Le Grand Jury de Louis Aliot
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 43 %Attaque 35 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a-t-il été convaincant lors de sa réunion avec les chefs de parti et des candidats à la présidentielle ?
- 0:42OuverteRéponse directe
Est-ce un changement de doctrine au RN ?
- 0:53OuverteRéponse partielle
54 milliards d'euros d'économies, voilà ce que propose le premier ministre Sébastien Lecornu pour le budget 2027. Est-ce suffisant ou trop pour le Rassemblement National ?
- 1:37OuverteRéponse directe
Pensez-vous que le gouvernement finira par se résoudre à baisser les taxes sur les carburants ?
- 2:28RelanceÉludée
Cette question du carburant peut-elle être une condition pour ne pas faire tomber le gouvernement au moment du budget ?
- 3:00RelanceÉludée
Ce vote peut-il être conditionné par des aides nouvelles ou une baisse de taxes des carburants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:42Invité politiqueFait
« il va être obligé de baisser les taxes, sinon l'économie s'arrêtera. »
- 1:47Invité politiqueFait
« l'essence, ce n'est pas un produit de luxe, c'est un produit de première nécessité. »
- 1:59Invité politiqueFait
« les aides ciblées ne sont pas adaptées à la situation, parce que la liste des personnes à aider aujourd'hui est tellement importante que finalement personne n'est content de ce qu'a mis en place le gouvernement. »
- 2:17Invité politiqueFait
« Il faudra baisser les taxes à l'identique de ce qu'ont fait certains pays européens, je pense à l'Espagne, mais plus récemment l'Allemagne, qui a baissé le prix de l'essence à la pompe. »
- 4:08Invité politiqueChiffre
« Je crois que c'est 12 milliards sur l'essence elle-même, et 12 milliards par rapport à la dépense publique qui est de l'ordre de 1 700 milliards d'euros en France, laissez-moi vous dire, c'est quand même une goutte d'eau. »
- 10:15Invité politiqueFait
« Moi-même, en tant que maire, je suis allé à la frontière polonaise pour aller récupérer 300 réfugiés ukrainiens, femmes, enfants et malades, d'ailleurs, qui vivent aujourd'hui en partie à Perpignan. »
- 14:09Invité politiqueFait
« On fait partie de l'Union Européenne, on est même le deuxième pays de l'Union et dans cette contribution-là il y a aussi proportionnellement la contribution de la France. »
- 15:00Invité politiqueFait
« pour donner d'abord l'impression aux Français qu'on regarde ce qu'on donne à l'Ukraine et qu'on ait la transparence sur ce que l'on fait. »
- 15:25Invité politiqueFait
« on a livré des vieux armements de l'armée qu'on a mis à disposition de l'Ukraine »
- 17:23Invité politiqueFait
« On n'accepte aucune intimidation et aucun calcul de la Russie par rapport à la souveraineté française »
- 19:55Invité politiqueFait
« la vérité c'est que nous sommes pro-français et que dans cette situation-là nous défendons les intérêts de la France d'abord »
- 22:06Invité politiqueFait
« beaucoup de retraités aujourd'hui même quand ils ont 2000 euros net par mois ont du mal à boucler les fins de mois »
- 28:55Invité politiqueFait
« une priorité serait donnée à celui qui a une carte nationale d'identité française plutôt qu'à quelqu'un qui arriverait de je ne sais où »
- 30:35Invité politiqueFait
« cette loi contribue aussi à beaucoup d'inégalités »
- 32:20Invité politiqueFait
« aujourd'hui dans les Pyrénées-Orientales par le ZAN, le fameux zéro artificialisation des sols, vous ne pouvez plus trouver de terrain ni pour construire d'ailleurs du logement tout court ni pour faire de l'activité économique »
- 33:21Invité politiqueFait
« D'abord c'est une loi qui a été présentée par le Rassemblement National depuis longtemps qui avait été portée d'ailleurs par le député européen M. Garrault »
- 33:42Invité politiqueFait
« il est ciblé sur l'influence de l'idéologie islamiste sur le sol français »
- 34:51Invité politiqueFait
« le voile n'est pas une obligation de la religion musulmane »
- 36:36Invité politiqueFait
« notre loi elle s'attaque pas à la religion »
- 36:16Invité politiqueFait
« c'est un signe politique et d'ailleurs les pays arabes qui l'ont interdit l'ont interdit parce que c'est un signe politique et pas religieux »
- 38:35Invité politiqueFait
« ce qui se joue au mois de mai c'est le gouvernement de la France »
- 40:20Invité politiqueFait
« Marine Le Pen en choisissant Jordan Bardella aux élections européennes par deux fois comme président du parti fait un duo assez inédit dans une élection présidentielle »
- 44:16Invité politiqueFait
« On a mal lu ce texte-là. Ce texte-là est fait pour dissuader précisément l'immigration clandestine de traverser la France pour aller en Angleterre »
- 44:33Invité politiqueFait
« Les Gilets jaunes peuvent reprendre en tout cas une contestation si on continue comme cela »
- 45:04Invité politiqueFait
« nous nous sommes de toute façon pour que la présomption d'innocence soit reconnue de présomption de légitime défense soit reconnue aux policiers »
Temps de parole
- Louis Aliot66 %
- Présentateur20 %
- Invité6 %
- Invité 24 %
- ?4 %
≈ 18,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Présenté par Olivier Bost
Bonjour
à tous, bienvenue dans Le Grand Jury. Nous sommes en direct sur RTL et nous sommes également en direct sur Public Sénat. Bonjour Louis Alliot. Bonjour. Vous êtes le premier vice-président du Rassemblement National et maire de Perpignan. Pour la première fois, Marine Le Pen et Jordan Bardella s'inquiètent de la guerre hybride que mène la Russie contre l'Europe. Emmanuel Macron a-t-il été convaincant lors de sa réunion avec les chefs de parti et des candidats à la présidentielle ? Est-ce un changement de doctrine au RN ? 54 milliards d'euros d'économies, voilà ce que propose le premier ministre Sébastien Lecornu pour le budget 2027. Est-ce suffisant ou trop pour le Rassemblement National ?
Vous allez nous répondre. Bienvenue dans ce Grand Jury, Louis Alliot.
A
mes côtés pour vous interroger ce dimanche, Quentin Calmet pour Public Sénat et Stéphane Vernet pour Ouest France.
Bonjour.
Dans ce Grand Jury, Louis Alliot, dans notre séquence La bataille des idées, nous reviendrons sur deux idées fortes mises en avant dans cette rentrée par le RN, l'interdiction du voile et le logement. Et puis vous répondrez aussi à nos questions express. Le Grand Jury, sur le terrain.
Et
sur le terrain, le sujet numéro un et le plus quotidien est encore bien sûr et toujours le prix de l'essence, 2,41
euros.
Vous venez de l'entendre, nouveau record pour le gasoil. Pensez-vous, Louis Alliot, que le gouvernement finira par se résoudre à baisser les taxes
? Écoutez, il
va être obligé de baisser les taxes, sinon l'économie s'arrêtera.
Parce
que je rappelle que l'essence, ce n'est pas un produit de luxe, c'est un produit de première nécessité.
