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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 25 septembre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

Le RN se dit "très réservé" sur l'envoi de troupes françaises en Arabie saoudite:

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que Emmanuel Macron va se résoudre à appliquer le programme de Marine Le Pen sur la baisse des taxes sur les carburants ?

  • 0:43FerméeRéponse partielle

    Une baisse de 20 centimes de TVA coûte 1 milliard d'euros. Où trouvez-vous ce milliard ?

  • 2:49OuverteRéponse partielle

    L'Allemagne a baissé sa TVA de 20 à 5,5%. Pourquoi pas la France ?

  • 3:34OuverteRéponse directe

    Les aides ciblées touchent 14% des automobilistes. Est-ce suffisant ?

  • 4:56OuverteRéponse directe

    Vous proposez de geler la dépense sociale pour les étrangers. Pouvez-vous préciser ?

  • 6:14OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron annonce l'envoi de moyens militaires en Arabie Saoudite. Que pensez-vous de cette décision ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Sébastien ChenuFait
    « Marine Le Pen porte cette baisse de TVA sur les énergies depuis déjà plusieurs années. »
  • 1:27Sébastien ChenuFait
    « Nous approchons, nous tutoyons bientôt les 3 euros du litre, que ce soit gasoil ou sans plomb. »
  • 2:10Sébastien ChenuChiffre
    « Une baisse de 20 centimes c'est 1 milliard d'euros pour les finances de l'État. »
  • 4:56Sébastien ChenuChiffre
    « Nous avons nous-mêmes validé le fait que c'était un coût de 14 milliards d'euros au global. »
  • 15:27Sébastien ChenuFait
    « Nous sommes des gens honnêtes. Nous disons la réalité. »
  • 16:38Sébastien ChenuFait
    « La dissuasion nucléaire, les Français l'ont payée, ce sont des choix politiques très forts. »
  • 18:33Sébastien ChenuChiffre
    « Il va geler ou sous-indexer la prime d'activité qui touche 4 millions de foyers français. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Sébastien Chenu. Bonjour Madame. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes vice-président du Rassemblement National, vous êtes député du Nord. D'abord retour sur Emmanuel Macron hier qui dans le contexte international, on va évidemment y revenir et quel est le rôle et quel est la position du RN vis-à-vis notamment de la Russie mais sur la question du prix du carburant pour la première fois. Alors un peu poussé dans ses retranchements, il finit par dire qu'il faudra peut-être baisser les taxes. C'est bienvenu j'imagine pour vous. Alors est-ce que ça veut dire qu'Emmanuel Macron va se résoudre à appliquer le programme de Marine Le Pen ? Est-ce qu'Emmanuel Macron va venir sur les positions que nous défendons depuis

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si longtemps puisque je rappelle que Marine Le Pen porte cette baisse de TVA sur les énergies depuis déjà plusieurs années et qu'Emmanuel Macron en ne l'écoutant pas, en ne nous entendant pas a perdu du temps Marine Le Pen, elle avait anticipé la colère des Français puisque ça fait cinq ans qu'en réalité elle porte cette proposition. Donc si Emmanuel Macron vient sur nos positions, nous en serons ravis mais que de temps perdu mais je note que ce n'est pas ce qu'il a dit exactement. Alors on n'y est pas encore parce qu'en effet il dit il faudra peut-être en arriver là mais ça n'est pas son souhait et surtout il rappelle que ça coûte très cher, une baisse de 20 centimes c'est 1 milliard d'euros pour les finances de l'État. Oui, madame, mais les gestes que nous allons

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faire aujourd'hui, nous allons probablement les récupérer demain. Je vais m'expliquer. Vous savez, lorsqu'une crise est courte, les Français n'ont pas le temps de changer leurs habitudes de consommation. Là, nous avons une crise qui est longue, qui s'installe, qui empire. Nous approchons, nous tutoyons bientôt les 3 euros du litre, que ce soit gasoil ou sans plomb. Et donc, dans ces cas-là, les gens, les Français, changent leurs habitudes de consommation. C'est-à-dire qu'ils commencent à arbitrer entre aller conduire les gamins à l'école en prenant la voiture ou ne pas l'utiliser, à sortir ou à faire des économies, à ne pas aller au cinéma ou au restant, ils arbitrent. Et donc ça veut dire que c'est de la TVA qui va finir par entrer en moins dans les caisses de l'État.

