Ian Brossat : "J'appelle à la mobilisation sociale, on ne peut pas attendre la Présidentielle"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction face à la poussée du RN aux sénatoriales ?
- 2:04OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous allez travailler avec les nouveaux sénateurs LFI ?
- 2:41OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous inspire le revirement d'Emmanuel Macron sur la messe du pape ?
- 4:42RelanceRéponse directe
Fabien Roussell a préféré la marche pour le climat à la messe. Était-ce une erreur ?
- 5:59OuverteRéponse directe
Le pape a appelé à la paix. Pensez-vous que Macron devrait écouter ce message et ne pas envoyer de troupes en Arabie Saoudite ?
- 8:28RelanceÉludée
Rejoignez-vous les positions de Marine Le Pen sur l'Ukraine ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45SPEAKER_XXFait
« les communistes sont confortés au sein du Sénat puisque nous sommes le deuxième groupe de gauche au Sénat que nos quatre sénateurs ont été brillamment réélus »
- 1:24SPEAKER_XXFait
« on avait déjà des propositions qui émanaient de Bruno Retaillot et de ses amis qui ressemblaient comme deux gouttes d'eau aux propositions de l'extrême droite »
- 2:04SPEAKER_XXFait
« il va bientôt y avoir un débat budgétaire. Moi ce que je souhaite c'est que l'ensemble des sénateurs de gauche puisse de concert refuser les régressions proposées par le gouvernement »
- 4:04SPEAKER_XXFait
« le pape est venu dans le 18e arrondissement de Paris qui est mon arrondissement et il a visité la maison Bakita qui est un lieu d'accueil des réfugiés »
- 9:08SPEAKER_XXChiffre
« les bénéfices de total sur le premier semestre 2026, c'est 11 milliards d'euros »
- 9:47SPEAKER_XXFait
« Total ne paye pas d'impôts sur les sociétés en France »
- 11:03SPEAKER_XXPromesse
« Fabien Roussel a raison de dire que ce groupe devrait être nationalisé »
- 11:38SPEAKER_XXPromesse
« il faut baisser les taxes sur les carburants, il faut baisser la TVA, il faut supprimer le certificat d'économie d'énergie »
- 12:14SPEAKER_XXFait
« il faut une mobilisation parce que beaucoup de Français, notamment de travailleurs qui utilisent leurs voitures pour aller au boulot, n'ont pas la possibilité d'attendre les élections présidentielles »
- 15:16SPEAKER_XXFait
« c'est nous qui sommes à l'initiative de la commission d'enquête sur les aides publiques aux entreprises »
- 16:30SPEAKER_XXFait
« Quand vous voyez que vous avez des studios parfois de 15 m² qui sont loués à 1000 € par mois, ça n'est pas acceptable »
Temps de parole
- ?100 %
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Sud Radio, l'invité politique Jacques Terdose il est 8h28, vous êtes bien sur Sud Radio, c'est l'heure du grand entretien politique et aujourd'hui Jacques vous recevez Yann Brossa, sénateur du Parti Communiste Français de Paris et directeur de campagne de Fabien Roussell. Bonjour Yan Brosard. Bonjour. L'actualité, ce sont les élections sénatoriales qui confirment la tendance et la poussée du RN. Le parti de Marine Le Pen sera en capacité de former un groupe avec 10 sénateurs au moins. Quelle est votre réaction ? D'abord, c'est le reflet du résultat des élections municipales puisque ce sont les les élus qui votent aux élections sénatoriales. Donc, il y a une logique que les résultats des élections sénatoriales reflètent celui des résultats municipals. Pour le reste,
moi, je me satisfais en tout cas que les communistes sont confortés au sein du Sénat puisque nous sommes le deuxième groupe de gauche au Sénat que nos quatre sénateurs ont été brillamment réélus, tant mieux pour eux. Euh pour le reste, évidemment euh la création d'un groupe du Rassemblement national, c'est quelque chose qui est nouveau puisqu'il n'y en avait pas avant. Ça va changer le rapport de force, ça va changer les discussions. Moi, je préfère le dire honnêtement. Ça fait longtemps qu'un certain nombre d'élus de droite, dit euh élus républicains, avaient épousé les thèses de l'extrême droite. Donc, d'une certaine manière, l'extrême droite par les idées étaient déjà présentes au Sénat. Vous savez, moi je suis membre de la commission des lois, on avait déjà des propositions qui
