«Si J-L.Mélenchon ne peut prendre le pouvoir par les urnes, il le fera par la rue», alerte S.Martin
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
avez parlé des taux, c'est sûr que les marchés nous regardent. Les marchés vous savez c'est des êtres humains aussi
- 1:18RelanceRéponse partielle
Est-ce que comme le dit Emmanuel Macron aujourd'hui euh est-ce que le fait de ne pas déclarer l'état d'urgence c'est une bonne réponse ?
- 2:40FerméeRéponse directe
est-ce que vous avez des éléments tangibles pour appuyer l'idée que LFI aurait ordonné aux pilleurs et aux casseurs de venir ?
- 4:00RelanceRéponse directe
est-ce qu'il y a pas une tendance du gouvernement à charger à fond LFI pour se défausser de ses propres manquements ?
- 5:27OuverteRéponse directe
Dans ces conditions-là, la France est-elle réformable même avec une majorité après la ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:18Sébastien MartinFait
« On en est là. Mais la réponse à ça c'est l'ordre. La réponse à ça c'est le rétablissement de l'ordre. »
- 1:58Sébastien MartinFait
« Visiblement, les premières soirées de couvre-feu ont fait leurs effets. »
- 2:40Sébastien MartinFait
« LFI est tout sauf au clair. Moi j'étais cet après-midi aux questions d'actualité au gouvernement. »
- 3:22Sébastien MartinFait
« Jean-Luc Mélenchon l'a dit. Lui il veut tout conflictualiser et s'il n'arrive pas à prendre le pouvoir par les urnes, il souhaite le prendre par la rue. »
- 4:00Sébastien MartinFait
« Brûler une banque et s'en prendre aux policiers. »
- 4:45Sébastien MartinFait
« Rien ne peut excuser qu'on incendie la mairie de Limoges. »
- 6:04Gilles BoutinFait
« la France a toujours été un pays un peu éruptif et qui aime bien défiler dans les rues et se mobiliser. »
- 6:47Sébastien MartinFait
« toute la France a été sidérée. »
- 7:26Sébastien MartinFait
« la priorité numéro 1, c'est d'être derrière nos forces de l'ordre parce que l'enjeu des weekends et des semaines qui viennent, c'est d'assurer la sécurité dans dans pays. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Europe 1 soir 18h 20h [musique] Pierre de Vilno Jusqu'à 20h avec Gilles Boutin du Figaro. Bonsoir. Bonsoir. Et avec Adrien Matu de Marianne. Bonsoir. Bonsoir Sébastien Martin. Bonsoir. Merci d'être avec nous. Vous êtes ministre délégué à l'industrie. Le taux d'emprunt de la France à 10 ans passe au-dessus de la barre des 5 % c'est une première en 2002. Ça n'est pas totalement euh hmm c'est c'est c'est lié aussi aux émeutes à l'image de la France qu'à l'étranger la l'étranger nous regarde, le monde nous regarde, les chaînes d'information en continu que ce soit la BBC et CNN mais aussi des chaînes beaucoup plus éloignées regardent à quel point les émeutes ont frappé le pays. Ça a une conséquence économique et également du
coup euh euh par extension sur votre portefeuille. avez parlé des taux, c'est sûr que les marchés nous regardent. Les marchés vous savez c'est des êtres humains aussi euh derrière certes des des fois derrière des ordinateurs mais c'est aussi des êtres humains qui sont pas rassurés parce qu'ils ont vu. Les investisseurs et les investisseurs étrangers c'est pas non plus l'image que l'on souhaite donner du pays. Alors que c'est dommage parce que au niveau des investissements étrangers il y avait quand même beaucoup d'investissements étrangers dans le pays euh ces dernières années. Donc d'où la nécessité de la France d'ailleurs. Grâce à l'attractivité de la France. Choose France et cetera. Choose France Choose France aujourd'hui euh vous avez des fonds spéculatifs par exemple chez
Goldman Sachs qui euh euh qui qui euh spéculent contre la France. On en est là. Mais la réponse à ça c'est l'ordre. La réponse à ça c'est le rétablissement de l'ordre. Mais pourquoi ? y compris les marchés financiers ils aiment l'ordre. ? Est-ce que comme le dit Emmanuel Macron aujourd'hui euh alors qu'il est en voyage euh dans les Émirats euh est-ce que le fait de ne pas déclarer l'état d'urgence c'est une bonne réponse ? Euh je êtes libre de répondre parce que sûr non mais Parce que Sébastien Lecornu aussi répond euh Non non non non mais je vous je vais vous répondre très simplement. D'abord un moi je pense que l'état d'urgence s'il y a un moment donné il faut le prendre il faudra le prendre. Le but du jeu c'est que les mesures qui sont prises euh fassent leurs effets.