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Et à partir du moment où l'État choisit de ne pas baisser, de façon pérenne en En plus, évidemment, cette TVA et pas seulement la TVA, mais aussi la TICP, enfin ce qu'on appelle l'assise, qu'on pourrait geler pendant les crises internationales. Eh bien, le gouvernement va se retrouver perdant sur tous les tableaux, c'est-à-dire chute de la consommation, baisse de rentrée de TVA dans les caisses. Donc nous, nous disons depuis longtemps, et c'est ce que font les partenaires européens, quelles que soient les économies d'ailleurs des pays qui sont autour de nous, l'Espagne ou l l'Allemagne n'ont pas exactement... Oui, de gauche comme de droite. Voilà, les mêmes économies, les mêmes dirigeants. Mais ils n'ont pas non plus le même état de finances.

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D'accord, enfin, l'Allemagne, on peut regarder, il y a quand même, c'est souvent un peu le modèle qu'on prend en exemple, ce sont des gens qui sont plutôt rigoureux dans leur façon de gérer les comptes publics. Ils ont considéré que la baisse des taxes de la TVA de 20 à 5 ,5 en ce qui concerne la TVA en France était une solution. Le ministre de l'économie ce matin précise un petit peu le calendrier et il repousse en effet l'échéance d'une baisse de taxes. Il dit ce sera en tout cas pas avant l'année prochaine. Il dit en attendant les aides ciblées, c'est vraiment le choix du gouvernement. Les aides ciblées, vous l'avez bien vu, elles touchent finalement assez peu de Français. Même s'ils élargissent un peu, à la fin, ça touchera 14 % des 40 millions d automobilistes.

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Tous ne le demanderont même pas. Donc si vous voulez, on est sur des cycles et sur des nombres de Français touchés qui seront tellement faibles par rapport aux besoins qu'il faut des politiques qui soient non seulement ambitieuse, mais pérenne. Si on avait des politiques qui étaient pérennes, cette baisse de TVA dans le temps qui était installée, ce serait des amortisseurs formidables par rapport aux crises géopolitiques. Je note aussi quand même que M. M. Macron et ses premiers ministres, M. Philippe en particulier, ont été les artisans de cette gabegie. Quand Edouard Philippe a augmenté la TICPE, les premières années, ça a créé les gilets jaunes en réalité. Globalement Emmanuel Macron d d'ailleurs, hier, dit au fond,

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il y a trois tiers dans le dérapage du déficit et de la dette. Il dit qu'il y a une partie qui est en effet le quoi qu'il en coûte, mais il assume. Il y a une partie qui est l'accompagnement des Français dans les crises. Et il y a une partie qui est effectivement de ne pas avoir réussi à changer le modèle en quelque sorte et c'est sur cette seule partie-là qu'il exprime un mea culpa. Non mais Emmanuel Macron fait l'impasse sur les économies, les réformes profondes dont notre état a besoin. La réalité c'est que notre pays a besoin de réformes profondes, de revisiter évidemment sa fiscalité mais également de redessiner des priorités budgétaires pour notre pays. Si vous faites baisser les taxes et vous persistez à estimer que c'est la bonne solution, vous le redites ce matin.

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Quand il dit une baisse de 20 centimes c'est un milliard d'euros, ça veut dire qu'il faut trouver ce milliard ailleurs. Donc vous, vous faites quoi – Bien sûr, madame. – Vous le trouvez où ? – Et nous avons nous-mêmes validé le fait que c'était un coût de 14 milliards d'euros au global. Mais nous avons évidemment de l'autre côté imaginé des recettes et des baisses de dépenses qui permettraient Je vous donne un exemple. Évidemment, c'est le tabou suprême dans le monde politique français. On ne touche pas à la dépense sociale qui concerne les étrangers. Elle représente 25 milliards d'euros. Je vais même vous donner une chose très précise que j'apprenais la semaine dernière, le nombre de nuitées en Ile-de-France pour héberger des étrangers. Vous savez, dans les hôtels, type Formule 1, etc.