émanaient de Bruno Retaillot et de ses amis qui ressemblaient comme deux gouttes d'eau aux propositions de l'extrême droite. Donc tout ça ne change pas fondamentalement la donne. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que pour ce qui nous concerne, en tout cas pour ce qui nous concerne, nous le groupe communiste, nous nous battrons évidemment contre ces idées et et nous ferons preuve d'une grande détermination comme toujours. Alors Yan Brossa, il y a également deux nouveaux sénateurs la France insoumise qui vont donc faire leur rentrée au au Sénat. Est-ce que vous allez travailler avec eux ? C'est trop tôt pour le dire. Moi ce que je souhaite globalement, c'est que les sénateurs de gauche puissent travailler ensemble. Il faut dire la vérité, c'est que le le rapport de force est très
défavorable à la gauche au sein du Sénat et nous ne serons pas de trop pour défendre le service public, la justice sociale, la justice fiscale. Il va bientôt y avoir un débat budgétaire. Moi ce que je souhaite c'est que l'ensemble des sénateurs de gauche puisse de concert refuser les régressions proposées par le gouvernement. Un gouvernement qui veut taper sur les retraités, qui veut taper sur les fonctionnair ça veut dire que vous n'écartez pas la possibilité de travailler avec deux sénateurs ? Moi, je souhaite qu'on travaille avec l'ensemble des sénateurs de gauche notamment notamment eux. Ça veut pas dire et pour intégrer votre groupe ? Oh, je crois que pour l'instant ça n'est pas une demande qu'ils ont fait. Oui, parce que les écologistes disent non. Ben, j'ai vu mais pour l'instant
aucune demande ne nous a été adressée. Je je les félicite pour leur élection. Je prends les échéances les unes après les autres. La constitution des groupes c'est lundi prochain. Encore une semaine. On verra bien. On étudiera la demande mais pour l'instant elle n'a pas été faite. Alors Yan Brossa, sénateur communiste de Paris et directeur de la campagne de Fabien Rousell. L'actualité c'est également la visite du pape en France. Emmanuel Macron finalement a décidé de d'assister à à la messe. Il avait dit qu'il n'assisterait à aucune messe. Qu'est-ce que ça vous inspire ce revirement ? Président de la République fait ce qu'il veut. Moi, je n'étais pas à la messe. J'étais la veille devant le parvis de Notre-Dame avec le maire de Paris pour accueillir le pape. En
l'occurrence, hein, la la ville de Paris a contribué à à aux travaux qui ont qui ont eu lieu à cet endroit et donc il était important que nous soyons là. Euh moi, j'ai surtout été sensible au message du pape. J'étais d'ailleurs frappé par le le décalage entre le contenu de ce que dit le pape sur la paix, sur l'accueil des réfugiés et les personnes qui étaient euh devant lui et qui pour une part comme Marine Le Pen ou Jordan Bardella sont très éloignés de ces thèses-là. Moi, je suis heureux qu'une grande voix comme celle du pape puisse dire qu'on a besoin d'un monde qui soit plus pacifique et d'un monde dans lequel on tende la main au réfugiés. J'étais notamment très sensible au fait que le pape est venu dans le 18e arrondissement de Paris qui est mon arrondissement et il a visité
la maison Bakita qui est un lieu d'accueil des réfugiés que la ville de Paris a d'ailleurs soutenu au moment de sa fondation. Euh donc tout ça c'est un c'est un propos qui moi m'intéresse, qui me touche et qui je trouve est rafraîchissant dans une période où où on entend trop peu ça. Votre candidat Fabien Roussell à la présidentielle a préféré la marche pour le climat à la marche euh à la messe de de samedi. Euh c'était une erreur de c'était pas une erreur de tourner le dos à cette ferveur populaire ? Non, il n'y a pas tourné le dos. J'ai vu d'ailleurs qu'il a partagé sur ses réseaux sociaux un certain nombre de propos tenus par le pape, notamment sur cette question de la paix dans un monde où on n' jamais eu autant de autant de guerres, autant de déplacés, autant de morts à cause des
