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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 17 août 2026 20 minAutoproduitMixteEnvironnement & énergieSantéSécurité

Canicule, incendies, présidentielle 2027... Le "8h30 franceinfo" de Sandrine Rousseau

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Bonjour Sandrine Rousseau et merci d'être avec nous ce matin sur France info. On va parler avec vous de l'avenir de la gauche à l'approche de l'élection présidentielle. On va parler de ce que feront donc les écologistes en vue de ce scrutin.

Mais évidemment, on va d'abord parler des conditions climatiques de cet été qui est effectivement hors norme été marqué par les feux. Euh Sébastien Lecornu et et six ministres attendus en Gironde. Aujourd'hui, 42000 hectares brûlés dans l'incendie de de Somos fin juillet.

Euh pour ces territoires précisément, quelle doit être selon vous l'urgence ? Mais l'urgence, c'est de penser l'adaptation, la diminution du risque pour les prochaines fois, puis surtout de reconstruire et d'indemniser les personnes. Moi, je pense que ce qui enfin ce qu'on a vécu cet été devrait être un un une alerte extrêmement grave sur l'effondrement qui commence.

H Et en fait là, on fait comme si tout continuait comme avant. J'ai entendu les annonces budgétaires de Sébastien Lecornu qui dit que bon, il va geler les les retraites des retraites des pensionné mais en fait il y a pas dans son budget, il y a rien sur ce qu'on a vécu cet été et pourtant ce qu'on a vécu cet été est une alerte majeure majeure et massive que l'effondrement a commencé. Et donc soit on réduit les émissions de gaz à effet de serre de manière massive et on adapte, soit on accélère la crise et on aggrave la situation.

Et en fait, je trouve qu'on est dans une forme d'indigence du gouvernement depuis le début de cette crise qui m' qui me questionne vraiment vraiment. C'estàd qu'on s'est questionner sur les Canadaires et cetera, mais à la fin au-delà des Canadaes, quelle a été la réaction du gouvernement sur la pardonnez-moi, qu'aurait-il dû dire, qu'aurait-il dû faire face à ces insur ? Le min le premier ministre espagnol par exemple a annoncé un plan national et a proposé à son parlement un plan national de protection des personnes et de mise en sécurité des personnes.

Nous, on a rien eu. Il y a pas eu la moindre annonce du fait qu'on allait revoir les cours d'eau, réaménager les petits cours d'eau, qu'on allait développer les qu'on allait développer les zones humides, qu'on allait ralentir le la circulation de l'eau pour faire en sorte que les les sols absorbent davantage. Et au lieu de ça, on a une espèce de fuite en avant sur les méga bassines dont on a montré que on va parler de la la séchette, l'agriculture.

Vous parliez de la gestion de la forêt, c'est effectivement un point important. Voilà ce que nous disait ce matin sur France Bruno Lafond, le maire de Biganos et président de l'association de défense de la forêt contre les incendies. Il faut que nous entretenions beaucoup mieux ce que nous faisions déjà par le passé que nos anciens ont construit, ce sont les parfeux.

Il va falloir sacrifier un peu de forêt, il vaut mieux consacrer un petit peu de biodiversité et un peu d'environnement pour pouvoir garder le reste. C'est une prise de position qui peut diviser par moment euh notamment au niveau local. Est-ce que vous les écologistes vous êtes en faveur d'un débroussaillage, de sacrifier certains arbres pour en préserver d'autres ?

