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interviewRMC· 10 novembre 2023

Interview politique intégrale de François Hollande sur RMC

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Ce sont des faits physiques, je n'ai même pas mentionné en effet les réseaux sociaux. Les réseaux sociaux peuvent quelquefois donner des imitations, des répliques, des encouragements. Donc il y a ce phénomène qui fait que lorsqu'il se produit, notamment en Israël et Palestine, des situations qui devraient normalement nous unir, on ne peut pas accepter qu'il y ait des actes de barbarie qui soient commis, des actes terroristes qui soient ainsi perpétrés en Israël.

Contre les Français d'ailleurs, il y a 40 Français. Mais enfin des populations qui ne sont pas d'ailleurs toutes juives, puisqu'il y a eu aussi des Thaïlandais, des personnes qui travaillaient là, qui ont été sauvagement assassinées. De la même manière qu'il y ait une réponse d'Israël sans doute disproportionnée, mais il n'empêche, c'est la question d'Israël.

Les Juifs ne sont pas ici concernés, partie prenante, ils sont sûrement choqués eux aussi. Donc il y a là une unité qui devrait prévaloir et aucun moment des actes, des propos qui mettent en cause des Juifs, parce qu'ils sont Juifs, sans savoir d'ailleurs quelle est leur opinion ou leur situation. Donc il y a nécessité de montrer un coup d'arrêt.

C'est en ce sens qu'une manifestation est utile. Mais est-ce qu'il faut s'arrêter là, puisque c'était votre question ? Non.

Il y a donc tout un travail qu'il faut poursuivre au niveau de l'école, au niveau des médias, au niveau aussi de l'expression des uns et des autres, pour que l'antisémitisme soit réduit. Quand je dis l'antisémitisme, c'est aussi le racisme, parce qu'il y a aussi des musulmans qui peuvent être attaqués, parce qu'ils sont musulmans, alors même qu'ils n'ont rien à voir avec ce qui se passe dans telle ou telle région du monde. Donc il y a cette volonté qui doit être commune de ne rien tolérer.

Est-ce qu'il y a une spécificité quand même de l'antisémitisme ? Parce que j'entends, vous dites les victimes en Israël, d'ailleurs il n'y avait pas que des juifs, vous dites là, oui il y a l'antisémitisme, mais il y a aussi le racisme. Est-ce qu'il faut, comme ça, parler globalement, ou est-ce qu'à un moment il faut se dire, bon là il y a un truc spécial, il y a une spécificité de l'antisémitisme ?

Si on parle d'antisémitisme, parce qu'il y a une spécificité, c'est-à-dire qu'il ne faut jamais oublier que l'antisémitisme est né bien avant la Shoah. Il y avait en France un courant antisémite déclaré et qui visait les juifs parce qu'ils étaient juifs. Il y a eu des terroriciens de l'antisémitisme.

On se souvient, au-delà de l'affaire Dreyfus, de ce qu'a été la montée de cette violence faite aux juifs. Je ne veux pas oublier non plus ce qui s'est passé avant la Seconde Guerre mondiale dans notre propre pays, où il y a eu là aussi des auteurs, des écrits qui mettaient en cause les juifs, et puis aussi des actes contre les juifs. Et puis enfin, il y a eu l'occupation et la Shoah qui montrent bien qu'il y a cette haine à l'égard du juif.

Et quand moi-même, président de la République, j'ai affronté le terrorisme, le terrorisme a frappé aussi des juifs parce qu'ils étaient juifs. L'hypercachère, bien sûr. Avant même mon élection, ça a été dans une école où des enfants ont été tués, des parents aussi, même s'il y a eu des musulmans qui ont été tués parce qu'ils étaient soldats ou parce qu'ils étaient musulmans.

Mais il se trouve que là, il y avait cette volonté d'agir contre les juifs. Et ensuite, l'hypercachère, lorsqu'il s'est produit cette attaque contre ce magasin, c'est parce que c'était un magasin où les juifs venaient faire leur course. On va y revenir parce que justement, à ce moment-là, il n'y avait pas eu le sursaut forcément sur cette question des juifs.

C'est ce que disait notamment Delphine Orvilleur à ce même micro. Mais quand même un mot, vous dites « une marche ne suffira pas », mais la marche est là. Est-ce un début ?

