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interviewSud Radio· 9 septembre 2025 65 min

Vote de confiance / Bayrou / Mosquées

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le 10h midi, mettez-vous d'accord. Valérie Expert. Bonjour à toutes et à tous.

Je ne sais pas si vous êtes comme tous les gens que je croise depuis ce matin qui vous regardent en soupirant et en et en se demandant où va ce ce pays. En tout cas, les sondages confirment bien une forme d'exaspération des Français et nous nous allons tenter de nous mettre d'accord avec évidemment pour sujet principal super trampe. J'avoue que l'IB a fait très fort avec ce titre ce matin.

Super trampe. Évidemment, hommage au groupe Supertrum qui a perdu l'un de ses leaders hier et Supertrum TR MPE, une super trampe pour François Bairou. Tous les regards tournés vers Emmanuel Macron va-t-il dissoudre ?

Et puis 10 septembre, demain, la colère d'un pays éruptif. 80000 policiers dans les rues demain pour contenir ce qui peut être une une manifestation assez violente. On va parler de tous ces sujets avec vous, avec Éric Revel.

Bonjour Éc, journaliste éditorialiste sur Sud Radio. On vous retrouve dans le grand matin Sud Radio les mardis, mercredi et jeudi. Euh oui, enfin pas le jeudi, pas le jeudi, mardi, mercredi de jours.

Les vraies voix le jeudi avec Cécile et Philippe David. Très bien. Alexarmont, journaliste politique.

Bonjour Alex. On vous retrouve sur votre chaîne YouTube les Indécis. Patrick Vigal, l'ancien député Renaissance de l'héros.

Bonjour à vous. et Baptiste Fournier, président et fondateur de l'agence de communication Virtu. Bonjour à vous.

On reviendra sur vos vos coups de cœur et vos coups de gueule qui qui vont dans le sens de cette actualité politique. Moi ce matin, j'avais envie de j'ai hésité entre le mot d'égût et indicence puisque depuis quelques jours tous ces hommes et ces femmes politiques se disent prêt à prendre le poste de premier ministre. Je trouve que vu la situation du pays, ces phrases, ces déclarations d'abnégation pour le pays euh ne me semble pas très sincère.

Qui sont ces hommes et ces femmes qui ne se rendent pas compte du Ralbol euh voire du dégoût des Français ? Alors, quelle est leur motivation, l'intérêt du pays ? Je n'en suis pas sûre.

Je ne sais pas si on a le son de Yahë Bron Pivet qui ce matin même est prête à se se est prête à se sacrifier. Écoutez, je suis pas candidate. Je suis pas candidate du tout.

En revanche, je suis disponible pour revrer dans l'intérêt de mon pays. Il n'y a que ça qui m'intéresse à la place qu'il faudra. Aujourd'hui, je suis présidente de l'Assemblée nationale important ce que vous dites parce que si dans l'intérêt du pays Emmanuel Macron considère que votre place est davantage à Matignon qu'à l'Assemblée, vous êtes prête à quitter la présidence de l'Assemblée.

Évidemment. Évidemment. Voilà, c'était ce matin chez nos confrères de d' RTL.

Donc 0826 300, vous le savez, vous pouvez réagir, nous nous donner votre état d'esprit, votre sentiment face à ce à ce qui est en train de se passer. Le vote de confiance largement en défaveur du Premier ministre. Peut-être un mot quand même sur tous ces gens Boris Vallot, tous ceux qui Olivier Fort qui font le tour des médias pour dire combien il serait euh bons à ce poste, même s'ils en ont pas forcément envie.

On en parlait Éric juste avant le journal. Oui. Euh mais mais il y a une forme d'indessence malgré tout.

On pourrait dire elle aurait pu dire "Écoutez, je suis à l'assemblée, c'est pas à moi de décider mais le côté je suis je suis prête je suis prête. Bah oui, elle est prête. Ils sont prêts, ils sont venus, ils sont tous là.

Vous savez, c'est la chanson de Charla Zavour. Mais en réalité, pardon, mais enfin, je veux pas faire de procès en insincérité des uns et des autres. Je vais cibler personne mais tout de même quand vous n'avez aucune majorité que vous avez un budget à faire passer il y a que des coûts à prendre et de se dire qu'on est là pour 15 jours.

Donc on sait bien qu'en 15 jours, 3 semaines, un mois, on peut pas changer le destin d'un pays comme la France. Donc si c'est pas le cas, s'ils le savent, ils y vont pourquoi ? Je vais pas faire de procès en insincérité, mais ils y vont pourquoi ? pour eux, pour avoir le titre, pour avoir la fonction, pour avoir la voiture, pour avoir enfin, vous savez, on est peut-être devant une crise de régime, mais je crois sincèrement qu'on est devant une crise de la politique en France.

Voilà, ça c'est sûr. Ça c'est sûr. Et la déconnexion entre les élites, quel que soit le parti politique à Paris, à l'Assemblée ou au Sénat et les Français n'a jamais été aussi fort.

C'est ça qu' faut fort FA FORT, évidemment. C'est ça qu' faut que les gens que les élites politiques comprennent, c'est que euh Mais comment il peut être à ce point loin des loin des Français, loin de loin enfin de de enfin de c'est je sais pas la réaction que j'ai eu ce matin, elle est euh euh Thomas nous dit "La gamme elle est bonne, l'intérêt du pays nous dit "Martine laissez-moi rire" avec plein de de smile ironie enfin mort de rire. Enfin, les Français voi ce qui se passe.

Moi, si j'étais producteur à la télévision, je pense que je préparerais un documentaire sur la 5e République. Ouais, parce que je pense qu'on arrive bientôt à la fin. Producteur.

C'est pour ça que je dis ça. Euh, vous lancez l'idée. Ouais.

Non, mais je lance l'idée mais je pense que c'est malheureusement pour certains bientôt la fin de la 5e République, on arrive effectivement dans une crise politique. Mais honnêtement, le seul responsable de tout ça, pardon, mais c'est Emmanuel Macron. Je quand il est arrivé en 2017, il avait promis qu'il rapprocherait les Français de la politique.

C'est tout sauf ça aujourd'hui. Tout le monde, on n'a jamais été dans une situation aussi mais tout le monde est dégoûté. Alors tout le monde va voter mais parce que on sait pas trop quoi faire, comment et on comprend pas le résultat des élections à la fin.

Donc il avait promis que les Français se rapprocher de la politique. Au final, il s'est passé exactement l'inverse et il avait promis de briser le la montée en puissance du Rassemblement national et c'est exactement l'inverse qui s'est passé. Donc il a échoué sur absolument toute la ligne de son programme et et aujourd'hui on entend tout le monde sauf lui.

Ouais, tout le monde sauf lui. C'est-à-dire que il devrait quand même être en première ligne. Je veux dire François Baou, il a pas dit que il ferait un vote de confiance sans euh sans sans l'accord du présent de la République.

Ou alors ça veut dire qu'il sert plus à rien le président de la République et et on aimerait bien l'entendre. Baptiste Fournier, c'est aussi je pense que les Français ne comprennent pas ce qui s'est passé sur l'année qui vient de s'écouler. Je rejoins les propos d'Alex à l'instant, mais au-delà de ça, depuis 1 an, on a une forme de dénique et de la part du président de la République et de la part du Bloc central, aussi bien sur les alliances qu'ils essayent de mener que les politiques publiques qu'ils entreprennent.

C'est-à-dire qu'on a une majorité de Français qui a clairement rejeté Emmanuel Macron et sa majorité. Or, depuis un an, il a des formes de passage en force avec des politiques publiques en plus qui ont étémême rejeté à travers le vote. Donc ça pose justement une problématique aujourd'hui de rapport à la démocratie avec des gens qui ne se sentent plus écoutés et on voit qu'on a deux phénomènes majeurs.

Que le 10 demain soit une mobilisation hétéroclite territorialisée et dont on ne sait pas encore ce qu'elle sera réellement. elle a le mérite d'exister et donc aujourd'hui c'est aussi une nouveauté dans notre rapport aux politiques puisque on sait pas si ça ressemblera au gilets jaunes ou autres mais il n'y a pas d'antécédents et de précédents sur ce type de mobilisation qui sont organisées en dehors des institutions classiques que peuvent être les syndicats ou autres et la semaine suivante fait quand même assez rarissime et il faut le souligner les syndicats donc se mobilisent en intersyndical et non pas pour une seule mesure sur les retraites ou autres mais par rapport rapport à la situation économique et budgétaire du pays. Donc là, il y a un véritable yatus entre les représentants politiques et les corps syndicaux et les citoyens.

Maintenant, c'est au président de la République en effet de s'exprimer dans les plus brefs délis, de revenir sur ce qui s'est passé notamment depuis 1 an et cette prise de décision qui paraissait être totalement anachronique par rapport au moment et donc d'offrir des solutions. Ouais, cette dissolution. Alors, on va prendre un auditeur.

On a Stéphane en ligne avec nous. Bonjour Stéphane. Oui, bonjour Valérie.

Écoutez, je rejoins je rejoins un peu ce que vous disiez tout à l'heure sur le sur le l'incroyable hypocrisie là des personnes qui se présente comme candidat potentiel ou comme disponible pour le pour le premier pour être premier ministre alors qu'on sait très bien que ça mènera à rien. Et je crois qu'il faut maintenant faire le constat que bien tout simplement on a un forcené à l'Élysée et euh et je pense alors j'ai une petite idée. Je pense que les partis devraient s'entendre.