Et surtout ce qui n'est pas questionné là dans les feux et qui euh est pourtant au centre du problème, c'est une sylviculture intensive d'une d'une espèce unique qui est le pain, le pain maritime et qui en fait fragilise de manière extrêmement forte une zone dont on sait qu'elle est déjà euh à risque tous les étés d'incendie puisque ça n'est pas la première fois qu'il y a des mégafeux. précisément que préconisez-vous le ce maire là qui s'occupe des feux en aquine il dit voilà nous il faudrait pour quand même c'est malgré tout une zone verte même si effectivement c'est une zone qui est travaillée par la par la silviculture faire plus de par feu qu'on planter les arbres il va falloir faire des par feu ça c'est absolument mais parce qu'il peut y avoir l'idée quelque fois que les écologistes disent oui mais ça fait couper des arbres débroussaillés ça détruit de la biodiversité là vous imaginez bien que la qualité de la biodiversité dans une civiliculture aussi intensive qu'il y a dans les landes il y a pas une une qualité qualité de la biodiversité aussi énorme. qu'il faut refaire des espaces naturels, il faut faire des parfeux, il faut faire des espaces où le feu puisse s'arrêter.

Et moi, j'ai vu aussi que l'arrachage des vignes avait été un sujet parce que les vignes étaient des zones de parfeu en réalité et donc il faut revoir cette cette volonté en fait de de d'avoir un modèle agricole, bah je vais le redire hein, mais de rentabilité absolue et qui ne tient pas compte ni des risques incendiaires ni des risques sur la biodiversité. Et en fait là en l'occurrence développer la biodiversité c'est aussi protéger la forêt des faire des multiplier les essences faire en sorte qu'il y ait des espaces qui soient broutés par les par les animaux pour que il y ait des parfeux qui ne soient pas fait avec cette zone là quand même. On peut très bien le faire dans certaines zones en fait là à un moment on va pas mettre de la la réponse ça n'est pas plus de syviculture et de la mécanique.

Ça ça ne peut pas être ça. Et je pense qu'il faut vraiment comprendre que là dans le moment où on est, on doit revoir nos modes de production et nos modes de consommation. on n'y arrivera pas avec des petits aménagements.

Et en fait là aujourd'hui euh les les cet incendie d'élandes, c'est une une indigence sur enfin une incompréhension du risque et une minimisation du risque climatique, mais c'est aussi une volonté d'aller chercher du profit sur des zones qui sont fragiles écologiquement. Sandrine Rousseau, vous critiquez l'inaction du gouvernement. Laurent Nounz, le ministre de l'intérieur, a annoncé jeudi que le projet de loi de modernisation de la sécurité civile, donc ça concerne les pompiers, sera présenté le 8 septembre.

Est-ce que c'est une bonne chose ? Bien sûr que c'est une bonne chose et on on doit développer non seulement la sécurité civile, revoir aussi les le nombre de pompiers qui peuvent lutter contre les feux. On doit aussi avoir et à mon sens c'est un manque énorme de l'action d'Emmanuel Macron, une une sécurité civile au niveau européen parce que les événements extrêmes climatiques, on le sait, on le sait, les chercheurs le disent depuis des dizaines d'années, les événements climatiques extrêmes vont se développer et donc quand ce sera pas des mégafeux, ce seront des méga inondations.

Quand ce seront pas des méga inondations, ce sera autre chose. Et en fait, il y a besoin d'avoir une sécurité civile européenne, une capacité énorme d'action qui puisse se déployer en un temps très court sur les pays qui en ont besoin. L'Espagne est actuellement frappée, la Grèce est frappée, même la Belgique est sous l'effet des feux.

Je veux dire là aujourd'hui, on va on va avoir des événements qui qui touchent des pays qui n'ont pas l'habitude. Niveau budgétaire, on peut pas on peut pas dire que l'État n'a rien fait. Lauren Nounz rappelait que le budget de la sécurité civile avait quasiment doublé en 10 ans.

Il est passé de de 450 millions en 2017 à 879 millions l'année prochaine. C'est une augmentation conséquente. Non mais moi je veux bien qu'on se dise que le gouvernement a super bien fait, a super bien anticipé les choses.

