Aller au contenu
Tous les transcripts
Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 21 octobre 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSécuritéInstitutions & élections

"J’ai l’impression d’un gouvernement qui a loupé le coche" (Émilie Zapalski)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:37OuverteRéponse partielle

    Que disait le sénateur Claude Maluret sur les deux extrêmes ?

  • 1:18FerméeÉludée

    Jean-Luc Mélenchon a-t-il condamné les violences ?

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Qui est en tête des sondages pour le second tour de 2027 ?

  • 2:35RelanceRéponse directe

    Le Premier ministre a-t-il fait de la politique en critiquant LFI ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre a-t-il clarifié sa position contre les extrêmes ?

  • 3:46OuverteRéponse directe

    Pourquoi le Premier ministre a-t-il occupé le débat politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:54Chiffre
    « il n'y a plus pour l'instant dans les sondages qu'une seule place au second tour elle n'est pas ces derniers temps souvent réservée ni à Édouard Philippe et encore moins à Gabriel Atal mais de plus en plus régulièrement à Jean-Luc Mélenchon ou parfois Raphaël Luxman »
  • 2:35Fait
    « On vous combattra. »
  • 3:46Fait
    « il a commencé assez faiblement en faisant ha de c'était le fameux mot que j'utilisais tout à l'heure, même si je l'aime pas beaucoup, preuve de de pédagogie »
  • 6:42Jean PEFait
    « s'en remettre au service d'ordre des syndicats traditionnels pour encadrer et garantir qu'une manifestation va bien se passer comme on l'espère pour le 5 novembre. C'est quand même assez étonnant de la part d'un état dont je rappelle que depuis Max Webert, c'est pas nouveau, il a le monopole de la violence légitime »
  • 8:08Jean PEPromesse
    « une décision qui serait tout simplement de dire écoutez on supprime parcours sup aurait clairement et symboliquement la la vertu de donner un élément fort au au au représentants étudiants »
  • 8:52Jean PEFait
    « Les soldats Sentinel, je le rappelle, ont même pas ni de casque, vous avez vu les ber ver, ni de boucliers pour se protéger de projectiles qui peuvent leur être lancés »
  • 10:04John Christopher RollandFait
    « l'ultra gauche considère la France insoumise comme un parti de l'ordre établi »
  • 14:41Promesse
    « il place la jeunesse comme étant la priorité de l'exécutif pour les 5 années à l'époque à venir »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Alors, on vient d'écouter donc les deux premières questions au gouvernement, au Sénat. La première de Cécile Cuckerman pour le groupe communiste et ensuite celle de Claude Maluret, président du groupe les Inds. Peut-être une réaction Sergimino. C'est vrai que là, il est question d'fi et du rassemblement national et de ce duel qui est en train de se préparer pour le second tour de 2027. On en parlait juste avant avant le début de ces séances en se disant la politique et la présidentielle évidemment ça va être au programme de ces échanges. Oui. Alors chez Sébastien Lecnus c'est plutôt la France insoumise que le Rassemblement national qui est visé. Clairement, parfois on a l'impression qu'il est un peu absent des propos du premier ministre. Mais par rapport à ce

0:37

que disait le sénateur Claude Maluret qui parlait des deux extrêmes qui seraient deux mâchoires, un étau qui écraserait les Français, le premier ministre a répondu sur la France à souris ce qu'il fait depuis le début du mouvement lycéen. Considérant qu'il y avait un soutien au mouvement et un soutien au débordement maintenant voire pire un soutien à la violence rendant presque directement responsable la France insoumise des événements du weekend. Après, du côté de la France insoumise, il y a eu des condamnations régulières de la violence. Peut-être pas assez audit pour le premier ministre, mais en tout cas ce continue et vous avez raison, il continue pas si régulière que cela. Non mais il y en a une douzaine mais après certains mais Jean-Luc Mélenchon effectivement on peut le citer