C
'est un produit pour aller travailler, c'est pour aller chercher les enfants à l'école ou les amener à l'école. Ça concerne l'ensemble des Français. Et c'est pour cela d'ailleurs que les aides ciblées ne sont pas adaptées à la situation, parce que la liste des personnes à aider aujourd'hui est tellement importante que finalement personne n'est content de ce qu'a mis en place le gouvernement. Donc il faudra baisser les taxes à l'identique de ce qu'ont fait certains pays européens, je pense à l'Espagne, mais plus récemment l'Allemagne, qui a baissé le prix de l'essence à la pompe. Il faudra bien qu'on se mette au diapason de ces pays-là.
On reviendra un peu plus en détail sur le budget, mais est-ce que cette question précisément du carburant et d'une baisse des taxes peut être une condition pour ne pas faire tomber le gouvernement au moment du budget ? Est-ce que vous en faites une question principale ?
D'abord, vous savez, moi je ne
suis
pas parlementaire, donc on verra le
budget qui
nous sera présenté, et on regardera attentivement effectivement d'abord les économies qui seront proposées par le Premier ministre et les orientations de ces économies. Et en fonction de cela, on regardera évidemment attentivement le vote que nous pourrions faire pour le budget.
Mais est-ce que ce vote peut être conditionné par des aides nouvelles ou une baisse de taxes des carburants
? Alors conditionné,
honnêtement, je pense que la situation est telle qu'il n
'y
a pas que le prix de l'essence. Il y a beaucoup d'autres choses à mettre en place, et l'essence est aujourd'hui une urgence, mais elle l'est avec d'autres sujets de fiscalité sur les entreprises, elle l
'est
sur la sécurité, sur l'immigration, et sur d'autres sujets, il n'y aura pas que le prix de l'essence qui va déterminer le vote du groupe RN à l'Assemblée. Qu'est
-ce que vous avez chiffré votre mesure de baisse de la TVA sur l'essence ? On sait que de passer de 20 à 5,5% de taxes, ça peut représenter des sommes énormes, entre bien 14 et 16 milliards. Là, ce serait sur toute l'énergie. Est-ce qu'on peut se le permettre dans le contexte budgétaire qui est le nôtre ?
C'est ça où vous arrêtez l'économie, c'est le serpent qui se mord la queue. Soit vous le faites et vous permettez à l'économie de fonctionner, et donc vous rentrez par des taxes liées à l'activité de l'économie, soit vous ne le faites pas, et à ce moment-là, vous ralentissez l'économie, et vous perdez par ailleurs ce que vous auriez pu, évidemment, gagner de l'autre côté. Donc, le
coup
de la mesure, vous l'avez estimé. Je crois que c'est 12 milliards sur l'essence elle-même, et 12 milliards par rapport à la dépense publique qui est de l'ordre de 1 700 milliards d'euros en France, laissez-moi vous dire, c'est quand même une goutte d'eau. Et on ne me fera pas croire qu'on ne
va
pas aller chercher 12 milliards dans un certain nombre de niches économiques françaises, alors que nous savons, nous, qu'il y a sûrement de l'argent à aller chercher quelque part.
Vous ferez baisser la TVA sur toutes les énergies, l'électricité, le glace, le fioul, et jusqu'à quel seuil, en fait ? Non,
mais
on a dit de... 5,5 ? 5,5. Alors, l'Union Européenne, en fait, interdit de baisser les taxes de l'énergie au-dessous de 15% de TVA. Ça veut dire que vous allez rentrer dans un bras de fer avec Bruxelles ? Oui,
c
'est déjà arrivé. Quand la France a baissé la TVA sur la restauration, par exemple, c'est arrivé. Quand les pays, les autres pays européens... Sur la restauration, mais pas sur l'énergie. Quand les autres pays y arrivent à baisser les taxes sur l'énergie, c'est donc bien que l'Europe autorise pour les autres, ce qu'elle ne
va
pas nous refuser à nous. Elle ne
va
pas refuser à la France de le faire. Et dans une situation critique, et dans un laps de temps qu'on imagine quand même déterminé, en tout cas jusqu'à la résolution de la crise au Moyen-Orient, on espère que les choses se rétabliront petit à petit. Mais aujourd'hui,
il
y a vraiment une urgence. C'est une situation critique. Et je ne vois pas comment
le
gouvernement se passera de baisser les taxes ou la TVA. Mais pour nous, nous proposons la TVA et l'Allemagne a baissé la taxe sur l'essence.
Pour être précis et bien clair, ce que vous demandez, c'est une réduction du taux de TVA le temps que la crise se résorbe sur... Oui, il faut faire baisser la pression. Donc c'est à titre transitoire,
provisoire.
Vous disiez en début d'émission, je crois que la moyenne, c'est 2,40
euros
en France. C'est monté jusqu'à 2,99 euros, je crois, à Strasbourg. Il faut la faire baisser aux alentours de 2 euros. Et ce n'est que par une baisse des taxes qu'on va y arriver. Sinon, nous n'y arriverons pas.
Vous connaissez le principal reproche qui est fait à une mesure généralisée de baisse de la TVA de 5,5%. C'est que tout le monde en profite. Aujourd'hui, les foyers les plus aisés consomment deux fois plus d'énergie que les foyers les plus pauvres. Est-ce que c'est vraiment utile dans la période ? Et pourquoi vous refusez vraiment, totalement, cette idée de ciblage
? Mais
comment vous voulez cibler autant de monde aujourd'hui ? Ça concerne tout
le monde. Si on prend
les gens qui travaillent. Vous dites pour les gens qui travaillent, notamment.
Ça concerne tout le monde, les gens qui travaillent. Tout
le monde n'a pas
en voiture au travail, par exemple. Les gens qui habitent dans les grandes villes, par exemple. Vous allez leur donner...
Vous allez cibler les grandes villes,
les
petites villes ? Moi, j'habite dans une ville et je suis maire d'une ville de 120 000 habitants. Je vois les gens, ils prennent leur voiture pour aller travailler. C'est une nécessité vitale, la voiture. Encore une fois, ce n
'est
pas un luxe. Alors, je sais que dans les grandes villes, il y a une certaine élite qui pense que ça n'arrive que chez eux, qu'on peut prendre les transports en commun, etc. Mais chez nous, dans la ruralité, dans la France profonde, ça n'existe pas. Il y a des trains, il y a des bus, mais ils ne sont pas en nombre suffisant pour aller travailler avec. Et donc, la voiture est une nécessité. Il faut le rappeler, le dire, et arrêter de penser qu'on peut s'en passer aujourd'hui, à l
'heure
où on se parle.
La solution la plus efficace et la plus pertinente pour que nos compatriotes puissent retrouver à la pompe un prix décent, c'est d'abord de demander au président Trump d'arrêter la guerre.
C
'est ce qu'a dit Jordan Bardella cette semaine. Est-ce que c'est aussi simple que ça ? Ça vous fait sourire.
Oui, mais c'est la vérité. Je veux dire, les conflits dans le monde aujourd'hui ont un impact direct sur le prix de l'énergie. Et c'est valable, évidemment, avec cette guerre. Mais on voit bien que les choses sont plutôt compliquées et on espère que ça se résoudra rapidement et que la France y jouera tout son rôle. Mais c'est vrai que cette opération dans le détroit d'Hormuz n'aura pas facilité l'économie mondiale. Stéphane
Le
Pen a appelé Donald Trump pour lui demander d'arrêter la guerre.
Non, elle
n'a pas le numéro de Donald Trump.
Elle n'a
pas
son
oreille
? Non,
je
ne pense pas, non.
Vous êtes pour subventionner le pétrole et le gaz, puisque baisser la TVA, ça revient à ça, donc les énergies carbonées. Est-ce que vous ne croyez pas à l'électrification
?
