Filières économiques d'avenir : audition de Business France
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Chers collègues, avant de débuter notre audition, je souhaite vous faire part de deux informations importantes. La première concerne l'arrivée du nouvel administrateur au sein du secrétariat de la délégation. C'est avec plaisir que nous accueillons Benoît Ponce, jeune administrateur qui arrive du dernier concours et qui remplacera Thierry Aron qui comme vous le savez a pris la succession de Dina des Jarn.
Donc soyez le bienvenu monsieur Pense. La seconde information dont je voulais vous faire part est le souhait de notre collègue Lana Tuan de se retirer du rapport sur les filières économiques d'avenir. Malheureusement, ces nombreux engagements ne lui permettent pas de participer pleinement à nos travaux.
Et si vous n'y voyez pas d'objection, je vous propose d'en prendre acte. J'en viens à présent à notre ordre du jour dans le cadre de notre rapport sur les filières économiques d'avenir dans les autres Mires. Nous poursuivons nos travaux ce matin avec une audition sur leur stratégie d'exportation et sur l'attractivité de ces territoires pour les investisseurs étrangers.
Nous avons le plaisir d'accueillir monsieur Johann Rau, directeur du réseau Outre de Business France. Au cours de nos précédentes auditions qui ont visé à identifier les filières à fort potentiel de développement, les questions du soutien à l'export, de la compétitivité dans l'environnement régional et des difficultés structurelles ont été évoquées. Cela concerne des domaines très larges, aussi bien l'agriculture que la recherche et développement relative aux cosmétiques ou les centres de données pour ne citer que ces exemples.
La résolution des difficultés ultramarines dans le commerce international est cruciale pour l'avenir de ces filières et leur structuration. Ce qui est identifié comme des contraintes peut également constituer des atouts à l'exportation. La lourdeur de certaines normes peut aussi être une manière de positionner les produits français d'outre mer sur des marchés haut de gamme en proposant des produits de grande qualité.
Néanmoins, la question de la simplification et de la facilitation des démarches doit également être évoqué pour que notre rapport fasse des propositions précises d'évolution normative ou organisationnelle. Cette audition doit donc nous éclairer sur plusieurs points. Tout d'abord, comment définissez-vous les filières d'avenir et à partir de quel critères ?
Avez-vous réalisé une estimation de leur potentiel de croissance, en particulier à l'export ? Partagez-vous une stratégie économique avec les territoires pour porter et soutenir des filières identifiées comme prioritaires ou les plus prometteus. Ensuite, quel est le statut chiffré des actions de business France en outre mer ?
En particulier, quel bilan tirez-vous de l'intégration complète du bassin pacifique dans votre réseau ? Business France a-t-il un accompagnement particulier pour ces filières ? Enfin, nos travaux ont une intention particulière à l'enjeu de l'intégration régionale.
Comment Business France le prend-t-il en compte ? Avez-vous des exemples de filières ayant récemment connu des succès significatifs à l'export ? Nous vous proposons de commencer par un bref propoliminaire de 5 à 10 minutes maximum, puis nos rapporteurs prendront la parole pour vous interroger plus précisément ainsi que nos autres collègues présents ou en visconférence.
Donc je vous remercie. par avance de limiter votre temps de parole pour laisser la place aux échanges. Ça sera mieux comme ça.
Merci madame la présidente, mesdames, messieurs les sénateurs, merci de de nous recevoir. En proposiminaire, je vais replacer un petit peu déjà Business France dans le cadre des différents partenariats que nous pouvons entretenir sur les outresem. Alors déjà Business France, comme vous le savez, on est un opérateur de l'État, plus précisément un EPIC placé sous la tutelle notamment de Bercy et des affaires étrangères avec une triple mission, une mission d'accompagnement des entreprises dans leur développement à l'international, une mission de d'attractivité pour aller identifier des investisseurs étrangers, les accompagner dans leur investissement sur le territoire français [grognement] et la mission du veille de développement de cet outil de ressources humaines et de projection des jeunes talents français à l'étranger qui est le VIE. [grognement] Pour faire ça dans les outresem, nous sommes en lien à travers différentes alliances.
Alors sur le volet export, l'alliance s'appelle la Team France Export. La Team France Export réunit dans chacun des territoires la collectivité [raclement de gorge] bien entendu qui agit comme pilote de cette équipe et autour de la collectivité nous allons retrouver notamment la chambre de commerce et d'industrie. Ce sont dans les CCI que la plupart de nos conseillers dit Team France Export opère.
Euh autour de la CCI, nous allons aussi retrouver euh BPI France euh qui va apporter euh des solutions en matière de de financement [grognement] et puis bien entendu euh Business France, même si nous sommes pas directement présents euh dans les territoires, nous apportons euh notre réseau et notre connaissance des marchés. sur la dimension attractivité. Nous allons travailler là aussi forcément en lien avec les collectivités et l'État dans les territoires, mais aussi avec les agences régionales de développement des différentes collectivités quand elles existent.
Euh bien entendu, là encore notre action en outre ne serait pas possible sans la le partenariat historique que nous entretenons maintenant depuis 18 ans avec le ministère des outremères. Ce partenariat permet de soutenir les différentes entreprises qui souhaitent partir à l'export en s'appuyant sur nos services. Il permet une prise en charge de 25 à 75 % des prestations que nous proposons aux entreprises.
Ce partenariat est aussi ouvert à la dimension invest. Donc chaque agence régionale de développement euh ou directement une collectivité qui souhaite pouvoir se positionner sur un événement lié à l'attractivité ou euh être accompagné en terme de conseil peut également bénéficier du soutien de cette convention avec une prise en charge à 50 %. Donc je voulais vraiment préciser que nous travaillons vraiment en coordination globale avec l'ensemble de ces acteurs et que seul nous ne pourrions pas tenir cette mission.
Elle révèle elle repose vraiment sur l'action des partenaires locaux. Voilà qui qui nous offre un positionnement sur les territoires. [grognement] Bien entendu, de notre côté, nous agissons aussi en coordination à travers bah notamment mes fonctions.
J'ai je suis épaulé par une petite équipe du avec une alternante et un collaborateur direct qui lui est basé à la Réunion pour l'action sur l'ensemble de l'Indo-Pacifique. Donc on est vraiment une équipe limitée en coordination et en soutien. Mais malgré tout euh on peut dire que les que le les résultats sont au rendez-vous puisqu'on voit que cette team France Export depuis qu'elle a été mise en place est un véritable catalyseur. [grognement] Euh on a près de 60 % des entreprises que nous avons accompagné qui n'exportaient pas avant la mise en place de cette Team France Export.