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C'est toujours la faute des étrangers ? Non mais j'y viens, c'est une des sources en tous les cas. C'est quelque chose qui pèse beaucoup sur les finances publiques. C'est 1 ,6 milliard par an juste pour l 'Île-de-France. On se rend compte que ce sont quand même des priorités budgétaires qu'a l'État français que d'accueillir des bergers, de nourrir, de mettre un toit sur la tête à des gens qui viennent du bout du monde, que nous n'avons pas les moyens d'assumer. Il n'y a pas que ça. J'entendais Bruno Le Maire qui, après nous avoir insulté pendant des années, quand on disait « il faut faire baisser la contribution de la France à l'Union européenne et bien dit, finalement c'est peut-être une bonne idée. Donc à la fin, ils viennent tous sur ce que nous proposons.

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Baisse de TVA, pourquoi pas, dit finalement le président de la République. Baisse de la contribution à l'Union Européenne, pourquoi pas, dit Bruno Le Maire. Donc finalement, ces solutions que nous proposons, elles sont de bon sens, elles sont concrètes, elles sont applicables, elles ne sont pas pratiquées ailleurs et ils nous ont fait perdre énormément de temps parce que quand bien même l l'Etat aurait récupéré quelques dividendes ou les a-t-il utilisées ? Tous nos services publics sont exsangues. La réalité, c'est que la gestion des comptes publics par la Macronie en 10 ans, Philippe, Attal, Born, Castex, Barnier, Bérou, tout ça sous l'autorité de Macron est une catastrophe pour notre pays. Sébastien Chenu, on va parler aussi des conséquences en France,

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de la question de la colère, des manifestations aussi de la semaine prochaine, mais si on tire, j'allais dire, presque le chemin géographique de tout ce problème-là avec le pétrole. L'annonce hier d'Emmanuel Macron d'envoyer des moyens militaires pour protéger le port saoudien, qui est un site énergétique clé de la mer Rouge pour permettre au pétrole de sortir de cette région. Le fait d'y aller militairement, est-ce que vous estimez que c'est une bonne chose et que c'est notre rôle ? Moi je suis très réservé, on est très réservé sur ça. Alors évidemment il faut trouver, et il y a d'autres moyens évidemment d'essayer de trouver à travers notamment notre diplomatie, de trouver des voies pour sortir de ces conflits qui sont des conflits,

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mais le fait d'envoyer des militaires français, en Arabie Saoudite. Un pays avec lequel nous n'avons pas d'accord de défense. Nous avons des accords de défense par exemple avec les Émirats arabes unis. Donc il est normal... Avec la Jordanie... Ou avec d'autres pays, vous avez raison. Nous avons des intérêts économiques avec quasiment le monde entier. Il y a des intérêts économiques français. Mais pourquoi on ne ferait pas un accord de défense avec eux ? Mais ils en ont déjà des accords de défense, notamment avec la Turquie et le Pakistan. Donc la question c'est peut-être de leur demander pourquoi ne se tournent -ils pas vers leurs partenaires naturels Turquie et Pakistan pour se protéger, pour permettre d'ouvrir ce débat. – Quand vous dites, je ne trouve pas que c'est une bonne idée,

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est-ce que ça veut dire que vous vous y opposez ? Vous ne souhaitez pas l'envoi ? – Oui, aujourd'hui nous considérons que ce n'est pas la bonne idée, ce n'est pas la bonne voire. Il ne faut pas envoyer de militaires ? Non, il ne faut pas envoyer de militaires aujourd'hui dans cette zone de la planète. Est-ce que vous iriez jusqu'à dire que ça nous entraîne dans une forme de cobelligérance ? Je recite Jean-Luc Mélenchon qui hier réagit en disant des troupes en Arabie Saoudite, c'est s'installer sur un théâtre de guerre. Si la base est frappée que ferons-nous ? Pas question de devenir belligérants donc l'Assemblée doit voter sur le sujet article 35 de la Constitution il appelle à un vote et à ce Est-ce que l'Assemblée dise non ? C'est en tous les cas nous engager dans une situation,