Au passage à la voiture électrique ? Oui,
oui,
j'y crois. J'espère qu'ils feront des progrès dans les voitures électriques pour qu'avec un plein, entre guillemets, d'électricité, on puisse faire des distances confortables. Parce que là où ça va se compliquer, c'est effectivement pour faire des pleins d'électricité dans l'utilisation du véhicule que nous avons tous les jours. J'y crois en ville, moins ailleurs, mais nous y arriverons. Je veux dire, sans imaginer quand même qu'on puisse totalement abandonner les voitures à moteur essence, je pense que nous y arriverons. Mais vous verrez, tout le monde croit que c'est la panacée universelle, ça sera bien écologiquement,
puisque
nous fabriquons de l'électricité, en France en tout cas, par le nucléaire, pas cher,
qui
ne devrait pas être cher, mais vous verrez qu
'on
trouvera bien une taxe à mettre sur les voitures électriques aussi. Et vous avez vu que je crois que c'est en Angleterre, ils ont commencé d'ailleurs à mettre une taxe sur les voitures électriques, ce qui fera que finalement, l'électricité coûtera aussi cher que le prix de l'essence au moment où on devrait faire le plein de notre véhicule. Donc voilà, c'est bien pour l'environnement, on va dire, c'est très certainement moins bien pour la fiscalité et pour le prix de l'électricité.
Le
Grand Jury. Question d'électeurs.
Alors
s'il y
a
bien une question cette semaine qui a fait réagir les électeurs,
c
'est la question de l'Ukraine. Vendredi, Emmanuel Macron a réuni les chefs de parti et des candidats à l'élection présidentielle pour les mettre en garde sur la situation internationale. Dans un communiqué commun, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont condamné la guerre hybride de la Russie contre l'Europe. Le Rassemblement National est-il en train de changer de ton sur la Russie ? On n'avait pas lu de propos aussi sévères sur la Russie de la part du Rassemblement National ?
Si. Je veux dire, il faut se reporter au moment de l'invasion avec l'Ukraine. Parce qu'on oublie tout ça. Mais la condamnation
de
la Russie par le Rassemblement National et pas Marine Le Pen a été immédiate. Contrairement à d'autres, d'ailleurs. Ça a été immédiat. La deuxième chose, moi-même, en tant que maire, je suis allé à la frontière polonaise pour aller récupérer 300 réfugiés ukrainiens, femmes, enfants et malades, d'ailleurs, qui vivent aujourd'hui en partie à Perpignan. Et c'était aussi pour bien montrer qu'on avait choisi notre camp.
Donc
c'est 2022, le
changement de doctrine de votre parti.
C'est
pas 2022, mais à partir où la Russie agresse, eh bien, il n
'y
a aucun argument qui fait qu'on pourrait, j'allais dire, soutenir la Russie. Simplement, on a toujours dit qu'il faut tout faire pour favoriser la paix. Parce que c'est un conflit qui est coûteux. C'est un conflit qui est coûteux en vie humaine. En vie humaine. Et cette dimension, j'ai l'impression que tout le monde la perd un peu aujourd'hui. Et c'est un conflit qui est coûteux en termes aussi d'équipement et de technologie mis à disposition de cette guerre. Mais pour le reste, et je crois que le président Macron, en convoquant les partis politiques, leur a donné un certain nombre d'éléments, et notamment les services de renseignement français et l'armée.
Et nous, vous savez, on fait confiance à l'armée française et aux services de renseignement quand ils nous amènent des informations. Encore fallait-il les connaître et savoir de quoi on parlait. Et c'est bien que M. Macron, au bout de X années, fasse cette démarche, parce que ça permet aussi d'avoir une vision plus nette de l'état du conflit en Ukraine.
En fait, il y a quand même une question, parce que vendredi, à la sortie de l'Élysée, c
'est
Jordan Bardella qui était à l'Élysée à cette réunion avec Emmanuel Macron. Jordan Bardella dit qu'on n
'a
pas parlé malheureusement du prix du carburant et ça n'avance pas sur ce sujet-là. Et le lendemain, on a un communiqué qui dit qu'effectivement, il y a un souci, la Russie est dans une guerre hybride contre l'Europe. Est-ce qu'il
n'y a
pas eu un décalage ou en tout cas une prise de conscience un peu tardive ? Est-ce que Marine Le Pen aurait dû elle-même aller à l'Élysée pour écouter le président de la République ? Elle aurait peut-être eu un autre discours à la sortie.
Écoutez, Marine Le Pen, elle était au chevet des sinistrés, des incendies en
Gironne.
Oui, et dans l
'eau.
Le lendemain, elle était au chevet des sinistrés de la tornade dans l'Aude. Et je dois dire qu'elle était attendue. Et j'allais dire, cette campagne aussi, c'est une campagne de proximité. On a la chance d'avoir, j'allais dire, un duo dans cette campagne électorale. Jordan est président du parti. Il était invité en tant que président du parti. Il y est allé. J'ajouterais en plus, il est président du groupe parlementaire.
Ma question, elle est
sur la prise de conscience de la gravité de cette réunion, du contenu de cette réunion.
Le
communiqué, c
'est
un rattrapage aussi. La
prise
de parole de Jean-Néard Bardella à la sortie qui oublie de mentionner ce sujet de la Russie. Un rattrapage.
Il y avait le sujet qui d'ailleurs a fait l'entrée de cette émission sur le prix de l'essence qui est en train, aujourd'hui, de devenir la priorité des Français. Moi, quand je vais sur le terrain, c'est d'ailleurs, on vous parle du prix de l'essence, on vous parle des difficultés du quotidien, rarement de la guerre en Ukraine. Il faut quand même le dire. Les Français sont préoccupés par leur situation économique et sociale. La géopolitique, c'est lointain et j'imagine qu'ils font confiance à leurs dirigeants pour régler ce genre de problème.
Alors, c'est lointain mais ça donne quand même effectivement beaucoup de questions des lecteurs recueillis par Ouest France. Stéphane Vernet.
Philippe Denbon dans le Morbihan nous dit vous avez décidé de suspendre l'aide
à
l'Ukraine en cas de victoire du RN. Accepteriez-vous l'aide technique ukrainienne en matière de drones quand la Russie nous attaquera
?
On n
'a
pas décidé d'arrêter. On a dit qu'il fallait regarder attentivement les dépenses qui sont faites en matière d'équipement militaire en Ukraine. On
n'a jamais dit qu
'on
arrêtait
la formation militaire, l'aide humanitaire et un certain nombre d'aides apportées par la France. Voilà.
Elles sont trop importantes les dépenses de la France en matière d'aide à l'Ukraine ? Elles sont estimées à 7,9 milliards
tout
compris sur trois ans. Est-ce que c'est vraiment une dépense inconséquente ? Vous oubliez les 90 milliards. Ça c'est l'Union Européenne.
On fait partie de l'Union Européenne on est même le deuxième pays de l'Union et dans cette contribution-là il y
a
aussi proportionnellement la contribution de la France. Donc on est engagé et ce qui fait de nous la possibilité d'être des co-belligérants. Donc je veux dire il faut quand même être prudent. Je rappelle quand même que c'est un sujet qui devrait faire partie d'un débat parlementaire régulier. Régulier ? Il a eu lieu. Mais régulier. Or c'est pas trop le cas sur la situation en Ukraine.