1:18

dimanche soir lorsqu'il a été interrogé à la suite de ce qui s'était passé la veille a condamné les violences mais hier à la question de Sébastien le cornu parce qu'il y a eu un échange entre l'incendie de la elle n'a pas répondu elle n'a pas répondu non mais je dis simplement la présidente du groupe elle est la présidente du groupe la France insoumise la réponse était quand même assez simple si on reprend la totalité de ma phrase je dis que les condamnations ont été nombreuses mais pas pas simplement très audible apparemment pour le premier ministre mais le débat pour nous tous mais pour nous tous mais bon moi j'en ai entendu des condition de la violence ou j'en ai entendu voilà c'est tout ce que je dis et pour rapport à la question sur la présidentielle clairement le premier

1:54

ministre il fait il fait quoi il sait très bien qu'il n'y a plus pour l'instant dans les sondages qu'une seule place au second tour elle n'est pas ces derniers temps souvent réservée ni à Édouard Philippe et encore moins à Gabriel Atal mais de plus en plus régulièrement à Jean-Luc Mélenchon ou parfois Raphaël Luxman en sortie de la primaire puisque il y a un effet effectivement pour Raphael Luxman. Donc clairement il y a quelqu'un de trop. Alors apparemment Marine Le Pen pour monsieur le Cornu c'est déjà fait. Donc il faut aussi décrédibiliser la France assoumise. Alors après la France assoumise parfois le fait elle-même. Elle a pas besoin d'être aidée pour cela. Mais clairement moi je pense que le premier ministre il a cette fixation là clairement d'agenda. Il dit qu'il ne

2:35

fait pas de politique. S'il y a quelqu'un qui fait beaucoup de politique en ce moment et c'est pas un reproche que je lui fais, c'est bien le premier ministre. Lorsqu'il dit hier à Mathilde Panu et vous avez raison Floriant puisqu'il lui dit "Vous avez 2 secondes madame Panot, est-ce que vous condamnez les incendies de la mairie de Limoge ?" Elle a dit "Vous n'avez pas eu un mot pour ceux qui avaient été mutilés par des grenades ramassées et cetera et cetera." Clairement, il dit "On vous combattra." Donc il fait de la politique. La seule chose que j'entends quand il dit "Je ne fais pas de politique", c'est que pour l'instant il n'est pas candidat à la présidentielle. Ça, je parle de ça aujourd'hui, on verra dans quelques semaines. Florentif, effectivement une réaction sur ce qui

3:08

vient d'être dit. On entend le premier ministre qui nous dit quand LFI s'en prend à la justice, c'est aussi grave que l' quand le Rassemblement national le fait. Il y a ce grand moment de clarification auquel nous sommes où il faut clarifier sa position entre contre les extrêmes. C'est le moment de choisir. C'est ça euh comment dire le tableau qu'on est en train de préparer pour le second tour, voire même le premier de la présidentielle. C'est-à-dire maintenant, il va y avoir le centre, les démocrates, les républicains contre les extrêmes. Et juste un petit mot, il a oublié de dire que la droite a su aussi attaquer la justice. Je ne citerai que l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozi. C'est juste pour rappel, ça on est d'accord. On est pour le coup, on

3:46

est d'accord. Euh non, alors il y a deux sujets. Il y a effectivement ce qui se passe et on l'a vu, il a il a commencé assez faiblement en faisant ha de c'était le fameux mot que j'utilisais tout à l'heure, même si je l'aime pas beaucoup, preuve de de pédagogie. Et ensuite assez rapidement et c'est vrai que je pense que en tout cas moi ça m'a surpris, il est allé sur le terrain politique et la présidentielle puisque c'est de cela qui qu'il s'agit a commencé à à occuper le débat en tout cas les les paroles de de Sébastien Lecnu. Il y a deux sujets. Pourquoi ? Tout simplement parce que il y a ce qui s'est passé ce weekend et ce qui risque de se passer ce qui s'est passé le weekend dernier, ce qui risque de se passer ce weekend là. Donc avec cette stratégie du maintien de l'ordre qui a