Les partis qui sont pour le comment dire le le le retour aux urnes pour l'élection présidentielle s'entendent pour une grève de la représentativité. C'est-à-dire que les partis qui ont des députés à l'Assemblée disent "Bah écoutez, en la situation on peut rien faire. Donc on propose de retourner aux ures pas seulement pour réélir députés mais pour la présidence et si ça se fait pas bien on arrête de de d'aller tout simplement siéger aux différentes assemblées et et on verrait on verrait en fait quel parti réellement se dit pour la destitution ou pas en fait parce qu'on entend des socialistes qui disent "Oui ben ce serait bien qu'il partent mais bon on aimerait quand même bien être avoir un premier ministre des choses comme ça." Donc on ver on verrait la réalité des choses et je pense que ça pourrait être assorti d'une promesse de euh de journée nationale de fête en fait si on arrivait à destituer ce président.

Vous savez comme quand on est une grande catastrophe et bien les citoyens se réunissent et puis faites ça en fait et je pense qu'on en est là. C'estàd que dans Ouais dans les rues de Bordeaux hier il y a eu des il y a eu des filets hein après la l'annonce de du vote de confiance pardon des des apéro. Oui, des apéros.

C'est la première fois qu'on voit ça, les gens qui descendent dans la rue. Merci Stéphane de votre appel. Ouaient écoutez moi je pense que le politique enfin une partie du politique semble savoir tellement de choses qui ne sait plus apprendre.

Ça c'est le premier point. Moi, j'ai eu la chance et le bonheur pendant 13 ans d'être parlementaire. J'ai fait voter deux lois d'ailleurs à la majorité des groupes.

Mais ça a pris du temps. Vous savez, ça fait longtemps que les gens ne croient plus aux politiques. C'est pas depuis Emmanuel Macron.

Après, si on fait une historique très simple, le président se représente en 2022, il ne fait pas campagne. Euh, on perd la majorité, il il doit nommer Luciasté 15 jours après le tomber. C'est la 2e erreur.

Sauf qu'aujourd'hui, moi j'ai envie de dire que ce qui va se passer demain, ça devrait nous donner du bon moqueur. 82 % des Français disent "Excusez-moi du terme, Valérie, vous nous emmerdez les politiques". Parce que si on fait une analyse sociologique, je crois qu'Éric sera d'accord avec moi.

Pour Jean-Luc Mélenchon, l'horloge biologique tourne à 400000 voix près. Il était au 2e tour il y a pas longtemps. Il se dit c'est mon tour pour Marine Le Pen.

Elle est dans son couloir. Si demain il y a une dissolution, ils seront pas 140, ils seront 240. Donc aujourd'hui, c'est pipé.

Alors qu'est-ce qu'il nous reste ? Qu'est-ce qui nous reste ? une entente avec le bloc central qui est divisé, on est d'accord cher monsieur, comment on fait pour s'occuper des gens parce que moi je veux bien qu'il y a une dissolution demain.

S'il y avait une majorité, ben note, mais il y aura pas de majorité Valérie, on est passé d'un bipartisme à un tripartisme. Ça devient ça veut dire que les députés doivent arrêter de penser qu'ils ont la majorité. Ça veut dire comme tous les pays européens le consensus mais on ne sait pas le faire.

Voilà le vrai débat. sa que c'est pas la même culture et et pardon mais de dire qu'on devrait se réjouir de ce qui va se passer demain, moi je me réjouis pas. Enfin très honnêtement, je me réjouis pas.

Je veux dire, je suis chef d'entreprise. Mais mes mes business, ils sont bloqués depuis plusieurs semaines parce qu'on sait pas les crédits qui sont accordés, parce qu'on a pas de budget. On repart dans le même cirque que l'année dernière.

Demain, je pense qu'il y a des gens qui vont aller manifester ou qui vont faire grève, ils vont pas le faire par le plaisir. Enfin, il faut vraiment se rendre compte de ça. Et puis ça va recommencer le 18 septembre et ça va recommencer la semaine d'après.

Pourquoi ça devient pas ? Pourquoi la situation n'est pas normale ? Et et de dire, j'entends ce que vous dites hein, le fait de dire il faudrait qu'on puisse se réjouir parce que 82 % des Français euh trouvent une cause commune.

Mais c'est pas ça la France. C'est normalement, c'est pas de dire que la cause commune, il faut qu'on se mette en grève, il faut qu'on manifeste tous les ans pour dire qu'on n'est pas d'accord. La la réalité c'est que la France est un pays de symbole de symbole et et donc demain ils vont manifester ils vont faire grève super mais le pouvoir politique ne répond jamais les symboles on aurait aimé l'avir on aurait aimé dire dans un budget qui a été présenté c'est un symbole parce que ça n'apportait peut-être rien mais nous les les parlementaires, les politiques, on va faire un effort et on va participer à cet effort là en disant qu'on va baisser notre salaire pendant 2 ans et ça aurait rien apporté.

Vous savez quoi ce que vous dites là ? Ça fait 15 jours que je le dis. Comment on peut dire au français vous devrez faire des efforts quand on voit les anciens premier ministres et je vais vous dire y compris François Hollande, une retraite à 35000 € par mois quand je vois notre ami euh de ville le Pen qui vous coûte à vous et à tous, moi je suis d'entreprise comme vous 200000 €.

Vous savez ce qu'on me dit souvent les journées sur les plateaux ? Oui mais c'est pas ça qui va réguer la dette. Et bien sûr que c'est ça.

Et quand je vous dis que demain, quand je vous dis que demain, quelque part ça me fait rêver, c'est de vous dire que on est incapable les politiques aujourd'hui de faire des efforts. Et vous avez raison, les parlementaires commenceraient à dire - 10 le président - 10 25 agences de moins enfin quand même l'État il a jamais été aussi gras. Vous commencez par vous vous êtes chef d'entreprise de main comme moi.

On roule en Ferrari, on est un yach, l'entreprise va mal. et vous demandez à votre collaboratrice 20 % de moins de salaire et vous continuez à rouler en Ferrari. Vous savez qu'ils vont vous écouter.

Donc ça suffit maintenant. Moi je suis clair sur ça. Su allez euh on va revenir évidemment sur ce cette vote de confiance qui est quand même une humiliation pour François Baou he 364 contre 194 pour 0826 300 300.

Qu'attendez-vous du président de la République ? Je vous entends déjà hurler à rien. Mais néanmoins, que peut-il se passer ?

On vous attend évidemment sur Sud Radio. À tout de suite. Sud Radio, Sud Radio, parlons vrai, parlons vrai.

Sud-Radio, parlons vrai. Sud-adio, le 10h midi, mettez-vous d'accord. Valérie Expert, mettons-nous d'accord.

Et vous savez que vous pouvez évidemment participer à l'émission, nous dire comment vous avez ressenti vous cette comment vous ressentez l'époque et ce que vous attendez de du président de la République. Une dissolution qu'il démissionne. On va on va parler de tout cela avec vous.

Et Éric Revre, qu'est-ce que vous avez retenu vous hier de l'intervention du Premier ministre ? C'était votre coup de cœur ironique, on va dire. D'abord, j'ai trouvé que le le le discours était un bon discours.

Euh, j'ai trouvé qu' voilà, il il a il a fait tout les médias de de de la terre dans sa tournée d'adieux qui n'en finissait plus. Autant j'ai trouvé son discours bien charpenté, assez malin en disant "Mais en fait, si vous ne votez pas la confiance, je vous demande pas de me voter réellement la confiance sur ce budget. et je vous demande de voter la confiance sur le constat que je fais qu'on est au bord du précipice financier.

D'ailleurs, j'ajoute quand même Valérie que déjà on empruntait plus cher que l'Espagne, le Portugal et la Grèce depuis ce matin. Depuis ce matin, la France emprunte plus cher que l'Italie. Ça veut dire que nous sommes les derniers des derniers de la zone euro avant les agences de notation qui vont rendre leur verdict à partir du 12 septembre.

Ouais, ça veut dire que emprunter plus cher de rien, c'est des intérêts supplémentaires qu'on doit payer sur la dette. En fait, on est dans une spirale euh descendante absolument hallucinante. Sur la parenthèse et et là juste pour rouvrir un petit peu ou une autre parenthèse, la note de la France a des risques, il y a des risques qu'elle soit dégradée.

Oui, le 12 septembre. Oui, c'est pas impossible. Déjà Fit qui va être la première agence avait hésité la dernière fois.

Bon alors on a 17/ 20 en note, on n'est pas encore au fond de la cave mais Oui oui oui oui. Mais attendez euh on sait que les intérêts de la dette vont représenter en 2029 sans doute 100 milliards d'euros 100 milliard d'eur l'année prochaine le premier poste de dépense de l'État devant l'indication nationale. Mais ce que j'ai retenu quand même hier, alors je sais pas s'il faut le prendre au 1er, au 2e ou au 3e degré, c'est d'abord un François Beou qui sans attendre la conclusion du vote de l'Assemblée nationale dit publiquement au revoir à ses ministres, ce qui est quand même bon voilà, hallucinant.