Pour vous, il n'y avait pas d'arrière-pensée, pas de questions à se poser. Il fallait y aller, vous y serez. Oui, il y avait des conditions qui devaient être sûrement posées.

Et il y a eu des initiatives au départ qui ont été prises qui n'étaient pas forcément, disons, bien cadrées. Vous pensez à quoi ? Vous pensez à votre successeur à la tête du Parti Socialiste, Olivier Faure ?

Oui, j'ai de nombreux successeurs, mais ce n'est pas le sujet. C'est-à-dire, oui, de dire « tous les partis doivent organiser une marche ». Non, tous les partis ne peuvent pas organiser une marche.

Là, ce qui ne s'est pas produit, et je pense que c'était ainsi qu'il fallait procéder, c'est-à-dire les institutions, les trois présidents des assemblées, il y en a trois, Assemblée nationale, Sénat et également Conseil économique, social et environnemental, qui appellent les citoyens à venir manifester. Je suis un citoyen, je suis engagé, j'ai eu des responsabilités, je vais à la marche parce que je me sens concerné. Et ce n'est pas pour donner l'exemple, il ne s'agit pas de dire aux uns et aux autres ce qu'ils ont à faire, encore que ça fait partie aussi de notre mission.

Vous ne leur dites pas, aux Français, d'y aller ? Si, si, moi je les appelle à y venir. Mais je veux dire, d'abord, mon premier réflexe, il est de dire « je dois y aller ».

Je souhaite qu'il y ait du monde dans cette manifestation. Donc voilà, ça c'est la condition. Par ailleurs, il y a déjà eu des manifestations… Est-ce qu'il y a une petite astérisque ?

Est-ce qu'il y a l'idée « oui, mais bon, il y a le RN » ? D'abord, je veux dire, il y a déjà eu des manifestations contre l'antisémitisme en France. Et des manifestations puissantes.

Souvenons-nous de Carpentras, ça remonte à loin, François Mitterrand avait, président de la République, pris la tête d'une manifestation. Il avait d'ailleurs manifesté tout en étant président en exercice. Après la profanation d'un cimetière juif, par des éléments qui en étaient d'extrême droite.

Puis ensuite, il y a eu la manifestation du 11 janvier 2015. J'étais président de la République. Alors ça allait au-delà de la dénonciation de l'antisémitisme, mais ça faisait partie aussi du sens de ce défilé.

C'est-à-dire qu'il y avait eu la liberté d'expérience qui avait été mise en cause avec l'assassinat de la rédaction de Charlie. Il y avait des policiers qui avaient été tués. Et il y avait l'hypercachère.

Et s'il y a eu 4 millions de personnes, c'est parce qu'il y avait aussi cette volonté de ne pas laisser l'antisémitisme gagner la partie en faisant ainsi un sort à des juifs, parce qu'ils étaient juifs. Donc il peut y avoir là les raisons. Vous avez rappelé le nombre d'actes qui ont été commis depuis le 7 octobre, autant que dans l'année.

Mais le fait même qu'on dise autant que dans l'année, ça veut dire que dans l'année, il y a des actes et des propos antisémites qui continuent de se diffuser. Donc il était très important qu'il y ait cette manifestation citoyenne. Je reviens à ma question.

La présence du RN, pour vous, est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ? On voit bien quel est l'intérêt pour le RN de s'y engouffrer dans cette manifestation pour absoudre ce qui a été longtemps, ses positions par rapport à la question juive. Mais il ne faudrait pas que, parce qu'il y a cette intention du RN, ça nous empêche, nous les citoyens, le premier, d'aller dans cette manifestation.

Donc quand vous avez LFI qui dit, comme il y a le RN, on n'ira pas, pour vous c'est une faute ? Dans une manifestation vient celui ou celle qui veut venir. On ne regarde pas ses intentions, même si certaines ne sont sans doute pas tout à fait pures.

L'enjeu, c'est qu'il y ait cette réaction du peuple français. Mais il ne faut pas chercher de prétexte. Tout le monde devrait être dans cette manifestation, ce qui n'empêche pas de juger sévèrement ceux qui peuvent défiler ou penser qu'ils ne sont pas tout à fait clairs, même sur l'objectif de la manifestation.

