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InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 10 juin 2026 22 minAutoproduitActualité / polémiqueJusticeSécuritéSolidarités & familleInstitutions & élections

GABRIEL ATTAL SUR BFMTV|AUTORITÉ ET JUSTICE.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Qu'est-ce que vous répondez à Mathilde Pan qui vous dit très chaleureux ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Question très concrète : 3 milliards pour la loi intégrale sur la justice ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous êtes posé la question de votre responsabilité politique ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la France doit être condamnée pour la faute de l'État ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Les mères et grands-mères manifestent, pas les hommes. Ça vous choque ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut un fichier public des pédocriminels comme en Pologne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:40Gabriel AttalChiffre
    « Quand j'étais premier ministre que le budget de la justice a pour la première fois dépassé les 10 milliards d'euros avec une augmentation inédite. »
  • 2:20Gabriel AttalFait
    « Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce qu'il y a suffisamment de moyens ? Évidemment que non. »
  • 7:40Gabriel AttalFait
    « On doit tous des excuses à la famille de Liana. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Nousab secrétaire général de de Renaissance et candidat à l'élection présidentielle. Bonsoir Gabriel. Bonsoir.

Qu'est-ce que vous répondez à Mathilde Pan qui vous dit très chaleureux he on peut préciser que vous ne vous êtes pas serré la main ? Bon non mais elle avait ses ses papiers. Bon elle a eu ses papiers.

Bon effectivement qu'est-ce que qu'est-ce que vous répondez à Mathilde de Panneau ? Question très concrète qui dit il y a un problème de moyens euh il y a une loi qu'on appelle loi intégrale qui est une loi globale qui nécessiterait 3 milliards tout de suite sur la table. Bah le panneau dit bah allez on y va maintenant projet de loi de finance rectificative et on met ces 3 milliards sur la table il y a urgence.

D'abord moi je suis pas venu pour faire de la politique politicienne et pour jeter des anathèmes à des responsables politiques. Je pense que la situation est suffisamment grave. Il faut prendre la mesure de ce qui se passe dans le pays à la suite de ce drame et de la mort de Liana.

Sauf que là en l'occurrence la question est très concrète. Je je vais répondre mais ce que je veux dire c'est que il y a des mres de famille, des grands-mères qui pour la première fois sont descendu dans la rue et sont allé manifesté parce qu'elles ont peur pour leurs enfants et pour leurs petits-enfants. Il y a un choc absolu dans tout le pays.

Et vous aurez noté que moi, j'ai fait le choix de pas m'exprimer ces derniers jours parce que d'abord je pense qu'il y a un temps de deuil. Ensuite, c'est important aussi qu'il puisse y avoir ses manifestations, ses témoignages, la marche blanche et donc ne comptez pas sur moi pour rentrer là dans de la guégerre politicienne comme on l'a vu malheureusement dans les mystiques ces derniers jours. Et sur la question des moyens, je peux vous répondre, c'est quand j'étais premier ministre que le budget de la justice a pour la première fois dépassé les 10 milliards d'euros avec une augmentation inédite.

Est-ce que c'est suffisant ? Est-ce qu'il y a suffisamment de moyens ? Évidemment que non.

H évidemment qu'il faut continuer à augmenter les moyens de la justice. Mais quand vous reprenez en 2016 le dernier garde des saut de François Hollande, monsieur Urvois à la fin du quinquen de François Hollande, qu'est-ce qui déclare que la justice est je cite en état de clochardisation et depuis il y a une augmentation de 50 % du budget de la justice. Encore une fois, est-ce que c'est assez ?

Évidemment que non. Évidemment qu'on manque encore de magistrats, qu'on manque encore de greffiers, qu'on manque encore de moyens. Et je veux aller plus loin que ça Maxime Stech, indépendamment des moyens, on a besoin aussi de tout changer dans notre système judiciaire parce que on le voit bien aujourd'hui, vous avez je vais juste au bout de je vais juste au bout de mon développement.

Ça sera pas très long, je vous rassure. On le voit bien aujourd'hui que dans le système, il y a beaucoup de choses qui disfonctionnent, que des dossiers papiers qui doivent traverser la France pour que des dossiers puissent être suivis, c'est totalement impossible et inacceptable. Donc dans quand vous quand vous augmentez de l'eau et du débit d'eau dans un tuyau qui est percé, vous en perdez 50 %.

