🔴 Droites, extrêmes droites en Europe : mêmes combats ? - #CamPuS2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Si on regarde numéro la mathématique de résultat politique, euh on peut dire que la normalisation de l'extrême droite et ça percé partout en Europe sont en grande partie le résultat de la complaisance des partis tels que les Républicains en France qui ont commencé avant des autres à euh utiliser leur langage pour essayer de de d'entrer compétition et se sont fait euh et c'est cette complaisance qui permet à leurs aides de s'écager et euh et c'est très si on regarde quelqu'un comme votre ministre l'antérieur je Bruno euh R Il s'en prend à l'aide médicale d'état par exemple ne fait pas ça pour des raisons sanitaires ou financières mais bien pour courtiser la droite plus radical et on voit ce type de comportement dans plusieurs pays avec plusieurs ministres de force qui s'étaient originairement centre en 2024 les accords entre les républicaines et le rassemblement national ont déjà eu des effets concrets en les attaques contre contreouvoir menace sur les médias et la justice récup sociaux avec des coupes dans les aides et les salaires abandon de la transition écologique au profit de l' dans le même temps endurcissement sécuritaire et la diffusion de discours stigmatisants se sont installés des bilans éclairs moins de justice sociale moins de démocratie une société affaiblie et on on observe ces mêmes mouvements partout en Europe Et malheureusement, nous savons ce que donne un gouvernement d'extrême droit de pouvoir une fois que ces idées sont banalisé. On regarde l'ongrie, ça fait plus de 10 ans que Victor Orman sape la démocratie. Il a musé la presse, affaibli la justice, attaquer les ONG, les minorités, les droits LGPT a place.
Il incarne une Europe du repli et de la fermeture. Il a l'opposé de l'héritage des fondateurs et en contradiction totale avec notre projet européen. On a une extrême droite qui participe dans les différents gouvernements euh si elle gère pas comme dans les cas de de Victor, c'est les cas de la de la Finlande où les partis des finlandais il pèse beaucoup sur la politique migratoire et climatique.
On a eu juste à quelques semaines euh la même chose se produisait au Pays-Bas avec euh les partis de guerre builders, les PVV. Il y a les cas aussi en Suède où les partis de Swedish démocratémocrates c'est sympa de s'appeler démocrat il faudrait aussi euh étudier un peu la façon dans laquelle il arrive à s'approprier de certains mots pour les réinterpréter et les plier à leur à leur vision. Moi, je viens d'Italie et mon parti s'appelle Partito Démocratico.
Vous pouvez vous imaginer qu'il y a quelque différence entre les partis démocrat et les démocrates suédois. Par contre, ça arrête. Ils sont pas au gouvernement avec les centredoites, mais les gouvernements de centre-droite en Suède, il a pas en majorité sans les soutiens à l'extérieur du parti de de démocrates souédois.
Et ça c'est la chose la la si on peut dire ça c'est la formule magique parce que j' pas de responsabilité je siège pas avec mes ministres au gouvernement mais le gouvernement peut rien faire sans que je ça soutient ou pas leur mesure. C'est-à-dire qu'ils ont les mains libres d'être à la fois au gouvernement et à la fois à l'opposition. Et ça on va voir aussi aux prochaines élections.
Ils vont pas perdre de voix, ils vont en fait garder ce skin peut-être ils vont grandir aussi à aux dépenses de ce de parti de centre-droite qui sont au gouvernement. On a notre cas euh qui est assez douloureux pour nous, c'est la Slovaquie euh où il y a un parti euh qui était un parti social de SMER géré l'idée euh par Robert Pit qui est entré en coalition avec un parti d'extrême droite aussi parti minoritaire mais ça donne une autre pervers version de cette normalisation de rapport avec l'extrême droite en partie suppose de gauche qui rentre en coopération avec un parti populiste de droite. Euh on a suspendu le le partis maire de notre famille politique.
Donc on va pas accepter ça. On accepte on acceptera ça jamais que politique partage son destin et sa mission de gouverner avec quelqu'un comme comme comme l'extrême droite. Il y a aussi le gouvernement en République tchèque avec le premier ministre Fiala gouvernement donc parti qui fait euh qui est membre d'une même famille politique de Georgia Meloni de European Conservative and Reformist et et puis oui on arrive en Italie et là je vais prendre quelques minutes pour parler de mon de pays euh il faut faire un petit pain à l'arrière.
Euh vous vous rappelez de Berlusconi ? J'imagine un caractère bien connu au-delà des Alpes. Euh en 2000 8, il faisait un score de 38 % aux élections nationales.
Aujourd'hui, Force Italia, il pèse plus ou moins 8 %. Si on regarde les résultats de des élections passées, il a perdu c le mouvement. Son parti politique a perdu plus de 30 % pendant cette période.
Beruskun, il a été le premier à envisager une alliance avec les post-chistes et les séparatistes de la Ligue du Nord en Italie. il les a impliqué, il les a invité à faire partie du gouvernement chaque fois qu'il gagnait les élection. En faisant ça, oui, il les a normalisé dans la façon dire que il en était capable de rentrer dans dans les dans dans la chambre dans la salle de comment on dit salle de bouton euh la salle de la régie de la mise en scène politique.
Euh mais en faisant tout ça, si on regarde la trajectoire politique de cette coalition de centre droite qui a géré pour plusieurs années le gouvernement italien, on voit que chaque fois que Force Italia a perd poids, les les bois allaient à la fois à la Ligue du Nord qui pendant toute cette période est devenue lég avec les dernières les maximum l'exploit plus grand aux élections européennes de 2019 ou la ligue du nord de la ligue et puis une fois que aussi la ligue baisse les mêmes voies se transfèrent à George Meloni avec son nouveau parti qui avait commencé avec 3 4 % il y a 10 ans et que aux élections euh de 2022, elle a pris 28 27 28. Les messages la le laisson à à apprendre ici, c'est que quand une parti de centre-droite permit au parti de de la droite extrême de rentrer dans une coalition gouvernementale avec, il se retrouve mathématiquement dévoré euh euh saccagé, cannibalisé par euh les mouvements qui sont plus à droite du parti du parti modéré, soi-disant modéré du Centre. Ce même message, on a essayé de le faire passer à la tête du Parti populaire européenne de IPPI, les anciens chrétiens-démocrates européennes.
Ça fait plusieurs années qu'avec le président Stéphan Levin du PSE, l'ancien premier ministre Zéedois, on a essayé de faire passer les messages à la tête de PPE Manfred Weber en lui expliquant écoute chaque fois que tu permis à tes partis de rentrer en en coalition gouvernementale avec des partis d'extrême droite, les résultats c'est que tes partis s'affaiblit, les projets européens s'affaiblent. et l'extrême droite avec son message grandit son influence et son pouvoir et change aussi la trajectoire du processus d'intégration européenne. La réponse de la part de du PPE est toujours la même.
Mais non, il s'agit pas des partis d'extrême droite parce que ils sont avec nous sur l'Ukraine, ils sont avec nous en principe sur l'Europe. Donc il demande pas de sortir de l'Union européenne comme si être [Musique] dans l'Europe ça signifie vraiment soutenir les projets d'intégration européenne. Euh et 3è ils sont pas comment dit euh il respectent l'état des droits.
Alors là, on peut rentrer un peu dans l'exemple italienne et on voit que c'est pas exactement le cas. On lui répond toujours chaque fois que il nous fait ce type de discours. Première chose, c'est pas vrai, c'est ce que tu racontes.
Mais deuxème, l'histoire nous montre que vous allez perdre vos soutiens parce que les gens préfèrent toujours l'originel à la copie. Si vous essayez de vous mettre avec l'extrême droite pour essayer de capitaliser sur cette alliance et reprendre leur voix, c'est le contraire qui va arriver. Euh je viens sur l'Italie pour vous donner quelques exemples dans leur capacité de gouverner.
Euh ça veut dire quoi ? euh normaliser l'extrême droite et normaliser leurs idées. Il y a des attaques contre les droits fondamentaux.
On rend plus difficile l'accès à la IBJ. C'est interruption volontaire de gravidence de grosse. Grosse.
Sorry, désolé. On stigmatise les personnes LGBT IQ plus, on affaiblit la liberté des médias. On menace les droits de manifester de manifester pacifiquement et on essaie de mettre sous contrôle les pouvoirs judiciaires de la part de la politique.
Ça c'est l'Italie d'aujourd'hui. C'est c'est c'est les projets du gouvernement Mélonie. Il est pas encore établi.
Mais si vous mettez cette petite liste euh devant vous et vous la mettez à côté de l'Hongrie de Victor Orban, c'est exactement c'est ce que Victor Orban a essayé de faire dans les années passées et il a réussi. affaire en anglais un affaiblissement de l'état social des milliards de coupes dans la santé et dans l'école pendant que des cadeaux fiscaux sont faits à au plus riches et ça c'est la plus grande contradiction qu'on voit dans ces gouvernements menés gérés par l'extrême droite. Ils font une campagne avec des temps très sociaux quand ils sont en campagne électorale, mais une fois qu'ils sont au gouvernement, ils s'oublient de ce qu'il dit et il aident à garantir les positions des privilèges de ceux qui ont plus à la place de ceux qui ont moins.
Je termine la et la vieille stratégie de division dans la société. Les migrantes et les minorités sont transformés en boucisaire et on criminalise même tous ces acteurs sociaux de la société civique qui essayent d'aider ce ces partie de notre société, de notre population. dansum c'est la c'est le début cette 3è partie ça fait ça fait partie ça rapp la guerre culturelle qu'il qu'ils sont très capables amener et qui polarise notre soci société dans ce qui est bien et ce qui est mauvais et cette binarisme nouveau du débat politique aide inévitablement ce qui donne la solution la plus simple qui est dans les casad d'immigration c'est rejeter-le dans la mer non par exemple donc ça c'est c'est ce qu'on est en train d'être confronté avec m'arrête ici parce que je vois que Cécilia me regard pour Merci beaucoup Jacomo je suis désolé de te couper à un moment donné comme on a plusieurs parties de la table ronde, mais je te remercie pour tes propos extrêmement éclairants.