Et puis la deuxième chose, c'est quand même sa petite phrase qu'il dit euh donc il est resté 9 mois au à Matignon, il dit euh en 9 mois euh j'ai éprouvé un profond bonheur. Alors on va l'écouter parce qu'il faut l'écouter. Je veux simplement leur dire à chacune et chacun d'entre eux que ces 9 mois euh ont été pour le Premier ministre euh des mois de profond bonheur parce que nous avons réussi contre tous les pronostics à former une équipe dans laquelle il y avait beaucoup de poids lourds, beaucoup de solidarité, beaucoup d'amitié et qui n'a pas eu une seule crise, une seule tension pendant les 9 mois que nous avons vécu ensemble.

Il y a il y a une raison quand même. Enfin, je lui donne raison dans un sens parce que vous souvenez quand il est arrivé à Matignon, il a dit "Moi, je briderai pas la parole de mes ministres. Ils peuvent dire ce qu'ils veulent.

Matignon ne relier pas les interviews des ministres en pressécrite." Bah, ça a été quand même un peu la foire d'emploi si vous voulez. Il y a des sujets où où l'un disait le contraire de de de l'autre, où la porte-parole du gouvernement disait que le macronisme était mort.

Enfin, c'est c'est parti quand même un peu dans tous les sens. Bon, maintenant, moi ce que j'aimerais bien, c'est que François Berou, alors il peut écrire un livre, il aura peut-être un peu plus de temps, mais nous explique quand même le fond de son raisonnement, c'est-à-dire pourquoi est-ce qu'il appuie sur quelque chose qui n'était jamais arrivé, c'est-à-dire un vote de confiance, il en a eu 42 sous la 5e République. C'est la première fois qu'un premier ministre ne remporte pas un vote de contre.

Qu'est-ce qui lui a pris une avec un tel 364 votes contre ? Oui, c'est une super trampe. Mais mais est-ce que est-ce que il prend date pour 2027 ?

Est-ce qu'il a compris que c'était audessus de ses de ses forces et de toute façon voilà, est-ce qu'il a voulu euh expliquer que ben vu l'état des finances publiques, il il aura dit ce qui ce qui va se passer, j'ai pas je ne saisis toujours pas ce qu'il a voulu faire. Mais moi je pense qu'il pensait qu'il pouvait gagner. Je pense qu' il pensait vraiment que ça pouvait passer que dans l'opinion en de semaines, il a voulu refaire ce qu'a fait Emmanuel Macron lors de lors de la dissolution.

Allez vite, ça va plus loin que ça. Ça va plus loin que ça. Il il a pensé pas l'opinion qui vote à l'Assemblée nationale sont des députés qui répondent à des mots d'ordre de groupe.

Son engagement sur la proportionnelle. Vous pensez apparemment sincèrement que le Rassemblement national se s'abstiendrait et que ça suffirait. Là c'est une erreur mais majeure.

C'est-à-dire que dans la notion de vote de confiance on s'engage dans la confiance à un gouvernement dont on est l'opposant. Donc déjà politiquement, c'est une contradiction totale pour n'importe quel parti d'opposition et ça on peut pas leur reprocher à ces partis d'opposition. Deuxièmement, Marine Le Pen avait intérêt à accélérer son calendrier puisque une dissolution ou autre lui permet à 18 mois de la présidentielle de faire une question prioritaire de constitutionnalité en référé pour savoir si elle peut maintenir sa candidature ou non être candidate.

Et en plus de cela, sincèrement, avoir un débat budgétaire comme on l'avait eu l'année précédente, d'une part, de mon point de vue, c'était un supplice chinois euh pour François Bairou auquel il ne voulait pas se confronter d'une part et pour le Ern d'autre part, ne pas prendre position et acte sur des problématiques budgétaires et financières sur lesquelles ils ne veulent pas se prononcer en l'état au risque d'obérer une partie de leur électorat parce que comme le rappelé Eric à l'instant, il y a des efforts substantiels à faire quelle que soit la méthode dépenses ou autres dépenses ou recettes mais il y avait pour Marine Le Pen un besoin de tout geler. Oui. Oui.

Oui. Alors, je pense que c'est la bonne analyse. Moi je pense que François Beou quand il est arrivé, il s'est dit "Je vais y arriver, je vais y arriver, je vais proposer la proportionnelle à Marine Le Pen.

Sachant que Marine Le Pen, s'il y a des solutions, elle pourra plus se présenter. Elle tient à son poste de président donc elle va s'abstenir, pas voter la confiance." Et depuis le mois de juillet, il s'est dit "Je vais pas y arriver." On peut quand même lui prêter qu'il a toujours vendu cette histoire de dette.

Et oui, je pense que François se prépare pour 2027. Il dira aux françaises et aux Français, "Je suis un politique responsable." Et malheureusement, je vous rappelle quand même que cette dette 44 milliards, c'est pas une année, c'est sur 5 ans.

Ouais. Et vous savez ce qui ce qui me gêne ce budget, ce qui me gêne Valérie en fait encore une fois c'est que regardez où on se trouve. La majorité dit il faut trouver il faut 44 milliards.

Le PS dit que 22 milliards. Mais on peut pas essayer d'avoir un équilibre. Enfin moi je suis pas pour la taxul. d'être comme moi chez une entreprise, on paye 45 % d'impôts.

Mais les très très très riches si on leur demandait une contribution exceptionnelle et pas comme on fait d'habitude ou quand c'est exceptionnel, ça devient constant. Qu'on demande à Arnaud, à tous ses grands patrons Oui. Mais de d'être de faire un supplément.

Ouais, mais ils le font déjà. Et le dernier point qu'on a dit, attendez et qu'on a dit en micro. Franchement François, il dit aux français vous allez faire des efforts et l'État n'en fait pas.

C'est mort d'avance. D'accord. Ça d'accord.

Mais juste par rapport à François Baïou, pardon, mais je crois vraiment que l'analyse que que vous faites qui se prépare pour 202 27, il y a que lui qui y croit. Hier, 40 ans de page politique se sont tournées, c'est-à-dire qu'il a très mal géré sa sortie François Baou qui va lui faire confiance. Il y a les municipales qui arrivent.

Je pense que ça va être sa priorité à Po de de pouvoir se faire rélire. Je pense qu'il va y arriver. Mais mais demain, qui va qui peut croire aujourd'hui demain que des gens se rangent derrière François Baou ?

Personne n'a compris ni sa décision ni sa décision de faire un vote de confiance. Alors il y avait du panache, moi je l'ai dit hein, mais personne n'a compris sa décision et personne n'a compris sa ligne de mire. Et puis je vais terminer par une chose.

Donnez-moi une chose qu'il a fait depuis 9 mois dont vous vous rappelez. Non mais Patrick, une chose dont vous vous rappelez depuis 9 mois. 9 mois c'est pas 30 jours, c'est pas 4 4 jours 5 jours, c'est 9 mois.

Il a rien fait à part aux autres mèes. Vous pouvez pas dire il a rien fait. Vous savez, en politique, je l'ai appris, on n'est jamais mort.

La vérité d'aujourd'hui n'est pas celle de demain. Regardez Michel Barnier. Est-ce que vous pensez que Michel Barnier, franchement 74 ans, un homme brillant, se présente au législative ?

Vous y pensz à ça ? Non mais non, mais je croyais pas. Mais vous trouvez ça bien ?

Je je dis pas que c'est bien. C'est ça. Vous pensez vraiment que c'est un trempelin pour lui ?

Demain, je ne dis pas que c'est bien. François Hollande qui redevient député, vous y pensiez vous ? Bah non, mais je trouve pas je trouve pas ça je trouve pas ça renaître en politique rejoint ça rejoint peut-être ce que je disais au début c'està dire l'ego l'attrait du pouvoir avant l'intérêt du peuple c'est une drogue mais juste Patrick ou à mon avis vous vous trompez sur taxer de manière exceptionnelle les les plus riches c'est que vous ne pouvez pas répondre à un besoin de financement structurel par une mesure conjoncturelle si vous ne réformez pas la dépense de l'État ce qui est exceptionnel une taxe sur les patrimoine sur les plus riches.

En fait, ce sera un one shot. Mais l'année suivante, sauf si dans votre esprit cette taxe exceptionnel devient structurelle. Bon, donc en fait, vous pouvez pas solutionner un problème structurel par une mesure conjoncturelle.

Voilà, c'est très simple. On va se retrouver dans un petit instant. On va revenir évidemment, on va continuer à parler politique, on va parler également euh de ces têtes de cochon qui ont été retrouvées dans des mosquées ce matin.

Bruno Rotaillot, enfin, il vient juste de de s'exprimer. On y revient dans un instant. Sud Radio, mettez-vous d'accord.

Valérie Expert. Sud Radio, parlons vrai. Sud Radio, le 10h mettez-vous d'accord.

Valérie Expert. Mettons-nous d'accord avec vous. 0826 300 Baptiste.

On va continuer à parler de de bah de l'actualité politique avec vous. Vous aviez un un coup de gueule. Ben en fait Alex l'a fait un peu pour moi tout à l'heure, c'était pour revenir sur les il est arrivé très en forme pas encore pris son café. il sera pas premier ministre s'il écoute pas il était déjà en mode coup de gueule et pas coup de cœur.