Euh une étude récente euh menée par Ipsos BVA euh nous montre aussi que cet accompagnement euh s'est traduit par des créations d'emploi. Euh les projections nous donnent un chiffre d'environ euh 700 emplois euh créés euh sur l'année 2025 avec des ambitions de de création aussi sur 2026. Les 700 étant un chiffre un chiffre global.
Euh nous avons accompagné 184 entreprises sur des actions de projection, 250 au global si on intègre la préparation qui est plutôt du ressort des chambres de commerce en en local. Euh on a un tissu d'entreprise comme vous le savez de TPE, PME, c'est quasiment 100 % des entreprises que que nous accompagnons. Si je mets de côté le le VIE, peut-être qu'on reviendra sur ce sujet plus tard.
Euh et euh elle nous indique aussi une progression en terme de chiffre d'affaires. Si on prend la totalité des entreprises accompagnées, on arrive à un chiffre d'à peu près 2 millions d'euros de chiffre d'affaires générés à l'export, soit à peu près 9 à 10000 € par entreprise accompagnée. Là encore, ce sont des chiffres extraits d'une étude récente BVA IPSOS.
Ce qu'on peut retenir aussi quand même, c'est que on a un chiffre intéressant aussi qui ressort, c'est que 87 % de ces entreprise envisage une activité internationale en hausse sur l'année 2026 et les et les années suivantes. Enfin, l'export représente aujourd'hui à peu près 15 % du chiffre d'affaires de ces entreprises. Quand on parle export dans cette étude, on parle vraiment export au sens strict du terme, donc qui n'inclu pas les échanges vers l'hexagone ou entre territoires ultramarins.
S'agissant des filières accompagnées, au niveau national, bien entendu, Business France s'oriente vers les filières déterminées par le plan France 2030. Euh et on va retrouver en outreem aussi cette tendance même si de manière plus précise vont ressortir dans les entreprises accompagnées toutes les entreprises de services que ça soit autour du numérique, autour du bâti tropical, de ce qu'on va appeler les clintech. On a aussi de plus en plus d'entreprises du domaine des industries créatives et culturelles.
On va retrouver aussi des entreprises qui soit qui développent des solutions ou des produits autour de la valorisation des de la fleur endémique des territoires. Donc on on voit on voit bien qu'il y a pas mal de secteurs qui sont quand même plutôt des services. Vous le savez, on a déjà on avait déjà eu l'occasion d'en parler lors de d'une audition précédente.
La principale difficulté reste la logistique et c'est pour ça qu'on retrouve nous quasiment 75 % des entreprises accompagnées qui appartiennent au domaine des services. Et c'est vraiment là-dessus que l'on voit aujourd'hui une croissance assez forte. Vous aviez posé une question sur le Pacifique.
Je sais pas si je j'y réponds tout de suite. Allons-y. Donc sur le Pacifique, nous avons effectivement mis en place une des Team France Export, alors qu'on va appeler Team Polynésie Export dans un cas ou Team France Export Nouvelle-Calédonie dans l'autre depuis 2 ans et demi 3 ans maintenant de manière corrélée avec l'entrée dans la convention ministère des outresemes de l'éligibilité de ces de ces territoires et on a un niveau aujourd'hui d'activité sur ces territoires qui est très satisfait. faisant euh même en Nouvelle-Calédonie, je dirais même surtout en Nouvelle-Calédonie où la finalement la crise a amené de nombreuses entreprises à se tourner vers le guichet de la Team France Export en Nouvelle-Calédonie qui est encore est la CCI Nouvelle-Calédonie et on a enregistré de nombreuses demandes d'entreprises qui devaient finalement qui n'ont pas d'autre choix aujourd'hui que d'aller voir en dehors du territoire pour aller chercher de la croissance Et en nous en Polynésie, on a aussi un niveau d'activité assez intéressant.
Alors, on est en Polynésie finalement sur une approche assez différente du reste des territoires parce queen Polynésie aujourd'hui, on parle plus exportation de produits que de services. Euh, ils ont la chance d'être à côté de de marché assez mature et de jouir d'une image luxe et paradisiaque qui permet aujourd'hui de positionner finalement des produits polynésiens, notamment au Japon euh qui est un marché qui qui qui adore la Polynésie. Euh et on a mené plusieurs actions sur le Japon, des actions qui se sont concrétisées très rapidement.
Euh des entreprises qui ont rapidement enregistré des premières commandes, ce qui est assez rare puisque à l'export et notamment dans les services, on est plutôt sur des des euh des temps longs de 2 à 3 ans avant d'enregistrer les premiers résultats. Et là, on a eu des résultats assez rapides sur le Japon. La Corée du Sud est un autre marché intéressant aussi pour la Polynésie. l'Amérique du Nord sur la côte ouest aussi, on a des actions qui se qui se mettent en place et puis les liens se se resserrent aussi avec la Nouvelle-Zélande et l'Australie.
Voilà, donc ils sont plus sur une action produit et finalement marché mature. Alors que la Nouvelle-Calédonie est plutôt sur une exportation de services et de compétences sur des marchés extrêmement proches euh comme la Papoisie, Nouvelle- Guinée, euh le Vanatou ou les Fidji par exemple. Merci.
Je vais laisser la parole nos rapporteur. Merci beaucoup madame la présidente. Merci de cette présentation.
à ce stade peut-être quatre petites questions. Euh la première, c'est votre action couvre-t-elle tous les territoires d'outremè et sinon lesquels ne sont pas couverts y compris d'ailleurs par cette convention avec le ministère des Outremè. Euh la deuxème question euh c'est sur France 2030 export mais vous en avez parlé un peu quelle est la part dans l'ensemble euh pour qu'on ait pourcentage qui correspond effectivement à l'engagement total de de Business France.
La troisème question c'est plus sur les investissements étrangers dans les territoires ultramarins. Vous avez parlé export cette fois c'est est-ce qu'on a des investiss des investisseurs ? parce qu'il y a il y a des projets qui sont portés voit d'être concrétisés ou pas.
Euh et sil y en a pas beaucoup ou s'il y en a pas, quels sont pour vous les les raisons ? Euh la troisème question est plus sur la dynamique de territoire. Si on comprend bien votre présentation, la Team France Export vient en appui d'une dynamique de territoire portée par les collectivités euh par la puissance publique locale avec l'aide des chambres et de d'autres outils BPI qu'on a notamment aussi auditionné.