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dans un coin du monde dont la situation n'est pas stabilisée. Et donc c'est prendre un certain nombre de risques que nous ne voulons pas prendre et que nous n'avons pas à prendre, encore une fois, parce que nous n'avons pas ces accords de défense qui nous lient et qui font de l'Arabie saoudite un partenaire. Est-ce que vous estimez qu'il faut qu'il y ait un vote ? Que l'Assemblée nationale se prononce Oui, mais à partir du moment où on n'a pas d'accord de défense, j'allais dire le vote est un peu superfétatoire. On pourrait considérer que... Mais s'il y avait un vote, vous diriez non ? Mais s'il y avait un vote, on ne serait pas d'accord. L'autre théâtre des opérations qui ont des conséquences sur évidemment les cours du pétrole. C'est la Russie et l'Ukraine.

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Emmanuel Macron qui hier a parlé de cette menace, il en avait parlé déjà vendredi lors de cette réunion où était présent Jordan Bardella La nature et l'agressivité russe des menaces en Europe changent Le tableau est sombre Voilà ce que dit Emmanuel Macron Comment est-ce que vous estimez que la réponse doit être la réponse de la France la menace de la Russie elle est multidimensionnelle comme l'a dit Jordan Bardella et elle est effectivement de plus en plus intense c'est une réalité nous en avons bien conscience et nous ne sous-estimons pas, nous ne négligeons aucun des dangers dans aucun des conflits qu'il y a actuellement sur la planète et la menace ruse c'est une menace qui existe, que faut-il faire ? Est-ce qu'il faut ne plus parler ? Elle existe cette menace ?

10:12

Non parce que j'ai regardé les les messages d'un membre de votre parti Thierry Mariani qui est député européen RN, qui je crois a toujours l'étiquette RN lui il estime que c'est une diversion ? Écoutez moi je pense que la menace je le répète c c'était les propos de Jordan Bardella et moi j'y souscris elle a de multiples dimensions et elle est intense ça j'ai bien compris votre position j'ai d'ailleurs compris je crois celle de Marine Le Pen qui dit nous ne tolérerons jamais qu'une puissance étrangère en l'occurrence la Russie puissent espérer dicter directement ou indirectement à la politique de notre pays par l'intimidation, la menace, la déstabilisation ou la pression psychologique mais alors que faites-vous de Thierry Mariani ? Vous lui poserez la question mais je crois Non non,

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mon problème c'est pas de savoir ce qu'il pense parce que lui j'ai bien compris ce qu'il pensait Thierry Mariani, mon problème c'est de savoir ce que vous vous pensez de Thierry Mariani Non mais je pense qu'il fait erreur lorsqu'il dit qu'effectivement c'est sous-estimé, je pense qu'il faut... Il dit pas que c'est sous-estimé il dit que c'est de la diversion. Oui alors ça je lui laisse ce propos parce que moi je crois qu'il faut voir les choses telles qu'elles sont avec beaucoup de froideur, il y a une menace elle a de multiples dimensions et il faut la prendre au sérieux. Une fois qu'on a dit ça, est-ce que ça veut dire qu'on ne parle plus aux Russes ? En fait, je vais vous reposer la question. Thierry Mariani a-t-il encore sa place au RN ?

11:23

Oui, mais Thierry Mariani est un patriote qui défend les intérêts de la France. Il a une appréciation... Il défend les intérêts de la France quand il... Ah oui, je pense que Thierry Mariani est un honnête patriote...

