que tout s'effondre. Et heureusement qu'elle a fait comme ça. Et puis le mois d'après, elle change à nouveau d'avis.

C'est pas le mois, ça a duré une année et demi. Et puis là, elle dit "Ah bah non, non, nous, on revend les titres de dette d'État." Tiens, je croyais que c'était des titres pourris, mais tout le monde en rachète.

Ils se battent pour l'avoir, mais bien sûr, les États ne s'en vont pas, ils sont là. Donc tous ces problèmes-là, je vais pas vous demander à vous de les régler. Vous avez le droit de nous demander à nous si nous sommes au pouvoir de les régler.

Et c'est ce qu'on fera. Mais il faudra pas pleurer après sur le niveau d'énergie qu'on devra y mettre parce qu'à mon avis ça m'étonnerait qu'il nous cède comme ça. Il va falloir parler une langue vigoureuse mais en attendant on a besoin quee eux ils continuent à bosser parce que s'ils peuvent plus bosser ce qu'ils ne peuvent plus produire alors il est absolument inenvisageable de continuer à faire mieux.

J'ai dit le renversement a été dans notre point d'accroche. On si on accroche par la politique, c'est pas au sens tacanovis du terme hein combien il va falloir produire ni par le côté scientifique. Allez allez vous exagérez.

Ça va, on a déjà payé dans le passé, pas nous mais quelques autres. Lenco, on est au courant. Maintenant on a pire, c'est Trump.

Lui, on lui dit il y a des règles, il dit non, ma conscience suffit. On est bien parti avec ça. Bah oui, c'est ce qu'il a dit.

Je m'excuse il a pas besoin de règles énorme, il pense que sa conscience suffit et il pratique un obscurantisme. C'est ça dont nous sommes le plus menacés aujourd'hui. C'est pas de l'obscurantisme écologiste, c'est de l'obscurantisme des gens qui pour masquer les dégâts de ce qu'ils font refusent qu'on en parle et même qu'on y réfléchisse.

Alors l'obcurantisme c'est retenir les brevets scientifiques pour soi et ne les accorder qu'à ceux qui peuvent se les payer. Se payer l'usage, payer le loyer. Et l'obscurantisme, c'est interdire la réflexion sur certains sujets parce qu'ils dérangent.

Et c'est ce qui arrive aujourd'hui aux scientifiques nord-américain et c'est ce qui arrive aux scientifiques français. Eux, ils vont pas vous le dire parce qu'ils ont tous euh c'est des braves gens aussi quoi. Ils ont pas envie d'avoir trop d'histoire.

Mais moi, je vous raconte comment ça se passe à Sanfi. Là, on va passer une boîte privée, c'est pas le public hein. Voilà.

Alors, tout le monde vient avec son projet. Alors, toi, qu'est-ce que tu as comme projet ? Moi, je recherche une molécule. parce que j'ai repéré que quand le cœur battait à telle cadence, alors tel truc, euh ça bouchait le bon alors il faut inventer une molécule pour que ceci et que cela.

Je vous raconte une histoire qui a eu lieu, hein. Alors le gars, on lui a dit "Bon, vas-y, il a cherché. Coup de bol, il a vite trouvé coup de bol.

Ça arrive, hein. J'ai connu cet homme, il avait pas l'impression d'avoir fait un miracle. Ce mec là a sauvé la vie à 400 ou 500000 personnes hein dans ce pays.

Mais maintenant, c'est pas comme ça que ça se passe. Tu fais quoi toi ? Alors lui il me répond bah moi je cherche une molécule pour que les cheveux blancs deviennent pas jaunes à force de les laver.

Bon et toi ? Et ben moi je cherche une molécule pour ceux qui ont la cataract pour qu'il ait pas besoin de faire un truc. Combien de temps pour que ça aille sur le marché ?

Bon je sais pas. Le gars il est un scientifique la fille c'est une scientifique c'est pas un commercial hein. Il sait pas ça va être long.

Ah c'est possible dit-il honnêtement. Ouais bon alors les cheveux OK ça roule. C'est pour toi Lissouus.

C'est-à-dire que la recherche scientifique dans les laboratoires privés est orientée par les objectifs commerciaux. Faut pas dire le contraire parce que c'est ça qui se passe et ça c'est un obscurantisme. C'est pourquoi une des premières tâches que nous avons comme gouvernement, c'est de subventionner à mort la recherche fondamentale et en acceptant déjà ce qu'on peut se dire entre nous, c'est que des fois ils cherchent, ils savent pas ce qu'ils cherchent et d'autres fois ils trouvent et ils s'y attendaient pas parce que c'est l'esprit humain qui est comme ça.

