Sébastien Lecornu : quel accord avec le PS ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Et pour ce débat, on accueille Arthur de la porte. Bonjour, merci d'être là. Député socialiste du Calvado.
C'est Louis Vogel. Bonjour, merci également d'être avec nous. Sénateur les indépendants de Smarem, membre d'horizon le parti d'Édouard Philippe.
Arthur de la porte. Les socialistes se rendront donc demain à Matignon pour rencontrer Sébastien le cornu. Est-ce que vous y allez par courtoisie républicaine ou est-ce que vraiment vous y allez avec la volonté de trouver un accord ?
Alors, on y va pas pour négocier. Je veux aujourd'hui vous dire que les choses sont extrêmement claires chez nous. Déjà, on ne rentrera pas au gouvernement mais ça va mieux en le disant.
Et deuxièmement, on y va pour lui dire "Bon, nous on a mis nos propositions sur la table, c'est assez clair désormais, qu'est-ce que vous vous proposez ?" On y va plutôt pour entendre la manière dont lui voit les choses, dont il imagine la stabilité pour le pays et dont il imagine aussi de porter une forme d'alternance parce que c'est aussi ce que nous demandons. Mais ça veut dire que vos propositions, c'est apprendre ou à laisser ? ben nos propositions sont sur la table, on veut sa réaction mais il y a des choses qui sont intangibles.
Le respect des principes républicains, il me semble que ça c'est pas quelque chose qu'on va aller euh négocier euh à la découpe. Après, il y a des choses euh qui Ça veut dire quoi juste le respect des respect de l'état de droit, euh respect de l'exemplarité euh républicaine. Enfin, pour moi, c'est ce genre de choses sur lesquelles on va pas mégoter.
Le respect des trois fois, vous avez des doutes là-dessus de la part de Sébastien Lucan ? Non, mais je préfère toujours entendre ses engagements. Vous savez, moi quand j'entends Bruno Rutaillot qui commence à dire euh il faudrait que ce gouvernement lâche un peu plus sur l'immigration, sur machin, sur truc, je me dis bon, faudrait pas qu'il se laisse entraîner sur cette pente-là.
Et je me dis autant rappeler une chose, on a une devise liberté, égalité, fraternité. Le premier ministre, il est aussi garant de tout ça et je crois pas que c'est Louis Vogel qui me dira à l'inverse. Donc euh voilà, je on va dire les choses. dire les choses, c'est aussi bah dire que on a mis des choses sur la table il y a 2 semaines, 3 semaines, un mois avec notamment notre plan alternatif sur le budget avec les grandes propositions qu'on a, je redis dire rapidement mais sur la justice fiscale, donc la mise à contribution des plus grandes fortunes, sur le fait que les catégories populaires ne doivent pas payer aujourd'hui l'effort que les plus riches cherchent à ne pas payer.
Donc voilà, c'est des choses assez simples finalement. Et puis évidemment la question des retraites. Voilà, vous connaissez globalement le package lui-même, je l'espère le connaît et donc on y va pas pour rerépéter à du tamernam des choses qui sont écrites noires sur blanc, mais plutôt pour dire qu'est-ce que lui en fait.
Le Vogel, est-ce qu'il faut que Sébastien Lecnu trouve un accord avec les socialistes quoi qu'il en coûte ? Moi, je je pense que la situation est assez grave quand même pour le pays et c'est ça l'idée qu'on doit avoir en tête. Et je pense que Sébastien le cornu c'est l'homme de la situation parce que j'ai bien compris, il y a un certain nombre de demandes, il y a quelque chose qui est sur la table et Sébastien Lecnu, pour ce que j'en sais, d'abord d'abord il aime la France et puis c'est un homme de conviction et surtout je pense c'est un homme de dialogue parce que là il va falloir quand même écouter et négocier.