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de s'adresser aux Français pour leur dire que la menace est importante ou réunir, comme il l'a fait vendredi, les chefs de parti avec les services de renseignement comme comme l'ont fait à peu près d'ailleurs tous les autres chefs d'État européens et les autres services de renseignement européen. C'est faire de la diversion ? Non, je crois que là où il est d'accord et là où il nous rejoint et là où il a évidemment sa place dans le combat patriote, c'est qu'il dit qu'il faut aller vers la paix et qu'en en fait la nécessité de prendre des initiatives de paix dont nous voyons que la France, à laquelle la France n'est pas associée et Trump associe assez peu la France aux initiatives de paix et le président de la République.

12:12

Et on peut le regretter car Marine Le Pen a fait des propositions en disant il faut mettre, que ce soit dans le conflit Russie-Ukraine ou que ce soit dans le conflit au Moyen-Orient, les parties prenantes autour d'une même table. Et c'est à la France de prendre ces initiatives parce que nous avons une position d'équidistance entre chacun. Eh bien, je pense que cela, évidemment, nous y souscrivons tous. Vous ne pensez pas parfois que Thierry Mariani est en quelque sorte partie prenante aussi d'une sorte de bienveillance au minimum vis-à-vis de la Russie ? Non, je ne crois pas. Je pense que Thierry Mariani est guidé toujours par l'idée de savoir comment on arrive à la paix, comment on défend les intérêts de la France. Et je crois que la ligne que développent Marine Le Pen

12:52

et Jordan Bardella est la et sur celle sur laquelle nous sommes tous alignés. Ce matin, Gabriel Attal dit Marine Le Pen agit comme un proxy du régime du Kremlin depuis le début de cette guerre. Écoutez, Gabriel Attal qui ne veut pas aider les Français, Gabriel Attal qui a fait exploser le déficit. Gabriel Attal, qui nous a montré l'étendue de sa nullité pendant les six mois où elle était à Matignon, heureusement qu'il n'a pas été là plus longtemps d'ailleurs, n'a pas beaucoup de leçons à donner. Gabriel Attal, c'est vraiment l'empire de la fake news, essayer de faire peur aux autres. Quand on a laissé une nardoise pareil, on s'abstient de commenter les autres. Nous ce que nous vous disons... Marine Tondelier ce matin elle dit voter Marine Le Pen c'est voter Poutine. On s'enfonce.

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Non mais à un moment la situation est si grave si angoissante pour beaucoup de Français que si on pouvait s'abstenir de déclarations de politique qui n'arriveront jamais aux responsabilités. Madame Tondelier, elle ne va pas devenir présidente de la République demain. Donc elle peut raconter n'importe quoi. Elle peut s'y faire faire peur ? Quelles solutions elles proposent ? Nous, ce que nous proposons et ce que Marine Le Pen propose par exemple, c'est qu'on mette les belligérants dans le conflit russo-ukrainien autour de la table. Mais ils ne le savent pas ? Pas uniquement d'ailleurs la France, mais aussi avec l'Allemagne, avec la Pologne, avec la Turquie, de prendre des initiatives qui vont vers la paix. Pourquoi ? Parce que Marine Le Pen l'avait très bien dit il y a longtemps,

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où cette guerre on fait entrer l'ONU dedans et c'est la troisième guerre mondiale, ou alors c'est la guerre de cent ans, on s'enlise, et on n'en sort pas, et on a des conséquences que payent très chèrement les Français. Il y a une dernière option, il y a une dernière option, pour obtenir aussi la paix, c'est d'obtenir une victoire de l'Ukraine. Or, dans le Au contexte actuel, Marine Le Pen a insisté hier, nous n'avons plus les moyens d'aider l'Ukraine. Vous reconnaîtrez que ce serait aussi une des solutions pour sortir de cette guerre ? Non, ce que nous on veut c'est créer les conditions d'une négociation qui amène la paix. Et les négociations qui amènent la paix au bénéfice, évidemment, de l'Ukraine. Au bénéfice de l'Ukraine ? Bien sûr, au bénéfice de l'Ukraine, qui est le peuple agressé.