Quels sont pour vous en dehors des deux territoires du Pacifique dont vous venez de parler effectivement de dynamique et il y a des questions à se poser aussi par rapport sans doute à la dynamique liée au statut de chaque territoire et aux responsabilités de chacun et et donc quels sont les autres territoires dynamiques ? Quels sont ceux qui pour l'instant pour vous sont encore en structuration de stratégie non pas de stratégie obligatoire et de beaux schémas qu'on met dans des tiroirs mais qui sont mis en action et qui provoquent un certain nombre de résultats. On a des jeunes dans les territoires d'outre mer qui sont de plus en plus formés euh qui reviennent pas toujours parce que justement un problème d'attractivité, c'est pour nous aussi important de savoir euh sentez-vous une nouvelle génération qui arrive et qui s'ouvre euh ou qui cherche à faire autrement que le le marché local qui qui peut suffire à un certain nombre d'entreprises sur nos sur nos territoires ? la dernière question sur les dynamiques de de territoire en œuvre.
Alors pour répondre à votre première question sur la couverture, alors la couverture elle est aujourd'hui direct. On a des conventions signées sur les cinq dromes et les deux principales collectivités du Pacifique. S'agissant des autres territoires, on a des relais et on a la capacité de de pouvoir traiter si nous sommes sollicités.
Euh je vais prendre le cas le cas récent de Walis et Futuna qui nous a sollicité euh bon l'accompagnement de l'entreprise qui nous sollicite va être réalisé par le conseiller la conseillère qui est en Nouvelle-Calédonie. Voilà c'est le le schéma qui a été qui a été trouvé puisque il n'y a pas matière à positionner pour la chambre de commerce interprofessionnelle. je crois que c'est son nom métier artisanat pardon à Wallis euh de positionner un conseiller spécifique sur le l'accompagnement à l'export.
Donc l'idée est plutôt de travailler dans une logique de bassin et s'appuyer sur les compétences déjà existantes. On va voir le même schéma pour Saint-Martin et Saint-Bartelémi euh et pour Saint-Pierre et Miclon. Là aussi, nous avons un partenariat avec la Cassima qui nous sollicite si un porteur de projet émet un besoin particulier.
S'agissant de Saint-Pierre et Miclon, on aura plutôt tendance à le traiter en direct puisque la logique avec les Antiguyanes est un peu plus limitée. Voilà. Euh je pense que j'ai fait le tour des territoires sur en répondant à cette question.
Euh peut-être une spéci Mayotte quand même, monsieur le sénateur. Euh à Mayotte, la CCIM n'est pas n'a pas de de ressources en terme de conseillers internationaux. C'est donc à travers l'ADIîme que nous sommes représentés [raclement de gorge] et d'ailleurs sur les deux activités aussi bien export qu'invest.
Vous aviez posé la question France 2030. Alors, nous gérons le programme France 2030 export. France 2030 export, c'est 1000 entreprises sélectionnées au niveau national euh jusqu'à 1000 entreprises qu' nous sommes toujours dans la dans la sélection doit être à peu près à 900 dans et déjà aujourd'hui euh qui peuvent bénéficier d'un soutien jusqu'à 50 % d'une enveloppe de 100000 € pour leur plan d'action à l'export.
Nous avons aujourd'hui 18 entreprises ultramarines qui sont qui ont intégré ce programme. Petite spécificité, c'est qu'on a la possibilité de pouvoir cumuler cette aide France 2030 export avec l'aide du ministère des Outremères. Euh donc pour ces 18 entreprises, elles peuvent voir assez grand avec des plans d'action euh assez intéressants.
C'est des plans d'action sur 30 mois qui sont qui sont réalisés. et elle peut donc bénéficier d'abord de cette prise en charge à 50 % sur la ligne France 2030 export et sur le reste à charge, nous pouvons appliquer la convention ministère des outremères. [grognement] Voilà, nous sommes à 18, ça pourrait encore augmenter en fonction euh des différents appels à projet sur les territoires.
Euh voilà, dès qu'il y a un nouvel appel à projet, une nouvelle labellisation euh France 2030 sur les territoires, bien entendu, tout de suite nous regardons si cette entreprise peut avoir des véléités à l'export pour lui proposer d'intégrer France 2030. sur le sujet de l'attractivité et de l'investissement. Euh on a euh pour vous donner quelques chiffres également, il y a six projets qui ont été accompagnés euh sur les sur les deux dernières années qui ont abouti en Outre mer dont un projet important qui a fait l'objet d'ailleurs d'une annonce et c'est la première fois euh dans le cadre de Tes France il y a une dizaine de jours.
C'était le projet de PLD Space en Guyane sur la base de de courou avec un projet à 35 millions d'euros identifié. Euh nous avons aussi renforcé euh la sensibilisation de l'ensemble des équipes euh investes euh visoconférences pour leur donner un peu des informations sur les territoires pour qu'ils aient le réflexe quand ils rencontrent une entreprise étrangère, un groupe étranger qui a leur volonté d'investir sur le territoire français. se dire que dans certains secteurs spécifiques, il pourrait être intéressant aussi d'ouvrir un petit peu l'horizon de ces acteurs étrangers pour qu'il puisse s'intéresser à nos territoires.
Euh cette année, on a eu du coup une cinquantaine une petite cinquantaine de projets qui ont été fléchés également vers les territoires d'outreemer. C'était pas forcément des projets spécifiques au territoire ultramarin mais qui pouvaient concerner et sur lesquels nous proposions à nos partenaires, donc cette fois-ci les agences régionales de développement dans les territoires, éventuellement se positionner. Donc on a une accélération quand même sur ça qui est assez notable, ce qui est intéressant.
Nos territoires sont attractifs. La difficulté aujourd'hui, c'est que nous manquons de lisibilité sur les stratégies que souhaitent développer les différentes collectivités. Et sans stratégie, nous ne pouvons pas aller identifier les bons acteurs potentiels.
C'est la difficulté principale que nous rencontrons aujourd'hui. Il y a des difficultés aussi qui remontent du terrain quand un acteur étranger a la volonté d'y aller, de prospecter. Sa prise en main n'est pas encore forcément complètement optimale.
Ça va dépendre là encore des territoires et des ressources qui sont affectées à cette mission d'accompagnement au sein des agences régionale de développement. Euh on a plusieurs cas de figure. Parfois on s'est retrouvé avec des opérateurs étrangers quasiment livrés à eux-mêmes.
Euh j'ai le sentiment là aussi qu'on est plutôt dans une une amélioration. Euh des exemples récents là notamment en Martinique, on a eu un opérateur étranger qui a été accompagné de A à Z. C'est une première, donc on est très satisfait euh de de cette évolution.