Moi, j'ai il y a 2 2200 déplacés. Euh toutes les études, toutes les premières enquêtes qui ont été faites montrent qu'on aurait pu arrêter ce feu bien plus tôt et ne pas subir l'embrasement qu'on a subi, notamment avec du déploiement de Canader de manière bien plus importante et bien plus en proximité du foyer puisqu'on savait que l'éland était une zone de danger maximal et donc il faut une base aérienne sur laquelle il y a des Canadaires dans ces zones qui sont à risque maximal. Donc on aurait pu gérer autrement.

On peut se dire évidemment que enfin moi je sais pas, j'ai j'ai l'impression d'être de vivre dans une dystopie depuis le début de cette crise. Moi quand je suis sur les plateau télé, on pose la question d'abord ça a été la climatisation. Est-ce qu'il faut développer la climatisation ?

Après, c'était uniquement une question de Canadaire alors qu'en fait c'est tout un modèle d'organisation sociale, d'organisation économique, d'organisation productive qui est à penser en fonction de ce réchauffement climatique qui est en train de s'emballer. Enfin là, on est en il y a un autre phénomène qui nous attend qui s'appelle le phénomène Elnignho qui est un réchauffement des des eaux des eaux de des océans et notamment de de l'océan Pacifique et enfin des de l'océan de ça part de l'océan Pacifique et ça amène effectivement de la chaleur y compris jusque en Europe quelque fois. Pardon parce que je bafouille mais là les chercheurs parlent d'un mino tellement exceptionnel qu'il l'appelle Godzilla.

C'est-à-dire qu'en fait on va subir là dans les prochains mois des événements climatiques extrêmes dans le monde comme des des moussons absolument ingérables qui vont générer des pertes humaines, des des enfin là on rentre dans un monde on rentre dans le monde de l'incertitude. Et ce que montre ce qui s'est passé en France aujourd'hui cet été, c'est que il y a un manque de de d'anticipation de ce qui se passe une capacité à nous assurer. Par exemple, aujourd'hui, les assurances, enfin moi je vous dis que dans les prochains mois par exemple, le débat ça va être l'assurance.

Est-ce que les assurances vont continuer à assurer ? Et alors là, qu'est-ce que vous préconisez par exemple ? Mais l'État doit par exemple revoir le régime de catastrophe naturelle.

Je l'avais déjà proposé dans un rapport et dans une proposition de loi sur le retrait gonflement des argiles qui avait été adopté à l'Assemblée nationale qui n'a pas été suivi au Sénat. Aujourd'hui, les assurances ne vont plus assurer. Si vous avez une maison qui n'est plus assurée, vous perdez toutes lesparmes que vous avez faites durant votre vie.

C'est extrêmement grave. Et en fait, on a l'impression qu'on prépare un budget comme si rien ne s'était passé. On est dans dans la dans la fin d'un monde et il faut le comprendre en fait.

Il faut il faut l'affronter. Il faut avoir le courage de l'affronter. Vous avez parlé de de méga inondation, le risque de méga inondation.

Bon, on en a eu déjà des inondations très fortes l'année dernière à l'automne dernier effectivement du côté de l'Ouest de la France. L'ouest de la France qui aujourd'hui est très sec avec des températures qui quelquefois ont dépassé les 40°gr notamment de du côté du du côté du Poitou. Et c'est vrai que certains ont puissent dire que ce soit des agriculteurs ou que ce soit de simples citoyens ont puissé l'eau, ça vous fait sourire ?

Oui, parce que le stockage de l'eau, ça s'appelle les nappes fréatiques, ça s'appelle avoir un une gestion de l'eau qui euh entretiennent encore une fois les les petits ruisseaux qui euh fondaient qui font qui entretiennent les zones humides et et faire des mégabassines. Les mégabassines en fait, c'est des c'est des espèces de grandes piscines dans laquelle l'eau chauffe et s'évapore bien plus vite que dans une nappe fréatique. Où est-ce qu'on pense où est-ce qu'on pense que c'est ça la solution ?

Est-ce qu'il peut pas y avoir des endroits dans le sur le territoire dans lequel c'est moins nocif d'autres ? entend les conséquences que ça peut avoir dans des endroits où les nappes sont vides et cetera. C'est pas le cas partout.

