Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewBFMTV· 10 juin 2026 20 min

Mathilde Panot souligne l’importance de "la prévention" contre les violences sexuelles

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

le Rassemblement national, Mathilde Panot, bonsoir à nouveau, merci d'être là ce soir sur ce plateau avec Apolline, une information qui tombe à l'instant ce soir. Et on la prend à l'instant d'après nos informations, Patrick Bruel a bel et bien été mis en examen ce soir, mis en examen pour viol au préjudice d'une plaignante pour tentative de viol, pour agression sexuelle, pour harcèlement. Il est également témoin assisté pour d'autres faits.

Au moment où l'on se parle, Patrick Bruel vient d'être escorté devant le juge des libertés de la détention. Il sera donc dans les minutes ou dans les heures qui viennent au plus tard, Silva en prison. Je rappelle que le parquet a demandé sa détention provisoire.

Mathilde Panot, on verra si Patrick Bruel est placé en détention provisoire. On verra s'il est placé en détention provisoire. On verra s'il est condamné à la fin de cette procédure.

Mais est-ce que le fait qu'il soit mis en examen ce soir, d'ores et déjà, est le signe, le signal, le symbole que quelque chose a changé ? En tout cas, je crois que c'est un signal important, notamment pour les 30 femmes que je veux saluer, qui ont eu le courage de parler. C'est dur de parler, notamment lorsqu'il s'agit de personnages puissants.

Et que le signal qui est envoyé ce soir, c'est qu'être une célébrité ne donne pas un permis de violer. Je le dis puisque depuis deux quinquennats, nous avons Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs qui sont responsables de la situation actuelle, qui expliquent que la légalité et la lutte contre les violences faites aux femmes sont la grande cause du quinquennat. Eh Eh bien, je le dis d'autant plus comme un signal important au moment où nous avons un président de la République qui disait de Depardieu qu'il faisait la fierté de la France, qui parlait pour Brigitte Macron de Salkon en parlant des militantes féministe qui justement était en train de soutenir d'autres femmes victimes de violences et qui notamment redisait toute sa confiance à François Bayrou au moment où il était mis en cause avec un mensonge flagrant devant le parlement et pour son omerta dans l'affaire bétaram donc pour vous quelque chose est en train de changer on a entendu tous c'est un certain nombre de voix aussi venir non pas défendre patrick bruel mais défendre jusqu'au bout la la présompe son dit de sens, défendre jusqu'au bout la possibilité pour un artiste comme lui de monter sur scène, de faire ses spectacles, etc.

Qu'est-ce que vous dites par rapport à ça ? Est-ce que ce soir, à tout le moins, sa carrière doit être mise en pause – Écoutez, s'il est en détention provisoire, sa carrière sera mise en pause. C'est une question qui est un peu à côté.

Mais vous me permettez de dire un mot sur ce que j'entends depuis le début de cette émission. Moi, je suis assez C'est frappé d'entendre la Macronie qui est au pouvoir depuis 10 ans, d'entendre la droite qui gouverne avec la Macronie puisque vous avez eu M. Retailleau, ancien ministre de l'Intérieur et l'extrême droite parlait uniquement de la manière dont il faudrait faire une surenchère pénale faire des castrations chimiques et je ne sais quelle autre mesure qu'ils inventent du moment que ça ne coûte pas un seul euro d'argent public puisque c'est la ligne directrice que s'est donnée ce gouvernement ne pas mettre l'argent réclamé depuis des années et des années par les associations pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

Pourquoi je suis frappée ? Parce que personne ne vous parle jamais de comment est-ce qu'on évite ces violences, comment est-ce qu en France en 2026, on ne meurt pas parce qu'on est une femme, on ne meurt pas parce qu'on est un enfant et on n'est pas violé parce qu'on est une femme ou parce qu'on est un enfant. Et ça devrait être la base de notre discussion.

La première des choses, c'est la question de la prévention, c'est la question de l'éducation. Nous sommes dans un moment dans notre pays où par exemple le planning familial est en train de licencier des équipes, de fermer des antennes à des endroits parce qu'ils n'arrivent plus à avoir suffisamment de moyens et de subventions. Un exemple de ce que ferait le rassemblement national à la mairie de Carpentras par exemple qui a décidé de sucrer entièrement la subvention donnée au planning familial.