Euh mais il y a encore beaucoup de de chemin voilà avant de de pouvoir optimiser ce parcours investisseur et ça c'est vraiment crucial. Ça nécessite aussi une excellente coordination en local entre les différents services de l'État, les opérateurs de l'État, la collectivité, l'agence régionale. Euh voilà.
Et ça nous ne sommes pas en capacité depuis Paris de pouvoir intervenir sur ce sujet-là. Voilà, on apporte des conseils, on essaie de coordonner un maximum mais nous n'avons pas vocation à nous substituer aux collectivités. Peut-être une petite question complémentaire sur l'en développement, enfin les agences régionales de développement, leur statut en règle générale, c'est quelle forme dans les dans les régions ?
Est-ce qu'il y a des formes plus dynamiques que d'autres ? Il y a différentes formes. Euh je ne pourrais pas vous dire qu'une forme ou une autre rend l'agence plus dynamique.
Elle est territoriale ouf les ce sont des agences toujours on travaille qu'avec les agences territoriales. Euh on commence à avoir quelques sollicitations de PCI, d'AGLO et cetera, mais là encore dans une logique de respect du schéma territorial, notre interlocuteur est l'agence régionale de développement et si une aglo nous sollicite, nous ferons aussi le lien avec l'agence régionale de développement. Très bien.
Et on a bien noté les conseils de coordination. Ça veut dire que ça doit pas être si bien coordonné que ça. Merci. sur les peut-être les toujours sur ce sujet attractivité sur la cinquantaine petite cinquantaine là de de projets identifiés en terme de de secteur c'est pas inintéressant on va retrouver des projets dans l'économie bleue des projets des projets dans l'énergie des projets dans la gestion des déchets dans le numérique bien entendu le spatial également et pas que pour la Guyane.
On peut avoir des logiques spatiales et communication par exemple qui peuvent intéresser des opérateurs sur d'autres territoires. On a un sujet en ce moment côté réunion qui pourrait émerger dans ce dans ce domaine. Justement, ça me fait penser à une autre question parce qu'on a eu ce débat ici et et on l'a eu euh avec euh un certain nombre de structures, c'est euh euh la souveraineté française euh affirmée sur l'ensemble de ces bassins par la présence euh de territoire et de collectivité euh d'outre mer.
Euh pour moi, une souveraineté, c'est effectivement euh l'État qui euh assume un certain nombre de responsabilités sur ces sur ces territoires et sur leur environnement. Est-ce que pour vous euh et et quand j'entends ça, j'entends port, aéroport, câble numérique, les outils indispensables d'une souveraineté, protection en mer et cetera et cetera. Euh est-ce que pour vous c'est un élément euh de vos réflexions qui permet à côté de développer plus facilement ou pas euh des activités économiques privées ?
Euh est-ce que c'est un un développement de base qui est acquis dans la plupart des territoires ou est-ce que non quand vous parlez effectivement de spatial, de numérique, d'industrie culturelle, ça ça nécessite un un un minimum. Vous avez parlé de logistique, mais au-delà de la logistique, ça ça ça ça ça nécessite des outils de base euh des investissements structurels qui sont souvent ou qui devraient peut-être être de la compétence de l'État ou relevé de l'État. Dans ces cas-là, vous avez quelle observation ou est-ce que vous n'avez pas fait ce lien ? pas d'observation particulière si ce n'est que nous regardons toujours de près quand il y a des investissements ou des développements autour notamment du portuaire parce que c'est souvent significatif aussi d'extension de terrain et nous notre volonté aussi c'est que dans chacun des territoires, il puisse y avoir des sites clés en main euh pour justement simplifier la venue d'opérateurs qui soient étrangers ou d'ailleurs nationaux hein. on parle d'opérateur étranger, mais euh l'investissement extérieur, quel qu'il soit peut être intéressant.
Sur cette notion d'investissement extérieur, je voudrais quand même rajouter aussi un petit point. Euh je pense que euh nous avons aussi toujours un peu un travail de sensibilisation euh de l'écosystème local euh que ça soit euh les privés ou euh des élus locaux euh puisque euh cette question de l'attractivité de l'investissement extérieur n'est pas toujours forcément bien appréhendée. Souvent, on voit une crainte d'une déferlante extérieure qui va remettre un peu en cause l'ensemble des de des schémas installés sur le sur le territoire.
Or, nous nous travaillons vraiment et c'est pour ça que c'est très important qu'on ait des stratégies définies sur essayer de d'identifier des acteurs pour remplir les trous dans la raquette. On n'est pas là pour faire venir et déstabil venir des concurrents majeurs et déstabiliser des des environnements. On est là à l'écoute pour essayer effectivement de venir compléter la chaîne de valeur.
C'est en ça aussi que c'est important d'avoir cette cette vision précise dans les territoires. Merci Tani Mohamed Swali. Merci madame après Mario.
Merci madame la présidente et merci monsieur le directeur pour vos précisions. Euh mes questions vont vont revenir sur en partir sur ce que vous avez dit. C'est pour c'est pour approfondir.
Vous avez donné un certain nombre de de chiffres euh mais ramené par exemple au national euh montre quand même la faiblesse euh des entreprises ultramarines à à l'export. Euh il elle demeure sous-représentée à l'export et et du coup quel dispositif d'abord quel blocage voyez-vous par rapport à cela ? vous en avez cité un certain nombre euh une stratégie pas forcément visible, pas forcément lisible, euh un manque d'accompagnement ou un accompagnement insuffisant puis un problème de coordination euh localement.
Et et vous à Business France, est-ce que vous avez mis en place, est-ce que vous songez à mettre en place euh un dispositif spécifique justement euh pour répondre à cela, pour euh accompagner nos entreprises ultramarines euh à l'international avec toutes les limites que que cela que cela suppose. et pourrait penser à davantage d'accompagnement. Encore, faudrait-il qu'il y ait une une demande puisque vous vous vous savez euh euh où où il faut où il faut actionner pour améliorer euh améliorer les choses.
Euh euh de 2è question, euh comment Business France euh en tant-elle valoriser les atouts géostratégiques des outremères dans leurs bassins régionaux spécifiques ? Ça rejoint un petit peu la question d'Anque. J'ajoute à ce qu'elle a dit le le volet euh espace sécurisé euh enre mer.
Euh notamment si on se met à comparer par rapport au voisinage, nous avons la législation française voire européenne qui s'applique. Donc pour faire des affaires, voilà un espace sécurisé. Est-ce que c'est pour vous des atouts un atout qui qu'on peut vendre aux investisseurs étrangers pour venir dans dans nos territoires d'autre mer ?