On verra ce qu'il dira après. Mais c'était pour revenir sur la promesse initiale d'Emmanuel Macron de renouveler la démocratie et de voir aujourd'hui dans quelle situation et dans quel panade on se retrouve avec des promesses qui n'ont pas été réalisé ou mener à bien et que la question va forcément se poser et c'est pas mon souhait personnel mais la question va forcément se poser de son maintien et on le voit aujourd'hui ça commence à se matérialiser sur l'ensemble des bands de l'assemblée sur l'ensemble des médias qui soient presse écrite ou médias télévisés et donc il est en première ligne. Et là, on est potentiellement justement à l'une d'une vraie crise de régime parce que si il n'a pas de fusible, pas de paratonire ces prochaines semaines à 18 mois d'une élection présidentielle, pourquoi ne pas remettre son mandat une année avant pour essayer de simplifier la situation politique de ce pays ?

Je ne pense pas que ça changerait grand-chose étant donné le le la segmentation électorale et en plus de cela, ça viendrait déstabiliser encore un peu plus de mon point de vue les institutions. Néanmoins, la question va vraiment se poser. Il va falloir qu'il il apporte des réponses fortes dans ces prochaines heures et dans ses prochains jours.

Ouais. Réponse fortes dissolution. 61 % des Français favorables à une dissolution.

C'est un sondage IFOP pour LCI. dissolution de l'Assemblée nationale et en cas d'élection législative, c'était hier soir sur LCI. Donc la majorité des personnes interrogé indiqueront qu'elles voteront pour un candidat RN.

Ça ça Oui, mais moi je vais être très clair ce que je vais vous dire hein. Si le RN en cas de dissolution avait la majorité, why not ? Après tout c'est les Français qui décident.

Mais quand vous regardez les autres projections, il s'approche de la majorité. Alors ça voudrait dire que le LR rejoint le Front National. Je fais un constat, je juge pas.

Et là, ils ont une majorité pour pour exister. Mais je ne crois pas que ce soit le cas parce que quand même ce qui nous gêne à tous, c'est l'échéant 2027 parce que le vrai débat qu'on devrait avoir, cette histoire de quenquena c'est une connerie. peut-être un seul septénar, le président réplique au second mandat, rappelez-vous tous, ils font des mandats catastrophiques parce que y compris dans son camp, les gens se préparent pour la suite.

Donc c'est ça qui est gênant. Donc est-ce que pourquoi pas on revient au Septenaat, un Septenaat et là on peut réformer. Alors que là vous êtes déjà dans une projection quand vous êtes élu, vous pensez à la suite.

Juste pour réagir sur ce que disait Baptiste, c'est quand même incroyable parce que même dans le camp du président quand vous écoutez Gabriel Atal hier. Ouais. qui dit il faut que le président partage le pouvoir.

Ouais. Oui. Il faut il faut un médiateur.

Il faut un médiateur. On dirait des méthodes de la 4e République justement un négociateur. Il parle de négociateur et et Gabriel Atal qui est normalement le chef mec avec un fling sur négociateur le chef de a dit faut le GN.

C'est quand même incroyable de mettre tout le monde autour d'une table. Normalement c'est le rôle du premier ministre aussi à la base de mettre tout le monde autour d'une table pour pouvoir parler. Donc même au sein même de son de ses plus proches Emmanuel Macron il est il est lâché.

C'est quand même fou ce qui est en train de se passer. et et d'autant autre chose, c'est de dire la dissolution, vouloir la dissolution, vouloir le départ du président de la République. Oui.

Enfin, moi je dis pourquoi pas à tout. Non, mais pourquoi pas à tout ? Mais on peut pas prendre un petit peu de temps peut-être on peut pas arrêter de dire qu'il faut qu'on vote dans 3 semaines.

Non, mais donc dissolutions demain, ça veut dire solution, ça veut dire que dans 3 semaines, on revote, il y a pas de projet qui est mis sur la table, on demande au président de la République, pareil, on revote dans 3 mois, on ferait pas de campagne, on repart de zéro. À quoi ça sert ? En fait, c'est juste reculer pour mieux sauter à chaque fois.

Ouai Éric sur cette volonté, enfin la volonté de dissolution des Français, elle exprime aussi ce ralbol qu'on évoquait tout à l'heure. C'est cette classe politique qui le qui ne les satisfait pas. Oui.

Après euh vous souvenez ce qui s'est passé puisqu'on parle de Gabriel Atal, c'est comme Gabriel Atal qui a appelé au Front républicain, bon là aussi je fais un constat euh et qui a sans doute empêché le Rassemblement national d'avoir 10 20 députés de plus. Est-ce que ce front républicain marcherait aussi bien aujourd'hui ? Je ne crois pas.

Vous savez, c'est il y a une interview qui est à mon à mon sens très importante parce que c'est un basculement, c'est celle de Nicolas Sarkozy dans le Figaro il y a 4 jours parce qu'il dit des choses très intéressante. Dommage qu'il ait pas été président de la République peut-être pour la droite mais ce que je veux dire c'est que quand il dit c'est la première fois que je j'entendais je lisais Nicolas Sarkozy expliquant que il coupait le cordon sanitaire entre la droite de dit classique et la droite nationale incarnée par le rassemblement national c'estàd qu'il dit oui le RN est dans l'arcte républicain. Moi je ne sais pas si en cas de dissolution Patrick le bloc central serait pas lessiv.

C'est la question que je me pose. Mais alors s'il est lessivé peut-être qu'on aura plus de tripartisme à l'Assemblée nationale et qu'on va se retrouver avec deux blocs énormes qui est quand même le résultat du fiasco politique du en même temps d'Emmanuel Macron hein. C'est quand même ça la situation.

Mais si le bloc central est lescivé, bah peut-être qu'on va avoir peut-être pas des majorités absolues, mais des majorités relatives qui vont nous sortir du mauvais pas politique dans lequel euh Emmanuel Macron a mis la démocratie française depuis euh depuis cette dissolution funeste. C'est peut-être ça qui va se passer. Tout le monde prend pour argent content le fait que le tripartisme est installé même après 2027.

On moi je rejoins totalement Éric. J'ai vu plusieurs commentateurs ces derniers ces derniers jours nous dire qu'on est dans on est dans une situation qui semble nouvelle, celle de la tripartition et autres. Moi je suis persuadé et on le voit sur les intentions de vote qui sont sorties de l'ensemble des instituts ces derniers jours que en fait le centre retrombe aux alentours des 12 13 % ce qui a été son score historique.

Non làop 13 cluster 12 et donc en fait nous ne sommes déjà plus dans la tripartition à nouveau dans la recomposition. Édouard Philippe parlait de la poutre qui continuait à bouger. Ce que disait Patrick était extrêmement intéressant, c'est qu'à un moment donné, idéologiquement, programmatiquement va devoir prendre ses responsabilités et accepter de gouverner sous le parti qui est aujourd'hui le plus grand parti de France et le leader de cette assemblée nationale qui est le rassemblement national.

Qu'est-ce qui distingue sincèrement Bruno Rotaillot, le ministre de l'intérieur dans ses propos aujourd'hui de Jordan Bardella ou Sébastien Chenu ? Sincèrement, je ne vois pas mais une seule limite à les rejoindre à ce qu'ils gouvernent ensemble et qu'il clarifi la situation. Oui, mais sauf Baptiste, tu oublies une chose importante, Rotaillot Vquier son candidat en 2027, il pense vraiment que et tu as les municipales où les maires et l'air ne veulent pas faire les poches du RN alors qu'en vérité en dessous ils font les poches.

Ça c'est le premier point. Et le 2è point, vous oubliez une chose, quand vous participez à des élections, c'est 1 € par personne qui vote. Regardez pour 2027.

Moi, j'aurais aimé qu'on ait un bloc central qui s'aime, on est d'accord, il s'aime pas. Mais Bruno Rotaille vous dit "Mais moi, j'aurais mes candidats puisque ces candidats permettent d'avoir un financement." C'est ce qu'il faut expliquer aux auditeurs qu'en fait tout est tronqué.

En fait, le débat du politique aujourd'hui, c'est pas de dire "Allez, on fait des choses ensemble", c'est de se dire "Comment j'existe." Premer point. 2e point, enfin quand même, moi je je suis dans un département, enfin il vous a pas échappé que moi c'est chez moi.

Pendant trois mandats, j'ai gagné en disant "Je suis un homme de gauche parce que je m'occupais des gens. On ne s'occupe plus des gens." Et moi, mon coup de gueule, si vous permettez Valérie, j'ai un petit jeune qui m'écrit qui travaille dans une entreprise de nettoyage.

Il a loué l'appartement qu'il a acheté à crédit pendant 25 ans à une personne qui s'est mis en insolvabilité et qui est toujours dans l'appartement et lui, il dort dans le garage. Et nous, on fait quoi les politiques ? On est en train de s'emmerder en disant la retraite à 62 ans 64 ans.

Non mais de quoi on parle ? Moi, ça me met en colère de voir que on a j'avais, excusez-moi, des responsabilités et que j'étais pas capable de régler le quotidien des gens. Voilà pourquoi on était en colère.

Mais pardon Patrick, mais de dire on ne s'occupe plus des gens, c'est pas vrai. Non, c'est pas vrai. Et d'ailleurs la force en est ce qui s'occupe des gens, il gagnent les élections.