Est-ce que dans certains territoires, ça peut avoir un sens peut-être pas des mégabassines mais d'avoir des formes de stockage d'eau ? Partout, il y a des mégabascines naturelles qui s'appellent les nappes fréatiques. En fait, je vous pose la question parce que le G ou le ou le BRGM disent que ça ne peut pas être la solution mais que ça ça pourrait être une des solutions.

Non mais en fait ces mégabassines naturelles existent, ça s'appelle les napéatiques. La question c'est comment on partage l'eau ? Et en fait la méga bacine, ce qu'elle évite, c'est la question du partage.

C'est-à-dire c'est une appropriation individuelle à des fins de rentabilité économique pour quelques agriculteurs. Je rappelle que les mégabassines ne servent que 6 % de l'agriculture. Donc en fait, on est dans une appropriation de l'eau.

Et juste, j'en termine sur l'eau parce que ça va être un sujet majeur. Aujourd'hui, Emmanuel Macron a décidé que l'avenir de la France, c'était les data centers qui consomment plusieurs millions de litres d'eau par jour. le nucléaire qui consomme aussi de l'eau et les mégabascines en fait on rentre aussi dans les sur les sur les nappes fréatiques.

Si on prend l'exemple du poitou, donc il y a Saint-sol Soline dans le poitou notamment. Euh ce sont des nappes fréatiques dont la durée dans laquelle l'eau l'eau séjourne, c'est un mois. Après, elle s'en va.

Donc en fait l'eau, elle ne reste pas dans c le maré poid de vin a été asséché pour partie en raison de l'agriculture intensive et de l'irrigation. pas de rechè rapide dans le poit dans la situation de crise dans laquelle nous sommes, ce ne sont pas quelques mégabassin qui qui résoudront la crise agricole. C'est impossible.

Il faut changer les méthodes agricoles. Il faut résoudre il faut diminuer la quantité de maïs. Et pour diminuer la quantité de maïs, il faut aussi diminuer la consommation de viande.

Je reviens là-dessus. Mais c'est absolument essentiel parce qu'une partie de ce maïs est destinée à la consommation animale. Et en fait à un moment si on ne modifie pas nos mode de production y compris agricole alors nous n'y arriverons pas.

Mais je veux aussi dire qu'il faut penser le revenu agricole. C'estàd que il faut penser un revenu minimal agricole. Je regardais hier les agriculteurs ne peuvent pas vivre de leur travail aujourd'hui et là on le voit depuis cet été.

Les agriculteurs, une partie des agriculteurs ne va pas du tout vivre de son travail. Si on si on versait un revenu minimal de 1000 € aux agriculteurs, ça coûterait à peu près 5 milliards. Là, pourquoi on ne verserait pas une aide exceptionnel en matière de de revenus agricole ou une aide ? un revenu mensuel de 1000 € ça coûterait 5 milliards.

Et en fait là dans la loi du plomb parce qu'on nous a présenté plusieurs lois d'urgence qui n'ont absolument rien résolu à la crise agricole et dans la loi du plomb il y a il y avait une mesure qui était que les agriculteurs ne peuvent vendre à un prix qui est que s'il est supérieur à leur prix de production. Cette mesure a été supprimée par le Sénat. Je n'ai pas entendu les agriculteurs se plaindre de cela.

Pourquoi ? Moi, j'étais hier dans le dans le poitou les la coordination rurale est venue m'empêcher de parler. On a on a on a trouvé une solution pour que j'aille faire ma conférence ailleurs.

Mais en fait, ils s'en prennent aux écologistes au moment où les écologistes auto contraire le meilleur avant de Est-ce que vous pouvez quand même entendre que pour des agriculteurs quand vous leur dites bah en fait on va vous donner en quelque sorte une allocation, ça peut être inentendable. Mais quand on a discuté de la préfè produire pour vivre de leur travail que aujourd'hui aujourd'hui forcé de constater que les modalités de la production ne permettent pas de faire vivre les agriculteurs et quand je vois à quel point on on court et on fonce dans une agriculture intensive, je me dis que nous allons vers une une écatombe des petits agriculteurs. Et en fait c'est cela le sujet.