Quand je vous ai demandé, est-ce que c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle ? C'est au fond aussi une référence à ce que des très grands combattants de l'antisémitisme, comme Serge Klarfel, qui en est une des figures en France, il dit carrément qu'il se réjouit de la présence du RN. Il dit au fond, alors qu'il a toujours combattu, dit-il, le FNRN, il dit « il me semble tout à fait positif que ce parti politique soit convié et donne son adhésion à une pareille marche ».

Au fond, il se réjouit qu'un parti abandonne l'antisémitisme. Je respecte la personne de Serge Klarfel, vous avez rappelé le combat qui fut le sien, notamment pour aller chercher les nazis qui avaient commis l'irréparable et l'innommable par rapport aux Juifs, et notamment par rapport à la Shoah. Mais quand j'entends le président du RN dire que Jean-Marie Le Pen n'était pas antisémite, je pense que ça veut signifier que son mouvement est encore sans doute antisémite, s'il pense que son ancien dirigeant n'était pas antisémite.

Donc ça, je crois que ça serait trop rapide que d'absoudre précisément le RN. Mais le sujet, si vous me permettez, n'est plus le RN, là, en ce moment. Le sujet, c'est « est-ce que nous sommes capables, nous, nations françaises, de montrer que nous sommes conscients qu'il y a un risque pour la cohésion de notre pays et que nous ne pouvons pas laisser les Juifs de France être dans l'incertitude ? » Vous savez, moi j'ai traversé de nombreuses épreuves à travers les attentats.

J'ai vu ce que pouvait être l'angoisse d'une partie de la population. En l'occurrence, les Juifs, pas toujours les Juifs, mais en l'occurrence, là, les Juifs de France. Ils ont besoin d'avoir cette reconnaissance de solidarité, cette fraternité.

La République, c'est la fraternité. Nous devons la fraternité aux Juifs de France. Et c'est ça le sens de cette manifestation contre l'antisémitisme.

C'est ça le sujet. Et moi, je ne vais pas me laisser distraire. J'ai dit ce que j'avais à dire sur le RN, et je le dis depuis longtemps.

Mais là, je ne vais pas perdre mon temps à dire « voilà pourquoi il fallait y aller ou pas y aller ». Il faut y aller, manifester et dire notre solidarité aux Juifs de France et notre lutte acharnée contre l'antisémitisme, en n'oubliant pas les racifs qui peuvent exister aussi dans notre pays à l'égard de certaines populations. Vous y serez.

Nicolas Sarkozy y sera. Est-ce que le président en exercice, Emmanuel Macron, doit y être ? Ça, c'est à lui d'en décider.

Dans certaines circonstances, les présidents de la Ve République sont allés dans des manifestations. Vous étiez au premier rang, évidemment, de cette manifestation du 11 janvier 2015. J'ai évoqué Carpentras pour François Mitterrand.

J'ai été moi-même dans une manifestation, mais qui était une manifestation, je dois dire, à la fois française et internationale. C'était exceptionnel, ce que l'on venait de vivre avec une atteinte à la liberté d'expression tellement horrible, avec l'attaque contre Charlie et puis aussi l'attentat contre l'hypercachère. Donc là, il y avait tous les chefs d'État étrangers.

Après, le président de la Ve République, il apprécie si une parole suffit ou une présence est nécessaire. Mais vous, président, aujourd'hui ? Je ne suis pas président aujourd'hui.

Je l'ai été. J'ai été dans une manifestation. S'il y était, en tout cas, vous estimez qu'il y aurait sa place ?

Mais chacun… Qu'est-ce qui pourrait justifier qu'il n'y soit pas ? De dire que, pour l'instant, c'est une manifestation qui est appelée par les institutions parlementaires, sur les assemblées. Justement, il y a le numéro 2, numéro 3, mais un.

Je pense que c'est à lui, en conscience, de savoir s'il doit y être ou pas y être. Et ce n'est pas à moi de lui donner un conseil. Mais ne pas y être, est-ce que ce n'est pas une manière de minimiser ?

S'il n'y va pas, il parlera. Et s'il y va, il parlera aussi, de toute façon. Vous aviez fait, vous-même, de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme, une grande cause nationale.