Alors, on a aussi eu un changement de gouvernement récemment au Portugal et je voudrais que tu nous parles à la fois de ce que l'extrême droite fait ou ne fait pas pour la jeunesse en Europe en tant que président d'IS et que tu nous parles un petit peu de ce qui se passe au Portugal où on a une situation assez proche de ce que Jacomo a décrite, c'est-à-dire un gouvernement qui est pas forcément d'extrême droite mais qui leur donne des gages en permanence et qui au bout du compte mène exactement le même type de politique et puis on parlera après de la Belgique également avec Estelle. Donc je te laisse la parole Joaou. Je vous demande juste de faire attention de pas être trop long pour qu'on puisse avoir aussi un espace pour la deuxième partie de la table ronde où on où on accueillera aussi Muriel Laurent et Pouria Amir Chai.
Je te laisse la parole Joao. Merci. Merci Cécilia.
Bonjour à tous et ben merci pour l'invitation. Euh Diacomo assez bien décrit comment justement l'extrême droite vise à imposer son discours dans le débat public et le type de propositions justement qui sont faites de façon de façon générale. Évidemment, la jeunesse n'y échappe pas avec évidemment toujours cette stratégie de division dans un discours qui va s'inscrire aussi dans on va dire dans en profitant d'un certain nombre de crises sociales que les jeunesses européennes enfin auxquelles les jeunesses européennes doivent faire face.
La difficulté évidemment le pouvoir d'achat, les études supérieures, la difficulté d'envisager un avenir en sécurité. Donc évidemment dans ces interstices, les extrêmes droites viennent se se s'introduire justement en jouant en jouant sur ses peurs. Je vais aussi indiquer que l'extrême droite, c'est un peu impensif mais joue aussi du mensonge.
Et je vais prendre justement le cas du Portugal pour le pour en montrer quelques quelques exemples. Le Portugal, on est passé d'une situation où c'était l'exception à la caricature que une exception où pendant 50 ans justement après la révolution des illet d'extrême droite présente au niveau politique et avec le mouvement traditionnel de balancier entre le parti socialiste et le parti social-démocrate, même si c'est le parti de centre-Droit au Portugal. Et alors c'est c'est intéressant de d'avoir en tête que le fondateur du PSD, donc du Parti social-démocrate au Portugal, avait l'intention de rentrer dans l'international socialiste.
Et quand on voit aujourd'hui, donc on parle de de cette situation là et qu'on voit aujourd'hui qu'on a le PSD qui pendant la campagne des élections justement législatives dit moi une coalition avec l'extrême droite jamais. Et puis systématiquement, on ne fait que passer des lois qu'avec le soutien justement de l'extrême droite. On voit justement voilà tout le décalage encore une fois ce changement de passage de l'exemple ou l'exception à à la caricature avec comme le disait Jacobo voilà une certaine forme de de de complaisance finalement de la droite classique du centre droit vis-à-vis du discours d'extrême droite en les introduisant au pouvoir là aussi sans les faire rentrer au gouvernement mais finalement c'est c'est tout comm ici on a une droite qui a la capacité d'aller discuter avec la gauche et qui le fait pas.
Ça rappelle peut-être une situation en France et qui donc préfère aller regarder du côté de l'extrême droite. Et donc en quoi ça se traduit concrètement ? Ça se traduit dans par exemple quand le Parti socialiste était au pouvoir sous- Antonio Costa, on a mis en place en direction des jeunes le fait de rembourser les frais de scolarité qu'on n pas rendu l'éducation supérieure gratuite mais on a fait en sorte que les frais qui étaient déboursés pour l'éducation supérieure puissent être remboursés aux familles une fois que les jeunes étaient diplômés.
Ça c'est une grosse promesse, une conquête sociale d'ailleurs des jeunes socialistes portugais. Maintenant que la droite est au pouvoir, la mesure est toujours en place mais pas concrètement. C'est-à-dire qu'on a des dizaines de milliers de familles qui ne touche pas un centime de cette mesure là.
Il y a rien qui a été annoncé, il y a rien qui a été dit, il y a rien qui a été fait. Tout simplement c'est une réalité des familles qui comptaient justement sur ce remboursement là et qui aujourd'hui n'ont pas justement l'argent. Donc c'est qu'une attaque directe à la capacité d'un certain nombre d'étudiants à avoir accès justement aux études supérieures dans un pays où c'est extrêmement difficile d'atteindre justement ces études.
Pour vous donner une une idée, au Portugal, vous voulez faire des études de médecine, il faut avoir pour l'équivalent du bac 18. Voilà. Donc c'est extrêmement difficile au Portugal d'avoir accès justement à l'enseignement supérieur.
Et donc on rajoute à des crises sociales majeur issue issue évidemment de la partie de la Troyka et cetera et et de la des conséquences des crises 2007-2008. On rajoute à ces complexités là une difficulté justement à l'accès à l'enseignement à l'enseignement supérieur. Alors cette croissance de l'extrême droite au Portugal bon évidemment le Portugal c'est pas une île non plus.
C'estàd que la croissance de l'extrême droite partout en Europe. À un moment donné, ça allait évidemment toucher ce pays, mais elle s'est fait sur des éléments qui sont finalement très propres au Portugal. Et pour ceux que ça intéresse, je vous invite à lire le livre Histoire de la nation portugaise, div Léonard, qui est un historien français mais spécialiste du Portugal et qui met en exergue justement un certain nombre d'outils mis en place par l'extrême droite pour pouvoir appuyer sur une certaine forme de nationalisme ou de patriotisme qui est en réalité anti-portugais.
On regarde l'histoire l'histoire de ce peuple-là. Et donc avec euh voilà quelques outils qui ont été déployés par l'extrême droite et que je vais que je vais sommairement lister ici. Elle l'extrême droite au Portugal bénéficie du fait que le parti de droite classique est incapable de produire un leader.
Alors, je dis ça alors qu'on a un premier un premier ministre portugais maisf un premier ministre pardon de droite mais l'extrême droite a pris de la place au Portugal non pas directement par un discours xénophobe fasciste, même si elle l'a appris par la suite, mais simplement en mettant à sa tête quelqu'un qui avait été militant du PSD de Centre Droit, qui avait quitté la politique pour être commentateur sportif et qui est revenu en politique en se présentant les élections législatives et présidentielles en faisant une quinzaine de pour donc c'est-à-dire une extrême droite qui s'est construite sur les médias plus que sur le fondement politique et en profitant d'une assise médiatique sur des sujets qui n'ont rien à voir avec la politique pour petit à petit introduire un certain nombre de discours. les bons portugais, c'est quelque chose qu'on qu'on entend beaucoup par opposition à ce qu'il ne seraiit pas bons ou à ceux qui ne seraient pas portugais. Et ce ce mécanisme de passer par la case médiatique afin de s'imposer politiquement est quelque chose qui aujourd'hui séduit la droite et l'extrême droite.
Alors c'est vrai en Europe mais c'est vrai spécifiquement au Portugal. la tête de liste du PSD euh pour les élections européennes. Un commentateur politique, mais un commentateur euh voilà, c'est vous pouvez prendre euh n'importe quel euh chroniqueur euh sur Itlé ou sur euh C8 et vous voyez un petit peu le type de personnage qu'on peut mettre comme tête de liste. et ce qui montre bien l'incapacité d'un parti comme le PSD d'incarner une ligne à elle de droite au cas certes mais une ligne à elle conservatrice mais qui pourrait trouver sur un certain nombre de sujets des convergences avec avec le reste du du paysage politique dans cette difficulté justement à produire encore une fois des profils pour la droite classique il se trouve qu'on a eu des élections législatives début d'année on va avoir des élections présidentielle l'année prochaine.
Les profils qui sont mis en avant par la droite ne sont pas des profils politique. Et quand on sait l'importance du rôle du président de la République au Portugal qui est pas tout à fait le même qu'en France mais qui a causé par exemple le fait que à la suite du départ d'Antonio Costa, on se retrouve avec un gouvernement de droite alors que le PS avait une majorité absolue, on se rend compte encore une fois d'un PSD qui n'arrive pas à produire une élite politique. Et donc l'extrême droite vint se jeter sur ce manque-là.
Et donc ça c'est des traductions évidemment qu'on connaît en France avec évidemment bah toutes les brebis galeuses qu'on va trouver au niveau local puisque tout ne s'articule qu'autour de la figure médiatique du leader et qui vient en plus reprendre une certaine rhtorique issue de la dictature la plus longue d'Europe occidentale avec voilà un retour sous certaines forme de salazarisme avec une certaine forme de nostalgie bien portugaise. Euh et on se retrouve avec tout un tas de profils au niveau local euh qui sont clairement fascistes. C'estd qu' on n'est pas simplement dans de l'extrême droite presque romantique quoi.
C'est c'est vraiment le retour du fascisme avec une attaque contre le l'équivalent de la de de la la Cour constitutionnelle. enfin voilà l'attaque contre la justice, l'attaque contre les institutions, un certain forme une certaine forme de dégagisme et puis des des candidatures encore une fois au niveau local qui sont assez folkloriques et c'est d'autant plus important et c'est pour ça que je le mentionne maintenant qu'on a aussi des élections municipales qui arrivent en septembre où le PS est le parti le plus le plus important mais où on voit justement dans tout un tas de territoires notamment touchés par les excès de tourisme ou par la désertification fleurir l'extrême droite notamment aussi et et je conclurai par là sur les ruines de l'extrême gauche qui a disparu au Portugal. Il y a pas si longtemps que ça, le Parti communiste portugais était le parti communiste le plus puissant d'Europe et aujourd'hui sur les terres où justement le Parti communiste avait ses arrières-bases aujourd'hui c'est l'extrême droite qui arrive en tête.
C'est pas simplement qui fait un score, mais c'est qui arrive en tête, qui dépasse allègrement les 30 % avec par exemple au niveau de la région de Pharo, de l'Algarve, euh voilà le parti Shega qui arrive euh en tête et qui envoie le plus de députés euh à l'Assemblée de la République. Donc ça doit amener aussi une certaine forme de réflexion sur il y a en effet une grande responsabilité qui est portée par la droite parce que elle inclut au pouvoir justement l'extrême droite comme comme l'indiquait Diacomo et puis voilà le fait de profiter de la chute d'une certaine de c d'une certaine voie de la gauche et qui fait qu'aujourd'hui au Portugal mais c'est vrai dans d'autres pays pas tout à fait en France on a finalement une voie de gauche qui ne se concentre que sur le Parti socialiste mais qui n'est pas encore assez fort pour pouvoir gouverner tout seul et donc d'une extrême droite qui profite justement du jeu parlementaire qui force aux coalitions. Et donc en résumé, on a à la fois de l'opportunisme. sur cet opportunisme, le fait de promouvoir un certain nombre d'idées à la fois dans l'air de dans l'air du temps mais aussi en faisant revivre des choses qu'on penser traiter passer justement avec la révolution des œillets.