Je veux dire, on peut faire tous les reproches du monde au Rassemblement national qui s'occupe des gens. Mais mais les députés qui sont aujourd'hui à votre place ou les maires qui sont aujourd'hui à la place ? Non, les maires c'est différent.

Mais attendez, excusez-moi. Les maires ou les députés ou les présidents de région le RN depuis des années, il continue à gagner les élections. Ça veut dire qu'il répondent à la demande de leur administrer.

Ça vous pouvez pas nier. Est-ce est-ce qu'il répondent à la demande ou est-ce que idéologiquement c'est du populisme ? Mais en tout cas en tout cas, il gagne les élections derrière et ça vous pouvez pas le nier.

Là où là où le bloc central s'écroule élection après élection. Attendez, excusez-moi. Vous confondez le rôle de maire qui est dans le quotidien. 80 % des gens aiment leur maire parce que le maire il fait des écoles, il est là un parlementaire aujourd'hui.

Comment il fait pour exister un parlementaire ? Pas qui est mon député, franchement je ne sais pas qui personne ne sait. Je non écoutez, j'ai fait les deux franchement j'ai été adjoint au maire et j'ai été parlementaire.

J'ai eu la chance de faire de lois action cœur de ville. D'accord. Je me j'essaie de m'occuper du quotidien mais on est loin du quotidien parlementaire.

Le parlementaire vous dit moi je suis là pour faire des lois. Mais pourquoi vous êtes loin aujourd'hui ? parce que le nom cumule des mandats.

Mais parce que toutes c Je dis pas que vous êtes pour mais parce que toutes ces chosesl mais vous pouvez pas dire aujourd'hui que tous les députés ou que tous les parlementairire c'est franchement c'est pas juste dire qu'ils sont politique a quand même la capacité de tirer une balle dans le pied ça. Moi j'étais pour le cumul des mandats. C'est une honte qui est le cumul.

Il fallait qu' le cumule. On sait de quoi on parlait. Non, mais la crise du politique dont on parlait tout à l'heure sur lequel sur laquelle on peut tous être d'accord, à mon avis, elle s'incarne d'une manière très forte dans le dégagisme ou ou que ça soit pour les gens de LFI ou pour les gens du Rennes.

Pourquoi je vous dis ça ? Parce que quand vous discutez avec des gens qui votent Eren, qu'est-ce qu'ils vous disent ? Ils vous disent "Cher monsieur, vous me parlez de ceci ou de cela." Bon, très bien.

On a eu pendant des décennies et des décennies les meilleurs hein à gauche comme à droite, les anarches, les trucs, c'était les meilleurs. Bon et puis ces meilleurs là, ils nous ont conduit dans la situation dans laquelle on est. Alors vous me dites "Oui, peut-être que ça, ça et ça, ça ça pas chez ORN, mais vous savez quoi ?

Bah, qu'est-ce que ça coûte d'essayer ? Ça peut pas être pire. Voilà ce que ça c'est une désespérance sociale et ce cette crise du politique se traduit aussi par ça.

C'est-à-dire qu'il y a pas forcément une rationalité euh quel électeur a épluché le programme économique ou même les professions de foi de son député candidat ? Très peu. Mais en fait ce dégagisme là comment explique comment est-ce qu'on pourrait expliquer sinon que vous avez des députés et les filles pardonnez-moi qui se font élire.

Bon, j'ai beaucoup de respect pour les députés mais mais en fait les gens les gens ils veulent ils veulent dégager cette cette corte qui pay c'est plus du dégagisme je suis désolé aujourd'hui il y a quand même un vote d'adhésion que ça soit pour le rassemblement national vous pouvez pas dire que c'est pas le cas les gens votent pour le rassemblement national mais ils adèent sur quoi ils adhèrent sur le programme économique ils adhèrent sur la personnalité mais sur l'immigration sur le programme autour de l'immigration Oui oui d'accord ou pas d'accord c'est de l'adhésion on aura Philippe on aura Philippe dans un instant qui va nous dire lui ce qu'il attend de la d'un premier ministre et vous êtes nombreux à partager son avis restez avec nous sur Sud Radio. Sud Radio. Parlons vrai.

Parlons vrai. Sud Radio. Parlons vrai.

Sud Radio. Parlons vrai. 10h midi.

Mettez-vous d'accord. Valérie Expert, nous sommes ensemble pour ce 10h midi avec vous sur Sud Radio 0826 300. Philippe est en ligne avec nous.

Bonjour Philippe. Bonjour Valérie. Bonjour.

Alors quel est votre état d'esprit ? Est-ce que vous êtes satisfait de ce vote de confiance contre le premier ministre ? Qu'est-ce que vous attendez ?

Parce que le le jeu préféré des journalistes, c'est qui pour remplacer François Baou ? Alors ça c'est le jeu des journalistes et le jeu des entrepreneurs comme moi et des gens normaux. C'est déjà ce qu'on entend, ce qu'on voit, c'est totalement.

On a l'impression qu'il y a un gros gâteau que tout le monde veut une part du gâteau, mais par contre personne ne veut faire marcher ce pays correctement. Alors moi, je vais vous dire des choses simplement. On a les mêmes, ils se succèdent les uns aux autres depuis euh 40 ans ou 50 ans et il nous donne toujours la même euh vision des choses, à savoir en étant en déficit, une France qui s'affaiblit et qui devient de moins en moins compétitive.

Alors moi je vais vous dire une chose, j'ai fait de la conduite du changement quand j'étais plus jeune pour une multinationale et là il faut arriver à faire élire quelqu'un qui soit capable de faire de la conduite du changement savoir prendre un pays qui est en total déficit à longueur d'année qui est en train de ruiner ses ses habitants avec il faut prendre quelqu'un je pense clairement de la société civile. Il faut arrêter il faut casser le moule de la grande fonction publique qui se fait élire en tant que député. Il faut savoir que l'Assemblée nationale et le Sénat est constitué à 60 % euh de gens qui viennent de la grande administration ou de l'administration.

Et donc pour faire ça, si on veut changer de paradigme, si on veut changer de direction, il faut prendre quelqu'un de la société civile qui a fait ses preuves. Dans l'entreprise, je pense que ce serait beaucoup plus efficient. H alors est-ce que la politique est un métier ?

Est-ce que est-ce qu'un chef d'entreprise Alors, on parle de monsieur Lombard éventuellement quand même à l'origine du budget he ça donc ça sera assez étonnant ce que ce que dit Philippe. Merci Philippe de Philippe. Moi je suis j'étais chef d'entreprise, j'ai quitté ma boîte pour devenir adjoint maire.

J'ai quitté ma boîte pour pour être parlementaire et c'est vrai que enfin c'est c'est prendre un risque quand vous êtes fonctionnaire. Ben si vous perdez, vous retournez dans l'administration et je pense qu'il faut plus d'entrepreneurial. Cela dit aujourd'hui euh quand Gabriel la telle part de négociateur, la situation est tellement complexe qu'il faut quelqu'un, c'est pour ça que je pensais à quelqu'un comme Laurent Berger.

C'est quelqu'un qui sait faire des compromis, c'est quelqu'un qui sait discuter. Éric Lombard, ce qui est gênant, c'est qu'il est dans la majorité d'Emmanuel Macron, donc il va être repoussé. Donc oui, il faut trouver une femme ou un homme qui n'est pas qui n'est pas de de paradigme et qui ne soit pas ni de gauche ni de droite qui soit là pour l'intérêt.

Droite ni de gauche ben vous savez c'est comme l'histoire on en parlera peut-être de la vidéo de Cohen. On va parler ou pas ? Ce que je veux dire Valérique c'est quelqu'un qui soit désintéressé pour l'intérêt du pays.

Ça rejoint mon petit billet de début. Est-ce qu'il y en a ? Je sais pas.

Mais je pense qu'il y en a mais qu'ils ne veulent pas y aller dans les circonstances actuelles à cause de la possibilité certainement de pouvoir justement être dans une conduite du changement à plus de 3 mois. C'est aussi ça le problème. C'est-à-dire que vous iriez pas vous si on vous demandait de réunir un tableau Excel de réunir vous iriez pas.

Ah non pas du tout. Pourquoi ? Pour une raison qui est très simple.

Je pense que on est dans une situation aujourd'hui qui qui est quasiment inextricable, bloqué et je ne sais pas quelles sont les solutions au demeurant hein, j'en ai quelques-unes en tête mais sincèrement entre le chevauchement avec les parce qu'après la politique reste quand même un métier de professionnel. On est Non mais on est obligé de prendre en compte déjà les élections municipales qui vont venir et le calendrier présidentiel. Bon ça c'est un fait.

Mais après diriger une administration, c'est pas donné à tout le monde. Là où Michel Barnier, je pense a échoué, euh c'était aussi dans sa méconnaissance des parlementaire actuel puisque aller broder à un moment donné des accords, des désaccords, c'est aussi connaître précisément quels sont les sujets parfois locaux de certains députés. On a un groupe dont on parle pas l'Assemblée nationale qui est un groupe pivot qui est important c'est cel avec monsieur et et là on a que des professionnels de la politique en son sein.