Je crois que et je pense et le Sénat a quelque chose à voir là-dedans. Vous savez, nous ici, on est surtout des élus locaux. Moi, j'étais et on est dans le dialogue permanent.
Moi, j'étais maire de Melin et président de l'agglomération de Melin pendant 10 ans et ben, j'ai constamment négocié avec Grand Paris Sud, controyé par le PS Michel Bisson et on a fait beaucoup de choses ensemble et on a réussi à à faire quelque chose. La plus grande zone d'activité d'Infance, c'est là, on l'a géré ensemble. L'hôpital, on l'a fait ensemble.
C'est l'hôpital de Menin Sénard. Euh le TN il passe voilà, il y a pas de frontière territoriale, il commence à à Sénatin, il arrive à Melin. Donc il faut qu'on trouve des accords et et c'est vrai que ce dialogue permanent en local, si c'est possible en local, je vois pas pourquoi on pourrait pas le faire aussi en national.
Bon, je vais vous dire, on dialogue aussi à l'Assemblée nationale, contrairement aux idées reçus. Alors, je sais bien qu'on est ici sur Public Sénat, mais bon, on a voté un certain nombre de lois à l'unanimité. Enfin, moi même je suis autour de les influenceurs.
Donc voilà, je crois pas que on ait grandchose à apprendre du dialogue mais ce qu'on attend aussi c'est l'alternance. Euh et donc du coup des gestes forts au-delà d'une capacité d'écoute de dire bah voilà comment on va aussi tirer un trait sur ce qui a été fait jusque-l parce que si on a la continuation du macronisme par lui-même derrière ça sera aussi mêmes causes produi les mêmes effets une fois. Je suis tout à fait d'accord avec vous.
Un dialogue ça veut dire que on négocie on fait des compromis. Il y a bien sûr un certain nombre de choses, vous les avez rappelé tout à l'heure, sur lesquelles vous ne bougerez pas les fameuses lignes rouges, mais on comand on entame un dialogue, on commence pas par dire ça. Il y a tout le reste sur lequel on peut très facilement tomber d'accord.
Juste pardon Louis Vogel, ça veut dire que Sébastien Lecnu, il doit rompre avec le macronisme et avec les fondamentaux du macronisme ? Voyez, le macronisme ça va être évolutif hein, c'est il doit s'adapter au la situation présente. Je pense que le Premier ministre doit tomber d'accord avec des partenaires pour que ce pays puisse sortir de l'ornière et pour que on puisse redonner à la France ce que les Français demandent, la stabilité.
Il faut que ce pays soit stabilisé et donc il faut négocier. Et donc est-ce est-ce que vous êtes prêt à accepter par exemple la mise en place d'une taxe du man et la suspension de la réforme des retraites ? Alors euh on va y aller en deux temps.
La taxe Zucman ou oui oui oui oui oui. La taxe Zucmane je trouve pour y répondre très clairement moi je suis je pense qu'il faut faire de la justice sociale et profiter de ce budget pour la réaliser du point de vue fiscal. Je trouve qu' tax Zukman c'est euh une mauvaise réponse à une excellente question.
Je pense qu'il faut faire quelque chose alors quoi dans cette direction non mais on va rétablir l'F qui a été supprimé par le ça n'ira pas assez lo parce que je dire on a besoin de 10 à 15 milliards d'ur il y a des choses à faire sur les revenus qui va tout à fait dans ce que vous demandez depuis longtemps sur le patrimoine pas sur le patrimoine professionnel je reviens sur la taxe duman ce qui me gêne dans la taxe duman d'ailleurs même François Hollande a dit il faut être prudent avec ça c'est que ça touche au patrimoine professionnel he je rappelle pas le mécanisme très grossièrement on va taxer les entreprises qui sont contrôlées par les 500 plus grandes fortunes en en tenant compte des valeurs comptables et des valeurs boursière. Le problème de cette chose là d'abord c'est du c'est c'est du capital professionnel. Voyez, et il y a pas de rapport entre par exemple une valeur boursière et l'argent réel dont dispose ce chef d'entreprise.