Sinon vous avez qu'à mettre une machine à penser automatique, ça existe. Ils ont appelé ça intelligence artificielle. C'est une machine qui pense automatiquement, elle produit ça.

Alors, elle peut trouver que ce qui est trouvable, mais elle trouvera pas ce qui est pas trouvable et pas imaginable qui relève de la poésie de croire que par exemple il y aura plus de gravitation à tel endroit ou je sais pas quoi moi. Des choses un peu folles hein qui animent quand même qui mettent de l'ambiance poétique dans l'existence. Mais demandez-vous pourquoi la plupart des recherches des des de notre temps ressemblent à ce qu'il y avait dans les romans de science-fiction.

Demandez-vous pourquoi. Il y a plein de gens qui se sont le demandés. Pourquoi ?

Ben tout simplement parce que le gars ou la fille qui est scientifique, il est pas devenu comme ça un matin parce qu'il adorait les additions ou les soustractions. Il est devenu parce qu'il rêvait euh de faire des fusées, de faire des je sais pas quoi qui existaient pas. Et ils ont fini par le faire.

Et bien là, c'est pareil. Tant qu'il y aura de la création, de l'improvisation et du grand n'importe quoi, il y aura des choses très précises et très utiles. Si vous coupez la source de la pensée libre, et bien vous couperez le résultat de la création.

Alors, j'ai parlé à l'instant du retournement intellectuel. C'est ce à quoi j'appelle mes camarades puisqueaprès tout vous avez voulu me mettre là à la fin de ce truc qu'on a. Moi, j'ai appris he je suis content.

Il faut que on comprenne ça, voyez-vous dans le passé, le passé profond, comment était-on mis en contact avec les réalités scientifiques et la globalité de la biosphère par les épidémies ? Tout à l'heure quelqu'un l'a dit a dit ça sert à rien de penser à un problème faut penser les connexions. Bon bah oui, aucune personne qui a commencé l'élevage n'a imaginé que les les les animaux avaient des maladies qui transmettraient aux hommes.

Bon ben c'est pourtant ce qui s'est passé et encore aujourd'hui 60 % des maladies viennent de zonose. Qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on ralentit ces contacts ?

Non on les augmente. On augmente le nombre de bestiaux qu'on met au même endroit hein et on augmente la circulation. Bon, en attendant, dans le passé profond, ça s'est passé comme ça et nous en avons des traces terrifiantes.

Par exemple, en 1300 et des brouettes, pendant la fin du 14e siècle, il y a eu la première épidémie de peste noire. Ça c'est de la maladie les amis. de 30 à 60 % de la population a été liquidée dans des tas d'endroits.

Et on a retrouvé et on a trouvé des traces de ces grandes pestes dans un passé plus profond qui reposait sur le déplacement des êtres humains. Or, figurez-vous que contrairement à ce que croient quelques imbéciles aujourd'hui, les êtres humains ont toujours migré et ça a été une de leurs bases de progrès, toujours depuis le fond des temps. Donc ces maladies se sont répandues, on en trouve les traces dans différents endroits.

Voilà, la la maladie, l'épidémie a été le signal de la globalité de la biosphère et de la connexion d'un secteur avec un autre, les animaux avec les êtres humains, ce qui se passait dans la nature avec les animaux et ensuite avec les êtres humains et cetera. On en trouve des tâches dans le passé et nous on est directement plongé là-dedans. C'est pourquoi la réponse, la façon de penser ces problème ne peut pas être la technique, c'est la politique.

Et la technique, on doit la solliciter, l'interroger, lui demander, si c'est possible de se mettre au service d'objectifs qui sont donnés. Qu'est-ce que vous avez à nous recommander pour raccourcir le cycle qui va nous permettre de pouvoir dire nous allons mettre un point d'arrêt à la à l'épidémie de cancer parce que c'est une épidémie. Où doit-on mettre le cran d'arrêt ?

Combien de temps ça va prendre ? Combien de générations il faut prévoir pendant lesquelles on devra soigner des gens ? Parce qu'il faudra soigner les gens.

Il suffira pas dire il y a qu'à faucon. Qu'est-ce qu'on fait entre le moment idéal qu'on vise à atteindre et le moment dans lequel on est aujourd'hui ? Et je pourrais prendre de cette question à plusieurs autres.