Il est bon si demain on n pas justement un premier ministre qui a su par le passé plutôt justement dans son expérience personnelle faire des majorités peut-être au niveau local dans n'importe dans n'importe collectivité ou diriger déjà un gouvernement précédemment on va avoir un problème. Barni n'avait pas dirigé le gouvernement. Borne n'avait pas dirigé de gouvernement.

Euh Baou n'avait avait été ministre mais n'avait jamais dirigé de gouvernement. Et donc je pense qu'il faut quelqu'un qui ait du savoir-faire d'où qu'il viennent mais qui ait du savoir-faire. Mais donc qui soit mais donc qui soit politique parce que la dernière personnalité euh civile qu'on a élu c'est Emmanuel Macron.

Non mais franchement bah c'est la dernière personnalité civile du société civile qu'on est qu'on et oui mais qui l'a raconté mais qui aussi qui nous a qui nous a promis mons et merveilles et on est en 2025 et bon merveille on a rien eu le par je finis juste làdus par rapport à ce que vient de dire Alex qu'Emmanuel Macron quand il avait été ministre de l'économie avait su créer des majorités extrêmement complexes notamment c'était pas sur la loi Pact mais je ne sais plus quelle loi c'était la loi Pact où il avait su justement aller chercher mais des voix du centre droit déjà et des voix très à gauche. Ouais. Donc que ça l'intéresse aujourd'h personnalité de la société la politique personnalité de la société.

Pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Après euh au-delà du fait que oui, c'est un métier, est-ce qu'on gère une entreprise comme on gère un état ?

Quels sont les forces de rappel ? Euh voilà. Mais c'est vrai que j'entendais chez l'entreprise qui disait "Mais la première mesure qu' faudrait prendre, c'est ne permettre à des jeunes par exemple de moins de 30 ans qui évidemment sont valides, n'ont pas de problème de leur accorder simplement que 2 mois ou 3 mois de chômage.

Ensuite, ils cherchent un boulot, ils en trouvent un." Pourquoi je vous dis ça ? parce que on a beaucoup d'exemples parfois autour de soi, de gens qui vont travailler 6 mois, qui vont prendre qui vont s'inscrire au chômage et qu'on va retrouver à à écouler leur pécule de des des aides chômages pendant Non, mais d'accord.

D'accord. Mais mais vous en avez plein qui font ce ce turnover. Donc un chef d'entreprise à la tête d'un gouvernement.

D'abord le problème est le même, c'est que vous avez toujours pas de majorité à l'Assemblée nationale. Donc un chef d'entreprise qui se respecte, il va plutôt mettre en place des mesures libérales, j'imagine. Donc il va avoir l'appui de qui.

Alors après, il y a le profil dont on a parlé il y a 10 secondes là qui est une qui est le doyen de l'Assemblée nationale qui est Charles Lecourson. Alors pour le coup qui est un technicien euh qui est peut-être pas un mariol, on a peut-être pas envie de boire l'apé tous les jours avec lui, mais c'est quelqu'un qui connait le budget. Bon, alors je me trompe, mais c'est quelqu'un qui connaît le budget.

C'est quelqu'un qui connaît toutes les les arcanes du budget, qui sait où se trouvent les dossiers à Bercis et qui sait qui qui a une vision sur le budget. Bon bah voilà, lui il est peut-être pas candidat, il est peut-être pas disponible, mais moi je je regarderai en voilà en direction d'un profil comme celui-ci. Un technicien tiens, un technicien.

Vous voyez Valérie, c'est intéressant ce que l'on dit autour de la table parce que moi j'ai ma petite expérience et de chef d'entreprise et de parlementaires et ce que tu dis, tu as raison, c'est quand même un métier la politique enfin ça décode des valeurs. ce qui s'est passé en 2017, rappelez-vous, la team entreprise, la start-up entreprise, la politique ne peut pas être comme l'entreprise, même s'il faut avoir Éric les thèmes de l'entreprise, mais tu l'as dit, c'est ça peut être ça peut-être ne pas être rationnel et tu le disais, il faut tenir du contexte local. Aujourd'hui, ce que n'a pas compris le président, c'est qu'en fait il a oublié de s'adresser au corps intermédiaire et au maire, aux élus locaux qui pèse.

Et quand à Charles de Courson, moi je l'adore, je l'aime Charles de Courson, c'est le plus ancien de l'assemblée. Moi je buvais souvent le café le mardi matin avec parole du gouvernement de Charles de Cours. Oui, mais ce que je veux dire Charles de Cours, vous rendez compte qu' il passait sa vie à l'assemblée même les weekends, c'est une Bible.

Donc je pense que lui, il fait partie des gens qui n'ont pas été reçus à Matignon, l'Élysée. Vous savez moi mon mentorant s'appelé George Frèche. Il faut faire attention de ne pas faire avec les gens, de les mettre dans la haine.

Et aujourd'hui quand vous regardez, je suis désolé mais enfin franchement je vous l'ai déjà dit, il y a des gens à l'assemblée moi que je croisais, je me disais ils vont me sauter dessus. C'est pas l'objetti d'être parlement. Je suis judoca, vous le savez.

Mon ennemi c'est moi. Quand je monte sur un tatami que je prends une branlée, c'est ma faute. Et l'autre est meilleur que moi.

La fois d'après, je serai meilleur que lui. Et tout ça, on l' on l'a oublié en politique. Voilà où on est né aujourd'hui.

On va continuer de commenter l'actualité. On va parler peut-être d'autres sujets comme ces têtes de cochons qui ont été retrouvées devant des mosquées. Un acte abject.

Le parquet de Nanterre euh s'est dessisi au profit du au profit du parquet de Paris et on a à Montrouge également des têtes de cochon qui ont été déposées. C'est un climat quand même très particulier aujourd'hui qui qui qui règne en France. On se retrouve dans un instant après les infos.

Sud Radio, mettez-vous d'accord. Valérie Expert. Sud Radio, parlons vrai.

Sud Radio, le 10h midi. Mettez-vous d'accord. Valérie Expert et on est de retour avec vous dans le studio de Sud Radio.

Je vous rappelle que les débats démarrent désormais à 10h. Les médias à 11h30, on sera avec Mercotte. On va parler pâtisserie, ça va nous faire du bien.

Euh Baptiste Fournier, président fondateur de l'agence de communication Virtu. Éric Revel journaliste, éditorialiste, vous vous retrouve dans le grand matin Sud Radio les mardis et mercredi. Alex d'Armon, journaliste politique.

Vous sur YouTube les Indéci et Patrick Vigal, ancien député Renaissance de l'héros. Il y a évidemment d'autres sujets dans l'actualité mais qui témoignent tout de même la de la violence de cette de cette société. Peut-être Alex avant qu'on parle de ces de ce qui s'est passé ce matin, de ces têtes de cochon retrouvé devant les mosquées, euh vous aviez un coup de gueule euh euh sur la flotti sur la flotti qui parle de Tunis.

Euh euh d'ailleurs, c'est juste j'ai eu quelque chose aussi deux Américaines, je sais pas si vous avez vu qui voulaient aller à Nice, elle disaient Tunis et elles ont été elles ont atterri à Tunis parce que on a pas compris. Mais là, c'est la flotti à Tunis qui va partir pour aller à Gaza, qui cette nuit a euh a été selon ses dire attaqué par un drone. Sauf qu'on se rend compte ce matin que c'est pas un drone, c'est simplement une une un mauvais geste de la part d'un des passagers qui devait fumer quelque chose sur sur le bateau et le gilet a pris feu et ça a explosé.

Voilà. Et donc, ils ont dit qu'ils avaient été attaqués par un drone israélien à Tunis pour les empêcher de de partir. C'est Thomas Porte d'ailleurs qui a qui a relayé cette information, le député LFI.

Je sais pas s'il était à l'assemblée hier et vous avez je vais faire un lien entre tout ça quand même, c'est que Thomas Porte, il est payé par euh par l'État français pour être député français. Euh mais il s'occupe de tout sauf de la France. Voilà.

Et là il est il part pour 2 mois là pour un mois il part euh euh au au large de Gaza pour essayer de rejoindre Gaza pour bloquer le le blocus pour briser le blocus imposé par Israël. On peut parler de ce qui se passe en Israël vraiment on peut en parler longtemps. On peut dire que on n'est pas d'accord ce qui est mon cas.

Euh et j'évolue sur cette question depuis plusieurs semaines avec la politique qui a été menée par les Israéliens, par Benjamin Nottanou et tous les ministres euh et d'extrême droite qui l'accompagne. Mais par contre, moi je trouve qu'il y a une violence inouie envers l'État d'Israël, envers les Israéliens. Encore hier soir, quand vous voyez le match de football entre les l'Italie et les Israéliens, l'entraîneur italien insulter les joueurs israéliens.

Quand vous voyez euh le le collectif de de d'acteurs et de comédiens américains qui décident de boycotter toutes les institutions israéliennes cinématographique, c'est-à-dire qu'on est en train de mettre une nation au banc parce que bah parce que ça fait bien, voilà, parce que ça fait bien de dire qu'on soutient pas et qu'on veut pas être mêlé de près ou de loin à l'État d'Israël. Et les élus, certains élus français européens, on l'a vu la semaine dernière avec Rima Hassan, participent à cette à cette accusation horrible. Et et dans le même temps, je dis ce matin que la Grande-Bretagne dit officiellement que ce n'est pas un génocide qui est commis dans les territoires palestiniens.