Moi, quand vous prenez les start-ups, elles sont euh en bourse côté énormément et en fait elles sont pas rentables. Donc il y a un décalage. Je te trouve que c'est ça manque de réalisme.
Il faut faire attendez laiss par Zman, je vous répondrais sur les différen identifier en tout cas. Oui, je trouve que on va c'est pas la peine de se bloquer là-dessus. Je pense que je crois que François Hollande a terminé en disant mais il faut pas taxer trop parce que c'est pas la bonne direction.
Bon, parce que ça va mettre nos entreprises en difficulté. Qu'est-ce qui va se passer euh pour nos start-up ? il va se passer que si elles sont affaiblies financièrement, soit elles vont ailleurs, soit surtout elles sont rachetées par les Chinois ou les Américains.
Donc c'est pas là-dessus qu' faut taper. Je réponds juste sur ces points parce que j'ai l'impression qu' on ne parle que de ça. Rappelez aussi quand même de qui on parle.
Donc déjà, on parle de 1800 personnes qui sont propriétaires de plus de 100 millions d'euros de patrimoine qui et du patrimoine essentiellement financier. Mais qu'est-ce que c'est ? En général, on va mettre aussi quand on est très riche tout son patrimoine, c'est Yud, c'est Villa, c'est machin dans des foncières.
Et donc le sujet aussi aujourd'hui c'est qu'on a du mal à taxer le patrimoine des ultra riches parce qu'il va être mis dans des foncières et donc tout l'enrichissement de ces plus grande fortunes, il faut quand même rappeler que leur patrimoine a doublé en l'espace de 8 ans, passé de 600 à 1200 milliards d'euros. Donc il y a quand même un sujet de fiscalisation de ce patrimoine. Oui.
Que dit-on ? Oui, il y a peut-être un sujet sur les entreprises du numérique parce que c'est une capitalisation qui est pour l'essentiel presque spéculative puisque la valeur va s'envoler très vite. Alors qu'est-ce qu'on peut faire ?
Soit on peut dire sur certaines entreprises, il y en a peut-être deux trois, on peut négocier les choses. De toute façon, l'administration fiscale est en capacité de négocier. Derrière, on peut aussi étaler le paiement puisque à un moment ou un autre, les gens vont vendre ces actions qui pourront aussi différer le paiement.
On peut aussi décider que ces paiements peuvent se faire en action. Ça peut renforcer l'État actionnaire. Moi, si par exemple demain l'État se retrouve actionnaire de Mistral à hauteur de 2 % bah écoutez pourquoi pas.
Je dis pas non parce que derrière ça nous ça va renforcer l'État. Donc il faut aussi réfléchir à cette stratégie là et la manière dont on peut payer en action parce que ça évitera justement de vendre à des fonds souverains asiatique ou américain. Et donc si vous êtes d'accord avec ce principe de payer en action et ben du coup vous êtes aussi pour la taxe.
Je voulais je vous laisse répondre mais juste pour qu'on comprenne bien, est-ce que vous pourriez tomber d'accord sur une taxation des plus riches alors qui ne serait apparemment pas la taxe duman vous nêtes pas d'accord mais sur une autre forme de taxation des est-ce qu'elle est nécessaire pour vous Louis bien sûr je pense que l'objectif de justice f il faut redonner de la confiance à à nos concitoyens l'objectif de justice fiscale c'est fondamental et donc moi je je suis d'accord avec ça avec un objectif je trouve que la modalité taxe du elle est pas bonne. Je prends, vous avez évoqué un mistral 14 milliards d'euros de valorisation boursière, elle est toujours pas rentable et on va la taxer. Mais c'est pour ça je viens de vous proposer une solution.