Vous
avez un lien entre ce qu'aujourd'hui on peut donner ou apporter comme aide à l'Ukraine et l'idée qu'on pourrait être co-belligérants. Est-ce que ça veut dire que quand vous dites qu'il faut réduire votre expression exacte c'était couper le robinet mais visiblement
c'était une question de
journaliste
et c'était
une réponse à... D'accord. Mais en tout cas la question sur les aides à l'Ukraine pour vous c'est pour pas donner l'impression à la Russie qu'on entrerait en guerre avec eux. C'est bien ça l'idée ? C'est
pour donner d'abord l'impression aux Français qu'on regarde ce qu'on donne à l'Ukraine et qu'on ait la transparence sur ce que l'on fait. Or nous ne l'avons pas. On a
des
montants. On a des montants.
Oui on a
des
montants mais qu'est-ce que ça révèle derrière ? On ne l'a pas. Donc on aimerait savoir un armement un armement un soutien combien coûte l'humanitaire combien coûte la formation combien coûte les armes que l'on livre. Parce que je sais que en tout cas jusqu'à présent on a livré des vieux armements de l'armée qu'on a mis à disposition de l'Ukraine mais il
y a
très certainement des
canons César et
des canons César. Ça c'est pas des vieux matériels.
C
'est pas des vieux matériels mais dans le même temps il faut réarmer la France
en
Europe. Et on s'intéresse aussi au budget de l'État au budget de la défense nationale qui est aujourd'hui de plus de 60 milliards d'euros mais on aimerait bien qu'on ait la garantie que la France puisse se défendre elle-même par ses propres moyens.
Pour
être clair Louis Alliot on donne trop à vos yeux aujourd'hui à l'Ukraine. On aide trop l'Ukraine. Je demande
de savoir
à quoi
sert l'argent que nous donnons à l'Ukraine dans quel domaine on le fait.
Oui sauf que le signal que vous envoyez ça veut dire si on accède au pouvoir à l'Elysée nous aiderons probablement moins l'Ukraine. C'est votre raisonnement.
On
est engagé dans une action internationale. Donc déjà on ne
va
pas renier la parole de la France. Donc déjà ça ne concerne pas les engagements qui ont été pris.
mais
quand nous arriverons aux affaires on demandera un certain nombre d'éclaircissements et de transparence sur
des
dépenses publiques qui sont octroyées d'ailleurs à l'international en général mais je rappelle parce qu'on oublie quand même de le dire que nous sommes face à une situation économique et sociale difficile et que les français de plus en plus sont préoccupés par leur quotidien. Alors je veux bien que l'on parle de l'international et il faut en parler mais vous n'enlèverez pas l'inquiétude première des français qui est de savoir comment on se loge comment on paie la nourriture comment on paie l'énergie comment on se chauffe et comment on trouve du travail. Ça à mon avis c'est le plus important.
Au
niveau international vous envoyez des signaux si on réduit notre aide à l'Ukraine potentiellement ça peut dire une victoire de la Russie.
Non
je ne crois
pas.
Ah
non vous ne croyez pas
?
Non mais d'ailleurs le communiqué hier de Marine et Jordan est très clair là-dessus. On n'accepte aucune intimidation et aucun calcul de la Russie par rapport à la souveraineté française et nous nous sommes j'allais dire engagés aux côtés de nos alliés sur ce front-là mais nous disons et c'est quand même incroyable que nous fassent passer pour des gens qui parce que nous voulons la paix tout d'un coup on serait pro-russes. Nous préférons la paix que la guerre.
C'est déjà pas mal. A propos
de la paix vous dites il faut organiser une conférence internationale avec Vladimir Poutine celui qui ne veut pas venir dans toutes les discussions ou toutes les tentatives de discussion qu'il y a eu jusque là c'est Vladimir Poutine.
La question ne se posera pas puisque ce sont les Etats-Unis qui ont les cartes en main et je rappelle qu'il
y
a 10 jours ou 12 jours les émissaires de M. Trump étaient chez M. Poutine chez M. Zelensky pour parler précisément de la paix Donc
vos solutions pour la paix n'existent pas
avec des émissaires français d'ailleurs et européens dont on ne sait pas comment ça s
'est
passé ce qui s'est dit lors de ces négociations mais j'espère que les Etats-Unis pour le coup arriveront à convaincre et M. Poutine et M. Zelensky à trouver un terrain d'entente pour la paix voilà ce que nous disons.
J
'entends ce que vous dites sur le fait que les Français ont d'autres préoccupations que la guerre mais moi je vous promets que sur l'ensemble des questions qu'on a reçues et je vous les communiquerai parce qu'on ne
peut
pas toutes vous les poser après l'émission mais je vous garantis que la plupart des questions portaient sur l'Ukraine j'en ai une autre à vous poser Frédéric de Saint-Sébastien-sur-Loire donc en Loire-Atlantique dit votre parti se dit patriote et défenseur de notre identité comment arrivez-vous à justifier votre proximité et une certaine forme d'allégeance à certains régimes autoritaires étrangers la Russie de Poutine et le président Trump par exemple alors que les deux veulent la destruction de l'Europe et l'asservissement de nos nations vous êtes perçu le rassemblement national est perçu comme un parti à la fois pro-Trump et pro-Poutine perçu par quelques
éléments qui vous envoient des questions mais si j'en juge l'opinion générale et la situation des intentions de vote aujourd'hui on ne peut pas dire que les gens pensent l'inverse de ce que l'on pense
vous
êtes sûr
que vos électeurs que les électeurs du rassemblement national ont apprécié votre sortie sur couper le robinet
et nos
électeurs sont préoccupés par la situation économique et sociale du pays ils savent que nous sommes des patriotes et ils savent que nous sommes sur une vision gaullienne des relations internationales c'est-à-dire une relation d'indépendance nationale et de sauvegarde de nos intérêts vitaux ils le savent donc il peut y avoir des adversaires qui passent leur temps à dire vous êtes plutôt pro-russe plutôt que pro-ukrainien plutôt ceci que cela la vérité c'est que nous sommes pro-français et que dans cette situation-là nous défendons les intérêts de la France d'abord et ça passe par des discussions avec tous les pays du monde parce que si on veut jouer à savoir qui parle et à quel dictateur je crois qu'il
y a
un certain nombre de politiciens français qui vont avoir du mal à cacher leur proximité avec l'Algérie leur proximité avec le Qatar et quelques régimes islamistes du Moyen-Orient etc. donc vous voyez bien que les choses il faut quand même être raisonnable il faut être rationnel il faut être pragmatique la France est un grand pays qui a toujours eu des relations internationales avec l'ensemble des nations du monde et elle doit continuer à en avoir
une
dernière question là il y
a
des élections qui tiennent en Russie est-ce que vous pouvez qualifier ces élections comment est-ce que vous les qualifiez est-ce que ce sont de vraies élections est-ce que c'est des élections fictives
vous
pouvez être simple et précis à la fois je n'en sais rien
vous savez c'est des pays ça une fois j'étais avec le Parlement européen d'ailleurs vous ne pouvez pas dénoncer la façon dont se tiennent les élections attendez mais
laissez
-moi répondre à la question déjà je vous dis que je suis allé en tant qu'observateur vérifier je ne sais quelle élection en Russie une année avec le Parlement européen
bon
c'est sûr que ce n'était pas dans les canons et de l'orthodoxie démocratique mais on sait très bien que ce n'est pas une démocratie en tant que telle et donc il faut rester très attentif et j'allais dire et très critique sur ces élections là voilà