guerres et donc non, nous avons été sensibles à ce discours. Après, je je n'aime pas beaucoup euh la récupération politique à laquelle on a on a assisté de la part d'un certain nombre de responsables politiques d'extrême droite qui une fois de plus défendent des thèses qui sont aux antipodes de ce que dit le pape. Et donc tout ça a quelque chose d'un peu ridicule à forceorie à quelques mois d'une élection présidentielle et ne et il ne s'en dégage pas une grande sincérité. Qu'est-ce vous pensez à quoi précisément lorsque par exemple lorsque le pape dit il faut accueillir les réfugiés, les accueillir dignement et que vous avez des responsables du Rassemblement national qui sont là devant lui à la messe et et qui endressent les loges, il y a quelque chose d'un peu contradictoire ou d'un
peu paradoxal. pourrait vous opposer aussi que il a aussi un message sur l'affirmation catholique face à d'autres religions et on pense évidemment à à l'islam. Donc là ça pourrait on pourrait imaginer que ce soit raccord avec finalement le discours du du de l'extrême droite. Il n'y a rien dans le discours du pape euh qui euh parle négativement ou en des termes défavorables des autres religions. Pas du tout. Et et en l'occurrence, ce que j'ai trouvé positif dans la dans la visite du pape, c'est précisément qu'il n'y a aucune haine contre les autres religions et notamment contre la religion musulmane. Pas du tout. Et tant mieux et je pense qu'on a besoin de cette concorde là en ce moment. Qu'avez-vous pensé du message de paix précisément porté par le pape ? Je pense
au à la citation des bruits de botte. Est-ce que le président de la République devrait mieux tenir compte des messages papau et et et ne pas envoyer de troupe en Arabie Saoudite par exemple ? Précisément. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on nous prépare depuis maintenant des mois à coup de discours belliciste à la guerre partout. Euh et et je pense que oui, ce discours qui consiste à dire qu'il faut travailler à une perspective de paix est un discours qui est positif, qui rejoint d'ailleurs ce que nous disons nous, ce que Fabien Roussell dit. Aujourd'hui, vous prononcez le mot paix et vous êtes directement au banc des accusés. Aujourd'hui, lorsque vous dites il faut travailler à une solution diplomatique, évidemment qu'il faut soutenir l'Ukraine
et pour ce qui nous concerne, ça ne nous a jamais posé de soucis. Et moi je le dis, il y a évidemment un agresseur, un agressé, les choses sont très claires. Simplement au bout de 5 ans de guerre, de mort qui s'accumulent, travailler à une perspective diplomatique, à une perspective de paix, ça devrait s'imposer comme une évidence. C'est ce que Fabien Roussell a dit. Certains l'ont d'ailleurs beaucoup critiqué pour ça. De mon point de vue. Il a raison. La France, la France doit dialoguer avec la Russie. La France doit dialoguer avec tout le monde et la force de la France, c'est d'être capable de dialoguer avec tout le monde. Ce que je trouve absurde, c'est que l'Ukraine, c'est en Europe et aujourd'hui les Européens sont complètement absents du paysage diplomatique. Il n'y a que les
États-Unis pour discuter avec les deux camps alors même que cette guerre, elle se déroule sous nos yeux sur notre continent. Et donc oui, la question diplomatique, elle doit être posée et tant mieux si le pape y contribue. Vous le dites pour des raisons stratégiques ou vous le dites parce que selon vous, on n plus les moyens d'aider l'Ukraine ? Non, c'est pas c'est pas une question de moyen. C'est simplement que la guerre euh c'est un désastre pour tout le monde. C'est un désastre pour les Russes, c'est un désastre pour les Ukrainiens et à un moment donné travailler une perspective de paix, oui, cela devrait s'imposer parce qu'il n'y a pas de solution militaire, il y a une solution diplomatique. Encore faut-il qu'on y travaille et qu'on souhaite y travailler. Et par ailleurs, puisque
vous posez la question des moyens, oui, il y a quand même une question à se poser. On a un budget qui est voté année après année et au sein de ce budget, le seul qui augmente c'est le budget militaire. Bon et on nous explique en permanence qu'il faut tout sacrifier, l'hôpital public, l'école parce que on a la perspective d'augmenter sans cesse le budget militaire. À un moment donné, il y a des choix politiques. Est-ce que le seul budget qu'on souhaite augmenter dans ce pays, c'est le budget des armées ou est-ce qu'on considère que l'hôpital, que l'école, ça doit aussi être des priorités. Ça fait partie des débats dont on doit parler. Donc vous rejoignez les positions de Marine Le Pen qui estime que on n plus les mêmes moyens et que on doit cesser cette guerre et qu'on