Donc la question des moyens, elle est importante et la question du changement de système aussi. Vous revenez vous-même à 2016, c'était il y a 10 ans sur ces 10 années. Vous avez été porte-parole du gouvernement, ministre du budget, ministre de l'éducation nationale, premier ministre.

Vous venez de nous le dire. Est-ce que vous vous êtes posé ces derniers jours la question de votre responsabilité politique et personnelle ? Mais évidemment, c'est une faillite totale qui s'est passée avec ce drame de l'iana.

Donc évidemment, quand vous avez été aux responsabilités, vous dites "L'État, les pouvoirs publics n'ont pas été en mesure de protéger cette jeune fille." Évidemment que vous vous dites "On aurait dû faire plus, on aurait dû faire mieux." Bien sûr.

Et en fait, il y a rien qui peut apaiser cette famille. Vous vous rendez compte ? Ils ont perdu leurs filles dans des conditions absolument effroyables.

Leur fille de 11 ans, mais en plus, ils apprennent que ça aurait pu être empêché si notre système avait fonctionné correctement. Hm parce que l'auteur avait été avait déjà fait l'objet d'une plainte et qui s'est rien passé depuis la plainte. C'est insoutenable et insupportable.

On sait que Gérald Armana face à ces faits-là présenter ses excuses. Est-ce que vous faites la même chose ce soir ? On doit tous des excuses à la famille de Liana.

Bien sûr. Ensuite, je vais vous le dire, il y a une enquête administrative qui a été lancée. Évidemment qu'il faudra qu'il y ait des conséquences, qu' faudra qu'il a des sanctions.

On estimé même au-delà des sanctions que l'État doit être condamné. la maman de Rosa. Rosa qui a porté plainte pour viol.

Elle avait 11 ans. Elle a porté plainte pour viol en août. On le sait désormais.

En septembre, les médecins ont constaté que les lésions qu'elle présentait corroboraient bien ses dir et ensuite il n'y a rien eu. Elle a été demandé régulièrement des comptes aux enquêteurs qui l'ont rabroué. Elle porte plainte contre l'État pour faute lourde.

Est-ce que vous estimez qu'au fond la France doit être condamnée ? Vous avez régulièrement des plaintes contre l'État. Je l'ai moi-même vu dans des cas de harcèlement scolaire.

Vous savez que j'ai été très engagé que je le suis encore sur cette question du harcèlement scolaire et vous avez des juges qui établissent la responsabilité de l'État. Je suis pas juge, Pauline de Malerbe. En revanche, c'est légitime qu'il y ait des familles qui posent cette question et qu'il y a des familles qui engagent des démarches et ensuite c'est à la justice évidemment de le dire.

Maintenant évidemment qu'il faudra sur ce qu'aprécie et sur ce dysfonctionnement plus qu'un dysfonctionnement d'ailleurs, cette défaillance, cette fite majeure, il faudra évidemment qu'il y ait des sanctions. Il faudra que quelqu'un paye dans cette affaire. Je suis frappée que euh vous avez dit à propos des manifestations, vous avez dit il y avait dans la rue des mères, des grands-mères.

Ça vous a pas choqué vous ? Qui est moins moins d'hommes que de femmes ? Bien sû ou en fait qui en effet que des mères et des grands-mères.

Alors est-ce que ça veut dire que les hommes se sentent pas concernés par cette questionlà ? Évidemment que non mais on le voit derrière derrière cette questionlà, il y a la question culturelle de notre pays aussi, la question de la culture du viol qui a un enjeu absolument majeur et on voit qu'on n'est pas du tout au bout de cette questionlà malheureusement. C'est pour ça qu'indépendamment, j'ai écouté le début de cette émission et j'ai entendu certains responsables politiques qui insistent à raison quasi exclusivement sur la question de la fermeté, sur la question des sanctions, sur la question des peines et ils ont raison.

Et j'en ai entendu d'autres qui insistent quasi exclusivement sur la question de toutes les mesures qu'on peut prendre pour faire disparaître cette culture du viol, des questions éducatives, des questions de formation et ils ont raison. On va le dire, il y a la droite d'un côté et la gauche de l'autre. Non, ceux en tout cas ceux qui sont passés devant nous ce soir en effet ça veut pas dire qu'il néglige d'autres partis mais que leur priorité va pour les uns aux sanctions la droite pour les autres à la prévention la gauche.