Par exemple, je sais ce qu'on fera pour raccourcir les délais pour qu'il y ait moins de gens qui a le diabète. S'il y a moins de gens qui ont le diabète, on fera des économies de sécurité sociale, donc on pourra baisser les cotisations. Donc vous pourrez retrouver du pouvoir d'achat parce que ce qui est consacré à l'assurance sociale pourra passer dans le pouvoir d'achat direct.

Ça, on sait comment faire. faut changer toutes les règles de la bouffe et et prendre les mesures contre la malbouffe, contre le prê et on peut faire comme ça. Alors évidemment après, il y a nos propres habitudes.

Figurez-vous qu'il y a plein de gens qui ont appris et qui savent plus faire le début du commencement de cuisine. Ah ben ça c'est la réalité. Vous allez dire aux gens c'est terminé maintenant tout le monde va éplucher ses patates et faire ses machins.

C'est quand on parle de sobriété. Je sais que je vais dire une bêtise mais je la dis juste pour pour Mathilde qui me désapprouve panneau euh parce que j'ai dit une fois dans une discussion, on m'a dit "Oui mais tu oublies la sobriété". J'ai dit "C'est bon, on va pas mettre toutes les villes dans le noir pour vous faire plaisir parce que 3 mois après les gens ils sont dans la rue pour nous dehors pour qu' remettre de la lumière." Bon c'est une caricature que je suis en train de faire.

Évidemment que la sobriété c'est pas ça. C'est des tas d'autres domaines. Mais là, on peut interroger, on peut interroger les techniciens, les ingénieurs, leur dire "Écoutez, maintenant on vous demande de nous sortir un avion qui ne fasse plus euh cette pollution ou qui fasse de la pollution zéro." Pourquoi un avion, monsieur Mélenchon ?

Ben parce que je peux pas y aller à pied et puis parce que les gens ont pris l'habitude. Peut-être qu'on ralentira la civilisation humaine. Mais en attendant, on ne peut pas faire moins que les facilités qui sont déjà accordées.

Il faut le faire autrement. Bien sûr, en réduisant. Par exemple, il est interdit de prendre l'avion quand il y a un train qui vous y emène en 2h ou en 3h.

Ça, c'est des choses concrètes qu'on peut décider tout de suite. Mais la technique est là. On va pas nous être les derniers des moyans à vouloir dire que la technique ça compte pas.

C'est pas important. Ou alors pardon mais je total respect pour le philosophe Jacquelul. Mais faut lever le pied hein parce que si vous appuyez trop dessus à la fin vous dites des bêtises.

Moi j'ai entendu des gens qui sont des amis et des camarades m'expliquaient qu'on ne devait pas faire de la de la contraception parce que c'était intervenir sur la nature du corps humain. Techniquement. Non mais je vois qu'on me regarde avec des yeux comme ça mais et je suis sympa hein, je dis pas qui c'est mais pas n'importe qui hein.

Et tu es intérêt quand tu entends un truc pareil, tu dis mais tu es devenu fou toi ou quoi ? Alors maintenant c'est fini parce que si tu respectes le vivant mon pote laisse vivre les beus hein, ils ont droit à l'existence. Vous voyez bien qu'il y a une limite à tout ça.

Je voulais vous dire toutes ces choses pour dire par quel angle on va entrer. Arrive demain le débat sur la pétition du plomb. J'ai dit depuis le fond du temps, l'épidémie provoquait de la politique.

Je vous ai parlé de la grande peste. La première conséquence de la grande peste, c'est l'effondrement des revenus agricoles, donc le contrôle du prix de ceux qui produisaient, autrement dit des salaires. La première conséquence de la grande peste, ça a été le contrôle des salaires parce que les gens disaient "Il y a plus personne, donc moi je vaux cher." Voilà et ça a été ça, vous voyez ?

Et puis ça a été la désarticulation du système féodal. Il y a toujours des conséquences. Il y avait des conséquences, il y en a toujours eu.

Maintenant, c'est l'inverse, c'est que c'est l'activité humaine qui aboutit au résultat politique de mettre en cause l'existence de l'espèce. L'existence de l'espèce est en cause. Je suis pas en train de faire du catastrophisme.

Vous croyez que la baisse de la natalité, c'est quoi ? Bien sûr qu'il y a une manière de vivre des conceptions différentes sur l'existence, sur la part de bonheur que chacun peut y trouver. Mais vous pouvez passer à côté du fait que un couple sur qu est obligé de faire appel à la procréation médicalement assistée.

Et si c'est comme ça, c'est parce qu'il y a des perturbateurs endoctrin lesquels et ben on nen sait rien puisqu'il y a personne qui le cherche. Tout ça se tient. Donc si vous ne voyez pas que les êtres humains sont comme les grenouilles, si vous en mettez trop dans une marre, au bout d'un moment, ils ont bouffé toutes les larves et comme il y a plus rien à bouffer, tout le monde meurt.