Non mais on va trouver des solutions. Non non, je suis pas d'accord. Pourquoi vous voyez, il va falloir qu'on négocie tous les deux.
On va faire le programme le Mais vous voyez, il y a moyen de sortir. On est d'accord sur le principe plus de justice fiscale, ça veut dire fiscalisation du patrimoine mais pas du patrimoine professionnel. Faut faire attention à ça.
Et d'ailleurs Sébastien Lecnu, c'est une des premières choses qu'il est dite. Nos entreprises, c'est ce qui va nous permettre de rétablir la stabilité financière, économique, sociale de ce pays. Donc c'est pas là-dessus qu'il faut taper.
C'est le patrimoine privé des personnes. Il faut faire quelque chose pour les les ultra riches. Le patrimoine immobilier, c'est là qu'il faut qu'il faut aller.
Moi, je suis un partisan de la révision des niches fiscales. Il y a plein de niches fiscales. Il faut remettre ça sur le tapis.
Vous voyez, il y a moyen qu' Mais bien sûr, vous êtes d'accord. Donc vous voyez, on peut tomber d'accord, on peut tomber d'accord parce que sur l'objectif final, on est d'accord sur le dos précaires, pas sur le dos des plus précaires, pas avec une hausse indirecte de l'imposition ou de la non entrée dans l'impôt des classes populaires et moyennes. Ça veut dire qu'on peut s'attaquer à la dette sans augmenter les impôts.
Nous l'objectif c'est évidemment de pas augmenter l'impôt de pas augmenter non plus enfin pour les plus riches pour les plus riches ceux qui ont été épargnés par les politiques macronistes depuis 8 ans. Ceux qui ont fait que chaque année on s'est appauvri de 60 milliards d'euros parce que on les a exonéré de la participation à l'effort national. Édouard Philippe depuis le début a dit que il ne faut pas augmenter les impôts.
Je rappellerai quand même que c'est Édouard Philippe qui a supprimé l' SF, mis en place la flat taxe et qui a contribué à la situation économique et financière difficile dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Oui. Enfin et la situation financière difficile dans laquelle nous sommes aujourd'hui a pas commencé avec Gorard Philippe ça fait 40 ans que ça dure.
Les déficit 60 milliards du rapport de la Cour des comptes qui nous manquent chaque année, c'est 60 milliards de cadeaux fiscaux fait au plus fortunés. Le moment en fait où on va déséquilibrer le rapport, c'est l'arrivée du macronisme avec l'idée de la théorie du ruissellement. Je vous le ferai pas, mais on a dit on va protéger les plus riches, on va les faire payer moins d'impôts parce qu'ils vont plus consommer.
On a vu la le résultat, c'est qu'on a taxé les plus pauvres et que aujourd'hui on continue enfin François Baou voulait continuer. Oubliez le macronisme, oubliez tout ça et reconstruisons ensemble la France d'aujourd'hui et de demain. Et Sébastien Lecnu est là pour ça.
Je vais vous dire que pour l'instant je reste assez sceptique parce que ça demandera des choix importants et des choix audacieux et des choix qui nécessitent parfois de penser contre son propre camp. Et je crois pas qu'aujourd'hui quand j'entends les Républicains, ils soient totalement prêt à aller jusqu'au bout sur ce principe de justice fiscale. Édouard Philippe, puisque vous l'avez évoqué, a dit deux choses.
Il a dit il faut qu' qu'on ait des compromis budgétaires pour établir un véritable budget très rapidement parce que le pays en a besoin. C'est possible et c'est indispensable. C'est l'intérêt supérieur de ce pays de trouver des accords.