On a quand même un député de chega qui traite les soldats qui ont fait la révolution des traître à la patrie. C'est ce type de gens-l qu'on a aujourd'hui à l'Assemblée de la République et c'est ce type de gens d'ailleurs qui représentent les Portugais qui résident à l'étranger. Donc c'est ce genre de de personnage qu'on a.
Voilà. Merci beaucoup. Merci beaucoup Joaou pour pour l'exemple portugais qui est aussi très éclairant.
On va parler maintenant un peu de la Belgique avec Estelle. Alors en Belgique, c'est un peu particulier parce qu'en Belgique francophone, on n pas vraiment de d'extrême droite, mais je crois qu'on en parlera dans la deuxième table ronde et sur les solutions à trouver face à l'extrême droite. Euh mais je voudrais parler de ce qui se passe en Belgique au niveau fédéral et au niveau de la politique flamande.
Alors, il y a tout un débat sur est-ce que la NVA qui est le parti de notre premier ministre belge est d'extrême droite ou pas ? Et je me rappelle avoir eu ce débat avec une diplomate française qui me disait "J'arrête pas d'expliquer à Paris qu'il n'est pas d'extrême droite, mais ils veulent pas me croire." Et donc le ministère des affaires étrangères heureusement continuer à considérer la NVA euh comme l'extrême droite.
C'est un parti nationaliste flamant. Alors on sait ce que ça veut dire nationaliste qui est contre l'immigration. Et puis je vais te laisser nous expliquer un petit peu ce qu'ils font au gouvernement.
C'est évidemment euh euh ils sont au gouvernement depuis peu de temps en Belgique, mais ils sont déjà en train de mettre en place pas mal de politiques. Il y a pas longtemps, je répondais aussi à une interview, on me disait "Alors, qu'est-ce qu'ils font sur les questions sociales quand ils sont au pouvoir l'extrême droite ?" Et je pense qu'en Belgique, ben c'est aussi euh ça nous permet de de voir ce que l'extrême droite fait au pouvoir sur les questions sociales, sur le chômage euh quand elle est au pouvoir avec évidemment euh les conservateurs libéraux, c'est-à-dire l'équivalent de LR euh euh en France.
Je te laisse la parole euh Estelle. Merci beaucoup. Mais merci Cécilia.
Je vais être tout d'abord bonjour camarades. Voilà, j'espère qu'on a tous eu le en tout cas la majorité d'entre nous a eu la possibilité d'aller un peu s'aérer la tête ces dernières semaines et de prendre un peu du repos. Voilà, on est dans un débat qui nous replonge au cœur d'une actualité qui est particulièrement interpellante.
Euh moi, je je vais juste me permettre de dézoomer juste un tout tout petit peu parce que il y a euh l'université de Gu depuis une vingtaine d'années sort des chiffres sur l'évolution de l'état des démocraties dans le monde. Euh et il y a bah quelques chiffres donc il vient de sortir sa dernière enquête qui porte sur 2024 et là compare à 2004 donc en 20 ans. Et bien en 20 ans la part de la population mondiale qui vit, je je lis pour être sûr de d'utiliser le bons termes, qui vit dans des régions soit avec des régimes autocratiques, soit avec des régimes démocratiques.
Mais donc démocratie libérale, je sais que le terme est pas est pas joli à nos oreilles, mais démocratie libérales, ce sont celles auxquelles on tient, hein, voilà, qui ont qui effectivement respectent le principe de séparation des pouvoirs et autres. Et bien en 20 ans euh effectivement donc la part de la population qui vivait dans des systèmes démocratiques, allez on va prendre celui-là euh en 2004 est passé effectivement de de 40 de 51 % donc 51 % de la population il y a 20 ans vivait dans des régimes démocratiques libérals. Aujourd'hui on est plus qu'à 28 %.
Et donc l'inverse effectivement pour des systèmes. Donc malheureusement ce Allô le monde le monde ne va pas bien. Ce dont on a parlé au niveau européen et qu'on constate malheureusement élection après élection.
J' a presque peur chaque weekend de prendre des informations sur les élections qui ont lieu, que ce soit en Pologne, que ce soit en Roumanie, que ce soit effectivement au Portugal et bien élection après élection les nouvelles sont mauvaises sur effectivement cette espèce de montée et cette ascendance des des régimes autoritaires d'extrême droite, je sais pas comment. Enfin, moi je les appelle les fachaud de manière un peu un peu globale. Voilà, c'est plus réducteur mais c'est au moins ça le mérite d'être clair.
Euh élection après élection et donc voilà. Alors la question qu'on aura ici et je et je l'espère c'est de dire est-ce que cette cette vague est inélectable ? Non.
Bien sûr que non. Et donc et quelle est notre responsabilité par rapport à ça ? Juste souligner aussi qu'au niveau européen, une des tendances qui qui m'inquiète particulièrement, c'est que d'abord cette extrême droite au niveau mondial mais au niveau européen, elle s'organise et elle s'organise très très bien.
On a parlé tout à l'heure de monsieur Orban. Monsieur Orban a créé à Bruxelles une fondation qui s'appelle MCC qui est effectivement une espèce de ting tang et qui qui organise parce que c'est ça aussi tout toute cette question, c'est pas un hasard, il y a des manipulations, il y a toute une série de choses sur sur c monté inéluctable de l'extrême droite, des mensonges, des manipulations. Donc voilà, je et au niveau européen, moi je suis pas une complotiste, mais je finis par le devenir aussi parce que eux s'organisent très bien et nous on est sur la défensive.
Donc merci d'avoir des débats comme aujourd'hui pour nous permettre effectivement d'avancer. Alors, la Belgique, la Belgique, on nous dit effectivement en Belgique francophone, he vous avez de la chance, vous quand même, vous êtes un peu l'exception puisqueeffectivement du côté francophone, ni à Bruxelles ni en Walloni, on a en principe d'extrême droite. Ils ont essayé de percer, ils ont essayé de percer un parti qui s'appelle Chez nous d'un film bien connu qui d'ailleurs était soutenu par le Rassemblement national et Vlbling donc qui est enfin les fachot du nord du pays vraiment le parti d'extrême droite chez nous parce qu'ils existent aussi hein chez nous il représentent 30 % quand même du vote au nord du pays et donc voilà ils ont essayé de de créer en tout cas une mouvance d'extrême droite au sudess du pays ça ne fonctionne pas voilà mais par contre comme tu l'as dit aux dernières élections on a les nationalistes flamand donc la NVA New Llams Alliancy euh parti nationaliste et donc et d'ailleurs ensemble si on regarde le Vince Beling Extrême droite et New Llams Aliency NVA ensemble ils font presque 60 % des votes en Flandre hein.
Enfin je veux dire ce qui est elle est pas 60 on arrivé pas à 60 mais vraiment quelque chose qui est particulièrement inquiétant aussi c'est-à-dire que vraiment le nord du pays ne vote pas du tout de la même manière que le sud du pays. Et or le nord du pays est une région très très riche développée économiquement. Il y a quasiment c'est on est en plein emploi, il y a pas de chômage alors que le sud du pays est beaucoup plus en difficulté.
Mais voilà, juste pour dire donc est-ce que cette news aviens est de l'extrême droite ? Alors non, moi je ne dis pas que c'est de l'extrême droite, monsieur Bard, je ne peux pas considérer qu'il voilà si je regarde les vrais critères de ce qu'on appelle effectivement les fascistes et l'extrême droite, non parce que ils ne remettent notamment pas en question la question de des démocraties même s'ils veulent évidemment que le premier point c'est quand même le lais la sion de la Belgique mais ce sont effectivement des ce parti est un parti nationaliste de droite extrême qui d'ailleurs n'a jamais caché non plus son amour pour pour le patronat et pour et pour le grand capital parce que déjà depuis une dizaine d'années, monsieur Barder disait que ses patrons c'étaient ce qu'on appelle le vocal, donc les patrons flamant. Euh donc voilà.
Alors par contre, il faut quand même bien dire que il y a au sein de la NVA quelques personnages un peu nausé à bon, notamment monsieur Franken, notre ministre de la défense actuel d'ailleurs, qui a d'ailleurs encore vraiment des des amitiés très profondes avec d'anciens collaborateurs. Enfin, en tout cas, il célèbre les les cédciens collaborateurs de la deuxième guerre mondiale. Il a vraiment des contacts très très étroits ou avec des des négationnistes.
Donc voilà, il y a au sein de la NVA quand même des personnalités bien appuantes et bien nausé à bonde. Mais voilà, moi je ne pourrais jamais dire qu'effectivement la NVA est en partie d'extrême droite, mais à partie de droite extrême. D'ailleurs, en Belgique, on en parlera tout à l'heure, il existe ce qu'on appelle un cordon sanitaire.
Alors, c'est quoi le principe du cordon sanitaire en Belgique ? Donc dès les années 90, les partis démocratiques voyant déjà revenir certains partis d'extrême droite ont signé un accord. Ils sont ils se sont vraiment engagés.
T tous les partis démocratiques à ne jamais euh travailler ensemble avec des partis d'extrême droite, pas formé de coalition. Donc on ne parle pas, on on ne collabore pas avec eux. Euh ça c'est pour l'ensemble de la Belgique.
Euh et euh peut-être aussi souligner que au au sud du pays, il y a même un cordon sanitaire médiatique. C'est-à-dire que les partis d'extrême droite n'ont pas le droit de de de de de enfin de parler dans les médias traditionnels, en tout cas nos services publics, médias services publics et autres comme des partis classiques et ça notamment c'est basé sur une loi une loi de lutte contre le racisme. Voilà.