le
grand jury tout est politique
on
va revenir au budget pour l'année 2027 dans le projet du gouvernement seules les plus petites retraites en dessous de 1260 euros suivraient l'évolution des prix l'inflation est-ce que c'est juste ou est-ce que c'est une ligne rouge pour le RN
il y a beaucoup de choses qui sont une ligne rouge mais
est
-ce qu'au-dessus de 1200 euros on considère qu'on a une retraite confortable
moi
je suis inquiet de cette situation
parce
que une fois que pour être précis jusqu'à 2300 euros ça serait relevé mais pas autant que l'inflation et ensuite aucune révalorisation pour
les retraites
au-dessus de
1300 euros beaucoup de retraités aujourd'hui même quand ils ont 2000 euros net par mois ont du mal à boucler les fins de mois il ne
faut
pas croire que tous les retraités d'abord sont propriétaires ça c'est un travers que tout le monde dit ah ben non ils ont payé leur maison c'est pas vrai deuxièmement avec l'âge le coût des mutuelles le coût des assurances le coût de l'énergie il faut se chauffer etc etc et je peux vous dire que le gouvernement là fait fausse route est en train de se mettre à dos d'ailleurs l'ensemble des retraités parce que au nom il faut bien le dire d'une péréquation entre les retraités riches et les retraités pauvres on est en train surtout de cibler des gens qui ont déjà du mal à vivre avec leur retraite
donc pas d'efforts sur les retraités
non
moi je pense que c'est pas là qu'il faut
les chercher c
'est pas là qu'il faut aller chercher les efforts
sur les retraites il y
a
une ambiguïté dans le projet du rassemblement national Jordan Bardella a répété cette semaine c'était sur BFM jeudi soir que l'âge légal ne veut rien dire est-ce que ça veut dire que ceux qui n'auront pas cotisé 42 années ne pourront pas partir à l'âge de 62 ans ou en tout cas avec une toute petite
retraite
c'est
une question
qui sera expliquée dans pas longtemps par la candidate mais notre système il est assez sur les retraites spécifiquement
Marine
Le Pen doit
le programme présidentiel
va sortir vous verrez
les aménagements qui
ont été faits en matière
d'économie mais
si on le
connait 60 ans et 40 annuités si vous avez commencé à travailler avant 20 ans 42 ans
de
cotisation si vous avez travaillé après 20 ans ça veut dire quoi ?
ça
veut dire que vous partez et que vous partez à la retraite à proportion de ce que vous avez cotisé si vous commencez à 25 ans
mais
vous partirez
avec
42 annuités c'est-à-dire à 67 ans
je
ne vois pas moi où est le problème de
cette affaire de retraite
bah si parce que ça veut dire que l'âge de départ pour quelqu'un qui a commencé à 25 ans il est à 67 ans mais
heureusement
et pourquoi alors
celui
qui alors pourquoi
celui qui commence
il y a l'âge de départ il y a l'âge pourquoi
celui qui commencerait
à 21 ans pourrait partir tranquillement à un âge de la retraite en ayant cotisé finalement moins que celui qui a commencé plus tard
mais
ce n
'est
pas le système actuel Louis Alliot
mais on ne
vous
dit pas qu'on veut préserver le système actuel nous on propose une autre réforme à nous
d
'accord mais qui sera plus dure finalement que celle
qui aujourd
'hui c'est un départ à 63 ans à partir de 63 ans pour tous ceux qui veulent partir il
y a
la
condition de l'âge et il
y a
la condition des annuités
c
'est pour ça que je vous posais la question de l'âge égal qui ne veut plus rien dire je ne comprends pas Jordan Bardella dit ça ça veut dire quoi
ça
veut dire ce que je vous dis si vous commencez à 22 ans vous partirez à 64 si vous commencez un peu plus tard vous partirez un peu plus tard ça dépendra des annuités
d'accord c'est une réforme des retraites différente de ce que vous avez proposé pas du tout
c'était la même déjà en 2022 et je peux vous dire pour avoir évidemment fait un certain nombre d'émissions qu'on est toujours resté peu ou prou sur le même tableau de répartition de l'âge des retraites
je reviens au budget c'est 54 milliards d'euros d'économie ça c'est l'objectif affiché par Sébastien Lecornu le Premier ministre pas de hausse d'impôts pas de gel des prestations pour les plus pauvres est-ce que ça vous va ou c'est juste ou pas
? écoutez
on attend de voir c'est pas facile de parler de quelque chose que nous ne connaissons pas
c
'est 54 milliards on attend de voir dans quelle direction ils vont aller si c'est pour systématiquement aller faire les poches au même sans toucher
à
l'immigration à la fraude à des choses comme ça là je pense qu'on s'entendra pas avec M. Lecornu
alors là ça n
'a
pas été dévoilé non plus mais Marine Le Pen parle de 125 milliards d'euros d'économie un plan qu'elle va présenter dans quelques jours est-ce que ça quand vous voyez la difficulté pour le Premier ministre d'arriver à 54 milliards d'euros d'économie est-ce que 125 milliards déjà c'est sur un an ou sur le quinquennat ?
c
'est sur le quinquennat sur le quinquennat ? oui donc c'est beaucoup moins que l'effort que demande par exemple Sébastien Lecornu l'année prochaine
on verra là vous traitez d'un effet d'annonce on verra l
'arrivée
nous la différence ce sera le courage de prendre un certain nombre de décisions dans des domaines où M.
Lecornu ne veut pas aller donc la différence elle est là qu'est-ce qui sépare aujourd'hui le Rassemblement National d'ailleurs dans l'opinion des autres partis politiques ou des autres dirigeants c'est que un nous n'avons pas participé à il faut bien le dire à l'état de la France aujourd'hui qui est dramatique ça c'est le résultat de la gouvernance de la gauche et la droite pendant 40 ans donc nous nous n'avons pas participé à ça et je pense c'est pas que je pense je suis sûr l'opinion se dit qu'avec le Rassemblement National aux Affaires et Marine Le Pen à l'Elysée on aura le courage de prendre un certain nombre de décisions
le parti et la candidate proposeront ou présenteront un contre-budget le 7 octobre prochain vous connaissez déjà le contenu du contre-budget là on parle de ce que propose le Premier ministre mais vous vous savez ce que vous allez proposer est
-ce
que vous pouvez nous donner quelques éléments moi je ne peux
pas vous le donner pourquoi ? parce que c'est pas moi qui m'occupe de ces choses-là on discute des orientations mais vous auriez dû inviter Jean-Philippe Tanguy par exemple qui aurait très certainement répondu beaucoup plus précisément que moi mais pour suivre un certain nombre de réunions thématiques et sur les économies à faire on est aussi sur la bonne trajectoire et je pense que début octobre vous aurez un panorama de ce que nous proposons et je pense que ce seront des efforts ciblés nécessaires et qui étonneront quelque part la trajectoire que nous voulons pour la France
on
va marquer une pause dans ce grand jury on se retrouve dans un instant on parlera de l'élection présidentielle pour 2027 et on reviendra aussi sur plusieurs idées lancées par le Rassemblement National en cette rentrée politique à tout de suite avec Louis Alliot premier vice-président du Rassemblement National
Louis
Alliot le premier vice-président du Rassemblement National et maire de Perpignan est notre invité Stéphane Vernet pour Ouest France et Quentin Kelmet pour Public Sénat sont à mes côtés pour vous interroger
Louis
Alliot le Rassemblement National veut appliquer la préférence nationale pour l'attribution des logements sociaux qu'est-ce que ça changerait
?