Moi, je pense qu'il faut faire les deux en fait. Je défends à la fois évidemment un renforcement des sanctions, des peines, une réorganisation complète de notre système de justice. On peut en parler dans le détail.

Et je défends aussi la loi intégrale qui a été proposée par la députée Théo Martinez qui est cignée par des députés de mon groupe qu'on porte et qu'on défend depuis un certain temps maintenant parce qu'il y a un enjeu systémique aussi parce qu'on peut pas passer sous silence la question de l'éducation, la question de la formation et cette question culturelle qui est encore présente en France. Malheureusement, il y a des pays qui ont réussi à vaincre ce fléau, notamment l'Espagne qui a fait considérablement reculer les féminicides, les viols, les agressions contre les femmes. Mais pardon, c'est terrible parce que l'exemple de l'Espagne, tout le monde nous le donne ce soir.

Ça fait des années que tout le monde nous le donne. Il y a beaucoup de choses Mariapa, je me souviens très bien dans une intervie qui a fait beaucoup avec le Grenel contre les violences, mais faut bien se rendre compte que ce qui se passe aujourd'hui, je crois c'est un sursaut et un réveil politique mais c'est pas une bonne nouvelle qu'on nous en parle depuis 10 ans. Franchement, enfin une bonne nouvelle.

C'est pas une bonne nouvelle non plus et certains français qui nous regardent évidemment se le disent qu'il faille quelque part attendre un drame comme celui-là pour qu'il y ait ce sursaut et ce réveil collectif. Maintenant moi je suis là pour regarder comment on avance. Moi je pense que c'est possible.

Je pense qu'on doit avoir une nouvelle justice en gardant évidemment les grands principes. Le procès équitable, la présomption d'innocence, les droits de la défense, l'indépendance de la justice. Mais pour le reste, il faut tout changer.

Et surtout je pense que c'est possible. Évidemment qu'il faudra de la force, évidemment qu'il faudra du courage, de l'énergie, mais c'est possible. Et je vais vous dire s'il y a des corporatismes qui bloquent, on pourra en passer par le référendum s'il le faut parce que le changement je crois pas que les Français le redoutent.

Je pense qu'ils l'attendent. Gabriel Atal, on verra quel changement si il arrivait que vous deviez président de la République puisque vous êtes candidat à la présidentielle. Juste avant ça, je voudrais qu'on parle d'un risque, un risque qui nous a sauté aux yeux lundi soir sur le plateau du forum avec un certain nombre de Français qui nous ont dit face à ce qui est arrivé à Liana, face à ce qui est arrivé à la petite rosette et cetera, si ça arrivait à mes enfants, je me ferai justice moi-même.

Je vous présente Maximilien, c'est un extrait très court de l'émission. Maximilien, il travaille dans la grande distribution et voici ce qu'il nous a dit lundi soir. En France, on paye des Moi, je paye des impôts et en fait vous faites quoi avec ?

C'est ça le résultat. Je vous ai écouté parler, me dites la 7e puissance mondiale, j'en ai rien à Excusez-moi. On va rester.

Non mais j'en ai rien à faire. Moi, demain, je vous le dis. Ça arrive à ma fille, je le traque et je vous traquee tous.

Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Je je mets les moyens financiers, je traque, je règle le problème moi-même. Qu'est-ce que vous lui dites ?

Je pense que c'est la réaction la plus humaine qui soit et je pense qu'il y a beaucoup de parents qui se disent exactement la même chose. Et moi ce que je dis c'est que notre rôle à nous responsables politiques, bah c'est évidemment euh d'éviter d'en arriver là. Et c'est là où la responsabilité, elle est immense.

Faire en sorte que l'État remplisse sa mission et sa promesse qui est de protéger les Français et notamment de protéger les plus fragiles, les plus vulnérables d'entre eux que sont les enfants. Et si vous avez des Français qui aujourd'hui ont ces réactions là, c'est précisément parce qu'ils ne font plus confiance dans le service public de la justice, dans l'État pour assurer cette protection. Quelle solution ?

Alors moi je pense qu'il faut tout changer dans notre système judiciaire. Je le disais autour de plusieurs orientations. Il y a évidemment la question des peines.