doit cesser d'aider les Ukrainien et parler à Poutine. Moi je ne pose pas les termes de de de cette manière-là. Pour ce qui nous concerne, nous avons toujours été clair l'agresseur en l'occurrence c'est la Russie. l'agressé c'est l'Ukraine. Il faut être capable de soutenir l'Ukra par exemple au président de la République, il faut prendre langue avec Vladimir Poutin et reparler avec lui. Il faudra à un moment donné oui prendre des initiatives diplomatiques qui nous permettent de sortir de cette crise. Oui, ça bien sûr. Alors euh sur les carburants Yann Brosard euh lorsque Fabien Roussell dit que Total profite de la guerre pour gagner de l'argent comme Renault pendant la Seconde Guerre mondiale et qualifie même le patron de Total de collabo. Euh faire ce comparatif avec la Seconde Guerre
mondiale, c'est pas exagéré. En tout cas, il y a une réalité que les Français euh constatent, c'est que Total, contrairement à ces allégations, euh voit ses marges, notamment sur le raffinage littéralement explosé depuis le début de la crise. Et et non, mais quand même, quand on se pose 2 secondes, euh ils font des bénéfices record depuis 6 mois puisque en l'occurrence les bénéfices de total sur le premier semestre 2026, c'est 11 milliards d'euros. Ces gens ne payent pas d'impôts sur les sociétés en France. Total ne paye pas d'impôts sur les sociétés en France. Pourquoi ? pas parce qu'ils font pas de tune en France, mais parce qu'ils se débrouillent pour faire de l'optimisation fiscale. Vous vous rendez compte que un/art des bénéfices de total sont localisés à Singapour et en Suisse
comme toutes les entreprises internationales. Oui. Oui. Mais c'est une honte. Quand on est un groupe français, on doit faire preuve de solidarité à l'égard du pays dans lequel on se trouve. total et d'ailleurs un groupe qui a été créé par l'État français dans les années 20 pour assurer sa souveraineté et on a aujourd'hui une entreprise qui touche des aides publ tout total touche chaque année plus de 400 millions d'euros d'aides publiquées record sur le dos de la guerre et ne paye pas d'impôts sur les sociétés en France. C'est quand même scandaleux et donc oui à un moment donné c'est une forme de trahison. Vous savez quand j'écoute monsieur Pouyané, j'ai l'impression que c'est Judas qui veut se faire passer pour le bon samaritain. C'està-dire que vous avez quelqu'un qui
vous fait croire qu'il rend service aux Français en bloquant les prix. Bon la réalité c'est que le blocage des prix le blocage des prix à 1,99 ça représente pour lui un effort qui qui représente 4 % sur ses bénéfices. Oui. Bah ça le met pas tout à fait sur la paille. Et par ailleurs, quand on on touche des aides publiques et qu'on ne verse pas d'impôts dans le pays où l'on se trouve, c'est une honte absolue. Et donc oui, Fabien Roussel a raison de dire que ce groupe devrait être nationalisé et revenir dans le giron public. Ce serait quoi la la la solution ? Bah la solution, c'est une nationalisation. C'est faire en sorte que ce groupe redevienne public, qu'au lieu d'être dans une logique qui est une logique de pure capacité au service des actionnaires, soit un groupe au service
de l'intérêt général, ça nous changerait parce que le moins qu'on puisse dire, c'est qu'aujourd'hui ça n'est pas le cas. avec la nationalisation, ça veut dire aussi avec l'argent des Français à un moment donné. Ça veut dire ça veut dire un effort. Ça veut dire un effort qui peut être lissé sur plusieurs années. Ça veut pas dire qu'on verse l'ensemble de la somme d'un seul coup. Mais en tout cas, ça me paraît indispensable si on souhaite sortir de cette logique qui une fois de plus prend les Français à la gorge. Je je je pense évidemment à ceux qui nous écoutent et sont aujourd'hui étranglés par l'évolution du prix des carburants. Emmanuel Macron a laissé entrouverte la porte d'une taxation des super profits des entreprises pétrolières. Vous aimeriez que ça devienne réalité ?