Je pense que oui, sinon je n'aurais pas posé la question, mais est-ce que vous vous pourriez développer ? Hier, nous avions nous auditionnions la ministre des outremères dans un autre cadre, une mission d'enquête parlementaire qui nous a annoncé choose outre. H euh on sait que euh pour que ce genre d'opération puisse fonctionner comme euh dans l'hexagone, il faut un certain nombre de conditions euh pour que cette véléité, pour que cette projection puisse fonctionner à Notre Mè.
Quel quels sont selon vous les les conditions spécifiques dans les territoires d'Autre qu'il faudrait réunir pour se faire ? Merci. Merci pour votre question.
Sur le premier point, Business France a déjà beaucoup œuvré pour essayer de d'accompagner le le développement à l'international des des entreprises ultramarines puisque l'objectif initial qui nous avait été fixé, c'était la création d'une Team France export au moment où la Team France Export au niveau national s'est déployé. Euh bien entendu, c'était euh au niveau de la Réunion euh que cette Team France Export allait être déployée et finalement on a réussi à déployer des Team France Export jusque dans le Pacifique euh qui ont été un vrai catalyseur. Je vous disais tout à l'heure que euh on avait 60 a quasiment 60 % des entreprises accompagnées qui n'exportaient pas avant.
Donc le fait de mettre en place et de participer à la mise en place de de ce réseau, encore une fois pas tout seul parce que sans les moyens de nos partenaires, nous ne pourrions pas y arriver. Mais en tout cas, je pense que nous avons impulsé cette dynamique. J'aimerais de tout mon cœur pouvoir aller plus loin avec des moyens supplémentaires.
Malheureusement, vous savez aujourd'hui que les le budget de Business France est contraint et que nous n'avons pas la capacité d'embaucher ni même de mettre de moyens supplémentaires. Sur votre autre question par rapport à la mise en avant des atouts territoriaux, nous allons travailler enfin nous sommes en train de de d'élaborer un plan de communication dans un premier temps assez large couvrant l'ensemble des territoires pour mettre en avant justement quelques points clés qui permettraient un peu de susciter l'intérêt de de l'extérieur sur l'investissement enrem. puisqueffectivement c'est rarement dans le dans le scope de l'investisseur classique et bien entendu un des arguments, c'est le côté bout d'Europe dans au sein du bassin indien ou Caraïbe ou Atlantique qui effectivement amène cette sécurisation.
Euh c'est le côté infrastructure aussi puisque on est quandme on a quand même des infrastructures de haut niveau européen euh sur l'ensemble de ces bassins. C'est aussi des compétences. Euh ce sont des des zones économiques exclusives importantes.
Donc il y a toute une série comme ça d'arguments un peu générique euh et globaux à l'ensemble des outremères qu'on va pouvoir mettre en avant dans un premier temps. Euh l'idée est ensuite de pouvoir décliner par territoire avec ceux qui le souhaiteront cette campagne de manière un peu plus spécifique. Néanmoins, encore une fois, en parallèle, le travail de stratégie par territoire doit être mené puisque si on communique largement et que derrière l'investisseur étranger potentiel se manifeste et que nous ne sommes pas en capacité de l'accompagner correctement, nous aurons dépensé de l'argent pour rien dans cette campagne sur les stratégies de bassin.
Euh bien entendu, nous l'avons en tête, on on essaie toujours de travailler dans une optique France de l'océan Indien, France de l'Atlantique ou du du Pacifique. On veut toujours qu' ait effectivement quand on monte des missions qu'elle soit partagée par l'ensemble justement pour mettre en avant cette force française sur l'ensemble des bassins. Je sais pas si ça répond.
Vous avez une question réglementaire aussi peut-être. Non. Bah les blocages aujourd'hui alors ils sont de deux niveaux.
Si au niveau export le blocage, j'ai j'ai l'occasion de le dire, le principal c'est la logistique quand on parle de produits. Non pas qu'il y ait pas de ligne, il y a des lignes maritimes sur les voies principales, mais nos entreprises étant de petits opérateurs en capacité de vendre des petits volumes, elle ne trouve pas forcément de solution de groupage. Ce qui fait que quand on doit exporter, je sais pas moi, euh quelques pots de de hachard ou je sais pas si c'est pas le bon exemple, une petite palette, mais on est obligé de payer le container complet quand on veut faire faire des exportations zone.
C'est ce qui pose problème. coût dans la mesure où on a déjà des produits compte tenu des coûts de production qui arrivent à des des prix élevés sur les marchés, quand on rajoute un transport hors de prix, on est même sur des produits très qualitatifs, on va pas être compétitif dans la zone. Ça peut ça veut pas dire qu'ailleurs on peut pas l'être parce que sur des des marchés matures, on parlait tout à l'heure du Japon sur le cas de la Polynésie, il peut y avoir [grognement] un pouvoir d'achat important, une envie d'exotisme et on est prêt à payer pour du premium, de la qualité.
Donc ce côté prix est pas toujours la le la principale problématique, mais c'est pour ça qu'il faut bien viser les marchés et le côté régional sur du produit, ben c'est toujours aujourd'hui assez assez problématique. et et les normes dans l'autre sens. Par contre, bah finalement le fait d'être européen, c'est une barrière en soi pour les producteurs des pays voisins puisqu'ils ont des difficultés à pouvoir rentrer sur ce marché.
Euh néanmoins, si je prends le cas de de Mayotte avec le sujet Kenya que vous vous connaissez bien, euh il y a des opérateurs kény aujourd'hui qui exportent en Europe. Euh ils savent exporter en Europe. Euh la question est de savoir c'est pourquoi ils ne se sont pas intéressés aujourd'hui au marché Maoré.
Alors il commence hein. Voilà. Exactement.
C'est ça. Il ne vous connaissez pas. Donc aujourd'hui, on est en train de travailler avec certains opérateurs pour [rires] pour qu'ils puissent exporter leur leurs produits à Mayotte.
Néanmoins, je sais pas si vous avez pu auditionner les douanes, mais on a une difficulté aussi, c'est qu'il faut à l'entrée sur le territoire euh un contrôle et pour ça, il faut des moyens et des structures. Et c'est ce qui peut empêcher aussi ce type d'entreprise de pas travailler directement sur nos marchés. [grognement] Il y a un travail qui est fait là qui va être fait aussi avec la Colombie pour le marché antillet puisque aujourd'hui il y a une ligne directe avec la Colombie.
Donc on va regarder ce qui est possible de faire pour faire venir des des produits colombiens sur le marché antillet. Même si euh ce sujet finalement de l'import n'est pas dans la mission première de Business France. Euh néanmoins, on s'y intéresse notamment euh euh suite euh on s'y intéressait fortement suite à Chido sur sollicitation notamment euh de vous-même, monsieur le sénateur.