Quand on voit la manière dont elle s'embrase si vite, dont l'antisémitisme renaît de ses cendres si vite, c'est donc qu'il était là de manière latente depuis tous ces actes dont vous dites, qui sont à chaque fois des sortes de résurgence. Est-ce que tout ce qui devait être fait a été fait ? Mais l'antisémitisme, je vous en ai rappelé les origines, n'a jamais disparu malgré les terribles épreuves que les juifs ont pu connaître.

Beaucoup pensaient qu'après la Shoah, il n'était même pas pensable qu'il puisse y avoir un jour un juif qui puisse être attaqué en tant que juif. Eh bien, on a vu que l'antisémitisme, y compris dans l'extrême droite pendant longtemps, plus seulement dans l'extrême droite, s'est diffusé. Et qu'il y a pris des prétextes, parce que c'est toujours ça, l'antisémitisme.

Il faut toujours trouver un prétexte. Là, en l'occurrence, c'est ce qui se passe en Israël-Palestine. Mais on voit bien qu'il y a d'autres phénomènes où on pense que les juifs sont les puissants, qu'ils sont dominants, qu'il y a toujours cette récurrence que finalement, ils contrôleraient la société.

Donc il y a cette éradication nécessaire de l'antisémitisme pour montrer que les juifs sont des citoyens comme les autres et qui ont droit à la même protection que les autres. Avant de vous interroger justement sur la question diplomatique aussi là-bas, en tant qu'ancien président de la République, vous dites le mot de prétexte. Il me fait immédiatement penser à ce tweet, cette prise de parole de Jean-Luc Mélenchon, qui, à l'annonce de cette grande marche, a écrit « Dimanche manif de l'arc républicain, met-il entre guillemets, du RN à la Macronie de Bron-Pivet. » Et sous prétexte d'antisémitisme, ramène Israël-Palestine sans demander le cessez-le-feu.

Les amis du soutien inconditionnel au massacre ont leur rendez-vous. – Oui, là c'est la confusion habituelle entre une situation internationale, dans laquelle Israël forcément est directement concerné, appliqué. Je rappelle que c'est le Hamas qui a provoqué cette guerre qui s'était hélas ouverte.

Et donc de dire finalement, en allant défiler, vous défilez pour Israël. C'est ça le propos de Jean-Luc Mélenchon. Et de dire, ceux qui n'acceptent pas les atrocités qui sont aujourd'hui, doivent se mettre en retrait du défilé.

Mais non, quel que soit le jugement que l'on peut porter, il y en a sans doute de multiples, il est nécessaire d'aller défiler contre l'antisémitisme. – Est-ce que vous évoquiez le fait que Jordan Bardella ne dit pas de Jean-Marie Le Pen qu'il était antisémite ? Est-ce qu'aujourd'hui, vous vous posez la question de savoir si Jean-Luc Mélenchon est antisémite ? – J'ai été souvent interrogé là-dessus.

Je ne pense pas que Jean-Luc Mélenchon soit antisémite. Mais ses propos, sa manière de faire, ce type de déclaration, encouragent au nom de l'antisionisme l'antisémitisme. C'est ça d'ailleurs. – C'est quoi, c'est une ambiguïté ? – Oui, c'est une façon de s'exprimer, de poser des questions, d'encourager un certain nombre de réponses qui peuvent conduire vers d'abord l'antisionisme, l'anti-présence d'Israël, puis ensuite l'antisémitisme. – Souffler sur les braises de l'antisémitisme, est-ce que ce n'est pas une manière d'être antisémite ? – Alors, ce n'est pas pénalement.

Nous avons rappelé que Jean-Marie Le Pen avait été condamné. – Condamné à de multiples reprises pour antisémitisme. – Dans le sens, M.

Bardella, président du Front National ou du Rassemblement National, ce qui est quand même la même chose, devrait s'en souvenir et ne pas considérer que ce n'était pas antisémite, ces propos quand on disait que la Shoah était un détail de l'histoire. Donc Jean-Luc Marjeune n'a jamais été condamné pour des propos antisémites. Mais il y a les condamnations, ça c'est de l'ordre du pédale, et puis il y a, je peux dire, les provocations morales qui peuvent être également condamnées, mais elles sont à ce moment-là politiquement condamnables. – François Hollande, cessez-le-feu.