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Mais maintenant... C'est une utopie ? Non, ce n'est pas une parce que Marine Le Pen a rappelé une chose, nous soutenons l'Ukraine matériellement, financièrement, à travers la formation, à travers les engagements qui ont été passés. Ce soutien n'est pas remis en cause. Il coûte aujourd'hui aux Français, 8 milliards d'euros. Même un peu plus si on ajoute la cote-part que la France prend via l'Union Européenne. Si on ajoute la cote-part que la France prend via l'Union Européenne, on en est à plus de 25 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine. Est-ce que demain, nous avons les moyens de faire de nouveaux chèques ou des prêts qui ne seraient pas remboursés ? La réponse est non. Et c'est même honnête de le dire à l'Ukraine. Si c'est pour balader l'Ukraine et Zelensky en lui disant «

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vous pouvez attendre que que nous déversions des milliards d'euros supplémentaires au-delà des engagements que nous avons pris et qui seront respectés, continuité de l'État républicain. Eh bien, si c'est lui faire croire cela, c'est le tromper. Nous sommes des gens honnêtes. Nous disons la réalité. nos efforts, nous les porterons vers la paix. Sébastien Chenu, vous avez toujours dans le programme du RN de sortir du commandement intégré de l'OTAN ? Oui mais pas en période de conflit. Donc ce ne serait pas le cas ? Pas en période de conflit, mais c'est toujours dans notre programme, mais pas en période de conflit. Ça veut dire que si Marine Le Pen arrivait au pouvoir au printemps prochain, elle ne sortirait pas immédiatement si les conflits perdurent.

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Mais quand on dit pas en période de conflit, c'est quel conflit ? De quel conflit en parle Il y aura toujours un conflit sur la planète, si je peux me permettre. Pour l'instant, celui dans lequel nous sommes très partie prenante, nous ne sommes pas qu'au belligérant, mais nous sommes partie prenante, c'est le conflit russo-ukrainien dans lequel l'Ukraine a été agressée. L'Ukraine a été agressée et donc nous considérons que tant que nous ne sommes pas arrivés à des solutions qui amènent vers la paix au bénéfice évidemment de l'entité de l'Ukraine, et bien effectivement nous n'allons pas sortir du commandement armé de l temps pendant ce temps-là. Mais nous n'y avons pas renoncé, c'est toujours dans notre programme,

16:38

tout comme est dans notre programme le fait que la France bénéficie uniquement de sa dissuasion nucléaire et de la stratégie de celle-ci. Quand j'entends le président de la République nous racontait, on va ouvrir un parapluie avec la Lituanie. On n'a pas bien compris ce qu'il voulait faire. On va sans arrêt apporter... Il n'a jamais dit que la Lituanie allait appuyer sur le bouton nucléaire. D'accord, mais on ne comprend pas bien ces histoires de partage de la dissuasion nucléaire. La dissuasion nucléaire, les Français l'ont payée, ce sont des choix politiques très forts. Elle appartient aux Français, à la France, son outil appartient... Ce que vous voulez dire, c'est que vous ne voulez pas que potentiellement on utilise l'arme atomique pour protéger les Lituaniens.

17:14

En tout cas, aujourd'hui, nous considérons que la stratégie qui doit être imaginée, elle est au bénéfice uniquement et dans les mains de la France. Mais je ne sais pas bien ce qu'est faire avec la Lituanie. Si la Pologne est attaquée, et Et si la Pologne estime qu'il ne s'agit plus de provocation mais de véritable attaque, faut-il que la France soit en soutien ? On verra. Je crois qu'on n'en est pas là. Si vous voulez, je ne me lance pas dans des politiques fiction. Moi, je pense que, et je vous le redis, parce qu'on en parle assez peu, prenons des initiatives pour essayer d'aller vers la paix, plutôt que d'imaginer des initiatives qui soient des initiatives d'escalade. Moi je ne vois pas, et j'ai été déçu dans le discours d'Emmanuel Macron, vous me direz, ça c'est un vrai que je fais déçu