Donc alors par exemple quand monsieur Trump fait enfin on voit la l'intronisation de de Trump B voilà not notre télévision fait un différé de 3 minutes pour mais est-ce que ça ça vaut vraiment la peine ? Faudra discuter aussi de savoir si est-ce que la solution c'est le cordon sanitaire ? Est-ce que c'est parce qu'il y a un cordon sanitaire qu'on a pas d'extrême droite en Belgique ?
Ben voilà, c'est pas tout à fait le cas. Voilà. Ben donc monsieur de Weever, juste je voilà cette New of Lams Alliance tout à l'heure ce qui a été dit c'est est-ce que l'original est la copie euh on a le même problème en Belgique tant au nord qu'au sud du pays.
C'est-à-dire que monsieur de Wever par exemple est allé donc de manière extrêmement dangereuse allé signer un courrier avec huit autres représentants et chefs d'état européens pour dénoncer notamment la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme en matière de migration. Donc pour dire que finalement les les principes fondamentaux sur lesquels se base l'Europe en matière de migration ou la Cour européenne de justice doivent être revu parce que ça empêche les États de gérer correctement le leur migration. Donc c'est extrêmement problématique.
C'est une position qui voilà est effectivement est une position proche des positions d'extrême droite. Malheureusement dans les signataires, nous avons aussi un parti social-démocrate les Danois pour ne pour ne pas les citer. aussi.
Donc ce qu'il faut dire c'est que quand ces partis sont là, donc même si la NVA n'est pas un partie d'extrême droite mais un partie de droite extrême, il fait pour le moment une coalition avec un autre parti notamment au sud du pays qui s'appelle le mouvement réformateur, les libéraux euh dont le président comment dire moi comme je dis souvent avec monsieur Bouchet, je suis désolé monsieur Bouchet c'est un peu comme euh voilà comm comme chez vous c'est celui dont on doit taire le nom parce qu'il devient Monsieur boucher par exemple voilà parle de guerre culturelle des termes qu'on a utilisé tout à l'heure un intégré au sein de son parti de représentants de chez nous des partis d'extrême droite qui pourtant n'ont pas renoncé à leur idologie donc on a chez nous aussi des partis conservateurs ou libéraux conservateurs autoritaires quelque part qui euh utilisent les mêmes recettes et donc on est pour le moment et or voilà se rendent-ils compte que finalement d'une manière ou d'une autre finalement les gens préfèrent En tout cas, le peuple, les gens, les électeurs préféreront l'original à la copie demain et donc ils jouent effectivement des des jeux dangereux. Donc même si en Belgique, on se trouve pas dans la totalement la même situation, on se retrouve malgré tout dans des situations assez similaires. Dernier point, c'est et alors ça va raisonner à vos oreilles, c'est l'application des de retour des politiques d'austérité européenne qu'on est en train d'appliquer partout hein en France.
On sait que monsieur Bairou dans quelques jours effectivement, il essaie de de d'utiliser des recettes d'orthodoxie budgétaire. Et donc ça c'est le retour des politiques d'austérité imposées par l'Europe. Ces parties là de droite, comment l'applique-t-il ?
Il l'applique non seulement évidemment en revenant sur les acquis sociaux, en revenant sur les pensions, en mettant en danger la justice et le financement de la justice, en en attaquant aussi les droits des travailleurs. Donc ils utilisent aussi quelque part ces politiques là en en mettant à mal tout ce qui est société civile sans pour en discuter ce qu'on appelle les corps intermédiaires, donc les syndicals, les mutuels, la société civile en coupant dans dans dans les budgets par rapport à ça. Quelque part ces parties là comme on l'a dit, comme on le voit malheureusement comme ça était le cas dans une tendance vraiment forte depuis une vingtaine d'années, ils ont fait le nid par d'extrême droite quelque part en appliquant des politiques qui sont effectivement des politiques qui ont fait en sorte de que le que les gens aujourd'hui de plus en plus votent pour l'extrême droite, pour l'original et pas pour la copie.
Merci beaucoup. On va passer à la deuxième partie de la table ronde. Donc je vais demander à Joa et Diacomo de laisser leur place.
Je vous remercie d'être venu. Merci beaucoup Jaccomo. Merci beaucoup Jo.
Je demande à Estelle de rester pour la deuxième partie. J'invite maintenant Pia, Amir Schai et Muriel Laurent à venir. Alors, je sais pas si vous connaissez Pourrien qui a été au Parti socialiste pendant très longtemps, qui j'espère y reviendra un jour, qui a été député dans ma Fédération des Français de l'étranger en partir de 2012 sur la 9e circonscription des Français de l'étranger, qui est aujourd'hui député euh de Paris et qui nous fait l'honneur de de venir ici, qui fait le tour des universités ces jours-ci depuis depuis une semaine déjà, des universités des parties de gauche.
Merci beaucoup pour d'être là aujourd'hui. Et Muriel Laurent, vous la connaissez puisqu'on a tous fait campagne pour les élections européenne l'année dernière. Donc on a tous fait activement campagne pour Muriel.
Muriel est députée européenne. Euh, elle siège notamment dans les commissions Libé qui traitent de l'immigration et du développement international et pourra nous expliquer ce qui se passe au Parlement européen depuis maintenant 1 an qu'elle est arrivée. J'avais donc cette deuxième sur cette deuxième partie de la table ronde, je voudrais qu'on parle un petit peu de ce qui se passe au Parlement européen par rapport au cordon sanitaires.
Alors nous on utilise le terme de cordon sanitaire un peu différemment des Belges au niveau du Parlement européen. au Parlement européen. Le cordon sanitaire, c'était l'alliance euh des parties du centre, y compris le PPE, l'équivalent LR, Renaissance et pratiquement toute la gauche euh pour empêcher l'extrême droite, former une évidemment une majorité ensemble et empêcher l'extrême droite par exemple de prendre des dossiers importants, des rapports importants, de prendre des postes importants comme des vice-présidences de commission, des présidences de commission, des vice-présidences de délégations.
Euh, vous savez, il y a des délégations par exemple dans le cadre des accords ACP avec des assemblées paritaires. Donc, c'était ça le cordon sanitaire. Et je voudrais que tu nous dises un petit peu ben est-ce qu'il y a encore ce cordon sanitaire euh qui tenait depuis 10 ans au Parlement européen et quels sont les problèmes qu'on rencontre aujourd'hui au Parlement européen pour y faire face euh dans le dans le contexte actuel, ce qui a changé un petit peu aussi dans la composition du Parlement européen puisque il n'était jamais encore arrivé qu'il y ait trois vraiment groupes d'extrême droite en tant que tel.
Euh donc aujourd'hui, on a trois enfin l'extrême droite en tout cas euh est répartie sur trois groupes différents, notamment l'extrême droite française. Donc qu'est-ce que tout ça change depuis un an au Parlement européen ? Merci Cécilia.
Bonjour à toutes et et à tous. merci pour cette invitation et qui effectivement euh va me permettre de vous expliquer l'évolution hein puisque alors pour le coup c'est mon premier mandat de député européenne mais euh l'évolution et je dirais le la prise de force de l'extrême droite largement appuyée par la droite traditionnelle, ce que nous on appelle la droite traditionnelle et que qu'on que là on appelle entre nous le PPE euh a évolué. Euh et moi, je me base aussi beaucoup sur ce que les collègues euh députés sortant euh nous nous expliquent à nous euh nouveaux nouveaux députés, si je peux le si je peux le dire comme ça.
Effectivement, quand on est arrivé en juin 2024, on nous a expliqué ce fameux cordon sanitaire, ce bloc, on peut pas l'appeler bloc central, mais c'est un peu comme ça qu'on pourrait le c'est un peu c'est un peu comme ça qu'on pourrait le le caractériser pour une bonne compréhension et comme tu l'expliquais, réunis les partis politiques Cécilia que tu que tu que tu donnais et effectivement aujourd'hui on se rend compte que ce cordon sanitaire est plus que fragilisé, il est même il est même en danger puisque ça aussi tu l'as tu l'as dit à demi mots mais les députés de l'extrême droite se retrouve aujourd'hui avec des dossiers à être rapporteur de dossiers à être vice-président de de commission et je siège même moi dans une commission qui s'appelle PTI la commission des pétitions où le président est euh est est un fait partie d'un d'un des trois partis de l'extrême droite. du euh du Parlement européen extrême droite qui aujourd'hui reprend représente un tiers un bon tiers des des députés des députés du Parlement européen. Je pense que c'est important de l'avoir de l'avoir en tête.
Alors effectivement aujourd'hui on on voit bien que dans les que dans les les discussions qui sont normalement scellées quand un texte arrive soit en commission soi-même lors de nos séances plainères où les discussions et les accords sont passés sont passés entre parties entre entre partis politiques et où il y a cette ces concessions, ce compromis qui est fait pour que qu'un texte soit soit majoritairement adopté et euh le les discussions qui peuvent être scellées euh par les parties qui représentent ce cordon sanitaire. Euh je peux même le dire comme ça, c'est un mot fort mais c'est la réalité explose euh soit en commission, soit en séance en en séance plainère. Euh on en a eu euh différents exemples, notamment euh sur la question euh du Green Deal, hein, en novembre dernier, je crois, de mémoire, où euh effectivement le le la droite s'est alliée à l'extrême droite pour euh faire passer euh un texte qui euh met à mal euh des réglementations environnementales.
Pourtant, la discussion et les accords avaient été actés avec les parties du qui forment le cordon le cordon sanitaire. Donc ça a été un peu un réveil brutal pour pour nous tous et ça s'est reproduit à plusieurs reprise. La dernière en date, elle est récente où les discussions avaient été menées autour d'un texte qui devait être adopté en plinière sur la convention de Séville qui mais qui mettait qui mettait au pot des des mesures sur lesquelles l'Europe allait s'engager dans le cadre de de l'aide au développement.