Visiblement, les premières soirées de couvre-feu ont fait leurs effets. Maintenant, il faut se préparer par rapport aux événements du weekend. Il y a à la fois la responsabilité de l'État et bien sûr qu'elle est immense la responsabilité de l'État puisque l'exercice de la violence légitime, en tout cas la sécurité, il est assuré par l'État. Il est aussi assuré par les organisateurs des manifestations et par aussi un certain personnel politique qui doit aussi prendre ses responsabilités. Donc moi j'en appelle à chacun au sens des responsabilités, c'est-à-dire que parfois il faut savoir si on organise une manifestation, bah faut avoir le service d'ordre qui va avec. Nous côté [raclement de gorge] État, bien évidemment, qu'il faut que un niveau de renseignement soit au bon niveau et deux
que le dimensionnement des forces de sécurité soit au bon niveau et trois que les forces politiques et notamment LFI soient au clair par rapport à ce qu'ils souhaitent quand lorsqu'ils vont dans les cortèges. Ça veut dire ? Ça veut dire que LFI est tout sauf au clair. Moi j'étais cet après-midi aux questions d'actualité au gouvernement. Les questions c'est mais au fait il faut répondre à la demande sociale. Excusez-moi, vous essayez de cacher ce qui s'est passé par il faut répondre à la demande sociale. On peut les problèmes d'emploi du temps de 8h à 18h ça se règle pas en pillant les magasins. Les problématiques de pouvoir d'achat ça se règle pas en défonçant à coup de black block des manifestations. LFI jette de l'huile sur le feu comme l'a dit Laurent ? Je veux dire qu'ils essaient de
détourner une part de leur responsabilité dans ce qui s'est passé. Ils instrumentalisent le conflit Sébastien Mart. De toute façon Jean-Luc Mélenchon l'a dit. Lui il veut tout conflictualiser et s'il n'arrive pas à prendre le pouvoir par les urnes, il souhaite le prendre par la rue. Et donc quand vous voulez prendre le pouvoir par la rue, vous avez entendu comme moi certaines interviews de militants de cette formation politique expliquant que après tout brûler une banque c'était pas grave, ça faisait partie du processus. Brûler une banque et s'en prendre aux policiers. Et s'en prendre aux policiers. Donc moi je fais pas partie de cette famille politique là, peut-être que je suis un peu trop conservateur, parce que je suis de droite, mais en tout cas, je ne crois
pas que la révolution soit la solution problème de la France. Adrien Matou. Mais première question, est-ce que vous avez des éléments tangibles euh pour appuyer l'idée que LFI aurait ordonné aux pilleurs et aux casseurs de venir ? Première question. Et deuxième question, est-ce qu'il y a pas quand même une tendance du gouvernement à charger à fond LFI pour se défausser de ses propres manquements, notamment en matière de maintien de ? Euh qu'est-ce qu'on demande à ? On demande à LFI, et le Premier ministre l'a fait hier. Vous avez vu, il a dit à Madame Panot, il vous reste 10 secondes, ? Condamnez-vous les violences qui ont été euh réalisées sur l'incendie de ? Et l'incendie, oui, sur en se basant sur l'incendie de de de de de Limoges. Non,
elle ne l'a pas fait. Elle ne l'a pas fait. C'est extrêmement choquant que quelqu'un qui est élu euh ne puisse pas condamner l'incendie. Rien ne peut excuser qu'on incendie la mairie de Limoges. Euh une fois encore, il y a des cadres de dialogue. Si on veut travailler sur les problématiques lycéennes et voir que effectivement il y a des trous dans l'agenda, moi il se trouve que j'ai deux enfants dont un qui est encore au lycée. Effectivement, il me dit "Papa, regarde mon emploi du temps, 8h-18h, il y a quand même des problèmes." Bon, bah ça, je suis désolé, on peut en parler dans un cadre de dialogue qui s'appelle l'éducation nationale et l'école. Mais expliquer que on ne condamnerait pas l'incendie de la mairie de Limoges parce qu'on n'a pas réglé le problème de l'emploi du temps
8h-18h, je trouve ça un peu fort. Gilles Boutin. Ce qui est préoccupant pour la suite quand on voit ce qui se passe, c'est que quand on regarde les demandes à Emmanuel Macron, elles sont rythmées par beaucoup de colère sociale. Alors il y avait les gilets jaunes et à l'époque on pouvait encore faire des des chèques. Il y a eu la les manifestations contre la réforme des retraites. Bon, le gouvernement a peut-être mal expliqué à quel point on était déficitaire en réalité de ce côté-là et là aujourd'hui on voit des lycéens et par extension d'autres des gilets jaunes qui reviennent et puis ça brasse plus large qui manifestent pour obtenir bah des choses des des améliorations sur le pouvoir d'achat alors qu'on a plus d'argent. Dans ces conditions-là, la France est-elle réformable même avec une