Oui, mais il est président de la République depuis 10 ans et surtout il aurait la possibilité là tout de suite immédiatement de baisser les taxes sur les carburants. C'est ce que nous demandons. Oui, bien sûr, il faut baisser les taxes sur les carburants, il faut baisser la TVA, il faut supprimer le certificat d'économie d'énergie. Il faudrait revenir à un prix qui soit de de 1 un 70 un 60 1,70 mais mais qu'on en soit pas cette situation là. Vous vous rendez compte qu'au moment du mouvement des gilets jaunes, on était à 1,50 et qu'on a aujourd'hui depuis vu le prix des carburants explosé, la moitié du prix, c'est des taxes et donc la première possibilité que l'État a c'est de baisser les taxes. C'est pour ça que vous appelez toujours à la mobilisation sur les
Oui, bien sûr, il faut une mobilisation parce que beaucoup de Français, notamment de travailleurs qui utilisent leurs voitures pour aller au boulot, n'ont pas la possibilité d'attendre les élections présidentielles. Les élections présidentielles c'est dans longtemps, c'est dans 8 mois et donc on a besoin de solutions tout de suite. et tout ce qui permet de faire pression sur le gouvernement pour baisser les taxes, c'est bienvenu. Alors, à propos de la présidentielle Yanne Brossa, vous êtes sénateur communiste de Paris mais aussi directeur de la campagne de de Fabien Roussell. Avec les 2,28 % de 2022, les insoumis vous considèrent responsables du fait que Jean-Luc Mélenchon ne se soit pas retrouvé au second tour. Les mêmes insoumis qui on on s'en souvient ont chanté à la fête de
l'huma n'est pas un camarade. Est-ce que Fabien Rousell ira jusqu'au bout ou bien est-ce que même à 2 ou 3 % il vaut pas mieux qu'il les donne à Jean-Luc Mélenchon ? D'abord, quand on est candidat, c'est pour aller au bout. Et pour le reste, j'ai entendu d'autres propos de Jean-Luc Mélenchon qui a manifestement changé d'avis puisque lors de son université d'été à Valence, il disait "Le problème c'est pas le nombre de candidats, c'est le nombre d'électeurs pour la gauche." La réalité c'est qu'on a une gauche qui ces dernières années, j'espère que ça va évoluer, mais qui ces dernières années était trop faible globalement puisque tout candidat confondu, elle était à 30 35 % des voix. On ne gagne pas une élection présidentielle quand on est à 30 35 % des voix. Et donc la question
c'est comment la gauche se renforce ? Et Fabien Roussell, il n'est pas candidat pour faire trébucher un autre candidat de gauche. Il est pas candidat pour fragiliser la gauche. Il est candidat pour faire en sorte que le socle électoral de la gauche augmente, qu'on ait plus de gens qui votent à gauche. Aujourd'hui, vous avez des tas de gens qui sont désespérés et je les comprends qui ne voi pas d'espoir du côté de la gauche. Et ben nous, notre rôle c'est de les faire revenir aux urnes et de les faire voter pour la gauche. C'est ça le sujet. Donc le travail de Fabien Roussel et le vôtre, Yann Brossa, c'est d'élargir l'assiette des lecteurs de gauche. Exactement. Exactement. et pour que la gauche puisse être victorieuse demain. Nous nous n'avons qu'un seul objectif,
c'est que la gauche gagne. Aujourd'hui, on n'y est pas et donc on a besoin de faire ce de faire ce travail et que notamment ceux qui travaillent, ceux qui produisent des richesses qui se sont éloignés quand même de la gauche ces dernières années puissent se dire "Ben, il y a au moins quelqu'un qui nous comprend et qui fait des propositions qui vont dans notre sens." Et donc au final, vous estimez votre résultat à combien ? Plus que les 228 de 2022 ? Bien sûr, plus beaucoup plus le plus le plus élevé possible et vous savez chaque pourcentage de plus chaque voix de plus pour le parti communiste, ce sera utile pour faire grandir des idées de progrès social. Vous savez utile pour les donner ensuite à la France insoumise utile pour faire gagner la gauche. On verra bien quel candidat
de gauche il est donné dans un sondage qualifié au second tour à l'instant toute face. De toute façon, nous ferons toujours le choix de la gauche. Ça, il y a aucune ambigué là. Mais surtout mais surtout ce qui me frappe, c'est que nous y compris avec Jean-Luc Mélenchon avec le candidat de gauche qui sera au second tour parce que les électeurs de gauche l'auront choisi. Mais juste, je voudrais revenir sur un mot. Vous l'avez dit, je suis sénateur. Au sénateur, les communistes, ils sont minoritaires. Même si nous sommes minoritaires, nous réussissons à faire évoluer des choses. Vous savez, par exemple, c'est nous qui sommes à l'initiative de la commission d'enquête sur les aides publiques aux entreprises. C'est Fabien Guayet, sénateur de SC, qui l'a mis env. C'est
comme ça qu'on a appris que total coû touche pardon 400 millions d'euros d'aide publi chaque année. Donc vous voyez même minoritaire les communistes arrivent à obtenir un certain nombre de choses. Et donc chaque voix de plus pour le candidat communiste, c'est une voie qui sera utile pour faire progresser des idées qui vont dans le sens de l'intérêt général. Yan Brossa, sénateur communiste, directeur de de campagne de Fabien Roussel est notre invité ce matin dans la deuxème partie de cet entretien. Un auditeur vous interpellera sur le racisme antiblanc. Euh, il y aura le hashtag de de Benjamin Glaise et puis vous aurez 3 minutes pour nous convaincre de vos idées en matière de logement qui est l'un de vos sujets de prédilection. À tout de suite. Radio 7h10h, Jacques Tardose.