Pour maintenir une petite agriculture, il va falloir accepter une partie de l'aide. Quand vous dites les agriculteurs n'acceptent pas des allocations, mais enfin la PAC c'est quoi ? La PAC c'est quoi ?

Simplement c'est une PA c'est une politique agricole commune qui renforce les grandes exploitations. La politique agricole commune c'est une aide. C'est une aide à l'agriculture pour faire en sorte et elle devrait être orientée pour faire en sorte que les petits agriculteurs s'en sortent.

Je vous restez avec nous. On va je vous coupe pardon. Vous restez avec nous.

On va parler politique national dans quelques secondes. D'abord l'info en une minute, il est 8h48 et voici Marie Martion. L'incendie parti jeudi dernier à Luglon dans les Landes est désormais fixé, annonce de la préfecture ce matin [musique] qui annonce que la moitié des personnes évacuées peuvent désormais rentrer chez elles.

Le feu ne progresse plus mais il n'est pas encore éteint. Les pompiers restent donc vigilants. 1700 hectares [musique] au total ont été parcourus par les flammes.

Le premier ministre au chevet de la Gironde aujourd'hui accompagné de six ministres, Sébastien [musique] Lecnu va rencontrer élu et représentant du territoire après ce feu massif qui a brûlé 42000 hectares fin juillet. Le premier ministre était déjà en visite hier au Porsge commune où 183 maisons ont été détruites [musique] par les flammes. De nouvelles frappes ukrainiennes en Russie.

Elles ont fait six morts la nuit dernière presse [musique] de la frontière avec l'Ukraine. Quatre personnes ont également été blessées. Et puis un Léon marchand brillant hier en clôture des championnats d'Europe de natation à Saint-Denis, le quadruple, le champion olympique a remporté [musique] l'or sur l'épreuve du 400 m renage libre devant les cadors de la discipline, le toulousain qui établit au [musique] passage un nouveau record de France.

France info le 830 France info Adrien Bec Camille Vigon le et nous sommes toujours sur France info avec Sandrine Rousseau député écologiste de Paris. On va parler de l'avenir de la gauche et des écologistes à la prochaine élection présidentielle. C'est dans 9 mois seulement et on ne sait toujours pas ce que feront les écologistes.

Marine Tondelier a pris la parole ce weekend pour appeler les forces de gauche de Jean-Luc Mélenchon à Raphaël Luxman à se parler pour trouver une candidature commune tout en maintenant sa propre candidature à elle. On n'y comprend rien Sandrine Rousseau. Est-ce que les écologistes seront ou non sur la ligne de départ dans 9 mois ?

Ben faut demander à Marine Tendelier puisque visiblement elle décide un peu toute seule des choses. Donc voilà, je n'ai pas d'information. Moi, je souhaite que nous n'y soyons pas, mais je souhaite aussi dire que là, je il faut discuter avec la France insoumise comme il faut discuter avec le Parti socialiste.

Vous êtes notoirement plus proche de Jean-Luc Mélenchon, pardon. Discuter avec la force insoumise, ça veut dire aussi discuter dans le cadre dans un cadre, c'est-à-dire avec des échéances, avec des objectifs. Et là, je me m'interroge sur cette lettre qui arrive juste après un accord sénatorial, donc sur les élections sénatoriales, qui va renforcer la gauche dite non mélanchonniste.

D'ailleurs, je sais pas tellement ce que c'est cette gauche non mélanchonniste parce qu'on sait pas tellement quelles sont leur leurs propositions et leur ligne force. Mais en tous les cas, se revendique. Oui.