4:30

été développée par le Premier ministre. Ensuite les quelques réponses débuts de réponse assez faible du côté de du volet social. Mais assez rapidement effectivement il est venu sur le sur le volet politique. Pourquoi ? Tout simplement et là je je suis tout à fait d'accord avec ce qui vient d'être dit. Il y a une crainte au sein du bloc central, du centre mou même, on pourrait l'appeler comme cela, d'un duel entre le Rassemblement national et la France insoumise de plus en plus régulièrement. On nous dit d'ailleurs les différents acteurs de de ce bloc central ou de ce centre mou nous disent si ils arrivent à se qualifier au second tour le Rassemblement national et la France

5:14

insoumise, ils auront tous les deux gagné. Pourquoi ? Parce que l'un permettra, la victoire de l'un permettra à l'autre de contester le pouvoir en place de manière très virulente, de prendre la rue, que ce soit une victoire du Rassemblement national qui pourrait ensuite permettre à la France insoumise de prendre le pouvoir par la rue. Mais l'inverse est également vrai. C'est-à-dire que si il y a une victoire de la France insoumise qui est moins probable pour l'instant mais si on en compte des sondages mais on est à 6 mois et et les sondages c'est uniquement une photographie voilà à l'instanté. Donc c'est le cas aujourd'hui. Et d'ailleurs les sondages faut toujours rappeler la question qui est posée aux personnes qui répondent au sondage c'est si la présidentielle avait lieu non pas dans 6

5:57

mois mais ce weekend ce dimanche. Je voudrais donner la parole à Jean PE. Quelle est votre analyse sur ce que l'on vient d'entendre ces échanges dans les myycles du Sénat ? Je pense que dans 30 ans quand des historiens d'histoire contemporaine chercheront à évaluer ce qui s'est passé, ils seront frappés par l'ensemble la médiocrité générale. Je pense que si on doit donner une note à l'ensemble des acteurs dans la séquence, elle est absolument pas bonne. Je je prends trois exemples, enfin trois arguments. s'en remettre au service d'ordre des syndicats traditionnels pour encadrer et garantir qu'une manifestation va bien se passer comme on l'espère pour le 5 novembre. C'est quand même assez

6:42

étonnant de la part d'un état dont je rappelle que depuis Max Webert, c'est pas nouveau, il a le monopole de la violence légitime. C'est-à-dire qu'il doit assumer clairement sa capacité à faire respecter le droit de manifester et pas demander au service d'ord de s'en occuper. Ne pas dire que parce que les cortèges n'étaient pas encadrés que c'est entre autres pour ça que ça dégénéré. 2e argument, quand vous êtes en situation euh de euh d'être premier ministre ou ministre de l'intérieur et à plus forte raison président de la République, vous ne mettez pas systématiquement à côté de la plaque. Le général de Gaulle dans un discours, une intervention télévisée au plein cœur de

7:24

la crise de 68 intervient à l'ORTF à l'époque et se plante complètement dans son intervention et dit à Alain Perfit, "J'ai mis à côté de la plaque." C'est exactement ce qu'a fait Emmanuel Macron dimanche soir. Et d'une certaine façon, ces lieutenants s'ingent en quelque sorte à ne pas trouver les bons arguments alors que d'une certaine façon, il y a urgence. Et je pense que par exemple une décision qui serait tout simplement de dire écoutez on supprime parcours sup aurait clairement et symboliquement la la vertu de donner un élément fort au au au représentants étudiants et au cortège étudiants dont et dont on

8:08

rappelle qu'ils sont à l'origine de cette situation. Puis 3e élément euh c'est euh évidemment le comportement des partis politiques qui euh n'est absolument pas, j'allais dire en en en phase avec la gravité du moment. Et donc à partir de ce moment-là, on a euh une une un contexte qui est faut bien le dire préinsurrectionnel, assez catastrophique. Parier sur le fait que le prochain weekend devrait mieux se passer parce qu'en particulier on demande aux soldats de sentinelle de faire de la garde statique devant les établisses, enfin les les lieux publics. Que va-t-il se passer si une trentaine de black block attaque une patrouille de sentinelle ? Que va-t-il se passer ? Les