Yan Brossa, sénateur communiste et directeur de campagne de Fam Roussell est notre invité. Dans quelques secondes, un auditeur vous interrogera. Euh, monsieur Brosa sur le racisme antiblanc. Il y aura également l'actualité des réseaux sociaux qui nous emmènera du côté de la primaire socialiste avec vous, Benjamin Anglaise, dans un instant. Mais d'abord, vous avez souhaité imposer une régulation sur le logement. Vous avez 3 minutes pour nous convaincre du bien fondé de cette mesure parce que vous souhaitez qu'elle soit prolongée. Oui, bien sûr. À Paris, nous nous sommes battus pour encadrer les loyers. Je sais que ça s'est fait dans d'autres grandes métropoles, notamment dans la métropole lyonnaise. L'objectif c'est quoi ? L'objectif c'est de dire on peut pas
avoir des prix délirant. Quand vous voyez que vous avez des studios parfois de 15 m² qui sont loués à 1000 € par mois, ça n'est pas acceptable. Et donc le rôle des pouvoirs publics à un moment donné, c'est de mettre un certain nombre de bornes, de mettre des règles, de dire on n pas le droit de dépasser un certain niveau de prix au mètre carré. Et donc nous avons mis en place effectivement l'encadrement des loyers depuis 2019. C'est une expérimentation qui doit prendre fin au mois de novembre, le mois prochain. Et moi ce que je souhaite ardemment, c'est que le gouvernement puisque ça relève de la loi nous permette de poursuivre l'encadrement des loyers. Le risque si l'encadrement des loyers s'arrête le mois prochain, c'est que le niveau des loyers dans nos villes
et il est déjà sacrément élevé, explose littéralement puisque il y aura plus de borne, il y aura plus de limite et donc les propriétaires pourront appliquer des loyers complètement abusifs. Certains disent que ça n'a pas eu les effets escomptés, seulement une limitation de 2 à 3 %. Bah d'abord 2 à 3 % c'est déjà ça de prix. Et par ailleurs ce que je constate c'est que beaucoup de locataires ont saisi la ville de Paris pour faire en sorte que leur propriétaires respectent l'encadrement des loyers. C'est-à-dire qu'ils sont aperçus que leur propriétaire abusaient. Ils sont tournés vers la ville de Paris. Il y a un dossier à remplir sur le site internet de la ville et la ville de Paris fait tout ce qu'il faut pour que le propriétaire revienne dans les clous. et
il y a des milliers de locataires qui de cette manière-là se sont vu rembourser des sommes absolument considérables. Donc c'est un dispositif qui fonctionne. D'ailleurs, je le dis, si un certain nombre d'auditeurs sont concernés ou si leurs enfants ou leurs petits-enfants sont concernés qu'il n'hésitent pas à leur conseiller d'aller sur le site de la ville de Paris pour faire valoir leur droit, ce que je dis surtout, c'est que si ça s'arrête, les loyers vont littéralement exploser et ce serait très très mauvais dans une période où il y a déjà beaucoup de difficultés de pouvoir d'achat. On dit aussi que cette loi a bloqué un certain nombre de propriétaires et à ne pas mettre d'une certaine façon leur logement sur le sur le marché et que vous avez du coup contracté le marché avec cette loi.