pour l'avenir déjà parce qu'on s'entend de bien il ne
s
'agit pas
d'aller chasser des
logements celles et ceux qui en bénéficient aujourd'hui ça voudrait dire que sur des logements et sur des dossiers de présentation équivalents une priorité serait donnée à celui qui a une carte nationale d'identité française plutôt qu'à quelqu'un qui arriverait de je ne sais où
et
quand on cadre les chiffres il y a 2 millions il y
a
quasiment 3 millions de ménages qui sont en attente d'un logement social il y en a 400 000 qui sont attribués chaque année en France 50 000 à des étrangers ça porte finalement entre guillemets sur un tout petit volume
oui
mais
il
n'en demeure
pas moins qu'il
y a
des français entre guillemets qui restent sur le carreau et qu'il est anormal que dans leur propre pays ils ne puissent pas bénéficier au moins de l'avantage d'être logés par la collectivité et dans des parcs de logements sociaux qui ont été construits au fur et à mesure par l'effort de plusieurs générations sur l'ensemble du territoire donc ça me paraît d'être une mesure de justice sociale mais qui ne s'arrête pas que à cette attribution le logement aujourd'hui en France c'est quelque chose d'important avec des problèmes sévères je pense aux squats et même si la loi récente a facilité les choses il n'en demeure pas moins que moi je le vois dans ma ville c'est quand même la croix et la bannière pour aller déloger des squatteurs parce qu'il y
a
toujours à la fin une décision de justice qui leur permet d'échapper à l'expulsion ou des associations qui les aident ou je ne sais quoi donc le logement ce n'est pas que ça c'est l'ensemble c'est la construction et c'est la gestion du... Justement Quentin Calmet Oui
vous proposez aussi d'abroger la loi SRU qui impose aux communes d'avoir entre 20 à 25% de logements sociaux c'est pourtant une loi qui depuis les années 2000 a démontré que ça avait permis de construire et faire construire des logements sociaux vous n'avez pas peur justement de réduire le nombre de constructions en abrogeant cette loi
Non
parce que cette loi contribue aussi à beaucoup d'inégalités moi je le vois dans ma propre ville
je
crois que notre taux est à 21 ou 22% et donc on est carencé
mais
comme par ailleurs nous avons 9 QPV c'est à dire les quartiers prioritaires de la ville avec une extrême pauvreté on en est exonéré et donc on construit des logements sociaux chaque année mais le parc de logements privés
qui
devrait revenir qui devrait être du social lui ne rentre pas dans le cadre de cette loi donc les indicateurs sont faussés et j'ajoute qu'il
y a
un certain nombre de communes
vous
n'arriverez pas à leur faire atteindre les 25% ça sert à rien de s'acharner sur eux en leur faisant payer des pénalités et moi dans ma communauté urbaine puisque je suis aussi président de la communauté urbaine de Perpignan vous avez les villes du littoral elles ont une activité saisonnière
c
'est à dire qu'elles ne sont pas peuplées toute l'année et bien elles sont carencées c'est à dire qu'elles paient des pénalités par la loi SRU alors que jamais elles ne pourront arriver au chiffre de 25% de logements sociaux dans
la
ville
pour
bien comprendre Louis Elio ça veut dire que votre idée n'est pas de réduire le nombre de constructions de logements sociaux par exemple vous vous voulez continuer de construire à Perpignan des logements sociaux ou pas oui
bien sûr bien que j'allais dire on en a pris notre part et notamment nous avons un quartier qui a une convention avec l'ANRU le NPNRU parce que nous
avons
du logement très abîmé et donc nous faisons des efforts pour requalifier les quartiers etc mais au delà de cela si vous voulez c'est
on
nous demande de construire mais dans le même temps on vote des lois qui nous empêchent de construire
c
'est à dire qu'aujourd'hui dans les Pyrénées Orientales par le ZAN le fameux zéro artificialisation des sols vous ne pouvez plus trouver de terrain ni pour construire d'ailleurs du logement tout court ni pour faire de l'activité économique donc cette loi SRU il faut en corriger évidemment et c'est en abrogeant la loi qu'on arrivera à le faire les effets pervers de cette loi et deux c'est tout ce qui va avec le ZAN et la construction parce que le marché de l'immobilier est en difficulté le marché de la construction est en difficulté il faut relancer ce marché de la construction mais il faut enlever un certain nombre de règles contraignantes et je pense que le ZAN et la loi SRU sont deux bons exemples de ce qu'on peut faire pour libérer un peu et donner de l'oxygène aux entreprises qui font de la construction
Autre sujet L'interdiction du voile après un changement de la constitution vous ferez une loi pour interdire alors d'abord le voile à l'université ou dans les espaces des services publics et l'interdiction du voile dans la rue se fera progressivement progressivement ça veut dire quoi
?
D'abord c'est une loi qui a été présentée par le Rassemblement National depuis longtemps qui avait été portée d'ailleurs
par
le député européen
M.
Garrault je le rappelle qui lui-même est magistrat ancien magistrat et qui comporte 39 articles il n'est pas ciblé que sur le voile il est ciblé sur l'influence
de
l'idéologie islamiste sur le sol français et dans ce ciblage là il y a des avoirs de pays étrangers il y a des biens de pays étrangers il peut y avoir l'affaire du voile et notamment les frères musulmans dont je rappelle qu'ils sont interdits quand même
en
Égypte aux Émirats Arabes Unis
et
que dans ces pays là ils l'ont été parce qu'ils tentaient j'allais dire non seulement de prendre le pouvoir par une modification des codes liés à la religion de l'islam
C'était juste pour clarifier je vous demande qu'est
-ce
que ça veut dire progressivement interdire le voile dans l'espace public Écoutez c'est
déjà
interdit à l'école ça le sera demain dans les universités dans les services publics
mais
déjà
en
luttant contre l'idéologie et un certain nombre d'emprise sur des associations caritatives sportives ou de quartier vous attendez et les prêches des mosquées faire fermer les mosquées les plus radicales qui ne sont contrôlées j'allais dire aujourd'hui que très moyennement vous verrez que les choses se feront évidemment petit à petit et d'elles-mêmes parce que je le rappelle le voile n'est pas une obligation de la religion musulmane moi je ne
suis
pas un théologien mais je suis allé lire le rapport que la mosquée de Paris a fait vous avez vu que la mosquée de Paris le déconseille
aux
femmes
dans
dans
les entreprises vous voulez mettre des amendes donc c'est une chose différente est
-ce
que vous voyez vous à Perpignan demander à votre police municipale de verbaliser des mères de famille des grands-mères qui parfois portent le voile depuis des décennies
écoutez
la loi c'est la loi
on
a bien verbalisé des gens parce qu'ils ne portaient pas le masque pendant le Covid
donc
je veux dire c'est exactement pareil
et
on le fera aussi sur les fillettes
c'est pas
tout à fait le même sujet mais
ça prouve qu'on peut le faire
voilà
et puis encore une fois si la loi et c'est la volonté générale du législateur et bien il va bien falloir que tout le monde que tout le monde le fasse mais c'est pas une obsession c'est une loi large qui touche à beaucoup de choses très importantes pour la France et au milieu de ces choses là il y a effectivement les signes extérieurs de l'islamisme politique excusez
-moi
toutes les femmes qui portent le voile ne sont pas des islamistes c'est une affaire de conviction et de religion il y a beaucoup de femmes qui portent le voile la majorité des femmes qui portent le voile c'est parce qu'elles sont musulmanes vous
avez
dit que c'est pas obligatoire moi je veux bien oui
parce que
notre loi elle s'attaque pas à la religion moi je connais beaucoup
si
vous
interdisez
le port du
voile dans la
rue dans l'espace public non c'est un signe politique et d'ailleurs les pays arabes qui l'ont interdit l'ont interdit parce que c'est un signe politique et pas religieux qu'utilise la religion et qui est un signe politique comme