Oui, avec ta permission, madame la présidente. euh par rapport au sujet kenien, une anecdote qui illustre à la fois le fait que ça peut être très simple euh là où on sent que les choses sont sont compliquées. J'étais allé au Kenya euh et lorsque j'ai expliqué sur place que au lieu de passer par Paris, il y a un territoire français à 2 heures d'avion et ça équivaut à à Paris, j'avais l'impression de de faire découvrir quelque chose d'extraordinaire.
Souvent, il faut juste l'opportunité, communiquer et puis vendre le produit si si je peux. Euh et depuis voilà le le les choses se sont accélérées entre Kenya et et Mayotte. Euh donc ces opportunités là, il faut il faut juste les les les provoquer et et les vendre.
Merci Marie de Hash Liman. Merci madame la présidente. Alors il y a eu beaucoup de questions intéressantes.
Je vous ai écouté à distance. Euh et donc en partie euh vous y avez répondu, mais peut-être quelques compléments. Euh ma première question porte sur le déséquilibre structurel des flux d'investissement étrangers euh au profit de l'outre mer.
Euh les outrreemers captent une part marginale des investissements étrangers qui sont principalement orientés et ciblés vers la métropole. Euh selon vous, quels secteurs ultramarins, des économies ultramarines euh pourraient euh être intéressants euh pour flécher des investissements euh étrangers sur leur territoire ? et vous avez un peu fait enfin répondu à cette question cette deuxième question qui concerne les obstacles que vous identifiez pour accueillir ces flux d'investissement étranger.
Alors, en particulier, vous avez cité les difficultés à définir des stratégies par territoire et en particulier peut-être vous avez identifié des problèmes de d'ingénierie pour monter des projets. Est-ce que Business France accompagne en particulier les territoires chacun en fonction de leur spécificités pour définir des programmes d'ingénierie et des outils propres aux enjeux de de chaque territoire et aux sphères, on va dire, régionales dans lesquelles il se déploie. Ensuite, sur l'adéquation des outils aux spécificités des territoires ultramarins, les outils que vous proposez sont principalement étudiés et définies pour des économies qui sont exportatrices.
Or, nous savons que les économies ultramarines sont singulièrement impatrices avec des entreprises qui sont plutôt de de petite taille et souvent des territoires aussi peu industrialisés. Dans quelle mesure les instruments que vous avez définis sont adaptés à ces territoires ultramarins ? et qu'est-ce que vous faites pour bah proposer des outils d'intervention qui soient calibrés ?
Ensuite, parmi les freins, j'ai cité les problématiques de d'ingénierie et aussi de de stratégie. Il y a un autre qui me revient enfin qui m'est cité régulièrement c'est l'accès au financement et la capacité pour les entreprises et les projets notamment les projets innovants d'accéder à une considération et une forme de prise en compte et de crédibilité de telle sorte que certains entrepreneurs notamment dans la Caraïbe dans les Antilles françaises ont tendance à se tourner vers les États-Unis. où ils peuvent accéder à des financements disent-ils plus simplement qu'en se tournant vers bah vers le marché et vers les institutionnels français.
Donc est-ce que vous avez identifié cette difficulté et qu'est-ce que vous faites pour éviter que nos talents, nos jeunes talents et nos entrepreneurs ultramarins euh aille voir aux États-Unis pour avoir plus de considération ? Et enfin, vous avez beaucoup parlé de la Polynésie française et de des perspectives avec le Japon notamment, la Nouvelle-Calédonie et encore une fois peut-être un peu moins des Antilles de la Caraïbe en particulier. Est-ce que vous pouvez citer quelques projets ou quelques perspectives qui concernent plus particulièrement ces territoires ?
Merci. Merci pour vos questions. S'agissant du du premier point, j'avais effectivement eu le l'occasion d'indiquer que les projets qui pouvaient intéresser les opérateurs étrangers investisseurs potentiels sur nos territoires étaient plutôt du domaine de l'économie bleue, de la gestion des déchets.
On a le sujet Sargas bien sûr qui intéresse des opérateurs étrangers surtout sur le sujet de la valorisation un petit peu de la collecte mais surtout sur le sujet de valorisation. Euh donc là, c'est là qu'on se rend compte de la difficulté euh euh pour eux euh de comprendre comment ça fonctionne sur nos territoires parce que d'un territoire à l'autre entre la Martinique et la Guadeloupe par exemple, on n' pas du tout la même approche. C'est pas les mêmes opérateurs qui gèrent ce sujet euh sargas.
Euh voilà, c'est même pour nous, c'est extrêmement compliqué. Donc imaginez pour un opérateur étranger, c'est un frein important justement à ce ce type d'implantation. Au-delà de des déchets, les énergies bien entendu, nos outremers sont des laboratoires à ciel ouvert et on a régulièrement des sollicitations dans ce domaine là.
On peut avoir des sollicitations dans le domaine, j'ai pas encore j'avais pas cité, mais les transports bien entendu euh le portuaire, ça bon c'est dans le on va dire c'est dans l'économie bleue mais plus spécifiquement, on a des sollicitations régulièrement aussi sur ce sujet euh portuaire. Tout le volet numérique, j'avais indiqué tech numérique et puis le le spatial que j'ai eu l'occasion de citer spatial et télécommunication. Ça c'est sur ces axes-là qu'on a déjà eu des sollicitations qui ont pas forcément abouti malheureusement mais en tout cas on voit que c'est sur ces axes là qu'il peut y avoir un intérêt.
Après, ce qu'il faut prendre en compte, c'est qu'effectivement, on est sur des petits marchés. Donc les investisseurs étrangers qu'on a l'habitude de traiter s'intéresse quand ils se disent "Bon on va se développer, on va se développer sur l'Europe." Donc déjà notre premier job chez Business France c'est que quand on détecte un intérêt de développement d'un groupe asiatique par exemple sur l'Europe, c'est de lui dire "En Europe, c'est en France qu'il faut venir." Et une fois qu'on a réussi à l'ancrer en France, on diffuse euh son projet sur l'ensemble des territoires.
Donc maintenant ce qui a un peu changé c'est qu'effectivement par exemple si on prend le cas de je reste sur l'Asie d'un investisseur à Singapour bah sil est dans le domaine justement des énergies renouvelables ma collègue sur place dit oui bah vous pensez à l'Europe mais est-ce que vous savez aussi que la France est présente dans le Pacifique à travers la Nouvelle-Calédonie euh peut y avoir des intérêts aussi pourquoi pas à investir sur ce territoire-là ? Donc ça c'est là-dessus qu'on a pas mal pas mal avancé dernièrement. Euh dans les autres freins, ce que je disais, je le répète, c'est le la le parcours investisseur qu'il faut vraiment réussir à à calibrer pour pouvoir mieux accompagner euh les entreprises.