On pourrait parler du bilan de la Macronie sur l'éducation à la sexualité, qui n'est pas je ne sais quel fantasme de l'extrême droite mais qui est le moment où on apprend à un enfant que son corps lui appartient et que personne n'a le droit de le toucher et on apprend aussi aux garçons ce qu'est le consentement. Si on ne fait pas l'éducation si on n'enraye pas la fabrique des agresseurs alors on continuera d'être dans un pays où le viol qui je le rappelle est un crime continuera d'être largement répandu contre les femmes et les enfants vous parlez de prévention je voulais vous montrer on voulait vous montrer ce soir un exemple très concret une publicité allemande de prévention précisément vous allez la voir principe très simple d'un homme qui se retrouve dans le métro dans les transports en commun face à une mer face à une mer, et à son fils, et regardez le Vous aimez les enfants plus que vous ne devriez, des Z existent, parlez-nous d'une certaine manière, ça on ne l'a jamais vu en France. Est-ce qu'il faudrait ce genre de campagne de prévention en France ?

Ça fait partie des campagnes de prévention, en plus d'apprendre aux garçons ce qui est le consentement, ça fait évidemment partie des campagnes qu'on pourrait – Ça ne vous met pas mal à l'aise, c'est vrai que nous en regardant ce spot on était très mal à l'aise, c'est une approche qu'on n'a pas ici, presque comme si on tendait la main pour certes les aider justement à ne pas tomber dans la déviance mais ça paraît assez assez étonnant et vous savez vous savez ce qu'on a appris dans l'affaire pellico qu'est-ce qu'on a appris dans l'affaire pellico il faut pas prendre les émotions les unes après les autres quand il ya soixante mille personnes dans la rue lundi qui manifestent en disant plus jamais ça. Qu'est-ce qu'on a appris dans l'affaire Pellicot ? Que ce n'était pas des monstres, contrairement à ce qu'ont disaient les violeurs.

Ce sont des hommes ordinaires. C'est ça qu'on a découvert dans l'affaire Pellicot. Enfin, qu'on a découvert.

Non, pas découvert, mais redécouvert, dirons-nous. Donc, qu'est-ce que ça implique ? Ça implique qu'il faut une révolution sur ces questions-là.

Et que le problème, ce n'est pas, contrairement à ce que dit par exemple, vous allez m'interroger, sur la castration chimique. Le problème, ce ne sont pas ni une sexualité déviante, ni des pulsions sexuelles qui poussent à violer des enfants ou des femmes. C'est une question de domination.

De domination masculine sur les femmes, de domination d'adulte sur les enfants. Et c'est ça qu'il faut renverser dans notre société. Et quand on y met les moyens, comme l'a fait par exemple l'Espagne.

L'Espagne a décidé de mettre les moyens notamment sur la question des violences faites aux femmes. Avec du coup un plan d'investissement et une loi 4 qui a été faite, qui fait qu'ils ont divisé d'un tiers le nombre de féminicide, que désormais il y a 9 affaires sur 10 qui donnent lieu à une condamnation des agresseurs. Nous sommes très loin des 1 % de viols seulement qui sont condamnés en France et des 3 % de viols sur enfants qui sont condamnés en France.

Donc il faut mettre les moyens partout, dans tous les ministères et faire en sorte que la société toute entière puisse protéger les enfants et les femmes. Mathilde Panot, je comprends ce soir que vous rejetez. Je vais appeler ça les mesures un peu définitives qui sont mises sur la table par un certain nombre de ceux qui ont défilé sur ce plateau, par l'écastration chimique, la perpétuité réelle, tout ce qu'on a pu entendre ce soir sur ce plateau.

Qu'est-ce que vous proposez en face pour ceux qui ont commis des crimes par exemple et qui sont placés en détention et qui à un moment donné ressortent ? Qu'est-ce qu'on fait ? Vous savez pourquoi la peine de mort a été aboli ?