Et en fait euh en plinière euh la droite et l'extrême droite se sont alliés pour voter contre. Donc ça a été euh là aussi un second un autre je veux pas dire un second un autre sous-bressau et on le voit régulièrement dans les dans les commissions et notalement en commission développement où euh où les les choses s'actent mais se ce déli au moment des votes stratégiques sur sur les textes. Ce qui ce qui met quand même à mal la relation avec entre la droite traditionnelle et le groupe socialiste et démocrate euh parce qu'il y avait une une proximité et une habitude de compromis qui se faisait et qui est de plus en plus fragilisé euh et qui fait qui fait aussi en sorte que nous allons devoir nous socialistes et démocrates à un moment donné réfléchir peut-être autrement et retravailler sur sur la compromission et réfléchir à peut-être à peut-être un un angle d'alliance qui soit qui soit qui soit qui soit qui soit autre pour qu'on qu'on arrive à surmonter ces ces dilemmes stratégiques qui sont vraiment une une difficulté et euh et qui euh qui font aussi en sorte de de mettre en difficulté la réglementation euh progressiste hein de de la de l'Union européenne et qui vont nous arriver qui vont nous amener très certainement à des des législations difficiles.
Et je fais juste une petite parenthèse et j'arrête Cécilia. Je euh parce que il faut aussi comprendre que dans cette dans cette dans ce dans la question de cette rupture du du cordon sanitaire, il y a aussi un enjeu de faire tomber euh les derniers gouvernements socialistes et démocrates. Et ça, moi je le vois en commission pétition où en fait les Espagnols saisissent et se servent de la commission PTI pour attaquer le gouvernement de Pedro Sanchez.
Et c'est une c'est une réalité, on le voit bien, c'est les Espagnols sont de l'extrême droite sont présents et c'est un combat entre les socialistes et démocrates espagnols et les socialistes les pardon les la droite traditionnelle et l'extrême droite l'extrême droite espagnole. Merci beaucoup. Merci Muriel.
Alors, je voudrais demander à Pia, est-ce qu'on voit la même chose en France ? Et puis après, on va passer à la dernière partie de la table ronde où on parlera des solutions et des résistances qu'on met en place tous ensemble dans nos différents pays et et au-delà au niveau international. Mais est-ce que finalement euh cette alliance des droites et de l'extrême droite, tu la vois aussi euh à l'Assemblée nationale, au Parlement européen ?
Avant, elle était que sur les questions et en effet euh environnementales, mais aujourd'hui, elle euh elle est sur euh tous les autres sujets aussi. Euh on en reparlera après. Euh merci beaucoup Cécilia.
Bonjour à toutes et tous. Euh et je suis ravi de de d'être parmi vous euh ici, même si je trouve que le contexte est trop grave. euh pour euh euh qu'on se contente de ces retrouvailles euh parce que le moi je suis très inquiet, je vous le dis tout de suite et je suis pas forcément venu remonter le moral, même si après j'ai cru comprendre qu'on pourra parler des perspectives et donc je vous présenterai la DIG, ce réseau international qui se met en place contre les extrême de droite.
Et pour répondre à la question sur le sur la situation française, la situation française suit exactement la pente qui nous a été décrite par l'ensemble des intervenants précédent. Exactement. Il y a en France une stratégie qui a tenue jusqu'ici qu'on a pas appelé le cordon sanitaire mais le Front républicain.
Avant ça s'appelait la discipline républicaine mais qui depuis la dernière élection de 2024 et la décision d'Emmanuel Macron d'une fois les élections passées de ne pas en reconnaître les résultats de jeter les clés du camion dans la rivière et de laisser comme ça tout le pays complètement dans une impasse politique dont on voit les conséquences aujourd'hui. Tout le bloc central dit démocrates se transformer alors que leur mandat comme le nôtre leur mandat comme le nôtre était d'abord celui d'empêcher le Rassemblement national de mettre la main sur le pays. ce bloc là a basculé et il a basculé, je le vois, dans la commission des lois où je siège mais aussi dans les évidemment dans l'Assemblée nationale elle-même où une fois les élections des instances passées où là le Rassemblement national avait été exclu, je sais pas si vous aviez suivi des postes de vice-présidence de question et cetera, à partir du moment où cette étape est passée, on a eu affaire à une débandade qui est très inquiétante parce qu'elle préfigure déjà la suite mais suite qu'on connaît déjà parce qu'elle est aux États-Unis en Hong Hongrie, en Italie, aux Pays-Bas et dans tous les pays qui ont été qui ont été évoqués et qui va nous arriver, je vous en dirai un mot juste en en conclusion de cette première intervention.
Euh à peu près toutes les lois euh dégueulasses, ils les ont voté sur l'immigration, sur les reculs sociaux. Évidemment, toutes les toutes les orientations que nous avions proposées, quand je dis nous, c'est toute la gauche dans toutes ces nuances. Je rentre pas dans le détail et je pense d'ailleurs qu'on peut pas se permettre ce luxe à cette étape.
Ils ont voté contre l'augmentation du SMIC des meilleurs dispositifs budgétaires qui passent d'abord par des ponctions plus importantes sur les plus fortunés. Bon, je vous fais pas les je vous fais pas la liste mais elles étaient nombreuses, argumentées, chiffrées, sérieuses et efficaces économiquement. Et évidemment parce qu'elles sont justes socialement, le rassemblement international s'y est toujours opposé.
Ça c'était attendu mais avec le soutien euh et la convergence de propos et d'arguments de ce bloc démocrate qui est devenu un bloc de démocrates qui ne servent plus à rien à part quelques brebis égarées qu'il faut quand même essayer de convaincre de ne pas basculer dans le pire. Mais la pente, elle est là et elle est grave. Lorsque vous avez un ancien premier ministre, enfin qui croit avoir été premier ministre, Gabriel Atal, qui euh fait comme première euh comment dire comme première sortie législative, une proposition de loi pour favoriser l'enfermement des mineurs, pénaliser les parents de délinquants, donc souvent les familles monoparentales qui sont débordé face à ce genre de situation programme le P 86.
Lorsque vous avez euh sur les politiques pénales euh une transformation de ce qui était jusque-là avec des degrés évidemment de droite réactionnaire ou de gauche qui était différencié par euh comment dire la la le le la distinction entre le strictement punitif et l'approbation et la réinsertion, ce qui distinguait la gauche et à droite. Là, on est rentré, pardon, je le dis un peu vulgairement pour la vie, dans une vision sadique de la peine et tout le monde est content. Quand vous êtes en commission des lois et que vous nous proposez et qu'il nous propose pour lutter contre le narcotrafic, ce qu'il faut faire évidemment et de façon implacable, de construire des super prisons sans droit, sans droit de visite et avec une logique d'enfermement qui est exactement ce que met en place Trump, exactement ce que met en place de façon générale les pouvoirs autoritaires et actionnaires et néofascistes.
Voilà ce qui est en train de se passer. Donc, il y a une accélération du calendrier politique et culturel des droites qui se rencontre et qui s'amalgame tout en ayant proclamé comme le PSD au Portugal manifestement évidemment avec en ce parant de grandes vertus l'incompatibilité de leur valeur avec celle de l'extrême droite mais en pratique sur chaque texte il converge et de plus en plus et il y a le feu. Je m'arrête là sur la situation française enfin sur sur cette première.
Je conclus sur cette première intervention que je vous dis qu'il y a le feu parce que euh devant cette dynamique au sein de laquelle l'extrême droite est gagnante parce qu'elle est très organisée, très structurée, aidée à l'échelle internationale, on en reparlera après par des grands cousins, des financiers euh puissants euh dynamique au sein de laquelle ces démocrates là se font évidemment absorbés. Et quand vous avez vu Thierry Breton, pour ceux qui l'ont écouté, ancien commissaire européen, ancien ministre du travail de l'économie en France qui au passage a démantelé France Télécom à une certaine époque, tout le monde l'a oublié, qui en appelle à Bardella, c'est pas juste pour qu'il se plante, non parce qu'il pense sur le fond. Après tout, pourquoi pas ?
C'est pas n'importe qui qui l'a dit ce matin ou hier à la radio. Donc notre pays, la France, je le dis là, l'ensemble de mes amis, mes camarades qui sont ici, est à deux points de bascule parce que notre bloc à nous n'est pas encore en situation si il continue à se diviser. Bien sûr qu'il y a des termes de dispute entre nous.
Bien sûr que la vitalité, notre identité politique, c'est la dispute organisée. Il y a des désaccords, tout ça. Mais à l'Assemblée nationale, on vote 95 % des choses ensemble.
Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Donc on va expliquer aux gens qu'on n'est pas capable de faire face au danger le pire qui arrive. Mais si on le fait pas face et qu'il y a une dissolution demain, comment on fait ?
Le paris 2024 de Macron sera réussi. C'est-à-dire que non seulement l'extrême droite la plus organisée en situation aidée par Retaillo, aidé par tous ceux-là qui maintenant acquaisent à leur programme politique de discrimination, de confiscation des richesses, de de d'attaque contre les minorités, de main mises sur la justice, de stratégie médiatique qui affaiblit le service public de l'information. Tout ça c'est dans un agenda commun et partagé et donc on n pas le choix.
Il faut être en situation tout de suite de montrer que après la chute de François Baou parce que c'est maintenant, c'est pas théorique hein, nous sommes en capacité de gouverner, de donner une autre trajectoire au pays. Bien sûr, dans une configuration particulière parce que il y a plein de majorité à l'assemblée évidemment, mais enfin, il faut quand même être capable de faire ce que les autres font en face. C'est-à-dire en face, ils ont un agenda positif.
Pour nous, c'est dégueulasse de s'en prendre aux immigrés, mais la puissance jouissive du masculinisme, de la prédation, de la domination, ça parle à des millions gens, ça flatte de mauvais instinct et c'est un agenda positif. Donc il faut qu'on est soit capable de de porter de projeter politiquement cet imaginaire positif pour des millions de femmes et d'hommes qui effectivement ne nous ont pas attendu nous attendent pas pour résister et porter déjà un autre idéal de fraternité et de vivre ensemble. Ça a été dit tout à l'heure on en reparlera.
Mais d'ors et déjà là dans l'urgence de dire nous on a d'autres priorités. Vous avez une politique qui a foiré au service des plus puissants euh euh qui qui a confronté une partie du pays en permanence à une responsabilité, à une culpabilité qu'il n'avait pas apporté à savoir vous êtes noir, maghrébain, étranger ou ce que vous voulez. Euh et euh euh et nous faut qu'on soit là tout de suite en situation d'ailleurs eux-mêmes reconnaissent que leur bilan est catastrophique.