Donc si vous êtes de bonne volonté et je sens que vous l'êtes parce qu'on peut on peut on peut se on peut se rapprocher, on peut être pour le dialogue mais aussi prudent parce que nous on n'ira pas renier ce pourquoi on a été élu, c'est-à-dire l'idée d'une alternative et l'idée de la justice sociale. Donc j'entends que vous partagez la nécessité de mener une politique de gauche. Maintenant, j'attends de voir j'attends de voir jusqu'où ça ira et et notamment je rappelle quand même qu'on a aussi ce garde fou sur les principe républicain parce que moi je voudrais pas qu'on nous cède par exemple un peu plus de justice fiscale, je te donne la minière par-ci ou par là et en échange qu'on nous dise et ben je vais renforcer ma politique de précarisation démarginalisé.
Je vais vous dire ce que moi je voudrais qu'on renforce l'ordre l'ordre vous savez cette espèce de rhtorique martiale de Bruno Rutaillot qui a de de m'agacer profondément. Bon bah attendez je mais mais je pense que c'est très important que l'objectif de sécurité l'armée la justice parler d'état de droit voyez on peut tout à l'heure vous avez commencé parat mais bien sûr mais ça passe par les crit de la justice moi je suis rapporteur du budget des prisons. Ben l'état de droit ça se passe ça hein.
Donc je pense que l'armée, la justice la sécurité c'est des données importantes. On va pas les sacrifier donc mais vous vous êtes d'accord avec ça puis vous az commencé avec ça. Voilà et la justice fiscale je suis d'accord.
Bon, alors là-dessus, vous êtes d'accord. Il y a un sujet il y a un sujet sur lequel vous serez peut-être moins d'accord, c'est c'est la la réforme des retraites. Ah !
Est-ce que pour vous, il faut attendre 2027 ou est-ce qu'il faut toucher à la réforme des retraites dès maintenant ? Alors, pour moi, la chose est très claire. La réforme des retraites, c'est la réforme la plus impopulaire qui est passée depuis 2017.
Donc on peut pas continuer parce que chaque année qui passe, chaque 6 mois qui passe, c'est un trimestre de plus pour des personnes qui vont du coup repartir plus tard en retraite. Donc il faut absolument arrêter cet engrenage infernal qui fait que sinon en 2027, ben finalement on aura pris encore plus de 1 an de retraite supplémentaire. Donc non évidemment on s'y oppose.
On demande l'abrogation de la réforme borde moins sur la mesure d'âge pas de pas de l'ensemble et quit à reposer le débat du financement en 2027 parce qu'on peut comprendre qu'il y a des difficultés de financement mais aujourd'hui on a budgetté ces 3 milliards d'euros. euh la suspension de la réforme des retraites. Donc je crois que c'est quelque chose qui est soutenable et que sur un objectif d'apaisement du pays et de retour à un consensus démocratique, c'est peut-être quelque chose qui est obtenable.
Surtout qu'on considère qu'il n'y a pas de nécessité de refaire un conclave dont on a vu euh la l'impossibilité d'aller jusqu'au bout. Et je crois que Sébastien Lecnu va dans le sens puisquil il ne veut pas rouvrir le fameux ce fameux concl auquel pardon Justou Vogel. Vous êtes d'accord sur la suspension de la réforme B ?
Moi je je pense je vais pas parler à place du Premier ministre, c'est à lui de négocier finalement l'accord, mais je pense que le fait que il ne veuille pas rouvrir le conclave des retraites que Baou avait avait lancé, ça va dans la bonne direction et ça nous permettra peut-être de trouver un accord sur ce sujet. Donc du coup, vous pensez qu'on peut suspendre l'entrée en vigueur de la réforme borne ? Moi je je vais je vais pas prendre position dans à la place du premier ministre mais je pense que tout il est d'accord sur ce plan pour aller dans le sens euh on va pas se compliquer.
On a d'autres sujets que celui des retraites a traité immédiatement. Donc on va pas créer pour vous c'est une ligne rouge les retraites vous l'avez vous l'avez répété assez souvent il faut qu'on négocie. Donc le conclable de retraite il en reste là où il est.