Pourquoi ? Alors il y avait la question des erreurs judiciaires, il y avait plein de choses, une justice qui ne tue plus etc. Mais il y avait notamment un fait qui était décrit par les criminologues qui montrait que même lorsque la peine est très dure, alors je ne vois pas ce qu'on peut faire de plus dur que la peine de mort, ça n'empêchait pas les gens de passer à l'acte et de passer au crime.

Il disait par contre, et ça c'est des criminologues qui le montrent aussi, que ce qui peut empêcher de passer à l'acte et donc de commettre un crime, c'est la certitude d'être arrêté. Quand je vous dis 3 % des viols pour enfants seulement sont condamnés et 1 % des viols pour femmes et pour enfants, ça veut dire qu'on ne vous interroge pas sur le fait de les libérer après la peine. J J'ai compris.

J'ai compris. J'ai compris. 'ai compris.

Mais le problème aujourd'hui, ce n'est même pas la question de qu'est -ce qui se passe après la libération. La question qui est posée aujourd'hui, c'est pourquoi les agresseurs sexuels, les violeurs dans notre société ne sont pas arrêtés, ne sont pas condamnés. Donc derrière, n'ont pas de suivi de soins comme ça pourrait aller, non pas pour les victimes d'accompagnement.

Par exemple, on estime que les victimes de viol lorsqu'ils ont été victimes de viol dans l'enfance en ont en moyenne pour 20 000 euros de leur poche pour se reconstruire. Donc par exemple, il faudrait prendre en charge intégralement par la sécurité sociale le suivi des victimes. Je vous dis ça pour vous dire que la première des choses à faire, c'est de répondre à l'appel qui a été fait à de nombreuses reprises par les magistrats.

Rappelez-vous de la tribune des 3000 magistrats suite au suscite de l'une des leurs. Et rappelez-vous des recommandations de la civise, 82 recommandations, 75 % des recommandations ne sont pas mises en oeuvre. Rappelez-vous des deux rapports 2022-2023 qui montrent que, par exemple, quand il y a une plainte pour viol d'enfant, 70 % de ces plaintes ne donnent lieu même pas à un seul acte d'investigation.

Il y a eu les appels des associations. Donc, la première des choses à faire, avant même de parler de la suite, moi je peux parler de la suite, j'ai pas de problème, mais la première des choses à faire, c'est de faire en sorte qu'il n'y ait plus d'impunité en plus d'avoir une prévention et de l'éducation. C'est extrêmement clair.

Maintenant, je vous repose la question quand même des suites. Et on a un exemple extrêmement concret, je l'évoquais tout à l'heure avec Bruno Retailleau, c'est le Dauphiné libéré qui publie cet article ce matin. Il raconte ce qui se passe dans une entreprise de transport.

Une entreprise de transport, il y a 180 salariés, il y a 80 véhicules, dont des bus scolaires. Et le patron de cette entreprise de transport apprend quasiment par hasard que l'un de ces chauffeurs qui est en contact avec des enfants, parfois même avec des enfants seuls dans son bus à la fin de de la course, c'est un multirécidiviste. Il a été condamné en 2009 pour agression sexuelle sur mineurs, il a ensuite été condamné en 2011 pour viols submineurs et il a à nouveau été condamné récemment en 2026 pour détention d'images pédopornographiques.

C'est à l'occasion de cette dernière condamnation, reconnaissant son chauffeur dans un article de presse qu'il décide donc de l'écarter de son job où il est aujourd'hui au contact de mineurs et d'ailleurs ça va lui coûter puisque c'est à lui, à ses frais, de le licencier alors qu'il le fait pour protéger les enfants. Ce que je vous pose comme question, c'est quand il y a eu 2009 une première condamnation pour agression sexuelle, quand il y a eu 2011 une condamnation pour viol sur mineurs, quand il y a eu en 2026 une condamnation pour dédention dite l'image pédopornographique, je vous repose la question. Qu'est-ce qu'on fait des pédocriminels quand ils ont purgé la peine ?

Est-ce que vous estimez qu'ils ont le droit, parce que philosophiquement vous y êtes attachés, de se réinsérer dans la société ou est-ce qu'il faut qu'il y ait une peine à perpétuité ? Est-ce qu'il faut qu'ils soient fichés, que tout le monde puisse savoir qu'ils sont des pédocriminels ? Qu'est-ce qu'on fait d'eux ?