Je suis favorable et depuis longtemps et je l'ai dit depuis longtemps à l'imprescriptibilité pour les crimes commis contre les mineurs. Je suis favorable à ce qu'on alourdisse les peines pour les viols en série comme ça a été par ailleurs proposé et repris par le gouvernement par le premier ministre. Aujourd'hui, je suis favorable à ce qu'on fasse en sorte d'avoir une plus grande fermeté dans les peines qui sont décidées, qu'elles soient véritablement appliquées.

Je plaide par exemple pour la suppression du juge d'application des peines parce qu'on a trop tendance en France à rejuger des choses qui ont déjà été jugées avec des peines qui sont amoindries alors que vous avez un jugement qui a euh décidé. En fait, le jugement doit être appliqué. Point bar.

Exactement. et ça libérera par ailleurs des postes de magistrat pour être redéployés sur autre chose. Il y a beaucoup de pays qui n'ont pas de juge d'application des peines et qui s'en sortent très bien.

Juste une petite remarque sur ces mesuresl, ce sont des mesures effectivement qu'on entend beaucoup à droite, qu'on entend aussi à l'extrême droite. Écoutez, moi je je cherche ce qui est efficace Maxime Souc et je vous ai dit que moi je parle aussi de la question systémique, de la question de la loi intégrale, des questions culturelles qui sont des choses qu'on entend peut-être plus à gauche, parfois à l'extrême gauche. Je fais pas de politique sur ces sujets-là.

Et d'ailleurs, je vais vous dire, je vais même vous dire, je pense que tous ceux qui se sont succédés ce soir ou qui se succéderont après moi, Dieu sait qu'on a des désaccords fondamentaux sur des sujets majeurs. Je ne leur fais absolument pas le procès de pas vouloir ou chercher à protéger les Français et notamment protéger les enfants. Je pense qu'il y a une forme d'union sacrée évidemment autour de ce drame et autour de ce qu'on doit faire pour protéger nos enfants.

Deuxième chose, réorganisation de notre système judiciaire. parce qu'on voit bien ce qui est totalement incompréhensible, la lenteur, la durée pendant laquelle on doit attendre pour qu'il y ait des actes. Il faut assumer de caper, de fixer des limites sur des délais.

Une limite de délais pour les enquêtes, une limite de délais pour les premiers actes euh qui sont euh pris. de il faut évidemment moderniser totalement nos systèmes. Il faut qu'il y a de l'IA à tous les étages.

C'est pas normal qu'on ait encore des personnels de la justice qui soit mobilisé pour faire des synthèses même pour faire de l'étude de dossier. Aujourd'hui, vous avez des systèmes d'IA qui permettent d'étudier des synthèse tout simplement l'accès au dossier. C'est-à-dire que on a été très frappé Maxime comme moi, que depuis une semaine notamment les magistrats que nous avons face à nous, vous les interrogez sur le fichier, le fichier des antécédents judiciaires, ils vont répondre "Ah bah non, nous on a pas accès à celui-là.

Nous on a accès à un autre qui s'appelle Copé. Ah oui mais alors Copé 1 il marche 2, il est pas mis à jour plus que tous les 6 mois. Donc en fait il est toujours en retard de la même manière c'est pas normal que des dossiers papiers se baladent encore entre les juridictions à travers la France maintenant qu'on a le numérique.

Et je vais vous dire même sur l'IA, vous avez aujourd'hui des systèmes qui permettent d'analyser un dossier très rapidement, d'identifier les éléments à charge à décharges. Évidemment, il faudra toujours un humain pour juger mais en tout cas il peut être considérablement informé. On a posé cette question euh tout à l'heure aux uns et aux autres.

Est-ce qu'il faut informer ? L'exemple qui est cité par certains, c'est la Grande-Bretagne, c'est la Pologne, c'est les États-Unis et d'ailleurs, je crois qu'on on va pouvoir voir à quoi ça ressemble le dossier polonais. Euh on a été regardé euh à quoi ça ressemble en Pologne.

Vous avez accès avec photo, avec le nom, avec la condamnation à un fichier. Le voilà. Ça c'est en Pologne, c'est au sein de l'Union européenne qui est le fichier des pédo criminels.

Est-ce qu'il faut en arriver là ? Est-ce qu'il faut le faire ? Est-ce qu'à un moment il faut se dire pour protéger nos enfants, bah je préfère savoir qui habite au bout de Marie.