François Bairou dit "C'est la banquote". C'est quand même leur bilan au bout de 8 ans. C'est quand même fou que que que on en soit à ce stade de considérer que après qu'ils me conduent cette politique, qu'il considère queeux-mêmes c'est un échec euh si bien que il faut absolument se réunir pour continuer la même politique, c'est une folie absolue que nous on soit pas en situation de dire non, il y a d'autres possibilités.
Cette possibilité, c'est évidemment puisquil faut répondre au budget que les Français sont inquiets de ce déficit de dire bah nous on peut combler le déficit de de 43 milliards existants. Il y a la taxe dumane, c'est 21 milliards. Il y a des conditionnalités d'aide aux entreprises qui bénéficient trop souvent d'aide sans conditions et sans contrepartie, ce n'est pas normal.
Et puis tout ça, c'est une une première étape pour réorienter une politique publique. Je conclus là-dessus. On veut des priorités.
Moi, je vous en donne trois quatre. la transition énergétique et écologique parce qu'on vient de sortir d'un été qui préfigure de la déréli générale de notre écosystème du vivant. Enfin, il y a pas plus grave que ce sujet-là.
Deuxièmement, la défense pour des raisons géopolitiques qui sont directement liées à la prise du pouvoir et au nouvel agenda international dicté par les nouveaux dirigeants de démocratie devenus illibéral. Donc, ils ne sont plus des démocraties, les l'éducation et la santé. Voilà une feuille de route.
Le reste on en cause. Et qu'on me dise que les forces de gauche et progressives ne sont pas capables de s'unir non seulement contre ça mais pour faire ça, alors faut préparer autre chose, c'est-à-dire la prè d'être défaite et la préarrivée du Ren en France. Plus vite qu'on peut le le penser de là où on où on est.
Je pense que c'est encore possible. C'est possible si on en prend conscience et si possible si on s'appuie sur cette société civile qui n'a pas renoncé ni à l'unité ni à parler des solution après. Euh mais il y a il y a il y a le feu.
Voilà, il y a le feu. On est d'accord. Merci beaucoup Pouria.
Alors on a commencé un peu tard donc on va finir de toute façon un peu plus tard aussi. Euh on va garder le dernier quart d'heure pour les solutions. Euh vous aurez euh chacun chacune 5 minutes.
Je voudrais juste euh avoir 2 3 minutes là euh pour euh pour euh parler très précisément parce que Pouria a parlé de de dossiers très concrets sur lesquels euh on a ces combats communs de la droite et de l'extrême droite à l'Assemblée nationale. J'aimerais avoir un ou deux exemples de la part d'Estelle et de et de Muriel sur au Parlement des sujets sur lesquels il s'allie parce que j'ai eu un journaliste il y a quelques mois au téléphone qui m'a dit "Bon, enfin ça va, il s'allie uniquement sur l'immigration et le pacte vert, donc la transition écologique ben non. Euh je l'ai euh d'ailleurs je lui ai proposé de venir et de suivre cette table ronde euh aujourd'hui.
On peut la suivre aussi en distantiel et et je salue ceux qui sont en train de nous regarder en ligne euh et de suivre cette table ronde en ligne. Mais euh non, maintenant elle s'allie sur énormément de sujets. Si vous pouvez toutes les deux nous donner euh peut-être Muriel en premier euh ou Estelle en premier.
Alors euh des exemples de sujets très concrets, de dossiers, de rapports sur lesquels on a eu des alliances droite, extrême droite. Alors effectivement, comme Uriel l'a dit tout à l'heure, on a commencé très vite à sentir dans quel sens les choses allaient aller. Le premier vote, c'était le vote déforestation.
Donc poser la déforest enfin l'entrée l'entrée en vigueur de la protection de la déforestation. Ensuite, il y a eu l'approbation de la Commission de la Commission européenne, du collège des commissaires, ne l'oublions pas, puisque nous avons un représentant de madame Méloni et de Fratelli d'Italia qui non seulement effectivement a n pas n'importe quel poste de commissaire européen puisqu'il a les fonds de cohésion, c'est-à-dire un/ers des budgets européens et de la solidarité tant au niveau des régions qu'au niveau social et autres, monsieur Fito, mais à qui en plus on donnait un poste de vice-président de la commission. Donc là aussi, on a vu comment les choses s'alliaient et puis voilà tous les autres baclashes parce qu'on est effectivement aujourd'hui dans une législature.
Moi c'est ma première aussi hein législature au niveau européen de retour en arrière. C'est ce qu'on appelle les baclashes, droits des femmes. Ça c'est très très clair aussi, on l'entend.
Muriel qui est dans la commission des pétitions. Donc effectivement à un moment donné, il y avait une demande de soutenir en tout cas la pétition My Voice, My Choice, la pétition contre les thérapies de reconversion. Comment a voté effectivement ce fameux Parti populaire européen ?
Donc c'est 188 députés sur les 720. Ils ont voté non seulement avec ECR, donc cette espèce de d'extrême droite peut-être aux yeux en tout cas de madame Van Derleyen plus fréquentable he puisque il serait comme ça a été dit tout à l'heure moins antie-européen. Ils soutiennent effectivement la position en Ukraine mais qui retrouve-t-on chez ECR ?
On y retrouve effectivement fratell italien qui excusez-moi sont des postfascistes et on voit ce qui se passe en Italie. On y retrouve aussi euh madame Marion Maréchal/L Pen. Je ne pense pas qu'elle fasse partie des des personnes les plus fréquentables que nous connaissons.
Donc voilà. Donc non seulement on voit ce PPE voter là-dessus avec effectivement donc non seulement les parfois avec les patriotes de plus en plus avec les patriotes avec ECR dès le début aussi voilà c'est oui les patriotes on est tous un peu patriotes mais c'est la plus grosse délégation c'est effectivement celle de celle menée par par monsieur Bardella et on y retrouve nous notre Vinblagne au niveau belge mais donc voilà on voit de plusieurs et c'est ce sera surtout donc non seulement effectivement les questions éthiques les questions on a vu aussi un vote avec l'extrême droite sur le budget européen pour demander réclamer effectivement la construction de frontières physiques aux portes de l'Europe. Enfin voilà, légion je me permet d'interrompre frontière physique pour eux ce sont des murs hein.
Oui. Ils sont des murs aux frontières de l'Europe et donc on et on le voit maintenant et alors on a effectivement ces fameuses réglementations omnibus parce qu'on risque d'être un mandat Omnibus. L'ommnibus, c'est effectivement des trains qui s'arrêtent un peu partout, mais l'ommibus au niveau européen maintenant, au niveau du Parlement européen, au niveau même du Conseil et du et de la Commission, ce sont donc des lois qui sont votées dans l'urgence et qui détricotent des règlements ou des directives européennes dont parfois l'encre est à peine sèche et qui vise justement à protéger à protéger des choses d'un point de viande murental.
Je vais pas revenir sur le devoir de vigilance, c'était l'omnibus 1. On en a vu maintenant aussi sur au niveau chimique, donc où on aide effectivement beaucoup plus le secteur chimique, bah à permettre, je sais pas, l'utilisation de produits cancérogènes dans les cosmétiques. Voilà.
Euh on euh il y en aura une sur l'intelligence artificielle aussi pour détricoter la la acte et les et les barrières de protection. Donc voilà, on est vraiment dans dans un backlash dans des retours en arrière par rapport à toute une série effectivement de réglementations européennes dont l'encre n'est parfois pas encore sèche, qui n'est même pas encore appliqué. Et donc il y aura pas que les aspects climatiques, il y aura les aspects environnementaux, il y aura les aspects sociaux aussi.
On craint aussi le pire sur sur sur nos matières. Moi je suis sur les questions sociales sur les droits des femmes, les droits LGBT IQ plus enfin voilà donc on voit vraiment les grosses tendances et les tendances lourdes et elles sont là et et malheureusement ça va s'amplifier. Et en en complément Estelle de ce que de ce que tu viens de te dire, il y a aussi des sujets qui sont un peu en filigrane des dossiers que que qu'on parte qu'on porte.
Il y a aussi je dirais la la mise en cause des ONG. Euh elle ça a été évoqué tout à l'heure hein où il y a eu plusieurs ONG qui sont qui sont visés euh où il le fonctionnement et le financement des ONG est de par l'Union européenne est remise en cause. Donc ça c'est quand même assez révélateur aussi des orientations qui sont qui sont données alors sur les sur les sujets et je pense qu'il faut pas et je le dis pas honnêtement parce que je siège au sein de la la commission Libé mais il faut juste aussi comprendre que pour l'extrême droite au sein du Parlement européen le levier principal je dirais c'est l'immigration.
Tout est ramené à l'immigration tout est la faute de l'immigration. et des migrants et d'où les fameux les fameux dans différents textes on retrouve ce cette volonté de de repli sur soi de l'Europe de de remettre des des des barrières physiques aux frontières parce que enfin des murs, c'est clairement comme ça que c'est dit aussi. C'est pas écrit comme ça dans les dans les textes mais c'est comme ça que c'est dit en commission en fait.
C'est pour ça que c'est important aussi d'avoir la sémantique. Estelle, tu parlais de vocables tout à l'heure, mais je pense que c'est important aussi d'avoir euh leur vocabl pour se se rendre compte vraiment de l'impact que ça que ça peut que ça peut avoir. Un autre levier aussi qui peut sembler enfin qu'ils utilisent qui peut sembler anecdotique, c'est l'aide au développement.
Euh et c'est pareil, tout ce qui concerne l'aide au développement est inutile. La solidarité internationale pour l'extrême droite, c'est inutile et c'est un moyen de c'est un moyen de faire des économies pour l'extrême droite, hein. C'est pas moi qui le dit, c'est eux.
Euh donc c'est c'est gravissime euh parce que sont mis dans la dans la balance des questions, des questions d'aide au développement. Euh tu l'évoquais euh Estelle tout à l'heure mais j'ai perdu le j'ai perdu le fil. Mais en tout cas, il y a un autre sujet aussi qui euh qui qu'ils utilisent et dont ils se servent pour balayer euh je dirais les les fondamentaux euh de l'existence de la création et de la fondation de l'Union européenne.
C'est ça qui est grave. C'est ça qui est très très grave. et ils le font par des paruspoudrage et de la répétition d'un vocable d'une sémantique que petit à petit nous on est on est en train d'accepter aussi euh et d'intégrer enfin pas accepter d'intégrer dans notre dans notre manière de de travailler.