Pour qu'ils ne deviennent pas eux-mêmes chauffeurs d'un bus avec des enfants. Il y a une première chose, Mme de Malherbe, qui correspond à une actualité parlementaire très récente. Il y a deux semaines, nous avons fait passer à l'Assemblée nationale la loi qui est issue de travaux de commission d'enquête que nous avons obtenus grâce au travail notamment de Paul Vannier, député insoumis mais aussi de Violette Spilbout.

Ce travail de loi pour que plus jamais un scandale comme Betaram ne puisse arriver et qui permette de protéger les enfants notamment dans le milieu scolaire. Dit notamment qu'il doit y avoir un suivi beaucoup plus strict des sanctions qui seraient faites dans l'éducation nationale, ça ne répond pas exactement à votre cas mais vous comprenez que c'est à peu près les mêmes genres de choses, qui a donc été votée, c'est l'article 6 de cette loi. Il se trouve que cette loi a été votée à l'Assemblée nationale et que maintenant ça dépend du gouvernement qu'elle soit inscrite au sénat puis qu'elle fasse la navette parlementaire pour qu'elles puissent réellement s'appliquer je rappelle que ça vient d'un travail de six mois de collectif d'abord du collectif d'anciens élèves de Bétharam, mais ensuite de beaucoup des collectifs de victimes qui se sont exprimés sur les violences qu'ils subissaient à l'école.

Et moi, je veux juste attirer votre attention sur quelque chose qui n'a pas été dit dans votre émission non plus et qui est pourtant très, très, très important. Pourquoi est-ce que j'insiste autant sur la prévention ? Évidemment, je comprends l'angoisse de parents lorsqu'il y a des scandales comme Betaram, comme le scandale du périscolaire et je crois que le travail qu'a fait Paul Vannier avec Violette Spilbout répond à cela.

Donc il doit être mis en oeuvre rapidement. Mais ne pas oublier que 8 enfants victimes de violences sexuelles sur 10 le sont dans le cadre intrafamilial. Et d'ailleurs, dans le drame de Liana, nous ne sommes pas directement dans le cadre intrafamilial, mais nous sommes quand même dans le cadre d'un ami de la famille qui a fait qu'elle l'a suivi beaucoup plus facilement parce qu'elle le connaissait.

Donc la question qui est posée de regarder en face ce qui se passe dans notre pays, de sortir du déni. Elle est posée aussi sur des mesures structurelles. Figurez-vous qu'il y a 5 ,4 millions d'adultes dans notre pays qui ont connu des violences sexuelles quand ils étaient petits, enfants.

C'est un phénomène massif. Tous ceux qui vous disent qu'ils vont faire des politiques de coups de menton, qui en plus sont là depuis 10 ans au pouvoir, vont aller vers le même échec. Vous l'avez dit tout à l'heure, nos prisons sont les plus remplies qu'elles n'ont jamais été remplies depuis la La libération, qu'est-ce que ça change ?

Mathilde Panot, je trouve qu'il y a une contradiction dans ce que vous dites. Vous dites d'un côté, il y en a qui sont victimes et ensuite on a appris, il se trouve aujourd'hui, qu'il y avait eu au minimum des plaintes et peut-être des condamnations à l'encontre du père de Jérôme Barrella pour des violences sur des mineurs, à l'encontre du frère de Jérôme Barrella pour des faits similaires. Je vous repose...

Et probablement faut-il aller voir les petites filles de cet homme pour savoir si elles-mêmes ont été Et évidemment, à la question des deux petites-filles, on se pose aussi la question de l'épouse. Où est-elle ? Qu'a-t-elle fait ?

Lorsque les récits des viols, il se trouve que c'était sous le toit, dans la maison et parfois même dans la chambre parentale. Maintenant, je vous repose une question. Lorsque vous avez cette constatation, et vous l'avez dit.