Ce qu'il faut, c'est sécuriser et faire en sorte que les Français aient la garantie et la certitude qu'aucun individu qui a été condamné aux mise en cause pour des faits d'agression sexuelle sur des enfants ne puisse être au contact d'enfants. Mais là, vous répondez pas. Est-ce qu'il faut qu'on est-ce qu'il faut qu'on le sache ?

Je rond Non, mais je vais vous répondre. Quand j'étais premier ministre avec euh la ministre déléguée à l'enfance de l'époque Sarah Ala, on a pris un décret qui a changé complètement le système. Qu'est-ce qu'on a dit dans ce décret ?

On a dit que maintenant les crèches, les foyers d'aide social à l'enfance et les établissements qui accueillent des personnes en situation de handicap devaient exiger de toutes les personnes qu'elles recrutaient ou qui étaient en poste chez eux ce qu'on appelle une attestation d'honorabilité. Qu'est-ce que c'est une attestation d'honorabilité ? Vous allez sur un site internet public qui existe honorabilité.sogouv.fr FR et vous vous demandez, vous pouvez demander tout français une attestation d'honorabilité qui dit quoi ?

Qui dit si vous êtes ou non inscrit sur le fichier des infractions euh sexuelles. Et on a donné la possibilité maintenant au crèche, au foyers d'être social à l'enfance d'exiger des personnes qu'elles recrutent et des personnes qui travaillent chez eux qu'ils aient cette attestation d'honorabilité. Vous savez combien depuis qu'on a pris ce décret de personnes ont été licenciées, ont été empêché d'être recruté ? 6000.

Ça veut dire que c'est 6000 personnes qui potentiellement auraient pu être exposé ou en contact avec des enfants alors même qu'elles avait déjà été condamné ou mis en cause à plusieurs reprises pour des faits d'agression sexuelle. Bah moi, je vais vous dire ce que je propose. Je propose que ce nouveau système que j'ai mis en place avec mon gouvernement à l'époque, il soit étendu à tous les employeurs quand on accueille des jeunes enfants.

On parlait tout à l'heure de cet employeur dans une société de transport avec notamment des bus scolaires. Il a appris quasiment par hasard et au bout de trois condamnations qu'un des chauffeurs de bus était en réalité un pédo criminel. il a décidé là de le licencier.

Sauf que la loi, elle lui impose de ne pas le mettre en contact avec des enfant mais de le garder dans la boîte. C'estd que là, il va le licencier mais ce sera assez frais. Mais donc la mesure que je viens de vous donner, que j'ai prise par décret avec mon gouvernement, il faut l'étendre à tous les employeurs qui accueillent des jeunes enfants.

Et donc ce monsieur qui a la société de bus, il faut que la loi et le décret lui donnent la possibilité d'exiger à tous ses salariés ou à toutes les personnes qui voudraient être recrutées chez lui de donner une attestation d'honorabilité. Et je vais même vous dire et aller plus loin. Moi, je pense qu'il y a des parents qui veulent recruter un babysitter ou autre.

Bah, il faut leur donner la possibilité d'exiger du babysitter qui produise une attestation d'honorabilité. Tout le monde peut la télécharger sur euh ce site internet et cette attestation, elle n'est par le site internet que si la personne n'est pas présente sur le fichier des auteurs d'infraction sexuelles. Gabriel Atal, euh on parle aussi d'autorité ce soir euh et euh vous êtes notamment connu euh pour cette phrase : "Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter." Quand on revoit les images de ces dernières semaines et on revient systématiquement ce soir aux images du PSG, est-ce que c'est pas tout le contraire qui se passe en France ?

J'ai effectivement prononcé cette phrase dans ma déclaration de politique générale en expliquant que la lutte contre la délinquence des mineurs était une de mes priorités. Pourquoi ? Parce qu'il y a un rajunissement de la violence et il y a une violence de plus en plus débridée, de plus en plus jeune.

Je veux pas vous assommer de chiffres, mais je vous en donne juste quelques-uns. Un les adolescents de 13 à 17 ans, c'est un français sur 20. D'accord ?

Dans les coûts et blessures, c'est un mise en cause sur 10. Dans les trafics de drogue, c'est un mise en cause sur 5 et dans le vol avec armes, c'est un mise en cause sur 3. Vous rendez compte ?

Il représente un français sur 20 mais un mise en cause pour les vols avec armes sur 3. Donc il y a un problème de délinquence des mineurs. Et donc j'ai dit effectivement il faut en revenir parce que c'est un problème systémique.