disait Olivier Boss tout à l'heure qui porte le voile dans la rue je
crois pas que
ce soit un signe politique moi je vois il faut arrêter avec les grands-mères parce que jusqu'à présent jusqu
'à présent
pourquoi pourquoi il y a 40 ans
les
français
d
'origine immigrée ou les immigrés ne portaient pas le voile alors qu'aujourd'hui on le voit bien se développe partout dans la société le port du voile pourquoi est-ce qu'on s'est intéressé à cette question
et
bien intéressez-vous à cette question moi je sais parce que à Perpignan évidemment j'ai aussi une forte communauté de français d'origine musulmane mais je peux vous dire que notamment les femmes seraient très heureux
qu
'il
y
ait une loi qui permette cela parce que quelquefois elles sont contraintes de le faire leurs enfants sont contraints alors vous avez des femmes qui veulent vivre librement dans la république française sans que des groupes qui sont chez nous et qui se comportent d'une manière malveillante les obligent à porter le voile dans un certain nombre de quartiers et dans un certain nombre de situations voilà contre quoi il faut lutter c'est pas aller faire la chasse à je ne sais qui c'est rappeler des règles rappeler les règles de la république française et interdire à ces idéologies politiques de venir chez nous tenter d'obtenir ce qu'elles ont déjà imposé partout dans le monde une partie du monde vous vous rendez compte qu'on en arrive à une situation où des femmes en Iran meurent parce qu'elles veulent enlever le voile et nous en France je vais dire le camp progressiste défend le voile et tente de le comment on appelle presque de régulariser la situation en le banalisant et bien moi je trouve que c'est choquant voilà je préfère être du côté des femmes iraniennes ou des femmes afghanes que du côté d'un certain nombre de progressistes en France qui défendent le voile et qui derrière malheureusement sont sous l'influence de régimes tenus par les frères musulmans
le
grand jury quel président à l'Elysée
Louis
Alliot redoutez-vous des règlements de compte au sein du Rassemblement National entre les proches je vous vois sourire encore les proches de Marine Le Pen dont vous faites partie et l'entourage de Jordan Bardella
écoutez ce
qui se joue au mois de mai c'est le gouvernement de la France voilà
alors
je veux bien parce que c'est dans toutes les activités humaines dans toutes les associations qu'il peut y avoir quelquefois des frictions de second ou de troisième couteau mais je pense que tout le monde est mobilisé sur l'objectif principal de gagner l'élection présidentielle et de gagner derrière les élections législatives donc
vous avez des
frictions entre les deuxièmes
les états d'âme des second couteaux ou des troisièmes couteaux qui peuvent s'exprimer dans un certain nombre de journaux d'ailleurs ennemis
je
vais vous dire ça ne m'intéresse pas voilà moi je suis concentré sur l'objectif et avec Marine et avec Jordan et avec l'ensemble d'ailleurs des cadres supérieurs de ce mouvement et l'ensemble des cadres locaux et bien nous sommes déjà mobilisés pour gagner cette élection
est
-ce que Marine Le Pen s'est resserrée quelque part autour de son premier cercle il y a dans son entourage Nolwenn Olivier sa nièce Philippe Olivier son beau-frère Marie-Caroline Le Pen sa soeur et puis vous autrement dit en quelque sorte la famille est-ce qu'il fallait qu'elle resserre vraiment les rangs c'est
assez
caricatural ça quand même je
l'ai lu dans la presse c'est pour ça que
je
vous
pose la question c'est pour ça que c'est
caricatural vous savez tout ce qu'elle dit dans la presse n'est pas exact je préfère vous le dire surtout en la matière la vérité c'est qu'il
y a
il y
a
Jordan il y a les équipes qui aujourd'hui sont autour de la table pour présenter le programme dans quelques semaines et que tout le monde j'allais dire s'oriente
vers le même objectif il
y a
l'histoire du FN et du RN aussi on pense à Florian Philippot on pense à Bruno Maigret votre parti a du mal à faire émerger ses numéros 2 d'ailleurs il n
'y a
pas de numéro 2 comme disait Jean-Marie Le
Pen au FN
est-ce que c
'est
pas ce qui
est
en train de se refaire vous ne
pouvez pas
dire ça alors que Marine Le Pen en choisissant Jordan Bardella aux élections européennes par deux fois comme président du parti fait un duo assez inédit dans une élection présidentielle que tout le monde reconnaît et je peux vous dire pour assister quand même aux réunions de notre mouvement que les choses se passent évidemment très bien alors on peut relever que ce jour-là il a dit que sur les retraites
et
elle a dit que sur ceci ou cela visiblement elle ne
l'a
pas prévenue quand elle allait se présenter à l'élection présidentielle il n'était pas averti ce jour-là c'est
faux
c'est faux voilà
est
-ce que pour gouverner il faudra élargir le spectre politique du rassemblement national
je
pense que c'est en cours
d
'abord il a été
il
a été élargi avec Éric Ciotti et vous voyez que petit à petit d'ailleurs Éric Ciotti arrive à capter un certain nombre de cadres en province DLR qui se rallie à sa formation politique pour gonfler cette majorité que nous appelons de
nos yeux ça pourrait aller
jusqu'à Bruno Retailleau dans votre esprit
?
Écoutez M. Retailleau c'est un peu c'est un peu l'expectative parce que naturellement il devrait se tourner vers nous naturellement il devrait se tourner vers nous il
est compatible
enfin je rappelle qu'il a quand même été le bras droit de Philippe Devilliers dans les années je crois 2000 90-2000 etc et qu'il est quand même on le voit bien conservateur dans un certain nombre de domaines et que malheureusement quand il a été ministre de
l
'Intérieur les actes n'étaient pas en adéquation avec ses paroles que nous pouvions tout à fait soutenir donc compatibles les rênes
sur le papier
mais les électorats le feront je rappelle qu'à Perpignan puisque c'est ce que j'ai fait aux élections municipales par deux fois et que nous avons réussi notamment la deuxième fois à gagner dès le premier tour parce que l'électorat ne se pose plus de questions il sait très bien qu'est-ce qu'il faut faire et où aller il y a des gens de droite qui veulent venir qui viennent il y a quelques cas isolés de gens de gauche qui veulent venir ils sont les bienvenus mais je peux vous dire que dans l'électorat demain aux élections je ne pense pas que l'LR fasse un si gros score que ça
imaginons vous gagnez demain en 2027 Bruno Retailleau peut être le premier ministre de Marine Le Pen
c
'est la politique fiction je vous pose quand même la question je ne
sais
pas je n'imagine pas mais bon voilà en tout cas j'imagine que beaucoup de cadres d'LR diront à Bruno Retailleau maintenant on arrête de déconner et on va au soutien de la nouvelle politique de la France ça je le crois
c
'est d'autant plus possible que vous aurez sans doute besoin d'une alliance avec d'autres forces politiques pour avoir la majorité à l'Assemblée nationale notamment les LR par exemple
oui
on a toujours besoin de toute façon de soutien d'où qu'ils viennent mais si ce que je pense le soir du second tour de l'élection présidentielle sera engagé le mouvement qui verra une majorité législative à l'Assemblée aux élections qui suivront ça me paraît évident parce que les Français ne veulent plus de cette situation bancale où il n
'y a
pas de majorité et là il y aura
une
présidente l'affaire sera clarifiée et derrière une majorité et dans cette majorité il pourra y avoir des apports extérieurs dont aujourd'hui on ne connait pas très bien les contours mis à part évidemment Éric Ciotti mais je suis persuadé que quelques individualités et bien viendront grossir les rangs de la majorité que nous formerons pour le pays
Donc
oui ou non pour ou contre Louis Alliot Éric Zemmour qui annonce sa candidature à l'élection présidentielle par erreur quasiment c'est à prendre au sérieux ou pas ?