J'entends ça, c'est faux. Quand vous comparez par exemple la situation à Paris à la situation à Nice, vous savez à Paris il y a l'encadrement des loyers, à Nice, il y a pas l'encadrement des loyers. Il y a une raréfaction de l'offre locative plus élevée à Nice qu'à Paris. Donc on peut pas lier les deux. Non. Et et l'autre point qui frappe beaucoup, ceux qui passent par la capitale, c'est ces affiches qui disent qu'il faudrait réquisitionner un certain nombre de de de logements. Alors, pas exactement. Ce sont des affiches qui disent que les logements vides seront plus taxés à partir de l'année prochaine. Et moi ça me paraît juste si on est capable de laisser son logement vide depuis 3 ans et ben c'est normal qu'on soit taxé parce qu'on a aujourd'hui trop de logement vides et
qu'on aurait besoin qu'il soit remis en location ou remis à la vente d'ailleurs. C'est-à-dire comment ça pourrait se c'està-dire que c'est une taxe qui est fixée par la collectivité et donc en l'occurrence en l'occurrence oui tout à fait la mairie de Paris a décidé de taxer de manière plus forte les logements vacants. Une fois de plus, ça me paraît juste. Si vous mettez votre logement en location pour permettre à des travailleurs de vivre à Paris, vous devez payer moins cher en taxe que si vous laissez votre logement vide et qui sert à rien. Yan Brossa, on passe à la question de d'un de nos auditeurs qui a souhaité vous interroger sur le le à propos du renvoi pour meurtre aggravé concernant l'affaire de de Crépold des 11 accusés dans cette affaire et de des
propos portant atteinte à la race blanche selon lui et la Nation française. On l'écoute. Bonjour monsieur Brosa. Euh moi j'avais une question à vous poser. Suite à l'assassinat du jeune Thomas Crépol. Et bien j'aurais voulu savoir si vous considérait que le racisme antiblanc en France existe réellement. Merci. En réalité, il y a il y a deux choses qui sont différentes. Vous avez des propos racistes qui peuvent être tenus euh des des des actes qui peuvent cibler des blancs. Évidemment, ça doit nécessiter condamnation. Ce qu'il n'y a pas en revanche, c'est dans notre pays une discrimination systémique liée au fait d'être blanc. Bon, vous avez pas plus de difficultés à
avoir un logement si vous êtes blanc. Bon, vous avez pas plus de difficultés à avoir un emploi si vous êtes blanc. En revanche, quand on est euh noir ou qu'on est maghrébain, ça a été prouvé. On a plus de difficultés à accéder à un logement ou à un emploi. Donc, il y a deux choses différentes. Et donc, tout dépend de ce qu'on met derrière le terme de racisme antiblanc. Vous avez été surpris vous avez été surpris par cette décision de renvoi euh pour meurtre aggravés par des propos portant atteinte à la race blanche. C'est le terme. Il y a un principe fondamental dans notre République, c'est la séparation des pouvoirs. En l'occurrence, ça relève du pouvoir judiciaire et il ne me revient pas à moi de contester. Une partie de la gauche a largement contesté le fait qu'il pouvait y avoir
une action antiblanc. Non mais une fois, je vous dis, il y a deux choses différentes. Ce qui est vrai, c'est que en France, on n'est pas discriminé à l'emploi ou au logement parce qu'on est blanc. En revanche, qu'il y ait des insultes ou qu'il y ait des actes qui puissent cibler des des blancs. Bon, en l'occurrence, les juges en ont statué ainsi. Ça, oui, ça peut exister et ça mérite condamnation. Yan Brossa, on passe à l'actualité des réseaux sociaux vu par Benjamin Glaise, bonjour Yan Brosa. Benjamin nous a rejoint et vous avez bien sûr voulu nous parler de cette primaire socialiste qui fait beaucoup parler. Oui, le premier tour ce sera les 9 et 10 octobre prochain. En attendant, hier Raphaël Glman a obtenu un soutien inattendu. Vous me voyez venir, Yan