Mais mais juste sur la réforme B parce que pardon mais Édouard Philippe il il parlait d'un report de l'âge à 65 66 ans. Aujourd'hui vous dites on suspend la réforme qui qui pose a dit une chose très importante. Il faut que nous trouvions un accord avec ceux qui voudront trouver un accord avec nous avec tous ceux qui sont de bonne volonté et un accord signifie des compromis.
On va pas dire je reste sur mes positions telles que Mais y compris en touchant la réforme borne. Y compris en touchant à la réforme borne. Y compris je je vais pas dire ce qu'on va faire exactement mais en tout cas nous sommes ouverts à toute discussion et le premier ministre bat dans le même sens.
Voilà, vous voyez c'est on peut pas mieux dire. Ben écoutez, j'ai bien fait de venir sur public parce que j'ai l'impression que il y a quelque chose qui est atteignable. Oui, pas de fascisation du débat public, pas de pénalisation des catégories populaires.
Bon, maintenant, il reste encore quelques petits points. Un effort pour la transition écologique, pour l'investissement des collectivités locales. Peut-être que là, il y a aussi un point d'accord possible.
Vous avez vu que Sébastien Lecnu a annoncé un un grand programme de décentralisation. Il a annoncé enfin moi collectif annoncé par Emmanuel Lacon depuis 2017. Oui, mais ça va être un thème et nous on en parle au Sénat.
On en parle depuis que je suis sénateur et et même avant que j'arrive, on en parlait déjà. Donc, il est peut-être temps d'y aller dans le sens de simplification, de redistribution. Quoi derrière cette grande loi décentralisation ?
Mettez quoi derrière cette grande loi décentralisation ? Vous écoutez, on a deux rapports qui ont été rendus. Le dernier, c'est par Eric Bert et puis le rapport Raven avant.
Il y a des tas de choses, c'est c'est des il y a non mais il y a des tas de choses à faire en matière de simplification, de redistribution des pouvoirs. Le président l'archer la dernière quand le premier ministre est venu au Sénat, il y a eu une question qui a été posée. Où en êtes-vous, monsieur le premier ministre précédent ?
Euh Baou en matière de décentralisation, c'est donc vraiment un sujet qui est sur la table et c'est en parallèle avec les 5000 maisons de santé. Moi moi j'ai un département tout ça, il faut remettre des choses sur le territoire. Moi, j'ai un des départements, je suis élu dans un des départements les les plus sinistrés du point de vue désertification médicale.
On est en queue de peloton. Tout ça arrive. Il faut s'occuper de nos territoires.
Il faut faire des choses concrètes. Quand je vois des maires, ils disent "Mais qu'est-ce qui se passe ? Il passe rien.
Il faut que ça arrive à l'endroit où sont les gens." Donc je pense que tout ça, ça va dans la bonne direction. Bah écoutez, non mais moi si il y a par exemple des choses qui sont faites sur les déserts médicaux et cetera, évidemment que nous d'accord mais je crois que tous les Français sont d'accord.
Après sur son premier déplacement, c'est symbolique mais j'attends encore de voir ce qu'il entend par Maison France santé parce que ça reste quelque chose d'extrêmement flou. Il y a aujourd'hui, c'est vrai, des collectivités locales qui investissent beaucoup sur la création de maisons de santé. C'est c'est le cas voilà dans dans la plupart finalement des des collectivités locales parce qu'on a un vrai sujet derrière tout ça.
On aura beau avoir les plus belles maisons mais on a pas de médecin. Donc la question c'est comment est-ce qu'on arrive à faire en sorte que les médecins vont s'installer dans des zones soudance où on a aujourd'hui des pénuriers médicaux. Vous savez d'ailleurs que à l'Assemblée nationale, on a voté une loi sur la régulation de l'installation des médecins qui devrait permettre euh de lutter justement contre bah ces zone soudense.