8:52

soldats Sentinel, je le rappelle, ont même pas ni de casque, vous avez vu les ber ver, ni de boucliers pour se protéger de projectiles qui peuvent leur être lancés. Ils vont devoir utiliser leur arme de guerre. Enfin, tout ça n'a pas de sens et c'est assez catastrophique, je crois, de voir cette cet état et l'ensemble des acteurs en en délicence. Alors, John Christopher Rolland, vouz réagir ? Oui, d'abord pour dire que je partage grandement ce que ce qui vient d'être dit et je je voudrais juste pour équilibrer dire deux choses. D'abord sur le tweet de Jean-Luc Mélenchon vis-à-vis des réquisitions contre Rim et Hassan sont des réquisitions de procureur. Dire que le gouvernement ne le fait pas, Gérald Armanain l'a fait hier pour demander une fermeté. Donc on a là

9:32

franchement il mélange deux choses et pareil sur comparer l'ultra gauche et l'extrême gauche, c'est quand même ne pas comprendre grand-chose au mouvement politique parce que l'ultra gauche considère la France insoumise comme un parti de l'ordre établi. Peut-être que c'est l'occasion de faire un point, c'est peut-être l'occasion justement pour de faire un point sur ce qu'on appelle l'ultra gauche justement parce qu'on en veulent justement renverser le système établi. Donc les élections, les mairies pour eux ça ne signifie rien. On peut quand même pas dire que pour la France insoumise une mairie d'ailleurs ils en ont gagné ça ne signifie rien. Donc c'est c'est vraiment deux mouvements qui qui n'ont rien à voir. Il les il les joint. Et puis troisième chose puisqu'il laisse un

10:04

couloir dit-il entre les deux extrêmes. Mais enfin on est à 6 mois de la présidentielle. J'ai envie de dire les gars, faites campagne, faites campagne. C'est c'est très très complexe hein, cette façon et j'irai pas jusqu'à dire que c'est médiocre, c'est pas du tout dans mon dans mon tempérament mais c'est pas tellement à la hauteur. Après, néanmoins, est-ce que dans la rhtorique et et c'est très très bien et heureusement qu'on fait de plus en plus la le distingo entre l'ultra gauche et l'extrême gauche, est-ce que néanmoins dans la rétorique utilisée par les uns et les autres, il n'y a pas une tentative d'un côté comme de l'autre d'utiliser euh le mouvement par exemple ultra gauche concernant euh l'extrême gauche pour que ce mouvement là lui soit profitable. Je dis ça tout simplement

10:44

parce que quand j'entends Jean-Luc Mélenchon par exemple appeler à abattre la citadelle, à abattre le système, on sent bien que dans la rhtorique, il peut flirter parfois avec ce qui peut pousser effectivement l'ultra gauche à commettre ses exactions. Et bien évidemment, on rappelle, ce n'est pas du tout des militants de la France insoumise qui ont pu commettre euh ce qu'on a ce qu'on a pu voir le weekend dernier et je fais notamment référence à ces symboles républicains qui sont tombés. H bonjour Émilie Zapalski, merci d'être avec nous, communiquant de politique, fondatrice de l'agence Émie, conseil votre regard sur tout ce que l'on vient de dire et ces ces questions au gouvernement, ces échanges qu'on a entendu à l'instant avec la prise de parole de Sébastien Lecornu.

11:27

Moi, j'ai l'impression d'un gouvernement qui court après les événements, qui a qui a loupé le coche et qui court qui court qui essaie de rattraper les choses d'une manière quand même assez orientée puisqu'on est toujours sur la sécurité. Il essaie de rattraper le temps ou est-ce qu'il essaie de gagner du temps ? Bah, peut-être qu'il essaie de gagner du temps mais on voit qu'il y a quand même le feu à la maison là. Il y a quand même cet événement qui arrive samedi. Euh le problème c'est qu'en effet, on reste toujours sur deux camps quelque part et c'est très proche de son discours de samedi soir au premier ministre où il dit "Choisissez votre camp, en gros le camp des agitateurs, des casseurs, des pilleurs et puis le camp de la République." On essaie de placer au