Brosin, un soutien dont il se serait en tout cas sans doute bien passé à savoir celui du vice-président Alert François Xavier Bellami. Alors l'eurodéputé n' n'a pas viré à gauche, il est toujours de droite soutien à Bruno Rotaillot pour 2027 mais il n'a pas hésité quand le journaliste Marc Fovel lui a posé la question suivante : "Si on vous obligeait de voter à la primaire socialiste, vous voteriez pour qui Si on vous obligeait à voter à la primaire socialiste, dans quelques jours, vous voteriez pour qui ? Euh, je voterai, je sais pas si ça va l'aider si je dis ça, mais allez-y, bah on verra. Je voterai pour Raphaël Gluxman parce que Raphaël Gman, on pense pas du tout la même chose sur la plupart des sujets. Il est de gauche, je suis de droite, on a des désaccords
immenses. Mais je lui reconnais un courage qui me paraît fondamental, c'est que lui a toujours refusé la soumission de la gauche à l'extrême gauche. Il Brossa, même question, peut-être pas forcément la même réponse. Si on vous oblige à voter pour la primaire socialiste, vous voteriez pour qui ? D'abord, c'est vraiment le baiser de la mort. Je suis pas persuadé que ça rentre vraiment service à Raphaël Gman et j'ai le sentiment que quand François Xavier Bami répond, il en est il en est conscient. Oh ben je répondrai pas la même chose que lui, ça ne vous étonnera pas. Pour le reste, comment dire ? Non mais moi j'ai pas je suis communiste, j'ai pas vocation. Enfin, je suis pas comme François Xavier Bami, je me mêle pas des affaires des autres. Donc bon, il a été peut-être courageux de
donner un nom ou enfin courageux. Il a pas voté, il a pas proposé celui qui est le plus à gauche de la bande, hein. Donc c'est pour ça que je dis peut-être que vous n'auriez pas la même réponse sans doute. En tout cas, moi ce que je souhaite, c'est que le Parti socialiste puisse être un partenaire pour nous les communistes et ça suppose qu'il soit ancré à gauche. Voilà, ça vous va comme en tous les cas plus à gauche doute. Olivier tradu enfin je je diraiis pas de nom mais enfin en tout cas je ne souhaite pas que le Parti socialiste tombe retombe dans ses vieux travers et regarde du côté de la Macronie. Voilà, pas forcément pas forcément il manque un nom. Je sais pas c'est Golen Royal. Non mais en tout cas c'est c'est moi ce que je ne voudrais pas c'est que ce que
je ne voudrais pas c'est que le le le Parti socialiste regarde sur sa droite plutôt que de regarder sur sa gauche. Moi ce que je souhaite c'est moi je ne crois pas au gauche irréconciliable. Voilà, je réponds d'une certaine manière à votre question. Je ne crois pas au gauche irréconciliable. Je ne crois pas qu'à gauche il y ait des frontières infranchissables entre nous. Et donc à un moment donné, il va bien falloir qu'on travaille tous ensemble. Et donc ça suppose d'avoir y compris au Parti socialistes des gens qui sont prêts à travailler avec tout le monde et pas des gens qui crée des frontières artificielles tous les jours. Donc n'importe qui sauf Raphaël Gluxman. Non, j'essaie de j'essaie de comprendre. Ouais, je traduis. Je traduis. Je vous êtes seul responsable des propos que
vous tenez. Benjamin Glaise, ce sera une nouvelle nupesse d'une certaine façon. Non parce que je pense pas que la je pense pas qu'à l'époque la recette était bonne et de fait nous n'avons pas gagné avec la NPE. Ce qu'il faut surtout une fois de plus c'est que la il y ait plus de gens qui votent à gauche. Bon et donc en l'occurrence que le monde du travail revoit dans la gauche des des gens qui les défendent. Bon et c'est ce que nous essayons de faire avec Fabien Rousell lors de cette élection présidentielle. Qu'est-ce qui se passera précisément si c'est Raphaël Gluxman qui l'emporte et que ça n'est pas votre choix puisqu'il est pas suffisamment à gauche ? Bah, je soutiendrai Fabien Roussell. Mais de toute façon, c'est ce qui se passera quoi qu'il arrive à la primaire socialiste.
Il sera candidat quoi qu'il arrive Fabien Roussel. Il sera candidat jusqu'au bout. Il est candidat à élection présidentielle. Il aura les 500 parrainages qui permettent d'être candidat. Nous sommes en campagne et c'est mon candidat. Merci Yan Brosa d'avoir été notre invité ce matin sur Sud Radio. Yan Brossa donc sénateur communiste et directeur de la campagne de Fabien Rousell. Très bonne journée à vous. Yeah.
Ian Brossat