C'est là où c'est où c'est où c'est grave. Euh enfin voilà et puis oui, il y a la question euh aussi de de la de la de la mise en cause des euh des euh des minorités hein de genre ou sexuel où ça aussi ça revient euh régulièrement dans nos discussions. La commission femme aussi.
Certains dossiers sont mis à mal parce que il y a il y a cette volonté de de détricoter toutes les libertés fondamentales et pas que dans la commission libée, dans d'autres commissions aussi qui qui nous permettent aujourd'hui à nous européens de pouvoir jouir de droits et de possibilités qui font que nous nous pouvons vivre bien du moins mieux que dans d'autres que dans d'autres pays. Merci beaucoup. Merci Muriel.
Donc les elle porte même un nom depuis pas longtemps cette majorité droite extrême droite c'est la majorité Venezuela parce que maintenant il se coordonne pour écrire ensemble des textes et c'est le premier texte cette résolution Venezuela qui a été vraiment coécrite et portée et donc assumée ensemble puisqueil y avait un tas de de stratégies pour faire semblant de ne pas travailler ensemble et et finalement maintenant ils le font assez ouvertement ça clash des choses voilà il se lâche plus euh il ne se cache plus donc merci beaucoup. Alors pour ce dernier quart d'heure, on va parler quand même des solutions parce que c'est vrai que c'est déprimant de parler de la de la situation. En plus, c'est cette situation qu'on a aussi au niveau international.
Il y a quand même des pistes de solution. Alors, on a juste un quart d'heure, donc ça fait 5 minutes pour chacun puisqu'on a normalement une table ronde, une autre table ronde après qu'on va essayer de leur permettre de ne pas commencer trop tard. Euh pourriia, est-ce que tu pourrais nous parler de ton initiative ?
La Dig, tu as commencé à parler aussi de Lion de la gauche tout à l'heure. Est-ce que tu peux nous dire un petit peu ce que tu as lancé cette fois-ci au niveau international mais qui évidemment inclut aussi les partis au niveau au niveau européen cette initiative transpartisane. Je te laisse la parole pour 5 minutes.
Alors c'est de ce constat là qui est né l'idée enfin du constat d'ailleurs que tu as très bien évoqué en quelques chiffres. on est passé en 20 ans de 51 % de la population qui vit dans une démocratie libérale à à 20 %. Ayez ça en tête pour comprendre la gravité.
En tout cas, moi ce qui me saisit immédiatement. Donc j'ai proposé à avec d'autres à des parlementaires, au début ce sont initiatives parlementaires, à tout ce que je considérais être des parlementaires très attachés à la démocratie, euh de constituer une ligne de front internationale pour nous coordonner euh avec donc toutes celles et ceux qui d'ors et déjà dans des démocraties libérales. l'Italie, les États-Unis, la Hongrie, la Turquie, l'Inde, j'en passe.
Démocratie libérale, là où on votait avant normalement où on vote encore. Mais de nous coordonner, j'étais, tu l'as dit, au Parti socialiste avant, j'étais en charge notamment des enjeux internationaux, membre de l'international socialiste qui était autrement plus structuré, bien qu'elle est à l'époque beaucoup de elle est restructurée maintenant. J'ai j'ai compris tout à l'heure et d'ailleurs on doit avoir une rencontre avec Sanchez bientôt mais on en reparlera.
Mais j'ai étais aussi dans l'altermondialisme et j'étais à Porto Allégré moi en 2005 dans le grand mouvement alter mondialiste. Vous vous en souvenez c'était la période Loula 1. On a plus tout ça et en face vous avez vu à l'investiture de Trump la puissance inouie de son entourage.
Non seulement des milliardaires, ça l'alliance du faschisme et du capital on savait. Mais ce qu'il dirigent, ce sont des satellites. Ce qu'il dirigent, ce sont des entreprises qui investissent dans l'intelligence artificielle.
C'est pas juste de de l'argent. Donc on s'est dit, on va essayer de s'organiser. Je me suis rendu aux États-Unis.
Euh Tristan la député de Ren et s'est rendu au en Italie. Beaucoup de tes collègues au Parlement européen, Chloé Ridel, Mélissa Camara, David Cormand sont partis en Hongrie. Julie Lernos qui est Nante député du groupe écologiste et social, elle est partie au Pays-Bas et à chaque fois on revient avec comment dire une liste de course qu'on est obligé de d'avoir rempli.
On voit trois personnes à type, des parlementaires, c'est notre vis-à-vis premier, des activistes de la société civile, alors soit la traditionnelle syndicaliste importante, soit les formes émergentes de l'activisme contemporain, on va dire intersectionnel et pour aller vite que moi je ne méprise pas du tout loin de là. Je pense que c'est la pointe avancée aussi d'une partie de combat. Et enfin euh tous ceux qui sont acteurs et incarnant la pensée critique parce que c'est contre la pensée critique d'abord que se forge le combat de l'extrême droite, les penseurs, les scientifiques, les chercheurs, les journalistes qui documentent le monde.
Et c'est pour ça d'ailleurs qu'il s'en prennent aux normes partout tout le temps et en écologie en particulier. Et trois questions en plus de ces trois personnages les mêmes. Premièrement, qu'est-ce qu'il se passe quand les fascistes prennent le pouvoir ou les néofascistes prennent le pouvoir ?
Je peux pas développer parce que j'arrive au terme de dernière minute, mais c'est édifiant au moins pour une raison, c'est que c'est partout pareil. Il transforme le régime sans en changer les institutions. C'est une grande nouveauté par rapport à l'imaginaire antifasciste qui est l'autre par rapport aux années 30 hein.
Ne change pas Trump ne change pas les institutions des États-Unis. Et on a vu tout à l'heure comment par exemple au Portugal sur une mesure sociale concernant le remboursement aux familles changeait pas. Il suffisait de ne pas appliquer euh ce qui ce qui aurait dû l'être.
Deuxièmement donc que fait le pouvoir d'en face pour bien comprendre he parce que si on y va en tant que français vous voyez ce que c'est sentiment d'une arrogance de français qui vont expliquer les choses. Donc non non on va apprendre les autres qui vivent déjà ça. Deuxièmement qu'est-ce que vous vous faites ?
Comment vous avez réorganisé les termes de vos combats politiques, y compris dans vos disputes internes. Je développe pas mais c'est encore très passionnant. Et on est loin dans ces pays-là qui ont déjà basculé euh d'avoir réglé tous les t tous les problèmes.
Et tr est-ce que vous êtes prêts ? Est-ce que vous êtes prêt à participer à un réseau international ? Un réseau, juste un réseau déjà pour commencer qui nous fed la réponse est oui.
Systématiquement, quel que soit le personnat. Le terme français pour l'instant, c'est la digue. Pour construire la digue parce qu'il faut construire cette digue sur tous les fronts sociaux.
Le front artistique, j'insiste beaucoup là-dessus, le front culturel, mais évidemment tous les autres fronts scientifiques, politiques et cetera. Euh, on a fait donc des premiers déplacements et maintenant on va passer à une autre étape plus identifiée euh avec des appels à souscription ouvert à la société civile. Nous, on a déjà lancé sur pour l'instant il y a qu'un compte Instagram, vous pouvez y aller la dig dans lequel on a fait des appels à messen de compétence.
On a eu beaucoup de disponibilité euh de militants, de militants, mais aussi de citoyennes, citoyens concernés qui ont dit "Moi, moi je parle plusieurs langues, moi je suis chercheur ou chercheuse sur ce sujet-là. par rapport à l'état de droit en Amérique latine. Moi bon et cetera.
Bon, c'est incroyable le nombre de compétences qu'il y a parce que la disponibilité dans la société, elle est là et on l'a vu sur la loi du plomb, on l'a vu sur My Voice, my chose, on l'a vu. Il y a une disponibilité qui ne demande qu'à être organisée. Il faut absolument y répondre sans avoir la prétention d'être en surplomb et de faire la place de ceux qui savent déjà faire ou qui font déjà bien avant nous sur la ligne de fond.
Donc la digue a un objectif, c'est de fédérer les femmes et les hommes de bonne volonté pour résister face au danger qui nous arrive, qui est déjà là, parce que la catastrophe est déjà là, et réorganiser un agenda enfin la résistance autour d'un agenda positif. Je finirai juste sous ce terme, l'agenda positif. La Heritage Foundation lisait cet article-là dans le monde 2 du mois de mai qui raconte comment l'organisation de l'extrême droite à l'échelle internationale financée par cette fondation états-unienne qui dont les risumes français sont bolorés terrain et compagnie vous voyez ce que je veux dire s'organise de façon inouie et puissante avec une cible c'est dans l'article la France c'est écrit noir sur blanc donc nous devons absolument apprendre les autres nous fédérer avec les autres et empêcher ici chez nous que ça arrive parce que la géopolitique qui s'en suivrait si la France basculait demain c'est une toute autre histoire.
Pour pas être pessimiste, je vous le dis, la digue, c'est un élément qui reçoit une disponibilité déjà existante. Il y a dans la société non seulement un imaginaire positif, mais des énergies disponibles à laquelle auxquelles il faut répondre. C'est même notre obligation parce que c'est une injonction qui nous est faite par l'histoire immédiate et c'est notre responsabilité que d'être tout de suite tout de suite à la tâche.
Merci beaucoup. Je vois que tu es resté internationaliste comme nous. Euh je voudrais maintenant redonner la parole à Estelle.
Estelle, tu es syndicaliste avant tout, avant d'être une femme politique. Je voudrais que tu mettes un peu ta casquette de syndicaliste aussi pour nous donner ta perspective sur la mobilisation, sur ce qu'on peut faire dans la société civile organisée pour résister à la montée de l'extrême droite et nous donner des pistes de travail pour la suite puisqu'on n'est pas là juste pour se lamenter mais bien pour se dire alors qu'est-ce qu'on fait à la fin de cet atelier ? Comment on s'organise ?
Comment on s'engage et on se réengage pour résister ? Alors moi je vais pas aller je pense dans un une voie différente de ce qui a été dit. Je pense qu'il y a qu'une solution, c'est ce qu'on appelle la convergence des luttes.