11:59

milieu de ça, je vois le chantier majeur que représente les jeunes, mais on a du mal. Il y a pas il y a pas de mesure là-dessus. Il y a pas il y a pas de discours qui est spécifiquement orienté vers la jeunesse et globalement c'est ce que la jeunesse, c'est ce que les lycéens demandent depuis le 17 septembre. Et je comprends pas pourquoi il y a ce manque. C'est très politique hein de charger la France insoumise mais on voit que ça suffit pas. Même politiquement ça ne suffit pas. Donc je comprends pas pourquoi il y a pas une réponse à la hauteur. C'est un petit peu dans les mots ce que ce qu'a demandé Emmanuel Macron dimanche soir en disant ben voilà, il faut rétablir l'ordre et il faut traiter la question que posent les lycéens dans la rue. Mais globalement on ne voit pas concrètement

12:39

cette réponse. Je comprends pas en fait. Moi, je comprends pas pourquoi depuis le 17 septembre, on n' pas attaqué ce chantier-là. Et on voit que ils ont du mal à rattraper ça et ça risque de mal finir parce que d'un côté il y a des jeunes qui sont très motivés pour continuer à battre le pavé pour réclamer leur revendication. Certains vont peut-être passer le cap de d'aller vers plus de violence. Je me demande si c'est pas déjà fait justement avec le 17 et 18 octobre parce qu'il y a une espèce de fascination de la violence. Et puis il y a aussi ce recours de dire bah finalement si on n'est pas violent, on n'est pas entendu et c'est un peu ce que le gouvernement a laissé entendre en attendant juste que ça pète complètement dans la rue pour s'en occuper. Donc et

13:19

puis il y a les gilets jaunes, les grouuscules et puis tous les pilleurs qui se greffent à ce mouvement. Euh Florient Parti justement pour pourquoi ce ce manque de réponse là Émilie parlait de de retard à l'allumage mais est-ce qu'il y a pas aussi le fait de gagner du temps parce que on a cessé de le dire, c'est un gouvernement qui n'a pas de majorité. Sébastien Lecornu est arrivé à Matin en disant on est le gouvernement le plus faible de la 5e République. C'est vrai qu'on a du mal à voir quelle est leur marge de manœuvre vu le contexte. Encore une fois, il y a un vote crucial dans dans 6 mois. Très peu voire aucune. En revanche, je serai même plus sévère que vous. Il y a pas eu de réponse certes apporté ou peu de réponse apporté depuis le 17 septembre mais on peut remonter

13:59

à 2017. Pourquoi je dis cela ? Tout simplement parce que et j'invite l'ensemble des téléspectateurs à relire le premier entretien qu'Emmanuel Macron a donné à nos confrères du point. C'était le 30 août 2017 et il fait un assez bon diagnostic d'ailleurs. Il parle d'un pays tiraillé ou par des forces contraires avec un certain nombre d'individus, nous tous collectivement qui sont mu par des volontés qui leur sont propres, qui ont des attentes vis-à-vis du nouveau gouvernement en place. à l'époque, Emmanuel Macron, c'est d'ailleurs le titre de son ouvrage, euh promettait la révolution. Mais ce qui est très intéressant, c'est qu'à l'époque, il nous dit "Le plus important pour nous aujourd'hui, c'est

14:41

de donner un avenir à qui ?" à notre jeunesse. Rien eu. C'est-à-dire que il place la jeunesse comme étant la priorité de l'exécutif pour les 5 années à l'époque à venir et on pourrait maintenant dire les 10 années à venir. Or, la jeunesse n'a jamais été la priorité de ces gouvernements successifs. Et on peut même remonter à 1975. Depuis 1975, la jeunesse n'est plus la priorité des gouvernements. Je vote pas. On fait des campagnes pour euh les plus âgés et on fait des politiques publiques pour les plus âgés. Et on on peut en penser tout ce qu'on en veut hein, de la France insoumise mais globalement c'est le seul parti politique qui s'intéresse un peu à la jeunesse, qui leur parle, qui parle d'écologie, qui parle de sujets qui les