majorité après la ? Non mais la France a toujours été un pays un peu éruptif et qui aime bien défiler dans les rues et se mobiliser. Par contre euh Vous êtes vous êtes d'un calme vous êtes d'un calme olympien Sébastien Martin je trouve. Je sais pas je suis toujours en situation avec Voilà ça c'est mon c'est ma personnalité. Non non mais d'accord mais euh par contre là ce que je voulais dire c'est que euh un tel niveau de violence qui entoure des manifestations comme on a l'habitude d'en connaître en France euh franchement je sais pas si on avait déjà vu ça. Euh on a connu le mouvement des gilets jaunes qui a eu des mouvements de violence extrêmement importants. émeutes de 2005 quand même. Oui mais mais là toute la France a été
sidérée toute la France a été sidérée. Ensuite euh ce que vous vouliez dire c'est est-ce qu'on a quand même les moyens de répondre euh aux aux préoccupations. Je reprends les questions lycéennes. Euh les questions lycéennes qui sont au cœur du débat quand on me dit euh problème d'emploi du temps et d'organisation d'emploi du temps j'ai pas l'impression qu'il fallait déverser des milliards d'euros pour régler un problème d'emploi du temps. les les les revendications lycéennes euh et elles sont importantes elles sont plus au cœur du débat. C'est-à-dire qu'aujourd'hui on est dans une révolution. Regardez ce ce dialogue entre ces deux femmes place de la République l'autre jour il y en a une qui vous qui vous dit attendez il y a des mecs qui ont essayé de me de me
violer ils m'ont menacé de me violer j'avais mon nourrisson dans les bras et l'autre lui dit mais vous savez madame il y a pas de révolution pacifique même Nelson Mandela avait appelé avait appelé aux armes. Rendez-vous compte dans quel Pierre de Vilno je je sais pas si on est d'accord exactement sur l'analyse mais en tout cas ce que j'allais dire m'amenait à peu près à ce que vous alliez dire. C'est à dire que moi depuis dimanche, euh j'entends pas une majorité de Français qui vient me voir en me disant "Faut régler le problème d'emploi du temps." J'entends une majorité de Français qui a été et c'est normal euh effrayée par ce qu'il a vu. Et donc la réponse à ça, c'est La réponse à ça, c'est l'ordre avant tout. Euh on peut bien évidemment avoir des cadres de
dialogue pour avancer sur les autres sujets, mais la réponse à ça, la réponse que demandent les Français, c'est l'ordre. Ça ne se passe pas comme ça. Qui puisse dire que je vais dans les rues en étant sûr de de de de de de pouvoir aller faire mes courses tranquillement. Comme vous le dites, on a déplacé le problème et d'ailleurs vous remarquerez que toutes les révolutions et toutes les guerres parlent partent généralement d'un problème qui n'est qui n'est plus qui qui est décentré. Mais enfin Pierre Zembil moi je je crois dans mon pays, je ne veux pas que mon pays aille vers une guerre et vers une révolution, vous non plus. Euh et moi je je ce que je sais, c'est que les forces de l'ordre, les forces de l'ordre républicaines sont des forces organisées, professionnelles en qui on
doit avoir toute confiance. Moi je me souviens, vous savez, au moment des gilets jaunes, il y a beaucoup de gens qui en même temps soutenaient les gilets jaunes et en même temps faisaient semblant de soutenir les forces de l'ordre. Moi je me suis jamais trompé. Quand il y a eu un boxeur qui tapait sur un gendarme, j'étais du côté du gendarme, pas côté du boxeur. Même si on est mal même si on est on a un malaise, et ben on est Je suis désolé, c'est pas la même chose. Le président de la République il est il est derrière qui quand il quand il demande de l'empathie, quand il demande de faire preuve d'empathie envers les manifestants qui en réalité sont des pilleurs, des casseurs, des ? Le président de la République a sans doute une analyse de la situation, c'est
la sienne. Moi je vous dis en tout cas que pour ce qui me concerne, la priorité numéro 1, c'est d'être derrière nos forces de l'ordre parce que l'enjeu des weekends et des semaines qui viennent, c'est d'assurer la sécurité dans dans pays. Le Premier ministre l'a rappelé et a d'ores et déjà pris des mesures. Le ministre de l'Intérieur est en train de répondre à la demande du Premier ministre de faire en sorte que il y ait les moyens suffisants qui soient dégagés pour le weekend prochain et peut-être le weekend d'après, parce que oui, au droit de manifestation, mais ce que l'on a vu samedi qui porte atteinte même à l'idée de nation, et bien, je crois que nous ne pouvons pas le revivre. Et je sais que nos forces de l'ordre sont capables d'y répondre et qu'il y a un moment où que c'est un côté
dissuasif. La force se montre et elle peut avoir un côté dissuasif. Ce qui s'est passé ce weekend aussi, c'est qu'à un moment, les gens n'ont pas vu la force parce que le le dispositif n'était suffisamment et on l'a