Mais tout ça, on en parle pas. On nen parle pas en fait. On mélange tout et les élus français mélangent tout.

Et et je terminerai par ça en disant quand même ce matin, vous avez un député français qui relè une fake news en disant que l'État d'Israël envoie un drone sur une flotti qui doit partir à Gaza que c'est montré que c'est annoncé par les autorités tunisiennes que ce n'est pas le cas mais que ce député ne retire pas cette information et ça c'est un vrai problème. Ouais c'est pas du tout ni pour défendre l'un ni pour défendre l'autre c'est plutôt pour les critiquer. meilleur Habib va faire pareil sur la défense de salle sur sur certains sujets.

Et le problème par rapport à ce que vient de souligner Alex, c'est qu'on est en train d'identariser le débat à tout crin avec des parlementaires par ailleurs à mon avis à qui on reprochera un moment justement de ne pas s'occuper de leur problème, d'être en totale désadéquation avec ce que vivent les Françaises et les Français parce que au demeurant même si le conflit israélo-palestinien et la politique actuelle de Netaniaahou, du gouvernement de Netaniaahu euh pose forcément des problèmes humanitaires et autres. On est, je crois, dans un pays qui a envie d'entendre parler de ses propres problèmes et que à un moment donné, il faudrait qu'on redescende un peu sur terre de ce point de vue parce que dès demain, on va avoir certainement des blocages ici et là et les gens à mon avis ne vont pas aller bloquer à part quelques tartufes vers Porte de Bagnolet sur le conflit soélo-palestinien mais plutôt sur leur pouvoir d'achat, sur leur rapport à leur administration et autres. Non mais oui, moi je suis partagé ce que vous dites et vous êtes un responsable de communication.

J'ai l'impression que pour matcher, il faut cliver. Je Mélenchon, il a clivé, il s'est assis sur ce conflit et vous avez raison, il faut que ça s'arrête de toute façon. Et d'abord le 7 octobre, on aurait dû tout le monde aurait dû le dénoncer parce que ce qui s'est passé, il y a pas de mot et maintenant ça suffit.

Et puis je voudrais dire une chose, moi je sur Montpelier, on a le CRIF euh les gens juifs de France, ils ont peur. Moi j'ai souvenu un jour, j'ai essayé de sauver un gamin qui était en fac de médecine à Paris. Le prénom il s'appelait Cohen.

Ses copains ne voulaient plus qu'il rentre à la fac et je veux dire, on est lâche. Valérie, j'ai raconté ces deux histoires hier qu'on m'a raconté à la rentrée, une enseignante arrive en cours, premier cours, une élève lève la main. Madame, vous êtes juive ?

Parce qu'elle a un nom consonance. Oui. Enfin et une deuxième, c'est sa fille qui est en 5e qui se retrouve à côté d'une jeune fille qui l'avait harcelé d'ailleurs toute l'année dernière parce qu'elle avait des leggins trop moulants et que ça ne se faisait pas.

C'est 6e hein, je vous parle de 6e et qui cette année lui dit "Tu as vu mes cheveux, ils sont bouclés mais ça m'ennuie un peu parce qu'on dirait des cheveux de juif." Je dira gamins qui disent ça quand on voit ce qui s'est passé à Besançon. Euh Raphaeloven qui a qui qui a émis une opinion sur les journalistes Gazaoui euh dans le dans un cadre particulier se fait exclure d'un festival du livre par des élus écologistes et communistes des lit d'opinion par alors elle est revenue sur sa décision mais oui parce que il y a eu d' Ja expert a été un des premiers ou le premier à dire je n'irai pas dans ces convid Kinos a pris le relais, il y a eu pression ce qui fait qu'aujourd'hui mais enfin on a ce conflit qui aujourd'hui occupe tout le monde et on président de la République en premier pardon.

Oui mais vous voyez l'acheté regardez Libération quand notre ami Jean-Lou Mélenchon fait son raout il interdit à aujourd'hui de la meute de venir et moi j'aurais aimé que tous les médias n'y aillent pas. En fait on a perdu cette solidarité. Vous savez quoi ?

Dur ce que je vais dire mais je pense que les Français certains ne s'aiment plus et moi je le vois vous savez j'ai bossé sur les quartiers enfin quand même de quoi on parle en ce moment vous avez dans l'e 2500 taffeurs qui viennent il y a des hectares brûlés teur vous savez les tefur et vous avez des gens qui viennent de faire la fête et le vigiron ne peut pas aller voir sa vigne. Vous avez dans les quartiers que j'ai visité aujourd'hui, les dealers, ils vont acheter les affaires pour la rentrée des gamins et les gens vous disent "Ben, j'ai pas d'argent, c'est eux qui me font fonctionner ma société." Et pendant ce temps, nous on est là à dire "Je veux pas de Rotaillo, je veux pas non mais de quoi on parle ?" Patrique, vous savez le point commun entre ces Français qui s'aiment plus et l'instrumentalisation du conflit à Gaza, c'est un nom, c'est un mot, c'est un acronyme qui tient en trois lettres, c'est LFI.

C'est LF I en fait. En fait, pour des raisons électoralistes, il faut le répéter, euh Mélenchon et d'autres ont instrumentalisé pour avoir pour capter d'ailleurs ce qui est très insultant parce que je vois pas pourquoi tous les musulmans devraient voter les filles parce que et les filles auraient des positions qui freeisent avec l'antisémitisme. Mais en fait le point commun à tout ça, quand vous avez des communautés Gérard Colomb côte à côte qui deviennent face à face, bah les gens ils s'aiment plus.

Patrick, quand vous avez des élèves comme le rappelé Valé Expert qui lèvent la main demandant aux preuve s'il est juif, ben parce que en fait euh quand vous avez des responsables politiques qui ont des discours plus que tendancieux sur la question de l'antisémitisme, pourquoi est-ce que un élève ne se sentirait pas rassériné, encouragé dans cette vision qu'il avait peut-être intérieurement ou qu' dont il avait entendu parler en famille mais qui a pignon sur rue puis que vous avez des députés de la République qui le portent. Donc pardon mais le point commun entre tout ça ça s'appelle LFI. Oui mais Éric il y a le point commun et les filles et de l'autre côté vous êtes quand même le Rassemblement national où leur priorité c'est l'immigration.

Moi j'ai pas de souci. J'échange avec tout à l'heure j'ai échangé avec Johan Gilet qui était sur votre plateau. J'ai défendu avec lui par la corrida.

J'étais à côté de lui ce jour-là ce thème là mais je me suis fait inonder par ma famille PS. Tu pactises avec l'ennemi ? Il a été élu par des gens et moi ce qui m'intéresse c'est que ça fasse changer d'opinion.

Sauf que le vrai débat un problème vous avez 500000 illé qui rentrent tous les problème. Par contre si vous venez avec moi vendange agriculture désolé la restauration. Alors moi, j'ai Thierry Marx que j'adore qui dit il faut des logements et il faut légaliser les sans papiers.

Moi je vous signale que la dénatalité aujourd'hui c'est la première fois en France qui a plus de décès que de naissance. Comment je vais faire et mon entreprise est la vôtre ? Arrêtons mais posons le débat.

L'immigration à quel niveau est-ce qu'elle est économique ? Est-ce quotas il faut des quotas de maœuvre qualifié ? Voilà, je vous réponds quelques mots, enfin il faut plus que quelques mots d'ailleurs, sur ces têtes de cochon découvertes devant six mosquées à Paris en Île-de-France, une enquête évidemment a été a été ouverte mais ça concourt de cette de cette de cette atmosphère et de cette je vais reprendre pardon le titre d'un livre de d'Ivorol, cette guerre civile qui vient.

Peut-être qu'on en est là aujourd'hui. Peut-être les communautés sont voilà c'est c'est un geste évidemment ignoble en scène Saint-Y dans les hautes scènes je crois pour dans le 15e dans le 20e arrondissement de Paris à Montrouge. Oui oui c'est c'est une action concertée.

C'est une action concertée qui est absolument intolérable et ignob et ça montre bien ce que disait Patrick. C'estàd que les gens ne sait même pas qu'ils supportent plus. C'est qui se haïsent c'est qu' se haïsent.

On a monté des communautés les unes contre les autres. C'est ça la réalité. Ouais.

Bon et et on va en payer le prix fort. On va en payer le prix fort hein. Ouais.

Vous savez Valérie, le politique disait diviser pour mieux régner. Hm. Vous le savez, ça a existé pendant longtemps.

Maintenant, c'est comment on fait pour rassembler pour mieux régner ? Ben de vaste programme. Vaste programme.

On va on va poursuivre ce débat avec vous dans dans un tout petit instant sur Sud Radio. Restez avec nous. Sud Radio, mettez-vous d'accord.

Valérie Expert tour avec vous pour le 10h midi à 11h30 désormais les médias on va parler pâtisserie avec Mercotte et Gill Ganszman mais pour l'instant nous continuons évidemment à commenter cette actualité actualité marquée par la découverte ce matin de têtes de cochon devant plusieurs mosquées en région en région parisienne. Indignation évidemment de part et d'autres une enquête a été ouverte. un homme euh vêtu de noir a été repéré par des caméras qui est à l'origine de ce geste.