15:25

concernent d'une manière très stratégique, très tactique, mais c'est le seul et c'est vrai, vous avez vous avez raison. Euh d'autant plus qu'on a entendu des premiers ministres Gabriel Atal hein, priorité des priorités, l'éducation, enfin et et tout ça, ça passe à la trappe parce que en effet c'est les plus âgé qui votent et on s'adresse à eux parce qu'électoralement parlant, c'est ce qui est le plus payant. C'est dramatique, hein, une société qui pense pas à son avenir. La jeunesse, c'est l'avenir. Euh et puis c'est dramatique quand on en arrive là, c'est-à-dire une jeunesse qui se sent tellement déstabilisé parce qu'ils arrivent pas à s'insérer sur le le marché du travail, parce queils arrivent pas à s'inscrire pour suivre des études, parce que parfois ils ont rien à manger

16:00

et ils se voilà, ils font un repas dans la journée et tout ça. Bah, c'est vrai qu'on s'en occupe pas. Je pense que c'est une société qui va pas bien. Je jean Petu effectivement on entend il y a des près de 10 ans maintenant Emmanuel Macron faisait à priori le bon constat, le fait que la jeunesse devait être la priorité. Comment vous expliquez que depuis 10 ans, il se passe rien de leur côté ? C'est c'est comme le dit Émilie Zapalski parce que en fait on parle surtout à l'électorat qui vote, c'est-à-dire au seior entre guillemets. Comment se fait-il qu'il y ait pas eu il y a un bon diagnostic mais pas de suivi ? Oui, je pourrais vous répondre puisque moi je suis à Bordeaux. La phrase célèbre de Montesque, le pouvoir rend fou et le pouvoir absolu rend absolument

16:38

fou. Alors, on en est pas là du tout, hein. Et on n'est surtout pas dans le pouvoir absolu, même dans la dans l'image qu'on a prise de Jupiter. Non, je pense que le pouvoir, malheureusement le pouvoir politique dans notre société, dans nos sociétés contemporaines, est confronté à une multiplication de sollicitations. En analyse systémique, on on on considère que il y a un stress aussi bien au niveau des volumes des demandes que de la nature qualitative des demandes. Et comme par ailleurs, il faut quand même le reconnaître, depuis 10 ans, le président de la République ne s'est pas caractérisé par une écoute approfondie des corps intermédiaires de ce qu'on appelle encore une fois en

17:22

analyse systémique les gateekepers, c'est-à-dire les portiers qui permettent en particulier de sélectionner les demandes. Et bien, je crois que la la boîte noire euh gouvernementale, y compris d'ailleurs la totalité de nos institutions, est en train de subir le choc multiple les de de toutes ces demandes qui euh arrivent aujourd'hui au terme de 10 ans. Alors, on dit 10 ans parce que c'est un chiffre symbolique. C'est lié à Emmanuel Macron parce que les les comme vous dites, les demandes, la quantité, la qualité des demandes effectivement est très nombreuse. Mais est-ce que c'est plus qu'avant ? Je pense que c'est la conjonction euh de d'une évolution sociétale globale. Je renvoie au livre de mes amis Jérôme

18:05

Fourquet et Ruben Draminovic hein sur homo occidentalisme qui est très intéressant à ce niveau-là. Je crois que c'est évidemment une évolution globale. Il y a aussi des phénomènes qui sont très ponctuels euh et qui sont amplifiés aujourd'ui par le narcissisme des réseaux sociaux euh qui euh participent d'une certaine façon à une mise en scène, à une mise en en image de tout cela. Et je crois que Emmanuel Macron a commis un certain nombre, disons de maladresses qui n'ont absolument pas euh comment dit arranger les choses. Ser Chiminoto. Oui. Pour boucler la boucle, peut-être que Emmanuel Macron n'a pas relu la son interview de de 2017, Floriant, mais tout à l'heure de DOA, il disait "Les revendications de la jeunesse sont

18:47

légitimes. Les les lycéens d'aujourd'hui ont été en primaire pendant les attentats. Ils ont connu le Covid, ils sont inquiets pour le l'urgence climatique. Ils sont aussi inquiets de l'arrivée de l'intelligence artificielle et que donc tout cela est légitime. J'ai essayé de bien faire, peut-être pas assez. Bah, peut-être qu'il est en train lui-même de boucler la bloque en se rendant compte que la jeunesse n'était pas forcément sa priorité.