Ah tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité. On t'apprend à la respecter. Qu'est-ce que j'ai fait ?

J'ai pris avec le garde des SAA à l'époque une circulaire pour créer des travaux d'intérêt général pour les moins de 16 ans. Ça n'existait pas. Maintenant c'est possible.

J'ai préparé une réforme profonde de la justice des mineurs qui devait être présentée à l'été 2024. Qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ? La dissolution.

La dissolution. Le gouvernement a dû démissionner. On n pas pu faire voter ce projet de loi.

Est-ce que ça cassé ma détermination à avancer sur ce sujet ? Non, bien au contraire. Donc évidemment, j'ai cherché à faire adopter certaines mesures via une proposition de loi et évidemment que dans le projet euh que je présenterai aux Français, cette question-là aura une place absolument majeure.

Il y a plusieurs questions. On va revenir notamment par exemple sur l'exemple d'Élias, la question de la justice des mineurs et de la sanction possible éventuellement des juges. Doivent-ils être sanctionnés ?

Mais cette fameuse phrase, tu tu casses, tu répares. Quand on regarde la fameuse nuit euh de la victoire du PSG, 890 interpellations, des images qui ont fait le tour de la France. de casse de jeunes qui cassent des abribus, qui cassent des vitrines, qui s'en prennent directement aux forces de l'ordre et à la fin, ça fait 2 semaines, six personnes condamnées à de la prison.

Mais vous savez que vous il y en avait une grande partie qui était des mineurs. Vous savez qu'il peut pas y avoir de comparition immédiate pour les mineurs aujourd'hui dans le droit actuel. Vous savez que le projet de loi que j'avais préparé qui devait passer à l'été s'il y avait pas eu cette dissolution prévoyait la création d'une comparition immédiate pour les mineurs.

Je proposais par ailleurs d'atténuer l'excuse de minorité qui fait qu'aujourd'hui parce que vous êtes mineur automatiquement vous avez une peine divisée par de je proposis de changer ce principe là notamment pour les faits les plus graves et d'autres mesures aussi pour retenir notamment la responsabilité des parents. Donc évidemment moi j'aurais souhaité pouvoir aller au bout. Ça fait 2 ans que je suis plus au gouvernement.

Je suis au Parlement et avec mon groupe à l'Assemblée nationale, on cherche à faire adopter des mesures. C'est pas facile. Il faudra un mandat du peuple français pour aller beaucoup plus loin sur ces question là.

Moi en tout cas, j'y suis absolument résolu parce que c'est un problème majeur et fondamental. Et je le dis, c'est pas rendre service aux jeunes que de donner le sentiment qu'il y a une forme d'impunité. Quand vous avez un jeune qui est attrapé à 17 ans pour un cambriolage en récidive dont on reconnaît la culpabilité mais qui n'est pas sanctionné avant 1 an au mieux, c'est quoi le message qui est envoyé à tous ses camarades ? il est à nouveau avec avec ses copains à faire la même chose.

Apparemment, vous envoyez le message qui a une impunité. On cherche à comprendre aussi où vous êtes ce soir. Vous nous dites je prends à droite et je prends à gauche.

Je pas de politique. Une question de droite et de gauche. Il y a quand même des mesures ce soir qui sont plutôt portées par la droite.

Vous l'avez dit vous-même et d'autres par la gauche. Effance efficien mais où est-ce que vous êtes par rapport à l'exemple que vous donnez ici ? Est-ce que vous considérez comme une bonne partie de la droite toute la droite qu'il y a une espèce de culture laxiste au sein de la justice française ?

Mais moi je pense qu'on a un problème de droit. Encore une fois, c'est nos règles le problème. On a une la justice pénale des mineurs, elle vient d'une ordonnance de 1945.

Elle a été un peu réformée depuis mais enfin euh les fondamentaux datent de cette époque. Un mineur aujourd'hui n'est pas un mineur de 1945. Je vous ai donné les chiffres.

Il y a un rajonissement de la violence. Il y a une violence de plus en plus débridée et il y a plein de raisons à ça. Il y a la démission de certaines familles.

Il y a probablement une banalisation de la violence à travers les réseaux sociaux, une forme de course. C'est même des challenges maintenant sur les réseaux sociaux que de faire la vidéo la plus violente, la casse la plus impressionnante. Tout ça c'est un changement de société et donc notre droit et nos règles doivent s'adapter.