Euh mais derrière voilà, ça c'est un vrai sujet et j'attends peut-être des engagements plus prour de autour de Guillaume Garot hier, on avait tous les parlementaires du groupe de travail sur les médicaux qui étaient réunis hier à la Val justement pour continuer qui est juste député socialiste de la Mayenne et qui s'occupe de ces questions et qui est porteur de la loi sur la on a plein de choses à faire ensemble. Moi par exemple à Melin, j'ai fait s'installer une faculté de médecine pour parce que avec des bourses à la clé et cetera pour que les médecins s'installent sur mon territoire. Il y a plein de choses à faire et on peut les faire ensemble.
Non, mais ça je pense que sur la question de la santé, on peut avancer. Mais si vous êtes pour la régulation de l'installation des des médecins, je suis preneur parce que à l'Assemblée nationale, on avait quelques difficultés avec une partie du du groupe Horizon. Donc voilà, n'hésitez pas à faire messag pas tout parce qu'il y avait des députés Horizon qui étaient pour hein.
Je tiens dire non mais souvent mon collègue Jérémy Patri, il y a deux éléments dans ce débat. Il y a l'objectif que nous voulons atteindre tous les deux ensemble par exemple la lutte contre la désertification médicale et les modalités pour y parvenir. Moi, je pense qu'il y a plein d'autres choses à faire que la régulation du nombre de médecins.
Mais non, non, mais bien sûr parce que c'est une profession libérale, ils ont beaucoup de mal à accepter une régulation de quel corde que ce que ce soit. Mais il y a plein de de choses à faire. et on peut les faire ensemble et et nous avons intérêt tous les deux à ce qu'il y ait plus de médecins sur nos territoires.
Voilà. Et les socialistes qui ont donc fait le choix d'aller hein discuter sans négocier, on l'a compris avec Sébastien Lecnu. C'est pas le choix de la France insoumise.
On va écouter ce matin Manuel Bonpard, invité de RTL. Toute personne qui observe ce qui s'est passé depuis que cette non censure a été accordée à monsieur Bairou voit bien que la situation du pays est encore plus difficile d'un point de vue social. il a laissé monsieur Rotaillo parader avec des saillis de plus en plus insupportables.
Donc oui, évidemment. Euh et par ailleurs, par la même pour se faire rouler, ils envoient Valdinguet, pardon du terme le programme du Nouveau Front populaire que nous avons défendu ensemble l'année dernière. Et moi je crois que quand on a défendu un programme, bah un an plus tard, il faut rester fidèle au programme qu'on a défendu devant les électrices et les électeurs.
Moi, je crois la fidélité à la parole donnée devant le peuple et je trouve que la l'attitude du Parti socialiste de ce point de vue-là est concernante. Est-ce que vous voulez répondre ? Je dire ce qui est conernant c'est de se dire que on est arquebouté mais qu'on est résolu à l'impuissance aujourd'hui.
Moi, je sais avec quoi j'ai été élu, avec les espoirs de changement de millions d'électeurs qui ont porté le nouveau Front populaire avec près de 192 députés, 193 initialement à l'Assemblée nationale. Donc oui, ce changement a fait de nous la principale force politique. Malheureusement, on a vu aussi la colère générée par les décisions d'Emmanuel Macron de ne pas reconnaître des résultats is des ures.
Donc on pourrait se dire bon bah on en reste là mais le problème c'est que aujourd'hui même si on est la principale force politique à l'Assemblée nationale on reste minoritaire et donc du coup comment est-ce qu'on obtient de changement comment est-ce qu'on arrive à porter une politique alternative bah il faut bien négocier. Donc moi je constesse évidemment le choix de Sébastien Lecornu au gouvernement. Maintenant la question c'est comment est-ce qu'on arrive à obtenir la stabilité et l'alternance et je ne sais pas si Sébastien Lecnu est la bonne personne pour cela.