C'est voilà. Et donc il faut effectivement cette la gauche, excusez-moi, a cette grande capacité de se diviser et de se et de se tirer des balles dans le pied. Juste rappeler quand on lit le livre de monsieur Chapoto qui effectivement qui a mis d'ailleurs l'extrême droite au pouvoir dans les années 30, c'est c'est c'est les les libéraux autoritaires par peur du communisme et ça voilà et ça a marché et ça a marché malheureusement.
Donc voilà, donc ne refaisons pas ne revivons pas la même chose. Et donc si on a tout un travail de fond à faire qui est de créer des réseaux, de sensibiliser parce que si finalement le le monde ouvrier un jour a décidé fin du 19e siècle, enfin ou au cours du 19e siècle à un moment donné de de de décider que qu'il avait droit à un meilleur un monde meilleur, un meilleur rapport capital travail, une meilleure répartition des richesses, c'est parce qu'il était formé et informé. Donc c'est notre responsabilité aussi quelque part de reprendre aussi ce flambeau de ce qu'on appelle en voilà la la la sensibilisation ou en tout cas le la parce que pour le moment qui éduque quelque part qui fait de l'éducation populaire c'est malheureusement l'extrême droite.
C'est malheureusement ce ce message là qui passe aujourd'hui plutôt et donc comme tu l'as dit d'avoir un message qui est un message positif parce que aujourd'hui cette classe moyenne ou cette classe travailleuse se tourne beaucoup vers l'extrême droite. Pourquoi ? parce qu'elle a peur d'un déclassement social, d'un déclassement économique, d'un déclassement culturel et donc il faut pouvoir répondre à tout ça, sensibiliser.
Euh voilà, moi j'ai j'ai plein de lectures intéressantes et et je mais je pense que ça en doit faire partie. Vous connaissez sans doute certainement Salomé Saqué euh qui résister. Donc on doit effectivement résister et s'unir dans la résistance.
On doit s'ouvrir les yeux sur effectivement ce qui existe et les réseaux qui existent et et comment malheureusement les ingénieurs du chaos ont fait en sorte d'avoir ces montées assez inexorable de l'extrême droite et puis effectivement travailler dans des réseaux. Nous on a des réseaux en Belgique un réseau qui s'appelle le territoire de la mémoire. Euh alors territoire de la mémoire par pour réexpliquer c'est quel fascisme, le danger du fascisme.
Et d'ailleurs, vous avez remarqué, il y a ce petit triangle rouge que je porte. Alors, malheureusement, vol de mort, celui dont on doit pas prononcer le nom ici parce qu'on en parle malheureusement toujours beaucoup aussi, se l'est approprié en France. Or, ça vient de Belgique, c'est les territoires de la mémoire.
Et ce triangle rouge, en fait, il symbolise d'ailleurs, il était le triangle qui était porté par les déportés politiques pendant la deuxème guerre mondiale. Les territoires de la mémoire refont d'ailleurs tout un tout un travail de mémoire vers les écoles, vers les jeunes, vers la population de manière générale sur effectivement ce risque de la montée du fascisme et ce qui et ce qu'il signifie. Donc voilà, ce petit triangle rouge, c'est d'ailleurs la symbolique, c'est les 8h, c'est la journée des 8h, c'est 8 8 pour voilà.
Mais donc c'est ensemble une convergence des et s'il vous plaît enfin ne laissons effectivement pas l'extrême droite avoir enfin démontrons que ces gens mentent et manipulent que quand ils doivent voter effectivement des mesures qui pour défendre les citoyens les travailleurs, ils ne le font pas. Donc voilà, c'est vraiment notre devoir de redescendre dans la rue, de résister, de et mais de le faire ensemble. Voilà.
Merci Estelle. Et je vais laisser du coup la conclusion à Muriel. Muriel, tu as aussi eu plusieurs casquettes avant d'être député européenne, tu as été élu local dans des territoires où l'extrême droite monte.
Donc, tu as connu aussi sur le terrain cette montée de l'extrême droite. Euh, je vais te laisser conclure cette table ronde aussi avec ta perspective d'élu local. Alors euh effectivement, avant d'être député européenne, j'étais maire d'une commune du sud de l'agglomération lyonnaise où effectivement le prisme de l'extrême droite augmente et avec la difficulté pour nous quand nous allons quand nous devons aller en campagne nous devons et c'est très bien parce que je trouve que ça crée de la proximité avec les habitants donc c'est pas c'est pas une critique mais on doit doit aller discuter, échanger, débattre avec les avec les citoyens pour arriver à les à les convaincre. aujourd'hui, demain, l'extrême droite, elle a juste à avoir des affiches avec un logo et sans vraiment travailler, avoir un travail de de conviction auprès des auprès des habitants.
Je suis peut-être un petit peu caricaturale, mais à mon avis à peine. Et avec oui, cette crainte dans nos dans nos territoires euh avec une extrême droite qui dans le dans plusieurs quartiers euh de de la commune dont j'étais maire fait presque 43 %. Donc quand on voit les chiffres, enfin du moins sur les dernières élections législatives, pardon, donc ça fait ça fait quand même un peu froid dans le dos, surtout quand les gens habitent une commune dont la gestion est est confiée à des à des socialistes, hein.
Et c'est c'est eux qui qui ont confié cette gestion. Donc effectivement, il y a cette conscience, cette crainte. Mais aujourd'hui dans les dans les choses qu'on met en place, nous ce qu'on ce qu'on ce qu'on se dit c'est qu'il faut renforcer nos politiques publiques, sociales, éducatives.
Il faut aller et être en proximité avec avec les citoyens de de nos de nos communes. Il faut et aujourd'hui on en parlait ce matin à la à la FNESR sur différentes tables rondes mais les élus locaux ont à leur charge maintenant beaucoup plus de missions qu'avant notamment sur les questions de santé sur les questions de tranquillité publique pour lesquelles et sur lesquelles l'extrême droite se se base pour pour faire ses pour faire ses voix en créant en créant de la peur en créant sur sur des sur des petits événements en en envéniment et en et en favorisant le sentiment d'insécurité que peuvent parfois avoir nos concitoyens. Et c'est vrai que nous devons aussi nous emparer de ces sujets là pour faire en sorte que déjà ne pas laisser, si on prend les questions de tranquillité publique et de sécurité, ne pas les laisser qu'à la droite et à l'extrême droite.
Il faudra que dans les programmes municipaux que les socialistes vont porter dans quelques mois, il y ait des questions de tranquillité, il y ait des questions de sécurité pour justement montrer aussi que les socialistes s'en soucient et apportent des des solutions. Donc ça fait ça fait vraiment partie du travail que nous avons que nous avons amené. Il faut aussi renforcer la cohésion sociale et puis il faut aussi et c'est bien là le plus difficile expliquer les actions de chacun. expliquer que les choses prennent du temps et malheureusement ou heureusement dans les sociétés dans lesquelles nous vivons où nous sommes dans l'instantanéité où maintenant avec l'intelligence artificielle vous vous posez une question que vous avez un problème vous avez la réponse tout de suite.
Sauf que pour des problèmes sociétaux pour des questions sociétales c'est quand même plus compliqué. Donc mais voilà je pense qu'il faut qu'on continue notre travail. J'ai fini, je vais conclure Cécilia, je te promets.
Je je j'en finirai euh en disant que euh aujourd'hui, on a plus à faire à l'extrême droite d'il y a quelques années. L'extrême droite travaille, l'extrême droite est présente, elle se structure, ça a été dit, ça a été répété. Donc il faut aussi que nous on se dise que là, il faut vraiment aller au combat et il faut y aller avec de l'espérance, il faut y aller avec de l'enthousiasme.
On en parlait ce matin aussi. Donc il faut euh là sur les prochaines les prochains temps de campagne, il faut qu'on soit enthousiaste, qu'on apporte aussi l'espoir au à nos concitoyens parce que c'est ce qui fera et j'en suis intimement persuadée euh qui nous permettra de de combattre et de gagner sur sur l'extrême droite et sur la droite extrême. Merci beaucoup Muriel.
Merci beaucoup à tous pour cette table ronde. Toutes mes excuses à la table ronde suivante euh sur laquelle on a mangé un peu de temps. Pour conclure, donc on est internationaliste, euh on est toujours euh euh actif à l'international.
Pour contacter la DIG, c'est ladig.concacontact@gmail.com.
Euh pour vous mobiliser, mobilisez-vous aussi dans la société civile. Pour combattre l'extrême droite, on combat la droite. C'était aussi le message de cette table ronde et évidemment on les combat sur le terrain au municipal sur les élections locales et à tous les niveaux.
Je vous préviens aussi, nous avons la Commission Europe pour ceux qui veulent nous rejoindre et faire du militant européen au sein même de notre parti qui a lieu tout de suite au cinéma, dans la salle du cinéma. Donc je vous invite à nous y retrouver et puis on est en train de restructurer les militants du PSE, les le militantisme européen au sein du parti. Donc contactez-moi, on a un cercle Europe.
On est en train de récupérer avec un formulaire toutes les compétences des militants en ce moment qui ont envie de s'investir. Donc rejoignez-nous. Merci beaucoup.
Ça remonte ça remonte. [Musique] Merci pour le retrouver bien sûr. Alors le débat suivant pour ceux qui sont en train de rester 2050, quel futur possible ?
Quel futur souhaitable ? C'est tout de suite avec l'animation de Maxime Desgaillet. Merci pour ceux qui restent. il Oui. numéro 06 88 658 88 et 98 pardon alors On est toujours à l'heure.
On est à l'heure. C'est ça. On est à l'heure.
Par contre, c'est tard. arrivé rigoler pas Ça commence directement mes coordonnées s'il vous plaît. Julie Martin France Julie Martin Super bon courage.
Merci à tout à l'heure. Ouais, j'ai un petit live avec les jeunes. Et après c'est Oui.
Oui. de local mais normalement on va voir si ça fonctionne. Ce qui m'inquiète c'est que Richard est parti.
C'est lui qui pour la meilleure clairement la cit clairement des réunions la réunion après on avir on avoir des Ah ah ça va ça va et toi écoute un peu sou bonjour bonjour il blan chanter tu veux là bien on va faire on va faire cher la Alors donc je suis pas là mais tu m'as pas là. Ouis. Comment ça va ? tr bien toch plusieurs un demain matin un atelier sur la
Murielle Laurent