Il y a la question des règles, il y a la question de leur application aussi malgré tout. Je reviens à cette question de la maman d'Élias. Deux choses dans son témoignage qu'elle a qu'elle est revenue faire auprès de moi la la semaine dernière.

Elle alertait un sur le fait que euh au fond elle disait "Il est minuit moins le cas avant la révolte." Euh et en était avant avant qu'on découvre le fiasco de l'affaire euh Liana. Elle disait euh lorsque des juges ont finalement laissé malgré euh les signalements, malgré les condamnations de jeunes mineurs continuer à se voir parce que certes, ils avaient plus le droit de se voir mais ils habitaient dans la même résidence qu'il aurait suffi il aurait suffi de le regarder sur Google et que ces deux jeunes ensuite à la machette ont tué son fils.

Elle dit moi je suis une gentille personne. On est des gentils mais en fait on a le sentiment d'être totalement méprisé. Il demande à rencontrer ses juges.

Ils disent "Je demande pas des sanctions, mais au moins à rencontrer." Que les victimes puissent à un moment ou un autre être considéré et rencontrer euh ces ces juges. Les autorités judiciaires le refusent.

H qu'est-ce que vous en dites ? Moi, j'ai rencontré à plusieurs reprises la maman d'Élias et vous avez décrit cette espèce d'enchaînement absolument incompréhensible et insupportable. Insupportable.

Il y a eu un rapport vous aviez encore une fois deux jeunes qui avaient interdiction d'entrer en contact l'un avec l'autre. Ils habitaient dans le même immeuble et aucun moment personne n'a dit euh c'est peut-être un problème jire a été violé. Il n'a jamais été renforcé.

Moi je suis favorable à ce que la justice puisse rendre des comptes. Mais donc ça veut bien dire que le problème c'est pas seulement les règles, c'est ceux qui les appliquent. Mais ça veut dire que vous devez avoir un système qui permet à la justice et qui lui demande de rendre des comptes.

Mais de la même manière, je vais vous dire, moi je serais favorable à ce que les procureurs de manière régulière, de manière institutionnalisée rendent des comptes régulièrement, rencontrant par exemple les élus locaux, les maires de leur juridiction et de leur ressort pour faire un point avec eux pour pouvoir leur dire ce qui a été requis, ce qui n'a pas été requis, comment ça se passe et qu'il puisse y avoir ce dialogue parce que ils sont aussi là pour représenter la société et c'est très important qu'il puisse y avoir évidemment un lien et qu'il puisse rendre des comptes. H une question encore. Jean-Philippe Tangui nous rejoint sur ce plateau pour le Rassembl national dans un instant.

Est-ce que vous nous dites ce soir finalement les sujets que l'on a traité ce soir que l'on vient de traiter ensemble sont suffisamment graves et nous touch à un point où il va falloir que nous travaillons ensemble. Il va falloir aussi que sur ces sujets-là, il y ait un travail à faire en commun peut-être aussi avec le Rassemblement national. Je vous ai dit que moi je ne trie pas les idées selon d'où qu'elles viennent.

La seule chose qui m'importe c'est est-ce qu'elles sont efficaces ? Et je vais pas vous dire, il faut exclure qui que ce soit. Je pense que sur s'il y a peut-être un sujet sur lequel on peut tous se retrouver, queles que soient nos orientations politique, quel que soit notre parti politique, c'est quand même celui de la protection de nos enfants.

Il y a pas de sujet plus important, plus grave, plus lourd que celui de la protection de nos enfants. Là-dessus, on oublie la politique. C'est ce que je crois.

Après, chacun est libre de faire de la politique évidemment sur ce sujet-là, de jeter des anathèmes, d'en profiter pour instrumentaliser certaines choses. Moi, c'est pas ce que je veux faire. Voilà.

Et après, je pense que les Français jugent. Merci Gabriel Atal. Je précise que évidemment vous êtes candidat aussi à l'élection présidentielle et je voulais préciser aussi puisqu'on a mentionné le fait que vous étiez un ancien premier ministre, qu'un autre ancien premier ministre lui-même candidat à l'élection présidentielle Édouard Philippe avait évidemment été invité à venir pour cette émission ce soir mais qu'il nous a dit qu'il ne pouvait pas être là.

Je voulais juste qu'on le précise.