17:50

d'Emmanuel Macron, comme 84 % des Français qui sont déçus d'Emmanuel Macron dans les sondages aujourd'hui, je considère que j'entends pas un président de la République française qui prend des initiatives pour aller vers la paix. Et ça, ça me choque profondément. Parce que la guerre, c'est des morts. Parce que la guerre, ça nous coûte très cher. Parce que la guerre, ça abîme notre économie. Je l'ai dit pour commencer, ce sont des victimes, des civils aussi en Ukraine. Donc moi j'attends d'Emmanuel Macron et nous attendons d'Emmanuel Macron et nous attendons d des initiatives fortes. Sébastien Chenu, retour en France mais tout est lié avec la question du budget. Est-ce qu'il y a un scénario dans lequel vous pourriez voter le budget ?

18:33

Ah non, voter le budget n'est pas une possibilité. Quand j'entends hier le ministre du Travail nous dire qu'il va geler ou sous-indexer la prime d'activité qui touche 4 millions de foyers français, qui est à peu près de 183 euros la prime d'activité, qui touche 21 % de familles monoparentales et qui est un encouragement à l 'activité, au travail. Et qu'ils sont comme pour les retraites dans l'idée de geler ou de sous-indexer un certain nombre de retraites à partir de petites retraites, à partir de 1260 euros. Ils veulent déjà sous-indexer les retraites. Il ne faut pas compter sur nous pour voter un budget pareil. Alors le voter non, mais est-ce que vous pourriez vous abstenir ? Après c'est autre chose. Ah non, on va s'abstenir ?

19:14

On va voter contre un budget à partir du moment où il touche aux retraites, où il touche à la prime d'activité, où il touche aux abattements fiscales des retraités, où il touche aux APL. On n'est pas du tout en capacité de voter ce budget. Donc il n'y aura pas d'abstention, vous voterez contre ? Pour autant, vous n'irez pas jusqu'à censurer ? On attend de voir la feuille de route. Mais là, je vous rappelle que le gel des APL, en tous les cas, ou la baisse des APL, je ne sais pas ce qu'ils feront exactement, c'est toujours très trouble. Ça nous ramène au début du premier quinquennat Macron, Édouard Philippe. Ils sont obsédés par l'idée de taper les aides au logement des Français. Donc nous, qui ne comptent pas sur nous pour aller faire les poches des retraités, des Français qui travaillent,

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des Français qui ont besoin de la solidarité nationale. – Je vous pose la question différemment. On a bien compris, vous ne voterez pas pour, vous voterez contre. Pour autant, au moment où l'on se parle, envisagez-vous de le censurer Eh bien ensuite on verra, parce que le gouvernement aura plusieurs possibilités Une loi spéciale, ce serait épouvantable, pourquoi ? Parce qu'une loi spéciale, ça va nous enfermer Ça veut dire que si demain, au mois de mai, le 2 mai, au soir du second tour, les Français choisissent que Marine Le Pen redresse le pays. Eh bien si elle est bloquée par une loi spéciale, elle ne pourra pas changer ce budget. Nous, nous voulons faire évoler ce budget. On ne veut pas réparer simplement les erreurs d'Emmanuel Macron.

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Nous avons besoin non seulement de faire des économies, mais aussi de mener d'autres politiques économiques, fiscales et sociales aux bénéfices des Français. Et par conséquent, il nous faudra des marges de manœuvre. Donc, il Il vaut mieux, peut-être, comme l'a dit Marine Le Pen, un mauvais budget. Qu'on peut changer, qu'on peut faire évoluer, qu'on peut radicalement, oui, changer, modifier, plutôt qu'effectivement être enfermé dans un carcan budgétaire qui empêcherait tout changement comme nous le souhaitons et comme les Français le souhaitent. Donc l'enjeu aujourd'hui, ce n'est plus la censure en tant que telle, c'est est-ce qu'on pourra changer la trajectoire budgétaire si on arrive aux responsabilités ? C'est bien le but.

21:09

Merci beaucoup Sébastien Chenu d'avoir répondu à mes questions ce matin. Vice-président du Rassemblement National et député du Nord, il est 8h50 sur RMC et BFM TV. Et sur BFM TV, vous le savez, le pape