La complexité administrative forcément euh et qui est également mise en exergue au niveau national, hein. Donc ça c'est pas forcément nouveau. Euh sur vos autres points, vous me parliez du secteur des techs.
C'est la difficulté des levées de fond. Nous, on n pas de là-dessus, on n pas capacité à intervenir directement. Par contre, ce qu'on peut faire, c'est que ces sociétés innovantes, on va les traiter quasiment dès le début.
Et ce qui est intéressant avec ces entreprises là, c'est que elles vont penser tout de suite global. Donc euh nous, on peut les aider justement à euh bien structurer euh leur projet, euh identifier des pistes sur certains marchés et ça va aussi derrière leur permettre de calibrer euh en bon français ce qu'on appelle le pitch deck pour aller rechercher euh des investisseurs financiers cette fois-ci pour les accompagner dans leur croissance. Il est vrai que il y a une certaine frilosité des investisseurs financiers français aller sur ces sur nos pépites en outreemè.
Il y a un travail qui est fait en lien avec le ministère des outremères mais aussi avec Innovation Outreem. Je crois que vous les avez reçus euh vous avez reçu sa présidente. J'imagine qu'elle a évoqué ces sujets-là qu'elle maîtrise beaucoup mieux que moi euh et sur lesquels euh voilà on évolue aussi petit à petit.
Il y avait quasiment pas de lever de fond avant, maintenant il y en a un peu. Donc là aussi on progresse pas à pas, c'est c'est très long mais on moi quand je regarde un petit peu dans le rétroviseur, je me dis bon voilà, c'est quand même pas mal. Avant, on avait quasiment pas de [grognement] de cas de de réussite d'entreprise à l'international.
Aujourd'hui, on est en cap en capacité d'en citer. Euh, on a des entreprises pour vous disiez que j'avais peu cité les Antilles, je vais citer une entreprise des Antilles qui est My Ditech par exemple qui propose des solutions dans l'équipement agro pour les agriculteurs dans la on va dire toute la bande tropicale. Lui, il est aujourd'hui au Togo, au Bénin, Côte d'Ivoire.
Voilà. Et et c'est vrai qu'on a pas mis en avant cette approche Afrique, on a beaucoup parlé bassin. Euh le côté Afrique est essentiel des dire aussi bien côté bassin océan indien que côté Atlantique.
Nous avons beaucoup de demandes sur l'Afrique de l'Ouest et les connexions se font assez bien puisque les partenaires africains sont plutôt en recherche justement de profil d'entreprise de type PME à chercher une confiance et ce lien historique fort permet de d'ancrer de nouer finalement des partenariats peut-être plus facilement. Euh voilà. Et côté côté Réunion Mayotte, effectivement, il y a l'Afrique de l'Est mais pas que.
On voit que finalement on a des entreprises réunionnais qui sont aujourd'hui un peu plus matures que les entreprises maores mais on aura des entreprises maores demain qui vont jusqu'en Afrique de l'Ouest et même au Maghreb. C'est intéressant de de d'avoir en tête cette dynamique africaine. J'ai peut-être pas répondu à tout.
Si merci euh pour tous ces éclairages. Alors, je je souhaiterais un peu mettre l'accent sur l'intégration régionale des territoires ultramarins. Je prends l'exemple de la Caraïbe euh où c'est vrai que le marché français franco-français est vraiment réduit.
Par contre, si on l'ouvre à un bassin caribéa, euh on a une population qui est vraiment nettement plus importante. Alors, il est vrai que certaines entreprises euh ultramarines ont fait des essais, notamment à la barbade. Il était très compliqué pour elles.
Elles ne sont pas restées parce que dans chaque territoire, vous avez une monnaie différente [grognement] et euh la barbade par exemple refusait de de transformer euh la monnaie locale en en monnaie un peu plus internationale pour permettre à cette entreprise de de se déployer ailleurs. Donc il a été créé, il avait été créé une banque de développement des Caraïbes. Est-ce que vous avez des contacts avec cette cette banque de de développement qui pourrait faciliter aussi l'implantation des entreprises ultramarines un peu ailleurs ?
Il existe aussi la chambre de commerce des Caraïbes en Europe. Est-ce que vous avez des contacts avec cette chambre de commerce qui pourrait aussi créer du lien ? Et que pensez-vous aussi des projets de développement ?
Enfin euh notamment je pense à un sujet bon qui peut parfois paraître un peu farfelu lorsque je parle d'Haïti mais Haïti devra se pacifier et pour préparer l'après Haïti le savoir-faire l'expertise et un certain nombre aussi de normes antismiquasismiques et cyclonique pourra être intéressante d'exporter pour la reconstruction de ce pays. Quel est votre avis sur sur ces voies peut sont-elles sont-elles réalisables ? Et puis quels seraient les freins à lever pour pouvoir justement mieux intégrer le bassin océan ?
La Caraïbe est multiple. C'est ça la grosse difficulté, c'est qu'il y a énormément de microétat, euh autant de marchés potentiels, mais effectivement il faut les les prioriser. Aujourd'hui, les deux marchés qui sont les plus ciblés finalement sont les marchés de proximité directe euh de Guadeloupe et de Martinique, en l'occurrence Sainte-Lucci la Dominique qui sont des petits marchés mais finalement qui peuvent être des marchés intéressants à l'échelle de nos territoires.
Il y a des actions qui se mènent sur d'autres territoires un peu plus lointain. Effectivement, la barbade, il y a cette problématique de monnaie, de rapatriement. Enfin, c'est c'est très compliqué.
Trinidad est probablement un peu moins. Mais ça tout ça c'est un travail effectivement d'orfèvre un peu à faire. Les entreprises doivent faire leur choix.
Malheureusement, c'est un bon cas la Caraïbe. Aujourd'hui, nous Business France, nous n'avons aucune implantation dans la Caraïbe. Business France, c'est aujourd'hui 70 implantations à travers le monde sur 53 pays.
Vous imaginez que les 53 pays sont les 53 pays sur lesquels la demande des entreprises françaises est la plus importante et nous n'avons [grognement] pas aujourd'hui la possibilité d'aller ouvrir de nouveaux bureaux. Donc on essaie de mettre en place ce qu'on appelle des partenaires référencés sur certains pays. C'est le cas dans la dans la Caraïbe en République dominicaine.