Et bien vous êtes dans ce moment, c'est un défi que la civilisation humaine n'a jamais eu parce qu'avant on mourait par paquet dans des coins. Alors voilà, plouf les Mayas perdus, dispersés de tous les côtés. Ça empêchait pas les asthèques de continuer à faire ce qu'ils avaient à faire.

Maintenant, il y a plus il y a failli plus avoir ni Maya nièc parce qu'au passage, il y a eu une épidémie, des épidémies. Et étudier les sociétés désorganisé par les épidémies, c'est une grande leçon politique. L'épidémie, ce qu'elle a d'incroyable, c'est qu'elle tue au hasard l'intellectuel quick, il y a plus personne pour trouver la solution.

Celui qui organisé ou celle qui organisait tout, quick, il y en a plus. Alors, il y a des récits quand l'épidémie a frappé pour la deuxième fois après la conquête. La conquête du Mexique, c'est 1520 hein.

La deuxième vague de l'épidémie c'est qu'en 170. Alors, il y a des gens qui ont noté ce qu'il voyait. Il voyaient des gens qui étaient là comme ça.

Il passaient. Qu'est-ce qu'ils faisaient ? Personne n'en savait rien.

Eux-mêmes non plus. Il y avait plus de chef, plus d'organisation, plus de village, plus de curé, plus de sorciers, plus de médecin, plus rien. Alors, il tâché de survivre.

La désorganisation de la civilisation humaine n'aura pas lieu un matin et à 4h de l'après-midi, il y a plus personne. C'est un processus lent mais qui commence d'abord par les cerveaux de gens qui refusent d'affronter la réalité. Aujourd'hui, le capitalisme a besoin de refuser d'affronter la la réalité pour continuer.

Voilà pourquoi on met en cause un système dans son ensemble espérant en propager l'idée. Mais ce que je veux surtout dire, c'est que une nouvelle fois, nous avons la possibilité d'un pacte large. Je pense que des députés de droite, des députés peuvent penser comme nous sur ce sujet, agir comme nous sur ce sujet et que donc il y a des catégories de gens dont on se disait hier, on pourra rien faire avec eux parce que c'est des obnubilés du système qui prennent conscience à travers eux-mêmes, leurs enfants, leur conscience, leur capacité intellectuelle à comprendre que on peut affronter la difficulté du moment qu'on trouve dans les réunions au moins une personne pour nous dire qu'il y a un moyen de s'en sortir, hein, parce parce que si il y en a pas, c'est grave.

Bon, moi je vous ai dit les quelques mots que j'avais à dire, ça a duré un peu plus longtemps que prévu parce que ça suit pas mon plan hein. Et j'avais un plan très rationnel, hein. Mais bon, il est dépassé par ce que j'ai entendu.

Je je te remercie. Je vous remercie toutes les deux. La dernière production politique de l'épidémie, c'est la pétition.

C'est la première fois dans l'histoire politique qu'une pétition à propos d'un produit et d'une manière de cultiver produit en résultat politique. Par conséquent, dans la sphère de la politique, l'ordre nous est donné par le peuple. Quand vous trouvez 2 millions de personnes en plein été pour aller signer une pétition, c'est un ordre, c'est pas un souhait.

Et qui nous dit faites ça, faites ça, c'est-à-dire débarrassez-nous de ça. Comment va-t-on s'en débarrasser ? Il y a le dialogue et le moment venu le vote et ensuite la loi.

Mais aussi les équipes capables de comprendre de quoi il est question et pourquoi on a peu de temps. Peu de temps. Alors autrefois, moi j'écris ça dans mon bouquin.

J'ai dit autrefois on pensait qu'on avait du temps et bien maintenant on a plus que des délais. Merci de votre attention. [applaudissements] [applaudissements] Alors, vous avez tous prendre un petit à toutes et tous.

Merci à tous ceux qui sont venus aux intervenants, scientifiques, médecins, représentants de la profession agricole. On n'a pas eu le temps de vous donner la parole dans la salle. Je dois dire qu'il y avait de nombreux collègues d'ailleurs euh de plusieurs groupes politiques, voilà euh qui était présent dans la salle et je les en remercie.

Euh et vous dire voilà que en tout cas on est très heureux d'avoir pu tenir ces débats de haut niveau. Rendez-vous demain 15h pour le débat en hémicycle sur la pétition du plomb. Merci à toutes et tous et au revoir.

Ah.