Je vous repose la question, faut-il, même si c'est philosophiquement désagréable, faut-il se dire au fond, l'important c'est de protéger nos enfants, et donc, ils auront beau avoir purgé leur peine, il faut un suivi particulier. Il faut les inscrire au fichier pour que les mamans, les papas puissent savoir qu'il y a un pédocriminel qui est dans la rue d'à côté. C'est ce que fait l'Angleterre.

Est-ce qu'il faut une castration chimique ? Obligatoire, à long terme Qu'est-ce qu'on fait de ces hommes-là dont, vous le dites vous-même, il y a parfois, malheureusement, quelque chose presque, j'allais dire, de continu, d'irrémédiable ou en tout cas plusieurs faits qui se Mais écoutez, je ne connais pas exactement l'histoire de cette famille-là et nous verrons bien quelle sera l'histoire de cette famille-là. Mais je vais vous dire, il serait très grave, Mme de Malherbe, de faire croire que parce que des gens seraient victimes de violences, même dans leur enfance.

Ils reproduiraient automatiquement ces violences. Donc la question à la fois des condamnations pour qu'il n'y ait pas d'impunité, des soins qui suivent, de l'accompagnement réel des victimes, c'est cela qu'il faut faire. Et quand vous voyez que nous avons quatre fois moins de procureurs en France, écoutez, quand vous voyez que nous avons quatre fois moins de procureurs en France que dans la moyenne européenne, pas le pays avec le plus de procureurs en Europe, la moyenne européenne.

Deux fois moins de juges, beaucoup moins d'avocats, de greffiers. C'est toute cette question qui est posée. Non, c'est la question des services publics.

C'est la question qu'on a posée à tous ceux qui sont venus de rendre la réinsertion. Oui, mais en fait, vous, vous prenez – Vous dites les choses, une fois que le crime a été commis, moi j'aimerais avoir pour ambition pour mon pays que les enfants et les femmes... – Parce qu'il y a des crimes commis, parce qu'il y a des condamnations.

Est-ce qu'on les réinsère ? – Mais vous savez dans l'agence... – Ou est-ce qu'on fait comme l'Angleterre, la Pologne et les Etats-Unis ? – Mais sinon, soyez pour la peine de mort automatiquement.

Je veux dire, si le principe de la justice... – C'est-à-dire en fait, le simple fait qu'on pose la question de la réinsertion, vous nous dites qu'on est pour la peine de mort ?

Enfin pardon, je... – Dans le principe de la justice, Mme de Malherbe, ce que je suis en train de vous dire.

Le principe de la justice, c'est que si vous êtes condamné à une peine, c'est qu'ensuite, la société estime que vous avez payé ce qu'il fallait et qu'ensuite...

Oui, mais le principe de la justice, c'est aussi de protéger les enfants. Oui, bien sûr. Et vous croyez qu'ils sont protégés Aujourd'hui, je vais vous dire, Mme de Malherbe, moi, je ne ferai jamais confiance à un gouvernement qui, lorsqu'il a des enfants sous sa responsabilité, ceux de l'aide sociale à l'enfance dont j'aimerais parler.

Parce que 18 % d'entre eux, quand on parle d'un enfant sur deux qui a été victimes de violences sexuelles 18 % de ces violences se sont faits dans les propres institutions de l'attriciel à la France, dans les foyers, dans les familles d'accueil et donc la question par exemple de ces enfants qui ne sont pas protégés par ceux qui en ont la responsabilité. Nous, nous recentraliserons l'aide sociale à l'enfance et nous leur donnerons des moyens. De même, je ne serai jamais confiance à un gouvernement qui laisse plus de 3000 enfants dormir à la rue, parce que la première des sécurités c'est aussi la sécurité sociale et le fait de ne pas laisser des enfants vulnérables jusqu'à l'année dernière, un enfant de 11 jours qui est mort de la rue. 11 jours dans la 7e puissance économique au monde.

Rien que cela devrait nous indigner toutes et tous. Donc je vais vous dire, nous avons les moyens dans notre pays de dire que les violences sexuelles, que le meurtre d'enfants, les infanticides comme les féminicides ne sont pas des fatalités, que nous pouvons changer les choses par des politiques ambitieuses, notamment en dotant bien les services public, je pense notamment à la justice mais aussi à la police judiciaire. On pose ce soir aussi la question de l'autorité et on en revient pour chacune de ces interviews notamment à l'exemple des violences après le match du Paris Saint-Germain.