Quand on a des demandes sur la République dominicaine, elles sont traitées. Les entreprises sont accompagnées de la même manière. Euh il faudrait pouvoir euh probablement euh ouvrir de nouveaux référencés euh sur certains pays stratégiques.
Ça ça doit se faire en lien avec euh nos tuteles. Euh c'est à la demande du ministère des affaires étrangères que sont ouvertes de nouvelles euh de nouveaux pays référencés. Il nous faut des consultants francophones sur ces pays-là en capacité d'accompagner les entreprises.
On a le sujet d'ailleurs sur la Guyane, enfin sur le plateau des Guyanes aussi avec des demandes de plus en plus récurrentes sur le Guyana et on aimerait pouvoir positionner un référencé sur le un partenaire référencé sur le Guyana. Mais à ce stade euh difficile d'identifier justement un consultant [grognement] francophone sur ce marché-là. Donc travail est en cours.
Euh aujourd'hui la Caribe, elle est couverte via la CCI Martinique. C'est simplement parce que la CCI Martinique a un VIE basé à Sainte-Lucci au sein de l'ECS qu'on est en capacité de pouvoir accompagner quelques entreprises sur la Caraïbe. Voilà.
Donc vous voyez que le le réseau est extrêmement limité. Euh s'agissant de la chambre de commerce caribéenne en Europe. Oui, j'ai des contact réguliers avec son président.
Euh la semaine dernière effectivement, il organisait euh des rencontres auxquelles je n'ai pas pu participer. Question d'emploi du temps. Euh IT est aussi un sujet la semaine prochaine, il y a aussi dans 10 jours, 15 jours, un forum IT.
Euh bien entendu, euh c'est au moment où il y a des prémisses euh d'ouverture qu'il faut tenter de se positionner. Euh forcément c'est compliqué pour les entreprises de se dire "On va aller en Haïti" quand on regarde aussi l'actualité. Euh mais je pense qu'il peut y avoir un travail là très rapidement à faire autour des futurs marchés publics.
En fait, c'est surtout ça. C'est d'ailleurs un travail qui qu'on avait engagé avant qui a des problématiques en Haïti. Euh là-dessus, on peut travailler de concert notamment avec euh l'AFD.
On on pense aussi que prochainement euh la relation avec l'AFD va forcément s'accélérer. Euh on a besoin de positionner beaucoup plus d'entreprises françaises sur l'ensemble de ces marchés publics qu' soi porté par la FD ou par d'autres organisations. Vous citizz la banque des de développement des Caraïbes.
Sur ces banques de développement. Là aussi, la difficulté c'est d'être positionné vraiment en amont. Il y a un lobbying intense à faire auprès d'eux.
C'est pour ça qu'on accompagne aussi des entreprises auprès de la banque africaine de développement, la banque asiatique de développement pour qu'elles puissent faire valoir un petit peu leur offre de service avant que soit émis des appels d'offre parce que c'est finalement avant que ça se joue. Et ça me fait venir sur la problématique réglementaire, que ça soit dans la Caraïbe ou dans le Pacifique, on va avoir dans la Caraïbe parfois des appels d'offre où effectivement nos entreprises vont avoir du mal à se positionner parce qu'on va être sur une norme américaine demandé. Donc à nous aussi d'être plus fort et essayer de positionner plus d'appels d'offre où c'est la norme européenne qui va être mise en avant euh voilà qui sera la clé ce qui nousera forcément plus de portes.
Même chose dans le Pacifique où on a les normes australiennes qui reviennent assez régulièrement où forcément nos nos entreprises sont plutôt bloquées. Merci pour tous ces éclairages. Nous arrivons au terme de de cette audition euh passionnante et nous rendons compte qu'il y a quand même il y a toujours des marges il y a des marges de manœuvre et comme vous l'avez dit justement il faut anticiper et [grognement] c'est tout l'enjeu aussi des des travaux de la délégation c'est de mettre en avant le potentiel de nos territoires, les faire connaître comme disait notre collègue Dani Mohamed Swahi qui on ne connaît pas trop les territoires ultramarines, ne serait-ce que dans les différents bassins proches et développer la coopération par bassin puisque quel que soit ce que nous allons pouvoir débloquer, mais on narrivera jamais à gommer la distance entre les territoires et et Paris.
Donc il faut trouver d'autres stratégies pour répondre aux défis auxquels sont confrontés nos territoires ultramarins. Merci. Euh et puis nous restons disponibles.
Si vous avez des apports complémentaires, vous pourrez nous les envoyer par écrit. Écoutez, merci à vous. S'il nous reste peut-être juste 2 minutes, j'avais un un sujet, le sujet talent euh qui avait été évoqué euh par madame Gérardin autour du du VI.
C'est un axe aussi important pour nous. Euh là aussi euh malheureusement nous avons assez peu d'entreprises en outreem utilisatrices de ce dispositif. Là encore, c'est souvent lié à leur taille puisque les principaux utilisateurs du VI sont quand même des entreprises euh assez importantes ou en tout cas qui sont en capacité de renouveler régulièrement le nombre de VI.
On tourne aujourd'hui à une vingtaine d'entreprises utilisatrices pour une quarantaine de VI. Ce qui fait [grognement] que dans cette vingtaine d'entreprises utilisatrices, nous avons deux grandes entreprises qui prennent elles-mêmes une dizaine de VI chacune et on travaille beaucoup sur euh la sensibilisation auprès des jeunes étudiants ultramarins euh pour qu'ils puissent partir en VI. La semaine dernière encore, on avait un afterw qu'on a délocalisé dans une délégation, c'est la délégation de la Polynésie française mais qui était ouverte à l'ensemble des jeunes étudiants ultramarin avec une quarantaine de jeunes qui sont venus écouter le VI pour essayer de se positionner sur ce dispositif et on essae et c'est vrai que c'est compliqué de les inciter à aller justement regarder les offres portées par des entreprises de leur territoire.
Euh mais le fait que ça soit des petites entreprises, on [grognement] on a quand même du mal à aller euh les les pluguer en bon français sur ces offre là puisqu'il recherche souvent euh plutôt des grosses entreprises. On essaie de mettre en avant que ça peut être justement une démarche intéressante à long terme euh avec cette entreprise et justement un moyen après de revenir sur le territoire. Et même pour les entreprises, le V doit être un outil pour pouvoir capter un talent euh pour lui proposer derrière justement euh un parcours à long terme et une un place une place structurante dans la la PME après sur le territoire.
Merci beaucoup pour cette cette proposition qui nous qui est qui a beaucoup d'intérêt pour nos jeunes ultramarins. Merci. Merci à vous et puis nous allons enchaîner avec la deuxè audition.
Micheline Jacques