Mais quelles sont leurs mesures ? Quelle est l'analyse de la situation par exemple sur la sécheresse ? Moi, j'ai pas entendu la gauche non mélanchonniste là sur la sécheresse sur l'effet de rupture avec le système économique de croissance productiviste qu'on doit mettre en place.

Ils ont des propositions qui sont peut-être pas en tous les cas. Euh en tous les cas donc cette gauche non mélanchonniste a été renforcée par l'accord euh euh sénatorial qui vient d'être signé par notre propre parti et juste après avoir évacué LFI de cet accord et bien on dit "Ah ben on va écrire à LFI pour se rencontrer." Moi je trouve que tout cela est un peu léger en réalité et que c'est presque le pire de la politique.

C'estàd que quand on a des places à gagner, on y va. Quand on a pas de place à gagner, on y va pas. Je pense que la politique c'est quelque chose qui se qui est de qui est une ligne qui doit s'incarner dans une ligne politique.

Là aujourd'hui, il faut assumer une ligne anti-productiviste, anti-roissantiste et faire en sorte que nous assumions une rupture d'avec le modèle économique Marine, elle fait le pire de la politique très grand danger. Je dis pas qu'elle fait le pire de la politique, je dis que je ne comprends pas sa ligne et vraiment je ne la comprends pas. ou plus exactement, je trouve qu'elle occupe le terrain jusqu'à ce que les socialistes trouvent leurs candidats et euh et le désigne et qu'en fait c'est une manière aussi de tenir des militants écologistes qui pour certains sont tentés d'aller soutenir LFI parce qu'il y a un programme plus clair en fait que dans la social démocratie telle qu'elle est actuellement et dont on ne comprend pas complètement la ligne.

Quand on vous écoute, on se dit que vous êtes prête à faire la campagne de Jean-Luc Mélange. Non mais moi je suis prête à ce que je veux que la gauche gagne. Je veux que la gauche gagne et je veux pas que ça soit une gauche d'accompagnement du de d'un système de croissance.

Je veux que ce soit une gauche qui comprend les enjeux sociaux majeurs, les les enjeux écologiques majeurs qui sont face à nous. qu'on enfin nous affrontons à ce défi inoui qui est face à nous qui est que le réchauffement climatique est créé par l'homme et que donc nous avons tous les moyens de le réduire et de nous adapter à condition d'y mettre les moyens que la crise sociale est créée par le système économique que nous avons actuellement et que nous avons tous les moyens de le faire. Total par exemple a fait 11 milliards de de bénéfices cet été.

Total, c'est l'entreprise qui nous met le plus en danger. C'est une des cinq majors de de de production du pétrole. 11 milliards 11 milliards de bénéfices.

Il y a pas une annonce de taxation de ces bénéfic aussi effectivement bloqué les tarifs de son de son carburant du bénéfice 11 milliards. Ces gens ne veulent pas notre bien, ils veulent notre argent. Il faut le comprendre.

La ministre de la transition écologique Monique Barbu ce matin dans Libération dit "Je dois reconnaître que Jean-Luc Mélenchon est celui qui intègre le plus la question du climat dans ses proposition économique et sociale." Vous êtes d'accord avec ça en fait ? Mais moi, je pense que aujourd'hui à gauche Jean-Luc Mélenchon a un programme qui s'affronte à ce défi écologique encore une fois complexe et difficile mais qui est absolument indispensable.

Et mais qui d'autre à gauche ? C'est toute la question. Donc ce sera J Mélenchon.

En fait, et moi je j'entends que le Parti socialiste fait une primaire qui n'a que comme seul objectif de se distinguer de LFI. À la fin, je leur dis mais là, on vient de passer une crise climatique énorme. Quelles sont vos propositions ?

Je n'ai pas entendu le Parti socialiste en avoir la moindre. Merci beaucoup Sandrine Rousseau, député de Paris d'avoir été avec nous ce matin sur France info. Merci Camille Vigon Leat, le nouvel Ops.

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