Est-ce qu'on peut résumer votre position à la France Insoumise en disant plus de moyens pour la justice, moins de moyens pour la police. Non, je viens de vous dire plus de police judiciaire. Vous avez écouté puisque c'est M.

Darmanin qui a démantelé la police judiciaire. Je vais vous dire, ce qui s'est passé, c'est qu'en Macronie, la Macronie est incapable d'organiser une fête populaire. Ça a été dit, ça a été demandé.

Il faut des fanzones pour pouvoir organiser le fait que les gens puissent avoir le droit d d'être heureux un peu dans la rue, de faire des liesses populaires comme on l'a vu avec Mireille et ses petits jeunes qui l'ont aidé à sortir des gaz lacrymogènes. Donc le problème, c'est la doctrine, la doctrine de maintien de l'ordre qui va justement au contact, qui fait qu'on voit des images ou par exemple lorsqu'il y Il y a des supporters à un endroit, on organise des charges de CRS, on envoie des gaz lacrymogènes. Et moi je vais vous dire, j'accuse, j'accuse ce gouvernement qui dit que nous sommes laxistes.

Je les accuse eux de dévoyer les moyens de la police et de la justice pour criminaliser leurs opposants politiques pour criminaliser les opposants toutes oppositions sociales écologistes dans ce pays et notamment faire un déploiement de force lors de ces événements festifs qui mènent au Je reviens à ces violences. Quand vous voyez des jeunes filmés en train de défoncer un abribus, de s'attaquer à une vitrine, etc., ce n'est pas la police, ce n'est pas la pression de la police, ce n'est pas la pression des forces de l'ordre qui les fait faire ça.

Oui, et donc ? Dans les autres pays, il n'y a pas de casseurs ? Je ne sais pas pourquoi ça se passe bien dans les autres pays ?

Pourquoi la Courneuve ou une fanzone a été faite pour cela ? Qu'est-ce qu'on fait pour cela ? Il faut bien qu'il y ait des policiers pour les arrêter.

Qu'est-ce qui se passe Vous avez, par exemple, une justice qui ensuite fait ce qu'on appelle, parce que vous parlez de la réparation. Vous savez ce que fait la justice quand elle prend quelqu'un et que, par exemple, elle décide de le condamner ? La justice fait quoi ?

Elle donne des amendes. Et même des dommages et intérêts. Et donc, c'est le cours normal de la justice.

Donc un, qu'on permette aux gens de faire la fête, qu'on arrête de vouloir tout le temps être triste dans ce pays. Il y a la possibilité de faire la fête sans avoir des gaz lacrymogènes qui nous arrivent, des charges de CRS, qu'on arrête celles et ceux sur lesquels il y a un problème qui seront ensuite condamnés. Et point, c'est la manière dont ça s'organise partout dans le monde.

Je ne vois pas pourquoi en France, on ne serait pas capable de faire une fête telle que celle-ci, surtout à l'approche de la Coupe du monde. Donc, fan zone, il faut des fan zones. Merci beaucoup Mathilde Panot d'avoir avec nous.

Dans une seconde, Gabriel Attal qui est déjà sur ce plateau, vous avez un message à Gabriel Attal ou pas ? Oui, par exemple, vous pourriez lui demander plutôt que de faire des promesses comme ça, puisqu'il fait partie du bilan, il a été Premier ministre, s'il est favorable à un projet de loi de finances rectificative pour mettre les moyens maintenant, les 3 milliards que demandent les associations et enlever par exemple ce qui a été fait par décret la semaine dernière, les moins 414 millions pour la justice. C'est pour vous donner une ni des 1, le recrutement de 5000 magistrats.

Voilà ce que ça représente la coupe budgétaire qu'ils ont fait la semaine dernière par simple décret. Il vous a entendu, on va lui poser la question évidemment. Merci Mathilde Panot d'avoir été avec nous.

Mathilde Panot souligne l’importance de "la prévention" contre les violences sexuelles — Mathilde Panot · Pourquijevote