L
'erreur qu'il fait ou
le
fait qu'il soit
candidat ? Sa candidature Ah
oui
oui
je pense qu'il sera candidat Stéphane Verneau
Donald Trump l'aune sur Saint-Pierre-et-Miquelon vous au pouvoir vous lui donnez
? Non
pas du tout
Les
Espagnols doivent-ils renoncer à l'enclave de Ceuta
?
Non plus Vous êtes d'accord avec Jean-El Bardella lorsqu'il veut et bien que les Anglais nous donnent la charge de leurs migrants lorsqu'ils traversent la Manche ?
On a mal lu ce texte-là ce texte-là est fait pour dissuader précisément l'immigration clandestine de traverser la France pour aller en
Angleterre Est
-ce
que les Gilets jaunes
peuvent reprendre ? Le grand jury tout est politique
Alors
répondez juste à la question pardonnez-nous Les
Gilets jaunes peuvent reprendre en tout cas une contestation si on continue comme cela ce fera jour je ne sais pas si ce sera des Gilets jaunes mais je pense que les Français en auront le bol moi je souhaite qu'elles soient dans les urnes mais on verra
Pour l'instant dans l'actualité Louis Alliot à Saint-Pierre-des-Cors à côté de Tours il y
a
eu une nuit d'affrontement après une collision entre une moto et une voiture de police 10 ans 9 blessés 5 interpellations le policier qui conduisait la voiture est en garde à vue est-ce que la procédure vous choque ou pas
?
Écoutez oui nous nous sommes de toute façon pour que la présomption d'innocence soit reconnue de présomption de légitime défense soit reconnue aux policiers et dans beaucoup de situations critiques comme celle-là je trouve que c'est assez facile de mettre les policiers en accusation alors qu'ils sont d'abord les victimes des agissements je sais pas de ce
de
ce cyclo c'est un cyclo oui
c
'est une écouteur
et
de manifestement du comportement totalement illégal de l'auteur donc oui ça me choque
Sur
un autre fait local est-ce que ce qui se passe à Carcassonne est un avant-goût du Rassemblement National au pouvoir ? Il y a des policiers municipaux ouvertement racistes un aumônier qui devant des parachutistes redoute le grand remplacement et qui demandent aux gauchistes son expression de respirer par le nez ça vous fait encore sourire est-ce que la police nationale qui jette un sans-abri au sol tous ces faits-là est-ce que c'est un avant-goût de ce qui pourrait se passer avec un Rassemblement National au pouvoir ?
Les propos racistes qu'on a condamnés de policiers qui étaient embauchés par l'ancienne maire pas par le nôtre vous avez à peu près un peu partout en France quand vous tapez sur Google les choses comme ça ça existe à peu près dans beaucoup d'autres villes qui ne sont pas du tout Rassemblement National je préfère le dire et vous avez le maire socialiste qui avait dit la France youpine vous avez un cadre socialiste dans le Rhône qui avait traité je ne sais pas non mais pour vous dire j
'ai compris
mais je vais vous poser la question autrement est-ce que vous redoutez si le Rassemblement National gagne l'élection présidentielle la libération d'une parole et d'actes racistes
? Je
ne le crois pas et très sincèrement connaissant Marine je peux vous dire que nous serons très attentifs à tout ça
très
fermes avec
et
très fermes dans les comportements de chacun parce que nous nous sommes pour les règles républicaines de fraternité de solidarité et je crois qu
'il
n
'y a
pas de place pour ce genre de choses la situation est déjà très compliquée c'est pas pour par des agissements totalement ubuesques illégaux et évidemment connadables qu'on peut risquer de mettre en péril tout l'édifice que nous sommes en train de mettre en place
Juste une question vous réagissez systématiquement quand il y a un scandale public c'est le cas pour le policier de Carcassonne mais le policier de Carcassonne en fait ça fait près d'un an que la vidéo circule elle était connue de la mairie
C'est d
'ailleurs une interrogation que j'ai pourquoi cette vidéo n'est pas sortie plus tôt
Alors ça faisait déjà un moment qu'elle circulait mais moi ma question c'est pourquoi est
-ce
que vous attendez systématiquement le dernier moment ou le moment où il y
a
un scandale public pour exclure les brebis galeuses entre guillemets de votre parti Nous
direction on n'était pas informé ni de la vidéo ni des dires de ce membre de notre service d'ordre sinon évidemment il aurait été viré sur le champ donc on fait dès qu'on le sait on le fait évidemment des
profils sulfureux pour vos candidats aux élections sénatoriales dans le canard enchaîné on voit que par exemple il y a Eric Minet qui a milité dans un groupuscule néo-nazi dissous en 1987 il
y
a aussi le collaborateur du Contest de France Jamais candidate dans l'Héros lui il a été épinglé pour son passé ses liens avec des milieux d'ultra droite est-ce qu'il y
a
encore des personnalités au passé violent au profil sulfureux au RN et parmi les candidats aux sénatoriales
on
ne
peut
pas savoir qui sont les gens d'ailleurs pour M. Minet sur ses propos qu'il tient je crois qu'il a réagi et qu'il a fait un droit de réponse ou un démenti pour le reste il est toujours là de candidats aux sénatoriales pour le reste est-ce que la presse a reproché à M. Longuet à M. Madeleine à M.
Novelli et à un certain nombre d'autres personnalités d'avoir appartenu à des groupuscules d'extrême droite violentes dans leur jeunesse je ne le crois pas est-ce que vous avez passé vous-même votre temps vous êtes très jeune comme moi vous n'avez pas passé votre temps à reprocher aux socialistes d'avoir mis à la tête de l'Etat une personne qui a reçu la francisque des mains du maréchal Pétain qui a nourri son amitié avec René Bousquet jusqu'au bout et qui a fleuri la tombe du maréchal jusqu'au moment précisément de la faire Bousquet donc il faut je crois arrêter de ces petites choses-là parce que si vous allez chercher dans les partis politiques les passés des uns et des autres vous allez trouver des pépites et j'ajoute qu'on est quand même dans un pays où la gauche donne des leçons de morale alors qu'elle est l'allié historique du parti communiste français qui a non seulement lui collaboré avec l'Allemagne nazie avant de basculer dans la résistance mais dont on peut dire qu'il est pas lui-même directement responsable mais l'idée communiste responsable de plus de 100 millions de victimes
merci beaucoup Louis Alliot pour ce grand jury passez tous une bonne semaine on se retrouve dimanche prochain non ?
non ?
Louis Aliot