Je vais même faire part de mes réserves profondes parce que là ici on a une discussion courtoise mais j'attends de voir comment Sébastien Lecnu lui-même est en capacité de résister à la pression de monsieur Retaillot et qu' sort parce que le sujet il est là. Mais juste pardon, la la présence de Bruno Retaillot au gouvernement pour vous c'est une ligne rouge. Mais moi, je vous ai dit en préambule que il me semblait nécessaire d'être ferme sur les principes républicains.
Et aujourd'hui, je considère que par la remise en cause des décisions du Conseil d'État, des décisions du Conseil constitutionnel par cette chasse permanente faite aux étrangers en France dont une grande partie de demande jusqu'à travailler qui ont leur famille, leurs enfants, tous les mois, je reçois toutes les semaines à ma permanence des personnes qui travaillent, qui sont assé qui sont là depuis des années et qui sont les victimes des politiques de Bruno Rutaillot. Oui, cette cette politique xénophobe, je le dis, portée par Bruno Rutaillot, elle m'insupporte et elle me paraît profondément contraire aux valeurs de la République. Je le dis euh très clairement.
Donc c'est pas Bruno Retaillot euh lui-même, c'est ce qu'il véhicule comme horizon politique euh qui doit aujourd'hui prendre fin et ça c'est l'une des choses moi que j'attends du Premier ministre qui est de dire stop, aujourd'hui on a une République, ses valeurs, c'est la fraternité. Il faut aujourd'hui faire en sorte que quand on a un étranger, qu'on est intégré, qu'on travaille en France, on se retrouve pas avec des occits, ce qui est malheureusement le cas. Qu'en dites-vous Louis Vaget ?
Euh bon, juste un mot, moi je n'ai pas de problème avec Bruno Rotaillot. Je trouve que euh il remet pas en cause l'état de droit, il l'a dit lui-même. Non, mais l'état de droit, il existe franchement euh il suffit de de le voir à l'œuvre au Sénat. il est profondément attaché à notre système juridique et aux valeurs qui sont les nôtres qui sont très différentes de celles de beaucoup d'autres pays.
Donc je pense que chacun a sa place dans ce gouvernement. Alors après, c'est au premier ministre de faire régner l'harmonie entre tous les membres, toutes ces particules. Euh je le redis, les socialistes n'y participeront pas.
Donc bon voilà chaque tout ce je crois il faut si on prend le problème à la base il y a quand même je crois que c'est la fondation Jean Joresque qui est la ex bien vous avez travaillé pour la fondation Jean Jores qui est donc du donc donc je je la cite volontairement il y a un malaise démocratique dans notre pays il y a un manque de confiance dans nos institutions. Il y a un manque de confiance dans les politiques sauf les maires qui sont à doubé à 70 %. Donc quelqu'un qui défend nos institutions et qui remet de l'ordre dans un certain nombre de domaines et qui qui lutte contre des des contre des endroits où le droit n'est pas respecté, c'est quelqu'un qui a sa place au gouvernement.
On en a besoin aujourd'hui dans le contexte actuel. Merci à tous les deux. Et avant de se quitter, on va terminer par l'histoire du jour.
Savez-vous quelle est la ville championne de la courtoisie dans les transports ? Melin ! C'est pas chez vous.
Je vous dis petit indice, c'est pas dans vos département. Sais pas qu'il y avait un baromè. Et c'est la ville de Toulouse.
Les toulousins qui disent merci et au revoir à leur chauffeur de bus. C'est une habitude dans la ville rose. Visiblement, c'est moins le cas ailleurs.
Une courtoisie appréciée qui fait peut-être mieux passer les embouteillages. Elle est plus difficile à appliquer dans le métro qui lui à Toulouse est automatique. Vous le saurez.
Merci beaucoup. Merci d'avoir été avec nous. Merci à tous de nous avoir suivi.
On se retrouve avec grand plaisir demain. Très bonne journée sur Public Sénat. [Musique]
Arthur Delaporte