On on on le saura peut-être et qui a commandité ce geste je disais hors antenne à à Alex d'Armond qu'on se souvient de l'histoire des croix gamées qui avaient été peintes dans le 14e arrondissement de Paris et qui avait été commandité par Moscou. Enfin visiblement c'est ce qui c'est ce qui en était ressorti. Donc attention aussi aux ingérences extérieures, mais il n'en reste pas moins.

Peut-être c'est ce qu'on voulait Baptiste Fournier que cette ambiance est absolument épouvantable en ce moment. Ça vient de très très loin en vérité. Je pense que là les politiques de manière générale ont pas saisi ce qui s'était passé et sans désler le débat.

Non mais au 11 septemb 2001, on était sur la fin de l'histoire en 89 de Fukuyama pensant que le calépitalisme l'avait emporté, que tout allait bien et qu'on allait être dans des sociétés de démocratie capitaliste prospère. Or, à un moment donné, il y a le retour du tragique de l'histoire et euh on est dans un cercle infernal depuis maintenant euh plus de deux décennies euh avec les attentats euh avec euh des conflits euh euh dont on ne pensait pas qu'il pouvait euh retrouver euh pied, c'est-à-dire aussi celui entre l'Ukraine et la Russie sur le continent européen et des débats qui sont exportés comme celui en Israël et en Palestine euh avec des animateurs euh des prophètes de malheur de ces conflits-là. Et ce qui se passe en ce moment sur cette guerre ou ces conflits communautaires, c'est d'identitarisme.

Les politiques s'en servent aussi comme en mettant le bus sur le feu à certains moments. Or, si on n'arrive pas à apaiser le débat sur ces problématiques là, c'est la nation entière qui menace de s'effriter et de se confronter à la fin. Oui, les politiques, pardon, mais écoutors, c'est pas les politiques, c'est la Franceomist qui en a fait un fond de commerce au moment des élections européennes et que dès dès qu'il y a des élections locales et bientôt nationales, bah s'en servira pour pouvoir avoir un programme de campagne.

Oui. Oui. Mais il y a 20 ans c'était et maintenant ça s'appelle le RN, mais il y a 20 ans, c'était le RN qui portait ces ces problématiques là d'identité très fortement dans le débat public.

Et euh quand on va euh on entend des responsables aujourd'hui euh entre guillemets euh de groupes qui sont normalement des groupes euh de gouvernement euh tenir les mêmes thèses. Là on a un problème et je parle pas de cordon sanitaire ou autre. Je pense que le RN est en train de nettoyer les écuries d'OGIAS.

Je vous rappelle qu'il y a 1 an, au moment de la dissolution, on a une centaine de candidats avec là aussi des antisémites de premier rang, des complotistes et autres qui sont qui sont candidats et rennes à ce moment-là. Et donc en fait quand on prend les les deux bords de l'omelette, oui, on a aujourd'hui euh des représentants politiques qui tiennent des postures extrêmes. C'est aux autres de rappel ce qui est la République une et divisible.

Par je me retrouve à défendre le Rassemblement national mais la réalité c'est que il y a un an ces candidats sont sortis par le Rassemblement national et dans le même temps, pardon mais dans le même temps à NFP je viens de dire qu'ils étaient en train de nettoyer les écur ils ont pas fait ce travail. Non, mais on reproche à LI en en 2 ans parce que la le changement de ligne de Jean-Luc Mélenchon se fait au moment des dernières présidentielles c'est en de ou 3 ans. Et encore une fois euh il y a des propos qui sont plus que contam et à mon avis qui étaient très bordeur d'un point de vue judiciaire.

Néanmoins, ce débat, il vient de loin. Cette problématique, elle vient de loin. Quand on a des têtes de cochon ce matin au pied de 5 à 10 mosquées, c'est pas un un problème de polémique politique depuis 6 mois, 12 mois, ça vient de très loin.

Et si on en prend pas la mesure, le pacte national, le contrat social va se déchirer. Ouais. Éric.

Oui, pardon Patrick. En fait, il y a plus de fabrique du commun et c'est vrai que que ce soit Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen, ils ont compris qu'il fallait cliver pour réussir. Et nous, le bloc central, je l'assume, on n'a pas su donner la réponse pour l'instant.

On n'a pas la réponse et malheureusement Valérie et c'est pas que le quotidien, c'est quelle vision de la France. Enfin, de quoi on parle ? Regardez le logement.

Moi, je reviens à la dénatalité. Et j'ai une amie journaliste à vous qui m'a dit "J'ai un gamin, j'ai un petit logement parce que c'est 2000 € pour 45 m² à Paris. J'aimerais faire un deuxième enfant mais j'ai pas les moyens d'acheter." Donc ça veut dire qu'aujourd'hui on doit augmenter le le SMIC.

On doit pas travailler plus, travailler mieux. Enfin, on devrait travailler sur ça et en fait pour l'instant on n'a pas eu la réponse le bloc central dont on fait prospérer Jean-Luc Mélenchon en disant les quartiers populaires, regardez, il vous maltraitent, il se sert du conflit de Gaza parce que à 400000 voix près, il est au deuxème tour et Marine Le Pen, elle a intérêt une dissolution parce que peut-être que si elle était première ministre, elle pourrait se présenter en 2027 dont tout est tronqué en fait. Mais malheureusement, c'est des stratégies politiques, il faut faire avec.

Ouais. Enfin, s'il y a une dissolution, elle a dit clairement qu' a préféré l'avenir du pays à son avenir politique puisqu'elle pourrait pas se représenter comme député. Elle pourre premier ministre.

Oui. Non mais d'accord. Mais elle est nommée, elle est pas élu.

Mais pardonnez-moi Patrick, je trouve quand même je trouve quand même que euh autant bon sur le Lfi, je je suis tout à fait d'accord avec vous, autant justement le RN, il cherche depuis des années à se normaliser, pas à cliver, pas à cliver justement, à se normaliser. Donc il me semble que c'est le chemin inverse. Maintenant, on peut partager un point de vue, même si vous êtes issu politiquement de cette famille là, c'est que pardonnez-moi, mais en même temps mise en place par le roi de la startup nation, le Mozart de la finance, ça a été un fiasco politique puisque précisément ça a servi à mettre en place le tripartisme qui rend aujourd'hui le pays ingouvernable.

C'est quand même ça le résultat du en même temps. Moi je préférais, voyez, presque l'affrontement classique gauche républicaine. Mais oui, aujourd'hui bah c'est ça le résultat du Heureusement qu'on l'a pas appelé le mozzard de la politique.

Est-ce que vous pensez qu'on peut revenir en arrière et avoir une gauche, une droite très franchement ? Écoutez moi, c'est c'est ce que je vous disais tout à l'heure, s'il y a une dissolution immédiate comme les Français ont la mémoire courte mais pas très courte, est-ce qu'ils vont pas lessiver le bloc auquel vous apparteniez ? C'est lessiver le bloc central et se retrouver avec deux gros blocs.

Alors qui qui maîtriserait la gauche ? Est-ce que c'est lesfill, le PS, les écolos, j'en sais rien. À droite pareil.

Mais je peux pas imaginer si vous voulez que une partie des LR parte avec le RN qu'une partie des des LR sociaux bah le PS mais dissolution. Est-ce que le PS refait un accord avec dis que non oui. Moi je pense que oui.

Alors là écoutez je prends date maintenant la commenter. Si demain il y a 10 solutions, vous aurez une gauche plurielle qui prendra ses responsabilités PSV et qui se présentera sous cette banère et cette étiquette qui sera devant. Mais attendez Marine Tolier, elle a dit qu'au et hier soir Marine Tondelier sur BFM a mis un carton à Clémence Gué. dans ce sensl et donc vous aurez parce que il y a aussi des enjeux municip enjeux mais il y a des enjeux municipaux qui font que PSPC pour garder notamment les grandes métropoles a besoin de cet accord là et ils le feront législative et ils vont se détacher.

Moi j'ai trouvé le candidat idéal c'est l'ancien patron de Nestley Laurent Frex donc qui a été viré. Mais alors figurez-vous, on en on a appris ce matin, on a je vais mettre un conditionnel qu'en fait c'est son autre maîtresse qui l'aurait dénoncé même salaré chez qui était elle-même salarié chez Nesle parce que vous savez qu'il a été viré pour avoir eu une relation amoureuse avec une de ses enfin une de ses collaborates employé avec un lien de subordination et avec un lien de subordination, je cherchais le mot et donc Laurent Frex aurait été surpris à l'hôtel par son autre maîtresse et c'est elle qui l'aurait dénoncé auprès de la direction. C'était une bonne chose.

C'était pas dans les bureaux. Alors Valérie, il a écouté Emmanuel Macron qui a dit rémement démographique. Voilà, c'est ça doit être ça.

Bon, vous me m'excuserez à terminer sur cette note humoristique pour nous mais pas pour lui bien évidemment. On se retrouve dans un instant avec Mercotte pour parler pâtisserie. Ça va ça va nous apaiser un petit peu.

À tout de suite. Merci à tous les Sud Radio. Soud Radio.

Parlons vrai. Parlons vrai. Sud radio.

Vote de confiance / Bayrou / Mosquées — François Bayrou · Pourquijevote