Le mot a été prononcé par Emmanuel Macron hier, qui appelle désormais à un cessez-le-feu. Dans le même temps, Joe Biden dit qu'un cessez-le-feu est impossible et qu'il n'a obtenu que des pauses quotidiennes. Israël s'est engagé à faire des pauses quotidiennes, des pauses humanitaires.

Qu'est-ce qu'il faut dire ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Et est-ce qu'il faut tenter le cessez-le-feu ? – Oui, il faut tenter le cessez-le-feu provisoire, c'est-à-dire l'arrêt pour un temps plus long que les pauses qui viennent d'être consenties, de manière à ce que, d'abord, tout soit fait pour libérer les otages.

Moi-même, j'ai reçu une famille dont la fille était encore retenue en otage, et c'était le propos qu'elle tenait, qu'on pouvait comprendre. Il faut un temps pour qu'il puisse y avoir une négociation très rapide pour la libération des otages. C'est-à-dire une des conditions que pose Israël, et on peut l'entendre.

Et puis, deuxièmement, pour l'évacuation des blessés, troisièmement, pour apporter de l'aide humanitaire, de l'eau, de l'électricité à la population, pour favoriser l'accueil des déplacés. Il faut savoir que sur la bande de Gaza, il y a un million et demi de déplacés sur les deux millions et demi de personnes qui vivent...

Quasiment la moitié de la population. Oui, plus de la moitié. Donc, tout ça nécessite une trêve, ou en tout cas, ce que j'appelle, pour être plus clair, un cessez-le-feu provisoire.

Vous appelez un cessez-le-feu, mais provisoire ? Est-ce que je sais...

Le temps de déplacer les populations ? Le temps de permettre qu'il y ait la résolution d'un certain nombre de questions. Est-ce qu'à partir du cessez-le-feu provisoire, d'autres négociations peuvent s'ouvrir ?

Nous verrons bien. Mais pour l'instant, les pauses ne suffisent pas. Et demander un cessez-le-feu tout de suite à Israël définitif, nous savons bien que les conditions pour Israël ne sont pas réunies, puisque Israël veut éradiquer le Hamas.

Donc, il faut trouver...

C'est ça la diplomatie. Il faut trouver, par la pression internationale, cette forme qui peut être le cessez-le-feu provisoire. Après, pour ne pas perdre de temps, car je pense que c'est ça le rôle aussi de la politique, il faut trouver un plan de paix.

Ça peut paraître tout à fait précipité. Il faut écrire la suite. Mais il faut écrire la suite.

Si vous n'écrivez pas la suite, vous avez la guerre. Jusqu'au lot. François Hollande, vous évoquiez Jean-Marie Le Pen.

Hier soir, finalement, Jordan Bardella a fini par plaider la maladresse, en n'ayant pas reconnu que Jean-Marie Le Pen était antisémite. Est-ce que vous comprenez cette idée d'une maladresse ? Est-ce que vous êtes dans un sens...

Vous vous dites, ça y est, c'est bon, il s'est excusé ? Je ne veux pas ici que mon propos soit sur le rassemblement social, puisque je pense qu'il faut d'abord parler de la manifestation de son succès, parce que c'est important pour témoigner de ce qui est pour nous notre sursaut commun, c'est-à-dire ne rien accepter dans la République. Vous savez, quand il y a des actes ou des propos antisémites, c'est une insulte.

Quand on voit, même si on sait maintenant qu'une partie des étoiles de David et des croix gammées qui ont été posées... ...

étaient commandités par un Russe, par un Moldave, est-ce que...

C'est tout à fait possible. Donc on voit bien qu'il y a des déstabilisations. Nous sommes, quand on voit ces signes-là, même si là, ils peuvent venir de l'extérieur, nous sommes insultés, nous sommes même humiliés.

Donc il est très important que nous puissions réagir de la meilleure des façons. Sur le Rassemblement National, j'ai dit ce que j'avais à dire. Je pense que le premier propos de Bardella, président de ce mouvement, était une forme d'absolution de Jean-Marie Le Pen.

Et c'est ça qui est grave. François Hollande, ancien président de la République, qui sera donc présent pour cette marche, vous l'avez dit, à la fois en tant que citoyen, mais aussi en lançant un appel à ce qu'ils soient, à ce que les Français y soient le plus nombreux possible. Merci d'être venu répondre à mes questions ce matin. 8h52.